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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise financière (2) : comment ? Les mécanismes déséquilibrants

Crise financière (2) : comment ? Les mécanismes déséquilibrants

Nous traversons actuellement la plus grande crise financière depuis 1929. Comment cette crise a elle éclaté et quels sont les mécanisme responsable de cette crise ? Au delà de l’analyse directe de la bulle des subprimes cette crise provient avant tout de mecanisme systémique de déséquilibre dans la répartition des richesses. Elle est aussi la conséquence dramatique du progrés technique.

IV Le rôle de la monnaie et le caractère irrémédiable de la croissance de la dette

Si on souhaite expliquer la crise actuelle, on ne peut le faire sans aborder le rôle crucial qu’y tient la monnaie. La monnaie qui nous sert d’étalon pour nos échanges constitue en réalité une dette. Depuis 1971 et la suppression par Nixon de la référence du dollar à un bien matériel (l’or), la monnaie ne vaux plus que la confiance qu’on lui accorde. Comme toute l’économie est elle même basée sur le monnaie, cette économie devient elle même entièrement basée sur la confiance.

Aujourd’hui, dans le système de réserve fractionnaire, la monnaie est crée ex nihilo lors de la signature d’un emprunt. Cette monnaie représente la dette qui devra être remboursée à la banque. La banque qui vous octroie un prêt vous prête en réalité quelque chose qui n’existe pas et qu’elle n’a JAMAIS possédée. Elle crédite simplement un compte d’une somme correspondant au prêt. C’est l’emprunteur par son travail ou investissement judicieux qui va créer de la valeur apte a être échangée contre de la monnaie mesurant cette valeur et permettant ensuite de rembourser ce prêt créé ex nihilo. La monnaie remboursée par l’emprunteur sera progressivement détruite par la banque, à l’exception des intérêts. Le mécanisme du prêt permet simplement de convertir la génération de richesses futures en pouvoir d’achat immédiat.Tout ce mécanisme fonctionne uniquement parce que l’institution qui génère le prêt (la banque) reçoit la confiance de l’ensemble des autres acteurs économiques.

Toute nouvelle monnaie est créée par ce mécanisme de prêt. Or lors du prêt, la banque ne créée que la monnaie correspondant au prêt sans les intérêts. Les intérêts, eux, ne sont pas créés, à aucun moment. Au niveau globale les intérêts globaux ne pourront être payés que d’une manière : le recours à de nouveaux prêts générateur de nouveaux intérêts. En conséquence la dette globale ne pourra jamais être payée ni réduite. Cette dette ne peut qu’augmenter et avec elle la part d’énergie consacrée au paiement des intérêts augmente. Cette part atteint aujourd’hui un niveau critique. Par ailleurs cette énergie est totalement stérile puisqu’elle consiste à payer un service qui n’existe pas. On paie de plus en plus cher le droit de faire confiance aux banques, voilà la vérité.

Pourquoi paie on ? Parce qu’on a pas le choix. Si le système est mis en défaut et que la confiance dans les banques s’effondre, alors la valeur de la monnaie s’effondre parce que cette dernière n’est basée que sur la confiance dans les banques. Autrement dit nous sommes aujourd’hui littéralement pris en otage. C’est pour cela que les banques principales sont sauvées de la faillite quel qu’en soit le coût.

Les analystes font depuis quelques années essentiellement référence à la confiance, et les crises seraient des crises de confiances. A priori, une crise de confiance laisse entendre que les fondamentaux réels de l’économie sont solides. Et bien non, car l’économie réelle n’est en aucun cas déconnecté de l’économie financière. Comme l’économie financière, elle repose sur son principal outil, responsable de la totalité des échanges : la monnaie. Or comme je l’ai montré, la monnaie est basée sur la confiance.

Quelles seraient les conséquences si la "confiance" s’effondre et ne fait pas que vaciller comme en ce moment ? L’ampleur d’une telle crise dépasserait certainement celles de toutes les crises précédentes (1929 compris). S’ajoute donc à la bulle financière focalisée sur l’immobilier et débridée par la dérégulation une sorte de bulle de dette qui ne pourra jamais se résorber dans le système actuel...

V Le rôle du progrès ou comment le libéralisme transforme une chance en problème majeure.

D’un point de vue plus général, observant les évolutions civilisationnelles majeures de l’humanité, cette crise apparait sous un autre jour.

L’homme se distingue des animaux de nombreuses manières : son intelligence et sa capacité à communiquer lui permettant de transmettre de générations en générations ce que les générations précédentes ont appris, ses rituels d’enterrement qui prouve sa conscience de la mort, son altruisme qui fait qu’un groupe n’abandonne pas les individus défaillants, etc...Il y a maintes choses qui distinguent l’homme de l’animal. Entre autre l’homme a la faculté, par son ingéniosité et le progrès technique de réussir à s’extraire constamment des taches qui constituent pour lui des contraintes, lui permettant de s’adonner à d’autres activités.

