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Accueil du site > Actualités > Economie > Croissance et désastre alimentaire mondial

Croissance et désastre alimentaire mondial

On estime à plus de 800 millions le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde à l’heure actuelle et à plusieurs milliards les personnes présentant une forme ou une autre de carence alimentaire. La question de la faim dans le monde, si elle a été posée depuis des décennies, n’a jamais trouvé de réponses au sein de la pensée politique mondiale, et ce malgré les organismes spécifiquement dédiés, notamment dans le cadre de l’Organisation des Nations unies.

Lorsque l’on parle de croissance, et notamment d’agriculture, il est un amalgame très dangereux qui consiste à mélanger les concepts et les différents sens du mot croissance. Aussi, il faut bien comprendre de quoi il s’agit lorsque l’on emploie ce terme, et ne pas jouer avec les mots ou les significations, ni s’arrêter aux mots eux-mêmes, car le mot n’est pas la chose, mais une vue sur la chose ou bien une description ou alors une abstraction. Aussi, une recette de cuisine n’est pas le plat lui-même, et un menu de restaurant n’a jamais nourri une personne affamée.

La croissance, ce dont parlent tous les politiciens, les économistes et les journalistes, n’a rien à voir avec la croissance dans son sens biologique. La croissance économique est définie selon le Produit intérieur brut d’un pays, il s’agit d’une accumulation et d’une mesure liée à un volume de production. La croissance, pour les entrepreneurs, est une recherche de performance, une condition sine qua non à la perpétuation de leur entreprise, au sein d’un marché compétitif et concurrentiel.

La croissance biologique est, en rapport à un organisme vivant, son développement selon les lois naturelles et symbiotiques qui lient cet organisme à son environnement. La théorie de l’évolution décrit le processus qui anime le devenir des organismes vivants sur la planète, au fil des générations. C’est une théorie générationnelle, qui implique le temps et une observation sur une durée.

Dans la croissance économique, il y a prévision et planification budgétaire à court terme, un objectif déterminé, et il s’agit d’une croissance cumulative. Dans la croissance biologique, il s’agit non pas d’une accumulation, mais d’un développement de l’organisme entier, et qui peut muter et se transformer ou se métamorphoser pendant ce développement, participant ainsi, sur la durée, à l’évolution des organismes.

Vous voyez bien, en approfondissant un peu les notions de croissance économique et de croissance biologique, qu’il s’agit de deux concepts qualitativement très différents, et que l’on ne peut superposer la croissance économique à la croissance biologique sans une perte de sens profonde et immédiate.

Et pourtant, c’est ce qui se passe aujourd’hui dans le monde. L’agriculture est devenue un mécanisme de croissance, en tant qu’activité économique, c’est-à-dire, un moyen de production de volumes, en ce qui concerne des marchés économiques. Les organismes vivants sont aussi devenus les outils de cette croissance économique, et doivent donc être incorporés à une logique de performance, de rentabilité et donc d’uniformisation maximale. Et pourtant, malgré l’abondance quantitative qui est celle de la culture agricole à l’échelle mondiale, des millions de personnes meurent encore aujourd’hui de faim dans le monde. L’agriculture, telle qu’elle est aujourd’hui en tant qu’activité humaine, n’est donc pas concernée dans ses fondements par nourrir les habitants de la planète, ce qui serait sa fonction symbiotique, mais sert au contraire un système économique idéologique et généralisé à toutes les activités humaines, en faveur de divers intérêts nationaux, divisant les populations et les êtres humains entre eux.

Aussi, la croissance basée sur la compétition et la concurrence entre entreprises, entre nations ou entre groupes de nations, lorsqu’elle est appliquée au vivant, détruit non seulement les organismes vivants, mais aussi leurs cycles naturels et reproductifs, ce que l’on peut aisément observer aujourd’hui dans la pratique agricole intensive conventionnelle, que ce soit au niveau des cultures végétales ou des élevages. La production sert avant tout le marché, et la finalité première de l’agriculture, qui est de nourrir l’humanité, est ainsi reléguée en second plan, selon que tel ou tel pays, ou telle ou telle personne, soient intégrés ou non au marché.

