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Accueil du site > Actualités > Economie > Croissance en berne, profits et propagande en hausse

Croissance en berne, profits et propagande en hausse

François Fillon ne ménage pas sa peine, il a convoqué quelques ministres tirés de leurs vacances pour travailler plus et se mettre au chevet de la croissance puisque les mauvais chiffres de l’Insee ont parlé. Le PIB a reculé de trois dixièmes de points. Est-ce grave Docteur ? Oui et non, tout dépend où on se place. Et pour nos gouvernants, cette nouvelle a jeté un froid si bien que ces dixièmes sonnent le tocsin à l’instar des morts décomptés pendant la canicule de 2003. Cette fois, on ne pourra pas reprocher aux ministres de ne pas être sur le pont. Mais est-ce bien utile, cette urgence pour des phénomènes et processus dont les effets prennent des années. Pour comprendre cette baisse du PIB, il y a les discours officiels, masquant souvent les réalités, et les analyses à partir des faits.

1. Les chamans de l’économie

Il fut un temps où la croissance économique, du moins son équivalent antique, était liée aux productions agricoles. Et comme il faut de la pluie pour faire pousser les végétaux, un spécialiste était chargé d’invoquer les esprits pour que l’eau tombe du ciel. On l’appelait le chaman. En 2008, si l’économie est rationnelle, les chamans n’ont pas disparu. On fait appel à eux pour doper la croissance et faire pleuvoir les milliards d’euros de PIB. Sarkozy, chef d’Etat et donc des chamans, avait chargé le chaman Attali de produire un document qui, s’il est appliqué, devrait permettre d’augmenter cette maudite croissance qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français. Enfin, mieux vaudrait être précis et honnête, c’est le pouvoir d’achat qui pèse sur la croissance comme on pourra s’en convaincre. Pour l’instant, les chamans se sont réunis à Matignon. Français Hollande les a admonestés en leur enjoignant de prendre des mesures d’urgence pour remonter la croissance et ne pas désespérer les Français. François Hollande croirait-il au chamanisme ? Non, en réalité, il joue son rôle d’opposant politique et, sur un dessin humoristique, on pourrait le croquer en bon samaritain donnant à un Sarkozy déguisé en Christ l’ordre de ressusciter un cadavre dénommé Lazare Croissance ! C’est sûr, François Hollande joue au PS le rôle de bouffon utile et, d’ailleurs, ce poste devrait être officialisé au sein de l’appareil rue de Solferino. Aux côtés des chargés de la défense, l’éducation, les relations avec le Parlement, la culture, officie un bouffon utile auprès des médias.

2. Faut-il craindre une récession ?

Attention, consigne de sécurité médiatique et de verrouillage sémantique. Interdit de prononcer le mot récession. Ce mot est doté de pouvoirs magiques, influant sur le moral et déprimant les psychismes. Autre vocable interdit, rigueur. Il n’y a pas de politique de rigueur, même si les classes moyennes ne sont pas vernies par les temps qui courent. Pour parler franchement, il est techniquement impropre de parler de récession. Ce serait comme annoncer au poker un brelan alors qu’on ne dispose que d’une paire. La récession est définie techniquement comme la persistance d’une croissance négative pendant deux trimestres. Les économistes auraient pu très bien convenir que trois, ou bien quatre trimestres de croissance négative définissent une récession ; mais c’est deux et donc pas un. Attendons trois mois et si le PIB est encore en baisse alors il y aura récession. Est-ce si grave ? Non, pour preuve, la Malaisie a vu son PIB décroître de 3 points en l’espace de six mois mais elle a rebondi et, un an plus tard, la croissance affichait un rythme de 8 points annuels. Néanmoins, cet exemple ne prouve rien puisque ce trou d’air économique fut déclenché par une crise financière régionale. Ce qui peut être généralisé, c’est l’impact de la finance sur cette crise en 1998, comme celle bien plus ample et internationale de 2008 liée pour une part aux banques américaines et aux crédits douteux. L’avenir dira si une récession est au bout. Ce n’est qu’au final d’un processus qu’on connaît le résultat.

3. Les causes internationales d’un PIB en berne

Les Chinois, vexés par l’attitude des Français, ironisent dans les rues de Pékin. Que veut dire PIB en France ? Eh bien, ça signifie, production industrielle en berne ! Et pan sur le bec de ces Frenchies qui n’ont pas été clean lors du passage de la flamme olympique. Les Chinois peuvent bien pavaner, ils comptent le plus de médailles d’or aux JO et, en plus, ils sont médaille d’or de la croissance aux olympiades économiques des grandes nations. Avec un PIB frôlant les 10 points pour le premier semestre 2008, après les 11 points de 2007. Quant à l’Inde, la Russie, un chiffre de 8 est plausible pour cette année, comme le Vietnam. Emergentes ou presque développées, nombre de nations moyennes sont dans une fourchette plus qu’honorable. Tunisie, Chili, Venezuela, Pérou, Indonésie, Ukraine, Turquie, Kazakhstan, Iran, Philippines… se situent dans les projections entre 5 et 7 points de progression. Le ralentissement concerne alors plus spécialement les pays très développés et formant le noyaux dur de l’OCDE (datant des années 1960) ; en fait, ceux dont le développement est le plus ancien, quelle que soit la zone géographique, Nouvelle-Zélande, Japon, Etats-Unis, Europe de l’Ouest. Il est donc fallacieux de présenter, comme le fait la presse, les causes de la récession comme étant mondiales. A se demander si nos journalistes ont reçu des consignes ou bien obéissent avec une ferveur toute zélée au déni de réalité. Voilà le raisonnement sous-entendu. Le PIB mondial baisse d’un point, passant de 4.5 à 3.5 et, donc, si la France est en récession, c’est la faute à la situation internationale. Alors que la logique est tout autre. C’est parce que la croissance de la France, de l’Europe, des States, diminue que, par le calcul de la moyenne, la croissance mondiale baisse. Ce sont donc les nations avancées qui font chuter une économie mondiale qui elle, se portant pas trop mal, permet au contraire aux pays avancés de limiter la casse et d’éloigner le spectre de 29.

