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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise financière (1) : Pourquoi ? Histoire du capitalisme moderne

Crise financière (1) : Pourquoi ? Histoire du capitalisme moderne

Nous traversons actuellement la plus grande crise financière depuis 1929. Il peut être éclairant dans un premier temps d’observer de quelle façon a été gérée cette crise de 1929, celle qui a le plus de similarités avec la crise actuelle. Il est également interressant d’observer comment les changements initiateurs des mécanismes responsables de la crise actuelle ont eu lieu.

I Une précédent historique, la crise de 1929.

La crise que nous subissons aujourd’hui est la conséquence directe de la bulle spéculative immobilière. Les marchés financiers sont partis du principe que l’immobilier allait indéfiniment monter. Dans le même temps nos sociétés se sont converties à la libéralisation de l’économie. Ce schéma est exactement le même qu’en 1929, à l’époque le capitalisme moderne naissant était de fait libéral puisque les états ne s’étaient pas encore préoccupés de sa régulation ou de son contrôle. Par ailleurs la spéculation boursière aux USA a créé une bulle qui reposait sur le principe que les valeurs boursières allaient globalement monter indéfiniment. Or la déconnexion de la réalité qui se trouvait être une surproduction industrielle a engendré la plus grande crise économique de l’histoire.

II La réponse à la crise de 1929 : les politiques keynésiennes.

Les états démocratiques, confrontés à l’effondrement du système en 1929 ont dû proposer des mesures radicales permettant de redresser l’économie et d’empêcher que de telles crises se reproduisent.

Intéressons nous au cas particulier des USA, qui en raison de leur puissance déterminent de facto les évolutions dans les autres pays. Roosevelt, conseillé par une personne brillante : Keynes, a alors lancé son "New Deal". Il s’agissait bien d’une politique révolutionnaire. L’état désormais, allait se mêler de l’économie, provoquer la demande, redistribuer les richesses, investir dans le développement des infrastructures créant des conditions propices au développement industriel, mettre en place des dispositifs de protection sociale destinés à corriger les lacunes du système et à maintenir un minimum de cohésion dans la société. Par une politique de développement industriel et divers moyens, l’état allait investir dans les secteurs dont il juge le développement à long terme comme étant bon pour l’intérêt général. Le développement des secteurs économiques clés aux USA, qui a permis d’asseoir leur développement économique et leur puissance fut le fruit de choix politiques. L’aviation avec Boeing fut soutenu par le gouvernement et tous les avions responsables du développement de cette entreprise et des ruptures technologiques aptes à asseoir sa domination furent financés par des appels d’offre de l’état pour du matériel militaire. L’informatique, dont IBM a été l’une des entreprises les plus directement responsables du développement, était sous tutelle de l’état. Sans oublier le spatial avec la NASA.

Un tel système progressiste a permis de surmonter la crise de 1929 et posé la base des sociétés occidentales jusqu’en 1980. Que ce soient alors les démocrates ou les républicains, les bases de la politique keynésienne ne furent pas remises en cause.

Par ailleurs ce système est par essence plus démocratique qu’un système libérale puisqu’il permet à l’état, donc à la volonté populaire, d’orienter de façon bien plus marquée les choix économiques.

Pour autant, il ne remet pas en cause la propriété privée des entreprises, ni la liberté d’entreprendre. En ce sens il reste capitaliste. Or, aux USA, l’application d’une politique keynésienne a conduit à faire monter la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu à 79% entre les années trente et les années soixante, pour obtenir une répartition plus équitable des richesses et soutenir la croissance par la consommation des classes moyennes.

Ainsi, jusqu’aux années 1980, et malgré certaines périodes de récession liées à des perturbations extérieures (pic pétrolier) qui ne furent pas anticipées et mal gérées, aucune crise économique de l’ampleur de celle que nous connaissons n’eut lieu. Cette période constitue certainement la période de prospérité la plus stable de l’histoire occidentale moderne.

III la révolution conservatrice et le règne du néolibéralisme

Pourtant, cette politique fut totalement remise en cause au début des années 1980 par le couple Reagan - Thatcher. Reagan a au moins le mérite d’être honnête en baptisant sa politique la révolution conservatrice.

