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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise systémique : les solutions (n°2 : la fin des monnaies (...)

Crise systémique : les solutions (n°2 : la fin des monnaies nationales)

Dans mon article [Crise systémique : les solutions (n°1 : l’euro)], j’ai tenté d’expliquer les solutions qui seront apportées dans le cadre européen :
-stabilisation de la monnaie européenne avec une BCE ayant le monopole de l’émission de l’euro.
-création d’un trésor européen permettant de mettre en place une structure de défaisance permettant de sauver les banques.
-création d’un gouvernement économique, ce qui répond à la célèbre boutade de Kissinger : « l’Europe, quel numéro de téléphone ? ».
-intégration des pays en difficultés (Royaume-Uni et Suisse).
Je n’avais pas, volontairement, abordé le problème de l’Europe centrale et orientale qui va donc être étudié ici.
La crise systémique actuelle va ainsi totalement bouleverser le monde en détruisant les monnaies nationales et donc par conséquence, les états-nations, ce qui peut être illustré par cette phrase essentielle de Paul Jorion (sur son blog du 11 février 2009) : « Les pertes causées par les bulles financières quand elles éclatent dépassent désormais en taille la capacité d’absorption des États. »
Face à la crise, les différents pays du monde n’auront en effet qu’une seule solution, s’associer au sein d’unions continentales et mettre en place de nouvelles monnaies communes. Nous assistons donc, et cela va être analysé ici, à la mise en place accélérée de ce que certains nomment « le nouvel ordre mondial ».

I. Les pays d’Europe de l’Est.
 
Ils sont en ce moment, au cœur de l’actualité. Ainsi, mardi 17 février, les agences Moody’s et Standard & Poors ont indiqué que la crise en « Europe de l’Est » pourrait provoquer des problèmes aux banques occidentales qui ont prêté 1500 milliards de dollars (chiffre avancé par le rapport de Morgan Stanley). Moody’s prévoit donc de baisser la note des banques exposées sur l’Europe de l’Est. Source : Bloomberg, dimanche 22 février. 
 
En effet, la plupart des emprunts réalisés sont accordés en Franc-Suisse (60% pour la Hongrie selon la Banque Nationale Suisse) ce qui pose un problème gigantesque car les monnaies nationales s’effondrant, les remboursements explosent (plus de 30% en Roumanie par exemple).
La BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) évalue un volume de défaillance qui devrait atteindre 10% ! Or, selon le quotidien « Le Monde » du 14 février 2009 : « Engagée à hauteur de 230 milliards d’euros, l’Autriche est le premier investisseur européen de la région ».
Le quotidien Der Standard de Vienne a d’ailleurs déclaré : « Un taux de défaillance de 10% conduirait à l’effondrement du secteur financier autrichien ».
Mais, au-delà du problème Autrichien, nous assistons dans cette région à la destruction des monnaies nationales.
Le zloty polonais a ainsi perdu 36% de sa valeur depuis juillet, le forint hongrois 25% et la couronne tchèque près de 22% (Source : La Presse Affaire du 23 février 2009). Les économistes de la banque Dresner ont ainsi déclaré « les devises d’Europe de l’Est sont engluées dans une spirale de dépréciation », et « pour l’euro, c’est une bombe à retardement ». Source : Le Monde du 21 février 2009.
Je n’hésite pas à l’écrire ici, ces monnaies sont condamnées et seront remplacées par l’euro car il n’y a pas d’autres alternatives. Ceci est d’ailleurs confirmé par les discussions du gouvernement polonais concernant le taux de change ERM-2 qui est surnommé l’anti-chambre de l’Euro.
Nous allons de plus assister à une redistribution géopolitique de la région car une partie des pays de l’Est ne se tourneront pas vers l’Europe mais vers la Russie au sein de la CEEA.
 