4. Les causes endogènes de la baisse du PIB

Si les PIB des nations européennes, et des Etats-Unis, sont en berne, c’est sans doute dû à des fondamentaux et aux conséquences des structures économiques et financières résultant des pratiques qui ne datent pas d’hier. Tout se joue sur des années, voire une décennie. Le PIB, ou produit intérieur brut, mesure (en valeur) la quantité de biens et services produits par un pays en une année. Ce chiffre n’a pas de lien obligatoire avec le bien-être individuel et encore moins avec le bien-être collectif étant entendu que les écarts de revenus n’apparaissent pas dans le résultat final. Le PIB se calcule en additionnant la valeur ajoutée liée aux productions, ou alors la demande ou enfin les revenus. Il est raisonnable de penser que ce qui est produit sera consommé, par les citoyens, les entreprises, les administrations, l’Etat, ainsi que les pays étrangers. Car les valeurs produites par l’exportation des productions entrent dans le calcul auquel on soustrait évidemment les importations. Ce n’est pas un hasard si la chute du PIB français intervient dans un contexte de déficit commercial. Même tendance en Allemagne et dans toute la zone euro. Voilà donc l’une des deux causes principales de la baisse de la croissance en Europe. L’appréciation de la monnaie européenne pénalise les exportations et facilite les importations. Mais ce n’est pas la seule cause ni même la première. Observons les States. Là-bas, la chute du PIB est importante malgré un dollar faible qui aurait dû booster les exportations américaines. Il faut chercher ailleurs, du côté des subprimes et autres investissements risqués.

L’opinion croit que ce sont les banques qui entraînent la récession. En fait, la nature exacte du phénomène est habilement cachée. La baisse du PIB est due à une mauvaise distribution des revenus. Le chômage technique risque de se généraliser, les pêcheurs de tourteau sont restés à quai, les gens n’ont plus de sous. Cette situation résulte de l’accaparement des revenus par les classes supérieures, actives ou rentières. Haut revenus tirés de professions à hautes valeurs ajoutées, montages financiers, jeux spéculatifs, micro-économie en réseaux, etc. Avec pour conséquence la circulation de la monnaie disponible dans des vortex et sa disparition dans le trou noir des achats spéculatifs, fonciers, des industries du luxe, des enchères d’art, etc. Porsche ne s’est jamais aussi bien porté qu’actuellement, générant des bénéfices records. Quant à la montée de l’immobilier, due aux crédits faciles, aux afflux de liquidités, aux exploitations des locataires, aux spéculations foncières, cette montée engendre une destruction de monnaie. Un bien acheté 100 000 euros puis revendu 150 000 euros deux ans plus tard soustrait 50 000 euros de monnaie du circuit économique (abstraction de l’inflation). La baisse du PIB est donc la cause, aux Etats-Unis et en Europe, de la politique économique (ou de son absence) menée par les Etats, pour le bénéfice des classes supérieures, avec une destruction de monnaie et, donc, perte de pouvoir d’achat généralisée qui entraîne une baisse de consommation. A noter aussi l’impact des matières premières dues à la demande, mais, là, si on met de côté la spéculation, il n’y a pas matière à condamner cette tendance car c’est le signe que d’autres pays se développent, notamment la Chine qui montre l’exemple en adossant la croissance pas seulement à l’exportation, mais aussi et surtout à la consommation intérieure.