C’est ce désastre qui se passe aujourd’hui dans le monde, et ce ne sont pas des abstractions ou des concepts politiques, ce sont des faits que vous pouvez vérifier par vous-même. Aussi l’intégration au marché est un facteur de division entre les hommes, et de division entre les nations, et en tant qu’idéologie à nature globalisante, elle impose des normes et des standards servant non plus directement les populations, mais perpétuant ses propres fondements et assurant sa propre subsistance, au détriment de celles et ceux qui par voie de fait sont restés en dehors ou en marge de la société, ou du système, ou du concert des principales premières puissances de la planète.


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41 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 septembre 2008 13:35

    Belle récitation d’un sujet mal assimilé !


    • Abolab 5 septembre 2008 13:38

      Je vous écoute Monsieur 


    • Abolab 5 septembre 2008 13:48

      Je vous écoute, Messieurs Dames 


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 5 septembre 2008 14:10

      Alors, écoutez bien cette dame là :

      Jamais une femme n’aura eu autant le courage de tout nous dévoiler. 
       
      SVP FAITES SUIVRE AU MAXIMUM DE PERSONNES.
       

    • Abolab 5 septembre 2008 14:13

      Monsieur, vous présentez une illustration vidéo à propos des normes et standards du Codex Alimentarius. Ce qui m’intéresse est ce que vous-même pensez de la question de la faim dans le monde et non pas telle ou telle personne qui n’est pas ici présente.


    • JL JL 7 septembre 2008 17:54

      Merci Eugène Wermelinger pour ce lien. C’est effrayant. On y entend entre autres ceci :

      "Les experts de l’OMC et de la FAO prévoient que quand la Directive sur l’interdiction des vitamines sera mondialement appliquée, ce qui est prévu pour le 31/12/2009, il en résultera 3 mds de morts. Deux mds de plus mourront de malnutrition. Il deviendra illégal pour qui que ce soit, quand il y aura une famine où que ce soit, d’envoyer des aliments riches en vitamines et sels minéraux."

       


    • JL JL 7 septembre 2008 18:45

      “L’Inde a assisté à de nombreux suicides de paysans ces dernières années. Nous sommes peut-être en plein boom économique, mais depuis 1997 plus de 25 000 cas de suicides chez les fermiers ont été recensés, la plupart du temps par l’ingestion de pesticides. Les dettes, le harcèlement des créanciers, sont les causes principales [de ces suicides].

      Les agriculteurs sont surendettés par la conjonction de coûts d’exploitation élevés (semences de variétés hybrides - supposément à hauts rendements - vendues un prix exhorbitant et prix des pesticides commercialisés par les multinationales) et le manque de débouchés à un prix équitable pour leurs productions (dû en partie à la concurrence des importations). La sècheresse a empiré leurs problèmes. L’irrigation est trop coûteuse pour ces exploitants et les gouvernements locaux n’ont rien fait pour les aider.

      http://fr.globalvoicesonline.org/2008/09/07/776/


    • vin100 7 septembre 2008 19:04

      Merci à vous pour nous proposer cet éclairage.
      Mais malheureusement le CODEX n’est pas le grand Satan et la cause des maux.
      Je vous propose si vous avez un peu de temps car la vidéo dure bien 10 mn de visionner l’interview d’un des plus grand spécialiste de ce problème : Marcel MAZOYER, le successeur de René DUMONT, un agronome sérieux qui lui parle de ce qu’il connait.
      Et là... cela décoiffe car cela n’a rien a voir avec ces poncifs rabachés

      http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_ac tu.php?langue=fr&id_article=9644&id_mag=0

      Bonne vidéo
      Faites la connaitre.
      L’important même si certains raccontent des .... sur ce sujet est de continuer de travailler pour que chacun a notre niveau on essaye de résoudre ce scandale qui n’a que trop duré.


