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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise : jusqu’où ira la chute ?

Crise : jusqu’où ira la chute ?

Voici un peu plus de vingt ans, nous avons assisté à l’effondrement progressif de l’Union soviétique. Les prémices de cette première chute se lisaient dans la multiplication d’incidents plus ou moins anodins, plus ou moins spectaculaires. L’incapacité de l’État soviétique à faire face à certaines vétustés, à remédier à certaines désagrégations de ses outils collectifs les plus élémentaires, prenait le nom savant de "décapitalisation", tout se passait comme si le fonctionnement de la société soviétique était devenu un tonneau des Danaïdes dans lequel l’argent et l’énergie se perdaient comme dans un puits sans fond. Voilà ce qui arrive à son tour à l’occident : l’argent s’y autodétruit, toute force positive devient un trou noir. La piètre réponse des structures publiques au défi de l’ouragan Katrina, et aujourd’hui plus encore à une bête fuite de pétrole, dans la première puissance mondiale, prouvent que désormais, il faut qualifier les États-Unis de première impuissance mondiale, hélas d’une façon trop contagieuse pour que même les plus américanophobes aient des raisons de s’en réjouir. Voyons pourquoi comment on en est là, et devinons quand on va en sortir. La Russie est sortie des difficultés qui ont tué l’Union soviétique.

Le poids de la guerre

La guerre, ce n’est pas seulement un nombre tant de soldats, de chars, d’avions : c’est un état, une situation dans laquelle une société entière peut se trouver plongée. Pas une petite guerre, bien entendu, mais dès lors qu’elle dépasse une certaine masse critique dans le jeu social.

L’Union soviétique était un État qui se vivait en guerre permanente contre tous ceux qui ne lui étaient pas soumis. Elle finançait des révolutions dans un but plus stratégique que politique, elle entretenait des bases militaires un peu partout, elle accumulait des armements de plus en plus onéreux et consacrait une proportion sans cesse croissante de son intelligence à l’armée, le budget d’espionnage notamment industriel devenant aussi faramineux.

Pour tenir son rang dans un jeu complexe et terrible, elle donnait de plus en plus de ses forces vives à l’armée et de moins en moins à la vie civile. Dans le premier temps de la guerre froide, jusqu’en 1975, elle progressa beaucoup, gagna du terrain, parce que les États-Unis, en Corée d’abord, au Vietnam ensuite, engageaient leurs propres troupes, donc leurs forces vitales dans le combat, pendant que les Soviétiques s’abritaient derrière des armées vassales. La doctrine de Kissinger inversa les rôles, les États-Unis pratiquèrent l’endiguement et laissèrent les Soviétiques s’implanter dans beaucoup d’endroits sans coup férir, mais parvinrent à les fixer dans une guerre qui fut leur Vietnam, le Vietnam russe : l’Afghanistan, où l’armée soviétique s’enlisa à combattre des Afghans armés par l’occident, d’une façon exactement symétrique à ce qui s’était passé au Vietnam pour les États-Unis.

C’est cette stratégie, conçue par Kissinger, qui permit aux États-Unis de gagner la guerre froide.

Mais il y avait dans l’équipe du président américain Gerald Ford (1974-76), lorsque cette stratégie fut élaborée, un personnage hargneux qui pensait que tout ça était bullshit et que, comme on dit, un foie, deux reins, trois raisons d’utiliser la baïonnette. Ce personnage n’était autre que Dick Cheyney. Lorsqu’il eut à sa main un outil malléable nommé George W Bush, vingt-cinq ans pus tard, celui-ci commit l’erreur qui fit perdre aux États-Unis l’avantage qu’ils avaient acquis en gagnant la guerre froide : l’occupation de l’Afghanistan d’abord, l’invasion de l’Irak ensuite. De nouveau, la première puissance intervenait directement, en personne, sur le terrain par ses énormes moyens guerriers.

