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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise systémique : le mythe des banques (la fin de l’économie)

Crise systémique : le mythe des banques (la fin de l’économie)

Le Federal Institute of Technology de Zurich (Suisse) a étudié le fonctionnement de l'économie mondiale à travers 43 060 multinationales et en particulier "un groupe relativement réduit d'entreprises, principalement des banques, qui détiennent un pouvoir disproportionné sur l'économie mondiale".

33 sociétés transnationales (essentiellement des organismes financiers contrôlent donc plus de 33% de l'économie de la planète.

Source : http://www.newscientist.com/article/mg21228354.500-revealed—the-capitalist-network-that-runs-the-world.html

Nous assistons en direct à la reféodalisation du monde, la finalité du capitalisme.

Cependant, l'analyse doit être poussée plus en profondeur, car il est grand temps de faire la lumière sur le mythe des banques.

La BiS ou BRI, Bank for International Settlements, la banque des banques centrales [qui a joué un rôle particulier dans le placement de l'or volé par l'Allemagne nazie

(http://www.bis.org/about/1930s.htm)] a publié récemment un graphique concernant les CDS (Credit default swap) qui font partie des produits dérivés dans la catégorie des dérivés de crédits, les métastases du système.

http://www.bis.org/statistics/otcder/dt21.pdf

Ce graphique nous prouve que le pire est à venir puisque sur un marché des CDS représentant 29 897 milliards de dollars (45% du PIB de la planète), 21 480 milliards atteindront leur maturité entre 1 et 5 ans. Le problème des banques et de la dette des états ne fait que commencer !

La règle d'or de l'austérité finira donc par plomber les économies car le chômage explosera, et cela quels que soient les milliards injectés dans le tonneau des Danaïdes de la finance.

Comme je l'ai déjà écrit, les CDS sont des contrats d'assurance côtés sur le marché et surtout hors bilan, c'est-à-dire qu'ils n'apparaissent pas dans les livres de compte de la société, des actifs fantômes !

En effet, en plaçant ces produits hors bilan, les organismes financiers évitent de constituer des réserves garantissant ces polices d'assurance. L'essentiel de ces produits dérivés sont de plus adossés à des dettes et surtout à l'assurance contre le non remboursement de ces dernières, c'est là que le problème se pose ! Lors de la défaillance d'un des acteurs, tous ces produits doivent ainsi apparaître sur les comptes des établissement financiers.

La plupart de ces CDS sont liés à des crédits immobiliers qui ne sont plus remboursés aux USA (14 000 procédures de saisies immobilières/jour). Pire que tout, ils assurent un acheteur d’obligation d'état contre la faillite de ce dernier, ce qui alimente d'énormes spéculations (le coût des CDS ne cesse de s'envoler !) http://www.businessinsider.com/chart-of-the-day-french-cds-2011-8

L'effet domino entraînant dans le gouffre les banques françaises, la France perdra bientôt son triple A et devra bientôt rejoindre la Grèce, l'Irlande, l'Espagne, etc, etc, dans le vaste club européen des pays qu'il faudra assister. Le FESF qui gonflera bientôt (à l'exemple de la grenouille voulant devenir aussi grosse que le boeuf) ne pourra suffire et nous nous retrouverons dans l'obligation de créer un FME. La solution sera alors d'émettre des euro-obligations, car, pour résoudre la crise de la dette, il faut... d'autres dettes (le problème du prêteur en dernier ressort). Nous devrons donc modifier le traité européen afin de créer ce fameux Fonds monétaire européen.

http://gillesbonafi.skyrock.com/2856856466-Crise-systemique-vers-une-dette-europeenne.html

En effet, il faut savoir que contrairement à l'idée reçue, les banques dans leur ensemble ne s'enrichissent pas, mais plutôt, à l'exemple des éléphants, se cachent pour mourir.

Nous assistons à la formidable concentration du secteur bancaire !

Aux USA, le nombre de banques est ainsi passé de 13400 le premier janvier 1988 à 6402 le premier janvier 2011 soit 6998 disparitions.