    • norbert gabriel norbert gabriel 5 septembre 2008 16:21

      on ne peut que constater que les évolutions et le progrès dans les pays techniquement à la pointe de la recherche n’ont pas résolu grand chose pour les populations sous alimentées.
      Le souci de Monsanto et autres multinationales c’est de s’assurer une hégémonie, pas de faire de l’humanitaire
      Les définitions de cet article me semblent plutôt justes. 
      Et puis focaliser sur la croissance comme panacée aux maux de la société, est une aberration maintenant qu’on a pris conscience que les ressources ne sont pas inépuisables, que ce soit l’énergie fossile, ou l’eau potable. Qui risque de l’être de moins en moins. Surtout quand les nappes phréatiques auront été polluées par quelques fuites de centrales nucléaires pour 3 ou 4 siècles.


      • karg se 5 septembre 2008 19:16

        Il s’agit pas de 1% de la population mondiale qui veut manger de la viande mais d’environ 95%, bien sur seul 30-40% peut se le permettre, mais en aucun cas on ne peut opposer un monde frugal et une minorité carnivore. 


      • karg se 5 septembre 2008 21:39

        Tous le monde en ait bénéficiaire, et puis question rendement de conversion céréales/viandes l’indusctriel est plus économe que le traditionnel


      • karg se 5 septembre 2008 21:39

        Tous le monde en ait bénéficiaire, et puis question rendement de conversion céréales/viandes l’indusctriel est plus économe que le traditionnel


      • karg se 6 septembre 2008 11:39

        Pour faire simple
        si tu élèves des poulets comme ton grand père (ou le mien qui en fait aussi) tu aura besoin de 7kg de céréales (soit un aliment à 10-15% de protéine) par avoir 1kg de poulet au final
        si tu élèves des poulets de race industriel avec de l’aliment composé (soja-blé-vitamines et minéraux, sans oublier enzymes et lysine, pour 20-25% de protéine et le reste en glucide, eau et fibre) il te faudra 3kg d’aliment maximun. Si en plus tu fais ça à la chinoise, c’est à dire en élevant des poissons dans des étanges fertilisés par les effluents de ton élevage tu va récupérer des protéines de poisson gratos...


      • Abolab 6 septembre 2008 12:06

        Monsieur, manger du poulet est aujourd’hui un luxe pour nombre d’humains. Des prévisionnistes pensent que d’ici 300 ans l’humanité sera obligée de revoir son régime alimentaire carné. 

        Vous voyez bien que si aujourd’hui vous avez la possibilité de manger de la viande à votre faim, ce n’est pas un choix de régime alimentaire possible pour tout le monde, et manger de la viande pourra très bien dans le futur devenir un luxe de nantis, comme c’est déjà le cas aujourd’hui dans les pays riches pour avoir de la viande de qualité.


      • Abolab 6 septembre 2008 12:26

        Car il est évident que l’on ne peut pas nourrir toute l’humanité en viande de qualité avec les quantités consommées par exemple par un américain ou un européen moyen.

        D’autre part, cette industrie de la viande utilise des ressouces en eau et agricoles considérables pour fonctionner. Les OGM de Monsanto aux pesticides incorporés servent aujourd’hui à nourrir le bétail de ces pays. Une telle agriculture n’est pas pérenne ni généralisable à l’ensemble de la planète. C’est une aberration écologique et environnementale, et qui témoigne d’une indifférence généralisée à la misère des pays en voie de de développement et des pays en proie à des difficultés agricoles, et que l’on cherche pourtant à faire entrer dans une compétitition internationale des denrées alimentaires.