Passons sur l’évolution de l’âge de pierre au 18éme siècle et que observons ce qui s’est passé depuis lors. La révolution agricole a permis à l’homme de se libérer des taches agraires, aussitôt, le passage dans l’ère industrielle a permis de produire en quantité beaucoup plus grande des biens de plus en plus variés. Le perfectionnement de l’organisation du travail comme les progrès techniques et la substitution progressive des taches manutentionnaires par des systèmes de plus en plus automatisés ainsi que le développement des transports ont permis à l’homme de se délivrer encore de plus en plus de taches. Une partie du temps ainsi gagné fut, grâce aux luttes sociales converti en temps libre tandis qu’une autre partie a permis de s’adonner à d’autres taches. Depuis peu, une nouvelle révolution industrielle est en cours. Cette révolution concerne une partie des travaux qui n’avaient, jusqu’à peu, reçut peu d’aide grâce au progrès technique : les travaux intellectuels. L’arrivée massive de l’informatique a permis d’accroître considérablement la productivité des travailleurs intellectuels. L’alliance de l’informatique et des machines a également permis de faire un nouveau bond dans l’automatisation des taches manuelles. La productivité a explosée.

Or dans le même temps la société s’est converti au libéralisme économique où la sacro-sainte loi de l’offre et de la demande règne en maître. Quelles sont les conséquences de tout ceci si l’on se place dans le cadre de l’offre et de la demande ?

Plaçons nous à un instant t arbitraire dans le courant de cette évolution technique avec pour seule loi celle de l’offre et de la demande.

1 La société, à l’instant t a un pouvoir d’achat donné et d’une demande de biens et services donnée qui est limité à la fois par le pouvoir d’achat globale et par les attentes des individus. Cette demande de biens et services correspond à une demande de volume horaire de travail par le biais de la productivité. Il existe une par ailleur offre en terme de volume horaire de travail qui correspond au nombre gens qui cherchent à travailler ou qui travaillent. La loi de l’offre et de la demande détermine le prix du travail, ou le salaire. Tant que l’offre sera supérieure à la demande le prix du travail baissera. Tant que la demande sera supérieure à l’offre, le prix du travail augmentera. A l’instant t le prix du travail est stable ce qui signifie qu’on est à un équilibre entre l’offre et la demande.

2 Le progrès technique permet d’accroître la productivité.

3 En conséquence, la demande de travail en terme de volume horaire va diminuer. Il y a besoin de moins travailler pour produire autant. Par la loi de l’offre et de la demande, puisque la demande de travail baisse sans que l’offre ne soit modifiée, alors le prix du travail va baisser.

(Il faut ici dissocier la société en deux parties. 1 les actionnaires et 2 les travailleurs en partant du postulat que les actionnaires représentent essentiellement une élite de personnes qui ne vivent que de la fructification de leur actions et de leurs dividendes et que les travailleurs représentent ceux dont la source principal de revenu est le travail)

4 Si le prix du travail diminue, le pouvoir d’achat des travailleurs va diminuer, alors que celui des actionnaires va s’accroître : ils sont les vrais bénéficiaires de la productivité. Alors la demande en bien et service courant (pour les travailleurs) va diminuer tandis que la demande pour les biens de luxe va s’accroître.

5 L’industrie du luxe représentant une infime partie de l’économie, la demande globale de travail va suivre celle du pouvoir d’achat des salariés, c’est à dire se réduire. Tout en sachant que le progrès technique continue et réduit encore toujours plus la demande de travail.

Si l’on se trouve dans le cas d’un système totalement libérale (grande Bretagne) le prix et la demande de travail baissant, les travaux vont se retrouver de plus en plus précarisés, moins bien payés et à temps partiel. Mais comme l’équilibre entre l’offre et la demande n’est perturbé par aucune ou peu de réglementations, le plein emploi ne sera pas remis en question. Si l’on se trouve dans un système ou existe encore certaines règles comme en France (réglementation du travail, SMIC, 35H, etc....). Dans ce cas là la réglementation va faire obstacle à l’établissement d’un équilibre en protégeant le salarié. En conséquence les salaires vont tous progressivement se contracter dans une tranche proche du plafond imposé par le gouvernement (explosion du nombre de smicards), le recours au travail précaire va être maximisé et le chômage va permettre d’équilibrer la loi de l’offre et de la demande en fournissant juste le travail nécessaire.

6 le cycle engendre mécaniquement un accroissement toujours plus grand des inégalité. Au point ou les classes moyennes et défavorisées ne sont plus apte à stimuler suffisamment l’économie par la demande.

7 Le recours massif au crédit risqué est introduit pour que la consommation se poursuive sans pour autant modifier la spirale. Les classes favorisées endettent les autres classes et les inégalités s’en retrouve encore plus accrues.

8 Le cycle se rompt, c’est la crise actuelle. Si cette crise est liée au supprimes, elle est surtout la conséquence directe de l’accroissement des inégalités qui ont atteint un niveau critique.

