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Accueil du site > Actualités > Economie > Croissance : une bonne nouvelle pour demain, une très mauvaise pour après (...)

Croissance : une bonne nouvelle pour demain, une très mauvaise pour après !

L’Europe reste étroitement dépendante des Etats-Unis tout en reproduisant servilement ses méfaits et politiques : Après le boom de l’immobilier et l’euphorie boursière, voilà l’Europe qui recapitalise ses banques, qui réduit ses taux d’intérêts et qui adopte force stimuli fiscaux, à l’image du grand frère Américain...

De fait, le rétablissement de la croissance mondiale aura pour nécessaire préalable le rétablissement des Etats-Unis - toujours première économie au monde - et ce d’autant que les déboires actuels y ont connu leur source ! La solution à nos maux émanant forcément des Américains et de leur aptitude à y remédier, deux questions fondamentales s’imposent dès lors : Leur économie est-elle en si mauvaise posture et entreprennent-ils les mesures adéquates ?

La dégringolade des prix énergétiques a certes légèrement amélioré le niveau de vie des citoyens Américains, les effluves de déflation y favorisent certes ceux qui disposent d’un emploi stable, mais il est à craindre que le fond ait d’autant moins été atteint que le chômage - indicateur à retardement par excellence - est sur une pente ascendante et qu’il est encore loin d’avoir déroulé ses répercussions sur la consommation et sur les autres indicateurs majeurs de l’économie. En fait, la consommation Américaine – qui a constitué avec l’économie Chinoise le tandem ayant contribué à l’enrichissement de l’économie globale ces dernières années - n’est tout simplement pas prête à redémarrer.

Pourtant, statistiquement - et même mécaniquement - une économie a tendance à rebondir suite à une décélération de l’ampleur connue ces derniers mois par une économie US qui, de fait, pourrait bien bénéficier dans un avenir plus ou moins rapproché d’une reprise assez intense. Certes, la consommation est-elle gelée aujourd’hui et principalement concernant les biens et marchandises d’une certaine valeur. La vente de véhicules neufs ayant ainsi plongé de près de 50% dans certains pays n’est qu’un des signaux de la détresse et du stress saisissant l’économie, les travailleurs, les consommateurs et les entreprises...Pour autant, - et pour rester sur le cas du secteur automobile -, les offres incroyables consenties ( un auto offerte pour une achetée ! ) combinées à la modicité du coût du crédit sont bel et bien susceptibles de ranimer un marché moribond. En réalité, - et de manière factuelle et logique - tout ce qui a été gelé depuis des mois pourrait bien être dégelé du jour au lendemain avec les effets multiplicateurs que l’on imagine car l’exemple du secteur auto pourrait être répliqué sur l’ensemble des secteurs de l’économie.

Aussi peut-on prévoir - sans risquer de trop se tromper - que l’économie US repartira dès la fin de cette année !

Ce redémarrage de la croissance ne devra rien au plan mastodontique d’Obama, il sera tout simplement la conséquence des réductions d’impôts aux Etats-Unis, réductions qui auront des répercussions directes sur la stimulation de la consommation. Nettement plus centré sur les dépenses publiques que sur les réductions d’impôts, le plan de la nouvelle administration Obama déroulera quant à lui ses effets sur le moyen terme tant il est vrai que les effets bénéfiques d’investissements - Gouvernementaux ou privés - sur divers projets ou chantiers se mesurent à l’aune d’une échelle plus annuelle que mensuelle.

Pour autant, ces mesures sont-elles adéquates et suffisantes pour nous tirer d’affaire ? Nos Gouvernements et autorités monétaires appliquent-ils les mesures et plans à même de favoriser et de provoquer les ajustements économiques certes inévitables mais sans pour autant boulverser le tissu économique et porter atteinte aux richesses et au potentiel de nos infrastructures ? En effet, tout doit être entrepris dans le but de relancer l’économie de manière durable mais pas au détriment des plus faibles et des plus défavorisés !  