      • karg se 7 septembre 2008 12:18

        D’ici 50 ans on devrai entammer la décrus démographique, donc d’ici 300 ans personne ne connait la situation de l’Humanité. Régression ? Début de la colonisation spatial massive ?


      • xray 5 septembre 2008 17:47


        Croissance 
        Le principe : « Tout faire comprendre à des gens qui n’ont pas besoin de savoir ». 

        Les élus ne sont que des images de pouvoir. Le discours des élus repose sur des images d’idées : « Les virus, les gènes, la croissance, etc.   » 

        Quand à la télé, un « intellectuel » prononce le mot : « Croissance », Les autres sont tous des cons. Du moins, l’intellectuel en est convaincu ! 


        Qu’elle soit cérébrale ou matérielle, la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
        (Le malade, l’industrie première.) 

        Multiplier la misère et les malades, c’est générer du PIB. 
        Le PIB, c’est de la croissance. La croissance, c’est le pays qui s’enrichit. Quand le pays s’enrichit, c’est de l’argent pour ceux qui en ont besoins. Va sans dire, de l’argent pour les riches. Pour être pauvre, on n’a pas besoin d’argent. 

        Rêve et réalité 
        http://echofrance.vefblog.net 




        • appoline appoline 5 septembre 2008 18:54

          Beaucoup de dirigeants sont conscients que le réel problème est la surpopulation. D’ici peu de temps, la terre ne pourra plus nourrir tout le monde. Le dire, pour eux serait sapper toute tentative de relance économique. Nous évoluons dans une marche en avant inéluctable qui risque de se terminer dans le chaos social.


          • Abolab 5 septembre 2008 19:03

            Le chaos social est déjà présent. Le monde est un véritable chaos social, dans lequel les grandes puissances veulent augmenter leur contrôle et chaque nation ou groupe identitaire protéger ses intérêts. Toutes ces divisions entre les hommes, que ce soit la nationalité, la religion, la culture, etc sont sources de ce chaos et de cette division globale. Les conservateurs et protecteurs de la tradition ne font que renforcer cette friction qui existe entre un monde qui tend de plus en plus à se globaliser et dans lequel les conflits de valeurs et d’idéologies séparatrices et fragmentées s’affrontent. 


          • Olga Olga 5 septembre 2008 19:10

            @Appoline
            C’est plutôt une marche en arrière pour en revenir à la loi du plus fort.
            Il faudra servir son/ses maître(s) ou crever.


          • Abolab 5 septembre 2008 19:12

            Un peu de dignité Madame 


          • Bobby Bobby 6 septembre 2008 10:55

            Bonjour,

            Le language cru d’Olga est... tellement vrai !

            ...Quant a combattre les différences qui font de la paupérisation des peuples un passage obligé, les dirigents actuels semblent jouer sur du velours. le peuple ne se révoltera pas !... qu’il en subisse donc les conséquences !

            La "mondialisation" est le phénomène qui, sous quelques aspects positifs, risque bien d’amener une "entropisation" générale. Effectivement, les "conservateurs" ne veulent pas en parler, trop de choses à remuer probablement, on pourrait y entrevoir ce fameux "Chaos" qui fait si peur.

            et pourtant... !



            se déranger pour l’autre me paraît... une condition de simple survie !


          • TDMP 6 septembre 2008 03:00
            Je suis globalement d’accord avec vos idées et vous présentez bien le problème.
            Je viens d’assister à une conférence à ce sujet donnée par Bruno Parmentier auteur du livre "nourrir l’humanité". Et à cet égard je suis d’accord avec lui, étant donné qu’il faut produire deux fois plus d’ici à 2050 pour nourrir les hommes, il faut prendre le problème à bras le corps notamment grâce à une maîtrise technologique de la biologie et plus particulièrement des OGM. Parmentier n’est pas pro OGM, il est simplement objectif. D’ailleurs il défend la souveraineté alimentaire et l’absurdité du commerce mondial et de la globalisation des marchés agricoles qui force à inonder des pays pauvres et à les rendre dépendants des productions nordiques. Ainsi on peut trouver du café vietnamien en vente au Mexique alors que ce dernier est un grand producteur de café. Quel gaspillage d’énergie dans un contexte de raréfaction des ressources énergétiques !!!! 
             
