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Accueil du site > Actualités > Economie > Dans les profondeurs libérales de la crise pétrolière

Dans les profondeurs libérales de la crise pétrolière

Alors que l’augmentation du prix du pétrole occupe la une des médias depuis plusieurs semaines, le traitement par la grande presse de cette crise profonde reste encore une fois d’une pauvreté incroyable. Pourtant, à l’image de la crise alimentaire, le sujet permet de tirer bien des fils et met en cause les fondements mêmes du système économique international.

Comment donc expliquer l’envolée actuelle du prix du baril et des tarifs à la pompe ? D’après les spécialistes de l’Institut français du pétrole (IFP), la raison principale est l’augmentation de la demande, en grande partie due au fait que la Chine et l’Inde n’en finissent plus d’émerger, ainsi qu’au comportement des pays producteurs qui se régalent d’un prix élevé. Or, si ces deux paramètres entrent bien en ligne de compte, ils sont loin de pouvoir tout justifier. En fait, le marché du pétrole présente différentes caractéristiques qui en font un formidable terrain de jeux pour les spéculateurs.

Le pétrole est la première valeur commercialisée sur la planète, avec près de 87 millions de barils (13,8 milliards de litres) par jour. La croissance économique mondiale dépassant les 5 %, la demande augmente effectivement, même si l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit un rééquilibrage par rapport à l’offre dans les tout prochains mois. S’agissant d’une énergie fossile, les réserves ne sont pas extensibles, et les craintes d’une pénurie à un horizon relativement proche sont connues. Mais les statistiques en la matière sont particulièrement imprécises. Les Etats membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) publient leurs chiffres sur la production réelle avec un important décalage dans le temps. Une grande imprécision couvre également les capacités de production et les réserves prouvées de pétrole, qui ne sont vérifiées par aucun organisme indépendant. Bien sûr, l’Opep a tout intérêt à entretenir ce flou, qui leur permet de conserver un marché tendu et de bénéficier de prix élevés.

De leur côté, les compagnies pétrolières ont créé un entonnoir en limitant le développement des capacités de raffinage. Ainsi, aux Etats-Unis, aucune nouvelle raffinerie n’a été construite depuis 1976, alors que la consommation mondiale ne cesse d’augmenter. Curieux statu quo pour des néolibéraux qui ne jurent que par la « loi » de l’offre et de la demande ! Mais, ce faisant, les firmes comme Exxon Mobil, Shell, British Petroleum ou Total contrôlent un goulet d’étranglement par lequel le pétrole brut doit inévitablement passer et peuvent limiter d’autant les ambitions de l’Opep. Actuellement, les capacités de raffinages permettent tout juste de répondre à la demande mondiale.

A ces problèmes posés par la production et la transformation, il faut ajouter bien sûr les questions du transport et du stockage, qui font de la géopolitique du pétrole un puzzle extrêmement complexe. Les nombreux événements qui peuvent survenir tout au long de la chaîne jouent inévitablement sur le marché. Une guerre dans un pays producteur, un ouragan comme Katrina qui met hors service des raffineries aux Etats-Unis sont autant de phénomènes qui impactent directement le prix du baril de brut.

Le marché du pétrole, lui, ressemble comme deux gouttes d’eau aux marchés financiers. Il comprend des opération « physiques » à livraison immédiate ou différée, et des opérations « papier » qui permettent d’échanger des intentions d’achat ou de vente. Or, le marché « physique » ne représente au mieux que 10 % des transactions. Le reste porte sur des mouvements fictifs, pour lesquels les contrats peuvent aller jusqu’à quinze ans. Dans cette ambiance hautement spéculative, de nouveaux intervenants sont apparus récemment : les fonds d’investissement. Ces derniers pesaient 13 % des transactions en 2004, contre 6 % seulement trois ans plus tôt. Le Sénat américain vient de s’emparer du rapport écrit par un financier indépendant, M. Michael Masters, constatant que ces institutions financières ont acheté un total de 848 millions de barils sur les cinq dernières années au travers d’indices boursiers de matières premières. Soit presque autant que l’accroissement des besoins de la Chine qui, sur la même période, s’élevait à 920 millions. Preuve que les pays émergents ont le dos large... Le dernier épisode en date est la reprise le 23 juin par le Wall Street Journal des résultats d’une enquête menée par le Congrès, qui chiffre le niveau de spéculation sur l’un des pétroles pris comme référence commerciale, le WTI (West Texas Intermediate). Les investissements des traders atteindraient maintenant 70 % du marché.