On peut discuter de la stratégie d’encerclement de l’Iran qui se mettait en place : l’Afghanistan au nord, l’Irak à l’ouest, supposés complèter le Pakistan à l’est, surtout au vu des positions réelles des Pakistanais et de leur jeu trouble, mais ce qui est indéniable, c’est qu’en plaçant les États-Unis en état de guerre, les responsables américains de l’époque ont signé la dégringolade de leur pays.

L’Amérique consacre aujourd’hui une part infiniment trop grande de ses forces à faire la guerre et à affirmer sa puissance. Comme jadis pour l’Union soviétique, le siphonnage des forces vives du pays aboutit à la décapitalisation et à l’impuissance publique.

L’Europe suit le chemin américain, les intérêts des deux entités étant très imbriqués, puisque ce sont les deux parties d’un même monde désormais, il n’y a plus l’ancien monde et le nouveau monde, les deux font partie de l’ancien monde, solidarité mécanique qui d’ailleurs va probablement trouver son terme avec celui de la crise.

Quand ? Impossible de le dire, nous n’en sommes qu’au début. Et hélas, il ne suffit plus de retirer nos troupes d’Afghanistan pour revenir à l’étale : un engrenage s’est enclenché, qui ira à son terme.

Une crise de réalité

Ce qui a tué l’Union soviétique, outre la guerre, était une forme particulière de mensonge qui détachait la réalité de la valeur de la réalité de la production. Il existait une valeur théorique, une production théorique, les deux ne se rencontraient jamais. Techniquement, la planification et la corruption ont été les moteurs de ce mensonge collectif et institutionnel.

Or ce qui sape aujourd’hui la société ocidentale est exactement de même nature : il existe une valeur théorique et une production théorique, mais les deux ne se rencontrent jamais.

Sans entrer dans trop de détails sur les théories de la monnaie, il faut tout de même rappeler que la monnaie est assise sur une contrepartie. Du temps de l’étalon-or, jusqu’en 1971, la contrepartie du système monétaire occidental était une quantité d’or qui garantissait la valeur de la monnaie américaine. En y renonçant pour faire face aux difficultés dans lesquelles la guerre du Vietnam plongeait leur économie, les Américains ont conduit à recourir à une définition autre de la monnaie (qui existait déjà), en l’appuyant non plus sur une contrepartie immédiate et quantifiable (tant de tonnes d’or) mais sur la production d’un pays, c’est-à-dire sur une statistique par nature sujette à caution.

Cette fiction a permis aux USA de réaliser quelques bons coups en jouant sur les fluctuations de leur monnaie. C’est ainsi que, dans les années 1980-90, ils ont plumé le miracle économique japonais pour renflouer leur trésor toujours plus gourmand.

Mais on ne peut tirer sur la corde que jusqu’à un certain point. C’est comme en amour : tôt ou tard, le mensonge vous rattrape.

Pour les États-Unis, le mensonge de la fiction de l’assiette de la monnaie sur la production s’est démultiplié par le fait qu’il existe bien plus encore de faux dollars circulant dans le monde que de vrais.

Le mensonge, et maintenant la corruption. Curieusement, les mêmes mauvai génies soufflent sur les mêmes braises.

Renoncer à certaines injustices

La décapitalisation, l’impuissance publique, n’ont pas fini de croître dans nos pays.

La Russie, elle, a fini par sortir de sa mauvaise passe, elle peut de nouveau verser les retraites de ses fonctionnaires et faire fonctionner ses administrations d’une façon adaptée à sa situation immense et particulière, selon un standard dont il ne s’agit pas ici d’évaluer la qualité en termes humanistes. Qu’a-t-elle fait pour cela ?

Elle a renoncé à certaines injustices. Elle a libéré l’Europe centrale et orientale qu’elle opprimait, l’Ukraine, une partie du Caucase. Elle a renoncé à certains moyens d’affirmation de la puissance qui ne correspondaient plus à l’époque nouvelle.

Ainsi devra faire aussi l’Amérique, ainsi devra faire à un moindre degré l’Europe, qui bénéficiera d’un pan de liberté retrouvée.

