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Accueil du site > Actualités > Economie > D’après les chiffres officiels de l’INSEE …

D’après les chiffres officiels de l’INSEE …

Le partage des richesses au détriment du travail est à l’origine de nos difficultés. La part des salaires (y compris cotisations sociales) dans la valeur ajoutée des entreprises industrielles et de services a reculé de 10 points entre 1983-1989. Chaque point de valeur de ces entreprises représente 10 mds € par an. Si la part des salaires était ramenée au niveau d’il y a trente ans, les salariés auraient droit à100 mds € de plus. Avec des retombées positives sur l’emploi ainsi que sur les caisses de l’Etat et de la Sécurité Sociale. La baisse de la part des salaires va de pair avec la financiarisation de l’économie et le développement des marchés financiers. La généralisation de l’exigence de rentabilité financière dans tous les secteurs d’activité, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, chamboule la logique de gestion classique : production, emploi et rémunération, investissement, impôts, provisions, distribution des dividendes.

La gestion financiarisée c’est d’abord penser aux actionnaires, puis ajuster emploi, salaire, investissement, délocalisation… en fonction de cet objectif. La financiarisation renchérit le coût du capital par des intérêts versés aux créanciers, notamment les banques, et aussi par l’argent versé aux propriétaires notamment sous la forme de dividendes. L’argument des libéraux pour justifier la Bourse, et le développement des marchés financiers, est que le système bancaire est coûteux et que le développement des marchés financiers permet de réduire les coûts financiers de l’entreprise. Mais la réalité est qu’en trente ans, le montant des dividendes a été multiplié par 20. Ce qui handicape notre économie, c’est bien le coût du capital !

Il y a trente ans, pour 100 euros de salaire les entreprises versaient 7 euros de dividendes, aujourd’hui elles en versent 34 euros, soit 5 fois plus. Il y a trente ans, pour 100 euros de valeur ajoutée les entreprises versaient 5 euros de dividendes, aujourd’hui elles en versent 23 euros, soit 5 fois plus. D’où des conséquences ravageuses de la financiarisation pour l’économie et les salariés :

  • Pression permanente sur le travail pour augmenter la rentabilité financière immédiate
  • Hausse de la productivité du travail
  • Pression sur les salaires et conditions de travail
  • Faiblesse de l’investissement productif surtout dans la recherche et la formation
  • Perte des recettes pour l’État et la Sécurité Sociale
  • Insuffisance de l’emploi
  • Recul de l’emploi industriel
  • Développement de la précarité
  • Chômage massif
  • Insuffisance des salaires
  • Insuffisance des pensions de retraite et des minima sociaux
  • Développement de la pauvreté
  • Hausse des inégalités sociales
  • Stagnation des salaires : +0,6 % en moyenne par an depuis 1995
  • La désindexation des pensions et la perte du pouvoir d’achat des retraités
  • Des ménages de plus en plus surendettés

Un Français sur sept est pauvre, la pauvreté et les inégalités augmentent. Le seuil de pauvreté monétaire (60 % du niveau de vie de la moitié de la population) est de 977 euros par mois en 2011. 8,7 millions de personnes vivent avec moins de 977euros par mois. La moitié d’entre elles vivent avec moins de 790 euros par mois. La pauvreté concerne 14,3 % de la population, contre 14% en 2010. La pauvreté progresse surtout parmi les chômeurs et les jeunes âgés de 18 à 29 ans. Presque 9 millions de pauvres en France.

En une décennie la fortune totale des 500 Français les plus riches a plus que quadruplé, alors que le produit intérieur brut (PIB), lui, n’a que doublé. Le 1/10 ème de la richesse est concentré entre les mains du 1/100000 ème de la population. Contrairement à ce que prétendent les libéraux, la hausse du taux de marge ne conduit pas nécessairement à la hausse du taux d’investissement. Les dividendes versés aux actionnaires sont plus élevés que les investissements. Les entreprises préfèrent placer l’argent plutôt qu’investir. Les entreprises gagnent davantage dans la finance que dans les activités productives. La hausse des dividendes perçus est une anomalie, un signe de financiarisation, et les conséquences de ces dérives se font sentir de douloureuses façons :

  • Déficit du budget de l’État
  • Déficit de la Sécurité sociale
  • Hausse de la dette publique et de ses charges d’intérêt
  • Un surendettement des communes
  • 520 milliards € payés pour les charges d’intérêt de la dette publique, c’est autant d’argent de moins pour les services publics