L’état peut encore sauver ce système pour un temps en investissant énormément d’argent. Mais dans ce cas là l’état ne ferait que repousser l’échéance en aggravant encore le coût de la chute lorsqu’elle aura lieu.

Il faut tempérer ces déductions. En effet, le progrès technique permet de mettre au point de nouveaux services et biens qui modifient l’offre de biens et services et stimulent de cette manière la demande, cependant la tendance la plus claire suivit par la société est bien celle que je viens de décrire. Les énormes gains en productivité ne peuvent pas être absorbés par une demande consumériste pourtant attisée à son paroxysme (la pub est partout. Quand vous achetez quelque chose, vous êtes vous déjà demandé ce que représentait sur le prix que vous payez cet objet, le prix de la pub, mais aussi le prix du travail qui a consisté à chercher quoi vendre. Étude de marché, etc....). Enfin, j’ajoute que le coût du travail est encore réduit par la mise en place de libre échange mondialisé (véritable sens du mot mondialisation. La mondialisation n’accroît pas les échanges commerciaux entre les pays, elle supprime les barrière douanière par l’établissement du libre échange.....par la même, elle met en concurrence les peuples d’une façon bien plus agressive). Ainsi, nombres d’activités sont délocalisées. Néanmoins, cet élément ne modifie pas le schéma global car de toute façon les activités délocalisées se seraient retrouvées tôt ou tard confrontés à la concurrence de l’automatisation.

En conséquence, le système libéral est enfermé de façon systémique dans une spirale ou les inégalités s’accroissent constamment, entretiennent et accentuent le mécanisme responsable de cet accroissement. Par ailleurs, le travail toujours moins nécessaire coûte toujours moins cher et les conditions de travail se détériorent constamment. Par contre l’industrie du luxe se retrouve en plein essor.

Or d’où viennent à l’origine toutes ces conséquences désastreuses ? Du progrès technique de l’accroissement de productivité qui en résulte. C’est absurde.


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18 réactions à cet article    


  • Candide 16 janvier 2009 16:57

    à l’auteur

    "En conséquence, le système libéral est enfermé de façon systémique dans une spirale ou les inégalités s’accroissent constamment, entretiennent et accentuent le mécanisme responsable de cet accroissement. Par ailleurs, le travail toujours moins nécessaire coûte toujours moins cher et les conditions de travail se détériorent constamment. Par contre l’industrie du luxe se retrouve en plein essor.
    Or d’où viennent à l’origine toutes ces conséquences désastreuses ? Du progrès technique de l’accroissement de productivité qui en résulte. C’est absurde".

    J’espère que vous prévoyez un troisième volet à votre article afin de nous expliquer comment diminuer constamment les inégalités et, tout aussi constamment, d’améliorer les conditions de travail.


    • Blackeagle 16 janvier 2009 17:10

      En effet un troisiéme volet est prévu contient mon point de vue sur la façon de régler ces problémes.


    • Gandalf Tzecoatl 16 janvier 2009 22:24

      "J’espère que vous prévoyez un troisième volet à votre article afin de nous expliquer comment diminuer constamment les inégalités et, tout aussi constamment, d’améliorer les conditions de travail."

      Le pôvre qui a essayé de s’enrichir en demandant des produits moins chers tout comme le riche a échoué dans sa quête. Il devrait maintenant s’échiner à demander la monnaie moins cher, mais que pour lui (privilège de pôvre).



    • gdm gdm 16 janvier 2009 20:40

      @Blackeagle
      IV) L’étalon de mesure de la valeur de la monnaie est un indice des prix. La monnaie est une créance sur la banquier Mais un billet de banque n’est pas exactement une dette. Il est légitime d’utiliser le vocabulaire financier en disant que chaque billet de banque est une "obligation" du banquier envers le porteur du billet.

      La monnaie n’est pas créée "ex nihilo". En effet, la monnaie est créée en échange d’une obligation de l’émetteur du billet , ou du titre monétaire. Le support matériel du billet, papier, métal ou électronique importe peu.

      Le Banquier créé la monnaie au moment du prêt. cette monnaie n’existait pas avant. Et c’est bien logique puisque chaque billet est un titre financier qui oblige le banquier envers le porteur du billet. Réciproquement, l’emprunteur crée, au moment du prêt une reconnaissance de dettes. Le prêt bancaire est ainsi un échange d’obligations entre le banquier et l’emprunteur. Il ne faut donc voir aucune contradiction intellectuelle dans le fait que le banquier ne possède pas les billets créés avant le prêt.

      Ensuite, vous avez raison de rappeler que la monnaie est détruite lorsqu’elle est remise au banquier. Là encore, c’est bien logique. Un billet étant une obligation du banquier, cette obligation est nulle entre les mains du banquier lui-même. Un contrat entre soi-même et soi-même est évidement nul.

      Vous dites que les intérêts de la dettes seraient de la monnaie qui contraindrait le banquier a prêter toujours plus, pour permettre le remboursement de cette dette. Ce raisonnement "exponentiel" est faux. L’intérêt de la dette est un service rendu entre deux individus. Votre raisonnement "exponentiel" serait le même pour le paiement de tout service rendu entre deux individus, banquier ou non. C’est une erreur fréquente d’imaginer que la quantité de monnaie serait égale à la quantité de marchandises a vendre.