Les munitions provenant de la politique monétaire ayant toutes été tirées ( en tous cas aux Etats-Unis ), les mesures dites "non orthodoxes " - comme les stimuli fiscaux et les plans de sauvetage bancaires - sont à présent dans le viseur et, à ce titre, le plan d’Obama promet d’être colossal. En fait, ce plan sera le plus massif jamais adopté par un Gouvernement Américain, dépassant même, en termes relatifs, le New Deal de Franklin D. Roosevelt ! Pour autant, ce plan - de par son importance même - ne porte-t-il pas en lui les germes de la maladie à venir, de ce mal similaire à celui ayant conduit les responsables US à spectaculairement baisser leurs taux d’intérêts jusqu’à ce qu’ils soient à court de munition ?!

Ce plan mastodontique prendra certes le relais de cette croissance qui effectuera son come back d’ici la fin de cette année, ce plan massif est certes par certains aspects susceptibles de protéger les plus défavorisés mais l’ampleur même de ce plan déstabilisera à long terme l’ensemble de l’économie mondiale en aggravant irrémédiablement les déficits Américains ! Les déficits publics des Etats-Unis atteindront prochainement 10% de leur P.I.B. : N’oublions jamais que c’est l’endettement massif de ce pays qui a anéanti le système de Bretton Woods tout en précipitant le déclin du Dollar dans les années 80. 


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34 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 16 février 2009 10:41

    "... Aussi peut-on prévoir - sans risquer de trop se tromper - que l’économie US repartira dès la fin de cette année !..."

    Voilà une prévision bien osée. Et les actifs "toxiques" des banques, et l’écroulement de l’immobilier, aux USA et ailleurs ?
    Je ne suis pas du tout économiste, mais moi, je prédis un effondrement des fonds de pension à venir, et du système de retraite par capitalisation et ... de Dieu seul sait quoi encore.
    Et ça fait deux ans que je l’annonce.


    • Philou017 Philou017 16 février 2009 13:36

      Je me rejouis de l’écroulement à venir des fonds de pension. Ces fonds permettaient aux salariés d’un pays (les USA principalement) de grossir encore leurs retraites (alors que les USA vivent depuis longtemps à crédit sur le dos de l’économie mondiale) en détournant les bénéfices des entreprises étrangeres grace au pouvoir d’achat artificiellement gonflé des Etats-uniens. Cela s’accompagnait de pressions profondément anti-sociales dans les conseils d’administrations, appliquées sans état d’ame par des avocats d’affaires dûment mandatés par ces fonds. C’est ainsi que dégraissages, diminutions des couts (par généralisation des CDD, réductions des avantages sociaux, etc), délocalisations, permettaient à ces fonds d’engraisser sur la paupérisation du monde, tout en distribuant force stock-options et autres parachutes dorés aux "dirigeants" chargés de mettre en oeuvre la collecte forcenée des bénéfices.
      Une triple arnaque, finalement.

      Leur faillite serait un acte de justice immanente.

      Reste le probleme des retraités Américains qui risquent de voir leurs retraites s’évaporer. He bien, franchement, je m’en fous. Est-ce que les pensionnaires de ces fonds se souciaient le moins du monde des dégats sociaux dont ils profitaient ? Se sont-ils un seul instant préoccupés de la morale du systeme qui les engraissaient ?
      Je ne crois pas. Il est temps que les gens concernés soient confrontés aux horreurs qu’il ont cautionné.

      Ceci dit, la vraie responsabilité incombe aux politiques qui ont sciemment permis que de telles pratiques deviennent possibles. Et ceux-là ne sont pas Américains, en ce qui nous concerne.


    • Le péripate Le péripate 16 février 2009 11:14

       Oui, réduire les impôts est la bonne partie du plan Obama. Sauf que cela va se faire au prix d’une augmentation de l’endettement, et non d’une réduction des dépenses. Ce qui ne se voit pas, c’est que cette politique n’est possible que tant que les chinois achètent en masse les bons et obligations d’état US. C’est à dire que tant que la Chine maintient un taux de change artificiellement bas de sa devise. Finalement, c’est la grande inconnue de cette politique : jusqu’à quand le régime communiste va maintenir la majorité de sa population dans le sous développement ? Jusqu’à quand va-t-elle contenir les revendications sur la propriété des terres ? 
      Ce n’est pas le moindre des paradoxes que notre bien-être dépende d’une dictature communiste.


      • ZEN ZEN 16 février 2009 12:12

        @ Le Péripate

        Lu et approuvé, à part la notion de "communiste"...
        C’est juste une étiquette jaunie sur un régime capitaliste autoritaire hyper-libéral...


