Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Crise financière (3) : Comment en sortir ? Remettre le progrès au service (...)

Crise financière (3) : Comment en sortir ? Remettre le progrès au service de l’homme

Nous traversons actuellement la plus grande crise financière depuis 1929. Comment sortir de cette crise et construire un systéme economique durable et équitable ? Les mécanismes déséquilibrants autorisés par le neolibéralisme sont responsable de l’iniquité de la perversion du progrés technique qui dégrade actuellement la qualité de vie. Il faut construire un systéme progressiste qui permette à la majorité de la population de jouir des avancées techniques.

VI Les solutions logiques : le progressisme ou comment profiter du progrès et ne plus en pâtir.

Premièrement il faut mettre un terme immédiat à l’aventure libérale actuelle. Il faut mettre en place un système qui permette à l’homme de profiter des bienfaits du progrès technique.

Il faut clairement que l’état mette en place des règles claires qui protègent le marché du travail pour le soustraire à la loi "naturelle mais injuste" de l’offre et de la demande. La nature est ni juste ni injuste, elle est. Seul l’homme est capable de justice et c’est le propre de l’homme que de s’affranchir de lois de la nature. L’état doit imposer des salaires minimums (et pas que minimums, des salaires minimums de façon globale, à tous les échelons) élevés et des conditions de travail correctes. Il doit limiter le plus possible la précarisassion du travail, mettre en place des règles très strictes pour cela. Pour autant ces salaires ne doivent pas être fixés arbitrairement mais doivent suivre une logique. Par exemple l’état par la loi pourrait annuellement redéfinir à la fois le temps de travail et un indice pour les augmentations salariales en se basant sur les progrès fait en matière de productivité. Par exemple pour 1 heure gagnée en productivité l’état pourrait imposer que 25 minutes de temps libre supplémentaire soient offertes au salarié, que 15 minutes de salaire équivalent supplémentaire soient versées au salarié, les 20 minutes restantes venant accroître les profits du capital. Cela pourrait réellement s’appeler une politique de revalorisation du travail car la politique actuelle si elle s’en réclame est en réalité une politique de dévalorisation du travail. Certains diront que ça ne va pas marcher, que les capitaux vont partir, que ça ne sera plus rentable de produire sur le sol du pays qui appliquera ce genre de politique ! Mais alors que faut il faire ? Il faut accepter qu’un progrès technique, par le biais de l’offre et la demande, dégrade la situation de la majorité de la population, accroisse les inégalités et en définitive ne profite qu’au capital ? D’autre penseront que c’est beaucoup trop dirigiste et agiteront le spectre du communisme. Malheureusement, on ne peut laisser les choses se décider seules car seules elles conduisent au résultat actuel. Par ailleurs l’état doit assumer son rôle de garant de l’intérêt général.

Au delà de ça il faut que l’état se réinvestisse dans l’économie. Il faut que l’état investisse dans les infrastructures pour favoriser un développement économique à la fois équitable et respectueux de l’environnement. Il faut aussi que l’état soutienne les secteurs de l’économie qu’il juge cruciaux pour l’avenir et dont il juge le développement profitable à l’intérêt générale. Ces dépenses ne constituent pas des dépenses de fonctionnement créant des déficits budgétaires abyssaux. Il s’agit d’investissements qui rapporteront plus à l’état qu’ils ne lui ont coûté. Évidement, il ne faut pas par la suite vendre les poules aux oeufs d’or (comme ce fut le cas pour les autoroutes).

Pour financer ces investissements, il faut que l’état se redonne les moyens financiers d’assurer ses missions. L’état doit reprendre le contrôle de la création monétaire et reprendre son droit à se financer par des prêts sans intérêts. Par ailleurs, les banques doivent cesser d’être investies d’un pouvoir de création monétaire. Les banque doivent : soit pouvoir prêter l’argent qu’elles ont en faisant payer les intérêts qu’elle souhaitent, soit prêter l’argent qu’elles n’ont pas mais sans pouvoir faire d’intérêts mais seulement facturer les frais du service de façon fixe (leur service consistant à évaluer la solvabilité de l’emprunteur et le risque lié au prét).