II. La CEEA
 
La Communauté économique eurasienne est une organisation internationale de coopération économique qui a été créée en 2000. Elle est l’organisation économique de la CEI (regroupant 11 anciens pays du bloc soviétique) dont la Russie et la Biélorussie sont les acteurs principaux. Or, le 3 février, a eu lieu une réunion au Kremlin au cours de laquelle la création d’une monnaie unique : le rouble, ainsi que d’un espace économique commun ont été débattus. (Source : Courrier International du 4 février 2009).
Un fond anticrise de 10 milliards de dollars a par ailleurs été créé. Le quotidien Vremia Novosteï a souligné l’importance de ce sommet en déclarant qu’il mettait en place : « Quelque chose comme l’OTAN et le FMI sous l’égide russe ».
Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine a affirmé : « nous aidons nos plus proches pays qui ne peuvent tellement compter sur l’assistance d’autres Etats. La Russie ressent sa grande responsabilité dans l’espace de la CEI et en premier lieu de la Communauté économique eurasiatique (CEEA) ». Nous le voyons, cette crise est en train d’accélérer la coopération autour de la Russie. Le Kazakhstan, la Biélorussie, le Kirghizstan, l’Arménie, et le Tadjikistan sont déjà soutenus et un prêt à l’Ukraine ne saurait tarder.
Les conséquences géopolitiques de la crise sont énormes. La Russie profite ainsi de la fragilité économique des USA pour renforcer son hégémonie et seule la Géorgie reste pour le moment la chasse gardée américaine. N’oublions pas que les USA doivent évacuer la grande base de Manas (Kirghizistan) et désirent donc s’installer en Géorgie afin de conserver une présence dans le Caucase du Sud.
Certains déclareront que la Russie ne pourra pas aider ses voisins car sa monnaie, le rouble est en difficulté. Elle a ainsi dépensé plus de 36% de ses réserves de change pour défendre sa monnaie. (Source : Contreinfo du 21 février 2009).
Or, il faut le rappeler, le cours du rouble dépend étroitement du cours du baril de pétrole (qui est au plus bas actuellement à 40 dollars). Il existe cependant un sauveur providentiel pour la Russie : la guerre. En effet, Benyamin Netanyahou a dit : « Quand je formerai le nouveau gouvernement israélien, nous ferons ce que nous avons fait par le passé avec le réacteur de Saddam, ce qui nous a rapporté 20 ans de tranquilité. » Source Norman Salomon (antiwar) le 7 janvier 2006. Sans parler d’Avidgor Lieberman qui a insisté sur le fait que « l’Iran était l’ennemi public numéro 1 ».Source : Jerusalem Post du 10 février 2009.
Fin janvier, 3000 tonnes de munitions (ce qui est totalement inhabituel) envoyées par les USA sont arrivées en Israël. Reuters a ainsi affirmé le 10 janvier 2009 que « ce genre d’affrètement vers Israël est rare. »
Le cours du baril explosera alors bien au-delà des 150 dollars, un scénario idéal pour le rouble !
La guerre en Iran (et plus tard au Pakistan) aura donc pour effet de « sauver » l’économie russe, un paradoxe (ordo ab chaos).
 
Nous le voyons ici, le lien entre la guerre et l’économie est direct. Il va falloir, et je le répète à chacun de mes articles, créer ce que Paul Jorion nomme « une constitution pour l’économie » qui nous préserve des monstruosités à venir.
Dans mon prochain article (n°3), je me pencherai sur le cas de l’Asie et surtout des Etats-Unis, tout un programme !
En conclusion, il est toujours intéressant d’avoir un regard extérieur sur ce que nous sommes et ce regard-là est impitoyable.
« Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. »
Sitting Bull grand chef des sioux.
 
 Gilles Bonafi


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33 réactions à cet article    


  • John Lloyds John Lloyds 26 février 2009 11:10

    Mouais smiley Le jour où l’Iran sera attaqué, le cours du rouble, on s’en foutra un peu, car on se dirigera vers un embrasement mondial.


    • Gilles Bonafi 26 février 2009 15:59

      @John Lloyds
      Bonjour, John, la guerre est imminente et nous nous moquerons alors tous du rouble. Cependant, la Russie redeviendra un acteur majeur et les russes, eux, ne s’en moquent pas.