En fait, le schéma est tout à fait prévisible. Dans leur recherche effrénée de rendement financier, les fonds boursicotent sur le pétrole de la même manière que sur les produits alimentaires, les crédits immobiliers ou, depuis peu, les droits à polluer. Et plus les prix sont élevés, plus ces investisseurs sont attirés par le marché. Le plus étonnant est que certains spécialistes, comme les économistes de l’IFP, parviennent encore à le nier.

De la même manière, il devient difficile de contester l’augmentation des profits sur le raffinage et la distribution des produits pétroliers. Début juin, l’UFC-Que Choisir révélait que la marge de raffinage sur le gasoil vendu en France a été multipliée par 2,4 en quatre mois et par plus de 6 en dix ans, pour approcher les 16 centimes par litre au mois de mai dernier. A elle seule, elle explique environ la moitié de l’envolée du prix à la pompe sur les six derniers mois. Rappelons qu’une firme comme Total dégage de tels profits qu’elle a pu augmenter de 64 % le versement des dividendes à ses actionnaires entre 2000 et 2004, et qu’elle dépense des sommes colossales pour racheter ses propres actions dans le but de faire grimper artificiellement son cours en Bourse.

Voici des paramètres qui mériteraient d’être mieux connus. Un marché hautement spéculatif... Des multinationales qui jouent de l’effet d’aubaine pour soutirer encore quelques profits supplémentaires... Et en bout de chaîne ? Des manifestations de pêcheurs et de transporteurs étranglés, des citoyens pris au piège d’une mondialisation destructrice, la crise pétrolière n’étant que l’un de ses derniers avatars.

En bons écologistes, nous pourrions nous réjouir de l’envolée du prix du baril, qui devrait théoriquement inciter aux économies. Mais ce serait oublier deux choses. D’une part, la consommation des ménages, qui est liée au chauffage et au transport, réagit très faiblement à la hausse du prix de l’énergie. Une augmentation de 10 % des tarifs génère une baisse de la consommation de maximum 1,5 %. D’autre part, le drame de la situation pour les catégories les plus touchées tient au fait qu’elle combine et additionne plusieurs conséquences terribles des politiques néolibérales menées tambour battant depuis le début des années 80.

Ainsi, le secteur de la pêche est l’exemple type d’un marché mondialisé pour le plus grand bénéfice des puissances financières. Durant la seule année 1992, les cours mondiaux du poisson ont chuté d’environ 20 %, sous la pression des importations à faible prix en provenance des pays en développement. Mis en concurrence avec des ouvriers exploités pour un salaire de misère, les pêcheurs français sont devenus une proie facile pour la grande distribution. Alors qu’ils vendent actuellement à perte, le rapport entre le prix qui leur est payé et le prix de vente dans les grandes surfaces est de un à dix !

Le transport routier français, quant à lui, ne représente plus que 24 % du transport international réalisé entre la France et l’étranger. Il en pesait 52 % en 1992. Là encore, la concurrence, au sein même de l’Union européenne, a été meurtrière. Et les dernières règles qui protégeaient encore les entreprises d’Europe de l’Ouest vont bientôt voler en éclats. L’Union a en effet décidé début juin d’autoriser le cabotage, qui consiste à transporter des marchandises entre deux villes d’un pays étranger. Sous couvert d’optimisation des consommations de carburant, la concurrence sera encore accrue, ce qui bénéficiera in fine aux Etats à faibles niveaux de salaire.

Pour ces deux secteurs, l’augmentation du prix du pétrole est donc dramatique, car elle vient s’ajouter à la montée d’une concurrence toujours plus acharnée, produite par des politiques maladivement libre-échangistes qui ne profitent qu’aux pouvoirs financiers. Mais le constat pour le salarié lambda va exactement dans le même sens. Entre 1983 et 2006, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé en France de 9,3 %. Ce qui signifie bien sûr que la part du capital dans le PIB a augmenté d’autant. Nous assistons en fait à un transfert continu des richesses vers les propriétaires des grands moyens de production, qui ne cesse de creuser l’écart entre ceux qui vivent de leur travail et ceux qui vivent de leurs investissements. Si cette réalité était rappelée par les médias, nul doute que le débat sur le pouvoir d’achat prendrait de la hauteur et de la consistance.

L’augmentation du prix du pétrole est donc l’arbre qui cache la forêt d’un partage profondément inéquitable des richesses. Il n’est pas grave en soi que les tarifs des énergies fossiles augmentent. Il faudra même s’y habituer, puisque les réserves ne sont pas inépuisables, que la demande ne cesse de croître, et que leur utilisation pose de sérieux problèmes environnementaux. Mais la gravité tient au fait qu’il est de plus en plus difficile de vivre correctement de son travail, que l’on soit pêcheur, transporteur ou salarié dans bien d’autres domaines d’activité.