Libre échange ou pas libre échange ? Le matraquage, la propagande médiatique subit ces dernières années est destiné à nous convaincre que seul le capitalisme, lui même réduit au néolibéralisme économique est viable. Toute autre alternative étant "maléfique". Et d’agiter une fois le spectre de communisme et l’autre le spectre du fascisme. Ainsi, le protectionnisme économique, même fait de manière intelligente est présenté comme une mesure véritablement atroce que seuls des nationalistes de la pire espèce pourraient prendre. Or mettre en place des taxations douanières basées sur le coût environnemental ou humain est loin d’être nationaliste. Cela revient simplement à dire : nous n’accepterons pas de consommer des produits qui ont par leur production représenté un coût que l’on juge inacceptable pour la planète, ou que les personnes employées pour produire ces produits n’ont pas été traitées décemment ou n’ont pas été rémunérées de façon convenable. Cela revient à encourager les pays en voie de développement à bien traiter leur population s’ils souhaitent nous vendre des produits. Au contraire le libre échange en place actuellement conduit à la marchandisation et représente une forme moderne d’esclavagisme des pays pauvres par les pays riches. Le libre échange permet de saper la production agricole des pays pauvres en la mettant en concurrence avec celle des pays riches. Entre 1960 et 1998 le ratio de revenu entre les 5% des pays les plus riches et les 5% des pays les plus pauvres est passé de 30/1 à 74/1. Entre 1985 et 2000 le nombre de personnes vivant avec moins d’un $ par jour a augmenté de 18%. C’est cela la conséquence du libre échange et de l’abattement des barrières douanières. Évidement cela doit être conjugué avec une nouvelle manière d’aider au développement. Nous devons aider les pays pauvres ou en voie de développement à se développer. Nous devons les aider dans leur progression technologique et dans la progression de leur savoir. Nous devons les aider à développer leur propre industrie qui sera au service de leur propre population. Il n’est profitable pour personne de produire à l’autre bout de la planète des biens de consommation pour en réduire le coût. Ce n’est pas profitable pour les pays riches qui accélèrent leur désindustrialisation et détruisent plus d’emplois que nécessaire, ce n’est pas profitable pour les pays pauvres ou en voie de développement qui produisent des richesses dont ils ne jouissent pas et enfin, ce n’est pas profitable pour la planète compte tenue de la pollution inhérente au transport de ces marchandises. Faut il stopper les échanges commerciaux ? A coût sure, non. Mais il ne faut pas non plus que les situations soient absurdes comme c’est le cas aujourd’hui. Tout cela peut sembler extrêmement rétrograde et conservateur, mais c’est faux. La mise en place progressive d’un libre échange généralisé à long terme n’est pas mauvaise. Encore faut il que se soit fait avec intelligence. Supprimer les barrières douanières entre pays comparables est plutôt bon, comme cela est fait en Europe ou sur le continent nord américain avec l’UE et l’ALENA. En revanche, supprimer ou réduire à l’insignifiance les barrières douanières entre pays de développements économiques très différent est stupide et improductif. Il vaut mieux aider ces pays à se développer pour ensuite, lorsque les écarts seront réduits envisager de telles choses. Car je le répète, lorsque les écarts sont trop grands, cela conduit à la destruction économique et sociale dans les pays riches et à une forme d’esclavagisme moderne dans les pays pauvres ou en voie de développement. Aider fortement au développement les pays plus pauvres que nous est dans NOTRE intérêt. C’est dans notre intérêt pour réduire le problème de l’immigration. C’est dans notre intérêt de leur permettre de s’offrir dés la mise en place de leur industrie des moyens de développement les plus écologiques. C’est dans notre intérêt pour stopper la progression du terrorisme dont le terreau est la misère. C’est dans notre intérêt pour développer avec eux de bonnes relations qui sous seront profitables à l’avenir et prévenir des guerres. Les états unis, au sortir de la guerre ont dépensé des sommes colossales avec le plan Marshall pour financer la reconstruction de Europe. Mais cet argent fut plus un investissement qu’un dont. A l’origine, ce dont est tout sauf philanthropique, les USA avait besoin des faire barrage au communisme (aujourd’hui le terrorisme) et de se reconstituer des clients pour leur produits industriels (aujourd’hui se prémunir des délocalisations). Néanmoins la façon de conduire ses intérêts propres tout en satisfaisant aux intérêts de ses partenaires est à méditer.