L’omnipotence apparente des financiers prendra alors fin, comme le pouvoir monétaire retombera en mains publiques. Ceux qui aujourd’hui, revendiquent la création de monnaies alternatives devraient d’ailleurs méditer cette réflexion, car ils se font les idiots utiles (expression décodément bien commode) du pouvoir des trusts financiers. Et ce dont notre économie a le plus besoin, c’est de la simple vérité que les différentes masses monétaires thésaurisées et circulantes conservent certaines proportions quant aux productions réelles. C’est cette vertu-là qui chassera les corbeaux et ramènera les beaux jours.

Ce qu’il est difficile de prévoir, c’est jusqu’où il faudra descendre pour pouvoiir commencer à remonter, jusqu’où la chute, jusqu’où la purge, pour que le rebond puisse commencer.

Le symptôme humain est en tout cas pour le moment le même partout, et il a un visage historique, assez laid.

La France pétainiste

Si vous en avez encore le temps, allez donc voir le spectacle "La Ronde’, d’Arthur Schnitzler, au théâtre de Poche, à Montparnasse (donc à Paris),, qui méraphorise la société autrichienne d’avant le déluge de feu de 1914, puis voyez ou revoyez "La règle du jeu" de Jean Renoir, le film qui décrit ce qu’était la société française à la veille de la guerre de 1940.

Vous y constaterez les mêmes égoïsmes, les mêmes indifférences, les mêmes puérilités futiles, la même petitesse. Vous constaterez que ces œuvres nous décrivent aujourd’hui. Ce n’est pas qu’elles n’aient pas vieilli, mais que nous en sommes revenus là où nous étions.

La France de l’Occupation, celle qui a continué à vivre sous la botte allemande, n’était pas celle de cette petite foule de héros qu’ont été les résistants. Une fois ceux-ci morts et disparus par l’effet du temps, ce sont les autres, les grisâtres, les pétainistes, qui retrouvent le cours naturel de leurs occupations. La France de 1960 avait deux principaux groupes de députés : les gaullistes et les indépendants du CNI, dont la figure de proue était Antoine Pinay, un homme qui avait voté la confiance à Pétain en 1940. Le CNI se prononçait pour l’Algérie française, il fut emporté avec elle. Cinquante ans plus tard, ce sont ses idées qui reviennent, toujours aussi laides : l’inégalité, la vénalité, le pragmatisme trivial et veule, l’argent pour seule patrie.

C’est notre symptôme de la désagrégation générale. Ailleurs, on voit comme ici les réflexes identitaires, les haines et les hargnes, l’intransigeance et l’arrogance, l’égoïsme forcené et la stigmatisation de l’autre, qui sont, il faut le noter, des travers onthologiques au modèle dominant anglo-saxon.

Pour qu’une société puisse fonctionner convenablement, il faut de la fraternité. Les épreuves traversées par les Français sous l’Occupation ont ramené de l’entr’aide. La fraternisation est la triste et paradoxale vertu des guerres.

La guerre de 1914 permit à des gens que tout éloignait d’œuvrer ensemble. De même, comme dit le poète, la Résistance rapprocha-t-elle "Celui qui croyait au Ciel et celui qui n’y croyait pas", le moine et le franc-maçon, l’ouvrier communiste et le cagoulard monarchiste, le grand bourgeois et le péquenaud. Et un grand œuvre social sortit de ce rassemblement œcuménique, celui auquel les pétainistes (ou leurs héritiers) s’attaquent jour après jour à coups de pioche.

C’est d’ailleurs la seule vraie note d’espoir, dans le constat que nous faisons que nous allons traverser une longue et rude épreuve où beaucoup de ce à quoi nous croyons va être au moins remis en cause, parfois sacrifié : c’est qu’après la pluie le beau temps, c’est que l’immense horreur de la guerre de 1940 a produit l’extraordinaire floraison des Trente Glorieuses. Comme dit le (même) poète :

Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson

Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare.


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22 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 22 juin 2010 10:28

    Une seule chose est, à peu près, certaine : Le pire est devant nous.