Ainsi, Reagan va réduire considérablement les impôts et leurs caractères progressifs. Il dérégule également les marchés faisant de l’offre et de la demande la loi universelle conduisant à l’équilibre supposé et une juste répartition des richesses. D’autre part, il relance la compétition internationale avec l’URSS qui se trouvait déjà en bout de course en accroissant considérablement le budget de la défense.

Toutes ces mesures d’allégement fiscale et de dérégulation, corrélées à une stimulation de la demande par les commandes de l’armée vont bien avoir un effet, boostant l’économie US à court terme, mais dans le même temps elles vont enclencher un mécanisme de déséquilibre dans la répartition des richesses qui conduit aujourd’hui au point de rupture que constitue la crise actuelle. De plus les baisses d’impôts combinées à une augmentation forte des dépenses militaires conduisirent à un énorme déficit budgétaire, qui gonfla de près de 200 % entre le début du mandat de Reagan et celui de son successeur George Bush et initia la croissance de la dette qui est aujourd’hui colossale.

En aucun cas ce libéralisme économique ne repose sur la liberté. La liberté ne signifie pas faire tout ce qu’on veut. Dans le domaine pénale nous somme libres, pour autant nous ne sommes pas libres de tuer si on le souhaite. Personne n’aurait idée de revendiquer le droit de tuer en revendiquant une liberté. Quel que soit le domaine ou on l’applique, si l’on supprime toute règle, seule la loi du plus fort s’applique (c’est la loi de la nature), et cela conduit inévitablement à l’établissement de mafias. Cela est valable pour le domaine économique comme pour tous les autres et aujourd’hui ce sont bel et bien des mafias qui dominent la planète économie. Cette loi du plus fort est certes naturelle mais sûrement pas humaine car c’est une des caractéristiques spécifiques de l’homme que de s’extraire des lois de la nature et de modifier son environnement où s’appliquent ses propres lois plutôt que d’être modifié par son environnement.

Par ailleurs, beaucoup avancent que le libéralisme est juste puisque l’offre et la demande rémunèrent les contributions de chacun de la manière la plus efficace. Mais cela ne repose sur rien. Et de quelle efficacité est-il question ? Et en quoi la justice est elle liée à l’efficacité ?

La conduite de politiques ultralibérales sur le modèle de Reagan ne peut en aucun cas être le signe d’une quelconque modernité puisqu’elle va contre le sens de l’histoire depuis la grande dépression et qu’elle reproduit le modèle qui était déjà en place avant 1929. IL S’AGIT DONC FACTUELLEMENT D’UNE RÉGRESSION. Les mêmes causes ayant les même effets, nous nous trouvons aujourd’hui comme en 1929 devant une crise systémique à l’echelle mondiale.


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17 réactions à cet article    


  • JL JL 13 janvier 2009 10:58

    Cet article a le mérite de la clarté, de la concision et, de mon point de vue, d’une certaine justesse.

    Sur l’avant dernier § il y aurait beaucoup à dire, et je ne pense pas que ce soit la volonté de l’auteur d’en faire le débat.

    Quant à la conclusion, n’oublions pas qu’il est courant de dire que l’histoire ne se répète pas.

    Au sujet de Reagan, et du fameux TINA : Historiquement on pourrait remarquer que la technologie à la fin des glorieuses, mettait sur le marché des produits qui tenaient à la fois du luxe et de la relativement grande consommation. Pour fournir une demande à cette industrie compétitive et haut de gamme, il fallait lui adjoindre une demande ad hoc : cela explique la pression à la baisse sur les impôts. Aujourd’hui, ces baisses d’impôts et d’autres causes ont produit une concentration des liquidités qui ne trouvent plus à s’investir que dans les produits financiers, de sorte que la finance a grossi comme un cancer démesuré, et qui étouffe l’économie laquelle souffre par ailleurs d’une défaillance de la demande des classes populaires laissées pour compte dans cette course au profit démentielle.

    Encore une fois, c’est l’iniquité de la répartition des richesses qui est en cause.


    • JL JL 13 janvier 2009 11:07

      Ajoutons que l’iniquité de répartition des richesses s’auto-alimente dans l’Etat libéral. Si les inégalités sont le carburant du capitalisme, trop d’inégalité étouffe le moteur, d’une part par le biais de la finance qui devient disproportionnée à l’économie réelle, d’autre part par l’assèchement de la demande des biens de consommation de base. Cela est patent dans la crise actuelle.


