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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise financière : quel financement ?

Crise financière : quel financement ?

Le Parlement a consacré mercredi 8 octobre 2008 un débat spécial à la crise financière mondiale, d’abord à l’Assemblée nationale, puis au Sénat en soirée.
 
Ce fut l’occasion pour l’opposition de remettre en cause le système capitaliste et ses dérives, de justifier sa position idéologique prônant plus d’Etat et plus de régulation, d’expliquer qu’il ne s’agit pas d’un simple accident de la route, mais bien d’un défaut structurel du modèle néocapitaliste, de rappeler aussi que la politique suivie jusque-là n’a pas su prévenir cette catastrophe et a au contraire contribué à soutenir ce modèle et ses dérives.

Ce fut aussi l’occasion pour le gouvernement de s’exprimer sur les mesures envisagées pour remédier à la crise, surtout en priorité pour faire face au problème de liquidité et de financements des entreprises, des PME. Mais comment financer ces mesures ?
Les propositions du gouvernement pour faire face à la crise sont les suivantes :
- garantie des dépôts pour les épargnants en cas de faillite de leur banque (jusqu’à 70 000 euros par établissement), existant déjà et confirmée par l’Etat ;
- approvisionnement des banques en liquidité banque centrale, facilité par la récente baisse des taux de la BCE (-0,5 pt à 3,75 %) ;
- soutien des banques par l’Etat au travers d’une prise de participation, en cas de besoin vital d’apport de fonds propres évitant une faillite, avec en retour un pouvoir sur le management ; un fonds de participation sera spécialement créé pour gérer ces participations. » François Fillon a indiqué que « le dispositif permettra, en cas de besoin, de mettre en œuvre notre stratégie qui consiste, au cas où une banque serait en difficulté, à la recapitaliser, à en maîtriser la stratégie et la gestion, à la redresser et à remettre les participations de l’Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront". La Caisse des dépôts et consignations peut également être mise à contribution ;
- soutien de l’Etat au secteur du bâtiment et du logement (rachat par l’Etat à prix décoté plus de 30 000 logements dont les travaux n’ont pas été lancés faute de certitude sur les ventes, extension de la garantie des « prêts d’accession sociale », en relevant le plafond de ressources y ouvrant droit, faisant passer de 20 % à 70 % le taux des ménages pouvant y accéder) ;
- soutien aux entreprises avec un plan de 22 milliards d’euros réservé aux prêts aux PME et à un fonds de garantie sur prêts à des PME : 17 milliards d’euros qui proviennent de l’épargne réglementée et viennent financer les PME. 5 milliards de plus viendront pour renforcer Oseo la banque publique des PME.

La Banque européenne d’investissements va aussi mettre 30 milliards d’euros à disposition des banques pour aider les PME. La France en attend 3 à 4 milliards soit un milliard par an entre 2008 et 2011.
 
Le gouvernement a été peu disert sur les modalités de financement de ce plan. L’opposition s’inquiète de la dérive budgétaire, du risque de dérapage important du déficit public ou de la pression fiscale sur les classes moyennes. Il faudrait peut-être revoir complètement le PLF 2009 en le réactualisant à la lumière de la récente aggravation de la crise et de la revue du taux de croissance (quasi nul) pour 2009 ? Cela n’est pas nécessaire d’après Eric Woerth…
 
François Fillon, puis Christine Lagarde le paraphrasant, tentent de rassurer en affirmant qu’il n’est pas question d’augmenter les impôts, ni d’augmenter les dépenses de l’Etat en laissant filer le déficit public.
François Fillon a précisé que les 8 milliards provenant de la collecte du Livret de développement durable (LDD ex-Codevi) sont rendus disponibles dès la fin de cette semaine (11 octobre). Les 9 milliards provenant du Livret d’épargne populaire (LEP) le seront mi-octobre. Sur un total représentent respectivement 60 et 63 milliards d’euros de ressources (comparé à 118 milliards pour le livret A). La piste du livret A a été abandonnée en raison de la polémique qu’avait déclenchée une éventuelle utilisation des fonds dédiés au financement des logements sociaux.
 
Eric Woerth précise qu’en plus des sources de revenus provenant de la collecte des livrets d’épargne, l’Etat pourra recourir à l’emprunt et qu’il ne faut pas confondre « emprunt » et « déficit ». Un emprunt n’est pas une « dépense », s’il est consacré à un investissement (des participations).
 