    Chacun de nous va s’y trouver confronté et va devoir se redéfinir, choisir quelles sont ses valeurs, quelle société il veut pour ses enfants, comment il ré-agit ...

    Et les choix seront difficiles.


    • Traroth Traroth 22 juin 2010 11:02

      « l’argent s’y autodétruit » : L’argent n’est jamais détruit. Même si vous brûlez un billet comme Gainsbourg, vous ne faites qu’enrichir l’Etat. L’argent n’est qu’un support de valeur, parmi d’autres, et la valeur ne se détruit pas, elle se transmet.

      Si le cours de l’action d’une entreprise s’effondre, ce n’est pas de l’argent qui disparait, mais une valeur potentielle à la revente. L’argent des investisseurs, il est dans la poche de ceux qui leur ont vendu ces actions.


      • Leviathan Leviathan 22 juin 2010 11:41

        Revue de presse économique de Pierre Jovanovic sur « Radio Ici & Maintenant » du 16/06/2010.
        http://revuedepressedejovanovicenmp3.blogspot.com/2010/06/emission-du-16-juin-2010.html


        • liberta 22 juin 2010 12:03


          le manque de réalité au profit du virtuel va entrainer (c’est déjà fait) la même chute que l’URSS
          Les Etats Unis nous ont entrainés dès 1972 avec Pompidou dans leur système qui sombre aujourd’hui

          La chute est déjà là mais le virtuel est toujours utilisé pour garder la population au calme jusqu’au jour très proche où sans prévenir, tout un chacun ne pourra même plus retirer ses liquidités des banques

          Pierre Jovanovic donne sur son blog régulièrement la réalité bancaire et la déroute est telle que nous devons retirer nos liquidités des banques avant qu’il ne soit trop tard

          La montée en flèche de l’or est une réponse claire à la situation --- un exemple :
          lle lingot d’or fin janvier est à 24760 euros et aujourd’hui :32390 soit 7630 euros en 5 mois
          qui dit mieux ?




          • Pyrathome pyralene 22 juin 2010 12:09

            Le malade en phase terminale est sous perfusion qui le maintient en vie provisoirement , mais la fin est inéluctable....seul leitmotiv, gagner du temps pour sauver ce qui pourra l’être, l’orage pointe à l’horizon, ça va être un désastre.....


            • fonzibrain fonzibrain 22 juin 2010 13:33

              jusqu’à ou ? lol


              jusqu’ à ce que les état nations fasse faillites et que l’europe s’articule avec des euro régions !!!


              • Daniel Roux Daniel Roux 22 juin 2010 13:52

                Le parallèle avec l’urss et le retour des collabos sont bien vus.

                En urss les apparatchiks défendaient leurs positions et leurs datchas. Ils mentaient pour se protéger de leurs collègues. C’était une lutte permanente pour le pouvoir. Le peuple, lui était obligé de mentir pour survivre.

                Dans l’empire américain, la corruption gagne une partie beaucoup plus importante de la société, et pas pour la survie mais pour le fric, valeur suprême et clé universelle.

                Les élites dirigeantes et leurs collaborateurs, volent, trichent, détournent, corrompent et se font corrompre, d’abord pour eux mêmes et subsidiairement pour maintenir un système inhumain d’exploitation des masses populaires par un petit groupe de nantis.

                L’empire américain est comme le Titanic, ceux qui le mènent à sa perte sont persuadés de son insubmersibilité. La morale ne sera pas sauve, là non plus. Ceux qui resteront seront les 2ème et 3ème classe, coincés par leurs dettes et le chômage. La 1ère classe occupe déjà toutes les chaloupes et ses comptes dans les paradis fiscaux sont pleins à craquer. 


                • pallas 22 juin 2010 14:11

                  La réalité est simple.

                  Vaporisation de l’Occident, c’est le terme employé par nos elites politique et financiere, qui sont totalemen dépassé par la situation, tel que Attali, qui voient leurs reves et délires, s’effondrer.