Enfin, il faut mieux utiliser les 230 mds€ d’aides et d’exonérations accordées aux entreprises qui sont versés comme dans un puits sans fond, sans contrepartie et qui se révèlent un véritable fiasco pour l’emploi, les recettes sociales et pour les ressources de l’État. Pour donner un ordre d’idée les cadeaux aux entreprises privées représentent plus de deux fois le budget de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche réunis ! Et tout ça pour un résultat proche de zéro, car le chômage ne cesse d’augmenter. Il faut remettre les choses en place et utiliser plus intelligemment ces 230 milliards. Gardons à l’esprit que comparativement le budget de la France est de 280 milliards, donc les 230 milliards que l’on donne gracieusement aux entreprises privés est un énorme gâchis, un véritable holdup dont les générations futures payeront le prix ! Pour finir, la lutte contre la fraude fiscale permettrait de récupérer entre 36 et 50 mds € selon un rapport du Sénat (rapport Eric Bocquet, 2012)… aujourd’hui on parle de 80 milliards, comme quoi résoudre les problèmes sociaux, la sécu ou les retraites ce n’est pas une question d’argent !

Publié sur Conscience Citoyenne Responsable

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes »… Karl MARX.

 ET CA CONTINUE …


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25 réactions à cet article    


  • P-Troll P-Troll 18 avril 2015 17:02

    « Le partage des richesses au détriment du travail est à l’origine de nos difficultés. »


    L’INSEE a fait fort, là !
    C’est un scoop du genre :

    « Il ne manqua de rien dès qu’il fut dans l’abondance. »


    Ci-gît le Seigneur de La Palice
    S’il n’était mort il ferait encore envie


    • lsga lsga 18 avril 2015 17:42

      Du blabla sordide et faux, tout simplement. Les profits des entreprises n’ont fait que reculer ces 40 dernières années, et les inégalités de richesses ont extrêmement fortement reculées ces 20 dernières années. La différence de niveau de vie entre allemands et un chinois dans les années 90 était abyssale, aujourd’hui, un ouvrier chinois moyen a le même niveau de vie qu’un ouvrier allemand de base. Les thèses de Piketty sont fausses, et cela a été démontré par ax+b.

       
      Vous osez conclure votre article par Marx : Marx est certainement celui qui s’est le plus opposé à cette vision gauchiste fascisante du « partage des richesses ». Le profit des entreprises tend à s’effondrer, rendant impossible tout système de redistribution : voilà un des énoncés fondamentaux de Marx. 
       
      Les Classes sociales : ce n’est CERTAINEMENT PAS les riches contre les pauvres. Ce sont les possédants contre ceux qui ne possèdent pas. Ceux qui décident contre ceux qui ne décident pas. 
       
      Nous ne voulons pas de la charité des riches. Nous voulons retirer la possession aux possédants, partager LE POUVOIR entre tous. 
       
      Si vous êtes un de ces déchets keynésiens de plus qui tendent au fascisme, cessez de parlez au nom de Marx. Vous êtes de ceux contre lesquels il s’est battu toute sa vie. 

      • Ben Schott 18 avril 2015 17:49

        @lsga

        « ce n’est CERTAINEMENT PAS les riches contre les pauvres. Ce sont les possédants contre ceux qui ne possèdent pas. »

        Tout être qui n’a pas été bercé trop près du mur quand il était bébé comprend qu’un riche c’est celui qui possède et qu’un pauvre c’est celui qui ne possède pas.
        D’où ma conclusion à propos de vos premières années.


      • lsga lsga 18 avril 2015 18:04

        lol

         
        Donc, un petit patron de PME peut être trèèèèès pauvre. Beaucoup plus pauvre que ses employés.

      • Ben Schott 18 avril 2015 18:14

        @lsga

        Oui, c’est possible. Et vous le sauriez si vous ne viviez pas aussi loin de ceux que vous prétendez défendre.


      • lsga lsga 18 avril 2015 18:51

        il ne s’agit pas de défendre, il s’agit d’attaquer.
        La révolution, c’est l’inverse de la résistance. 


      • Ben Schott 18 avril 2015 18:58

        @lsga

        Et vous attaquez quoi au juste ? À part la falaise ?


      • amiaplacidus amiaplacidus 18 avril 2015 19:07

        @lsga

        Décidément, avec vous c’est : plus je pédale moins vite, moins j’avance plus fort.

        Je ne sais pas si vous avez entendu parler d’un certain Boileau qui a écrit : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

        Alors,  il me semble que vous ne concevez pas bien, j’irais jusqu’à dire pas du tout. En tout cas, les oxymores ne vous font pas peur.


      • mmbbb 18 avril 2015 19:38

        @Ben Schott le ventre capital essai publie par la chercheuse americaine Silvia FEDERICI La propension des pauvres a faire des gosses Ils font des morpions a la chaine et ne cessent de chialer sur leur condition humaine Quant a la France l’etat providence a atteint ses limites il faut arreter de delirer


      • lsga lsga 18 avril 2015 20:36

        @amiaplacidus : 

        On va vous le dire plus clairement : les inégalités ont très fortement diminuées ces 50 dernières années (en même temps que la production a décuplé). 
         
        De même, le taux de profits des grandes entreprises c’est effondré. Les entreprises aujourd’hui font beaucoup moins de profits qu’il y a 50 ans. 
         
         
        Le problème du Capitalisme : ce n’est pas les inégalités ou la pauvreté ; le problème du Capitalisme, c’est l’instabilité complète du système, qui provoque des crises économiques systémiques et des guerres impérialistes. La solution à ce problème : ce n’est pas l’augmentation des impôts et le renforcement des États Providence. La solution à ce problème : c’est la sortie du Capitalisme. 
         
        ça va ? c’est plus clair ? 

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 avril 2015 10:06

        @lsga
        Le capitalisme « en général » a bon dos ! C’est la Commission européenne qui pilote la fin du modèle social français. Aidée alternativement par les marionnettes Démocrates et les Ripoublicaines...


        Tout ce que cite Gil est dans la feuille de route pour Matignon 2014/2015 :
        - La pression permanente sur le travail
        - Hausse de la productivité
        - Pression sur les salaires
        - Recul de l’emploi industriel
        - Chômage massif
        - Baisse des pensions et des aides sociales
        - Pauvreté
        - et j’ajouterai, précarité généralisée.

        Ce sont les Traités européens qui nous ont mis dans la mondialisation.

        Nos « Internationalistes imaginaires » devraient lire Lordon.
        Tous les acquis en train d’être détruits, ont tous été obtenus dans le cadre national.

      • straine straine 18 avril 2015 18:30

        [Si, comme l’affirme le rapport, les chiffres mondiaux de la pauvreté sont « sous-estimés d’un quart », alors plus de 2,5 milliards de personnes, soit plus d’un tiers de la population mondiale, survivent avec moins de 2 dollars par jour.
         [...]
        Si l’on devait définir la pauvreté comme le fait de vivre avec moins de $5 par jour, plus de 4 milliards de personnes, soit les deux tiers de la population mondiale, entrerait dans cette catégorie, selon les estimations de la Banque mondiale. ]
        ==>article complet<==


        • sls0 sls0 18 avril 2015 22:11

          @straine
          Il faut pondérer, je réside dans un pays pauvre. Avec le seuil de pauvreté français on y vit bien.
          Pour mes statistiques j’employais le bigmac index quand je vivais en France, maintenant c’est le salaire du flic de base ou le prof souvent.
          Quoi que les 120€ du flic local est insuffisant pour vivre localement, il y a la corruption pour compenser.
          J’emploie parfois aussi l’IDH.
          Un seuil de pauvreté de 5 à 20$ en fonction des pays, sans passer par les calculs c’est plus des 2/3 automatiquement.

          En vivant dans un pays pauvre, pas mal de mes points de vue on changé.


        • straine straine 19 avril 2015 07:49

          @sls0
          On peut pondérer un max, les disproportions même relativisées par le cynique « Big Mac Index » n’en reste pas moins inique !
          α et ω de l’impérialisme ...

           Prix ​​moyen d’un big mac en Janvier 2015 en dollars américains
          Switzerland 7.54
          Norway 6.3
          Denmark 5.38
          Brazil 5.21
          Sweden 4.97
          United States 4.79
          Finland 4.75
          Canada 4.64
          Uruguay 4.63
          France 4.52
          New Zealand 4.49
          Italy 4.46
          Israel 4.45
          Britain 4.37
          Australia 4.32
          Belgium 4.29
          Euro area 4.26
          Germany 4.25
          Spain 4.23
          Ireland 4.04
          Costa Rica 4.01
          Netherlands 4
          Turkey 3.96
          Austria 3.93
          South Korea 3.78
          Philippines 3.67
          UAE 3.54
          Greece 3.53
          Singapore 3.53
          Portugal 3.48
          Estonia 3.36
          Mexico 3.35
          Chile 3.35
          Colombia 3.34
          Peru 3.32
          Argentina 3.25
          Hungary 3.17
          Japan 3.14
          Thailand 3.04
          Pakistan 2.98
          Saudi Arabia 2.93
          Czech Republic 2.92
          Vietnam 2.81
          China 2.77
          Sri Lanka 2.65
          Venezuela 2.53
          Taiwan 2.51
          Poland 2.48
          Hong Kong 2.43
          Egypt 2.3
          Indonesia 2.24
          South Africa 2.22
          Malaysia 2.11
          India 1.89
          Ukraine 1.63
          Russia 1.36
          Ukraine 1.2


        • sls0 sls0 19 avril 2015 19:14

          @straine
          Je réside dans un pays pauvre, quand je me suis aperçu que pour un flic de base, le bigmac était un luxe (50% de son salaire journalier), j’ai remis en question certains de mes critères de comparaison pour mes statistiques.
          PIP par habitant c’est un peu représentatif, le bigmac un peu plus, mais ce n’est pas encore cela.
          Si en France le bigmac est parfois la nourriture du pauvre, dans d’autre pays c’est un signe extérieur de richesse.
          Vivre avec une pauvreté ambiante bouscule un peu les idées que l’on peut avoir en France.

          Il y a une pauvreté extérieure, mais quelle richesse intérieure. Ma dose de sourires journalière a été multiplié par 20. 


        • lsga lsga 18 avril 2015 19:10

          Puisque vous concluez sur Marx, citons Marx qui dit STRICT INVERSE de la théorie néo-pikettiste défendu ici.  

           
          Puisque l’importance du travail vivant diminue continuellement par rapport au travail matérialisé (moyens de production) qu’il met en œuvre, il est évident que la quantité de travail vivant non payé, la quantité de plus-value, doit diminuer continuellement par rapport au capital total. Le rapport entre la plus-value et le capital total étant l’expression du taux du profit, celui-ci doit donc diminuer progressivement.

          Traduit en langage de sous-doués, cela donne :

          Puisque le travail est de plus en plus automatisé, qu’on utilise de plus en plus de machines, la part de travail humain par rapport au travail des machine diminue. Donc, bien entendu, la part des salaires diminuent : c’est l’évidence même. C’est l’investissement dans les machines qui augmentent. 
           
          Or, c’est très précisément cette diminution de la part des salaires et l’augmentation de l’investissement dans les machines qui fait qu’à long terme, le taux de profit des entreprises diminuent (je vous passe la démonstration : la diminution est observée sans discontinuer depuis l’après guerre. ) 
           
          Mais la production globale, elle, augmente considérablement : au cas où vous n’auriez pas remarqué, la misère a immensément reculé sur la planète ces 50 dernières années. 
           
          Bref : Marx, ce n’est pas Piketty. Le problème du Capitalisme, ce ne sont pas « les inégalités ». Le problème du Capitalisme : c’est son instabilité qui provoque des crises économiques et des guerres impérialistes à répétition
           
          Ce problème d’instabilité ne peut pas être réglé en redistribuant un profit qui tend à disparaître, mais en sortant du système capitaliste. 

          • njama njama 18 avril 2015 22:41

            @lsga
            cette diminution de la part des salaires et l’augmentation de l’investissement dans les machines qui fait qu’à long terme, le taux de profit des entreprises diminuent
            oui,en taux il diminue, mais en volume il augmente, ce qui fait que leurs richesses augmentent. On n’avait jamais vu auparavant d’entreprises qui avaient de telles puissances financières, le CA des plus grandes multinationales dépassant le PIB de nombreux États


          • Aristide 19 avril 2015 20:18


            @lsga


            Cette analyse marxiste stricte est remise en cause par de nombreux économistes marxistes ou non, qui nient que les crises économiques soient inéluctables et immanquablement liées à la baisse du taux de profit. 

            Les dernières décennies font apparaître une nouvelle hausse du taux de profit, expliquée par une stagnation du travail « mécanisée » et une plus grande « productivité » du travail « vivant ». Ils expliquent les crises par un défaut systémique, certains en conclut que le capitalisme n’est pas « amendable » les anticapitalistes de tout bord, d’autres croient que le système qui est évidemment « injuste » et incapable de résoudre seuls les problèmes sociaux, est « réformable ».

            PS : Le pur et dur marxiste admet difficilement que les prévisions issues de cette analyse marxiste soient remises en cause. Mais ce n’est qu’un mauvais moment à passer.

          • Jason Jason 18 avril 2015 19:32

            Merci pour cette présentation magistrale. Si tous ces chiffres proviennent de l’INSEE, c’est encore plus extraordinaire !

            Pendant ce temps-là tout continue comme avant. Les parlementaires parlementent, les ministres administrent, les élus de toutes sortes font la danse du ventre, et le bon peuple va voter. Ben voyons, ne sommes-nous pas en démocratie ? Ah oui, j’oubliais, nous avons trois partis « principaux » maintenant. Quelle aubaine !

            C’est le moment où le fou rire touche à la tragédie. C’est l’horreur économique, dénoncée maintes fois. Sauf que... un jour, peut-être...


            • colere48 colere48 18 avril 2015 19:43

              Article intéressant , dommage que certains commentaires ne soient pas au niveau !
              Il est vrai que le Gaga n’a rien a envier à Momo ....


              • sls0 sls0 18 avril 2015 22:21

                Oui, article intéressant, la police politique l’a laissé passer ?

                Maintenant on va voir si les médias vont le relayer, que le public s’y intéresser et en prenne conscience et surtout réagit. Là c’est pas trop sûr.

                Déjà on va voir le nombre de lectures et les commentaires sur agoravox. Même là c’est pas gagné.


                • gogoRat gogoRat 19 avril 2015 10:54

                   Bizarre ces chiffres !

                  •  « 280 milliards d’euros de la redistribution actuelle »
                  •  « le budget de la France est de 280 milliards »
                  •  « 230 mds€ d’aides et d’exonérations accordées aux entreprises qui sont versés comme dans un puits sans fond, sans contrepartie »
                  • la lutte contre la fraude fiscale permettrait de récupérer entre 36 et 50 mds € selon un rapport du Sénat (rapport Eric Bocquet, 2012)… aujourd’hui on parle de 80 milliards ...
                   
                   Le gouvernement ’de Gauche’, Socialiste, (voulu et cautionné par celles et ceux qui ont voté et qui pour la plupart ont exhorté leurs ’frères’ à voter, et même à voter ’comme il faut’) arriverait donc à se contenter de 280 - 230 = 50 milliards d’euros pour faire fonctionner le pays (pas seulement les fonctions régaliennes) !
                   à quel miracle n’arriverait-il donc pas s’il parvenait à doubler (et plus) ces 50 mds€ en se contentant de respecter sa promesse d’exemplarité et en luttant effectivement et efficacement contre la fraude fiscale plus que contre l’incompétence, la fainéantise, la tricherie, le pessimisme, la jalousie et tant d’autres tares psychopathologiques supposés chez les chômeurs !
                   
                   
                  Confrontons le flou et la fausseté véhiculés par les mots ’richesses’ et ’travail’ au flou et à la fausseté véhiculés par le mot ’partage’ !

                  • zygzornifle zygzornifle 19 avril 2015 16:07

                    « Un Français sur sept est pauvre »
                    Ouf aucuns de nos politiques de droite comme de gauche n’est pauvre et aucuns n’aura a faire les poubelles ni la queue aux resto du cœur à sa retraite ...... on est passé à coté d’un sacré scandale qui aurait bouleversé profondément les Français si attachés à notre belle ripouxblique .....


                    • Samson Samson 20 avril 2015 22:31

                      « Les dividendes versés aux actionnaires sont plus élevés que les investissements. Les entreprises préfèrent placer l’argent plutôt qu’investir. Les entreprises gagnent davantage dans la finance que dans les activités productives. »

                      Ajoutons que lorsqu’elles investissent, c’est le plus souvent pour « optimiser » le coût de la production par son informatisation et son automatisation, soit au détriment du volume d’emplois et par là de la masse salariale.
                      Tout soutien non-ciblé de l’état aux entreprises a donc pour corollaire tant l’asphyxie croissante de PME dont les marges - confrontées aux économies d’échelle et à la mondialisation de la concurrence - fondent que parallèlement l’augmentation exponentielle du nombre de sans-emplois.

                      Comme, pour couronner le tout, on démantèle à tout crin l’« état-providence » en réduisant tous ses budgets, on ne semble pas prêts de sortir de l’auberge.

                      L’absurdité de ce système ne devrait néanmoins plus tarder à en précipiter l’effondrement, ce qui répondrait bien à la réalisation de mes voeux les plus chers. smiley

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Robert GIL

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