      • Philou017 Philou017 16 février 2009 13:41

        Le péripate voit encore des communistes partout...Il faut dire que l’éventuelle dépendance à un gouvernement qualifié de "communiste" doit être le cauchemard absolu de sa vision d’un ultra-libéralisme sans contrôle.

        Un peu comme si le salaire de Sarkosy était indexé sur le salaire de l’ouvrier français...


      • Le péripate Le péripate 16 février 2009 16:05

         Bon..... Hyper libéral.... il faudra que je me procure le dictionnaire d’Alternatives économiques, mais il semble que nous ne parlons pas la même langue, et que, libéral, pour vous deux, signifie pas bon, ou détestable, ou encore quelque chose d’approchant.

        Quoiqu’il en soit, en Chine, la terre appartient à l’état, qui la concède pour une durée de dix ans (ou 30) : c’est hyper-libéral ou communiste ?
        La politique de l’enfant unique : hyper-libéral ou communiste ?
        Le contrôle des prix, bien que relâché : hyper-libéral ou communiste ?
        Le contrôle de la monnaie : hyper-libéral ou communiste ?
        La nature du pouvoir : hyper-libérale ou communiste ?

        C’est vrai que ce n’est plus un régime communiste classique. L’enrichissement personnel serait plutôt libéral, la consommation ressort d’une politique néo-keynésienne classique. 

        Mais hyper-libéral..... c’est hyper excessif.



      • Olga Olga 16 février 2009 16:23

         Les multinationales qui viennent profiter des bienfaits du communisme chinois : hyper-libérales ou communistes ?


      • Olga Olga 16 février 2009 17:45

        Je reformule ma "question"...
        J’aurais dû préciser les "bienfaits" du système totalitaire chinois : Bas salaires, main d’oeuvre docile et abondante, peu de réglementations contraignantes, etc.
        Ce qui donne :
        Les multinationales qui viennent profiter des "bienfaits" que le système totalitaire chinois met à leur service : hyper-libérales ou communistes ?


      • Le péripate Le péripate 16 février 2009 20:43

         Je ne donnerai pas de réponse, les mots n’ayant plus sens pour vous. Mais probablement vous préféreriez que la Chine soit comme la Corée du Nord, et qu’il n’y ait aucune entreprises étrangères à y amener un maigre mais réel bien-être. C’est une étrange manière de voir le monde.


      • Olga Olga 16 février 2009 21:25

        Une étrange manière de voir le monde ?
        Est-ce qu’il y a quelque chose de faux dans ce que je dis ?
        Des multinationales viennent (ou sous-traitent) bien en Chine pour profiter des bas salaires, de la main d’oeuvre nombreuse et docile, des réglementations peu contraignantes, etc.
        Alors pourquoi dire que c’est une étrange manière de voir le monde si je suis en train de décrire une réalité de ce monde ? Il faudrait que je dise des mensonges énormes pour que vous trouviez que c’est une façon normale de voir le monde ?


      • Le péripate Le péripate 16 février 2009 21:42

         Je me trompe peut-être, mais j’ai cru que vous déploriez que des entreprises viennent travailler en Chine. Or, la Chine sans ces entreprises, c’est la Corée du Nord. J’ai la faiblesse de croire qu’il vaut mieux être chinois que nord-coréen. Mais bon, c’est votre opinion, et assurément la Corée du Nord est un communisme plus "pur" et vous avez parfaitement le droit d’exprimer l’opinion que vous préférez le communisme coréen, et par là même de juger qu’en comparaison la Chine est ultra-libérale.
        Comme j’ai le droit de penser que ces inflations langagières détruisent toute possibilités d’échange et de communication. C’est comme si nous parlions deux langues étrangères.


      • Olga Olga 16 février 2009 22:53

        @ Le péripate
        Je ne donnerai pas de réponse, les mots n’ayant plus sens pour vous.
        J’ai repris le mot hyper-libérale dans ma réponse parce que vous l’aviez utilisé dans votre commentaire. Je ne vois pas ce qui vous fait dire que les mots n’auraient plus de sens pour moi.
        Ensuite vous dites que j’aurais une étrange manière de voir le monde parce que probablement je préférerais que... Vous pourriez peut-être me demander ce que je préférerais avant d’en tirer des conclusions...

        vous avez parfaitement le droit d’exprimer l’opinion que vous préférez le communisme coréen, et par là même de juger qu’en comparaison la Chine est ultra-libérale.
        Même chose qu’au-dessus ; en partant de je me trompe peut-être, j’ai cru que, vous en arrivez à me donner le droit d’exprimer une opinion (que je n’ai pas exprimée) et d’avoir un jugement (que je n’ai pas exprimé non plus)... 

        ces inflations langagières détruisent toute possibilités d’échange et de communication. C’est comme si nous parlions deux langues étrangères.