                  Nous n’avons plus d’industrie.
                  Nous sommes en retard technologique fasse aux pays tel que la Chine, Russie.
                  L’Euro est basé artificiellement soutenu uniquement par la Chine, Russie, qui peuvent du jour au lendemain, nous laissez tomber.

                  Le Liban, devient le nouveau Monaco, la classe moyenne de la Chine et de l’Inde augmente, le pouvoir d’achat de ces populations subit l’équivalent des 30 glorieuses.

                  La classe Moyenne européenne est agonisante, une paupérisation maximale de la population.

                  Nous sommes dépendant energetiquement de la Russie, en nourriture du Brésil, nous n’avons aucunes autonomie intérieur.

                  Le flux migratoire mis en place dans tous les pays d’europe, crée une balkanisation et un communautarisme puissant. Il va de pair avec la mort ethnique des occidentaux car il n’y a plus de renouvellement de génération.

                  L’occident est ruiné, les banques occidentales sont ruiné, tout le monde est ruiné, nous n’avons absolument aucunes reserves en «  »« Or »«  », alors que la Russie et la Chine en ont d’enorme quantité, redevenant la valeur d’évaluation monétaire.

                  L’Occident c’est suicidé, du a une longue décadence qui a duré 40 ans et nous atteignons la phase de la «  »«  »Vaporisation«  »«  ».


                  Donc il faut dire : Vaporisation de l’occident


                  • fonzibrain fonzibrain 22 juin 2010 14:51

                    sauf, que si nos élites ont décidé de vaporiser l’occident, ce n’est pas ppour rien...


                    il y a quelque chose derrière, et c’est gravissime.
                    nous allons vivre des moments dramatiquesdans les années qui viennent

                    • pallas 22 juin 2010 15:47

                      Il faut arreter avec le complots a deux francs,

                      Les elites n’ont jamais décidé de vaporiser l’occident, ça n’a jamais été dans leurs inttentions.

                      Les elites occidentales, ont comme sujet les occidentaux, et encore, ils sont énormement contesté, ils n’en restent pas moins occidental.

                      Une Europe ou il n’y a plus d’occidentaux, nos elites seront ejecté de la scene et d’autres mis a leurs place, c’est un fait.

                      Tu crois au complot pour eviter de voir et de croire la chose la plus simple, ce qui nous a tué nous occidentaux, c’est notre avarice, la betise pur et simple et uniquement cela.

                      Notre civilisation est morte, la pollution est tel, qu’elle nous a rendu stérile, car c’est la malbouffe, les pollutions diverses sur notre sol et dans l’air qui nous ont rendu stérile, ainsi que les ogm.

                      Les élites sont des humains, ils mangent la meme nourriture que nous, boive la meme eau que nous, respire le meme air que nous, ce ne sont que des Humains et non des dieux.

                      Donc ils sont aussi stérile que nous.

                      Notre civilisation lors du laps de temps de 40 ans, qui était rentré en décadence moral, ethique, aujourd’hui c’est suicidé.

                      C’est surtout un «  »«  »gachis«  »«  »", car nous aurions pu conquérir l’espace, une Révolution humaine, nous en avions la possibilité, faire de la Terre un endroit vivable pour chacun, devenir le fédérateur du monde, au lieu de ça, nous nous sommes vendu au Veau d’Or.




                    • fonzibrain fonzibrain 22 juin 2010 17:05

                      pallas, j’ai un peu de peine pour toi.....


                      dis moi, uand rockefeller écrit ça dans ses mémoires, ça ne veut rien dire ?
                      “Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être.”

                      David Rockefeller, MEMOIRES, page 405


                      hien, cela ne signifie rien ?

                      ouvre des livres d’histoire tu verra si les complots n’existent pas

                      écoute cette bonne femme, http://www.dailymotion.com/video/xztbh_le-choix-de-la-defaite et lis ses livres.




                      bref, tu as raison, nous savons tout ce qui se passe, le peuple ne se fait jamais manipuler !!!!


                      tu es allé à l’école ? tu te souviens pas de tes cours d’histoire ?