      V) La "sacro-sainte loi de l’offre et de la demande", comme vous dites, est une loi propre à la nature humaine. Le libéralisme n’y est pour rien. Cette loi économique résulte uniquement du fait que pour une même chose, l’acheteur préfère acheter moins cher. Et réciproquement, pour une même chose, le vendeur préfère vendre plus cher.

      1) Le concept de productivité est difficile à manier, à calculer. La productivité ne peut pas valablement se comparer d’une entreprise à une autre, ni d’un pays à l’autre. La productivité résulte de l’analyse de la comptabilité analytique d’une entreprise. les extrapolations macro-économiques de la productivité ne sont pas pertinentes. Mais les comparaisons avec la même méthode de calcul, et sur les mêmes données, entre deux années consécutives sont pertinentes.

      4) Le mécanisme que vous évoquez concernant un hypothétique mécanisme entre les revenus du salarié et de l’actionnaire sont inexacts. Vous aviez eu raison de remarquer que le niveau moyen des salaires sont fixés par un mécanisme d’offre et de demande. Tirez-en alors toutes les conséquences.

      5) Vous parlez de l’industrie du luxe. Vous semblez ignorer que les acheteurs des produits de luxe se trouvent équitablement dans toutes les couches d’une population.

      6) vous affirmez que les inégalités se creuseraient. Marx l’avait aussi affirmé. Il a remarqué que c’était faux et avait du revoir sa théorie du paupérisme. Marx avait ainsi remarqué, très justement, qu’avec le progrès économique, les pauvres s’enrichissaient plus vite que les richesses, que les écarts de revenus devenait plus faibles. Il en est de même aujourd’hui dans les pays développés.

      7) Vous ne dites pas qui seraient les "classes défavorisées". Les classes sociales au sens de Marx, sont des impostures intellectuelles. Les luttes des classes existe entre l’Etat et les citoyens. Mais il n’existe pas de lutte des classes entre riches et pauvres. La thèse de Marx ne tient pas.


      • Blackeagle 16 janvier 2009 22:20

        Déjà, pour ce qui est monnaie, je n’ai jamais parlé e billet mais bien de monnaie puisqu’aujoud’hui le papier monnaie représente en définitive une bien petite part des échanges.

        "Un billet n’est pas exactement une dette". Le dollar reste la monnaie de référence même si elle a perdu son caractère de convertibilité à l’or depuis Nixon, 1971. Or depuis cette date il est inscrit sur tous les billet américain "this note is a legal tender for all debts public or private"

        "la monnaie n’est pas créée ex nihilo" : C’est pourtant la formulation de Maurice Allais, prix Nobel d’économie. Sans doute a il fait erreur. Je m’exprime sans doute mal. Et il probable que plusieurs erreurs se soient glisser dans mon texte. Vous devriez lire maurice allais. Il est sans doute beaucoup plus précis que moi en ce qui concerne la création monétaire.

        Sachez simplement, qu’aux USA, une personne a porté plainte pour ne pas rembourser son emprunt aumotif qu’elle ne devait rien à la banque puisque la banque avait créer par un simple jeu d’écriture l’argent qu’il a emprunter. Cette personne a gagné son procés,qui n’a pourtant pas fait jurisprudence.

        Enfin il faut ajouter pour être precis que les banques ont un pouvoir de création monétaire limité à un ratio de la quantité de monnaie qu’elle ont déposée à la banque centrale (11:1 en europe il me semble). Les banque centrale définissent un taux directeur de refinencement auxquel les banques secondaires empruntent leur monnaie. Plaçant ensuite cette monnaie à la banque centrale, elle sont investies d’un pouvoir de création monétaire 11 fois superieur à l’emprunt qu’elles ont contracté auprés de la banque centrale. Les état sont interdit d’emprunter directement au même taux préférentiel que les banques à la banque centrale.

        enfin, pour ce qui est des intéret. Je voulais simplement mettre en valeur que ces derniers ne sont jamais créer par le mécanisme du prét. Lors d’un pret, on ne vous prete que le principal, sans les intérets. De la même maniére, les interet ne sont jamais détruit. Logiquement, puisque toute nouvelle monnaie est crée par le pret, et que les interet ne sont jamais créés ni détruits, il vont au cours du temps représenter une part toujours plus grande de la monnaie en circulation. 

        votre point 4 est pour moi un mystére.

        votre point 5). Bien peu de travailleurs roule en ferrari, s’habille en channel et navigue en yatch.

        votre point 6) Marx n’était pas une référence pour moi dans cet article. Cependant, vous avez tort, depuis le début des années 1980, les inégalité explose et le travaille est de moins en moins bien rémunéré (dans la repartition des richesse 10% sont passée depuis les années 80 du travail au capital).
        Je cite ici Bernard Maris, meilleur economiste de France 1995 pour son livre antimanuel d’économie :
        "En ce début de siècle, l’Américain de base (l’ouvrier qualifié) est revenu au niveaude vie qui était le sien avant la guerre. En 1945, les Etats Unis étaient un pays plus égalitaire que la France. Les inégalités y sont aujourd’hui les même qu’à la veille de 1914. Ralph Nader, candidat à la présidentielle américaine, faisait remarquer que 1% de la population possède une richesse équivalante à celle de 95% des Américains. Toujours aux Etats Unis, entre 1950 et 2000, le PIB a été multiplié par deux tandis que le salaire réel était divisé par deux."
         


