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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise financière ? Non crise monétaire !

Crise financière ? Non crise monétaire !

Résoudre par un tour de passe-passe, style traites de cavalerie, une crise financière c’est oublier que cette crise n’est pas un accident, mais l’aboutissement d’une erreur économique fondamentale :
l’économie n’est pas la recherche du rendement maximum, mais devrait être la recherche de l’équilibre des échanges afin d’en assurer la pérennité.

Face à une crise systémique nous devons construire une réponse systémique.

Nos sociétés sont tissées de liens économiques, sociaux, culturels et politiques qui interagissent les uns avec les autres.

Lorsque l’on touche à l’un d’entre eux les résonances se propagent à travers tout le tissu social.

Malheureusement, les hommes n’ont pas encore appris à mesurer les conséquences de leurs décisions, quand ils se heurtent à un problème, ils inventent une solution à ce problème sans se rendre compte que ce reprisage du tissu local va, la plupart du temps, déplacer le problème sur un autre thème (l’effet papillon).

La constitution de ces interactions n’est pas le résultat d’un plan global construit et cohérent, mais le résultat de strates historiques archaïques issues de domaines autrefois isolés qui s’empilent sans logique et se contredisent souvent.

En informatique, survivent parfois ces vieux programmes, accumulations de sous-programmes différents, usines à gaz fourmillant de complexités, où chaque bug constaté se traduit par l’écriture d’un patch qui, en général, ne va pas tarder à générer un nouveau bug ailleurs.

Pour reconstruire un système complexe, il faut partir d’une analyse. Réfléchir sur ses fondamentaux, ses buts et ses moyens. Mettre en place une méthode. Ensuite passer à l’ergonomie, pour faciliter sa compréhension et son utilisation par le plus grand nombre. Enfin former les utilisateurs pour qu’ils acceptent et comprennent la logique qui leur est proposée.

Vous ne pourrez pas résoudre les problèmes financiers sans vous inquiéter des problèmes monétaires, qui nécessitent de prendre en compte les problèmes économiques. Ces derniers problèmes ne peuvent trouver de solution si vous négligez leurs conséquences humaines, sociales et écologiques. Vous ne résoudrez pas non plus ces problèmes humains sans avoir leurs accords et leurs participations. Vous ne résoudrez pas les problèmes écologiques sans réfléchir à nos modes de vie, donc réfléchir à nos logiques culturelles, nos choix philosophiques, bref réfléchir à ce qu’est notre bonheur et notre avenir lié intimement à celui de la planète à très long terme.

S’attaquer à tous ces problèmes simultanément dépasse l’entendement et les connaissances de chacun d’entre nous, alors la perspective d’une solution apparaît d’un utopisme délirant.

Que faire ?

Comme le programme informatique décrit plus haut, partir des fondamentaux : que voulons-nous ? Le bonheur pour nous-mêmes et nos enfants, je pense que cette idée nous est commune à tous.

Pour cela, il me paraît évident que tant qu’un voisin ne connaîtra pas son bonheur, il survivra un risque de le voir nous jalouser et nous agresser, et finira par détruire un jour ou l’autre notre bonheur égoïste.

Donc il faut partager notre bonheur.

Ensuite ce bonheur passe par notre environnement : il est donc nécessaire que ce bonheur permette de transmettre une planète à nos enfants en meilleur état que celle que nous avons reçue de nos parents. La planète est limitée en espace et nous sommes déjà trop nombreux donc il nous faut gérer l’espace par un partage raisonné. Toute appropriation excessive créera un risque de conflit détruisant notre bonheur initial. Il reste bien sûr la possibilité technique d’éliminer l’autre, mais qui est « l’autre » ? Est-ce sûr que cet « autre » ne nous soit pas nécessaire et, quels que soient les étiquetages définissant les « autres », nous resterons nous aussi « l’autre » d’un autre. Ouvrir cette logique revient à autoriser les « autres » à l’appliquer contre nous. La guerre de l’Irak (comme toutes les guerres) me paraît démontrer cette logique absurde.

La santé nous est nécessaire aussi pour ce bonheur et les solutions nécessitent un travail collectif sur les connaissances de nos corps et de nos populations. Même les pires dictateurs, prônant l’isolationnisme absolu, se précipitent chez leurs voisins dès que leur santé est en jeu.