    • JL JL 14 janvier 2009 12:53

      Blackeagle, je suis d’accord avec votre post de 11H45 ci-dessous, sauf ceci : ""La crise actuelle repose BIEN sur le credo que l’immobillié allait monté indéfiniment puisque c’est ce credo qui a permis de mettre en place les subprimes.""

      C’est ce qui se dit. Je pense que la formulation devrait être : "La crise actuelle repose bien sur le credo que l’inflation compenserait l’augmentation des taux progressifs, c’est ce credo qui a permis de mettre en place les subprimes". Une hausse de l’immobilier n’aide pas le propriétaire endetté, sauf s’il revend son bien. Or ce n’est pas le but de l’opération du moins de la part de l’acquéreur. DE la part des banques peut-être. Sûrement même.

      Peut-être que les banquiers Américains ont parié sur une baisse du dollar, et donc une inflation, et ont perdu ?


    • Blackeagle 14 janvier 2009 14:28

      Votre commentaire est judicieux. Et il est vrai que ma formulation était incompléte. D’autre part il ne serai pas trés étonnant que les banques n’ai pas pris en compte les interets des acquéreurs.


    • Alpo47 Alpo47 13 janvier 2009 13:33

      Le libéralisme, c’est un peu comme un étang où on met des carpes, des gardons, écrevisses, ... et on ajoute des requins, en les laissant "s’autoréguler".
      Faut il préciser ce qu’il va advenir des gardons .... ?


      • Julien Fischer Julien Fischer 13 janvier 2009 16:10

        Article très intéressant, merci ! Mais il faut placer les choses dans un contexte plus large, en prenant en compte les ressources de la planète (énergétiques notamment).

        Je suis d’accord avec vous que l’intervention de l’Etat dans la régulation de l’économie était un progrès, et que l’inverse - donc la re-libéralisation, dérégulation et baisse des impôts - est un retour en arrière.

        Mais l’Homme est comme ça, il suit toujours la loi de la nature, et c’est un requin ! Quand il découvre une richesse (le pétrole, carburant des 30 glorieuses), il l’exploite jusqu’au bout sans se préoccuper des conséquences car cela lui procure une récompense immédiate... c’est un comportement animal par excellence  !

        Le mal n’est pas tant la politique des années 80 que ce qui a précédé, car Reagan n’a fait que tenter de conserver la croissance forte des 30 glorieuses dans conditions plus difficiles (énergie plus chère) - je rejoins JL sur ce point ! Or la conséquence des 30 glorieuses est une dépendance trop forte au pétrole, qui s’est amèrement ressentie dans les chocs pétroliers - et puis il faut compter avec l’épuisement de la ressource pétrole, ainsi que la pollution catastrophique que sa consommation entraîne...

        Donc en réalité deux grandes erreurs ont été commises : une croissance irréaliste pendant les 30 glorieuses (la question du développement durable ne se posait pas encore) et la tentative de la maintenir par la suite... L’Homme n’est pas assez sage pour prendre les meilleures décisions et même si une régulation économique par une autorité publique (l’Etat) est une bonne avancée (à condition que la corruption ne s’en mêle pas), il faut aller plus loin ! Etendre cette autorité à la planète (ONU) car on ne peut plus se permettre de mettre les Etats en concurrence, réhabiliter les impôts et modifier lle système bancaire pour que les endettements pharamineux d’aujourd’hui ne soient plus possible. Il faut absolulement reconnecter l’économie avec la réalité ! Et en prenant en compte le "capital-planète", car nos ressources ne sont pas infinies tout comme ne nous pouvons pas dégrader indéfiniment notre environnement.

        Qu’est-ce que la justice ?? L’égalité ? Le libéralisme est bel et bien la loi du plus fort. La question est : est-ce que les plus faibles acceptent que les plus forts aient la plus grosse part du gâteau ? Est-ce que les plus forts accepteraient de partager avec les plus faibles ? Je crains que non... La "loi de la nature" est toujours celle qui nous commande, car nous faisons toujours partie de la nature, que nous modifions d’ailleurs plus que jamais (en consommant de plus en plus d’énergie - cf cet article de JM Jancovici) ! 