    • Triodus Triodus 26 février 2009 17:06

      @l’auteur

      Vous dites << la guerre est imminente>>.
      Sur quels éléments vous basez-vous ?

      Cordialement,
      T.


    • Pierre 26 février 2009 20:25

      La guerre est imminente depuis 60 ans.... Mais bizarrement elle arrive pas !!!

      allez un peu de patiente. la guerre sera imminente jusqu’a votre mort, a 95 ans, dans un lit, en paix.

      grrrr..... la Guerre est imminente !!!!


      c’est comme les enfants qui se font peur dans le noir. Le monstre arrive ! bouh !!


      vous etes un rigolo John Lloyds !

      Allez dont faire un peu de sport, ou autre activite qui vous changera l’esprit.

      P.


    • Pierre 26 février 2009 20:48

      http://www.fucklacrise.com/


      meilleur esprit que sur Agoravox ou on ne lit que fin du mondes et autres complots contre l’humanite !


      P.


    • spartacus1 spartacus1 26 février 2009 11:30

      @l’auteur qui écrit : "intégration des pays en difficultés (Royaume-Uni et Suisse)."

      Pour le Royaume-Uni, peut-être, mais pour la Suisse, la réalité est tout autre.

      L’euro a perdu 10 % de sa valeur en moins de 6 mois par rapport au franc suisse. Et même, ces derniers jours, malgré les turbulences autour du secret bancaire, le franc suisse s’est apprècié de 2 % en une semaine par rapport à l’euro. Comme d’ailleurs il s’est apprécié par rapport à toute les autres monnaies.

      Quels que soient les soubresauts, le francs suisse sert de valeur refuge. La stabilité politique du pays en est l’une des raisons essentielles.

      Je crois que ce n’est pas demain la veille que la Suisse rejoindra l’euro, voire, même, adhérera à l’UE. Les Suisses, très opportunistes, auraient trop à y perdre.


      • Triodus Triodus 26 février 2009 21:00

        J’espère qu’on s’en tirera tout de même.
        26% de la fortune mondiale est gerée chez nous. OK, le secret tombe. Très bien. Tout le monde saura qui est mouillé, quel état trafique avec quelle organisation criminelle ou autre état pourri.. Qui survivrait à la vérité révelée ?
        OK, d’accord pour y aller, mais seulement si on saute tous ensemble de l’avion et sans parachute.
        Chiche ?


      • jacques jacques 26 février 2009 23:48

        Tu rigoles on fera une loi pour pardonner les ""pauvres"" pecheurs et hop ça repart comme en 14.


      • plancherDesVaches 26 février 2009 11:51

        "une constitution pour l’économie"...
        Déjà, lorsque l’on voit que les US prennent des mesures dans leur coin (dumping, protectionnisme, dévaluation,...), vous parlez d’une possible constitution....
        (Spartacus, TOUS les états sont opportunistes. Et en tout cas, autant que peut l’être un humain...)

        Il faudra laisser s’écrouler suffisamment les monnaies et mettre des peuples entiers dans la misère pour voir des mesures importantes prises sous la contrainte des événements.

        Effectivement, je pense au petit épargnant franchouillard qui pense être riche et qui verra ses "revenus" "d’investisseur" tomber à zéro...
        Pour un parisien qui vit en appartement, ce sera dur de cultiver des légumes smiley


        • Internaute Internaute 26 février 2009 14:03

          Bof ! Une dose de mondialisme et une dose d’épouvantail. L’auteur n’a en rien démontré en quoi une monnaie unique apporterait une solution à la crise.

          Pour ma part, la première chose à faire est de laisser couler les banques en mauvaises santé en se contentant de venir en aide à leurs clients. Quand les banquiers se sont remplis les poches de gains spéculatifs et de bonus millionaires, personne ne leur a demandé de venir en aide aux nécessiteux. Je ne vois pas pourquoi le contribuable devrait aujourd’hui les renflouer. Ils n’ont qu’à le gagner. Vous citez le cas de l’Europe de l’Est. Ce sont justement les politicards de l’UE qui ont créé une colossale bulle inflationiste en Europe de l’Est en y injectant de force les milliards d’aide volés aux autres contribuables. Les banques ont été fortement incitées à prêter aux citoyens.