      • Gandalf Tzecoatl 16 janvier 2009 22:45

        @gdm :

        L’obligation que transfère le banquier à l’usurier ou au travailleur est exponentiellement croissant. En conséquence, le banquier exige plus d’obligations à autrui qu’à lui-même, sauf qu’il s’assure un marché renouvelable en permanence. Et sa seule olbigation sera de faire cracher un peu plus sa machine à bits dans un futur proche.

        Ce grossissement de cycle, aujourd’hui d’artifice exponentiel, est une violence qu’impose le bancairisme au produitivisme. Le retour de bâton de 2008 n’est que justice, justice que le pouvoir sarkozien s’est empressé de vicier.




      • gdm gdm 17 janvier 2009 10:45

        @Tzecoalt
        Le banquier ne peut pas vendre son obligation. Il existe une croyance de l’augmentation exponentielle de la masse monétaire pour permettre le paiement des intérêts. Cette croyance est doublement fausse.

        Une première réfutation de cette croyance est mathématique. A prête 100 à B au taux de 10%. B rend 100 à A. B reste devoir une dette de 10 envers A. cette dette est a 10%. B rend 10 à A. B reste devoir 1 à A. Vous voyez que le montant total de la dette est divisé par 10 à chaque remboursement partiel de la dette cumulée. La situation finale est que B doit seulement 1 à A. La masse monétaire totale des intérêts ne peut que décroître exponentiellement jusqu’à un point nul. La courbe est ainsi une exponentielle décroissante, et non pas croissante. Un mathématicien actuaire aurait immédiatement vu que le taux exponentiel de décroissance est négatif et égal à -taux.

        Mais, pour un économiste, l’erreur majeure de cette croyance n’est pas cette grossière erreur de mathématiques. Cette croyance est fausse parce qu’elle suppose que la masse monétaire devrait préexister à l’existence d’une marchandise ou d’un service. C’est l’idée infantile que la masse monétaire serait nécessairement égale ou supérieure à la valeur totale des marchandises à vendre. Cette idée est fausse parce qu’elle ignore l’existence des dettes. C’est grâce aux dettes commerciales habituelles, grâce aux dettes bancaires, que la masse monétaire est toujours très inférieure au montant total des valeurs à vendre.


      • JL JL 17 janvier 2009 10:53

        ""L’étalon de mesure de la valeur de la monnaie est un indice des prix. La monnaie est une créance sur la banquier Mais un billet de banque n’est pas exactement une dette. Il est légitime d’utiliser le vocabulaire financier en disant que chaque billet de banque est une "obligation" du banquier envers le porteur du billet. "" (signé gdm)

        Plus c’est gros plus ça passe. Je ne comprends pas que les économistes ici présents laissent passer une ineptie pareille.

        Quatre phrases, quatre âneries. Je demande aux personnes raisonnables ici, pas çà gdm bien entendu, de me démontrer le contraire.


      • gdm gdm 17 janvier 2009 11:24

        @Blackeagle
        Le support de la monnaie souvent est aujourd’hui sous la forme d’un compte bancaire électronique. Mais la nature de la monnaie est identique, quelle soit sous une forme papier ou sous une forme électronique. Pour étudier la nature de la monnaie, il est pratique de considérer le billet de banque. Le terme "monnaie" est plus global, trop polyvalent.

        Il est absurde de prétendre que la monnaie serait créée "ex nihilo". L’ampleur de cette croyance d’une monnaie qui serait ainsi crée "ex nihilo" montre l’ampleur de l’ignorance populaire sur la monnaie.

        Pour moi, Bernard Maris est un charlatan. Vos comparaisons des inégalités temporelles sont invalides. De plus, l’inégalité des richesses n’est pas un bien ou un mal. C’est un fait. La Justice ne se fonde pas sur l’envie ou la jalousie. Le riche n’a rien volé au pauvre.

        En ce qui concerne la répartition des riches et des pauvres, je vous renvoie a la loi de Pareto, dite la loi des 80-20, ou des 20-80. Chacun met 80% du temps 20% de ses vêtements. Dans toute sociétés et à toutes les époques, 20% de riches possèdent 80% des richesses. Malgré l’apparence, le génie de Pareto fut de distinguer que les causes en sont communes entre ces deux phénomènes si dissemblables. Voyez l’article wikipedia à ce sujet.