Ce bonheur a besoin de biens matériels et culturels, car nous ne pouvons tout fabriquer nous-même. Il est donc nécessaire de permettre une circulation de ces biens et de ces cultures. Faut-il limiter cette circulation ? Si les premiers points de partage et de respect de notre environnement immédiat et à venir sont respectés, je ne vois pas de raison de limiter cette circulation, de faire un éventuel protectionnisme (sauf économique, mais nous ne sommes pas encore là dans la construction de cette logique). Réduire toutes frontières et toutes limites qui ne génèrent en général que des inégalités et des jalousies, sources de conflits, me paraît une base fondamentale.

Ouvrir les portes mène quand même à un problème, il existe des individualités qui ne pensent qu’à elles-mêmes et trouvent leur bonheur en pillant celui des autres. Dans le cadre de ces échanges, il devient nécessaire de fixer des règles du jeu, choisir un arbitrage et organiser un système pour contraindre ceux qui les enfreignent, et tenter de prévenir ces difficultés en expliquant et formant les hommes à comprendre leur évidente solidarité. Enseigner transmettre et améliorer toutes nos connaissances et acquis pour atteindre le bien-être du plus grand nombre.

  • La règle du jeu est un texte constitutionnel simple clair et connu et acceptable par tous. Elle s’élabore et s’améliore sans cesse via un système politique représentatif et démocratique, générant les lois, mais évitant toute professionnalisation ou personnalisation des idées nécessaires à tous.
  • L’arbitrage est une justice indépendante critique des hommes et de leurs lois veillant à leurs cohérences et leur bonne application.
  • La contrainte est un système exécutif représentatif et démocratique organisant l’application des lois.
  • L’information, l’enseignement et l’amélioration de nos connaissances est un système médiatique au sens large (éducation, recherche et médias).
  • Le partage de l’espace et des biens matériels et culturels est un système économique qui organise l’équilibre des échanges

Voilà la logique de cinq pouvoirs indépendants les uns des autres qu’il faudrait promouvoir et équilibrer dans une future constitution.

Par ces temps de crise, précisons les notions économiques :

Alors que devient l’économie dans cette logique ? Elle travaille sur les notions de valeur qu’il devient nécessaire de définir au regard des principes inscrits ci-dessus. La valeur devient alors la qualité de vie c’est-à-dire le plaisir de réaliser quelque chose qui nous est utile. L’énergie fournie pour assurer notre bonheur se traduit par une mesure du temps passé par rapport au bonheur reçu. La mesure de cette énergie passe par un outil facilement transmissible pour faciliter les échanges. La monnaie devient cet outil étalonné d’une part par le temps de travail individuel et, d’autre part, par le résultat collectif du travail de tous car il ne suffit pas de donner son temps pour obtenir une richesse, la récolte peut être perdue.

La valeur de la monnaie est fixée de façon égalitaire pour tous, mais sa valeur est résultat du travail collectif quelles que soient les vicissitudes rencontrées. Chacun a droit à sa part du résultat collectif du seul fait qu’il existe, même s’il est malade ou impotent, mais chacun peut améliorer sa part au prorata de sa volonté de travail et de participation.

Cette monnaie solide (au moins plus qu’une monnaie construite sur un étalon aussi impalpable que la seule confiance) permet alors les échanges, mais l’économie doit veiller à ce que l’équilibre des échanges soit respecté autant que faire ce peut, sinon les perdants d’un échange déséquilibré finiront par ne plus rien avoir à échanger cela en contradiction des principes définis plus haut.

Après si vous respectez ces bases, construisez des bourses, des banques, des finances comme cela vous amusera, mais vous risquerez beaucoup moins de patauger dans l’incertitude, l’injustice et surtout de faire risquer aux autres de subir de plein fouet vos erreurs de prévisions.