En effet, essayons de trouver les sources de financement et évaluons leur impact sur le déficit public et sur le reste de l’économie :
 
- les livrets tout d’abord : 8 et 9 milliards = 17 milliards semblent déjà une part importante des 22 milliards annoncés pour les PME. Il ne s’agit pas de nouvelles dépenses budgétaires, mais de la réaffectation de ressources qui existaient par ailleurs. Le gouvernement va changer les règles de centralisation pour que davantage de fonds collectés par les banques à l’aide de ces produits restent à leur disposition. Ce qui revient à dire que l’Etat aura moins de ressources à affecter ailleurs (quels secteurs en souffriront ? Ou alors report sur le déficit ?) ;
- le recours à l’emprunt public : les obligations d’Etat (OAT) et les bons du trésor. Pour rappel, les émissions nouvelles étaient budgétées pour 2008 à 116 milliards d’euros, visant en partie à combler le déficit public prévu dans l’année initialement à 41,7 milliards (et qui devrait atteindre finalement 50) et pour l’autre partie le remplacement des anciennes obligations arrivant à échéance. Pour 2009, le scénario perdure avec un déficit aggravé (52 milliards au PLF 2009, qui devrait s’avérer pire encore suite à la récente aggravation de la crise, l’hypothèse de croissance passant d’1 % à 0 %). Le gouvernement n’a pas chiffré ou n’a en tout cas pas rendu public l’enveloppe globale envisagée pour le plan. Mais pour faire face d’une part à un déficit aggravé en 2009, d’autre part au besoin de financement de ce nouveau plan, il faudra vraisemblablement doubler le recours à l’emprunt, portant la dette publique à un niveau record dépassant les 66 % annoncés qui déjà dépassait le critère de Maastricht fixé à 60 %.

La dépense publique se verra aussi gonflée par la charge financière additionnelle de la dette accrue, encore plus de surcroît si les taux se tendent.
Ce scénario reste néanmoins encore trop optimiste car omet d’envisager de réelles dépenses publiques qui seraient entraînées par la défaillance d’établissements cautionnés par l’Etat, des entreprises bénéficiant du dispositif ou des ménages bénéficiant de la garantie d’accession à la propriété, ou bien par les frais ou pertes liés aux nouveaux engagements de l’Etat (pertes enregistrées par des établissements bancaires dans lesquels l’Etat a des participations, par exemple).
Le scénario suppose également que le recours à l’emprunt est évident. Or, les Etats du monde occidental, tous touchés par la crise, vont tous faire appel à des prêteurs, qui peuvent être soit d’autres Etats en excédent de liquidité (fonds souverains, notamment la Chine et les pays du Golfe), soit des prêteurs internes, épargnants et investisseurs institutionnels. Notamment, les Etats-Unis, avec le fonds Paulson nécessitant 700 milliards de dollars supplémentaires financés en partie par de l’impôt et en partie par de la dette publique, risquent d’assécher les liquidités sur le marché international. Et contrairement au financement d’un déficit public qui correspond in fine à un déficit commercial qui trouve financement auprès d’un Etat prêteur qui lui est en excédent commercial, nous sommes ici dans une configuration où il n’y a pas de ressources prêteuses complémentaires liées à de la création de richesse équivalente à la déflation de valeur créée par l’implosion de nos marchés. La Chine, qui devrait en 2009 encore bénéficier d’un taux de croissance de 9 %, verra peut-être par là ses liquidités excédentaires augmenter d’autant (mais qui auront été aussi rognées par l’effondrement des cours d’actions d’entreprises dans ses portefeuilles ainsi que de la chute du dollar). Les prêteurs, qu’ils soient à l’extérieur (Etats étrangers) ou à l’intérieur (ménages épargnants et institutionnels), procéderont à une réaffectation de leurs placements, préférant un placement obligataire sûr, à d’anciens placements de nature obligataire ou en actions, plus risqués. Ce qui peut signifier un effet pervers de restriction plus prononcée de l’accès des entreprises à un financement par le marché.
Paradoxalement, cet effet peut accentuer un moindre recours au marché par les entreprises et la dépendance de ces dernières aux financements bancaires auprès de banques désormais nationalisées.
 