      • Eloi Eloi 17 janvier 2009 11:35

        Le riche n’a rien volé au pauvre.

        Ca reste à prouver. Ce riche s’il l’a gagné par son génie et sa capacité d’innovation, d’organisation, il a produit la richesse dont il bénéficie. Probablement est-il un "riche" acceptable : un "mal nécessaire"... (avec tous les guillemets que vous voulez)

        S’il l’a gagné au loto ou à la bourse (c’est pareil) ou parce que ses parents le lui ont donné, ou parce que c’est un bon négociateur, il l’a plus volé qu’utilisé son génie. Il a capté la richesse issue du travail des autres.

        Il y a une immense nuance entre ces deux aspects, et la justice est justement de faire la part des choses entre ceux qui apportent de la plue-value à la société, et ceux qui la parasitent. C’est le rôle de la justice : tancher avec justesse et justice, pour permettre la confiance au sein d’une société. Car le rôle d’une société est bien combiner les compétences des membres de la société pour obtenir une richesse supérieure à la somme des richesses individuelles.

        Autrement dit récompenser ceux qui jouent collectif, et punir ceux qui jouent personnel. Si cette justice est appliquée, peu importe les inégalités de richesse*.

        Sinon, il n’y a plus aucun sens à vivre ensemble en société...

        * même si une égalité de richesse promeut des chances égales par rapport à la loi et au développement de la loi, et permet une hausse de la production industrielle (10 "pauvres"=10 télés ; 1 "riche" = 1 télé plaqué or). Cette hausse permet la concentration de capital permettant le passage des seuils technologiques


      • Blackeagle 17 janvier 2009 14:09

        "Pour moi, Bernard Maris est un charlatan. Vos comparaisons des inégalités temporelles sont invalides."
        Il ne suffit pas d’enoncer une chose pour qu’elle soit juste. En quoi ces comparaison sont elles invalides. et surtout en quoi elles n’invalident pas votre affirmation précédente : "les pauvres s’enrichissaient plus vite que les richesses, que les écarts de revenus devenait plus faibles. Il en est de même aujourd’hui dans les pays développés. "

        "Une première réfutation de cette croyance est mathématique. A prête 100 à B au taux de 10%. B rend 100 à A. B reste devoir une dette de 10 envers A. cette dette est a 10%. B rend 10 à A. B reste devoir 1 à A. Vous voyez que le montant total de la dette est divisé par 10 à chaque remboursement partiel de la dette cumulée. La situation finale est que B doit seulement 1 à A. La masse monétaire totale des intérêts ne peut que décroître exponentiellement jusqu’à un point nul. La courbe est ainsi une exponentielle décroissante, et non pas croissante. Un mathématicien actuaire aurait immédiatement vu que le taux exponentiel de décroissance est négatif et égal à -taux." Celà est hors de propos. Petit exemple qui simplifie enormement les choses, notament sur le fait que les interet soient immediatement et totalement retirés de la circulation, la réalité est bien moins extrème mais le principe n’est pas remis en cause. On considére qu’il y a 1000 $ en circulation. La banque posséde 50 $ lui premettant de créer 500 $. On considére qu’il n’y a qu’une banque et qu’un emprunteur noté (1). (1) emprunte 500 $ à 10%. la banque crée ces 500 $. (1) ajoute ces 500 $ à l’argent en circulation. (1) travaille et rembourse les 500 $ à la banque qui sont détruit plus 50 $ qui ne sont pas détruit. La banque posséde maintenant 100$ et peut en créer 1000 $. Il reste 950 $ en circulation. (1) emprunte 1000 $ à 10%, en rembourse 1100 $. La banque détruit 1000$ garde 100$, elle a 200$. Il reste 850 $ en circulation. (1) emprunte 2000 $ rembourse 2200 $ il reste 650 $ et la banque en a 400 $. (1) emprunte 4000$, rembourse 4400$, il reste 250$ en circulation et les fond de la banques s’élèvent à 800$. (1) emprunte 8000$ rembourse 250$. Il ne reste plus d’argent en circulation. (1) est obliger d’emprunter pour rembourser ses intérets.


      • gdm gdm 17 janvier 2009 17:32

        @Eloi
        Le riche n’a pas volé le pauvre, disais-je. Vous semblez restreindre la justification de la richesse créée par un individu. Le commerçant ne vole pas ses clients. Celui qui vend son travail ne vole pas non plus celui qui achète son travail. Ce sont deux cas d’échange volontaire entre un vendeur et un acheteur. Le vendeur et acheteur sont gagnant dans un échange volontaire. Tous deux s’enrichissent dans l’échange volontaire.

        Si un joueur gagne au loto, il mérite son argent. Il a risqué son argent pour acheter une probabilité de gagner. L’argent gagné provient d’un libre contrat commercial entre le vendeur de ticket et le gagnant de la loterie. En achetant un billet de loterie, chaque joueur a accepté le contrat commercial, a accepté le risque. En prime le joueur achète l’espoir de gagner, et l’émotion agréable de penser à cette éventualité. Le gagnant d’une loterie mérite l’argent qu’il gagne.