        A mon avis même si j’écrivais dans une langue étrangère pour vous, vous seriez quand même capable d’être en en désaccord avec ce que j’aurais éventuellement pu dire... smiley 

      • Le péripate Le péripate 16 février 2009 23:23

         Hum.... laissons là cette mauvaise querelle. Et, avant de répondre à un post, prenez la précaution de remonter le fil : ce n’est pas moi qui ai évoqué le terme hyper-libéral. Il est possible d’éviter les malentendus, à condition de rester dans le contexte.


      • Olga Olga 17 février 2009 09:12

        Et encore un commentaire de Péripate qui tire des conclusions sur des suppositions erronées. 
        Ai-je dit que vous aviez introduit le mot hyper-libéral dans cette discussion ? NON.
        Est-ce que j’ai lu l’ensemble des commentaires avant d’intervenir ? OUI.
        J’ai simplement repris la forme de vos questions ("hyper-libéral ou communiste ?") qui employaient ce terme. Vous provoquez les malentendus en attribuant (déformant, inventant) des propos (ou des intentions), qui n’ont jamais été tenus, à vos interlocuteurs. 




      • wesson wesson 16 février 2009 11:36

        @l’auteur,

        Bonjour M. Santi,

        "Aussi peut-on prévoir - sans risquer de trop se tromper - que l’économie US repartira dès la fin de cette année !"

        Et cette phrase achève de me convaincre de la partialité globale de votre analyse.

        Il faut avoir une certaine résistance au bon sens pour penser cette crise en terme d’accident certes un peu plus fort que à l’accoutumé, mais passager et d’une issue rapide.

        Je ne puis croire que vous n’ayez pas compris le caractère systémique ce cette crise, il est donc naturel que vous écrivez ceci pour essayer de vous rassurer. Pourquoi pas ...

        J’ai hélas bien peur que cette appréciation sur la résilience du système qui vous a fait vivre, et que vous défendez avec l’énergie du désespoir, ne soit un peu surestimée. Un peu comme la solvabilité de tout l’état Américain est surestimée par les 3 agences de notations elles aussi Américaines - et dont on a pu apprécier ces derniers temps leur exactitude.

        Déverser des flots de capitaux, comme l’as fait le plan Paulson 2 et comme se prépare à le faire le plan Obama, cela ne sert à rien sans changement radical des structures financières. A peine cela contribue-t’il à transformer une dette toxique d’origine privée en une dette toxique d’origine publique, mais ne change rien à cette toxicité.

        ce n’est que par une nationalisation massive et à la dure de l’ensemble du secteur financier - pour commencer - que on sortira de cette crise, ou alors une guerre qui divisera la population occidentale par 2 ou 3. Tout le reste ne fonctionnera pas.


        • Tonton Tall 16 février 2009 11:45

          Article typiquement libertarien émanant d’un ex-trader qui ne s’est visiblement pas encore débarrassé de ses vieux réflexes pavloviens contre l’interventionnisme d’état.
          Il faut reconnaître qu’humainement, la désintox après s’être shooté à l’adrénaline du fric facile du trading n’est pas chose facile.
          Illustration par ce billet, où Mr Santi laisse croire que si la récession s’arrête, ce sera grâce à la mécanique naturelle du marché et aux diminutions d’impôts. Alors que c’est faux. Le crash de 29 l’a clairement montré.

          Les vastes chantiers d’investissements publics dans les routes, écoles, hôpitaux, sciences, internet, écologie... etc... prévus par le plan d’Obama s’inscrivent dans un bénéfice durable au long terme pour toute l’économie. Ce qui se répercutera tôt ou tard sur le PIB, et diminuera ensuite le déficit public.

