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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise financière : ne pas confondre les milliards avec les milliards

Crise financière : ne pas confondre les milliards avec les milliards

Les sommes nécessaires pour juguler la crise financière sont vertigineuses. Sont-elles vraiment nécessaires ? Quelle est la responsabilité des banques dans le désastre qui pointe à l’horizon ?

Pour surmonter la crise financière, le FMI nous dit aujourd’hui que les banques ont besoin de 1400 milliards de dollars. Le plan américain prévoit d’allouer 700 milliards de dollars pour garantir les créances douteuses. L’Irlande met en place un fond de 400 milliards d’euros dans le même but, et ainsi de suite dans les autres pays. Ces sommes astronomiques font tourner la tête. Personne n’est capable de mesurer vraiment ce qu’elles représentent.

Le citoyen s’étonne qu’au même moment on ait de la difficulté à trouver 1,5 milliard d’euros pour financer le RSA de Martin Hirsch. Il s’étonne aussi que les grands Etats du monde crient victoire pour avoir laborieusement réuni les 16 milliards (à dépenser sur plusieurs années) nécessaires pour atteindre les objectifs de développement de l’ONU, dont les bénéficiaires sont les populations les plus défavorisées du monde.

Comment peut-on peiner pour sortir 1 milliard, quand, du jour au lendemain, on en trouve cent ou mille fois plus à dépenser immédiatement ?

Pour comprendre, il est important de distinguer la nature des différentes masses financières en question.

Les réserves de devises de la Chine étaient supérieures à 1 000 milliards de dollars fin 2006. Celles de l’Algérie étaient de 110 milliards de dollars. Celles de la Russie sont actuellement de plus de 500 milliards.

Est-ce à dire que ces réserves pourraient être utilisées pour financer des projets de développement ?

Non.

Il s’agit de réserves de devises et, chaque fois que des devises parviennent dans ces deux pays (suite à l’exportation d’un bien, de matières premières ou de services), elles rejoignent les réserves, et la contrepartie en monnaie locale circule immédiatement entre les acteurs économiques du pays, qui en font ce qu’ils veulent.

C’est ainsi que la contrepartie en yuans ou en dinars des réserves en dollars de la Chine et de l’Algérie circule déjà dans ces pays. Ce que les Chinois et les Algériens en font, on ne le sait pas : avec cet argent, la Chine et l’Algérie peuvent, selon la politique de leur gouvernement, donner la priorité à la consommation, à des projets de développement, à des investissements en infrastructure, à des achats d’armes, etc. C’est leur choix.

Le gouvernement des Etats-Unis ne "donne" pas 700 milliards de dollars. Il met cette somme dans les circuits financiers en espérant ainsi que les échanges entre les acteurs économiques ne ralentiront pas. Rappelons que c’est un ralentissement dramatique de ce type qui a provoqué par ricochet le tarissement du crédit et causé la crise de 1929. Il s’est ensuivi entre trois et six ans de récession et de misère selon les pays.

Osons la métaphore suivante :

- le monde est un bateau, dans lequel nous sommes tous (certains sont en 1re classe sur le pont supérieur, d’autres en 3e classe au fond de la cale...) ;

- ce bateau navigue sur un grand fleuve qui est en décrue, bientôt il s’échouera sur un banc de sable ;

- par ailleurs, les passagers de 3e classe, au fond de la cale, ont terriblement soif ;

- il manque de l’eau à deux endroits : dans le lit du fleuve et dans la 3e classe du navire ;

- mais ce n’est pas une eau de la même qualité que l’on doit apporter aux deux endroits ;

- et ce n’est pas la même quantité d’eau non plus ;

- ce qui est sûr, c’est que, s’il n’y a plus d’eau dans le fleuve, le navire sera bloqué sur son banc de sable, et avec lui tous les passagers seront aussi immobilisés. Alors que les passagers de 1re classe ont des provisions pour s’alimenter pendant la durée de l’immobilisation du navire, il ne sera pas possible d’aller chercher de quoi donner à boire pour ceux du fond de cale, dont une partie aura alors de bonnes chances de mourir de soif.