Alors que le gouvernement ne propose que des mesurettes constituées pour l’essentiel d’exonérations fiscales, il faut au contraire frapper fort, en distinguant les mesures d’urgence des mesures visant à changer la structure de l’ordre économique.

Une taxe immédiate sur les profits des pétroliers doit être prélevée et utilisée pour aider les professions les plus touchées. Les sur-profits de Total réalisés en France, à savoir les profits qui vont au-delà d’une rentabilité de référence de 15 %, ont atteint 1,2 milliard d’euros en 2005 et près de 4 milliards sur la période 2003-2006. Appliquons-leur une taxe de 100 % et n’en parlons plus !

Dans le même temps, il faut absolument instaurer un tarif régulé des énergies, qui permette de contrôler les marges des transformateurs et des distributeurs, afin d’éviter l’effet d’aubaine observé actuellement.

Mais, pour agir en profondeur, c’est encore une fois la fermeture de la Bourse et l’arrêt du libre-échange qu’il faut très sérieusement envisager.

Le moyen le plus sûr de casser la spéculation est d’exclure du marché les investisseurs privés qui ne recherchent que la rentabilité financière. C’est pourquoi les transactions sur le pétrole doivent être réservées aux seuls Etats, selon des principes définis dans une nouvelle charte internationale de l’énergie qui serait refondée sur des bases de coopération.

En matière de commerce extérieur, une taxe doit intervenir pour réintroduire le coût social et environnemental dans le prix des importations. Si la possibilité d’utiliser des droits de douane n’avait pas été systématiquement éliminée, au nom de la lutte contre le protectionnisme, par l’Organisation mondial du commerce, le Fonds monétaire international ou l’Union européenne, la concurrence entre pêcheurs français et pêcheurs chinois, entre chauffeurs français et chauffeurs roumains, ne serait pas à ce point faussée et destructrice.

Ces mesures apparaissent maintenant comme un point de passage obligé pour rediscipliner l’économie. Car avant de pouvoir engager de véritables politiques alternatives, dans le domaine de l’énergie comme ailleurs, il faut faire sauter ces verrous que les libéraux se sont appliqués à poser pendant près de trente ans.

Aurélien Bernier

http://abernier.vefblog.net/


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35 réactions à cet article    


  • ronchonaire 8 juillet 2008 11:59

    Ahh ! Ces salauds de libéraux ! Ils sont tellement forts que, d’après l’auteur, ils arrivent à promouvoir le libre-échange et à "poser des verrous", tout cela en même temps.

    Pour info, ces mêmes salauds de libéraux, ainsi que les organismes que vous vilipendez, passent justement leur temps à faire sauter les "verrous" que les politiciens et les grandes entreprises ont placé un peu partout pour se créer des activités de rentes.

    Le marché du pétrole, quant à lui, est avant tout un oligopole de production (ou plus exactement un cartel vu que les pays producteurs ne font même pas semblant de se faire concurrence), un autre oligopole de distribution et une demande captive complètement inélastique au prix : vous pouvez difficilement faire moins "libéral" comme marché ! De fait, taxer ce marché ne changerait rien, il faut avant tout mettre ce marché en concurrence, notamment en proposant des sources d’énergie qui puissent réellement être des alternatives crédibles et viables au pétrole.

    Enfin, je suis ravi d’apprendre que les alter de chez Attac prennent fait et cause pour les pêcheurs et les camionneurs, deux activités d’avenir s’il en est. Si c’est ça "l’altermondialisme", le capitalisme a encore de beaux jours devant lui.


    • Julius Julius 8 juillet 2008 12:33

      À quelques précisions :

      1) La spéculation : la spéculation n’est jamais la cause de la hausse des prix. Il est une réaction à la hausse des prix (et l’anticipation de la future hausse des prix). La spéculation peut augmenter les prix à court terme. Cet effet est en fait positif, car il contribue à préparer l’économie aux problèmes des ressources avant que ces problèmes réellement commencer.

      2) Le règulation : Le règulation du prix de l’essence a été expérimenté dans les années soixante-dix aux États-Unis, avant et pendant la première crise. Le seul résultat a été le manque d’essence (de longues files d’attente devant les stations d’essence). En fait, les prix ont commencé à tomber après le règlement a été annulé.