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Réagissez à l'article

19 réactions à cet article    


  • ronchonaire 17 octobre 2008 12:34

    Votre article fait froid dans le dos ; sous couvert de bons sentiments, vous arrivez à nous présenter l’air de rien une société dictatoriale bien proprette, où tout est décidé, planifié à l’avance, où l’humain est totalement aliéné au profit du groupe. Votre analogie avec les logiciels informatiques est d’ailleurs très révélatrice : vous considérez que chacun d’entre nous ne devrait exister que pour rendre service, sans raison d’être propre. L’être humain est égoïste par nature et ne coopère que s’il y trouve un intérêt ; autant vous y faire une bonne fois pour toute.


    • Lucie Vivien 17 octobre 2008 13:11

      Je ne vois pas en quoi cet article décrirait une dictature, au contraire ! Je pense comme l’auteur qu’il est important d’avoir une vision d’ensemble de notre monde et que c’est ce qui manque beaucoup actuellement parce que c’est plus facile d’être spécialiste que généraliste et philosophe.

       Il faudrait pourtant définir le sens de notre vie et donc des interactions dans notre société. On le voit bien en ce moment où on essaie de rafistoler le système sans se poser des questions plus générales.

      Pourquoi faut-il que les banques marchent bien ? Pour que l’économie marche bien pour que les gens aient du travail pour qu’ils puissent consommer. Mais surtout pour être heureux, nous dit l’auteur. Mais sommes-nous heureux ? Pourquoi ? Est-ce que quelque chose n’irait pas dans cet enchaînement logique du système économique ?


    • ronchonaire 17 octobre 2008 14:27

      Désolé, mais ce n’est pas à un intellectuel quelconque, et encore moins à un dirigeant politique tout aussi quelconque, de "définir le sens de notre vie". Nous ne sommes pas des fourmis, ni des abeilles ; chacun/e d’entre nous a son libre-arbitre et peut, compte tenu de son expérience propre et de ses envies, donner le sens qu’il/elle souhaite à sa vie.

      Je n’ai rien contre le fait de développer, à son niveau, une vision d’ensemble du monde fondée sur une réflexion de fond ; nous le faisons d’ailleurs tous plus ou moins. Mais de là à vouloir imposer une vision à tout le monde, aussi belle soit elle a priori...


    • Pehachem 17 octobre 2008 18:05

      > L’être humain est égoïste par nature et ne coopère que s’il y trouve un intérêt

      Je suis malheureusement assez d’accord.

      Mais je garde cependant espoir que nous soyions capable d’apprendre rapidement à mieux estimer notre intérêt. 
      Parce qu’il va falloir apprendre à y mettre un peu plus de collaboration et à se projeter un peu plus dans le moyen terme, sous peine d’entrer en contact avec ce mur dont les limites se voient un peu partout maintenant à travers la brume de la pensée unique (climat, pollution, raréfaction des ressources... certains parlent de la 6ème extinction de masse, qui serait en cours et dont nous serions la cause).

      Merci à l’auteur pour cet article. S’il peut paraître naïf, c’est parce que l’ambiance est plutôt au cynisme. C’est vrai que la naïveté peut accoucher du meilleur comme du pire. Mais le cynisme n’accouche jamais de rien... ce qui dans notre situation est l’assurance de rencontrer le mur.


    • trazibule 17 octobre 2008 18:30

      Je suis surpris de voir que vous puissiez interpréter mon article comme une société dictatoriale : Je n’ai pourtant que proposé d’aller vers une assemblée constituante, afin qu’ensemble nous rédigions une nouvelle règle de notre jeu collectif s’appuyant sur une idée de séparation des pouvoirs économiques et médiatiques en plus de la séparation actuelle des pouvoirs.

       

      En quoi vouloir surveiller l’équilibre des échanges économiques est critiquable ou dictatorial ? Où ais-je laissé entendre que tout était planifié à l’avance ? Au contraire l’indépendance de l’économie par rapport au politique permet au pouvoir législatif de décider des objectifs et au pouvoir économique de les remplir, a lui de choisir les moyens pour y parvenir, libéralisme ou planification. Cela inverserait la tendance actuelle qui fait que l’économie a main mise sur le politique pour assouvir des buts jamais définis démocratiquement. Les choix économiques ne devraient pas être issus des seules exigences de rentabilité, (pour caricaturer le trafic de drogue est l’idéal économique : Rendement maximal, clientèle fidèle et dépensière), mais ces choix devraient être issus des demandes exprimées par le pouvoir législatif expression de la population.