C’est pourquoi il est important pour chaque humain, riche ou pauvre, du Nord ou du Sud, capitaliste ou socialiste, que les grands pays du monde se mettent d’accord pour remonter le niveau de l’eau du fleuve et que le navire de l’humanité puisse voguer à nouveau. Ceci conduira immanquablement à instituer les régulations internationales qui ont fait défaut depuis dix ans.

Quant aux acteurs du monde financier qui sont la cause de la crise, il convient que les Etats engagent autant d’efforts pour les identifier qu’on le ferait pour des délinquants, de sorte qu’ils ne puissent en aucun cas profiter des mannes financières distribuées.

Aujourd’hui, les banques disent qu’elles se tournent à nouveau vers leurs clients et abandonnent les « activités de marché », qui leur ont rapporté tant d’argent et qui nous coûtent aujourd’hui si cher. Leur arrogance vis-à-vis des pauvres petits clients que nous sommes était attisée par les centaines de milliards qu’elles manipulaient, bien plus rentables que de s’occuper des particuliers, des artisans et des PME.

Puisque les banques s’intéressent de nouveau à nous, par la force des choses (il ne leur reste que nous...), ne nous laissons pas plumer à nouveau ! Que chacun demande à son banquier à comprendre quel service il rend réellement. Mettons-les en concurrence plus que jamais !


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27 réactions à cet article    


  • TAO2008 TAO2008 9 octobre 2008 12:36

    Je suis entièrement d’accord avec votre article. Ma réflexion est la suivante : j’espère qu’il ne s’agira pas d’un scénario semblable au naufrage du Titanic où les plus riches partent sur des canaux de sauvetage et les autres meurent dans la cale. Mon seul optimisme est le suivant : l’importance de la crise est telle qu’elle engouffrerait toute la planète dans un cataclysme profitable à personne si rien n’aboutissait. De la sorte, tout le monde (hormis les fanatiques en tout genre) a intérêt à ce qu’on sorte de cette terrible situation. Toutes les mesures prises actuellement auront forcément des effets d’ici quelques mois (environ 10 pour la baisse des taux du loyer de l’argent) et la question est de savoir comment tenir dans cet intervalle. Il faut garder une dose de recul par rapport aux précédentes crises (même si celle-ci est difficilement comparable) : combien de fois nous a-t-on annoncé la fin du monde ? Chacun est à sa façon acteur de ce spectre que tous ces gouvernants n’arrivent pas à saisir : la confiance. Personnellement, je préfère faire un choix "pascalien" car quoiqu’il finisse par arriver il nous faut bien vivre ce temps présent et tenter de préserver au mieux les plus démunis qui, bien avant ces crises, ont toujours existé et existeront toujours. Tous ces médias ont beau jeu de nous accabler en permanence avec cette crise dont ils font leurs choux gras. Je pense qu’il faut savoir être contrariant à la morosité extrême ambiante et se dire qu’un mal vaut parfois pour un bien. Peut-être nous dirons nous plus tard que cette crise aigüe était une forme de salut pour l’humanité notamment au regard de l’écologie. Bonne journée


    • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 octobre 2008 15:33

      Vous avez raison fondamentalement optimiste.
      Cette crise peut être un point de départ pour une nouvelle conception du développement que des précurseurs défendent
      A court terme, je crains que les canaux de sauvetage du Titanic soient déjà remplis par les mieux lotis d’entre nous ...


    • Cug Cug 9 octobre 2008 12:47

       Je ne crois pas une seule seconde que les financiers et les banques vont changer quoi que se soit et encore moins les politiques qui sont sous influence ! 
       Pourquoi tueraient t’ils la poule aux oeufs d’or ?

       Les politiques au pouvoir n’ont pas sauvé le système, ils ont sauvé l’oligarchie financière anglo-saxonne qui pilote le système libéral libre échangiste.

       Les banques vont se restructurer, les gros avalant les petits et finalement nous nous retrouverons avec un secteur fianacier comprenant moins d’acteurs donc plus puissant.