Un peu moins de 48% des banques survivent aujourd'hui péniblement aux USA, et le pire est à venir.

http://research.stlouisfed.org/fred2/series/FREQ?cid=93

Notre système économique, le capitalisme, basé sur la consommation (et donc le travail) à partir de dettes, a placé la banque au coeur de son fonctionnement. Face aux montagnes de dettes, une véritable pyramide de Ponzi, les banquiers ont fait leur travail, c'est à dire qu' ils se sont assurés contre les risques.

Ils ont donc mis en place un processus de titrisation basé sur une logique assurantielle en transformant par ce biais les dettes (créances) en titres financiers, permettant ainsi d'alimenter le système en liquidités..

Ce qui est à remettre en cause ici est donc le fonctionnement de notre système économique. Parler uniquement des banques revient à occulter le problème. La censure actuelle ne passe par par la limitation de l'information, mais par l'explosion exponentielle d'informations qui permet de noyer le poisson. Elle nous empêche ainsi de nous poser les bonnes questions, notamment celle du vrai rôle de l'argent.

Lorsque l'on est enfant on nous raconte l'histoire du grand méchant loup, du Père Fouettard et de l'ogre. Puis, en grandissant, les petits contes continuent et on nous fait croire que « le méchant » perd toujours à la fin.

Il en va de même aujourd'hui, et, pour ne pas plonger à l'intérieur de nos âmes (qui ont besoin de mythes), certains ont inventé le conte du méchant banquier.

L'argent, le coeur du problème, n'est pas seulement comme le pensait Byron une lampe d'Aladin, mais aussi un substitut à notre violence. L'économie de marché reflète le seul désir qui anime vraiment l'être humain, celui de posséder l'autre. L'histoire humaine est ainsi déterminée par la canalisation de cette violence et pour cela, l'autre a été remplacé par des objets.

L'argent, n'est donc, dans le rapport social qu'un moyen de s'approprier des humains, de les voler légalement.

Le philosophe Friedrich Wilhelm Nietzsche résumait parfaitement cette idée(« Par-delà le bien et le mal » pages 152-153) :

« Comme le père, aujourd'hui encore l'éducateur, la classe sociale, le prêtre, le prince voient dans chaque nouvel être humain l'occasion de s'approprier sans scrupule un nouvel objet. »

Avec la surpopulation, la crise et la raréfaction d'argent, l'homme et son désir de s'approprier l'autre au travers des objets sera frustré. A moins d'un profond réveil des consciences, il retournera à l'état primitif, c'est à dire au vol et au meurtre. En effet, posséder totalement l'autre, c'est le tuer.

Le grand problème des économistes réside dans ce refus d'intégrer le rôle de l'inconscient au sein de leurs analyses car assurément, ils signeraient ainsi la fin de l'économie.

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33% des multinationales contrôlent 33% de l’économie
Etude du Federal Institute of Technology de Zurich

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24 réactions à cet article    


  • rastapopulo rastapopulo 25 octobre 2011 11:29

    Si c’est volontairement provocateur, je ne peux rien dire. Mais le capitalisme veut simplement dire capitaliser le travail. Il y a beaucoup de forme de capitalisme et même la révolution rouge était financé avec de l’or.

    Ainsi l’auteur ne voit même pas que pendant les 30 glorieuses les niveaux de vie et de protection social ont augmenté sans dettes. Pourquoi ? Parce que l’esprit du « plus jamais ça » de la libération était que l’état ne doit par servir à amortir les crises et l’inflation pour assister les rentier et acheter le silence des chômeurs.

    De même, mélanger la responsabilité de la finance folle (pourtant vaincu pendant les 30 glorieuses) avec d’autre enjeux et une guéguérre idéologique est méprisable. Vive le statut quo alors ! 