5. L’importance de la propagande

A la question sur une marge de manœuvre pour corriger la situation, on répondra que c’est envisageable moyennant une mesure efficace, mais qui déplaît aux élites, ainsi qu’aux peuples manipulés par une doxa et une propagande très efficace. Cette possible solution, c’est de créer une monnaie éthique, sorte de planche à billet destinée à renflouer la casse sociale. Ce ne sont pas les demandes de biens et services qui manquent et sont insatisfaites faute de solvabilité (solidarité, éducation, culture, civilisation). L’autre vérité qui pourrait créer des troubles, ce serait la mise à jour de cette destruction de la croissance par les profiteurs du système avec la bénédiction et même la facilitation des Etats. Si les gens savaient et avaient encore un peu d’honneur, il se produirait une insurrection et ce n’est pas une bonne chose car la banque de la colère n’apporte aucun dividende politique, idéologique. Voilà pourquoi le gouvernement se porte au chevet des classes moyennes, celles qui ont les moyens de se révolter. Prime à la cuve, aide aux transports, de quoi colmater la fronde qui gronde. Aux yeux du public, le gouvernement se devait d’être sur le pont ce 18 août 2008 pour montrer sa bonne volonté à conjurer la crise (18/08/08, ah ce fameux chiffre 8). Le RSA pourra bien attendre et le gouvernement rester serein. Les pauvres ne se révoltent plus ici. Pour l’instant, le pli est pris et il va falloir s’habituer à se serrer la ceinture, tout en observant ce monde du profit et du luxe prospérer devant nos yeux. Il n’y a aucune issue à la crise parce que les dirigeants en ont décidé ainsi. L’appel du pied à l’Europe suggéré par Fillon signifie que la France n’a pas de mesures précises à proposer ; la tactique de défausse est bien utile et, du reste, bien efficace pour l’opinion. Et puis ne nous plaignons pas. Les mesures prises par le gouvernement, que nous trouvons bien pingres, sont jugées trop généreuses par les instances de l’OCDE qui, elles, ne connaissent pas la crise et ne rechignent pas quand il faut augmenter les salaires des hauts cadres des institutions internationales. Ne plaignons pas pour autant les classes moyennes qui, si par la fortune, elles accédaient au statut supérieur, se soucieraient bien peu du sort des recalés de l’économie. Le monde tourne, nous avec, tâchons avec nos modestes moyens de prendre part au grand manège, d’en trouver l’ivresse de temps à autre, de tourner ensemble avec les joies et les peines, quelle importance cette comédie humaine, ce jeu du paraître, ces existences artificielles par procuration, des omégas 3 et ces gagas devant leur écran de pub qui avalent les couleuvres au noir… no comment, the show must go on !


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96 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 19 août 2008 10:25

    Pour ménager le moral des Français, Fillon proscrit de son vocabulaire le mot "récession". Suivant cette même logique, Sarkozy devrait interdire prochainement aux présentateurs de la météo sur France Télévision l’usage du "mot" dépression" dont il font un usage plus qu’abusif en ce moment.


    • gaelec 19 août 2008 15:20

      Très juste La Taverne des Poêtes

      J’ajoute

      Mais ? Ou est donc passé notre magicien de la croissance et du pouvoir d’achat, que même le soleil devant lui, ressemble à une vieille crêpe cramoisie en ce funeste mois d’août ?

      Diable ! Je croyais avoir compris qu’il n’y avait plus besoin de Premier ministre (heu …de fusible) depuis l’hyper présidentialisation.

      Allez, Monsieur Le Premier Ministre !

      Debout, droit dans les bottes et en première ligne puisque les nouvelles sont mauvaises.

      Le sacrifice… c’est pour la bonne cause ! L’impopularité n’est-elle pas liée à la fonction ???

      Responsable et coupable vous serez en quittant le poste ! Ainsi-soit-il !

      Et la croissance dans tout ça ?

      Premier trimestre +0,4%

      Second trimestre –0,3%, croissance négative (diantre ! Ou sont passées mes dents ?)

      Troisième trimestre +0,1% attendu selon la BDF ( ça vire à la torture !)

      Ce qui nous fait +0,2 depuis le début de l’année. Il ne reste que 1,5% à faire en 4 mois pour atteindre la fourchette basse de 1,7% fixée par Bercy.

      2,05% pour la fourchette haute, autant vouloir escalader l’Himalaya en une journée !

      Avec une inflation de 3,7% en zone euro sur un an, cela s’appelle « Stagflation ! » Un très vilain mot ma bonne dame !

      D’ailleurs, on ne le prononcera pas, préférant le doux euphémisme de « léger ralentissement ».

      Gare à la rentrée et aux sondages à venir ! Va y avoir des vilaines poussées d’acnés et de sérieuses gastros sur les bancs de l’assemblée !

      Cocoricooo !


    • Jacques Fabry Jacques Fabry 20 août 2008 00:53

      Museler Météofrance ou Météorage ? Vous ne croyez pas si bien dire !!! Particulièrement depuis ces derniers mois, on vous cache la réalité. C’est navrant d’entendre les paraphrases utilisées dans les bulletins météo pour nous faire croire qu’il fait beau sans faire beau et que des orages chaque jour du printemps et de l’été sont chose normale.

      Une grande partie de l’agriculture, du tourisme, notre santé et bien d’autres manifestations de la vie tant sauvage que civilisée ou économique sont entrées en récession ou dépérissement avec pour cause principale les atteintes à la lumière du soleil et à la libre circulation des nuages.

      Quand les victimes, (chacun de nous et des autres) s’éveilleront partout dans le monde, procès, guerres civiles et autres guerres se multiplieront. Le pire, c’est que la diminution de la lumière, son aspect diffus rend les gens, chacun de nous, plus nerveux, maladroits et susceptibles qu’à l’ordinaire. Et les gens commencent à mordre le voisin à la moindre occasion plustôt que s’unir pour appeler un chat un chat et regarder en face les destructions amenées par les cieux avionneux.