       Nous vivons dans des démocraties médiatiques.
      Une fois la tempête boursière passée, la population n’en entendra plus parler et l’oligarchie financière poursuivra ses affaires.
      A moins que la tempête ne soit pas terminée ...


      • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 octobre 2008 15:37

        Je pense que vous minimisez le fait que la crise financière, conjuguée au cout exhorbitant de la guerre en Irak, affaiblit les Etats-Unis (et les anglo-saxons) comme jamais avant. Selon un économiste anglais, la domination anglo-saxonne prendra fin dans le courant des 25 ans qui viennent.


      • Cug Cug 9 octobre 2008 19:40

         Effectivement je pense aussi que c’est la fin de l’empire britannique sous sa forme actuelle qui est l’oligarchie financière anglo-saxonne.
        Cependant par USA/dollar interposé je ne suis pas certains que ceux ci, les anglo-saxons rendent les armes si facilement comme l’ont fait les soviétiques.
         Qui vivra verra.


      • mac 9 octobre 2008 12:48

        Cette image du bateau me semble être celle que le banquiers voudraient qu’on ait mais je pense que la réalité est beaucoup plus complexe car il y a probablement des fuites entre l’eau du bateau et celle du fleuve.
        En effet on ne peut nier que les contribuables vont payer une partie de l’addition et que pendant des années des fortunes immenses se sont créées sur le système dans la plus grande discrétion et que nous n’en reverrons probablement pas la couleur.
        Quant à poursuivre les responsables cela ne relève que de la bonne intention car tant que les paradis fiscaux existeront (et ils se sont multipliés ces dernières années) le système aura quelque chose de véreux.D’ailleurs les banques méritent-elles toutes d’être sauvées ?
        Certains think- thank comme Leap Europe 2020 qui ont annoncé assez précisement ce qui allait se produire depuis plus de deux ans et demi (comme quoi les politiques qui nous disent découvrir la situation nous mentent peut-être un peu ?) semblent penser qu’on devrait concentrer une partie de notre énergie à autre chose...


        • Cug Cug 9 octobre 2008 12:56

           Je plusse.


        • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 octobre 2008 15:44

          Oui ma métaphore est simpliste, comme toutes les métaphores, et le problème est plus complexe.
          Et oui bien sûr, toutes les banques ne méritent pas d’être sauvées, mais les clients de ces banques méritent sans doute de l’être.
          Poursuivre les responsables est difficile, mais pas impossible. Le FBI a lancé une enquête. Que donnera-t-elle ? On verra ...
          Je ne connais pas le think tank dont vous parlé. En tout cas, depuis avant 2000, beaucoup d’économistes annonçaient que les déficits étatsuniens et la quasi-absence d’épargne et la vie à crédit des ménages ne pourraient pas se prolonger toujours. Cà a mis du temps à venir, mais on y est.


        • fred 9 octobre 2008 13:43

           Le 1à septembre 2001 : Rumsfeld annonce un trou de 2300 milliards dans la comptabilité du Pentagone (source : http://www.youtube.com/watch?v=3kpWqdPMjmo&eurl=http://linkorama.be/911/index.php/2008/03/14/42-jerome-kerviel-est-un-amateur).

           
          Ce titre aurait dû faire le Une de TOUS les journaux du monde : 2300 milliards soit 5 fois les réserves de liquidités de la Russie ! 2 fois celles de la Chine !!! Mais le lendemain, les attentats ont lieu. Au Pentagone, ce sont une grande majorité de comptables et responsables IT qui sont tués par un "avion" des terroristes, qui après avoir survolé les USA pendant 90 minutes sans pouvoir être interceptés fait un trou dans la façade de 3 mètres, perce 5 rangées de mur en béton armé en laissant de l’autre côté un trou de...2 mètres, sans abîmer la pelouse bien sûr. Des traces de l’avion ? Aucune. A part des morceau de tôle de 1m sur 50 cm. Pas de réacteurs. Pas de sièges. Version officielle : sous le coup de la chaleur, l’aluminium s’est EVAPORE !! Mais on a pu identifier les passagers grâce à leurs empreintes digitales...
           