                    • pallas 22 juin 2010 17:16

                      Il ne faut pas croire les phrases écrite ainsi, c’est surtout une maniere pour ce valoriser, de l’arrogance et rien d’autre.

                      Les USA, sans l’Europe, n’existe pas.

                      L’Europe et les USA meurts en meme temps, apres tout, c’est chose normal, notre civilisation en 40 ans c’est peverti, dans le mensonge, la néo colonisation aussi, la creation du mondialisme.

                      La pire victime en verité, ne sont pas tant les peuples étrangers, mais plutot en verité, les gamins bien occidentaux de souche qui ont 15 ans, 20 ans, les trentenaires, qui n’ont absolument aucuns avenir.

                      Je ne me réjouie pas, j’ai une grave deception, je suis triste en vérité, de la pitié pour mon peuple, mon ethnie, mes élites, qui ce sont pevertie dans le Veau d’Or et qui au final, se sont suicidé, donc en sommes ils m’ont tué aussi, je suis un occidental.

                      C’est la fin de l’occident, la Vaporisation de l’Occident.

                      Alors qu’en sortir de la seconde guerre mondial, un autre monde était possible, ou chacun aurait put vivre en paix, sur ces terres, en gardant ces traditions, ou finalement l’humanité aurait été assagit, qui sera passé a l’age adulte, ou d’un bond, nous aurions commencer ensemble l’exploration de l’univers,nous avons préferer nous droguer, nous suicidé, comme ces adolescents qui refusent de grandir et qui se drogue finissant par se suicidé.

                      L’humanité est condamné car lui l’humanité suivi notre exemple occidental, donc l’humanité va mourrir, cela aussi est un faite.

                      Chacun doit assumer les responsabilités qui lui incombe, les peuples étrangers ont eux aussi a faire leurs auto critique, car ce monde est mort et en 2100 maximum, l’humanité n’existera plus sur la surface de la planete, c’est Officiel.


                    • marie 22 juin 2010 15:21

                      bel article et belle conclusion


                      • verdan 22 juin 2010 22:07

                        Je m’associe à vous Marie

                        Bel exercice en effet .

                        à l’auteur et vous  :)

                        Bien à vous


                      • naomed naomed 22 juin 2010 17:05

                        Le pire est devant vous et j’en suis satisfait. L’occident était riche de la misère du monde et cette misère se retourne aujourd’hui contre lui.


                        • croacroa 22 juin 2010 21:37

                          avec fonzi vous aussi fleurez bon le soucoupisme...moi je n ai pas de peine pour les fous , juste de l ebahissement pour cette obsession de mysteres inexistants...


                          • goc goc 23 juin 2010 00:20

                            tres bon article

                            je voudrais juste ajouter une chose : c’est que tout cela est en train de nous mener vers une fuite en avant, cette fuite peut se caractériser vers une extremisation de la politique mais je n’y crois pas trop, par contre ce que je crains (car nous le voyons déjà maintenant), c’est un pourrissement de notre société. pourrissement volontairement provoqué et entretenu par des gouvernant incapables de régler les problèmes, et dont la seule issue serait d’empêcher par tous les moyens une révolte de la population. Alors tout est bon !

                            Cela commence par le flicage, mais c’est surtout l’abrutissement des masses laborieuses, via les télé-poubelles et autres mises en valeurs de saltimbanques sans intérêt, tout juste capable d’écrire leur nom, mais transformés en donneur de leçons, voir en maitres à penser.

                            Et surtout le plus grave, c’est la déliquescence de notre jeunesse, surtout par le sexe (qui est la première arme contre la révolution), ou le premier gamin venu, a vu plus de films pornos et de films violents (gratuitement) que de films donnant à réfléchir, et s’ils ne sont pas encore atteint, on va y rajouter des jeux violents a profusion. D’ailleurs il est à noté que dans ce contexte, les facebook et autre produits communautaires, font beaucoup de tord a cette tactique d’abrutissement et d’isolement. Ensuite on detruit le tissu industriel, et on fait monter le chômage pour éviter toute rébellion.