          La deuxième, est de renflouer l’industrie en rapatriant chez nous les productions délocalisées. Ceci demande de limiter le commerce internatinal et de taxer les importations (ou établir des quotas) afin de rétablir une concurrence loyale.

          La troisième est de modifier le système monétaire afin de limiter la création monétaire. La pratique de la réserve fractionnaire est tout simplement de l’escroquerie. C’est elle qui nous a coulé.

          Augmenter la dette pour résoudre le problème lié à trop de dettes n’est pas une solution. Il n’y a que les politiciens pour proposer des choses pareilles. Avec quoi la paiera-t-on cette dette ? La dette publique et privée dépasse déjà les 10 ans de production mondiale. On en fait quoi ? Autant remettre les compteurs à zéro et repartir sur de meillleures bases. On n’en prend pas le chemin.

          La seule chose que vous nous proposez est une méga-inflation c’est à dire la mutualisation des pertes.


          • Gilles Bonafi 26 février 2009 15:08

            @Internaute
            "L’auteur n’a en rien démontré en quoi une monnaie unique apporterait une solution à la crise."
            Il faut relire le n°1. Pour l’euro, il s’agit d’éviter les problèmes de spread et surtout de créer une structure de défaisance.
            Je ne propose rien, j’analyse l’actualité et les réponses que l’on tente d’apporter.


          • snowballing snowballing 26 février 2009 20:47

            Nouvel Ordre Mondial, blah blah, etc...


          • Pierre 26 février 2009 22:22

            Le "nouvel ordre mondial" est une legende urbaine au meme titre que les Vampires et Loups Garous.

            Tout ca parce que Pere Bush a parle de nouvel ordre mondial dans un de ses discours a la suite de la chute du bloc communiste.

            Comment tourne une expression tout a fait logique en un complot mondial.

            Foutaises.

            c’est bien vous le cochon qui etes un mouton...

            P.


          • mcm 27 février 2009 00:07

            Ouais y a plein de type que personne n’a élu qui dirigent l’Europe, mais bon y a pas de pouvoir centralisé !


          • Bigre Bigre 26 février 2009 14:13

            Sur la page http://www.scribd.com/doc/11452701/Etat-quastu-fait-de-notre-monnaie
            on peut télécharger le livre "Etat, qu’as-tu fait de notre monnaie ?"
            en pdf.

            Ce livre est super intéressant à lire, il donne même un peu froid dans le dos ... ce qui au départ est assez inattendu pour un livre qui parle de la monnaie dans la société, des banques, des banques centrales , ...

            Pouvez-vous vous inspirer de ce livre pour écrire le 3eme volet de ces articles ?

            Merci d’avance .

            Bigre !


            • ddacoudre ddacoudre 26 février 2009 19:05

              bonjour bigre

              je suis allé faire un tour sur ton lien, l’histoire de la monnaie y est trés bien expliqué pour des non initiés, un bel exemple en soi.
              pourtant croire que cet échange individuel est suffisant est une erreur, car il ne peut prendre en compte les effets collatéraux de ces échanges qui seront ignorés car l’individu ne peut pas connaitre de l’intérêt collectif dont son activité dépend et pour cela il faut le regard d’un tiers.

              d’une certaine manière j’en donne l’exemple dans mon article "pourquoi il ne faut rien attende du G20".

              j’adreserai certainement ce lien à mon fils qui sera mieux que tous les discourts que j’ai pu lui tenir.

              cordialement.




            • Parpaillot Parpaillot 26 février 2009 14:24

              L’auteur écrit :

              "-intégration des pays en difficultés (Royaume-Uni et Suisse)."