    • bigglop bigglop 25 octobre 2011 12:37

      Bonjour,
      Pour les Trente Glorieuses, tout le pays était à reconstruire, habitations, hôpitaux, infrastructures routières, ferroviaires, industrie, énergie...
      Donc il fallait beaucoup de main-d’oeuvre, le travail ne manquait pas et il était possible de changer d’employeur du jour au lendemain. Né en 1950, je me souvient des changements d’entreprises de mon père, des voisins.
      Le Plan Marshall a largement contribué au redressement des pays européens et notamment de l’Allemagne.
      Les acquis sociaux mis en place par le Conseil National de la Résistance étaient rendus possibles par un taux de croissance à deux chiffres.
      Cependant les niveaux de vie étaient différents, car plusieurs années, après la fin du conflit, nous étions dans une économie de pénurie (tickets de rationnement)


    • rastapopulo rastapopulo 25 octobre 2011 13:49

      Le « plus jamais la dictature de la finance » de la libération passe par le crédit publique sans intérêts (comme le plan Marshall et, plus tard, les avances du trésor) à but productif (plan industriel pour garantir la souveraineté nationale via la technologie) avec responsabilité de la finance (en laissant couler les banques à risque puisque séparer des banques de dépôts).

      L’état ne servirait donc plus de variable d’ajustement pour amortir les crises aux rentiers et acheter le silence des chômeurs à des projets mondialistes !!!!

      Soit une opposition frontale avec l’internationalisme de droite comme de gauche.


    • Biloo 25 octobre 2011 16:32

      "Pour les Trente Glorieuses, tout le pays était à reconstruire, habitations, hôpitaux, infrastructures routières, ferroviaires, industrie, énergie...
      Donc il fallait beaucoup de main-d’oeuvre, le travail ne manquait pas et il était possible de changer d’employeur du jour au lendemain"

      Le travail est toujours le même, la preuve en est que nous n’avons jamais produit autant qu’aujourd’hui. Nous devons bien différencier travail et emploi.

      La solution au manque d’emploi et elle est connu depuis longtemps, date de 1795 !! C’est le principe de revenu de base. Alors au bout d’un moment il faudra remettre les pieds sur terre et y arriver.


    • kiouty 25 octobre 2011 11:55

      Oui, mais ça ne prouve qu’une chose : le capitalisme « raisonnable » est fragile.

      Les forces néo-libérales, sous couvert de libéralisme auquel ils ne croient pas eux-mêmes, sabotent ce capitalisme raisonnable pour le mettre à leur profit exclusif.

      C’est une dérive à peu près inévitable dans la structure institutionnelle du capitalisme quel qu’il soit, à partir du moment ou il est fondé sur un système de banque centrale qui limite l’émission de monnaie et qu’on base l’économie sur du crédit et que le taux d’intérêt est un facteur de concentration de richesses.


      • Robert GIL ROBERT GIL 25 octobre 2011 13:43

        La dette publique marque de son empreinte le capitalisme. La seule partie de
        la prétendue richesse nationale qui entre réellement dans la propriété collective
        des peuples modernes, c’est leur dette publique. Il n’y a donc pas à s’étonner
        de l’idée que pour la classe dominante, plus un peuple s’endette, plus il
        s’enrichit. Le crédit, voila le credo du capitalisme .....
        http://2ccr.unblog.fr/2011/01/07/la-dette-publique-et-la-bancocratie/


        • rastapopulo rastapopulo 25 octobre 2011 13:47

          Un commentaire sur les 30 glorieuses sans dettes publiques peut être ?

          Tout ceux qui mélange la finance folle avec d’autre problématique (« méchante » tendance à capitaliser son travail, écologie,...) font un sacré cadeau aux to big to fail !


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 octobre 2011 00:22

          « Le crédit, voila le credo du capitalisme ... » Bien sûr. Quand l’auteur Gilles Bonafi nous dit « que contrairement à l’idée reçue, les banques dans leur ensemble ne s’enrichissent pas, mais plutôt, à l’exemple des éléphants, se cachent pour mourir... », il serait plus exact de de dire  qu’elles « ne s’enrichissent plus ». 


          Il y a longtemps qu’on se prête les uns les autres, surtout entre riches, mais le crédit à la CONSOMMATION est devenu la variable d’ajustement pour TOUTE l’économie et le pouvoir donné aux banques de créer de la monnaie ne correspondant a aucune valeur réelle leur a permis de se donner des montagnes d’argent virtuel... avec lequel elles sont devenues propriétaires de TOUT


          Comme on a délaissé la production - qui enrichit - pour la spéculation qui est un jeu à somme nulle, elles ne peuvent plus s’enrichir... mais elles ne transmettent pas assez de monnaie pour rendre la demande effective. Toute l’économie va donc cahin-caha et les moins riches ne s’amusent pas.