      J’avais souhaité que la réunion à Matignon de lundi dernier soit sereine et objective. http://www.eauseccours.com/article-22021068.html 
      Comme toujours ce ne fut qu’une opération de communication et un élément d’une lutte fraticide.


    • nick 19 août 2008 10:54

      par lerma (IP:xxx.x1.72.24) le 13 avril 2007 à 09H30

      Nicolas Sarkozy doit être combattu sur ses idées et nous
      pouvons constater que ses idées sont celles d’une droite
      qui ressemble à celle de Berlusconi et de Ms Asnar,tous deux,grands amis,à l’époque de G BUSH et de la guerre en
      IRAK.

      Rappelons nous les propos de N SARKOZY à l’époque,lui était
      pour l’alignement de la position française sur les USA et
      l’envoi de troupes françaises en IRAK.

       

       

       

      Chaques jours qui passe démontre l’echec de cette guerre

       

       

       

      Dans quelle merde,Nicolas SARKOZY aurait mis LA FRANCE si
      il avait été président de la République.

       

       

       

      En terme économique,N.SARKOZY ne s’attaque pas à ses amis
      du BTP qui emploient enormement de sociétés sous-traitantes
      qui ne respectent pas la legislation française du droit du
      travail ainsi que du salaire minimum légal au travailleur.

       

       

       

      Etrange !

       

       

       

      En terme de sécurité de la personne,la situation est encore
      plus grave car maintenant nous avons aussi bien peur d’une
      bavure de la police que d’un multi-recidiviste qui viendrait vous agresser et que dire des statistiques bidonnées de baisses de l’insécurité,dont les premières
      victimes sont les fonctionnaires de police,qui n’osent plus
      rentrer ici ou là,car zones de non de droits,livrés aux trafiquants.

       

       

       

      En terme de politique économique,Nicolas SARKOZY durant 5
      ans,n’a pas déposé un projet de loi pour supprimer les
      35 h Aubry !

       

       

       

      En faite,Nicolas Sarkozy,l’a dit,ce qu’il interesse c’est
      le pouvoir.

       

       

       

      Il convient de faire un parallèle entre les populistes qui
      ont dirigé l’Argentine et ruiné l’Argentine et le populisme de Nicolas SARKOZY car c’était un peu les mêmes idées qui ont ruiné un pays très riche

       

       

       

      Allons nous laisser Nicolas SARKOZY ruiner la France ?

       


      http://www.tvargentine.com


      • Olga Olga 20 août 2008 10:00

        Lerma aurait retourné sa veste ?
        Une petite trahison bien médiocre.
        La trahison et la médiocrité semblent être des critères indispensables pour devenir un bon Sarkozyste...
        Sarkozy a les soutiens qu’il mérite...


      • HELIOS HELIOS 19 août 2008 12:02

        Petite note a Lerma... tout le monde a droit d’avoir un avis, et jusqu" a present, l’interpretation des faits est encore libre. Vous n’êtes pas d’accord avec l’auteur, pas de pb, ; c’est egalement votre droit, essayez plutôt d’argumenter pied a pied... etc, vous connaissez le message, appliquez le sur un site tres consulté a l’etranger.

        A propos de l’article, votre analyse de la croissance me semble un peu titée par les cheveux, surtout lorque vous comparez les chiffres de certains autres pays, en particulier sur 3 des éléments suivants :

        D’abord, il y a le niveau de developpement. avoir un pays a l’etat de desert economique favorise les taux de croissance importants : doubler sont PIB quand celui ci est de quelques millions est facile et les pays que vous citez, tous appelés "emergeants"sont dans ce cas, y compris la chine... il y a tant a faire !

        Ensuite il y a l’effet matiere première : Un pays qui exporte en masse (aussi bien en quantité qu’en valeur) des matières premieres va avoir un PIB "faux"" bien que plus élévé. rendez vous compte que ceci correspond a "manger" le capital, car la matiere premiere n’est pas inépuisable. On ne devrait pas repercuter dans le PIB le prix de base des matieres premieres, mais seulement les revenus d’exploitations, c’est a dire la valeur ajoutée qui est elle bien faible.

        Enfin, il y a l’exportation. la, le domaine est plus délicat car les ecoles de la pensée unique ont des positions bien etranges a des années lumières du bon sens. Ainsi faire rentrer en positif dans le PIB les exportations est totalement irreel. la réalité est bien que quand un pays exporte, il s’appauvrit sauf si le prix de vente permet de remunerer la chaine complete de valeur, ce qui n’est pas le cas et le sera de moins en moins. en effet quand une usine vend un produit , elle se fait payer sa recherche et son savoir faire, son materiel, son actualisation bref elle se fait payer mais ne rembourse pas au pays tout ce qui lui a permis d’etre en condition d’exercer son activité. C’est cette chaine de valeur dont dispose un pays qui fait son attractivité et c’est pour cela qu’il y a des groupes qui viennent s’installer en France malgrés l’avis des patron français. Donc, dans le PIB il faudrait retirer la part de "non remuneration" du pays, en gros il faudrait mettre en "negatif" la TVA non payée (par exemple)...