        A l’échelle sociologique par contre, nous assistons en effet à un relâchement des règles anti-"loi de la nature" à d’autres niveaux que la baisse des impôts et le néo-libéralisme : par exemple chez les collégiens, dont la dernière mode est de faire circuler des vidéos de batailles violentes. Mais c’est un autre sujet.


        • ronchonaire 13 janvier 2009 17:50

          Mouaif...en gros vous dites "le libéralisme, c’est mal, le keynésiannisme, c’est bien" ; un peu simpliste quand même, non ? En plus, il y a une grosse faille dans votre raisonnement : le keynésiannisme a certes permis de sortir de la crise de 1929 mais la situation actuelle n’est pas comparable, notamment car les causes structurelles de la crise ne sont pas les mêmes. Il est donc complètement inutile de vouloir ressortir les vieilles recettes. C’est d’ailleurs ce que je trouve le plus navrant depuis le début de cette crise : l’absence totalement d’innovation en matière de politique économique contra-cyclique et le conformisme des économistes ; où est le Keynes de 2008 ?


          • François M. 13 janvier 2009 19:48

            Les manipulations globales des prix du pétrole, du gaz naturel, zinc, minerais de fer, nickel, platine, or, argent, maïs, blé, riz à des niveaux stratosphériques pour ensuite être immédiatement entrainé à s’effondrer volontairement est le principe par lequel l’économie globale est manipulée. Ceci est effectué à travers l’inondation du système financier par un crédit illimité en créant des tonnes d’argent pour ensuite opérer une contraction de la masse monétaire créant ainsi l’effondrement du système bancaire mondial en entier laissant les puissantes banques centrales des pays occidentaux être les seuls survivants, devenant ainsi de facto les seuls propriétaires de la production industrielle.

            2009, l’année de la transformation : Dépression ; tendances et prédictions

            • Darwa 14 janvier 2009 04:06

              Article bien écrit mais malheuresement faux. ¨Pour commencer c’est un lieu commun de dire que c’est grâce au Keynesianisme et à l’intervention de l’etat que la crise de 1929 à été endiguée. La mise en place du New Deal à certes diminué un peu l’impact de la crise maide façon totalement infime. Il aurait été judicieux de vérifier les chiffres avant de publier l’article. A la date de mise en oeuvre du new deal fin 32 le taux de chomage était de 23,6, les mesures de lutte contre le chomage et les grands travaux publics comme la Tenesse VAlley Athority ont été mis en place des 1933. Le taux de chomage est passé alors en 33 a 24,9 malgrés les plans mis en places. Les réformes bancaires n’ont pas d’impact sur l’emplois, le NIRA et le AAA ont permis de changer la donne et des 1934 le taux de chomage est descendu à 21,7 % puis 17% puis 14,3% en 1937, un succés mitigé puisque la grandeur des moyens mis en place n’a pas suffit à faire passer le taux de chomage sous la barre des 10. La chute de 10 % reste quand même un exploit mais qui ne doit pas faire oublier qu’en 38 le taux est remonté à 19% une remontée de 3% qui a failli remmetre en cause la politiqe du new deal. Ce qui a véritablement fait sortir les USA de la crise ce n’est pas le New Deal mais la production en masse d’armes pour la seconde guerre mondiale et la préparation à son entrée en guerre en 1942. C’est en 1939 que le taux de chomage a ainsi chuté.

              De plus la crise de 1929 n’a rien à voir avec la crise actuelle. La crise actuelle est avant tout une crise d’insolvabilité. Ce sont les millions de prets octroyés et titrisé non remboursés du jour au lendemain qui sont le point de départ de la crise et non pas une spéculation à la hausse effrénées comme en 1929. Il y’a certes des points communs mais c’est aussi le ca avec toutes les crises boursières qui se déroulent quasiment toutes de la même façon. Même déroulement mêmes effets mais pas mêmes causes pour une fois.