       
      Pour moi l’être humain n’est pas égoïste par nature, il est capable du pire comme du meilleur, mais si les lois qui le gouvernent ne sont pas justes il n’est pas poussé à avoir un comportement équitable. L’exemple de nos gouvernants influe sur les comportements des gouvernés. Exemple : Si un gouvernement est corrompu, toute la population sera incitée à jouer ce même jeu de tricheur, inversement quand une loi est généreuse, les administrés auront de fait des comportements plus généreux (exemple loi Coluche).

       

      L’être humain est égoïste, mais son intérêt passe par la survie de sa planète et sa sécurité passe par la résolution des problèmes sociaux, c’est par pur égoïsme qu’il se trouve donc obligé de veiller au bien être de tous et de son environnement, s’il réfléchi jusqu’au bout de la logique.

       

      Je ne veux surtout pas proposer de définir le sens de nos vies, je ne souhaite que proposer une façon de gérer nos différences qui laisse sa place à tous. Chacun pourra jouer la carte du travailler plus pour avoir, ou de faire de sa vie un farniente pour être, si cette règle du jeu le lui permet en toute égalité et justice.

       

      Et la sagesse pouvait effectivement plus gouverner que l’argent je ne crois personnellement pas que ce serait une mauvaise chose.

       

      Chacun de ces thèmes est développé avec des propositions concrètes sur le site.


    • Forest Ent Forest Ent 17 octobre 2008 13:13

      Ca m’a l’air plus naïf que méchant. Une vague utopie pouvant dériver vers le "gouvernement des sages", c’est à dire le genre d’oligarchies qui font pas mal faillite ces derniers temps. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Par contre, ça devrait marcher à "Spore" ou "Second life".


      • SALOMON2345 17 octobre 2008 16:50

        Proposer puis mettre des feux rouges dans le village commun, des stops là où il y a danger de circulation, je ne vois pas en quoi, si tous votent pour cela, il y a dictature et pensée unique ni pensée non libre et "prémachée", et vivre ensemble c’est limiter sa liberté à l’exercice des autres libertés pour que chacun cultive son propre jardin et vienne en aide à ceux du voisin....où est le mal si tout est mutualisé de surcroît ?


        • finael finael 17 octobre 2008 16:57

          Il y a pourtant dans cet article un point fondamental : Tout est lié !

          Il n’y a pas - sauf pour les médias - de crise "financière", ou "sociale", ou "écologique" ... mais une crise est toujours globale car tous les domaines de la société sont étroitement liés ensemble.

          Le paradigme des sciences dites "exactes" : toutes choses égales par ailleurs, ne peut pas être appliqué aux sciences humaines où toutes les choses ont un impact l’une sur l’autre.


          • impots-utiles.com 17 octobre 2008 17:38

            La présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé jeudi à Poitiers que "la récession est là en France, en Europe et aux Etats-Unis".

            http://www.impots-utiles.com/laurence-parisot-estime-que-la-france-est-entree-en-recession.php


            • frédéric lyon 17 octobre 2008 18:39

              De Pehachem :

              "L’être humain est égoïste par nature et ne coopère que s’il y trouve un intérêt

              Je suis malheureusement assez d’accord.

              Mais je garde cependant espoir que nous soyions capable d’apprendre rapidement à mieux estimer notre intérêt"

              ....................................

              L’être humain a souvent intérêt à coopérer avec ses semblables, c’est un animal plutôt coopératif de nature, et cette caractéristique a été sélectionnée par l’Evolution.

              Disons que la coopération est dans son intérêt bien compris, ou bien qu’il coopère pour d’autres raisons que le pur altruisme !

              Je me souviens d’un jeu d’ordinateurs qui avaient été organisé entre plusieurs universités américaines. 

              Chaque équipe d’étudiants devait présenter un programme informatique de sa conception, qui serait opposé à tous les autres programmes de chacune des autres équipes, dans un jeu simulant la coopération et la non-coopération (les règles du jeu seraient un peu longues à expliquer ici).

              Les étudiants pouvaient concevoir leurs programmes de façon à ce qu’il soit plus ou moins coopératifs en fonction de l’attitude, elle-même plus ou moins coopérative, des programmes qui leurs seraient opposés.