        Vous contestez aussi la légitimité de l’argent de celui qui le reçoit de ses parents. Il n’est pas contestable que chacun peut donner ce qui lui appartient à qui il le décide. Ce droit résulte directement du droit de propriété individuel. Dès lors, l’argent reçu est légitime. Le fils de riche ne doit rien a quiconque. Son argent est légitime.

        Vous contestez aussi l’argent obtenu par le bon négociateur. Là encore, le négociateur conclut un contrat commercial avec son partenaire commercial. Chacun des deux co-contractants convient que ce contrat est avantageux pour lui. Chacun des deux s’enrichit par ce contrat. Sinon, ils ne signeraient pas le contrat. L’argent gagné par le négociateur est donc légitime. Il a été obtenu en enrichissant son co-contractant. Cet argent gagné par le négociateur n’a pas été volé.

        Dans tous les cas que vous citez, l’argent du riche est légitime. Le seul cas ou l’argent n’est pas légitime est l’argent du vol. Ce vol peut prendre la forme de la contrainte physique, de la tromperie ou du mensonge.


      • Blackeagle 17 janvier 2009 18:26

        Dans votre logique vous pouvez justifier n’importe quelle escroquerie : un charlatan prospecte chez une vieille personne profitant de son inferiorité. Il lui vend un aspirateur en euros au prix en francs. C’est aussi un échange volontaire entre deux personnes.

        Par ailleurs, pour ce qui est des droits de successions, ils ont été mis en place à la suite de la revolution française pour eviter qu’un nouveau type de noblesse (au sens ou par la naissance et pour l’ensemble des générations suivantes une famille profite d’avantages interdit au commun des mortels ne se reconstitue. A l’evidence cette mesure n’a pas atteint son objectif !!!!!!!!!!!! Petite précision, dans l’ancien régime, pour DEVENIR noble il fallait accomplir un acte singulier meritant cette gratification. Par la suite les descendant de la personne sont noble à la naissance. C’est exactement la même chose aujourd’hui. Une personne qui fait grande fortune assure à sa descendance richesse.....et même croissance de cette richesse puisque dans ce monde plus on est riche, plus on gagne d’argent SANS rien FAIRE. A la limite il serai justifiable qu’un heritage puisse être UNIQUEMENT consommé et qu’il soit interdit à l’héritier d’en user pour gagner de l’argent.


      • gdm gdm 17 janvier 2009 18:47

        @Blackeagle
        Votre scénario concernant la création monétaire ne convient pas. Vous évoquez une règle administrative imposée arbitrairement par la Banque centrale aux banques commerciales. Vous ne pourrez jamais comprendre ainsi le fonctionnement de la monnaie.

        L’Ecosse du 18eme siècle a inventé la monnaie moderne, la monnaie de crédit. 30 banques concurrentes, et indépendantes de l’Etat, et sans Banque Centrale, émettaient des billets de banques. Chaque banque émettait des billets de banque équivalents chacun à une certaine masse d’or. Chaque billet de banque était un contrat commercial unilatéral entre le banquier, émetteur du billet et l’usager du billet. Chaque banque promettait par contrat commercial de remettre de l’or à tout usager qui le demande.

        Ces banques écossaises émettaient environ dix fois plus de billets que la quantité d’or dans leur coffres. Pendant les 150 ans de ce fonctionnement de monnaie sans Etat, aucun usager de billet ne fut spolié. La monnaie ne subissait aucune inflation. Le pays était prospère. Plusieurs fois, des attaques de banques tentèrent de faire tomber une de leurs concurrentes en exigeant l’or immédiatement. La banque attaquée vendait des reconnaissances de dettes contre de l’or pour honorer ses contrats. En 150 ans, aucune de ces attaques n’a réussit.

        Ce système monétaire écossais est infiniment plus simple à comprendre que les mécanismes administratifs entre une Banque Centrale et les banques commerciales. Le billet de banque écossais était une obligation du banquier envers l’usager. Aujourd’hui, un tel billet se nommerait un titre financier indexé sur l’indice de l’or. Un billet de banque actuel est une obligation de la Banque Centrale envers l’usager du billet. Cette obligation est indexée sur un indice des prix. Cette obligation de la Banque Centrale ne provient plus d’un contrat commercial, mais de lois étatiques.


      • gdm gdm 17 janvier 2009 18:56

        @Blackeagle
        Dans votre exemple d’aspirateur vendu frauduleusement à une vielle dame, il y a un désaccord sur le prix réel de l’objet. Le contrat est donc nul. Il n’y a pas eu de contrat. Il n’y a pas eu d’échange volontaire. Comme vous le disiez, il y a eu une escroquerie. Tout tribunal en jugerait ainsi.

        L’échange volontaire n’enrichit le vendeur et l’acheteur, à la condition qu’il n’y ait aucune tromperie. Les articles 1130 et suivants du Code Civil confirment que le contrat est nul en cas de tromperie. Et c’est bien logique.