          On pourrait au moins remettre les pendules à l’heure en payant la dette publique.

        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 octobre 2011 15:05

          A un moment ou un autre, les gouvernements devront créer de la monnaie pour éviter que les banques se plantent et toute l’économie avec : c’est le rôle de la BCE.

          La bonne nouvelle c’est que le pognon n’étant plus convertible en or, c’est juste une opération informatique qui prend deux minutes : pourquoi attendre ?

          A ce moment là, les Etats ( ou la BCE ) pourront RECAPITALISER les banques sans augmenter les impôts ou diminuer les prestations sociales et tout le monde sera content à part les pays qui ont accumulé plein d’argent en devises étrangères acquises grâce à leur pétrole ou à leur main d’oeuvre réduite en esclavage.


          • Prometheus Jeremy971 25 octobre 2011 16:36

            C’est surtout anti-constitutionnel selon Bruxelles, et Berlin.

            Le triomphe du plan allemand, et le rejet par son parlement d’une telle proposition condamne la zone euro. Ils le savent, et s’y préparent déjà. Les français vont tomber de haut.


          • Popov 25 octobre 2011 15:56

            Il est grand temps de faire la lumière sur le pouvoir des banques qui n’est pas un mythe. La séparation de ces pouvoirs qui s’entremêlent pour donner toujours plus d’intérêt à l’argent doit être la contrepartie de toute recapitalisation sinon c’est la fin programmée.
            Le pouvoir de dépôt. On doit passer par un compte bancaire devant la loi pour percevoir un salaire. (Ou l’argent cumulé de vos comptes courant ne dort pas).
            Le pouvoir de spéculation démultiplié à la fois en amplitude (produits dérivés) et dans la fréquence d’aller retour aussi bien sur le riz que dans les CDS des obligations d’états.
            Un pouvoir d’opacité, elles peuvent échanger entre elles sans aucun contrôle et elles détiennent des filiales dans des paradis fiscaux en toute légalité.
            Un pouvoir d’émission monétaire(ou de financement) pour 1 euro en fond propre la banque peut créer 10 euros qu’elle vous prête et vous lui remboursez des intérêts. Elle peut se refinancer pour donner les 10 euros avec un taux BCE.
            Un pouvoir de notation qui entretient et fait partie de la boucle des intérêts de l’argent dette.


            • Prometheus Jeremy971 25 octobre 2011 16:01

              Face aux montagnes de dettes, une véritable pyramide de Ponzi, les banquiers ont fait leur travail, c’est à dire qu’ ils se sont assurés contre les risques.

              C’est ce qui se passe actuellement avec la dette grècque, on dit aux banques de renoncer à 50% de leurs dettes grècques pour ensuite recapitaliser leurs pertes avec de la dette publique. Et on appelle ça une avancée pour l’europe, et un signal fort aux marchés.

              Tout ce que je constate c’est que par un jeu comptable les banques qui ont eu l’idée de passer des pertes plus importantes vont bénéficier d’un bilan survitaminé. Cas des banques allemandes. J’imagine qu’en cas d’effondrement de la zone euro ceux qui auront su partir avec les meubles du grand-père avant sa mort seront les grands gagnants...


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 25 octobre 2011 20:02

                Cet article offre un gloubi boulga affreux (avec cependant quelques croutons intéressants) qui se résume à sa conclusion langue de bois :

                "Ce qui est à remettre en cause ici est donc le fonctionnement de notre système économique. Parler uniquement des banques revient à occulter le problème."

                Remettre en cause le fonctionnement de notre système économique ? C’est nouveau ça ! Quelle bonne idée !
                De quoi parle-t-on depuis 150 ans au moins ?

                Et que croyez-vous qu’il y ait au coeur du système économique qui en conditionne radicalement le fonctionnement ?

                Les banques qui, par le pouvoir de création monétaire qui leur a été indûment attribué et l’intérêt sur la dette créée ex nihilo qui s’ensuit logiquement, ont placé les individus et les nations en esclavage.