          Si l’état n’était déjà pas intervenu de manière massive et spectaculaire depuis l’automne dernier, on distribuerait déjà aujourd’hui la soupe populaire dans les rues de NY. Car c’est la grande majoprité des banques qui seraient tombées en faillite depuis, entraînant avec elles des milliers d’entreprises et de particuliers dans un désastre indescriptible.


          • mac 16 février 2009 12:08

            "... Aussi peut-on prévoir - sans risquer de trop se tromper - que l’économie US repartira dès la fin de cette année !..."

            S’agit-il d’incantations de financiers qui aimeraient que l’économie casinos reparte au plus vite vu que c’est elle qui assure leurs beaux jours ?

            On ne peut que vous donner rendez-vous dans 8 mois pour voir où on en est mais c’est tout même mal parti !

             


            • foufouille foufouille 16 février 2009 12:23

              sauf erreur, pour acheter une voiture neuve, il faut pas mal d’argent
              le credit plus le cout futur de l’entretien chez le garagiste, plus l’assurance


              • vincent p 16 février 2009 13:03

                La solution à nos maux émanant forcément des Américains et de leur aptitude à y remédier, deux questions fondamentales s’imposent dès lors : Leur économie est-elle en si mauvaise posture et entreprennent-ils les mesures adéquates ?

                Leur aptitude à y remédier ? Et bien si l’on se met la tête dans le sable, leur économie n’est pas du tout en mauvaise posture.

                une économie a tendance à rebondir suite à une décélération de l’ampleur connue ces derniers mois par une économie US qui, de fait, pourrait bien bénéficier dans un avenir plus ou moins rapproché d’une reprise assez intense.

                Tant de secousses brutales, sociales içi ou ailleurs.
                 
                Certes, la consommation est-elle gelée aujourd’hui et principalement concernant les biens et marchandises d’une certaine valeur.

                S’il n’y avait que cela de principalement gelé.

                Pour autant, - et pour rester sur le cas du secteur automobile -, les offres incroyables consenties ( un auto offerte pour une achetée ! )

                Pour relancer l’économie, pourquoi pas offrir une deuxième auto avec une putain à l’intérieur si l’entrejambe de la première ne vous plaît plus, tant de gens déjà sur la paille au bord de la faillite...

                combinées à la modicité du coût du crédit sont bel et bien susceptibles de ranimer
                un marché moribond.


                Un marché plus que Moribond, pourquoi pas un nouveau crédit comme les Alt A Mortgages,
                pour mieux remplacer les autres catégories de crédit plus ou moins foireux.

                tout ce qui a été gelé depuis des mois pourrait bien être dégelé du jour au lendemain avec les effets multiplicateurs que l’on imagine car l’exemple du secteur auto pourrait être répliqué sur l’ensemble des secteurs de l’économie.

                Etes vous vraiment bien sur que cela puisse s’appliquer à n’importe quel secteur de l’économie, je me pose la question ?
                 
                Aussi peut-on prévoir - sans risquer de trop se tromper - que l’économie US repartira dès la fin de cette année !

                Un petit feu de paille, qui fera sans doute illusion quelques jours.

                Ce redémarrage de la croissance ne devra rien au plan mastodontique d’Obama, il sera tout simplement la conséquence des réductions d’impôts aux Etats-Unis, réductions qui auront des répercussions directes sur la stimulation de la consommation.

                A quoi bon réduire des impôts, si dans le même temps vous préférez dangereusement courir le risque de plomber pendant de nombreuses années votre pays avec une folle économie de guerre, augmentations d’armes qui n’auront pas que des répercutions positives sur le monde.
                 
                comme les stimuli fiscaux et les plans de sauvetage bancaires - sont à présent dans le viseur et, à ce titre, le plan d’Obama promet d’être colossal.

                Si seulement le fait de donner plus d’argent aux banques pouvait stimuler l’éthique des banquiers.

                En fait, ce plan sera le plus massif jamais adopté par un Gouvernement Américain, dépassant même, en termes relatifs, le New Deal de Franklin D. Roosevelt ! Pour autant, ce plan - de par son importance même - ne porte-t-il pas en lui les germes de la maladie à venir, de ce mal similaire à celui ayant conduit les responsables US à spectaculairement baisser leurs taux d’intérêts jusqu’à ce qu’ils soient à court de munition ?!