        Votre restriction au droit de propriété est contraire a la déclaration des droits de l’Homme. Cette déclaration sacralise le droit de propriété individuel. Et c’est le socle de notre civilisation. Ce respect du Droit de propriété indivuel la clé de la richesse de l’Occident.


      • Eloi Eloi 17 janvier 2009 10:16

        @ l’auteur

        si ces "points de vue" peuvent vous aider à expliciter les notions complexes ci-dessus :

        * la productivité est principalement issue de machines. Ces machines sont du capital. Il est donc "logique" que les revenus issus de la hausse de productivité aillent dans le capital. C’est donc là où ca coince et où la répartition des richesses défaille. Nous allons devoir revoir nos modèles capitalistiques pour permettre la redistribution des richesses permettant à ce capital-même d’avoir de l’intérêt (produire beaucoup). Sinon le système se cannibalise.

        * un prêt est une promesse de remboursement. Si la richesse correspondant à ce prêt n’est pas fabriquée (à l’instant t+1) il va se produire mécaniquement de l’inflation (plus de monnaie pour une même richesse). Un prêt est donc une pollution : a chaque prêt : vous obligez vous et vos voisins a travailler plus pour produire plus de richesses pour éviter l’inflation. C’est pour ca que nos Etats ont un besoin désespéré de croissance : rattraper les promesses de création de richesse faites par tous les emprunteurs.

        * aujourd’hui le rythme de l’innovation est inférieur à la hausse de la productivité. Comme vous l’avez dit : la quantité de travail diminue. On doit la répartir entre les citoyens, car le travail est un droit. Il est intéressant de noter que les hausses de productivité ont toujours servi jusqu’à récemment à accroître la population. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, et nous voyons arriver cette diminution de la quantité de travail

        * notre civilisation est basée sur la consommation de masse, qui permet de centraliser le capital afin de réunir l’"intensité énergétique" permettant de franchir des seuils technologiques. Une fois ce seuil dépassé et le "prototype" optimisé, cette intensité peut diminuer à nouveau. Actuellement, on s’aperçoit que le seul qui peut réunir ce capital est l’Etat (profit incalculable). Le capital investi dans le luxe est en pure perte par rapport à un investissement "productif" (qui nous fait gagner un seuil). Le luxe, c’est général : c’est à peu près tous nos loisirs, en plus du luxe pour les riches.

        Le système du dividende monétaire est un système alternatif à la monnaie-dette...

        Cordialement, bon courage pour la suite


        • Eloi Eloi 17 janvier 2009 10:42

          Je me permets de préciser en quoi le travail doit être un droit, et donc être réparti :

          un célibataire a unecapacité de travail importante : il peut travailler facilement 10h/jour, 6j/7 et peut dédier sa vie à sa carrière. Un père ou mère de famille n’a pas les mêmes capacités : il doit s’occuper de l’éducation de ses enfants. L’offre et la demande sur le marché du travail favorise les "requins" qui soit n’auront pas d’enfant, soit devront délaisser leur éducation. L’offre et la demande sur le marché du travail provoque mécaniquement une jeunesse inexistante, sans repère, désabusée et miséreuse. Elle provoque donc mécaniquement la destruction de la source de productivité future, et détruit donc la société sur le long terme.

          L’offre et la demande sur le marché du travail provoque un cannibalisme inévitable de la société.

          Nous devons donc, stratégiquement, sacrifier un peu de productivité ou de pouvoir d’achat présente, pour assurer la "relève" future. Sinon notre société disparaîtra.

          Solutions :
          * répartir le travail (en réduisant proportionnellement et sur engagement les charges patronales, en fonction exacte de l’embauche => transition à coût égal pour l’Etat et les entreprises)
          * et produire de l’investissement en permettant à l’Etat de bénéficier de la création monétaire (sous toutes les contraintes imaginables) pour rassembler le capital nécessaire au "passage des seuils technologiques".

          Il convient de noter que la science produit des résultats incalculables : un résultat nul ou "infini" (survivre à une crise du pétrole, par exemple) avec une probabilité incalculable, car la recherche est justement la recherche de cette probabilité. Une entreprise privée, de par son rôle même, ne peut pas effectuer cette recherche : rendement incalculable, injustifiable auprès des actionnaires. C’est un problème structurel.

          Nous pouvons résumer en affirmant que le rôle de l’Etat est justement d’effectuer ces activités non rentables mais stratégriques, ou au rendement incalculable.

          Une fois le seuil technologique dépassé et la rentabilité calculable, alors les entreprises privées peuvent s’en servir pour leurs activités commerciales


        • gdm gdm 17 janvier 2009 21:28

          @Eloi
          Vous evoquez une theorie du droit du travail contestable. Dans votre modele politique, envisagez-vous d’interdire l’embauche à un salaire accepté par l’employeur et le salarié ? pronerez-vous une nationalisation de toutes les entreprises ? interdirez-vous toute creation d’entreprise privée ?

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