                Si vous passez à côté de ça, vous manquez l’essentiel !

                Donc le mythe des banques, c’est d’abord celui des banques gentilles qui prêtent l’argent qu’elles ont dans leur coffre grâce aux dépôts. Ca c’est du pipo.
                Les banques et la finance sont un danger pour le monde, il faut s’en débarrasser d’une manière ou d’une autre.

                Voir le site Révolution monétaire qui recèle plein de bonnes choses sur le sujet ;
                http://revolution-monetaire.blogspot.com/


                • Jason Jason 25 octobre 2011 20:41

                  Pour être crédible, votre tableau ne devrait pas contenir d’assurances ou de fonds de pension (Allianz et TIAA) qui sont des investisseurs institutionnels (les fameux zinzins). Ceux-ci ne prêtent pas, mais ils achètent des actions ou des obligations (privées ou d’Etat). Ils redistribuent les plus-values à leurs clients. Si on ne le souhaite pas, il faudra envisager de fermer les bourses. Chiche !

                  Par ailleurs, personne ne fait mystère du fait que les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas ; les accords de Bâle III ont quelque peu augmenté l’obligation de posséder davantage de fonds propres. Mais on en reste au fait que si une banque prête 100, elle n’a en caisse que 9. Oui, j’ai bien dit 9 ! Lorsque l’opération se multiplie plusieurs fois, on assiste à une création énorme de monnaie.

                  Et, à la grande surprise de tous, ça marche — la plupart du temps, car les banques se refinancent en empruntant à d’autres banques et auprès des banques centrales.

                  Je ne blâmerais pas les banques, mais ceux qui ont laissé faire une finance sans contrôle, et causé des déficits d’Etats astronomiques. Déficits occasionnés par des prévisions de recettes fausses.

                  Que les banques soient publiques ou privées, elles ont une fonction essentielle de fournir de l’argent aux économies, argent sans lequel rien ne fonctionne.

                  Qu’on le veuille ou pas, c’est comme ça, et les hommes politiques n’y changeront rien, car l’influence de ceux que vous appelez les banques font et défont les gouvernements. Dans le monde entier.

                  Une solution ?


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 octobre 2011 00:34

                    @jason


                    La seule chose qui soit plus forte que l’argent, c’est un fusil. Et ça ne vaut que le temps de corrompre celui qui tient le fusil. Les grands nettoyages se font donc vite... Apres quoi l’argent reprend le pouvoir, ce qui est à long terme un moindre mal... Mais nettoyer de temps en temps est indispensable.


                    PJCA

                  • Jason Jason 26 octobre 2011 08:51

                    @ Pierre JC Allard

                    En ces périodes de crise, je crains plus les tentations bonapartistes et les coups d’Etat absolutistes que les jacqueries (si j’ose dire) dans les rues des villes.

                    Ne nous y trompons pas, en ce moment le monde de la finance continue à fonctionner :« business as usual ». Et les hommes politiques, à court d’idées ou ne voulant (ou ne pouvant) pas prendre le problème à bras le corps, agitent le spectre des lendemains pleins de dangers.

                    Les fusils seront peut-être nécessaires, mais avant cela je verrais d’un très bon oeil la réouverture du bagne de Cayenne pour certains, même avec air climatisé.


                  • Antoine Diederick 25 octobre 2011 21:15

                    il faut sauver les banques françaises qui ont été imprudentes ensuite il faut sortir de l’euro.....pour sauver l’avenir de l’initiative française....enfin, il faut se réveiller et se battre.....


                    • Antoine Diederick 25 octobre 2011 21:16

                      demain, nous allons être à un tournant......important pour l’avenir....


                    • Antoine Diederick 25 octobre 2011 21:38

                      les objets sont des constructions de l’esprit, il est donc possible de changer d’objet de prédilection si l’esprit le veut.

                      pour ce faire il est bien de nourrir le cerveau d’informations dérangeantes et à la fois rationnelles....


                      • BA 25 octobre 2011 21:41

                        Mardi 25 octobre 2011 :

                         

                        Euro : pour Fillon, un échec du sommet ferait basculer l’Europe « vers des terres inconnues. »

                         

                        François Fillon a estimé devant les députés UMP qu’un échec du sommet de la zone euro mercredi "pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues", dans des propos rapportés de source proche du groupe UMP et confirmés dans son entourage.