                            Bref on peut se demander si le pire entre le fascisme et la déliquescence , le moins pire ne serait pas l’extrémisme.


                            • Internaute Internaute 23 juin 2010 09:21

                              Article nul et convenu, sans références et bourrés de poncifs.

                              1 / La comparaison entre le Vietnam américain et l’Afghanistan russe n’est pas correcte. Les russes sont partis en ordre de bataille en laissant en place un gouvernement qui a encore tenu trois ans tout seul. Les américains sont partis dans un sauve-qui-peut général et le gouvernement sud-vietnamien est tombé le jour même.

                              2 / Le point commun entre le décadence de l’URSS et celle des USA est, comme le dit très justement l’article, le poids des dépenses militaires dans l’économie. Mais pourquoi ne donnez-vous pas un seul point de comparaison ? Le budget de la guerre des USA consomme 50% du budget de l’Etat (environ 45% pour l’URSS) contre 15% environ pour la Russie d’aujourd’hui ou la Fance. En valeur absolue, les dépenses de guerre américaines sont égales à la somme de toutes les dépenses militaires de tous les autres pays, Chine, Russie, France et Angleterre compris.

                              3 / La stratégie du « containment » n’a pas été élaborée en 1974 sous Gerald Ford mais bien avant, sous Eisenhower, Kennedy et Nixon dont Kissinger était le ministre des affaires étrangères. N’oublions pas que c’est Nixon qui a sorti les US du Vietnam. Dans le même paragraphe vous confondez les Bush père et fils. Le père avait déjà envahi l’Irak pour les besoins de l’Israël.

                              4 / L’Europe suit le même chemin. Au contraire, l’Europe démilitarise à tout va.

                              5 / Ce n’est pas l’URSS qui a libéré l’Europe de l’est. L’Europe de l’est s’est libérée toute seule lorsque l’URSS n’a plus eu la force de cohésion nécessaire à son maintien dans l’union.

                              6 / La France pétainiste. ALors là, c’est le pompom ! Si vos livres d’histoire sont les pièces de théâtre de Renoir et Schnitzler je comprends mieux vos fantasmes. Pourtant les quelques rétrospectives que nous venons de voir à l’occasion de l’appel du 18 juin devraient vous éclairer. Vous reprochez à la France de l’Occupation d’avoir vécu. Qu’auriez-vous fait ? Vous suicider ? Qui êtes-vous pour porter des jugements aussi sévères sur des gens ayant vécu à une époque dont vous ignorez tout. En signant l’armistice, le maréchal pétain a commencé par éviter la destruction de Paris comme l’a été Rotterdam. Ce n’est pas rien.


                              • Hervé Torchet 23 juin 2010 09:39

                                1 Les effets de la guerre d’Afghanistan sur la jeunesse russe ont été les mêmes qu’aux États-Unis après le Vietnam : démoralisation, pertes de repères... Dans les deux cas, c’est la guerre de trop.

                                2 Donc vous êtes d’accord avec mon article que vous qualifiez de nul.

                                3 L’endiguement n’a pas été pratiqué avant que Kissinger ne mette la stratégie au point.

                                4 L’Europe ne suit pas le même chemin militariste (bien que nous soyons aussi présents sur le terrain afgham), mais nous suivons le même chemin de désagrégation que les États-Unis par l’effet de l’imbrication.

                                5 L’URSS a rendu sa liberté, parce que, contrairement à 1956 et 1968, elle n’a pas envoyé les chars.

                                6 Je vous laisse à vos éloges de Pétain, qui a déshonoré la France. Mes deux grands-père résistants, dont l’un condamné à mort par contumace, ont fait ce que, sans doute, j’aurais fait aussi si j’avais vécu à cette époque.