              Le programme qui a remporté le jeu était un programme plutôt coopératif (il commençait chaque partie avec une attitude coopérative), mais surtout qui prenait bien soin de répondre du tac au tac à toute attitude non-coopérative du programme qui lui était opposé, avec une réponse immédiate et dont l’hostilité était exactement proportionnelle à la trahison dont il avait été victime.

              Ce programme a triomphé de tous les programmes plus coopératifs et moins coopératifs que lui.

              On constatait en particulier que l’attitude (oeil pour oeil) de ce programme était celle qui lui permettait de ramener les programmes moins coopératifs dans le droit chemin de la coopération plus rapidement que les autres.

              Et c’est cette aptitude à modifier dans un sens coopératif les comportements de ses adversaires qui lui permettait de remporter le jeu.

              Dans la mesure où ce jeu simulait les relations sociales dans les sociétés humaines (ce qui pourrait être discuté, bien sûr), la conclusion qu’on semblait pouvoir en tirer était que les individus qui connaissent le plus grands succès et les plus grands gains (matériels) dans les sociétés humaines sont ceux :

              1) qui affichent clairement une volonté de coopérer.

              2) Et qui répondent du tac au tac aux agressions, sans délai, et avec une réponse hostile exactement calquée sur l’intensité de l’agression dont ils sont les victimes.

              Tous ceux qui répondent avec un délai (la vengeance est un plat qui se mange froid), ou qui répondent de façon trop faible ou trop forte à une attaque, sont perdants.


              • @politique @politique 17 octobre 2008 18:51

                crise...
                 crise des costumes caravates, crise du pouvoir, crise des branleurs de services...
                J’emmerde la crise, juste du papier, du vent, de l’arogance abstraite.
                La crise est un outil, tout comme la lutte des classes. Pour enrichir, il faut tjrs passer par des héros anonymes, qui se sacrifieront et se sont sacrifiés depuis tellement longtemps par bonté d’âme pour l’humanité et l’espoir qu’ils placent en elle, en leurs frères succésseurs...
                Certains n’ont jamais pris conscience de l’importance de ce communautarisme à l’echelle planétaire. Ces gens là pour moi ne vallent rien de bon pour l’humanité, mais je ne leur en veut pas , ils sont ainsi ...Ils la sabotent à petit feux, savourant l’instant present et effémère de leur simple existence. Ils se moquent épèrduement d’être une entrave à l’épanouissement, au bien être de notre espèce dans son cadre naturel.
                Point.


                • @politique @politique 17 octobre 2008 19:10

                  La crise...
                  Au delà de ces quelques concidérations économiques abstraites et tellement fluctuantes, il y a pour moi , vis à vis de l’europe, de la france et si c’etait possible, du monde entier, une chose qui est bien plus primordiale et importante pour l’homme que l’etat des finances, c’est la liberté de s’exprimer et de penser, car ça, ça n’a pas de prix ...
                  point.


                  • Croa Croa 17 octobre 2008 22:28

                    Cet article commence bien... Mais ça tourne vite en quenouille ! 

                    A l’auteur,

                    - Tu tiens le bon bout, il y aurait juste des trucs à revoir... Concernant les « fondamentaux, buts et moyens » du système, essaye d’être un peu moins naïf !

                    Aux autres,

                    - La dictature nous l’avons déjà et il est difficile de faire pire !

                    A tous quelques fondamentaux (c’est en vidéo !) :

                    LES BANKSTERS
                    Conférence d’Etienne Chouard


                    • trazibule 17 octobre 2008 23:42

                      Tant que l’analyse observe ce qui se passe, il est fréquent que le lecteur suive, mais dès qu’il s’agit de sortir de l’existant pour essayer de proposer  de nouvelles façons de concevoir nos rapports sociaux, il est fréquent d’être qualifié de naïf ou d’utopique.

                       Qu’il est difficile de penser avec d’autres critères que ceux acquis avec des années de formatage éducatif et médiatiques, sans se sentir déstabilisé !