            Alors certes, la croissance économique est bien différente de la croissance végétale, mais plus les hommes sont nombreux et diversifient leurs aliments et plus il faut produire afin de subvenir aux besoins vitaux de l’humanité. Je ne dis pas que les OGM sont la solution mais il est incontestable qu’on ne nourrira pas 9 milliards d’hommes en 2050 avec l’agriculture biologique telle qu’elle est pratiquée de manière homéopathique en France aujourd’hui. Il est indéniable q’une maîtrise de la recherche biologique et génétique dans le domaine agricole est nécessaire. Cette maîtrise ne devant pas être l’apanage de grandes firmes comme mais plutôt le rôle des Etats et des agences publiques qui seules peuvent guider le progrès vers l’intérêt commun et non l’intérêt économique.
             
             

            • Bobby Bobby 6 septembre 2008 11:07

              Un "plus" pour votre commentaire, bien que je ne sois pas sûr du tout que l’introduction (quasi forcée) des OGM soit un facteur dont la finalité représente un dégré bien positif pour la population.

              Il me paraît au contraire que ces fameux organismes génétiquement modifiés représentent plutôt l’archétype de "l’apprenti sorcier" aussi bien sur le plan technique que sur le plan des répercussions. Ici aussi on entrevoit un "Chaos" qui risque bien (à mon sens) de précipiter la décadence de l’espèce humaine... et de son environnement !

              Seuls les mensonges permanents des "politiques" pourraient nous permettre de surnager encore quelques temps ?.. et si nous relevions nos manches et changions la donne ?




            • Abolab 6 septembre 2008 11:38

              Les OGM sont tout sauf une diversification des aliments. Au contraire, c’est une uniformisation de la biodiversité agricole et des aliments qui a lieu, et qui est dans la continuité logique de l’agriculture développée autour de l’agrochimie et des monocultures. Et aussi une propriétarisation et un contrôle des semences par quelques multinationales impérialistes.

              Vous parlez de la population en 2050. Aujourd’hui, des millions de personnes meurent de faim alors que les volumes agricoles sont suffisants pour nourrir la planète. Vous voyez donc bien que le problème n’est pas à extrapoler dans le futur, mais le problème est maintenant et à l’heure actuelle, pas dans le futur.

              Si vous ne résolvez pas la faim dans le monde maintenant, vous ne la résolverez pas dans le futur, car à l’évidence il ne s’agit pas d’un simple problème technologique ou de production. Si vous ne résolvez pas ces problèmes maintenant, ce qui se passe maintenant se passera aussi dans le futur, et ne feront que s’aggraver avec l’accroissement de la population, et toutes les guerres que cela pourra déclencher.


            • stephanemot stephanemot 6 septembre 2008 03:09

              Je crois que l’Homme doit apprendre à raisonner en symbiote et non plus agir en simple parasite (http://motitude.blogspot.com/2008/05/altermondialisme-et-atermoyismes.html )


              • manusan 6 septembre 2008 05:50

                il y a 6,5 milliard d’hommes, dont 1 milliard sous alimenté, et on prévoit 9 milliard d’être humain en 2050. A mon avis, ils seront aussi cons qu’aujourd’hui, et pour certain aussi gros, les autres, des oubliés, si tu manges pas à ta faim t’es pas productif, donc tu participes pas au systéme.


                • Bobby Bobby 6 septembre 2008 11:13

                  Hélas... c’est précisément sur le dos des "crève la faim" que les autres s’appuyent pour essayer de maintenir leurs "privilèges"... et Il en va ainsi pour toutes les strates sociales !