Enfin, je terminerai par le chapitre fiscal. Je pense qu’il faut vraiment revoir la fiscalité de manière globale, simplifier et centraliser la fiscalité pour redistribuer ensuite. Il faut réduire l’ensemble des taxes et prélèvement obligatoire (a l’exception des taxes écologiques) à trois impôts progressifs.

1. Un impôt sur le revenu SANS palier mais dont la loi mathématique basée sur l’exponentielle permette de taxer plus les plus riches sans jamais qu’il n’y ait d’effet de seuil injuste ou qu’une personne qui gagne plus qu’une autre avant impôt ne se retrouve après impôt avec moins d’argent. Néanmoins ce système de taxation permet une progressivité de l’impôt d’abord faible puis de plus en plus grande à mesure que le revenu augmente et cela sans tranches et sans bouclier fiscal possible. Un personne pourrait très bien se retrouver taxé à 80%, où serai le mal ? (je rappelle que les USA ont taxé les tranches supérieures à 79%entre les années 30 et 60) Chacun payerai en fonction de ses moyens.

2. Un impôt sur les bénéfices des sociétés qui suive la même loi. Les sociétés qui gagnent beaucoup d’argent payeraient beaucoup celle qui sont en difficulté peu voir rien. Évidement cela doit être pondéré en fonction de la masse salariale et de la taille de l’entreprise. Par ailleurs un tel impôt encouragerait de facto l’investissement dans l’entreprise ou l’accroissement des salaires.

3. Un impôt sur les revenus boursiers.

L’état estime combien il lui faut de recette pour l’ensemble de ses missions, il ajuste les taux de ces trois impôt pour faire correspondre les recettes puis il redistribue ces recettes aux missions qu’il assume. (Plus de TVA, plus de CSG,..., plus que trois impôts progressifs et justes). J’ajoute que ces impôts répondraient tous à l’article 13 de la déclaration des droit de l’homme et du citoyen à laquelle est soumise toute constitution française et qui constitue de fait le texte juridique de référence : "Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés."

Enfin, j’ajouterai que je pense que si les choses se poursuivent ainsi, la monnaie va probablement s’effondrer. En cela, l’ensemble du système de hiérarchie de valeur va également s’effondrer. Néanmoins la richesse de notre pays NE VA PAS S’EFFONDRER. Car elle n’est pas basée sur la monnaie. En définitive la richesse de notre pays est basée sur les savoirs, les savoirs faire, les ressources naturelles et les infrastructures qu’il possède. Cela n’est pas délocalisable. C’est la population française qui détient les savoirs et savoirs faire, et les infrastructures et les richesse matérielles ne peuvent pas être transportées.

Par conséquent, même si l’on change le système et que les capitaux fuient, ceux là n’emporteront aucune ou très peu de la richesse française avec eux. Ils n’emporteront pas les citoyens français, ni leurs savoirs ni leurs savoir faire. Ils n’emporteront pas nos routes, ni nos centrales électriques, ni nos usines, ni nos machines. Aux final, ce petit groupe de personne ne jouit des vraies richesses françaises que parce que le système est ainsi fait. S’ils partaient, ils ne partiraient qu’avec quelques feuilles de papier ou quelques bits informatiques mais ce serait suffisant pour créer du désordre. Ce système n’est pas modifié pour l’instant que parce qu’un telle modification engendrerai un désordre temporaire tel qu’il serai très mauvais pour tout le monde. Pourtant, aujourd’hui, ce désordre arrive, que l’on change ou pas de système. Alors, autant en profiter pour en changer.


Moyenne des avis sur cet article :  3.22/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

17 réactions à cet article    


  • fxf46 17 janvier 2009 10:37

    Olivier Besancenot, on t’a reconnu !


    • Blackeagle 17 janvier 2009 13:10

      Vous qualifiriez l’application de ces proposition d’une politique d’extréme gauche ??????????
      Je vous engage à lire les 2 premiére partie de mon texte, surtout la premiére.

      Pas mal des choses que je precaunisent s’approchent de choses existante dans les pays occidentaux entre 1945 et 1980.

      Redistribution des richesse : les USA aprés la guerre était le pays le plus égalitaire du monde et la tranche suppérieur d’impot sur le revenu montait à 79%.....donc les USA était trotskistes......étrange, dans le même temps c’était la chasse aux sorciéres communistes chez eux !!!!!!