                              • VivreDifferent VivreDifferent 27 juin 2010 13:13

                                "Ce qui a tué l’Union soviétique, outre la guerre, était une forme particulière de mensonge qui détachait la réalité de la valeur de la réalité de la production.« 

                                Cette comparaison est tout à fait pertinente à mon sens. Il y avait toutefois autre chose qui posait problème en Union Soviétique, c’était sa structure »top-bottom« , c’est-à-dire que tout devait être dirigé d’en haut, décourageant ou réprimant toute initiative individuelle. Cette problématique est hélas aussi présente dans l’occident actuel : l’agrégation entre les mains d’un même clan des pouvoirs politiques, économiques, médiatiques, et dans une moindre mesure judiciaire, conjugué à la pression salariale, conduit à un quasi-monopole du champ d’action possible par une caste de privilégiés.

                                L’Occident actuel doit mourir pour renaître. Les actions de »relance« des gouvernements sont criminelles, car elles renforcent les exploiteurs et dépossèdent par la dette les travailleurs de la maîtrise de leur, de notre avenir.

                                La solution pour moi est une synthèse du communisme et du libéralisme : communisme, car il faut à tout prix éviter l’accumulation de l’argent. L’héritage doit être avant tout immatériel : transmission de valeurs, de savoirs, d’une histoire. Les plus forts, les plus habiles, méritent une reconnaissance sociale ; pas d’accumuler des fortunes. »A chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins« est le fondement moral d’une société juste.
                                Mais libéralisme, car chacun doit être libre de s’engager dans l’activité qui lui semble utile ou agréable. Ce n’est que sur les activités strictement indispensables à la survie de la société qu’une contrainte peut être imposée aux individus. Et surtout, laisser libre cours à l’initiative individuelle permet de libérer une incroyable créativité et diversité, seule source durable de progrès.

                                Mais paradoxalement, je pense que les réponses les plus importantes à apporter à cette crise »économique" ne sont pas économiques :
                                - une éducation ciblée vers la poursuite de la liberté (autodéfense intellectuelle, encouragement de la créativité et de l’envie d’entreprendre, apprentissage de la gestion de projet collectif, ...)
                                - un droit d’expression quasi absolu (seuls les harcèlements et les menaces doivent être interdites), et un droit d’accès équitable sinon égal à l’espace médiatique, aujourd’hui dominé par l’Etat et quelques grands groupes
                                - une empathie plus grande envers les autres et le développement moral de chacun, non pas à partir d’une morale dogmatique imposée par une quelconque autorité, mais à partir de sa réflexion personnelle (ce qui rejoint en partie le point sur l’éducation). Ce dernier point ne peut à l’évidence pas être apporté par aucune mesure politique, mais pourquoi la politique devrait-elle un point de passage obligatoire pour tout progrès social ?

                                D’une façon générale, laissons les politiciens s’agiter en vain, profitons de cette crise pour prendre du recul et ouvrir de nouvelles pistes dans les espaces de liberté que nous avons. Ce qui n’exclut pas des actions collectives et même politiques. Mais ne restreignons pas a priori notre champ de vision, si nous voulons maximiser nos chances.


                                • oj 27 juin 2010 20:11

                                  le constat de la desagrégation générale, de la crise...etc... est fait maintenant depuis de longs mois et années.

                                  cela rempli les blogs et forums.

                                  ce qui m’interesse plus sont les initiatives marquantes qui pourraient amener a une dynamique susceptible de lancer la renovation de la société et la redefinition des bases.

                                  le sujet est complexe et de mon humble avis c’est impossible sans passer par une phase de desordre car l’homme ne sait pas gérer la complexité dans le chaos.

                                  pourtant je ne vois rien venir a par les invectives partisanes, les injures, jugements à la hate....

                                  je preconise au moins une forme d’insurection qui devrait etre lancée par ceux-la meme qui forme la base de la société , les actifs a leur compte, entrepreneurs, salariés du privé qui pourraient par exemple lancer une greve de l’impot en masse a une date fixée ou retirer leur epargne du secteur bancaire traditionnel pour attaquer d’une part les institutions et d’autre part la base de la grande finance .

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