En conclusion, cette spirale pourra donner raison aux économistes qui avaient pourtant alerté sur les dérives du système capitaliste anglo-saxon, tels que Jean Peyrelevade (Le Capitalisme total, 2005) et Patrick Artus (Le Capitalisme est en train de s’autodétruire, 2005). Et aussi donner raison à Karl Marx qui voyait dans le capitalisme les germes de sa propre destruction.
Cependant, si cette étape historique conduit naturellement à une nouvelle organisation du modèle économique avec plus de régulation et de justice sociale, tout en respectant des règles de développement durable, sans guerre et sans trop de dégâts collatéraux de misère et de chômage, c’est peut-être une crise salutaire. Pour cela, il faut accompagner le mouvement en gérant de manière réaliste, à commencer par un chiffrage, une évaluation concrète des besoins en financement nécessités par les actions envisagées et des modes de financement en vue de faire face à cette crise.

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29 réactions à cet article    


  • vivelecentre 10 octobre 2008 11:24

    quelles solutions sont proposées par le modem pour debloquer dans l’urgence les sommes collossalles pour sauver le systeme financier ?

    Il me semble que la baisse de l’endettement et du deficit budgetaire etaient des priorités pour Mr Bayrou se
    Comment le modem propose t’il de faire face aux nouveaux besoins actuels ?


    • vivelecentre 10 octobre 2008 11:28

      Il me semble que le combat contre les deficits budgétaires et l’endettement du pays tient particulièrement à coeur (et c’est bien) à Mr Bayrou

      Que propose le modem pour faire face aux énormes besoins actuels pour sauver le système financier ?
      comment débloquer dans l’urgence ces sommes colossales ?

      On emprunte et on accentue l’endettement ? on laisse filer le déficit ? ou on fait des coupes sombres dans la fonction publique ?


      • vivelecentre 10 octobre 2008 11:29

        excusez pour le bug...


      • Marianne Marianne 10 octobre 2008 14:54

        Tout d’abord il vaut mieux prévenir que guérir. Si tout ce qu’avait préconisé François Bayrou avait été mis en place, le déficit n’en serait pas là et la croissance aurait été plus favorable aux entreprises, aux PME.
        De même que Bayrou a depuis longtemps dénoncé les dérives de la financiarisation du capitalisme, sa fragilité et son éloignement de l’économie réelle, alors même que Sarkozy vantait le modèle néocapitaliste anglo-saxon, le modèle de société américain. Toit le monde le sait.

        Maintenant que nous en sommes là, pour trouver du financement sans trop augmenter le déficit et la dette, quelques pistes :

        - demander la restitution des 450 Millions d’euros donnés à Bernard Tapie en contestant la légitimité de cette affaire,

        - revenir sur le bouclier fiscal,

        - supprimer les niches fiscales,

        - revenir sur la suppression des droits de succession,

        - demander à tous ceux qui se sont enrichis de manière spéculative et par rétribution de gros bonus en bourse, sur les marchés et les titrisations, un apport volontaire aux structures de financement et de fonds de garantie. Au lieu de placer leur bonus dans des paradis fiscaux, cet argent servirait au moins à réparer les dégats. Je ne parle même pas de leur confisquer l’argent ...

        Et vous, ViveLeCentre, qui ne prososez jamais rien, quelles sont vos idées ?


      • La Taverne des Poètes 10 octobre 2008 21:54

        Moi, je dirais :

        revenir sur le bouclier fiscal : mais pas sur les situations des
        197 000 foyers les plus démunis.

        revenir sur la suppression des droits de succession, mais à un niveau bien moins élevé qu’avant la réforme de suppression.

        "Vive le centre", cela veut à peu près dire "vive Sarkozy" non ?


      • vivelecentre 11 octobre 2008 08:06

        Ce que je voulais savoir, c’était si compte tenu des circonstances, Mr Bayrou acceptait l’idée que (malheureusement ) l’endettement et les déficits risquaient d’évoluer défavorablement ou s’il avait une idée pour s’en sortir autrement ( coupes sombres dans les budgets publics)

        Ma question est certes basique mais cela a le mérite d’etre claire

        Ce serait pas mal d’avoir un positionnement pour une fois clair et ..solidaire plutot plutot que des circonvolutions habituelles


      • vivelecentre 11 octobre 2008 08:07
        Marianne, ce que je voulais savoir, c’était si, compte tenu des circonstances, Mr Bayrou acceptait l’idée que (malheureusement ) l’endettement et les déficits risquaient d’évoluer défavorablement ou s’il avait une idée pour s’en sortir autrement ( coupes sombres dans les budgets publics)

        Ma question est certes basique mais cela a le mérite d’etre claire

        Ce serait pas mal d’avoir un positionnement pour une fois clair et ..solidaire plutot plutot que des circonvolutions habituelles

      • vivelecentre 11 octobre 2008 08:17

        "demander la restitution des 450 Millions d’euros donnés à Bernard Tapie en contestant la légitimité de cette affaire, ""

        euh Marianne , vous croyez sincèrement que c’est cela qui va nous sortir de la crise ???

        c’est pas du populisme que vous nous faites là ?