          Le procureur Mc Kinsey mène l’enquête et découvre qu’un nouveau trou dans la comptabilité du Pentagone subsiste en 2000 pour 1100 milliards de dollars.
           
          Un total de 3400 milliards de dollars en 2001, qui équivalent alors à l’euro.
           
          Entretemps, le capital aindi détourné peut vraisemblablement avoir doublé grâce au placement juteux des subprimes (par exemple). Soit 7000 milliards de dollars.
           
          Ma question est : peut-on considérablement troubler les marchés financiers mondiaux avec une somme de 7000 milliards de $ ? Ma réponse est plus que probablement.
           
          Le système n’est pas en cause dans son fonctionnement.
           
          Bravo à l’insondable lâcheté des médias et à l’incrédulité des gens qui ont permis à ces NAZIS (Prescott Bush finançait déjà Hitler en 1924) de foutre le bordel, de créer un génocide en Irak, d’affamer des millions de personnes à travers le monde et à saboter le système.

          L’industrie militaire n’attend que le conflit et propage les raisons d’y arriver. Ne tombons pas dans le panneau. Solidarité tous azimuths, respect et entente, même avec les banquiers.

          • Lisa SION 2 Lisa SION 9 octobre 2008 14:59

            Votre commentaire mériterait d’être développé pour sortir de l’ombre et devenir un solide article trônant brillamment au sommet du grand tableau des vérités qu’il faut absolument faire savoir...

            Mettez un euro toutes les secondes dans une caisse, il vous faudra trente trois ans pour en faire un milliard.

            Une des banques renflouée par les sept cent miliards du plan Paulson vient de se faire prendre la main dans le sac. En effet, tout le conseil d’administration s’était donné rendez vous avec l’ensemble des principaux collaborateurs et leurs conjointes pour un séminaire dans un grand hotel de Floride à mille dollars la nuit...Coût de l’opération, quatre cent quarente mille dollars...

            Pendant qu’on affole les petits contribuables sur la grande crise, on féte ça dans des palaces en haut lieu...


          • fred 10 octobre 2008 20:25

             Merci !!!

            Demandez à Agoravox pourquoi mon article n’a pas été publié... Pas assez de sources dans un domaine trop compliqué ou kekchoz du genre...


          • ronchonaire 9 octobre 2008 14:11

            Mouaif, votre métaphore est un peu limite car le fleuve ne s’est quand même pas vidé tout seul. Sans parler du fait que le capitaine du navire semble avoir un peu trop picolé et que l’équipage a décidé de balancer les passagers de 3ème classe par dessus bord pour éviter de sombrer.

            Bref, on est plus proche de Titanic ou de l’Exxon Valdez que de "La croisière s’amuse".


            • Forest Ent Forest Ent 9 octobre 2008 14:19

              On ne parle plus assez de la "valeur travail", du "choc de confiance" et de la "bataille des idées". smiley

              Il aurait peut-être fallu que les financiers travaillent moins pour perdre moins ? Ce qui est certain, c’est que les sous que les états vont filer aux banques sont de vrais sous piqués dans la poche de vrais contribuables.


              • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 octobre 2008 15:49

                Oui, comme pour le Crédit Lyonnais, pour lequel chaque français a cotisé pour environ 400 €.
                Savez-vous où est parti cet argent ?


              • Forest Ent Forest Ent 9 octobre 2008 18:16

                En partie. Un peu d’info là :

                http://forestent.free.fr/lyonnais.html

                _


              • finael finael 9 octobre 2008 16:31

                 Une autre manière de "mettre de l’argent dans les circuits financiers" eut été de rehausser le niveau des salaires et des allocations de manière à permettre d’augmenter le pouvoir d’achat et par conséquence la consommation, donc de relancer des économies stagnantes.