      Création monétaire avant 1974 et l’abandon par giscard d’estain du droit de l’état à emprunter à la banque de france à 0%, l’état français possédait son droit de création monetaire. MM De Gaulle et Pompidou était donc de dangereux Gauchistes. Il est étrange qu’ils ne se soient pas joints au cortéges en Mai 68 ???? 

      Si Giscard n’avait pas pris cette decision, et que l’état avait dans la periode s’étendant jusqu’à aujourd’hui emprunter les mêmes sommes que ce qu’il a emprunté......alors la dette française serai nulle. Et le budjet de l’état serai accru d’un montant equivalent à celui de l’impot sur le revenu. Le paiement actuel des interet de la dette publique est le deuxiéme budget de l’état et est equivalent à l’impot sur le revenu. La somme des interet cumulé de la dette est equivalente à la dette actuelle.

      Sur l’incursion de l’état dans l’économie.....les avions boeing sont des produit communistes puisqu’ils sont nés grace à des financement d’état. L’ensemble de l’informatiqe peut être mise dans le même panier.


      RIEN QUE LE FAIT AUJOURD’HUI d’ENTENDRE QUALIFIER CERTAINES PROPOSITIONS D’EXTREMISTES ALORS QU’IL Y A PEU ELLES NE FAISAIENT PAS DEBAT MONTRE A QUEL POINT LES ELITES FINANCIERES ONT REUSSI A ASSERVIR L’ENSEMBLE DES MEDIA DE FACON A DIABOLISER ET A FAIRE PASSER POUR EXTREMISTE TOUTE PROPOSITION MEME MODEREE TENDANT A LIMITER LEUR POUVOIR.


    • jfbiz 17 janvier 2009 12:20

      Des objectifs louables, mais un article qui survolent trop vite des éléments de réponses.

      Certains "solutions" proposées me semblent même très proches de la réalité actuelle !
      Par exemple, l’’impôt sur le revenu en lui même est sans effet de seuil !
      Faites un graphique en X le salaire en Y l’impôt : ça ressemble à ce que vous voulez ! (on peut toujours discuter de la progression bien sûr !).

      L’effet de seuil existe... mais indirectement : aide liée au taux d’imposition par exemple...

      A vouloir en dire trop, on ne dit rien !


      • Blackeagle 17 janvier 2009 13:43

        les tranches crée un effet de seuil perver et stoppent la progression de l’impot à partir de la derniére tranche.

        l’essentiel du chapitre ficale est de supprimer la pression fiscale sur les salaire en trabsferant les prélévement sociaux, de supprimer tous les impot indirects et autres taxes injustes.

        L’essemble des prélèvements obligatoires se limiteraient à trois impots progressifs.


      • Candide 17 janvier 2009 12:26

        à l’auteur

        En quoi votre article constitue-t-il un authentique projet économico-politique ?

        Personnellement, je préfère, et de loin, un article antérieur qui me paraît bien plus novateur.
        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47406


        • Blackeagle 17 janvier 2009 13:47

          si les modification fiscales, structurelles et de mission de l’état que je propose vous paraissent insignifante....je ne sait pas ce qu’il vous faut.
          La fiscalité changerai vraiment beaucoup la repartition des richesses ainsi que le comportement des entreprises. La création monetaire supprimerai une bonne partie de notre dependance financiere. L’interventionnisme permettrai de palier au deficit d’investissement privé à long terme.


        • millesime 17 janvier 2009 15:59

          Newropeans est le seul mouvement politique transeuropéen qui depuis 2006 à sensibilisé l’opinion sur l’arrivée de la crise .
          Il emet une nouvelle alerte "socio-politique européenne" avec des propositions concrètes ... !
          à lire sur mon blog.


          • JL JL 17 janvier 2009 20:37

            Blackeagle, je vais limiter mon commentaire à ce que vous dites au sujet de l’impôt sur le revenu.

            ""Un impôt sur le revenu SANS palier mais dont la loi mathématique basée sur l’exponentielle permette de taxer plus les plus riches sans jamais qu’il n’y ait d’effet de seuil injuste ou qu’une personne qui gagne plus qu’une autre avant impôt ne se retrouve après impôt avec moins d’argent … les tranches crée un effet de seuil pervers et stoppent la progression de l’impôt à partir de la dernière tranche..""

            Visiblement vous n’êtes pas matheux. Et vous ne vous êtes pas intéressé de près au mécanisme des tranches. Etes-vous jeune, ou bien votre connaissance dans ce domaine est récente ?