                       Je crois ma naïveté beaucoup plus construite que ce qui peut être décrit en quelques lignes, et j’estime cette naïveté nécessaire sinon le réalisme pragmatisme actuel (pléonasme ?) se contentera de décorer de spectaculaires avancées de forme un système que j’analyse bancal dans ses fondamentaux.

                       Pour moi l’utopie c’est de croire que le monde pourra continuer sur les mêmes bases.

                       Il y a longtemps, sur l’ile de Pâques quand tout le monde construisait une statue plus grande que celle du voisin, il y avait probablement un naïf qui disait « Arrêtons de travailler pour les dieux et réapprenons à vivre simplement ». Bien des notables de l’époque ont du rire de lui. Tous en sont morts !

                       Lisez mes propositions et si vous en trouvez d’autres dites le moi, car si les critiques fleurissent, je trouve rarement des propositions cohérentes.


                    • Pehachem 18 octobre 2008 08:09

                      @croa

                      En ce qui concerne le constat, Jared Diamond s’est attaché à décrire des scénarios d’effondrement des civilisations humaines, et à montrer comment la structure de la société elle-même avait sa part dans cette chute.

                      Il faut admettre que la chute de notre civilisation peut se produire. Dans l’état dans lequel nous mettons notre planète, cet effondrement qui s’annonce pourrait bien être le dernier pour tout un tas d’espèces terrestres, dont la nôtre.

                      Je pense donc qu’on ne peut pas se contenter d’être d’accord sur l’analyse de la situation, parce que nous en sommes au point où il ne suffit plus d’agir seul, de roulez moins ou de consommer moins pour polluer moins, mais où nous avons besoin d’entraîner les autres dans une réaction commune.

                      A nouveau, merci à l’auteur de mettre ce sujet en débat.



                    • ronchonaire 19 octobre 2008 10:56

                      L’ouvrage de Diamond est effectivement très intéressant pour comprendre les mécanismes pouvant conduire une société à disparaître ; la structure de la société elle-même peut jouer mais c’est aussi et surtout la gestion des ressources naturelles qui constitue la clé (le cas de l’île de Paques est à ce titre très instructif).

                      Ceci dit, je suis plus dubitatif sur les solutions. Diamond nous apprend en effet que le niveau d’organisation sociale n’a pas empêché certaines sociétés de disparaître ; bien au contraire, certaines sociétés se sont effondrées PARCE QU’ELLES étaient très bien organisées, tellement bien que leur pouvoir de nuisance sur l’environnement s’est accrû considérablement (grâce aux fameuses synergies humaines que nous vantent tous les experts en management). Ne serions-nous pas, finalement, trop organisés ?


                    • sans avoir 18 octobre 2008 10:05

                      La bourse & ses séides nous punit collectivement .Chassez les .Taïaut.