                Tant de personnes de part le monde baignant principalement dans ce vocabulaire enferrant ?

                Les déficits publics des Etats-Unis atteindront prochainement 10% de leur P.I.B. : N’oublions jamais que c’est l’endettement massif de ce pays qui a anéanti le système de Bretton Woods tout en précipitant le déclin du Dollar dans les années 80.

                Un monde se trouvant au bord du gouffre pour n’avoir voulu vivre et penser partout ainsi, pour quand la seconde vague ?



                • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 13:16

                  Ce redémarrage de la croissance ne devra rien au plan mastodontique d’Obama, il sera tout simplement la conséquence des réductions d’impôts aux Etats-Unis, réductions qui auront des répercussions directes sur la stimulation de la consommation si on veut encore inciter les gens à jeter l’argent sans compter par les fenêtres , c’est qu’on n’a encore rien compris ! ce modèle de société en en fin de vie , et ceux qui vont crever de faim comme les cigales de la fable vont regretter amèrement de n’avaoir pas été fourmis . Modèle inopérant en France où la moitié de la population ne paie pas d’impots sur le revenu et sont ceux qui ont le plus besoin de consommer . ceux qui ont déjà tout n’achéteront que des yatchs et des rollex !


                  • LE CHAT LE CHAT 17 février 2009 09:54

                    @LEON

                    oui , mais le nabot n’a parlé que de supprimer le 2eme tiers à certains , pas de baisser la TVA , les taxes sur le tabac , la TIPP etc etc


                  • plancherDesVaches 16 février 2009 14:29

                    Avec une réduction d’impôts de 400 $ par personne, vous savez, Le Chat, sans vouloir jouer les gosses de riche, on ne va pas loin....
                    C’est plus la clause "buy american" qui va les aider... Et les couler. Car les autres pays n’auront plus de raison pour ne pas le faire.
                    Et, de plus, les ricains sont en train de faire remonter leur épargne de façon spectaculaire. En étant endettés à 140% de leurs revenus, il était temps smiley


                    • Michel Santi Michel Santi 16 février 2009 16:21

                      Certains d’entre vous m’ont souvent taxé d’hyper pessimisme. J’essayais simplement dans cette analyse de montrer qu’une autre approche - moins cataclysmique - peut aussi exister...
                      Et, du reste, j’avoue franchement ne plus être excessivement négatif aujourd’hui.


                      • Tonton Tall 16 février 2009 17:06

                        Très juste...

                        Mais cet optimisme est possible grâce à l’énergie interventionniste de la force publique internationale.
                        Un interventionnisme d’une ampleur sans précédent dans l’Histoire

                        Ce que moi je retiens déjà de ce crash, c’est que les financiers sont retombés dans le même panneau qu’en ’29 ( crédit sur des valeurs qui devaient monter jusqu’au ciel ) tandis que les instances publiques pas. Elles ont au contraire clairement tiré les bonnes leçons de ’29.

                        Reste à espérer qu’après avoir arrêté le déluge, elles mettent en place de vraies mesures susceptibles d’empêcher que ça recommence un jour. Et ça, c’est une autre paire de manches.


                      • Tonton Tall 16 février 2009 17:17

                        Quant au marché, son attitude actuelle est aussi peu glorieuse qu’avant.... car il attend les 1ers signaux positifs de l’économie réelle avant de commencer à réinvestir, laissant produire tout l’effort de redémarrage à la seule force publique.
                        Et ensuite, quand il verra que le train se remet en route, alors seulement, il sautera dans le wagon
                        Quel héroïsme !

                        Mais bon, il y aura quand même une justice, c’est que ceux qui investissent + tôt, peuvent acheter moins cher et gagner + à l’arrivée.
                        Ah ! smiley


                      • Marc Bruxman 16 février 2009 20:02

                        Quant au marché, son attitude actuelle est aussi peu glorieuse qu’avant.... car il attend les 1ers signaux positifs de l’économie réelle avant de commencer à réinvestir,

                        Si le public peut réinvestir c’est parce que le marché achète ses bons du trésor. 