            Les tranches simulent la progressivité, tout simplement. Maintenant, les niches fiscales, le bouclier fiscal, et tout récemment la défiscalisation des heures supplémentaires créent effectivement des distorsions et des injustices. Prenez un papier, un crayon, et suivez le conseil de jfbiz


            • Blackeagle 18 janvier 2009 15:14

              ayant fait des etudes scientifique poussées, je pense maitriser les mathématiques plus que la plupart des gens.

              voilà ce que je sais à propos de l’impot sur le revenu :

              Tranches de revenus 2007
              applicables en 2008
              Taux imposition
              2008
              Jusqu’à 5.687 euros
              0%
              De 5.688 à 11.344 euros
              5,5%
              De 11.344 à 25.195 euros
              14%
              De 25.195 à 67.546 euros
              30%
              Plus de 67.546 euros
              40%

               5,5% de 11344 € font 623.92 €, il reste donc 10720.08 €
              14% de 11345€ font 1588.3€, il reste donc 9756.7€

              cependant j’ai observé des graphiques de l’impot sur le revenu sans effet de seuil.
              J’en déduit donc qu’à chaque changement de seuil, une valeur fixe doit être soustraite de la valeur de l’impot pour assurer la continuité de l’impot ?

            • JL JL 18 janvier 2009 18:57

              @ Blackeagle, je pense que vos mathématiques poussées vous permettent de comprendre l’équation

              Y = aX + b  smiley

              la courbe des impôts n’est rien d’autre qu’une juxtapositions de segment de cette fonction de sorte que la courbe esy en réalité une ligne brisée dont la pente progresse en passant d’une tranche à la suivante. Quiconque est allé au collège et a une seule fois calculé le montant de son impôts a pu le constater aisément.

              Evidemment, on est loin d’une courbe exponentielle. Mais comme dit Nassim Nicholas Taleb :

              "Avoir des chiffres en tête rend les gens dindes".

              La métaphore de la dinde : "plus le temps passe, et plus la dinde croit que celui qui la nourrit ne veut que son bonheur et son bien être".


              • jfbiz 18 janvier 2009 19:02

                Merci pour l’aide JL !
                Je crois qu’un jour, il faudra faire une courbe, c’est plus parlant !
                Pourquoi pas un article pour expliquer le principe de la TVA ?



              • Blackeagle 19 janvier 2009 00:53

                je sens une pointe de dérision inutile dans votre commentaire....

                Vous confirmez la supposition que j’ai faite aprés que j’ai pris connaissance de la continuité de cet impot.

                Mais je ne m’était pas interressé de prés aux mecanismes des tranches, n’ayant jamais gagné assez pour payer l’impot sur le revenu, mon experience personnelle est nulle en la matière.

                Je m’étais contenté de supposer que l’impot correspondait simplement directement aux % des tranches......

                C’est une erreur grossière qui est maintenant corrigée.

                Celà dit la suppression des discontinuitées que je supposait exister et dont j’avais entendu certaines personnes se plaindre (visiblement à tord), ne constituaient qu’un détail peu important de mon article.


              • JL JL 19 janvier 2009 10:37

                Blackeagle, ne vous fâchez pas, j’avais deviné juste en écrivant : "Etes-vous jeune, ou bien votre connaissance dans ce domaine est récente  ?"  smiley

                A la rédaction d’Agoravox : Je crains qu’Agoravox ne devienne un laboratoire, un terrain d’essais pour étudiants.


              • Blackeagle 19 janvier 2009 14:45

                Je n’aimes pas parler de moi sur internet......et je ne vois pas pourquoi il faudait "craindre" que des étudiants ne s’expriment sur agoravox ?


              • JL JL 19 janvier 2009 18:23

                Hé, je sais pas moi. J’ai peut-être tort ...


              • jfbiz 18 janvier 2009 18:57

                Effectivement, la courbe est continue, si vous êtes matheux nous dirons qu’au changements de seuils, la dérivée à droite est un peu plus forte qu’à gauche... une exponentielle par segments de droite, ...
                Voilà ça vient....