        D’autant plus que la moitié de cette somme reste dans les caisses de l’état et une part très importante de la deuxieme moitié seront réglés au titre de la fiscalité

        D’autre part , certain esprit éclairés indépendant des deux parties on largement démontré que le risque financier était encore plus important en cas de prolongation de la procédure

        Alors c’est certes choquant mais exploiter encore et encore cette affaire dans laquelle votre vice président est partie prenante, donc suspect de partialité, ne rajoute pas à la grandeur du modem mais vous mets au même niveau que d’autre formation sur la course au populisme

        J’attends autre chose de la formation centriste


      • vivelecentre 11 octobre 2008 08:20

        "demander la restitution des 450 Millions d’euros donnés à Bernard Tapie en contestant la légitimité de cette affaire, ""

        euh Marianne , vous croyez sincèrement que c’est cela qui va nous sortir de la crise ? ? ?

        c’est pas du populisme que vous nous faites là ?

        D’autant plus que la moitié de cette somme reste dans les caisses de l’état et une part très importante de la deuxieme moitié seront réglés au titre de la fiscalité

        D’autre part , certain esprit éclairés indépendant des deux parties on largement démontré que le risque financier était encore plus important en cas de prolongation de la procédure

        Alors c’est certes choquant mais exploiter encore et encore cette affaire dans laquelle votre vice président est partie prenante, donc suspect de partialité, ne rajoute pas à la grandeur du modem mais vous mets au même niveau que d’autre formation sur la course au populisme

        J’attends autre chose de la formation centriste .  ce que je voulais savoir, c’était si, compte tenu des circonstances, Mr Bayrou acceptait l’idée que (malheureusement ) l’endettement et les déficits risquaient d’évoluer défavorablement ou s’il avait une idée pour s’en sortir autrement ( coupes sombres dans les budgets publics)

        Ma question est certes basique mais cela a le mérite d’etre claire

        Ce serait pas mal d’avoir un positionnement pour une fois clair et ..solidaire plutot plutot que des circonvolutions habituelles


      • La Taverne des Poètes 11 octobre 2008 10:04

        Revenir sur le bouclier fiscal, mais pour les riches je réfléchis...

        Revenir au taux de 60 % comme le bouclier précédent ? à un taux de compromis 55 % ? Plus de bouclier du tout ? Garder à 50 % mais adopter le prinicpe que seront pas intégrées les taxes à venir faisant appel à la solidarité nationale ? Examiner la question plus globalement en intégrant notamment l’ISF ? Personnellement, j’opterais pour les deux dernières idées avec maintien d’un bouclier fiscal à un niveau qu’il faut redéfinir.


      • Marianne Marianne 11 octobre 2008 15:04

        @ Vivelecentre

        Vous êtes d’une telle mauvaise foi et d’une telle condescendance que vous perdez toute crédibilité. Vous n’apportez toujours pas de propositions constructives alternatives.
         Si au moins vous évitiez de faire des fautes d’orthographes et d’envoyer vos commentaires en double ou en triple (vous tremblez peut-être ?) !


      • vivelecentre 12 octobre 2008 08:47

        ou est la mauvaise foi ? il faudrait faire des affirmations alors que je ne pose que des questions !
        Auxquelles vous ne répondez pas vous contentant de me juger "condescendant" ! (’ pourquoi ??) ce n’est pas vous qui êtes de mauvaise foi ??

        Quand a mon orthographe, si c’est cela qui empêche tout débat, je le regrette, hélas je n’ai pas eu le temps de faire des études , j’ai juste un cap de boucher charcutier , sorry

        Je ne peux croire qu’au modem , on ne soit pas plus tolérant..

        Je tente a nouveau ma question :
         quelle est la position de F BAyrou dans cette crise pour faire face aux besoins financiers colossaux ? Une -malheureuse -dégradation des comptes publics et de l’endettement ou une coupe sombre dans la dépense publique ?
        Cela me semble plutot simple non ? 