                  L’utopie serait de vouloir redresser ce profond déséquilibre qui nous mène droit la tête dans le mur... le crime est d’y participer !



                • Bobby Bobby 6 septembre 2008 11:16

                  @ l’auteur, bon article, merci !


                • foufouille foufouille 6 septembre 2008 10:46

                  pas grave, le NWO sortira un virus genetique "echappe" du labo ethop tous les non blancs morts


                  • TDMP 6 septembre 2008 12:31

                    Effectivement mon propos pouvait semblé un peu trop réducteur, à savoir que les OGMs seraient la seule et unique solution pour nourrir les hommes. En réalité je ne le crois pas. Je dis simplement qu’ils ne faut pas les diaboliser car un jour ils nous seront certainement utiles. On prévoie en 2050 plus de 2800 variétés d’OGMs, aujourd’hui il n’en existent que deux et elles sont aux mains d’une grande multi (Monsanto).

                    Pour nourrir la population mondiale aujourd’hui, il faudrait :
                    1 : fermer les frontières et stoper le commcerce absurde de produits agricoles d’un continent à l’autre.
                    2 : aider massivement les pays en développement en soutenant leur agriculture, via des moyens financiers et techniques un peu comme ce fut le cas pour l’Europe avec le plan Marshal.
                    3 : développer une agriculture à haute intensité environnmentale sur l’ensemble du globe. C’est-à-dire adapter l’agriculture moderne aux changements climatiques, aux nouvelles maladies et au manque de biodiversité notamment via le retour à des techniques agricoles moins polluantes.

                    Le temps de la chimie étant révolu, il nous faut passer au temps de la biologie !


                    • Abolab 6 septembre 2008 12:56

                      Au temps de la biologie certainement, mais pas au temps de la biotechnologie agricole, ce qui n’a que peu de rapport. Les plantes OGM ne sont pas adaptées à leur environnement, elles sont adaptées au Round-Up Ready, ou à la monoculture.

                      Aussi, les poisons chimiques et l’uniformisation agricole ne sont pas des solutions viables. Les plantes adpatées à l’environnement sont celles naturelles qui ont su résister aux conditions locales et que les sélectionneurs et paysans ont entretenu, croisé et reproduit au fil des générations. Les techniques de génie génétique ne sont que des techniques d’appropriation du vivant proposant de la valeur ajoutée inutile en terme agronomique. Au contraire, elles ne résolvent en rien les problématiques essentielles de bonne gestion des sols et des écosystèmes agricoles, et s’inscrivent plus que jamais dans la monoculture intensive. Il existe assez de biodiversité naturelle dans le monde pour se passer complètement des OGM qui ne sont que des avatars biologiques fantaisistes de l’industrie.


                    • foufouille foufouille 6 septembre 2008 18:11

                      ces plantes existent deja. elles ne sont donc pas brevetable


                    • HELIOS HELIOS 6 septembre 2008 13:07

                      Peut être que nous avons déjà franchi le seuil qui permet de nourrir l’humanité de manière saine, sans technologie....

                      Dans ce cas, il faut reagir vite et mettre des limites a la croissance demographique.

                      Tant qu’on continuera a voir des mère pondeuses glorifiées par France 2 cette semaine, ou par Frannce 24 avec "reporter : 17 enfants..." c’est sur on va a la catastrophe.

                      Il n’est pas question d’interdire, de limiter, ni même de culpabiliser... il est seulement question de rendre responsable... sauf que ceux qui se reproduisent comme cela car ils n’ont pas la télé !

                      Mais peut on le faire ? comment sera le monde si nous laissons ceux qui se reproduisent le plus "occuper" la planete ? l’autoregulation actuelle fait par la famine, cause ou consequence de la malnutrition, est déjà entravée par toutes les aides humanitaires. il faut en conclure que cette aide humanitaire ne peut etre apportée que s’il y a responsabilité de la part de ceux qui n’ont rien.