        Pour le reste de l’article, je ne retiendrai que ceci :

        le clientelisme de classe qui me semble evident. Soutenu par une action généralisée de culpabilisation et une action qui lève les français les uns contre les autres (les chomeurs feneants, les fonctionnaires privilegiés...) le pilotage du système se fait non pas en relevant le niveau social et economique global mais en gerant l’appauvrissement et le grogne qui va avec. cela saute aux yeux, la classe moyenne superieure est carressée dans le sens du poil afin qu’elle ne rentre pas directement en conflit.... mais c’est neanmoins limite, la marge de manoeuvre est tres faible. tout se joue pour l’instant grace aux egoïsmes des uns qui ne voient pas la misère a leur porte. une legère prise de conscience et ce sera l’eclatement... ou est-il ce consensus social d’il n’y a seulemnt que 20 ans qui faisait que riches et pauvres pouvait se cotoyer dans la vie de tous les jours ?

        Bonne journée à tous


        • LE CHAT LE CHAT 19 août 2008 12:23

          UMP ou PS au pouvoir , ça aurait rien changé ! la conjoncture est mauvaisepour la France......

          Heureusement l’Argentine est un Eldorado et merci à lerma de booster à lui tout seul la croissance dans le multimédia des pampas grâce à ses nombreuses interventions !  smiley


          • ZEN ZEN 19 août 2008 12:35

            Qui parle de récession ?
            On n’a jamais autant vendu de yacht et de Rollex...


            • Gandalf Tzecoatl 19 août 2008 17:00

              Pas tout à fait, c’est plus subtile. L’écrémage des yachts se poursuit à Saint Tropez. Les 15-30 mètres disparaissent du mouillage, les 45 mètres sont plus nombreux, mais il reste des places à prendre, contrairement aux années passées (source le Télégramme).

              La vie est plus dure pour les riches que l’on ne croit, autant être très très riche.


            • tvargentine.com lerma 19 août 2008 12:54

              "Parler pour ne rien dire" voila à quoi sert le contenu des articles de Mr DUGUE qui écrit tout les jours sur tout et n’importe quoi


              Il n’y a pas de parti pris,mais un constat accablant,que les lecteurs n’arrivent pas à diffuser un article si le rédacteur n’est pas "pigiste" (comme Dugué et Morice...) ou si il n’est pas du TSS.

              D’ailleurs cet article est un article bouche trou ou l’on mélange la Malaisie avec les JO

              Franchement le caniveau du TSS est atteint 


              • LE CHAT LE CHAT 19 août 2008 13:02

                Parler pour ne rien dire

                 une sérieuse chance de médaille pour toi si la discipline est homologuée pour les prochains JO


              • Alpo47 Alpo47 19 août 2008 14:20

                Heuuuuuu, Lerma, environ 65% des Français sont dans le TSS.
                Après les cadeaux fiscaux aux déjà riches de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, la majorité de notre pays s’appauvrit à toute vitesse et cette majorité s’exprime un peu partout, dans les blogs, la rue, les entreprises, aux comptoirs ....
                Le malaise et la contestation se répandent partout, bientôt votre "hérault" sera la cible du peuple.

                Extrait de la Déclaration des droit de l’homme de 1793 :
                "... Le droit à la résistance contre l’oppression est mis en valeur dans la Déclaration de 1793, elle occupe trois articles, qui précisent sa forme et son étendue. Même lorsque cette oppression n’atteint qu’un seul individu, la résistance est possible. Cette résistance peut être passive (grève) aussi bien qu’active (manifestation). La Déclaration reconnaît l’insurrection populaire contre un pouvoir oppressif, tyrannique et, despotique comme un devoir...."


              • Traroth Traroth 19 août 2008 19:26

                Vous êtes adepte de la méthode Coué, mais a le grave inconvénient de ne rien changer à la réalité, et la réalité, les gens la constatent tous les jours dans leur porte-monnaie.
                La réalité, c’est que la France est en train de s’effondrer, après seulement un an de sarkozysme, sous les coups de boutoir conjugués de la stupidité, de l’incompétence, du cynisme et de la malhonnêteté de Sarkozy et de son gouvernement de clowns tristes.
                Merci encore de votre vote en mai 2007, pauvre connard ! Et je ne signale pas mon abus, parce que j’en pense chaque putain de mot ! smiley


              • Marc Bruxman 19 août 2008 12:57

                Non non il faut arréter, la baisse du PIB on sait à quoi elle est due. Elle est due au fait que certains préférent ici vivre de l’aide social plutot que bosser.


                • foufouille foufouille 19 août 2008 14:09

                  elle sont tes 5 000 000 d’offres d’emploi a temps plein ou partiel ?


                • sisyphe sisyphe 19 août 2008 16:27

                  par Marc Bruxman (IP:xxx.x29.179.123) le 19 août 2008 à 12H57

                   
                  Non non il faut arréter, la baisse du PIB on sait à quoi elle est due. Elle est due au fait que certains préférent ici vivre de l’aide social plutot que bosser.

                   smiley smiley smiley
                  bruxman de plus en plus démasqué, de plus en plus hilarant  !