      • Marianne Marianne 12 octobre 2008 12:34

        @Vivelecentre

        J’ai déjà répondu à votre question mais apparemment vous ne savez pas lire ...
        Vous êtes pire que Lerma (qu’on entend plus depuis quelques temps ; est-il mort ?) ou bien vous êtes peu-être un autre pseudo de Lerma ...


      • vivelecentre 12 octobre 2008 20:28

        je fais des fautes et en plus je ne sais pas lire... Qui est condescendant ?

        mettez vous en peu à la porté du peuple !

        Ou et quand m’avez vous répondu ?????


      • vivelecentre 12 octobre 2008 20:29

        euh la Taverne , votre leader maximo ( tout comme ses anciens amis maintenant NC) n’ont pas le monopole du centre...


      • Forest Ent Forest Ent 10 octobre 2008 11:32

        J’adore la périphrase de Fillon :

        notre stratégie consiste, au cas où une banque serait en difficulté, à la recapitaliser, à en maîtriser la stratégie et la gestion, à la redresser et à remettre les participations de l’Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront

        pour éviter le mot "nationalisation". Juste après la privatisation de GDF, il est vrai que c’est cocasse.

        Sinon, à l’auteur, vous dites que la croissance chinoise sera en 2009 de 9%, mais avec quel signe ? smiley


        • Marianne Marianne 10 octobre 2008 14:40

          Le FMI vient d’annoncer qu’il prévoit une croissance de 9,3% pour 2009 en Chine, soit légèrement inférieure à 2008.
          http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-10/10/content_737161.htm


        • Forest Ent Forest Ent 10 octobre 2008 15:14

          Je suis convaincu. smiley


        • geko 10 octobre 2008 11:53

          Vous nous expliquez ce que tout le monde sait déjà : Que les personnes qui nous triquaient déjà hier sous couvert de la vertueuse mondialisation nous fouttent dans la merde ainsi que les générations à venir !
          Et la spécialiste en finance vient nous dire comment faire au mieux ! Trop fort

          Tout cet article pour venir nous expliquer que les "têtes pensantes" du Modem avaient prévu le chao quand le Modem n’existait pas encore ? Un petit coup de Marx pour crier son humanisme  ! Ouf on est sauvé, un kalif veut bien remplacer celui qui est en place !

          Cet artcile n’est rien d’autre que de la politique politicienne (je précise que je ne suis pas encarté) !

          "Pour cela, il faut accompagner le mouvement en gérant de manière réaliste, à commencer par un chiffrage, une évaluation concrète des besoins en financement nécessités par les actions envisagées et des modes de financement en vue de faire face à cette crise."

          Ou comment parler pour ne rien dire !

          Certains disaient il y a peu que la finance n’avait plus besoin de l’économie réelle pour réaliser des profits ! Je pense aujourd’hui que l’inverse est vrai tant ce système de voyou a laminé la planète !


          • Marc Viot idoine 10 octobre 2008 13:23

            Je m’en vais de mon ya’qu’à :
            Pisque les capitalistes n’ont plus d’argent, ya qu’à leur racheter leurs actions pour le rot symbolique et continuer à faire tourner le bas hard ...


             smiley


            • impots-utiles.com 10 octobre 2008 18:06

              Les nationalisations britanniques serviront-elles de modèle pour plumer les contribuables français ?

              http://www.impots-utiles.com/les-nationalisations-britanniques-servirontelles-de-modele-pour-plumer-les-contribuables-francais.php


              • Jason Jason 10 octobre 2008 18:42

                Dans votre liste vous oubliez les subventions innombrables et peu transparentes qui alimentent le clientélisme politique.


                • Internaute Internaute 10 octobre 2008 20:53

                  Fillon fait ce qu’il peut et les mesures qu’ils propose ne sont pas pires que d’autres. Elles ont au moins l’avantage de prendre une participation dans les banques, c’est à dire d’échanger l’argent du contribuable contre quelque-chose, ce que n’a même pas proposé le skinhead de Washington qui se contente de racheter aux banques des créances sans valeurs. Remarquons que jusqu’à preuve du contraire la banque française est plutôt moins exposée que l’américaine ou l’anglaise. Il n’y a pas de quoi s’affoler.

                  C’est quand-même plus grave de voir des politiciens comme Attali réclamer un pouvoir mondial. Il a le culot de nous dire qu’on a globalisé la finance sans globaliser le droit. Le "on", c’est qui à votre avis ? Si ces gens ont été incapables de globaliser correctement la finance, comment pourrait-on leur donner un pouvoir mondial ? C’est un risque énorme qu’on ne peut pas prendre. La seule chose qu’ils feront sont des bêtises mondiales.