                 Evidemment, au lieu de faire renflouer les banques (les créanciers) par les contribuables, cela aurait redonné du pouvoir et de l’espoir aux particuliers (les débiteurs) et aurait porté un coup dur auxdits créanciers qui auraient dû fermer boutique.

                 Mais on ne va pas s’attaquer à ceux qui financent votre campagne électorale n’est-ce pas ?


                • mac 9 octobre 2008 17:01

                  Une autre manière serait de mettre l’argent dans des grands travaux d’infrastructure plutôt que de simplement mettre le consommateur sous perfusion pour qu’il achète n’importe quoi.

                  Par exemple on sait que l’Internet haut débit va changer la vie des gens, leur façon de consommer et de travailler.Or les campagnes françaises sont victimes de la fracture numérique par ce que les lignes téléphoniques sont quasiment les mêmes depuis des décennies.Pourquoi ne sommes nous plus capables de faire ce que nous faisions dans les années soixante dix et installer de nouvelles lignes de type fibre optique jusque dans nos campagnes ?


                • finael finael 9 octobre 2008 18:48

                  @ mac

                  Bien entendu, je suis entièrement d’accord.

                  Mais cela ne contredit pas ce que j’ai dit : lancer de grands travaux oui ! ... en payant des salaires décents !

                  De plus cela ferait baisser le chômage, donc redonner du travail à ceux qui n’en ont pas (ou plus en général)

                  Mais ce genre de solution implique un état actif et au service du bien public à long terme, et vous verrez tous les "libéraux" hurler que "la dette" deviendrait intenable qu’il y augmentation du nombre de fonctionnaires, etc ...

                  Et comme le système libéral ne fonctionne que sur le court terme, que les politiciens ne voient pas plus loin que l’échéance de leur réélection .... je ne vois pas comment faire tant que le système actuel perdurera.


                • 000 9 octobre 2008 20:56

                  Bah dans l’arrière pays Niçois (Alpes de haute provence), c’est déjà le cas...
                  Comme quoi, l’idée a déjà fait des adeptes.


                • 000 9 octobre 2008 20:58

                  Je parlais du haut débit dans les campagnes.


                • Serge Serge 9 octobre 2008 20:01

                  " Il convient que les Etats engagent autant d’efforts pour les identifier ( les responsables de la crise ) qu’on le ferait pour des délinquants."
                  Ce qui me choque dans cette phrase c’est ;
                  1) laisser entendre qu’on ne connaît pas les responsables ?
                  2) ne pas les qualifier de délinquants.

                  Il est vrai que Sarkozy dans son discours de Toulon a user et abuser du "on" ;
                  " On a laissé les banques spéculer...on a financé le spéculateur...on a caché les risques...etc..."
                  Mais ce "on" c’est lui et son gouvernement ; c’est le capitalisme et sa nature ;c’est toutes les déréglementations adoptées depuis des années par les Etats ;c’est des dirigeants et des actionnaires en chaire et en os ;etc...
                  Quand à penser que Sarkozy ( et les autres ) puisse "punir" les fautifs...je rappelle sa déclaration à l’université du MEDEF de Jouy-en-Josas (source Les Echos,31/08/2007) 

                  " LA PENALISATION DE NOTRE DROIT DES AFFAIRES EST UNE GRAVE ERREUR,JE VEUX Y METTRE UN TERME. "
                  Fermer le ban tout est dit !!!


                  • décurion 9 octobre 2008 20:58

                    Je vous propose une autre métaphore.
                    On coule le navire et les canots de sauvetages avec les passagers.
                    Ceux qui ont les poches vides pourront nager jusqu’à la rive.
                    Les autres, restent en famille avec les requins.
                    Entre ploucs, on se debrouillera, avec de l’huile de coude et un peu de S E L.


                    • finael finael 9 octobre 2008 23:08

                      Nous sommes tous les acteurs du monde financier, puisqu’il n’est pas possible de se passer des banques.

                      Mais ceux qui sont aux commandes ne font que profiter des avantages et des privilèges que leur donne leur position "en 1ère classe".