                      • Tonton Tall 16 février 2009 20:12

                        c’est pas le même "marché" ça


                      • Tonton Tall 16 février 2009 20:14

                        et l’Etat a bien d’autre ressources


                      • SurfNblue 16 février 2009 17:13

                        Incroyable de lire ca !
                        Et les 15000 milliards de $ envolés des marchés mondiaux à cause des actifs toxiques, ils n’auront pas d’effet ?
                        Et les nouveaux milliards empruntés aux générations futures et aux contribuables d’aujourd’hui, ils seront sans effet ?

                        En fait, et pour reprendre la métaphore de Peter Schiff : "ce que font les pays face à la crise, c’est comme si quelqu’un perd son emploi, et plutôt que de chercher du travail, utilise sa carte de crédit pour acheter une autre maison, une voiture et plein d’équipements électroniques, puis va voir sa femme pour se vanter de leur nouvelle situation."

                        Il y a vraiment des gens qui croient au Père-Noël, qui ont foi en la pensée-magique, qui sont persuadés que l’argent pousse dans les arbres et qu’il suffit de faire tourner la planche à billets, convaincre les asiatiques de se serrer la ceinture pour la grandeur de l’Amérique, et que tout repartira "business as usual".

                        Comme disait Peter Schiff encore : "you better put a 6 years old girl at the FED presidency. She will play with her toys but at least, she would not destroy the economy as the actual president does !"

                        La chute va être dure pour nombreux jovialistes du système capitaliste.
                        Nous sommes juste au début de la crise !
                        C’est maintenant qu’lle va commencer.
                        Avec cette semaine, la faillite de GM.

                        Une dernière paraphrase : "Savings and recession is the only solution. It is like medication : not fun to swallow, but will cure !"

                        Petite lecture : www.leap2020.eu/GEAB-N-32-est-disponible !-4-trimestre-2009-Debut-de-la-phase-5-de-la-crise-systemique-globale-la-phase-de-dislocation_a2796.html


                        • plancherDesVaches 16 février 2009 19:41

                          Tout à fait d’accord, SurfNBlue

                          Merci pour le lien aussi.


                        • Marc Bruxman 16 février 2009 20:17


                          La chute va être dure pour nombreux jovialistes du système capitaliste.
                          Nous sommes juste au début de la crise !
                          C’est maintenant qu’lle va commencer.

                          Non ce n’est pas la faillite du système capitaliste à laquelle vous allez assister même si je vous suit sur le raisonnement. C’est la faillite du "keynésianisme abruti" à savoir le keynésianisme qui consiste à juste investir du fric sans se poser de question. Keynes qui n’était pas aussi bête serait certainement outré de voir ce que l’on a fait de sa doctrine.

                          Avec cette semaine, la faillite de GM. 

                          Cela ce serait plutot un bienfait. Maintenir artificiellement en vie un constructeur automobile est la plus sure façon de prolonger la crise. Si un des 3 gros était liquidé (et j’emplois bien ce terme), ok ca va être douloureux immédiatement mais les deux autres vont pouvoir vendre ce que GM ne vend plus. Et donc ils vont réussir à surnager, vont peut être même se retrouver en situation de devoir produire d’avantage. 

                          Ces milliards auraient d’ailleurs été mieux employés pour aider les sous-traitants à se restructurer après la liquidation d’un des trois gros (afin de ne pas pénaliser les survivants) plutot qu’à maintenir en vie une boite devenue foireuse et qui était déja dans le rouge bien avant le début de cette crise financière. 

                          Le sauvetage de GM c’est typiquement du keynésianisme imbécile. La production automobile restera probablement durablement à 10 M d’unités aux USA parce que les gens vont conserver leur caisse plus longtemps et moins recourir au crédit. Il faut adapter l’outil industriel à cette nouvelle donnée. Endetter les américains pour acheter plus de bagnoles ne servira à rien. 


                        • Marc Bruxman 16 février 2009 20:01

                          Je ne crois pas malheureusement à la reprise proche des Etats-Unis. Pour les raisons suivantes :