              S’agissant de la Suisse, de quelles difficultés parle-t-il ? De celles résultant de l’exposition d’UBS sur le marché américain, en relation avec l’attaque sur le secret bancaire, ou d’autres, plus générales du fait de l’importance de la place financière suisse par rapport à celle de son isolement et de son faible poids politique sur la scène internationale ?

              Merci à l’auteur de préciser sa pensée ...

              Si l’auteur fait référence à l’intégration de la Suisse au sein de l’Euro, cela relève de l’utopie, car sans adhésion de la Suisse à l’UE, on ne voit pas comment cela pourrait se concrétiser ...

              Comme le fait remarquer "Spartacus1" ci-dessus, le Franc suisse résiste très bien pour l’instant, il s’est même apprécié par rapport à l’Euro au cours des dernières semaines et n’a pas été affecté (pour l’instant ? ) par les problèmes d’UBS aux USA.
              Le cours est actuellement de 1€ pour 1,485 CHF.

              La Livre Sterling quant à elle a suivi une évolution différente et les deux monnaies ne peuvent en aucun cas être comparées ...

              Cordialement !


              • Gilles Bonafi 26 février 2009 15:44

                @Parpaillot
                La Suisse mériterait en effet un article.
                Je connais très bien le problème. Je vous rappelle qu’ UBS et Crédit Suisse, ses deux principales banques possèdent des bilans de 3000 milliards de dollars soit 10 fois le PIB du pays.(lire article n°1).
                Le franc suisse est encore en bonne santé pour 2 raisons :

                - L’euro, le dollar et le rouble sont en difficultés. Un problème de confiance existe.

                - L’essentiel des prêts aux pays de l’Est sont libellés en francs suisses.Or, je vous renvoie à mon article concernant les difficultés de ces pays.C’est le début de la fin pour lui.
                Je vous signale qu’il baisse fortement en ce moment.Lire l’article d’EasyBourse du lundi 23 février intitulé "Changes:la situation se gâte pour le franc suisse".
                Mes amitiés.


              • Parpaillot Parpaillot 26 février 2009 22:30

                @ Gilles Bonafi :

                S’agissant du Franc Suisse (CHF), vous écrivez :

                " Je vous signale qu’il baisse fortement en ce moment.Lire l’article d’EasyBourse du lundi 23 février intitulé "Changes:la situation se gâte pour le franc suisse". ..."

                Navré, mais les faits démentent vos propos. Comme je l’ai écrit dans mon commentaire précédent, aujourd’hui
                1 € valait 1,485 CHF à Genève et l’Euro a baissé d’environ 10% par rapport au Franc Suisse depuis une année. Voir ici l’évolution des monnaies sur l’année et les cours actuels.

                Concernant le PIB de la Suisse (année 2007) : 512 milliards de CHF, soit au cours moyen de l’époque :
                1,18 CHF pour 1 $, ce qui fait : 512 / 1.18 = 434 milliards de $ environ.

                Sources, données économiques du Département fédéral de l’économie (SECO) - Gouvernement fédéral helvétique - Voir ici.

                Pour les deux grandes banques (UBS et CS), j’ai approximativement les mêmes valeurs que vous ...

                Cordialement !


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 26 février 2009 14:52

                Gilles,

                La construction de l’Euro a participé à déclencher la crise financière mondiale.

                Sa préparation a causé les troubles boursiers de l’an 2OOO ( Cac 4O à 6OOO points, et notre hitler national au deuxième tour en 2OO2 ). En effet, tous les européens détenteurs de valeurs inchangeables en euro, puisque non déclarables au fisc, ont démarré un concert de mouvements financiers à travers le monde entier via les paradis fiscaux dont la Suisse. Les annonces de fusions de l’Améro et du Russo que vous annoncez, ne sont que des soubresauts, des réactions à la monnaie Européenne. Cela prouve déjà que l’Europe a été devancière dans sa stratégie et que les blocs américain et russe suivent. mais tous ces fonds douteux, occultes, détournés, qui polluent la finance internationale ne supporteront pas l’ouverture, l’admission vers une monnaie mondiale. Le Mondo. En effet, changer ses avoirs nécessite de les déclarer, et d’ailleurs, dix sept milliards de francs manquent à l’appel. Et comme la vente Bergé de ces derniers jours a révélé, fait ressurgir, la présence de deux statuettes volées en Chine il y a deux siècles, une monnaie mondiale telle que la mondialisation l’imposera, mettra enfin la transparence au grand jour sur les avoirs réels de chacun. Le dernier pays à refuser de s’y soumettre sera le triste perdant. Peut-être un paradis fiscal, peut-être la Suisse...qui sait ?