                • Traroth Traroth 19 août 2008 19:49

                  Voila Bruxman, vous avez tout compris. Depuis que Sarkozy est au pouvoir, plus personne ne veut bosser, et c’est pour ça que le PIB se met à baisser.
                  Et demain, quand ça vous arrangera, vous allez nous balancer, sans apparemment voir de contradiction ou en faisant mine de ne pas vous souvenir de vos propos d’aujourd’hui, que les électeurs ont voté pour Sarkozy parce qu’ils voulaient "travailler plus pour gagner plus".
                  Vous êtes consternant...


                • La Taverne des Poètes 19 août 2008 13:01

                  Hélas ! encore un forum détourné vers un unique sujet de débat : le cas Lerma.


                  • Forest Ent Forest Ent 19 août 2008 14:07

                    Le gouvernement a décidé une série de mesures ("réformes") dont il dit qu’elles vont relancer l’économie. La récession venue, il s’y tient et ne change pas de cap. C’est une attitude claire, logique, et d’une certaine manière courageuse. Cela va nous permettre à tous de juger de la validité de son diagnostic sur l’économie. C’est bien. Que le spectacle commence.


                    • Adrian Adrian 19 août 2008 21:46

                      Quand l’économie repartira d’ici 2009/2010 vous allez dire quoi ?


                    • Forest Ent Forest Ent 19 août 2008 23:03

                      Je me réjouirai, mais je n’y crois hélas guère. Je sais que c’est le grand espoir de l’UMP : un cycle bas court puis une reprise nette favorisée par les "réformes", et donc juste deux mauvaises années à passer, puis une perspective souriante pour 2012. Ca ne marchera pas à mon avis pour deux raisons : d’abord le cycle bas sera très long, et ensuite les "réformes" sont de nature à agraver la crise. Bien sûr, tout le monde peut se tromper, mais ce pronostic est écrit et le restera. Vous pourrez me le rappeler dans deux ans.


                    • Mescalina Mescalina 20 août 2008 12:17

                      FOREST, votre discours est le seul raisonnable tenu ici. Vous avez vos opinions, vous vous positionnez humblement et dans le temps pour les éprouver.

                      Un exemple qui devrait être plus suivi ici, trop de débiles, de pédants et de faux intellectuels qui s’improvisent "chamanes", qui polluent les débats.

                      Que l’on ne me rétorque pas que mon commentaire ne fait pas avancer le débat, je bosse et m’évade de courts intants sur AV, quand je lis quelquechose qui me plaît ou me déplaît je le dis, de façon brève.


                    • tvargentine.com lerma 19 août 2008 14:40

                      Nous l’avons tous constaté,depuis quelques mois,la spéculation des matières premières à fait flamber les prix.
                      Le problème c’est qu’en France,les "socialistes" avait autorisé la fusion des centrales d’achats àl’avantage de "CARREFOUR"

                      Nous avons pu voir qu’une centrale d’achat qu’en elle est en position de monopole ou de domination impose ses prix aux producteurs et aux consommateurs.

                      D’ailleurs,CARREFOUR est devenu depuis quelques mois une structure financière,elle a vendu ses entrepots à des sous-traitants et à filialisé l’immobilier de ses magasins.

                      Et bien,grâce à la loi sur la modernisation de l’économie votée par la majorité réformatrice http://www.modernisation-economie.minefe.gouv.fr/ cela va enfin changer et enfin la concurrence va pouvoir se mettre en application

                      Permettez moi aussi d’affirmer ce que je disais ici même ,le prix du pétrole baisse,le prix des matières premières baisse,l’euro baisse,bref une vrai dévaluation des prix dans le sens du consommateur.

                      Voila pourquoi,cela va permettre à la consommation de repartir fortement le mois prochain




                      • HELIOS HELIOS 19 août 2008 14:53

                        Oui, bien comme l’Euro baisse, les petroliers vont nous expliquer que l’essence ne paut pas baisser a cause de l’Euro. Dans l’autre sens cela ne marche pas, bien sûr !


                      • foufouille foufouille 19 août 2008 14:55

                        vu les amis de nagui bocsa, ca m’etonnerait que les TPE soit favoriser


                      • goc goc 19 août 2008 15:35

                        Permettez moi aussi d’affirmer ce que je disais ici même ,le prix du pétrole baisse,le prix des matières premières baisse,l’euro baisse,bref une vrai dévaluation des prix dans le sens du consommateur.

                        Voila pourquoi,cela va permettre à la consommation de repartir fortement le mois prochain

                        le petrole a baissé de 30% en 1 semaine, on attend toujours que cette baisse soit aussi visible à la pompe, et avec la meme celerité que les hausses succesives.

                        d’autre part, les baisses des matieres premieres ne se feront sentir que dans 6 mois
                        , jusqu’a là nous seront toujours dans un cycle inflationniste.

                        Enfin le moral des francais est au plus bas, et le restera encore longtemps, surtout parcequ’ils constatent l’incompetence et l’arrogance du nabot et de sa "fine equipe". Et ce n’est pas quelques miserables 2% ou 3% de mieux qui vont redonner du pouvoir d’achat et donc du moral, il faut un signal fort, mais cela le nabot et ses sbires en sont totalement incapables


                      • goc goc 19 août 2008 15:41

                        Permettez moi aussi d’affirmer ce que je disais ici même ,le prix du pétrole baisse,le prix des matières premières baisse,l’euro baisse,bref une vrai dévaluation des prix dans le sens du consommateur.