                      Ce qu’il faut mettre en cause c’est la structure même du bateau soi disant "insubmersible" mais qui est en train de couler : il n’était pas fait pour naviguer, mais pour procurer le maximum de confort à ses occupants de première classe.


                      • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 9 octobre 2008 23:22

                        Je pense que ce n’est pas si simple.

                        Il ne faut pas oublier que quand vous mettez 1€ dans votre compte, votre banque fait de la création monétaire en prêtant 10 fois la somme que vous avez déposé. Cette création monétaire permet de financer la multinationale comme la plus humble des PME, l’achat de la villa du millionnaire comme le crédit à la consommation du RMIste. Elle permet de financer le déficit de la sécu et celui de l’Etat. Ceci, un système de planification et de contrôle de type marxiste ne le permet pas, cf Cuba et avant, l’Urss et ses satellites.

                        La faute des banques (ou au moins des banques américaines et de quelques banques européennes), c’est d’avoir spéculé en cachette sur le mécanisme de refinancement, jusqu’au moment où l’on s’est aperçu que les garanties qu’elles mettaient pour obtenir ces refinancements ne valaient pas un pet de lapin. Elles ont cassé leur joujou. Le problème étant que tout le monde est touché. On a de quoi être furax.


                      • Serge Serge 10 octobre 2008 08:14

                        Sauf que...comme pour le système soviètique il y a la théorie ( toujours style "lendemains qui chantent" !!!) et la réalité du terrain...c’est à partir de là qu’il faut raisonner,analyser et conclure.
                        Pour le système capitaliste je laisse à quelqu’un "de l’intérieur" qui en connaît tous les "méandres,subterfuges,mensonges..."etc...conclure :
                        A la question ;" "Le capitalisme est-il réformable ?" G.Soros,un des grands de la finance américaine répond :
                         " JE NE CROIS PAS TROP A L’ETHIQUE DES ENTREPRISES.ON NE PEUT PAS LEUR DEMANDER DE SE DENATURER."

                        De son côté Milton Friedman,chantre du capitalisme, écrit dans son livre "Capitalism and Freedom" page 133 : " L’ENTREPRISE N’A Q’UNE SEULE ET UNIQUE RESPONSABILITE SOCIALE...FAIRE LE PLUS D’ARGENT POSSIBLE POUR SES ACTIONNAIRES."

                        Fermer le ban !Tout est dit !Les discours lénifiants sur le "capitalisme social" et autres balivernes...du pipeau,de la poudre aux yeux pour nous faire accepter la régression sociale.
                         


                      • finael finael 10 octobre 2008 11:20

                        Mais à quelle richesse correspond cette création monétaire ?

                        De plus :


                        - La banque va certainement prêter au milliardaire aux multinationales - à quelques pourcents - lesquels vont s’empresser de placer cet argent. D’ailleurs le prêt sera d’autant plus facile si l’entreprise "fait des économies" en licenciant, même si elle est bénéficiaire, pour "placer" cet argent.
                         

                        - Quant au "crédit à la consommation" au RMIste il sera refusé, je ne connais pas de RMIste ayant droit à un quelconque crédit !


                        - Le "crédit à la consommation" s’adresse aux classes moyennes parfois au SMICARD, avec des taux de 12, 15, 18% !


                        - En fin de parcours la banque aura gagné !

                        Mais je reviens à ma première question, la monnaie est censée représenter une richesse, dans le cas que vous citez, d’où sort cette richesse ? serait-ce de la "génération spontanée" ?


                      • glouglou 12 octobre 2008 23:47

                        "Une fois que l’Europe aura adopté totalement une position commune, nous irons convaincre les Américains de la nécessité du G8 plus (élargie aux économies émergentes, NDLR)" pour "faire triompher les idées européennes", a confirmé Nicolas Sarkozy. Une fois la crise passée, "il y aura des remises en cause et des changements" et "ceux qui ont mis le monde dans la situation où il se trouve, ils devront rendre des comptes", a-t-il prévenu. AP smileyglouglouglouglou

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