                • plancherDesVaches 26 février 2009 14:59

                  Ha..., ? Lisa Sion, il semblerait que vous n’ayez pas les mêmes infos que les autres...

                  Le SME (serpent monétaires Européen) bien antérieur à la création de l’Euro avait pourtant EXACTEMENT le même fonctionnement que l’EURO.
                  A la création du SME, il se serait passé quoi, alors... ?

                  Dites que vous ne comprennez rien aux blocs économiques, ce sera plus simple.


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 26 février 2009 16:51

                  @ plancherdesvaches,

                  " Le SME (serpent monétaires Européen) bien antérieur à la création de l’Euro avait pourtant EXACTEMENT le même fonctionnement que l’EURO. A la création du SME, il se serait passé quoi, alors... ? Même fonctionnement, mais pas même STATUTS. Tout comme il a fallu quelques années aux petits actionnaires pour comprendre le système financier qui les a broyés en 2OOO, je suis en effet plus prompt à réagir qu’à comprendre les méandres d’un tel système. C’est bien vrai.

                  J’aurais effectivement bien du mal à vous convaincre que j’ai tout compris du système financier international et je ne dois pas être le seul. D’ailleurs, si je savais, je me tairais, et profiterais en silence de la crise pour m’enrichir...Mais tel n’est pas mon but. je m’exprime, pas toujours posément, mais uiquement pour défaire le noeud cordialement.


                • Pierre 26 février 2009 21:42

                  @ Lisa sion.

                  Notre hitler national au second tour en 2002 !!! 

                  Compare Le Pen a Hitler c’est lui faire une comparaison tres avantageuse !!!

                  Le Pen sera qu’un detail de l’histoire de France. Arretez les diabolisations inutiles, ca decridibilise vos commentaires.

                  P.


                • Ocséna 4 mars 2009 23:11
                  La vente Bergé : les Bronzes

                  Nous qui, à l’OCSENA, sommes de très résolus soutiens de la Chine d’aujourd’hui, ainsi que certains ont maintes fois pu le voir, nous nous trouvons comme qui dirait embarrassés par la lourde affaire des deux bronzes de la vente Bergé.
                   
                  Le principe de récupérer des bilokos qui vous ont été volés nous paraît plutôt défendable. Si Bergé allait même jusqu’à restituer gratos le con de rat et l’enfoiré de lapin ça ne nous dérangerait pas, on trouverait même ça assez bien !
                   
                  La seule chose sur laquelle faut quand même pas essayer de vouloir nous baiser, qu’on soit Chinois ou pas, mais surtout si on est Chinois, c’est sur la Victoire de Samothrace. Que la chose soit claire ! la Victoire restera au Louvre en haut des escaliers où elle est.
                   

                  ................................................

                   

                  Les Pensées zaz de l’Ocséna

                  Ocséna, Organisation contre le système-ENA et pour la démocratie avancée

                  -[-> http://ocsena.ouvaton.org]

                   

                • Lulu de Pantin 26 février 2009 15:36

                  Je pense aussi que des monnaies continentales vont succéder aux nations et à la mondialisaton.
                  J’aime bien aussi Sitting Bull smiley



                  • frédéric lyon 26 février 2009 18:05

                    Article sans queue ni tête dans lequel on parle de tout et de rien : Des monnaies, des Russes, de Netanyahou, d’Israël, de Siting Bull et des Américains.

                    Quel est l’objet de ce tissu de bêtises ?