                        Voila pourquoi,cela va permettre à la consommation de repartir fortement le mois prochain

                        le petrole a baissé de 30% en 1 semaine, on attend toujours que cette baisse soit aussi visible à la pompe, et avec la meme celerité que les hausses succesives.

                        d’autre part, les baisses des matieres premieres ne se feront sentir que dans 6 mois
                        , jusqu’a là nous seront toujours dans un cycle inflationniste, surtout que dans le meme temps le gvt est incapable de trouver le moyen de garantir le maintient du pouvoir d’achat, donc l’appauvrissement des français continuera.

                        Enfin le moral des francais est au plus bas, et le restera encore longtemps, surtout parcequ’ils constatent l’incompetence et l’arrogance du nabot et de sa "fine equipe". Et ce n’est pas quelques miserables 2% ou 3% de mieux qui vont redonner du pouvoir d’achat et donc du moral, il faut un signal fort, mais cela le nabot et ses sbires en sont totalement incapables


                      • goc goc 19 août 2008 15:53

                        @lerma le visionnaire

                        source : http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=5795515

                        extrait :
                        L’indice des prix à la production a augmenté de 1,2% en juillet aux Etats-Unis, a rapporté le Département du Commerce américain. Les économistes attendaient une hausse de 0,6%.



                      • goc goc 19 août 2008 15:24

                        De toute façon, comment voulez-vous ne pas avoir une crise majeure quand depuis plus de 20 ans, les prix de l’immobilier grimpent plus que les salaires.

                        il y a 20ans je gagnais autant qu’un salarié actuel occupant le meme poste, mais je payais un loyer 3 fois inferieur.

                        c’est clair, comme l’explique tres bien l’auteur de l’article, que cette flambée de l’immobilier est une consequence des delires boursico-financiers transformant l’argent non plus en outil mais comme une finalité. Et cette finalité est par essence, non productive. J’ai connu des grosses boites qui faisaient des benefices non pas en produisant mais en finançant leurs marchés. Alors imaginez que vous allez leur demander d’investir dans des outils de productions, voir pire, dans des emplois et de la formation.

                        Et l’ecroulement actuel (qui ne fait que commencer) est du au gripage du systeme. Grippage du a l’utilisation massive de la planche a dollars (pour financer la guerre) devaluant de fait cette monnaie, et donc toute la structure economique americaine (qui est la seule garante de la valeur reelle du $).

                        en plus l’autre tres gros problème vient de l’ecoulement de la frange mediane des populations occidentales. C’est la fin de la petite bourgeoisie, celle qui fait tourner l’economie d’un pays. Celle qui va au resto, qui voyage, qui achete de la nouvelle technologie, etc.. Appauvrissez cette classe et vous detruirez votre pays en moins de 5 ans


                        • impots-utiles.com 19 août 2008 18:36

                          En cette propice période de début de recession, Sarkozy a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau qui va surtout profiter aux plus aisés, et dont l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée : la bagatelle de 713 millions d’euros par an !!

                          http://www.impots-utiles.com/le-ruineux-cadeau-de-sarkozy-aux-expatries.php


                          • jeanclaude 19 août 2008 18:59

                            Il me semble que le PIB, c’est l’ensemble de la production intérieure. Qu’il y ait en plus une tendance longue à ce que les actionnaires prennent plus au détriment des salariés, que l’ascenseur social est en panne, que les riches deviennent plus riches, que les classes sociales les moins favorisées voient plus de délitement que d’améliorations, tout cela n’empêche que votre analyse a un défaut de naissance.

                            Vos solutions, c’est magique. Elle fait plaisir à tous ceux qui ne sont pas bien, mais elle ne les éclaire pas. Si la baisse du PIB était "due essentiellement à une baisse de la ditribution de revenus", cela se saurait. Ou alors c’est moi qui ne connais pas assez les économistes qui partagent votre thèse.

                            Beaucoup de commentaires sont à l’avenant, Les faits bruts cités sont exacts, mais le raisonnement qui remonte de là aux causes ne me convaint pas.


                            • hans lefebvre hans lefebvre 19 août 2008 19:01

                              "Avec un PIB frôlant les 10 points pour le premier semestre 2008, après les 11 points de 2007", mais il doit s’agir d’un oubli, aussi je vous suggère de placer le mot croissance à la place la plus judicieuse...


                              • Parpaillot Parpaillot 19 août 2008 19:22

                                @ Bernard Dugué :

                                Merci de votre article qui saupoudre d’un brin d’humour une situation tout de même préoccupante ...

                                Sur les "Les causes endogènes de la baisse du PIB" :

                                A ce sujet, voici un article paru ce jour dans le journal suisse "Le Temps".