              IL est naif de croire que les marchés pensaient en une croissance infinie des prix de l’immobilier. Il est juste raisonnable de penser qu’au rythme de croissance de la population comparé a celui des constructions le prix de l’immobilier peut stagner ou augmenter c’est une prévision mathématique qui correspond à la lois de l’offre et de la demande le monde soufrant d’un manque chronique de résidences habitables mais aussi de bureaux.

              De plus le problème nu retour au néolibéralisme contre le keynésia,isme est aussi un lieu commun.
              Le problème se situe dans la répartition salaire dividendes qui n’a pas bougé depuis les années 50. Cela non suelement crée un surpls d’argent sur les marchés créant des bulles spéculatives mais aussi une incpacité des salariés a augmenter leur pouvoir d’achat, a consommer et aceesoirement à rembourser leurs prets subprimes...

              Néolibéral ou Keynésien l’etat ne peut pas rentrer dans la politique de l’entreprise est lui dicter sa répartition des bénéfices entre capital et travail.

              C’est un problèm ideologique. Un gouvernement aura t’il le courage d’imposer une taux de répartition des bénéfices entre capital et travail ?


              • Blackeagle 14 janvier 2009 11:46

                La responsabilité du New Deal et de la guerre dans la sortie de crise a toujours été sujet debat pour les éconmiste.
                Néamoins une chose semble prouvée par cette c’est le caractére erroné des idéologies libérale et l’absence de "main invisible" et d’équilibre.

                Quand aux différences entre les crise de 1929 et de 2008, pour moi ells sont minimes. La crise actuelle repose BIEN sur le credo que l’immobillié allait monté indéfiniment puisque c’est ce credo qui a permis de mettre en place les subprimes. Il s’agit donc bien de spéculation....même si elle est masquée.

                d’autant plus que vous pointez vous même les similarité fondamentales de ces deux crises  :
                "Le problème se situe dans la répartition salaire dividendes qui n’a pas bougé depuis les années 50. Cela non suelement crée un surpls d’argent sur les marchés créant des bulles spéculatives mais aussi une incpacité des salariés a augmenter leur pouvoir d’achat, a consommer et aceesoirement à rembourser leurs prets subprimes... "

                Cependant vous avez tort lorsque vous dites que la repartition n’a pas bougée depuis 1950. Depuis le neolibéralisme, elle est en large progression pour le capital au détriment du travail. Il est d’ailleurs assez comicotragique que ceux qui devalorisent le plus le travail par rapport au capital se fassent élire disant vouloir réhabiliter le travail !!!!!

                La similarité sur la répartition des richesse entre 1929 et aujourd’hui est immense. En 1929, la repartition capital travail était trop en faveur du capital, ce qui a favorisé la spéculation au contraire de la consommation, on s’est retrouvé avec un déconnexion entre la finance et le réel qui se trouvait être la surproduction puisque les salariées n’étaient pas assez payés pour consommer.
                En 2008 le recurs massif au crédit à permis d’entretenir la consommation et de repousser la limite de rupture. Mais fondamentalement le probléme vien d’un déséquilibre inhérent au libéralisme dans la repartition des richesses.

                Le keysiannisme permet de jouer sur la repartiotion des richesses. Sinon, comment expliquer qu’au début des années 1960 les usa était le pays le plus égalitaire ? 


              • Laurence sudres 14 janvier 2009 06:59

                Cet article est intéressant car il remet dans le contexte historique.

                Mais son analyse du modèle néolibéral basé sur la loi de la nature du plus fort m’énerve car dans la nature il n’y a pas que la loi du plus fort qui s’exerce, c’est même une loi minoritaire dans les rapports entre organismes vivants.

                Le rapport le plus fréquent est la symbiose*. En ce sens la théorie Darwinienne basée sur la compétition est incomplète car " l’évolution est orientée par des phénomènes de coopération, d‘interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants". Le néolibéralisme n’est donc pas naturel, bien au contraire.

                A méditer !

                * La symbiose (cf Wiki) est une association à caractère obligatoire ou non et à avantages et/ou inconvénients réciproques et partagés, entre partenaires ("locaux") avec des bénéfices ("globaux") pour la nouvelle entité émergente . Symbiose obligatoires : parasitisme, commensalisme et Symbiose non-obligatoire : mutualisme, coopération.