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 26 février 2009 18:59

                      Dès qu’il y a monopole, il y a tromperie sur la marchandise. Or la monnaie est une marchandise comme une autre. S’il y a monopole, ce n’est plus le marché qui lui attribue sa valeur. Or le prix est une information primordiale pour un produit, il renseigne en permanence sur les besoins, et permet aux producteurs de s’adapter.

                      Résultat, cela crée de l’inflation, et se sont toujours les plus pauvres qui trinquent.

                      La crise actuelle est le résultat d’une monnaie "politique", en l’occurence le dollar.

                      Lorsqu’il y a une réglementation et/ou un monopole sur un produit, quelqu’il soit, il y a inflation, corruption et pénurie. Il n’y a qu’a voir avec le pétrole, certaines denrées alimentaires (la PAC), et donc aussi les monnaies avec leur taux de change règlementé. (Le problème est le même en Martinique et Guadeloupe et leurs marchés réglementés).


                      • ddacoudre ddacoudre 26 février 2009 19:16

                        bonjour gilles

                        toujours interessant de te lire, car cela complète d’autres infos, et l’on arrive ainsi a avoir une vision plus globale que l’on ne peut réunir soi-même sauf à passer 24/24 pour cela.

                        cordialement.


                        • Olga Olga 27 février 2009 09:42

                          @Petit cochon rose souriant
                          Oui, les conférences de David Icke sont vraiment "éclairantes" et souvent très drôles. Evidemment il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, mais le show mérite d’être vu (à condition de comprendre l’anglais bien entendu).
                          Une de ses conférences (qui doit durer un peu plus de 6 heures ) s’appelle Freedom or fascism : The time to choose et débute avec ces citations de Gandhi :
                          " There is no path to peace. Peace is the path" (Il n’y a pas de voie vers la paix. La paix est la voie)
                          " An error does not become truth by reason of multiplied propagation, nor does truth become error because nobody will see it " (Une erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage, pas plus qu’une vérité ne devient une erreur parce que personne ne la voit)
                          " Even if you are in a minority of one, the truth is still the truth " (Même si vous êtes seul(e) à la voir, la vérité reste la vérité)
                           smiley
                           


                        • Pierre 26 février 2009 21:20

                          Quelle idiotie ce "Nouvel Ordre Mondial".

                          Ca s’oppose aux plus basics principes de fonctionnement d’une societe humaine.

                          Pierre.


                          • dom y loulou dom 26 février 2009 21:40

                            mini parenthèse

                            Les suisses viennent d’entériner des bilatérales illimitées, ils ne feront donc PAS partie de la CE.


                            • Pierre 27 février 2009 00:44

                              La peur c’est egalement ce que vous utilisez quand vous dennoncez le "Nouvel Ordre Mondial" et les "complots machiaveliques" au plus haut niveau par un petit nombre (ca me fait penser a Fantomas vos histoires).

                              Pour moi, ces complotistes au plus haut niveau sont mes amis. Paix, liberte de mouvement, globalement une assez bonne liberte de parole, sont-ils si mechant ?

                              Ils ont cree une economie mondialisee si interdependante qu’une guerre mondiale est simplement impossible dans l’immediat.

                              Moi je leur dit chapeau !


                            • NERI 28 février 2009 12:43

                              Bonjour Gilles,

                              Je suis trés impressionné par ce second volet de votre article. Vous inscrivez et développez de manière convainquante les aspects globaux de la crise écosystémique et ses aspects convergents. 
                              Vous évitez ce raisonnement linéaire de cause à effet qui fait oublier que les évènements en préparation n’ont aucune référence connue et que nous sommes au point de rupture.
                              Rapprocher les "crises" : financières, économiques, sociales, alimentaires, énergétiques, culturelles et j’en oublie, est assurément la bonne manière d’aborder LE problème. Démontrer que nous sommes dans des conséquences également.
                              Un systémicien dira que la seule réponse possible est dans l’interaction et une prise de conscience planétaire de l’écologie, y compris de l’écologie de la pensée.

                              Bon courage pour la suite !

                              Francis NERI 

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