                                Même si l’on ne peut pas encore parler de récession, terme inadéquat selon la terminologie économique, ce ralentissement de la croissance qui se généralise au sein des pays de l’OCDE, n’aura pas les mêmes conséquences pour tous. Pour la France, la marge de manoeuvre pour relancer la croissance est faible et les options prises il y a une année ne pourront porter leurs fruits, à considérer qu’elles auraient pu le faire (?), vu la dégradation de l’économie en Europe et en Amérique du Nord. Par ailleurs les réformes de structures ébauchées ne pourront être menées à terme suffisamment tôt pour dynamiser l’économie française et améliorer sa compétitivité. Coincé par les critères de convergences de la zone Euro (déficits budgétaires =< 3% du PIB) et contraint de s’en tenir à des choix sur lesquels il ne peut revenir, le gouvernement français se trouve dans la situation d’un trappeur traversant à gué une rivière. Se trouvant au milieu du gué (sans jeu de mot et sans allusion à l’auteur ... smiley ...), alors que celle-ci est subitement en crue, il ne peut ni avancer, ni reculer. Il n’a d’autre alternative que de s’en remettre à la protection divine ... Mais qui sait, peut-être que le "Chanoine de Latran" pourra intercéder en sa faveur auprès des instances vaticanes ?

                                Pour en revenir à des propos plus sérieux, on a tout lieu de craindre une rentrée sociale difficile, vu les promesses faites, lesquelles ne pourront à l’évidence être tenues étant données les circonstances.

                                Cordialement !


                                • Traroth Traroth 19 août 2008 20:06

                                  Extrait de l’article : "« Nous n’avons pas besoin d’un plan de relance [...] artificiel », a estimé le premier ministre, d’autant que son gouvernement n’a pas d’argent pour le financer. A la place, il mise sur une réforme de la fiscalité des entreprises, doublé d’un « effort très strict » de maîtrise des dépenses"

                                  Ca fait froid dans le dos. Ils vont achever la consommation intérieure à coups de pied en baissant les impôts pour les entreprises et en instaurant la rigueur, dans la plus pure tradition libérale, digne de Friedmann, qui a déjà partout et depuis longtemps prouvée les désastres qu’elle pouvait causer (en augmentant considérablement les profits pour les entreprises, bien entendu). Le navire prend l’eau ? Vite, creusons des trous dans la coques, c’est la seule solution !


                                • Adrian Adrian 19 août 2008 21:01

                                  L’Australie l’a fait, maintenant : 3ème meilleur niveau de vie au monde , peu de dette publique. Mais non en France on continue à croire aux méthodes qui n’ont jamais marché.


                                • Traroth Traroth 19 août 2008 21:58

                                  Vous affirmez que l’Australie a appliquée les recettes néo-libérales de baisse des impôts, de privatisation et de diminution du budget de l’Etat, et que ça a fait d’elle le pays avec le troisième meilleur niveau de vie de la planète ? Pourriez-vous citer vos sources, je brûle de les consulter, moi aussi !


                                • bobbygre bobbygre 20 août 2008 10:27

                                  J’adore les 10 principes clés, surtout de la part d’un site qui s’appelle liberté-chérie. En gros, il faut faire les reformes tres vites pour que personne n’ait le temps de protester, Il faut aussi etre tres ferme ("coherent" ydize) pour que personne ne puisse vous "influencer"...
                                  Bref, un bon site libéral qui propose de "réaliser un transfert massif de pouvoir de l’état vers les citoyens"...


                                  Pauvres anes qui s’imaginent encore que c’est l’état qui suce l’économie...
                                  Que l’Australie ait amélioré son économie en réduisant les charges des entreprises et donc en réduisant ces dépenses, c’est super mais alors, pour battre les économies de type australienne, on a qu’à réduire plus encore l’Etat jusqu’au moment où on atteindra enfin cette utopie libérale où on sera débarassé de l’état et où les banques et les entreprises regneront en seuls maitres.
                                  Plus de taxes !!! Et les gens qui vivaient des aides ? Bah, au boulot !! Et pour ceux qui peuvent pas bosser (handicap physique, mental ou psychologique, temporaire ou definitif), et bien euh....
                                  Le libéralisme, c’est la fin de l’humanité et la consécration de la bestialité de l’homme. Les seuls traits humains qui soient pris en compte dans le libéralisme, c’est la jalousie, l’appat du gain, l’envie de devenir plus gros, plus riche, plus fort que le voisin. Exit la solidarité, l’empathie, la spiritualité qui font de nous des humains.

                                  Comme tous les totalitarismes, le libéralisme veut fonder un homme nouveau. Trés peu pour moi...

                                  Les solutions proposées par Liberté Chérie :

                                  Diminuer la fonction publique !

                                  Donner pour objectifs la diminution du nombre des allocataires !

                                  Supprimer les subventions !

                                  Responsabiliser les enseignants !

                                  - Diminuer les impôts

                                  - Réduire la complexité de la réglementation

                                  Rien que du classique, tout mis en oeuvre par Notre Leader.


                                • Eve 20 août 2008 11:37

                                  Supprimons donc pour commencer les subventions aux entreprises dont celles mises en oeuvre il y a un an par... Sarkozy.

                                  Après tout, dans "entreprise" il y a "entreprendre". Finissons-en avec ces assistées !

                                  Amékeeenon, qu’elles vont répondre les "entreprises"...

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