                • Marco Marco 14 janvier 2009 14:35

                  Nous traversons actuellement la plus grande crise financière depuis 1929

                  Je commence à en avoir un peu marre de lire partout que c’est la crise que c’est catastrophique, non ce n’est pas la crise, si internet et les journaux n’existaient pas je ne serais même pas qu’on est en crise.

                  Qu’on arrête avec ces histoires de crise, les magasins étaient pleins pendant les fêtes de noël et les soldes de janvier, je n’ai pour ma part pas réduit ma consommation, je consomme toujours autant et je suis loin d’être riche, je crois même que la plupart des gens ont réduit leur dépense non pas à cause de leur pouvoir d’achat mais parcequ’on leur a dit que c’était la crise et du coup ils ont peur des lendemains ét se mettent à économiser.

                  Alors à qui profite vraiment cette crise ?? smiley



                  • Blackeagle 14 janvier 2009 14:44

                    Votre microcosme n’est peu être pas touché et il faut du temps pour que les choses se répercutent sur tout un chacuns cependant :

                    - La croissance est en panne

                    - l’industrie automobile est au bord de la faillite, brade ses voiture et met ses usines en pause

                    - Le chomage commence à bien augmenter

                    - les crédits sont largement plus restreint pour les entrepreneurs

                    - les emplois interimaires connaissent une chute vertigineuse (se sont logiquement les premier touché)

                    - les état dépense sans doute des milliard pour une "illusion" ?

                    - le petrole connait une chute vertigineuse en deconnexion totale avec la réalité des reserves, ce qui est certe avantageux pour le consommateur mais extremmement inuietant


                  • antireac 18 janvier 2009 12:59

                    Le capitalisme c’est la crise de temps en temps et puis on repart.

                    La version capitalisme d’état (ersatz du vrai) c’est la crise permanente.

                    Mais on le droit de chanter : c’est la lutte finale...


                    • antireac 18 janvier 2009 13:20

                      J’ai oublié avec l’ersatz onne repart jamais


                      • energieverte 23 janvier 2009 23:37

                        La crise qui semble se profiler m’inquiète surtout pour toutes les mauvaises idées qu’elle va faire ressortir et que l’on croyaient mortes, tuées par le désespoir qu’elles ont créés à leur époque. Le libéralisme c’est d’abord l’opportunité données aux individus et aux groupes d’individus de se réaliser dans leur désir d’entreprendre et de créer et c’est ainsi un moyen d’introduire plus de compétition en économie. La compétition c’est une très bonne chose lorqu’elle n’est pas biaisée (par exemple la politique sans compétition ça s’appelle la dictature). Le libéralisme ça ne s’oppose pas à l’égalité, ça la renforce en donnant plus d’opportunités à ceux qui ne sont pas nées au bon endroit ou avec les bons parents. Le capitalisme c’est le moins mauvais des systèmes économiques et pour que le système économique fonctionne bien il faut accumuler le capital là ou il sera le mieux utilisé. Dans ce domaine, le pouvoir politique et les technocrates n’ont pas démontré qu’ils savaient mieux faire que les individus. Par exemple la sélection de nos élites par un concours à l’age de 20 ans mériterait une reconsidération au nom du libéralisme. La crise des subprimes c’est la conséquence de la prise de pouvoir par les financiers dans les entreprises à partir des années 80. La crise de 2050 ça sera autre chose...
                        L’économie c’est comme un être humain qui se gave jusqu’au moment ou il a une indigestion ou attrape une maladie qui nécessite une purge. On ne prévoit pas l’indigestion et elle finie toujours par arriver. Le monde a vécu une période unique de croissance qui a bénéficié à beaucoup. On remet les pendules à l’heure c’est inévitable. On ne reviendra pas au dirigisme des années 50, le monde a trop changé pour cela, et ce n’est ni une bonne ni une mauvaise chose, c’est un fait. La France vit depuis trop longtemps dans le passé, essayons d’adapter notre culture au monde, le monde ne s’adaptera plus à notre culture.


                        • Blackeagle 27 janvier 2009 01:42

                          il est ahurissant de voir autant d’inepsies !!!!!