      3) Dans les années soixante-dix, les distributeurs contrôle 80% de l’essence. Aujourd’hui, ils contrôlent environ 20%, le reste est sous contrôle des pays exportateurs. Revendeurs souhaitons optimiser le montant de l’essence parce que leurs bénéfices sont proportionnels à la quantité (ils sont dans la libre concurrence). Les pays exportateurs veulent limiter la quantité de pétrole exporté au niveau du prix total maximum (ils sont monopoles).

      4) Si les ressources sont limitées, le prix augmente au même rythme que le taux d’intérêt (au cours de longue période). Depuis la dernière crise, les prix ont augmenté moins. En fait, si vous calculez la pousse de prix de l’essence (non en dollars), vous recevez le "taux d’intérêt" aujourd’hui.


      • Barbathoustra Barbathoustra 8 juillet 2008 13:01

        De la spéculation, il y’en a toujours eu. Sans parler de PO, si on spécule aujourd’hui sur le pétrole plutôt que sur les roudoudoux, c’est bien qu’il y’a un problème pour satisfaire la demande, non ? Qu’on nous dise ensuite que malgrès celà, le PO est encore éloigné serait plutot de nature à inquiéter selon moi. Déjà 140$ et le sommet n’est même pas encore en vue ; à ce rythme, beaucoup n’y arriveront jamais.

        Seule solution, lacher du leste en détruisant la demande : c’est à dire ni plus ni moins, paupériser une partie de la population. Après je veux bien qu’on explique en quoi celle ci devrait se réjouir de cette cure d’amégrissement forcée ( et sans discours techno scientiste svp ) quand en plus à la table à coté on donne l’air de s’empiffrer comme jamais !


      • JPL 9 juillet 2008 12:17

        à Julius qui écrit :
        Dans les années soixante-dix, les distributeurs contrôle 80% de l’essence. Aujourd’hui, ils contrôlent environ 20%, le reste est sous contrôle des pays exportateurs

        Où avez-vous vu que les pays exportateurs de pétrole contrôleraient 80% du raffinage ? (si vous voulez bien parlez d’essence et non de pétrole brut) Même les Etats-Unis, un des premiers pays producteurs ce qu’on oublie souvent, importent des produits raffinés, essentiellement d’Europe. Alors les pays qui sont avant tout producteurs de pétrole (les pays OPEP notamment...). Le raffinage est essentiellement contrôlé par quelques grandes compagnies internationales Exxon, BP, Shell, Total etc.


      • Julius Julius 9 juillet 2008 12:22

        Je parlais du petrol brut, désolé. Mon erreur.


      • Mil 8 juillet 2008 13:20

        Donc si je comprends bien :
        d’un côté la demande fait augmenter le prix du baril
        et de l’autre, le raffinage est un goulet d’étranglement qui empêche la demande d’augmenter ????

        C’est un peu prêcher tout et son contraire !

        Sinon pour le reste, je suis assez d’accord :


        - Pour le bien du climat et des ressources il faut augmenter les prix des énergies

        - Pour la stabilité des marchés (et donc le bien des individus et des entreprises) il faut réduire la taille, voire supprimer, le marché uniquement papier. Quand on achète quelquechose, il faut assumer : "Monsieur JP Morgan, le tanker est garé au port de NY, je vous les décharge où les 100000 barrils ? Dans votre bureau ??"


        • Chtiboom 8 juillet 2008 14:51

          "Quand on achète quelquechose, il faut assumer : "Monsieur JP Morgan, le tanker est garé au port de NY, je vous les décharge où les 100000 barrils ? Dans votre bureau ??"

          C’est déjà le cas. Quand vous intervenez sur le marché "papier", lorsque le contrat arrive à échéance et que vous êtes "long" ou "court", soit vous vous trouvez avec la marchandise à réceptionner qque part, soit vous êtes obligé d’acheter de la marchandise pour honorer votre contrat papier.


        • ronchonaire 8 juillet 2008 15:04

          Mil,

          Pour le coup, c’est à peu près le seul mécanisme correctement expliqué dans cet article. Le prix augmente lorsque la demande est supérieure à l’offre (selon le bon vieux principe qui veut que ce qui est rare est cher). Si la demande augmente à offre constante, le prix augmente aussi. Si à demande constante, vous réduisez l’offre, le prix augmentera aussi.

          En l’occurence, les deux mécanismes sont à l’oeuvre ici : d’un côté la demande augmente et le prix avec, et de l’autre le maintien de sous-capacités de raffinage permet aussi de faire augmenter le prix du pétrole, en entretenant sa rareté.