                         

                        "La pression ne cesse de s’accroître sur la zone euro et sur l’ensemble de l’économie mondiale", a souligné François Fillon.

                         

                        "Il est incontestable que les prévisions de croissance de l’économie mondiale sont en train de baisser de façon brutale", a-t-il ajouté.

                         

                        "Si les résultats du sommet européen sont positifs, le pessimisme sera enrayé sur les perspectives de croissance, a jugé le chef du gouvernement. Mais, a-t-il ajouté, nous vivons des jours cruciaux : si le sommet était un échec, cela pourrait faire basculer le continent européen vers des terres inconnues".

                         

                        http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gzlmU7KIgLcCmrFFfgXNO-6Od9zQ?docId=CNG.5f713e4bee096d0983ae7bd253e79907.631


                        • babaro babaro 25 octobre 2011 23:35

                          @l’auteur

                          j’ai voté non à l’article.

                          Non pas que votre analyse soit fausse mais parceque dans le constat que vous faites, il aurait été instructif voir primordial de parler de l’arnaque de la FED (méga-banques privées internationales) qui squate la création monétaire aux Etats-unis ainsi que de ses métastases Européennes avec la mise en place de la Loi Pompidou-Giscard de 1974 et ses équivalents Européens. Cela explique d’une façon évidente la situation d’endettement de la plupart des nations occidentales. Expliquer que les banques satellites du « noyau dur », pour la plupart sont fragiles, nous l’avions bien compris, puisque c’est bien leur renflouement quasiment impossible qui nous entraine malgré nous dans l’effondrement économique. Dans ce système hypertrophique de la « concurrence libre et non faussée », elles étaient de toute façon destinées à disparaitre.

                          Il me semble vous avoir lu plus incisif dans vos diagnostics.


                          • rhea 1481971 26 octobre 2011 07:43

                            Que l’homme soit un prédateur pour l’homme cela a été écrit dans les années 1970 par le neurobiologiste Henri Laborit dans un ouvrage « éloge de la fuite ». Dans les années 1970 il existait le club de Rome qui a publié un livre montrant l’impasse dans lequel s’engageait notre type de civilisation. Notre mode de vie est basé sur l’abondance des matières premières, hors ces temps ci elles deviennent de plus en plus rare et cela se traduit par une crise financière.


                            • Ronald S. 26 octobre 2011 10:11

                              « (...) 33 sociétés transnationales (essentiellement des organismes financiers contrôlent donc plus de 33% de l’économie de la planète (...) », « (...) il faut savoir que contrairement à l’idée reçue, les banques dans leur ensemble ne s’enrichissent pas, mais plutôt, à l’exemple des éléphants, se cachent pour mourir (...) »

                              Ha bon !!!

                              C’est contradictoire Non ?

                              Vous dites plus loin « Nous assistons à la formidable concentration du secteur bancaire ». Effectivement, Le système bancaire/monétaire est un circuit fermé. S’il n’existait que 5 banques et que 3 font faillites, 2 s’enrichissent automatiquement. D’ou concentration.


                              Vous dites : « Notre système économique, le capitalisme, basé sur la consommation (et donc le travail) à partir de dettes, a placé la banque au coeur de son fonctionnement. Face aux montagnes de dettes, une véritable pyramide de Ponzi, les banquiers ont fait leur travail, c’est à dire qu’ ils se sont assurés contre les risques ».

                              La NECESSITE de recapitalisation des banques, qu’on nous claironne sans fin, sans jamais expliqué,  est-elle nécessaire à cause du gouffre/écart crée par la monnaie scripturale vis-à-vis de la monnaie fiduciaire ?

                              « Ce qui est à remettre en cause ici est donc le fonctionnement de notre système économique ».

                              Nous somme totalement d’accord. Cependant, il faut admettre, que le système a pleinement accompli ses prérogatives. Maintenant il faut ce dire : Qu’est-ce qu’on veut. Une oligarchie ou une véritable démocratie. En tous les cas « bon article ».

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