                          • Le passage du consommateur en mode crevard : Le consommateur américain était très dépensier et ne regardait pas vraiment à la dépense par rapport au consommateur européen. Suffit de voir par exemple à quel point en californie l’éclairage est gaspillé (on n’apprend que rarement à son gosse à éteindre la lumiére). Le jour ou cette psychologie de consommation du tout illimité bascule c’est un carnage parce que les gens vont s’appercevoir qu’une partie de ce qu’ils ne consommaient ne leur manque PAS. Or, si le consommateur décide de faire durer sa bagnole 8 ans plutot que 4, il ne verra que peu de différence ... mais l’industrie automobile sera oblitéré. Et ce n’est pas le seul secteur ou les gens décident d’acheter le premier prix plutot que la grande marque plus chère. Et lorsque vous avez commençé à faire cela, lorsque vos revenus réaugmentent vous ne retrouvez pas forcément votre ancien comportement. 
                          • L’évolution technologique en cours qui continue à être fortement déflationiste pour l’industrie. Lorsque Amazon vend 500 000 Kindle, et qu’on prévoit que cela représentera 4% du CA d’Amazon en 2010, il est clair que quelque chose est en train de se passer. Et cela ne touche pas que le livre. Le passage à l’ére numérique a crée de gros chantiers d’infrastructure physique dont beaucoup sont terminés. La conséquence est que de plus en plus d’échange humains se font de façon dématérialisés, que leur cout devient marginal. Et cela c’est très mauvais pour l’industrie. La bulle immobilliére a cachée cette tendence en cours depuis 2004 - 2005. Mais cela s’accélére en ce moment aidé par le comportement "crevard" des consommateurs. Pensez bien qu’un truc comme le "passe navigo" devient déflationiste une fois installé. Il n’y a plus d’aspirateur à ticket à maintenir, plus d’encre pour les composter, plus de papier pour les tickets, plus de mecs pour charger les distribos, etc, etc, ... Et toute la société suit ce chemin. Rétablir la croissance nécéssite de former correctement les travailleurs. On ne veut pour l’instant pas le faire et le résultat ne sera pas instantané. Le problème c’est que quand vous expliquez les innovations technologiques à venir les gens vous prennent pour un taré. Mais la fiction de 1998 est devenue réalité. Et la fiction de 2009 bien que moins médiatisée a de quoi créer un tremblement de terre dans le système. 
                          • La dette publique va nécéssairement faire augmenter les impôts et ce rapidement ce qui va renforcer les tendences 1 et 2. 
                          • Il reste de mauvaises surprise dans les bilans des banques et notamment : Les prêts à option de paiement et à taux variable (Option ARM) qui vont nous faire un Subprime 2 pour bientot. 
                          • L’économie américaine manque structurellement d’ingénieurs et de techniciens et en ces temps de restrictions des H1B, cela ne va pas aider leur économie à se reconfigurer. 


                          • Marc Bruxman 17 février 2009 13:28

                            @Leon,

                            Je ne nie pas le cout de l’IT et les problèmes que vous citez. Mais meme en additionnant ces couts, cela reste souvent moins cher que le traitement physique des mêmes données. En clair, petit à petit il y a dématérialisation de certains secteurs et cela s’accélére. Et comme le cout du dématérialisé est globalement inférieur au matériel cela crée une pression déflationiste. 

                            Et si dans un premeir temps le fait de pouvoir imprimer a engrangé une explosion de l’usage du papier (vrai), la pression actuelle est plutot à la réduction. Mon fax n’imprime plus, il m’envoie des emails ce qui m’évite d’imprimer toutes les pubs et choses inutiles. Mes factures sont envoyées par email au client qui certe les imprimera mais cela économise les enveloppes, etc... Demain, les standards d’archivage légal auront progressé et le client final n’imprimera plus les factures. 

                            Cela dit, nous pourrons reparler de cela d’ici quelques années. Les résultats seront je crois que trop évident. Mais quelque part la crise tombe bien, cela permet de faire un écran de fumée qui évite que les politiques fassent trop chier et ralentissent l’évolution en cours. 


                          • pmurer 3 mars 2009 20:48

                            Bonjour,
                            Décidément je ne comprends pas les articles de Michel Santi
                            Vous parlez des problèmes de déficit des USA mais vous oubliez que le déficit budgétaire des USA n’est pas élevé actuellement et qu’il est bien injférieur à celui de très nombreux pays développés
                            Non, le problème des USA est l’endettement privé issu du déficit commercial. Celui que vous suggérez mais dont vous n’osez pas parler.

                            Mais ceci remet évidemment en cause le libre échange absolu proné par le forum de Davos

                            Monsieur Santi, merci de la part de tout le monde de vous documenter avant d’écrire vos artices et d’essayer d’influencer les autres.

                            Merci d’avance

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