                      Depuis déjà des années ,cette nouvelle aristocratie ,politiques serviteurs de l’oligarchie financière mais incapables de prévoir à une petite semaine près quel sera notre sort ,suffisants experts au pourboire ,banquiers odieux aux gens qui travaillent ,serviles aux puissants ,prétendus philosophes sans doctrine que celle de passages à la TV ,poudrés ou crasseux ,selon le créneau choisi ,camarilla qui nous dit quoi faire & que penser ;où jeter nos pécules ;comment faire leur bien ,leur fortune ou leur notorété ;quel est la bonne action pour placer leur cousin ;quel est notre intérèt à faire le contraire du simple droit naturel ;comment déliter notre bon sens ;& mème ,comment devenir ,par appel à l’épargne publique ,un petit capitaliste en achetant ,mettons ,de l’Eurotunnel ;si,si.
                      L’entreprise à réussi au delà de leurs espérances .
                      Mais ,si certains se terrent pour quelques semaines encore dans les silences ,honteux ou ayant peur de la moquerie ou de la tomate mûre ,vous savez ceux qu’on lisait ou voyait gloser sur le moindre événement à l’autre côté de la terre ,d’ autre qui ne manquent pas de culot ,c’est leur métier ,nous persuadent du contraire de ce qu’ils pronaient la veille .
                      Ils ont étés incapables de protèger nos emplois ,notre industrie ,nos pauves patrimoines ,nos épiciers de quartier ,pire ,de nous avertir de la venue de crash pour proteger leurs prophéties et ne pas affoler le consentant gogo ,de peur que ,pris de panique ,celui-ci vide les coffres .
                      Il était si urgent pour eux de ne rien faire avant le chute ,le compteur tournait encore .
                      Certains ,aux commandes ou dans des cabinets noirs malgré de sérieux échecs ,on dit aussi Fanny à la pétanque ,comme celui-ci qui en 3 ans mit une compagnie aérienne nationale au bord de la table qui recule ,lequel avait ,dans un dernier etage d’une tour ultra-chic ,fait installer une batterie d’écrans d’où il pouvait voir atterrir les avions de la Cie ,de Séoul à Mexico ,menant aussi une vie de sybarite aux frais d’une banque à tel point que l’anglais ,pourtant pas chiche ,s’en plaignit ;mais vous culpabilisera si vous ne vous privez pas de l’aigrelet vin de pays du dimanche pour donner les sous de la quille à l’Arche de Zozo ou fondation aux comptes obscurs .
                      Tel autre gourou encore sous la table magique qui par ses conseils fit ,par des achats hasardeux ,perdre des milliards à des sociètes ;ou etais-ce prémédtité et aux ordres de concurents .
                      Et cet autrefois ministre des finances ,des finances !Ou de la finance ?
                      La liste est si longue .
                      Voici ceux ,soporifiques bateleurs qu’on nous balance encore dans les neurones .
                      Et pas sûr que le public ,puissance des médias divers aidant ,n’y prête pas encore une oreille endormie ou complaisante ;les bougres savent ce que le public aime à entendre ;dormez braves mecs .
                      Passeront-ils au "paseo" des tribunaux ? Qui rendront un jugement apaisé dans 10 ans ,tenant compte des ,encore experts ,du fatras des documents faciles à brûler et mème des psychologues ou du témoignage des voisins ?
                      Sans doute quelques lampistes ,plus un ou deux ex-dirigeants en disgrâce pour avoir avoué s’être trompé en trompant le public ,les non professionnels ,ceux qui payent & perdent à tous coup .
                      Mais les autres ?Les gradés ,les élites .Qui ,en bonne justice relèveraient de procès staliniens
                      Faites les partir de votre soleil .


                      • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 18 octobre 2008 23:18

                        Naïveté qui ne tient aucun compte de la nature humaine profonde. Et cette assemblée constituante se fait à l’échelle mondiale ou dans une bulle hexagonale ?

                        En tout cas, une chose dont il faut se méfier, c’est le discours de remise à l’honneur du Tout-Etat la Vertu  : 
                         


                        Un économiste, invité chez Calvi, expliquait que la pratique des subprimes avait été initiée par une décision politique (faire des Etats-Unis de propriétaires…) et non par des organismes privés.
                        Si les USA, pays démocratique, versent dans une telle inconséquence idéologique, imaginons de quoi seront capables les Etats liberticides. Même pas besoin d’imaginer, l’histoire nous fournit des cas exemplaires. Songeons, par exemple, à cet Etat qui a réquisitionné toute la production agricole (splendide nationalisation de fait) pour l’exporter et ainsi se payer une magistrale force de frappe contre l’Ouest menaçant. Quelques millions de morts par famine doivent être ajoutés au coût de cette étatisation.

                         


                        • trazibule 19 octobre 2008 00:23

                          Pourquoi ne pas  réfléchir et proposer un projet de constitution ni pour la France ni pour l’Europe, ni pour le monde, mais pour tous ceux qui souhaitent faire partie de cette constitution, indépendante des pays, une constitution apatride, pas un état la vertu, une constitution dont seul ceux qui le souhaitent feront partie, en s’engageant à suivre ses règles avec ses droits et ses devoirs, une constitution qui pourrait même proposer ses règles monétaire.

                           Je suis partisan que c’est à nous tous de choisir nos propres règles, simples et claires. Pas à quelques juristes technocrates imbus de leurs compétences et si loin des réalités populaires.

                           Pour réaliser cela il faut déjà proposer des idées de base et les améliorer ensemble. Parmi ces idées réfléchir aux notions de démocratie et de représentativité qui seront déjà nécessaire s’il se crée une assemblée constituante.

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