                  On remarquera que les médias et un certain lobby, trés bien représenté par Attali, sont ceux qui utilisent les événements actuels pour justifier aux yeux du public la nécessité d’un pouvoir mondial, qu’ils espèrent contrôler à leur profit bien entendu. Le piège doit être évité à tout prix.

                  La crise financière en cache une autre, la crise économique. Celle-ci la précède et prend ses racines dans les lois votées par les députés. On vient de nous annoncer qu’en l’espace de quelques années la production automobile a baissé de 30% en France tandis que les ventes sont en légère hausse. Bien entendu on montre les entreprises du doigt en évitant soigneusement d’informer le public. Les députés ont voté les lois pour laisser rentrer sans impôts des véhicules fabriqués dans des pays à bas coûts. C’est quand-même rageant de voir les syndicalistes se perdre à ce point et manifester contre la direction de Renault. C’est vers l’Assemblée qu’ils devraient se retourner.

                  Contre la crise économique aucun politicien ne va reconnaître sa faute, qu’il soit de gauche ou de droite. Ils ne font rien et reportent la faute sur les autres. Aucun journaliste non plus n’aura le courage de leur poser les bonne questions en face. « Monsieur le ministre, pourquoi avez-vous favorisé les délocalisations en supprimant les taxes à l’importation ? » « Monsieur le député, quel le bilan économique de la globalisation que vous avez mise en place en votant les lois de l’OMC et de l’UE ? ».


                  • Marc Viot idoine 12 octobre 2008 11:52

                    >On remarquera que les médias et un certain lobby, trés bien représenté par Attali, sont ceux qui utilisent les événements actuels pour justifier aux yeux du public la nécessité d’un pouvoir mondial, qu’ils espèrent contrôler à leur profit bien entendu. Le piège doit être évité à tout prix.

                    C’est aussi mon sentiment.


                  • Marianne Marianne 12 octobre 2008 12:31

                    Ne soyez pas parano ! Il en arrive un point où même quand des hommes politiques proposent des idées bonnes, elles sont récusées car soupçonnées de ne servir que des ambitions personnelles.Pour moi il est évident qu’il faut une gouvernance mondiale, mais aussi qu’elle soit démocratique et vraiment au service des peuples, non d’une oligarchie qui s’arroge pouvoir et privilèges au nom du peuple. C’est à nous tous de la proposer, de la construire, de la mettre en place, en choisissant des bons leaders honnêtes, dont l’ambition est au service des autres. Je crois que François Bayrou est de ceux-là et qu’il l’a démontré. C’est lui qui serait la meilleure relève en France et en Europe.
                    Concernant Attali, relisez-le bien. Il est en effet extrêmement intelligent et visionnaire. Dommage que son ego soit surdimensionné et qu’il paraisse si fasciné par le pouvoir, au point d’avoir ainsi fayoté auprès de Sarkozy.


                  • Marc Viot idoine 14 octobre 2008 18:40

                    >Ne soyez pas parano

                    En fait, Dire : le monde doit être gouverné est une chose.
                    Dire le monde doit être contrôlé par une gouvernance mondiale (sous-entendu centralisée) en est une autre.

                    Ex : Linux bénéficie d’un gouvernance mais contrairement à windows elle n’est pas centralisée et bénéficie des efforts de tout un réseau.


                  • vivelecentre 13 octobre 2008 22:50

                    Alors que pensez vous que Mr Bayrou devrait faire demain ?
                    Se montrer responsable et voter la loi rectificative du budget ou s’abstenir dans le seul but encore et encore de se démarquer pour le concours de meilleur opposant pour 2012  ?

                    responsable ou politicien ?
                    Malheureusement , la réponse n’est que trop prévisible !!! 


                    • Marianne Marianne 14 octobre 2008 15:43

                      Oui il va voter pour le plan de soutien proposé pour faire face à la crise financière. Il s’en est expliqué ce matin sur RTL. Il a approuvé que ce plan ait été fait de manière concertée entre européen.


                    • vivelecentre 14 octobre 2008 20:25

                      Et bien voila ! on y arrive !
                      profitons de ce moment de concorde national pour faire la paix ..provisoire !
                      Nous avions tous raison sur la sujet
                      Alléluia !!

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