                Maintenant les choses sérieuses : la TVA "rapporte" beaucoup plus à l’état que l’impôt sur le revenu. La TVA existe dans la plupart des pays (même en Chine !) ; Les US ont un système un peu particulier.
                En gros la TVA reflète souvent le niveau de protection sociale dans les pays "stabilisé". D’autre part la TVA touche les produits importés (donc quand on importe on taxe...), quand les vacanciers étrangers viennent en France, il payent la TVA sur leur consommation....
                Bien sur, je suis d’accord pour payer moins (comme tout un chacun),.. Si vous avez une autre solution qui ne casse pas tout ?
                L’impôt sur les sociétés : l’augmenter aura 2 effets : délocalisation de la société mère (voir système Coca-cola par exemple : on produit en France, les bénéfices s’évapore dans des paradis fiscaux) ou délocalisation de la production.. . chomage, pas d’impôt sur les sociétés, ...

                Une vraie mesure sociale : augmenter la TVA de 2 %, et avec les bénéfices payer une partie des charges salariales pour la tranche de salaire inférieure au SMIC.
                Prévoyer la même base sur les retraites et les minimaux sociaux.
                C’est mathématique : tous les salariés au SMIC touchent plus, et l’augmentation de salaire est plus forte que la hausse des prix. L’état "gagne" plus (importation, étrangers, ..)
                Si vous souhaitez aider la production française, mettez une partie de l’augmentation de TVA sur les charges patronales. Le coût de revient en France est un peu plus compétitif !

                Augmenter le pouvoir d’achat des petits salaires en augmentant un impôt !



                • Blackeagle 19 janvier 2009 01:49

                  La TVA rapporte effectivement beaucoup plus à l’état que l’impot sur le revenu. Ce qui constitue selon moi un probléme. Par nature, la TVA est un impot injuste.

                  AU MINIMUM un impot juste doit imposer à % constant en fonction du revenu. Si par ailleurs, on juge que l’état doit réquilibrer la répartition des richesses, un impot à taux progressif est préférable.


                  La TVA agit exactement dans le sens inverse. C’est un impot à taux fixe sur la consommation. Or les personnes modestes ou des classes moyennes utilisent la totalité ou la grande majorité de leurs revenus pour consommer. La TVA porte donc sur la quasi totalité de leurs revenus. Au contraire, en moyenne, plus une personne est aisée et plus la part de son revenu consacrée à la consommation sera reduite. En conséquence la part de prélevement correspondant à la TVA sur la totalité de son revenu sera d’autant plus réduite que son revenu sera élevé. C’est exactement le contraire de l’impot revenu et c’est profodement injuste.

                  Il est certain qu’il n’existe pas de solution idéale. Neamoins il mes semble juste de vouloir rendre les prélèvement obligatoires "justes".

                  Pour ce qui est de la taxation sur les produits importés, il me semble que la TVA a été mise en place en effet pour rééquilibrer les taxes pesant sur les produits importés et les produits fabriqués "a domicile". Auparavant, il me semble que la valeur ajouté à chaque étape de la fabrication ou vente du produit était taxée. Ce qui représentait des taxes plus lourdes pour les produits fabriqués en France puisque plus d’étapes étaient soumises à la taxe. La TVA a permis ce rééquilibrage.

                  Cependant j’ajouterai que je plaide par ailleurs que pour la réhabilitation des taxation douaniéres, selon certains critères.

                  Quand au conséquences sur l’attarctivité pour les entreprises étrangéres, il est toujours difficile de prévoir ce genre de choses. Une bonne gestion de la progressivité de l’impot supposé sur les bénéfices, ainsi que de sa pondération par différents paramétres (masse salariale, chiffre d’affaire, investissement, on peut imaginer d’autre critére) peut permettre justement de rendre attractif notre pays pour les entreprises dont il nous seraient profitable qu’elles s’installent sur notre sol tout en le rendant non attractif pour des entreprises au comportements extremement critiquable ou prédateurs (par exemple celles qui viennent juste pour capter l’argent publique et se barrer quelques années plus tard).

                  De plus un tel impot favoriserait largement la création d’entreprise et la santé des PME quand on sait qu’elles emploient énormement de monde et ne font pas généralement de bénéfices exagérés.

                  La bonne gestion de ces impots pourrait permettre, en ne pesant plus sur l’emploi de faire en sorte d’encourager des comportements cityoens pour les entreprises, qui en reduisant par leurs actes les impots reduiraient dans le même temps le cout des missions assumées par l’état. L’exemple le plus évident étant le chomage. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Blackeagle


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès