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Accueil du site > Actualités > Economie > D’autres chocs financiers à prévoir déclare Trichet !

D’autres chocs financiers à prévoir déclare Trichet !

L’invité d’honneur de la 17e Conférence de Montréal sur l’économie mondiale, M. Trichet, président de la Banque centrale européenne, est venu déclarer qu’il tenterait d’équarrir le cercle de ses patrons européens et qu’il y travaillerait très fort au cours des prochains mois. Lisons plutôt ses propos.

Avez-vous déjà essayé de transformer un cercle en carré ou l’inverse ? Impossible n’est-ce pas ? Il y a toujours un trait ou un élément de trop…

Eh bien, l’invité d’honneur de la 17e Conférence de Montréal sur l’économie mondiale, M. Trichet, président de la Banque centrale européenne, est venu déclarer qu’il tenterait d’équarrir le cercle de ses patrons européens et qu’il y travaillerait très fort au cours des prochains mois. Lisons plutôt ses propos :

« Le marché financier mondial, comme l'économie mondiale, a démontré une absence de résilience absolument frappante, a-t-il dit hier parlant de ces sombres jours d'automne 2008, (…) En l'espace de quelques jours seulement, l'ensemble de l'économie a semblé près de s'effondrer d'un coup. C'est le devoir des pouvoirs publics de dire au secteur privé : "nous sommes plus vulnérables que vous semblez le croire. " » (1).

Nous avons maintenant suffisamment de matériel contradictoire pour pousser notre analyse plus avant. Le président de la BCE désespère de la faible résilience de l’économie mondiale. C’est pourtant faux. L’économie mondiale a résisté malgré les fraudes, les vols, les arnaques montées par ses patrons, les banquiers ; l’économie mondiale a survécu à la crise qu’ils ont provoquée. Il faut dire que l’expression « économie mondiale » est ici un euphémisme pour désigner la somme des activités humaines sur terre. L’activité humaine ne peut disparaître sur la planète tant que l’humain occupera cette sphère qu’il transforme par son labeur quotidien. 

C’est donc d’autre chose dont nous entretient le sophistiqué président européen. En effet, dans la seconde partie de cet extrait, il raffine sa pensée. Celui qui fut nommé à ce poste par les pouvoirs publics européens, sur l’ordre des capitalistes monopolistes financiers, rappelle que les gouvernements ont un rôle très précis à jouer afin de bien réguler le système d’exploitation et d’esclavage salarié capitaliste, ceci dans le but d’en assurer la pérennité. Il s’agit donc de faire comprendre leurs intérêts profonds et à long terme à ses patrons (vautours financiers) ; il s’agit de contenir ces usuriers à l’intérieur d’un jeu boursier aux règles strictes qui, s’il ne sont pas respectées par tous et chacun, entraînera l’effondrement de tous, non pas l’effondrement de « l’économie mondiale en général » mais l’effondrement de la structure d’exploitation capitaliste.

Le grand commis européen de supplier, à l’occasion de sa conférence de Montréal, les caïmans financiers mondiaux de réfréner leur voracité cannibale par une plus grande discipline du « secteur privé » complètement intégré au « secteur public » et de convenir que « les réformes entreprises par les gouvernements sont nécessaires, n'en déplaise aux banquiers et autres gens d'affaires qui ont commencé à s'en plaindre. » (2).

Mais voilà que la vie réelle rattrape notre mystique banquier qui ne parvient pas plus que les autres à équarrir le cercle des contradictions capitalistes.

« Comme la dernière crise est venue, cette fois-ci, des marchés financiers, plusieurs d'entre elles (les réformes NDLR) visent à en resserrer la supervision. Mais les futurs chocs pourraient venir de n'importe où, a-t-il expliqué : de l'évolution fulgurante des technologies, des changements constants dus à la mondialisation, de facteurs géopolitiques. » (3).

Dans cet extrait, l’employé de la banque centrale des capitalistes européens admet qu’il n’a pas pu empêcher ses patrons de se phagocyter et il prévient son auditoire de petits-bourgeois recherchistes et analystes universitaires que le prochain tsunami financier pourrait provenir de n’importe quel acteur du sérail, soit des ambitieux banquiers, soit des vicieux spéculateurs boursiers, soit des plantureux présidents de trusts (assurance, communications, services, commerces de détail). Il pousse même sa voyance à sa limite en nous invitant à observer l’évolution des technologies des télécommunications (la spéculation boursière intercontinentale via Internet) et le repartage constant des marchés qu’il qualifie pudiquement de « mondialisation ». Il se méfie même de la géopolitique (veuillez ici comprendre : les guerres de rapines comme celles en cours en Afghanistan, au Nord Pakistan et en Libye sous les bombes meurtrières de l’OTAN). Toutes ces variables pourraient perturber la quiétude de l’évolution économique du monde impérialiste (évolution qui n’est jamais paisible, soit dit en passant) en décrépitude circulaire et cubique.

Quoi qu’il en soit, un jeune « trader » qui sévit à la Cité de Londres, héros du film KRACH (2010), avoue candidement que, quelle que soit la réglementation imaginée pour le contrer, son travail consiste à la contourner (4).

Il n’est pas facile pour le subalterne Trichet de commander aux politiciens européens, placés à leurs postes par ses patrons, qui en retour l’ont placé, lui, aux commandes de la Banque centrale européenne afin qu’il les oblige à se discipliner et à survivre tous ensemble, ce qui est en contradiction flagrante avec le système économique qu’il est censé préserver. Mesdames et messieurs nous assistons ici à la prestation d’un valet qui veut le bien de son maître lequel, lui, veut les biens de tous les autres…et pour cela le président Trichet souhaite mettre de l’ordre dans un système économique qui est par essence désordonné et anarchique… Voilà ce qui s’appelle équarrir un cercle.

« La fameuse crise de la dette souveraine européenne est un problème de politique économique et budgétaire dans certains pays, dont la Grèce, a précisé celui qui réclamait, la semaine dernière, la création d'un poste de ministre européen des Finances capable d'apposer son veto au budget d'un pays membre qui compromettrait la stabilité financière de la zone euro. » (5)

Terminons l’analyse de l’oraison funèbre de l’impérialisme chanté par le thuriféraire des cardinaux de la finance européenne. Afin de forcer la main à certains « lâches gouvernements membres de l’Union » qui fuient leurs obligations de transférer le fardeau de la crise capitaliste sur le dos de leur peuple, et au premier chef de leur classe ouvrière qui rechigne à travailler toujours plus pour gagner toujours moins, le diacre recommande la nomination de son pendant budgétaire suprême. Comme Trichet gère l’euro pour le bénéfice de ses suzerains financiers européens, un ministre des finances suprême aurait droit de vie ou de mort sur les budgets nationaux européens afin de sanctionner « les lâches » qui hésitent de façon opportuniste à frapper leur peuple des pires contraintes et des plus terribles restrictions : privatisation et liquidation des services publics imposées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) que gérait jusqu'à tout récemment un ex-candidat PS à la présidence française. Pourquoi prendrais-je ainsi un si malin plaisir à tourner le fer (numéro 7) dans la plaie « socialiste » française ?

« Il faut ce qu’il faut ». Quand on souhaite assurer le profit maximum à ses patrons, alors que l’économie européenne est en phase descendante et léthargique, soumise qu’elle est à la concurrence de ce dragon impérialiste venu d’Orient, tous les moyens sont bons. En attendant, que la classe ouvrière européenne et mondiale se le tienne pour dit, les magouilles contre son pouvoir d’achat se raffinent en haut lieu et la contradiction Capital – Travail suit son cours inéluctable.

___________________________

(1) http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/324932/d-autres-chocs-surviendront-dit-jean-claude-trichet-les-etats-doivent-agir-de-maniere-preventive?utm_source=infolettre-2011-06-07&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(2) Idem.

(3) Idem.

(4)http://easytrade.leforum.eu/t65-KRACH-LE-FILM-BANDE-ANNONCE.htm

(5)http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/324932/d-autres-chocs-surviendront-dit-jean-claude-trichet-les-etats-doivent-agir-de-maniere-preventive?utm_source=infolettre-2011-06-07&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne


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48 réactions à cet article    


  • rastapopulo rastapopulo 9 juin 2011 11:17

    Le style et le fond sont parfait mais cette tendance a dire que c’est de la faute d’un capitalisme alors que c’était le système des 30 glorieuses (ni communiste, ni-ultralibérale) qui ont donné les société les plus égalitaires de l’histoire...

    C’est comme cette référence aux classes ouvrières comme si des entrepreneurs productifs ne sont pas ce qui manqueraient justement ?

    Je me permet donc de vous soumettre la vision Rooseveltienne. Roosevelt a évité un coup d’état fasciste en 35 et mit en faillite organisée le système financier. Par exemple, il traitait de petit apothicaire Keynes (malthusien, eugéniste et impérialiste britannique) puisque lui veut endetter les nations pour sauver les banques. Personne n’a été plus dure que lui contre les banques (rappel : Trotsky est parti de New-York pour sa révolution et c’était le chouchou de Morgan).

    Partant de là vous constaterez le folklore pour empêcher de revenir aux règles financières des 30 glorieuses = Glass Steagall (mise en faillite des to big to fail) + crédit publique sans intérêt pour l’industrialisation (garante de l’indépendance et de la stabilité).

    Vouloir le rattrapage industriel au niveau mondial me semble la base de tout progrès.

    Et beaucoup de barrière mentales ont justement été érigé contre ça.

    Sinon j’ai bien aimé Trichet qui a reçu le prix Charllemagne pour son dévouement à l’€ qui lamine l’industrie non-allemande avec une monnaie trop faible pour les allemands et trop forte pour les pays sans 30 glorieuses (les fameux PIGS).


    • fwed fwed 9 juin 2011 14:49

      A rastapo

      Bien d’accord avec vous surtout pour Keynes qui précisait rarement que sa relance de l’économie se faisait par une distribution de crédits à interêts appartenant exclusivement aux banques privées.
      En fait Keynes parlait uniquement de la gestion de la dynamique monétaire et jamais du statut de la création monétaire, un vrai petit malin de la propagande au service d’interêts puissants.
      Je me demande pourquoi vous êtes moinssé alors que les sujets de l’histoire économique que vous abordés sont plus qu’intéressants.

      Cordialement


    • Ferdinand_Pecora 9 juin 2011 15:37

      Tout a fait.

      Le plus grave, c’est que John Maynard Keynes, dans sa préface à l’édition allemande de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie du 7 septembre 1936 (publié en Allemagne nazie) , affirme explicitement que l’endroit où sa théorie peut le mieux s’appliquer, c’est dans un Etat totalitaire.

      Je cite : « Néanmoins, la théorie de la production conçue comme un tout, qui est ce que ce livre cherche à développer, convient beaucoup mieux aux conditions d’un Etat totalitaire que la théorie de la production et de la distribution de richesses produites dans les conditions de la concurrence libre et d’une large dose de laissez-faire. La théorie des lois psychologiques mettant en correspondance la consommation et l’épargne, l’influence des crédits sur les prix et les salaires réels, le rôle joué par le taux d’intérêt : ceux-ci restent les ingrédients nécessaires de notre schéma de pensée. »

      Sur Roosevelt et les 30 Glorieuses, l’auteur R_vs_K a écrit un bon article sur ça.


    • Prometheus Jeremy971 9 juin 2011 20:48

      Quand Keynes parlait du circuit économique, pour lui ce que dépenserait l’Etat lui reviendrait forcément dans ses caisses.

      Après dans la logique pour récupérer les intérets d’OAT, l’état doit un les émettre, payer les intérets, puis fiscaliser les sociétés qui en ont profité pour se développer, ou taxer les marchés internationaux :

      Keynes pense en 1943-1944, que l’Economic Section de Lionel Robbins et de James Meade néglige trop les problèmes structurels de l’économie anglaise et donc les investissements nécessaires pour les surmonter. Dans les trois articles publiés dans le
      Times déjà cités, Keynes suggère que les budgets doivent être équilibrés sur un cycle c’est-à-dire qu’il peut y avoir des déficits en période de basse conjoncture mais qu’il faut alors des excédents en période haute.

      Aujourd’hui on assiste à une RUPTURE TOTALE avec la logique Keynesienne, avec un des déficits suivi d’une austérité avant même d’avoir réalisé les investissements nécessaires.

      Et les 5000 milliards de 2009 pour sauver le secteur financier n’ont aucun sens si on suit Keynes ! Ce n’était pas des investissements mais juste une politique de « bouche trou ».

      Aujourd’hui on est à l’inverse de ce que disait Keynes,je peux même pas dire que c’est une poliique économique néo classique, ou ultra libérale. On dirait juste des faveurs économiques à des secteurs qui ont le pouvoir de les obtenir.


    • lagabe 10 juin 2011 09:17

      La France ne s’est jamais remise de la fin de l’ère dorée des Trente Glo­rieuses. Elle cultive la nostalgie de cette époque d’après-guerre qui avait vu le pays, en reconstruc­tion et « en rattrapage » technologique et managérial par rapport aux Etats-Unis, jouir d’une forte croissance, d’un plein-emploi « à vie », d’un développement , de l’Etat providence et d’une promotion sociale généralisée. Le souvenir en est mythifié. Les conditions sociales étaient en réalité dures, les bidonvilles nombreux, les femmes discriminées, l’espérance de vie de onze ans plus courte, la durée du travail hebdomadaire effective plus longue de dixheures. Mais la mémoire est sélective et l’histoire est embellie. Le succès extravagant du livre de Stéphane Hessel (Indignez-vous l’illustre jusqu’à la caricature.

      A partir de 1975 et les crises du pétrole, s’est ouverte l’ère que certains appellent les

      «  Trente Pleureuses » : inflation puis chômage de masse. Bousculé, le pays a connu depuis lors des alternances politiques mais le regard est resté orienté vers le passé des Glorieuses. Droite et gauche réunies ont fait le même choix politique majeur : tenter à toute force de préserver/ retrouver l’ancien mode de croissance. Le passé plutôt que l’avenir. Les comptes publics ont été systématique-ment déficitaires, la France a accumulé des dettes, sans pour autant s’équiper d’infra­structures modernes, universitaires ou hospitalières. Cette première conséquence, celle de charger le dos des générations futures, décrite dans de nombreux rapports, est restée sans correction. La crise des dettes sou­veraines en Europe va désormais forcer les dirigeants à l’austérité pour plusieurs années.

      Il est une seconde conséquence pour les jeunes, encore mal perçue et contestée.

      La génération précédente, protégeant jalousement ses emplois, a poussé la jeunesse dans les stages gratuits, les CDD en série, les jobs précaires. Depuis trente-cinq ans, le taux de chômage des moins de 25 ans a été invaria­blement deux fois supérieur à celui du reste de la population. « A droite comme à gauche, l’enjeu est de servir les droits acquis plutôt que de développer ceux de demain », se plaint le sociologue Louis Chauvel (1) qui dénonce le caractère « profondément conservateur et rentier de la société française ». Les jeunes sont triplement déclassés : par le niveau des emplois en dessous de leur niveau d’études, par le risque aggravé d’être dans un « des-censeur social » par rapport à leurs parents et des droits sociaux dégradés (par exemple à la retraite) puisqu’ils ont commencé plus tard et plus bas. On doit aussi inscrire dans cette liste les difficultés à se loger.

      Faut-il prendre des mesures spéciales pour favoriser l’emploi des jeunes ? se demande aujourd’hui le gouvernement.

      Il faut d’abord supprimer tous les dispositifs qui les pénalisent. La France aime davantage son passé que ses jeunes. Beaucoup, à droite comme à gauche, refusent d’admettre

      la réalité d’un « conflit entre les générations ». Tandis que les bancs de l’Assemblée nationale sont occupés par une majorité écrasante d’hommes de plus de 60 ans...

      Puisse la campagne présidentielle de 2012 porter ce débat au premier plan. Les dettes et le chômage des jeunes sont les deux plaies les plus profondes de la France. Le pessi­misme fondamental du pays prend ses racines dans trente-cinq ans de nostalgie des Trente Glorieuses. Puisse la France se détourner de 1945 et regarder vers 2020. (1) Le Destin des générations, PUF, 2010


    • lagabe 10 juin 2011 09:22

      va ici aussi , et tu verras qu’on avait par rapport au meme critère 5 % de pauvres de plus en 73 et l’abbé Pierre en 54 disait 25 % de pauvres en france
      http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATSOS04402
      donc arrêter de bassiner avec les 30 glorieuses


    • victor latent 10 juin 2011 13:56

      lagabe (xxx.xxx.xxx.85) 10 juin 09:17

      Les « trente glorieuses » ont pris fin le 3 janvier 1973 quand Pompidou a interdit à la Banque de France de financer l’Etat. C’est à ce jour que la France a rattrapé son retard « managérial à l’américaine ».

      Par ce « management à l’américaine », l’ancien employé de Rothschild a donné naissance à cette « dette » et surtout au racket annuel que sont les intérêts de la dette versés aux banques privées. Ils sont équivalent à l’impôt sur le revenu payer par les Français, environ 47 milliards d’euros pour 2009.

      C’est à cause de ce « management à l’américaine » que l’ANPE publie la première fois en 1976 ses « offres d’emploi » et qu’est développée au fur et à mesure la « pression salariale ». Depuis Pompidou, les différents gouvernements n’ont fait que garder cette politique du « management à l’américaine » dans la réalisation d’une « union européenne » qui ressemble fortement aux Etats-Unis.

      C’est le « management à l’américaine » qui a inventé la notion « d’Etat providence » en persuadant les esprits que la dette est due à l’assistanat. C’est lui qui pousse les Français les uns contres les autres en créant artificiellement des faux conflits « intergénérationnels », public-privé ou « ethniques ». Il y réussi très bien et sournoisement défait les avancées que les « trente glorieuses » avaient réalisées. 


    • rastapopulo rastapopulo 10 juin 2011 16:26

      Je voudrais bien savoir qui vous bassinent continuellement avec les 30 glorieuses ???

      Personne n’en parle dans les média. Vous voulez dire que les quelques personnes sur le net n’ont même pas le droit d’apporter la contradiction sur les certitudes de gauche comme de droite d’avoir tout compris sur le passé ????

      Moi je prend bonne note des contradictions argumentés. J’estime que les autres devraient faire pareil au lieu de vouloir empêcher un débat publique.

      Sur les taux de pauvreté, il est évident est que la technologie ne permet pas de comparer parfaitement tout. C’est d’ailleurs l’argument utilisé pour dire que c’était de la croissance facile. Mais quand c’est pour dénigrer les 30 glorieuses, rien de gênant bien sûuuuuur !

      D’ailleurs je ne défend pas le retour au passé mais la connaissance publique du bon comme du mauvais dans le passé. Nuance.

      J’estime donc avoir le droit de défendre les déficits publiques inexistants, les rêgles financières anti-29 qui empêchaient les to big to fail actuel et la répartition des richesses plus égalitaires des 30 glorieuses anti-29 (les gens ne rigolait pas avec la finance folle comme nous à la libération, ça va ?).

      Je note enfin qu’à l’époque la part de l’état dans le PIB était moindre... Ce qui devrait amener à beaucoup plus de nuances.

      J’ai l’impression d’avoir lu un discours d’avant 2007 quand « l’innovation financière permettait de supporter tout les risques possibles et imaginables » dixit Larry Summer.

      Certains n’en revienne toujours pas, Désolé.


    • rastapopulo rastapopulo 10 juin 2011 16:34

      @ Jérémie,

      C’est la défense la plus honorable possible de ce Lord. Mais que faire de son eugénisme (président pendant 10 ans de l’assoc anglaise), de son malthusianisme (« plus grand sociologue qui soit » dixit Keynes) et des racines impérialistes de son aristocratie ?

      Surtout que c’est toujours passé sous silence...

      Non vraiment, rejouer du Keynes, avec en plus une monnaie dématérialisé, qui veut imposé aux nations de recourir aux banques privés pour toutes les dépenses sans distinction de dépenses à long terme (non-inflationiste) ou à court terme (inflationiste) est du délire.

      Quand au favoritisme, sans Glass Steagall les to big to fail dominent. Personne ne rigolait avec ça à la libération.


    • Pyrathome Pyrathome 9 juin 2011 13:37

      C’est sûr qu’avec un nom pareil, on ne peut que lui faire confiance......
       
      L’euro va imploser, comme choc ça va être cool !!

      Et après on va dresser les cordes et les guillotines......qu’est-ce qu’on va rigoler smiley...


      • fwed fwed 9 juin 2011 14:56

        gaffe aux crampes avec les zygomatiques !

        Et si on imaginait une guillotine qui coupe la tête et qui vous hisse par les 
        pieds en même temps ? Histoire de montrer que l’on peut faire progresser ce leg du XVIII. Enfin si je dis celà c’est pour se marrer bien sûr.


      • Pyrathome Pyrathome 9 juin 2011 15:17

        Pour des « monte-en-l’air », rien de plus normal...... smiley


      • Pyrathome Pyrathome 9 juin 2011 13:59

        La chute n’est pas très loin, le manque de liquidité est très révélateur.....
        http://maxkeiser.com/2011/06/07/the-biggest-bank-in-france-has-atm-card-access-to-cash-in-half/
        quand une banque d’état est dans une situation pareille, c’est que la fin est proche.....


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 juin 2011 14:11

          La BELLE ÉPOQUE, c’est le thème du dernier Woody Allen « Minuit à Paris ». 
          Il y en a pour qui LA BELLE ÉPOQUE ce sont les trente glorieuses, Rossevelt, l’assasin des noirs américains et l’un des pires impérialistes que les USA nous ait donné. 

          Justement monsieur RASTAPOPULO c’est le propre de ce système économique impérialiste de se repaitre des petits entrepreneurs productifs pour les digérés dans d’immenses trusts-conglomérats qui une fois qu’ils ont terminé leur expansion - le partage de tous les marchés et de toutes les sources de plus value se lancent dans des guerres de repartage. Nous vivons actuellemnet l’une de ces grandes guerres larvée de repartage suite à la naissance d’une nouvelle super puissance (CHINE).

          Pour ce qui est des 30 glorieuses = société la plus égalitaire = 1) C’est justement, c’est terminé pour les pays impérialistes décadent ( tous les ROSEVELT du monde n’y pourront rien) 
          2) C’est totalement faux. Ce n’était un peu égalitaire enm pays occidentaux que parce que les impérialistes extirpaient les surprofits des colonies et des néo-colonies et il n’y avait pas plus inégalitaire que la FRANCE versus LA COTE d’IVOIRE ou l’INDOCHINE...

          La belle époque est un mythe pour les bobos qui regrettent le TEMPS BÉNI DES COLONIES.


          • Pyrathome Pyrathome 9 juin 2011 15:14

            Bof, Rasta-populo, il essaye de faire des châteaux de sable en fumant des pétards mais il n’y arrive pas, quelqu’un pourrait-il lui donner un coup de main ?? smiley....


          • rastapopulo rastapopulo 9 juin 2011 15:53

            Si Roosevelt est traité de tout les noms alors qu’il nous a sauvé du fascisme, c’est justement parce qu’il a attaqué le système financier. Réfléchissez 2 secondes.

            Vous allez jusqu’à raconter n’importe quoi (preuve du peu de fondement). Il faut que je cite des noirs qui se reconnaissent plus en Rossevelt qu’en Obama ?

             
            Angeles Maxine Waters
            Marcia Fudge
            Amelia Boynton Robinson (« Si F.D. Roosevelt, J.F. Kennedy et Martin Luther King étaient encore parmi nous, il se battraient tous »)
            et beaucoup d’autres

            Mais se passer de l’expérience de celui qui a évité l’autoritarisme, scidner les banques pour empêcher les to big to fail, juger Bush et Morgan pour trahison, réussi à évité des famines, démocratisé le prix de l’électricité,... c’est tellement logique. 

            Du coup tout les lauriers économique de gauche reviennent à Keynes alors que c’est un pure produit du système financier. Morgan (« prefered list » pour acheter les politicien, son soutien au bolchevisme puis quand son poulain perd, à Mussolini,...) est devenu un gentil puisqu’il a été jugé par Roosevelt.

            En plus vous bafouez l’importance d’un rattrapage industriel comme celui des 30 glorieuses en passant sous silence le progrès technique, le Glass Steagall et le crédit publique sans intérêt pour l’investissement.

             Voudriez vous dire que vous ne compter par offrir de rattrapage industriel aux autres pays ?

            Du coup votre dénonciation du colonialisme ne veut plus rien dire.

            Vous êtes comme ceux que vous dénoncez. Incapable de dire je ne sais pas et j’ai eu tord.


          • Roosevelt_vs_Keynes 9 juin 2011 15:55

            C’est vrai que c’est vachement plus confortable de deviser pénard sans se battre.


          • rastapopulo rastapopulo 9 juin 2011 15:57

            Nous vivons dans la culture des banques. Son plus grand ennemi est devenu un salop.


          • lloreen 9 juin 2011 15:20

            Il a aussi pensé à ce choc là, en prime ??
            http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=23808
            Sinon, il y a cette éventualité, pour ceux qui veulent commencer à faire des plans, eux-aussi :
            http://www.partiblanc.fr/
            ou encore :
            http://etienne.chouard.free.fr/Europe/
            et puis
            http://www.quanthomme.info/
            et..............etc...........etc......................etc............ .............
            Ouvrons les yeux à ses assassins et faisons en sorte qu’ils dégagent de là où ils sont : ils sont plus illégitimes les uns que les autres !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


            • Roosevelt_vs_Keynes 9 juin 2011 15:59

              Bah pour ça, faut rejoindre le combat pour le Glass-Steagall Global.


            • lloreen 9 juin 2011 16:22

              http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/g-pompidou-la-france-appartient-30548
              Merci Lorelei pour l’info.Faisons tourner ces vidéos pour que les personnes autour de nous comprennent la source de nos problèmes.


              • rosa luxemburg 9 juin 2011 16:52

                Si dans les années 30 l’europe avait adopté le new deal de Roosevelt et les lois GLASS STEAGALL nous n’aurions pas eu la guerre.Aujourd’hui nous sommes dans une situation bien pire et Roosevelt et De Gaulle doivent être remis au goût du jour

                1)glass steagall ,séparation des banques d’affaires ,des banques commerciales et des compagnies d’assurances.Aujourd’hui les produits dérivés représentent 600 000 milliards de dollars 10 fois le PIB mondial et 25 fois la production 90% des transactions sont opaques,c’est à dire que le moindre centime (160 millions d’euros pris sur le travail chaque jour) va a ces produits qui sont de simples jetons de casino en plastique et non pas dans la poche des travailleurs qui contribuent à l’économie de biens d’équipement pour eux et leurs familles.Les devises 4000 milliards de dollars ,40% en europe,70% aux states sont réalisées en 15 jours c’est à dire plus que le pib mondial.Depuis le crash de 2007-2008 Trichet et la BCE en ont absorbé une très grosse quantitè et ils ne savent plus quoi faire car la prochaine banque à faire faillite c’est cette dernière.Se sont MITTERAND et DELORS en 1984 qui ont instauré la banque unniverselle et le glass steagall perméttrait de sauver l’épargne des ménages et des PME-PMI.Les compagnies d’assurances sont elles aussi prisent dans ce tourbillon a une échelle telle que les pensions retraites ,les allocations familiales et les remboursements sécu sont joués sur les marchés obligataires de LA CITY depuis le 23 juillet 2010 d’ou l’importance du glass steagall !

                2) Il n’y a pas que les pays occidentaux qui sont décadents la Chine est plus ou moins dans le même bain puisqu’elle ne produit que pour l’exportation et que nous n’avons plus les moyens de les acheter.C’est là qu’intervient le BRETTON WOODS c’est à dire une parité fixe des monnaies mondiales indexees sur l’or et pour cela il nous faut une monnaie de référence, pas une monnaie internationale comme le preconise l’égérie D’ATTAC Aurélie Trouvé ,association subventionné par la fondation rotschild et dont les membres souvent soixantes huitards ont des actions en bourse, selon le monde diplomatique de janvier 2010.Et oui plutôt que le FMI pourquoi les pays n’ont pas des banques centrales qui emettra du crédit productif public à très bas taux d’interêts pour des grands travaux et une réindustrialisation du monde et de l’espace .Il est essentiel que les pays D’afrique ne dépendent plus de la valise diplomatique ,en provenance de la banque de France et d’ANGLETERRE pour s’approvisionner en devises.Pour cela la France doit montrer l’exemple en renationalisant la banque de france en revenant sur la loi pompidou giscards de janvier 1973 et sur les traités de MAASTRICH ET LISBONNE par référendum populaire.Bien entendu les gens au pouvoir ne le veulent pas c’est au peuple de le demander ?LES ISLANDAIS,LES GRECS,LES EGYPTIENS,LES TUNISIENS ET LES ESPAGNOLS le font et aux ETATS-UNIS le peuple le demande avec insistance.

                3)Les trente glorieuses je les ai vécu et je peux vous dire que nous étions bien plus indépendants économiquement que pendant les trente piteuses que nous venons d’avoir et je ne connais personne qui ai vecu sur le colonialisme qui bien heureusement est terminé même si il reprend de plus belle du fait des sarkozy et bolloré ! C’est à nous de ne pas suivre ce chemin périlleux que l’oligarchie veut nous imposer et pour cela il faut cesser ce pessimisme petit bourgeois qui pleure sur lui même parce qu’il n’a pas à 30 ans AMOUR,GLOIRE ET BAUTE d’un jet setter pervers et décadent tout le monde n’est pas comme cela,et il faut cesser de penser que la science et la technologie sont nuisibles à l’homme c’est surtout parce que nous n’y avons plus accés que nous la critiquons par frustration .

                4) JEAN CLAUDE TRICHEUR ET ATTALI sont loin d’être des prophétes et de initiés dans leur domaine et que le crash arrive au contraire nous pourrons enfin reconstruire plutôt que de mettre du sparadras sur une pierre tombale cela va être enfin la délivrance les esclaves vont enfin sourire de nouveau ! Quant a KEYNES et SCHUMPETER que les socialistes adorent,ce qui n’est pas une référence aux vues de leur programme,oubliez les et plongez vous dans PAUL CAUWES,JACQUES RUEFF , HAMILTON et MAURICE ALLAIS.Allez faire unpetit tour sur daily motion voir ETIENNE CHOUARD ET ANNIE LACROIX-RIZ,

                 


                • Prometheus Jeremy971 9 juin 2011 20:27

                  On renationalise la banque de france, mais on crée une monnaie unique internationale ?

                  C’est bizare comme idée ?

                  On approuve Roosevelt ? De Gaule, Miterrand mais on ne suit pas le dieu vivant des socialistes Keynes ?

                  Je comprends pas là...


                • rastapopulo rastapopulo 9 juin 2011 20:37

                  Euh non ! C’est un plaidoyer contre une monnaie mondiale contrôlé par des mondialistes anti-développement.

                  Et la phrase veut dire que c’est justement Mitterand et Delors responsable de la fin du Glass Steagall. Le Glass Steagall, lui donc, empêchait les banque (de risque) universelles (les fameuse to big to fail) et donc « permeTAIT » de protéger l’argent des ménages et des PME (les dépôts quoi !).

                  C’est écrit à la va-vite sinon effectivement cela ne collerait pas.

                   


                • drlapiano 9 juin 2011 16:55

                  Putain lui, Ribeau, il y va pas avec le dos de la cuiller-à-conneries ...

                  « Celui qui fut nommé à ce poste par les pouvoirs publics européens, sur l’ordre des capitalistes monopolistes financiers, rappelle que les gouvernements ont un rôle très précis à jouer afin de bien réguler le système d’exploitation et d’esclavage salarié capitaliste, »

                  Tous les mots-clés y sont ! 20/20 !

                  Mon chou, rassure-toi Trichet n’en a plus que jusqu’en octobre ... tu vas bientôt pouvoir cracher sur Draghi ... et là j’imagine déjà avec délectation, le torrent de connerie matinée de cliché xénophobes qui va lui tomber dessus à ce rital !


                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 9 juin 2011 17:51

                    NOSTALGIE du passé quand tu nous tiens... Les vieillards ont ainsi une phrase qu’il ressorte chaque fois que l’évolution du monde réel leur déplaît... DANS LE TEMPS DES 30 GLORIEUSES, À LA BELLE ÉPOQUE C’ÉTAIT BIEN MIEUX

                    vOUS NE VOUS ÊTES JAMAIS DEMANDÉ pourquoi ce temps béni des colonies, ce temps de Rosevelt qui exploitait l’Amérique Latine en exclusivité (à l’épouqe c’était chasse gardé USA - c’est fini maintenant) tout cela est fini - terminé ? Il doit bien y avoir une raison pour que l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord et le Japon ne soient plus les paradis de la haute finance et du BIG DEAL qu’ils étaient et ne seront plus ???

                    1) Rosa Luxembourg est dans le vrai mais elle fait une petite erreur d’évaluation il ne reste plus 600 000 milliards de produits dérivés = argent bidon = argent de singes mais bien 265 000 milliards. ROSA oublie de soustraire ce qui fut perdu = envolée en fumée lors de la crise boursière des riches en 2008. 

                    2) La séparation des divers système financiers - bancaires - assurances - etc. n’est tout simplement plus possible et plus souhaitée par la haute fiannce mondiale. L’imbrication du capital bancaire et insudstriel formant le CAPITAL FINANCIER est tel que cette séparation est impossible- et non souhaité par les barons de la finance.

                    3) Vous devez comprendre. Ce système économique déchu produit par son fonctionnement même son fossoyeur - ses contradictions et quand un gars comme TRICHET sans triché (avec la meilleure volonté du monde) tente de s’interposer pour sauver ce système fichu il ne peut pas car les lois de ce systèmes = profits maximums = le pousse dans la cage d’escalier...

                    Ne pas le retenir SVP mais l’y pousser très rudement SVP. Merci, qu’on en finisse (Rosevelt justement était en chaise roulante ne serait-il pas dans l’escalier lui aussi ?) ( smiley)
                     


                    • drlapiano 9 juin 2011 18:01

                      Arrête Robert ... tu te fait du mal.
                      D’ailleurs tu comprends même pas de quoi tu parles, c’est trop compliqué.
                      Reste dans les chose simple et à ta portée et fais le mieux possible ... c’est la seule sagesse.
                      Tu sais Trichet aussi essaie de faire de son mieux ... et ça doit pas être facile.
                      Arrête l’aigreur Robert ... ça mène à rien !
                      Bonne chance.


                    • Marc Bruxman 9 juin 2011 19:08

                      La plupart des produits dérivés « toxiques » ne sont plus émis depuis 2008 : D’une part plus personne ne veut de CDO square (ou autres jouets trop exotiques), d’autre part les nouvelles réglementations type Bale 3 pénalisent tellement ce genre de produits qu’il n’ont plus aucun intérêt pour les banques.

                      Reste ce qui a déja été émis, que les banques ne peuvent plus vendre (puisque personne n’en veut le produit n’est plus liquide). Il n’est également pas possible d’annuler ces contrats d’un coup de baguette magique car cela créerait alors une perte directe pour la contrepartie qui aurait alors des conséquences économiques très néfastes.

                      Il y a donc deux possibilités :

                      • On va jusque vers 2018 sans que rien ne se passe : La plupart de ces produits auront alors dépassé leur maturité et la crise sera pour ainsi dire soldée.
                      • Il y a un problème sérieux avant : Cela va être bravement la merde.
                      Par contre, les « dérivés » c’est vaste. Tous les dérivés ne sont pas toxiques, certains sont même nécéssaire au bon fonctionnement de l’économie (par exemple les warrants qui ne doivent pas servir à spéculer (comme le font certains particuliers) mais au contraire à s’assurer contre un mouvement rapide d’un sous-jacent qui vous serait défavorable. Les produits toxiques sont certains dérivés « synthétiques » pour lesquels le sous-jacent est déja un produit dérivé et dont il est très difficile de calculer le risque. Mais certains ont réussi à faire gober que cela valait un AAA.

                    • rastapopulo rastapopulo 9 juin 2011 19:56

                      Mais de quoi vous parlez ??????????????????

                      Bon les noirs, c’est soldé puisque vous évité de le répéter (Merci d’avouer s’être complétement trompé au passage).

                      Donc il faut trouvé autre chose vite !

                      Alors qui dit USA dit amerique du sud... BAM Roosevelt est responsable de sales trucs en Amérique du Sud. Quoi, quand, comment,... PAS BESOIN.

                      Le but n’étant pas de se confronter à la réalité mais de surtout pas enlever des œillères quitte à s’enfoncer dans n’importe quoi. 


                    • rastapopulo rastapopulo 9 juin 2011 20:03

                      Un truc complément imprévu par Rob (qui se permet de rire grassement de l’handicap de celui qui nous a sauvé du fascisme) , « Roosevelt+amérique du sud » dans google :

                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Franklin_Delano_Roosevelt
                      « Le président inaugura la « politique de bon voisinage » (Good Neighboring policy) avec l’Amérique latine et s’éloigna de la doctrine Monroe qui prévalait depuis 1823. En décembre 1933, il signa la convention de Montevideo sur les Droits et Devoirs des États, et renonça au droit d’ingérence unilatérale dans les affaires sud-américaines[57]. En 1934, il fit abroger l’amendement Platt qui permettait à Washington d’intervenir dans les affaires intérieures de la République de Cuba[a 51]. Les États-Unis abandonnaient le protectorat sur Cuba issu de la Guerre contre l’Espagne. La même année, les Marines quittèrent Haïti et le Congrès vota la transition vers l’indépendance des Philippines qui ne fut effective que le 4 juillet 1946. En 1936, le droit d’intervention au Panama fut aboli, mettant au fin au protectorat américain sur ce pays. »

                      Sans doute que je n’aurais pas de réponse précise d’un petite égo incapable de reconnaître s’être trompé une seule fois.


                    • lloreen 9 juin 2011 18:36

                      rosa luxembourg
                      « allez faire un petit tour......lacroix-riz »
                      Excellent, merci !


                      • Marc Bruxman 9 juin 2011 18:54

                        Une chose est sure : Tout couac dans un pays émergent de grande taille (au hazard la Chine qui actuellement vit une bulle immobilliére dantesque) fera s’effondrer le marché des matiéres premiéres.

                        Conséquences :

                        • Le Brésil et la Russie s’effondrent avec vu que leur économie dépend des matiéres premiéres. C’en est fini des BRIC ne reste plus que l’Inde.
                        • Les compagnies qui ont investies dans les matiéres premiéres perdent des sommes énormes. Certaines sont détenues par des compagnies occidentales, ce qui transmet la crise à l’occident.
                        • Les états occidentaux déja très endettés ne peuvent pas supporter une nouvelle crise, on va droit vers des défauts souverains.
                        • Game Over, fin du jeu.
                        La probabilité de ce scénario est forte, aux alentours de Shanghai, de nombreux immeubles sont construits mais inhabités, les prix de l’immobillier sont devenus inabordables par rapport aux salaires (à la vente) mais restent très abordables à la location (moralité : mieux vaut louer). A ce stade il n’y a que deux solutions :
                        • Les loyers augmentent très fortement : Cela provoquera une explosion sociale à moins d’une très forte augmentation des salaires. Le parti fera tout pour l’éviter d’autant qu’en même temps cela sera très mauvais pour l’economie.
                        • Les prix à l’achat s’effondrent : Cela appauvrira une partie des classes moyennes et risque surtout de couter très cher aux banques chinoises. La encore, il y a de gros risques d’instabilité sociale car le PCC doit son maintient au pouvoir grâce aux classes moyennes qui le soutiennent et le feront tant qu’elles s’enrichissent fortement.
                        Dans les deux cas, le marché des matiéres premiéres va s’effondrer fortement et ce sera une nouvelle crise mondiale.

                        • Prometheus Jeremy971 9 juin 2011 20:19

                          Je ne crois pas qu’un effondrement de la bulle des matières premières entrainent des conséquences aussi importantes. Mais après je suis d’accord la nouvelle crise viendra sûrement d’un BRIC.

                          Les salaires augmentent en Chine. L’inflation est à deux chiffres chaque année. Le Yuan subi une pression forte pour être révalué ce qui stoppera l’inflation mais entrainera une fuite de capitaux, et donc des déficits commerciaux.

                          Pour le moment la Chine s’en sort politiquement en achetant des OAT américains, et européens. Mais allez savoir jusqu’à quand ils résiteront avec un leur inflation, et deux la pression occidentale qui veut récupérer son industrie !


                        • rosa luxemburg 9 juin 2011 19:13

                          Mais c’est tant mieux que ce systeme soit foutu il était inique ce n’est pas les peuples occidentaux qui en ont profité ni les peuples des pays du tiers monde et enfin nous allons pouvoir travailler pour le bien commun.Je ne vous dirai pas que cela va se passer en douceur mais il va falloir le faire ! quant à ROOSEVELT il est malheureusement mort trop tôt pour appliquer son plan de décolonisation mondiale et De Gaulle viré trop tôt pour industrialiser l’Afrique.

                          Quant aux produits dérivés les 600 000 milliards de dérives sont actuels ,le crash de 2007-2008 c’était une perte de 20 à30 trilliards de dollars il fallait bien se refaire ,SOROS pleurait constemment à la maison blanche et la mafia les a aidé ,puis la baisse de nos salaires et retraites et bientôt l’hyperinflation sur les produits alimentaires qui feront sortir de leur trou tous les bobos sophistes.

                          C’est sûr les financiers ne veulent pas du glass steagall mais en Islande ce sont les classes moyennes qui l’ont demandé pendant plusieurs semaines ,avec des casseroles, devant le parlement. Les humains ont l’instinct de conservation et en même temps nous sommes la seule espèce capable de suicide,donc tout n’est pas noir.Voir mourir son enfant de faim n’est pas une perspective que beaucoup d’adultes envisagent,ils sortiront pour demander justice c’est certain !

                          Quant à dire que Trichet est un homme hônnete ,il sert l’oligarchie qui a un projet de dépopulation de 4 milliards d’individus et il sait très bien que ces agissements au sein de la BCE y contribuent largement .Tous ces ploutocrates ne pensent qu’à quitter le navire et pourtant il a fait des pieds et des mains pour avoir le poste !

                          Tout systeme entropique est voué à son auto-destruction C’est un peu comme le régionalisme féodal que l’on veut nous imposer il est mort comme l’égoïsme est en train de mourir si vous le voyez si intensément c’est que l’homme adulte et conscient de tous ses actes est en train de naître et un accouchement cela fait soufrir terriblement , a vous de ne pas suivre les zombies en enfer,la perfection cela n’existe pas mais l’envie de comprendre le pourquoi du commun de chaque grand homme du passé pour en retirer la substantifique moelle permet de penser ce que peut être le futur dans un monde largement amélioré par la science et la technologie alors que les oligarques, par l’entremise des écolos intégristes, nous en confisquent l’accès. Mais l’homme n’est pas un animal et il améliore toujours son environnement pour le bien de sa famille et pour son indépendance responsabilisée !!!


                          • platon613 9 juin 2011 19:55

                            A lire !!

                            La crise : quand les politiques jouent avec les allumettes

                            Nous sommes en crise parce que nous avons des hommes politiques qui veulent laisser leurs noms dans l’Histoire et bien sur ils s’y sont tous mis. Nous avons devant nous non pas une crise économique mais une crise des états...

                            http://news-26.tv/econmie/648-la-crise-quand-les-politiques-jouent-avec-les-allumettes.html


                            • lloreen 9 juin 2011 19:56

                              Trichet a bien appris sa leçon à la réunion des Bilderberg à Sitges (Espagne) en 2010, à ce que je vois...Et comme il est encore là, contrairement à DSK qui lui tenait compagnie l’année dernière parmi l’occulte assemblée, je ne doute pas qu’en gentil toutou à mémère Lagarde, il la suivra au pied lorsqu’elle sera adoubée cette année à Sankt-Moritz où elle prendra les ordres auprès de sa copine Beatrix et de papy Rocky... (David Rockefeller)...


                              • lloreen 9 juin 2011 20:02

                                « Donnez-moi le contrôle pour la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses loi ».
                                Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)


                                • lloreen 9 juin 2011 20:02

                                  pardon:lois


                                  • Prometheus Jeremy971 9 juin 2011 20:04

                                    Je ne suis pas complètement d’accord avec vous.

                                    Il est à noter qu’il y a un phénomène inflationniste en chine. Il devient de plus en plus évident que l’usine du monde atteindra bientôt des niveaux de salaires égaux à ceux des éuropéens, et donc des coûts de productions égaux. Dans à peine 5 ans fabriquer en Chine aura un coût équivalent à celui d’une fabrication européenne. Rajouter à cela un pétrole qui flambe, et on va assister dans les années qui viennent à une relocalisation de la production.

                                    Donc quand Trichet parle d’un dérèglement de l’économie mondiale, et que cela peut venir de n’importe où, il n’a pas tort.

                                    La future crise ne viendra pas forcément d’un phénomène de bulles, mais plus d’une réorganisation des liens de dépendance entre les zones économiques. Les chinois désinvestiront en Europe, imaginez les conséquences en Grèce, les américains de Chine, par exemple...

                                    Les pays membre de l’OPEP atteignent également leur limite de production. La dernière réunion des pays de l’or noir a rejeté la proposition de réhausser les quotas de millions de barils jour.

                                    Bref je pense qu’en 2015 ou 2016, la future crise économique va se produire. Trichet voit juste sur ce point, après effectivement il y a une malhonnêté dans son intention d’un de réguler les marchés, et de deux de nommer un ministre des finances européennes. Là c’est vraiment des propositions qui ne visent qu’à une chose favoriser les entreprises européennes.


                                    • lloreen 9 juin 2011 21:22

                                      Il a peut-être pensé au choc qu’encaisseront les sarkoboys en cas de retour de manivelle....
                                      http://www.dailymotion.com/video/xfkxkh_quart-d-heure-de-celebrite-de-jean-luc-nobleaux_news
                                       

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