                      Le terrain est glissant, avant de me faire taxer de raciste, je prefère arreter
                      Bonne journée


                      • Abolab 6 septembre 2008 13:25

                        Oui, il faut éduquer 


                      • Abolab 6 septembre 2008 13:27

                        Eduquer, c’est-à-dire non pas faire de la propagande pour telle ou telle idéologie, telle ou telle religion qui divise les êtres humains, ou telle ou telle construction culturelle à imposer aux autres. 


                      • TDMP 6 septembre 2008 14:43

                        Tout à fait il faut éduquer, et ceci afin que l’ensemble de l’humanité puisse manger à sa faim.
                        Il y a un siècle 800 millions d’hommes souffraient de la faim, il y a 50 ans encore 800 millions et aujourd’hui la même proportion. Donc d’une manière relative la proportion des personnes qui souffrent de la faim a diminué mais ce raisonnement ne me convient pas. A nous de faire le nécessaire pour qu’en 2050 le moins de personnes possible manque de nourriture, car sinon les conséquences (émeutes, guerres, déplacements de populations) seront terribles.

                        L’éducation ne consiste effectivement pas à imposer une vision des choses ou une technique, l’éducation consiste simplement à démontrer l’urgence de la situation et surtout à proposer des solutions objectives, pérennes et efficaces pour résoudre ses problèmes et ceci dans l’intérêt de l’humanité tout entière.
                         

                         


                        • vin100 7 septembre 2008 17:51

                          Catastrophisme et relecture en boucle de poncifs communément relayés.
                          Quand internet, se fait le Café du Commerce ou pire celui de la Gare.
                          Une suite amusante d’affirmations tenant de l’a priori .
                          Pour aller ou ?
                          Vous avez compris quelque chose ?


                          • vin100 7 septembre 2008 19:27

                            Je modère mon précédent propos, aprés un relecture harassante il faut bien le dire de l’ article de cet auteur, ce cher Abolab.

                            En fait ce sont les digressions interminables, les comparaisons hors propos qui compliquent et nuisent tout autant à la compréhension générale qu’elles provoquent un sentiment assez énervant.
                            On croirait encore lire un article de notre Cher Bernard DUGUE qui se sent toujours obligé d’accumuler des affirmations péremptoires et souvent fausses pour étayer une vision initiale qui est souvent ( mais pas toujours ) assez juste.

                            Je réitère mon incitation à visionner cet interview plus explicite du problème, développé par Marcel MAZOYER dont je citais le lien, à la Cité des sciences plus haut

                            http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_ac tu.php?langue=fr&id_article=9644&id_mag=0


                            • Tyner 8 septembre 2008 10:12

                              Merci pour cette vidéo fondamentale de Mazoyer.

                              Où l’on comprend que l’on paie ni plus ni moins les années Reagan et leur perpétuation : le libéralisme mondialisé posé comme principe immuable.

                              Et où l’on comprend aussi que l’article ci-dessus ne pose pas les enjeux dans les bons termes (trop nantis-centré ?). Le paradigme de la "croissance" n’est pas à remettre en cause en tant que tel, c’est la "croissance inégale" le drame. Car, bon Dieu, c’est bien d’un peu de croissance, justement, dont ont besoin urgemment les paysans pauvres...
                              Pour les moyens de cette croissance du Sud, en revanche, des choses justes sont dites par Abolab : l’adaptation aux conditions locales (potentiels agro-écologiques, diversité, "génie" rural local ; j’ajouterais : équilibre productions animales/productions végétales) plutôt qu’uniformisation/usure. Mais avec des revenus assurés par protectionnisme et des investissements en développement agronomique raisonné et adapté (à but de croissance, il faut le redire).

                              NB : La problématique du "on mange trop de viande" est simplificatrice. Cassez ça et il y aura encore plus de paysans pauvres : les éleveurs gonfleront les rangs !

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