                          "La compétition c’est une très bonne chose lorqu’elle n’est pas biaisée "...... Stupide, la competition ne pourra jamais, JAMAIS rivaliser avec la coopération. Quelque soit l’exemple que vous prenez. SI vous donnez une tache à faire à 2 personnes, elles la feront plus efficacement par la coopération que par la competition. A 10 personnes ? A 1000 personnes ? A 1 000 000 de personnes ? JAMAIS la compétition ne pourra égaler la coopération. Citez moi un exemple de réalisation concrete ou la competition l’emporterai sur la cooperation......impossible.

                          "le libéralisme ne s’oppose pas à l’égalité"
                          le liberalisme, économique s’entend, prétend donner toute liberté dans ce domaine. C’est une doctrine NATURALISTE qui prétend supprimer toute régle HUMAINE du domaine économique et revient à nous soumetre aux loi de la nature qui ont été décrite par DARWIN....or il n’est nullement question dans la nature du concept d’égalité dans la nature......et toute l’histoire de l’humanité constitue l’histoire d’une espéce naturelle qui a la particularité d’avoir la capacité à s’EXTRAIRE des régles de la nature.

                          Je vous propose de faire une petite fiction. On applique les principes du libéralisme économique à TOUS les domaines de la vie humaine.......Il est 19H, vous rentrez tranquillement chez vous aprés une journée de travail. IL fait nuit, vous marchez dans la rue. Vous croisez une personne de forte corpulance. Cette derniére vous demande 100 €. Vous refusez de les lui donner. Elle vous casse la gueule. Vous prends les 50 € dans votre porte feuille et vous laisse là. Vous allez à la police.....vous vous plaignez de ce qui vient de vous arriver. Pour qu’on retrouve cette personne et qu’on la punisse. Là, on vous repond......mais comment ça monsieur, cette personne est bien plus douée que vous pour le combat, elle mérite l’argent qu’elle a gagné....si vous meritiez de conserver cet argent, vous auriez été capable de vous défendre.........

                          ceci est l’EXACTE transposition du raisonnement NATURALISTE du LIBERALISME économique. Et on se rend bien compte par la transposition de l’absurdité et de l’igniminie de ce raisonnement.

                          Il n’a rien d’humain.

                          "....donnant plus d’opportunités à ceux qui ne sont pas nées au bon endroit ou avec les bons parents"......encore une absurdité. Observez l’évolution des inégalités et de la reproduction des couches favorisées avant et depuis le développement du libéralisme (1980). Vous observerez des changement significatifs qui vont dans le snes inverse de celui que vous indiquez.......Ne vous a on jamais appris à l’école qu’avant de prndre quelque chose pour vrai il faut verifier ? Ce n’est pas parcequ’on vous répette des contre vérité toute la journée qu’elles sont vraies.


                          "Le capitalisme c’est la moins mauvais des systémes"....j’ai l’impression d’entendre répété la phrase qui est rabaché 24H/24 par les medias au service de la propagande de notre systéme politicoéconomique......Je suis sure que vous trouvez ignoble la propagande marxiste de l’est bloc communiste.....la notre est bien plus subtile.....mais tout de même ayez un peu de recul. (Et je ne cherche pas à comparer ici nos société à celles de l’ex blocs communiste avec tout ce que ces derniéres avait de plus afreux que la notre.......je parle JUSTE de propagande....ou communication comme on la nomme ici.)


                          "dans ce domaine, le pouvoir politique n’a pas démontré qu’il savait mieux faire que les individus" Si ça c’est appellé les trente glorieuse. (et pas la peine de me rabacher la reconstruction....de 1 la reconstruction a durée 10 ans, 15 à tout péter, et de 2 les USA n’avaient rien à reconstruire).

                          Ensuite, vous semblez attribuer la crise à un accident de parcours comme un être humain tombe malade......faut arreter.....éduquez vous un peu question politique et économie.

                          De 1 l’économie n’est pas complexe mais se donne donn un language complexe pour être opaque au peuple.

                          De 2 Ce language masque uniquement des lutte de pouvoir.

                          De 3 comme le disez Roosevelt....Rien n’arrive par hazard. Chaque chose (politique ou économique s’entend) est la conséquence d’une décision.


                          Descendez un peu du nuage que les puissants ont crés pour vous maintenir dans l’ignorance et sous leurs contrôle.

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Blackeagle


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