        • Mil 9 juillet 2008 13:09

          Les deux mécanismes mentionnés dans mon commentaire ne peuvent agir en même temps sur le prix du baril :

          S’il y un goulet d’étranglement au niveau du raffinage alors c’est le prix des produits raffinés qui doit augmenter et pas celui du brut puisque, dans ce cas, la demande de brut par les raffineries est inférieure à l’offre de pétrole des producteurs.


        • Chtiboom 8 juillet 2008 14:49

          "Appliquons-leur une taxe de 100 % et n’en parlons plus !" ; "Mais, pour agir en profondeur, c’est encore une fois la fermeture de la Bourse et l’arrêt du libre-échange qu’il faut très sérieusement envisager." ; "Ces mesures apparaissent maintenant comme un point de passage obligé pour rediscipliner l’économie."

          Bravo ! Vous avez votre Bac A-ltermondialiste avec Mention Très Bien.

          En revanche, vous avez un bon zéro pointé en économie. Reprenons point par point :


          "Appliquons-leur une taxe de 100 % et n’en parlons plus !" Heureusement que vous êtes arrivé, vous, le grand zorro de l’économie du pétrole. Nos gouvernements sont donc bêtes à ce point de n’avoir jamais pensé à le faire, surtout en ces périodes de difficultés budgétaires ! On taxe Total, et plus de déficit. C’est simple comme "Bonjour !"

          Parce que d’après vous, Total va se laisser totalement faire, sans rien dire, à part "merci beaucoup !" ? Hum ? Réfléchissez deux secondes et vous verrez que ce que vous dites est totalement stupide.


          "la fermeture de la Bourse et l’arrêt du libre-échange" Une fois de plus, une telle évidence m’estomaque. Bon sang de bonsoir, qu’est-ce qu’on est cons ! C’est vrai, ça, l’autarcie, il n’y a que cela de vrai. Et puis, on a bien du pétrole dans la région parisienne, alors qu’est-ce qu’on en a a foutre de tous ces pays qui veulent nous en vendre, alors qu’on a du bon pétrole bleu-blanc-rouge-cocorico.

          Et puis fermer la Bourse, ca aussi c’est une bonne idée. Comme ça, tout ce qui se passe aujourd’hui au vu et au su de tout le monde, se fera OTC (Off The Counter). Comme pour les subprimes. Personne ne saura qui possède quoi, et tout le monde se cassera la gueule, même les boîtes de bonne foi.


          "un point de passage obligé pour rediscipliner l’économie" Comme ça, on aura une bonne petite économie bien aux ordres, qui lèvera le poing quand on le lui dira, qui remplira les objectifs du Plan - pardon, qui les dépassera chaque année de 30% - et puis on pourra faire du "slow dating" (parce qu’on aura le temps dans les longues files d’attente devant les magasins) comme au bon vieux temps de l’URSS. C’est vrai, ce n’était pas si mal en ces temps là.


          • frédéric lyon 8 juillet 2008 15:18

            A propos des subprimes : Où en est la crise de 1929 que nos amis prix nobel d’économie nous annonçaient comme imminente il y a quelques semaines ?


            • wotan 8 juillet 2008 20:40

              On est en plein dedans, le surplus de liquidité en $ créé ces dernières années se deverse dans le pétrole et les matières premières c’est ça qui augmente les cours et provoque de l’inflation de manière générale. D’ailleurs il suffit de regarder l’allure de la bourse pour comprendre que l’on est pas sorti de l’auberge.

              Et puis il y a ce lien qui montre un graphe qui est toujours très expressif : http://research.stlouisfed.org/fred2/series/BOGNONBR?cid=123

              Sinon l’article il est bof, très moyen.


            • Barbathoustra Barbathoustra 8 juillet 2008 16:36

              De leur côté, les compagnies pétrolières ont créé un entonnoir en limitant le développement des capacités de raffinage. (...). Curieux statu quo pour des néolibéraux qui ne jurent que par la « loi » de l’offre et de la demande !


              — ->

              Au contraire. Rien de mieux pour lutter contre une baisse de profits qu’une situation de pénurie, qu’elle soit réelle ou bien recrée de toute pièce. Dans un monde d’abondance ou les besoins de chacun seraient on ne peut plus satisfaits et ancun de nouveau ne seraient crées, il est probable que plus personne ne ressentirait celui de produire. Pire, le sens moral de la hiérarchie risquerait d’être remis en cause.


              • MAIKEULKEUL 8 juillet 2008 18:19

                PO, PO, PO, les sites de vigilance des pétroliers sont en action.

                Attention les yeux ! Il y en a même qui propose à jp morgan de déposer son pétrole sur un môle de ny.

                La chambre des Représentants US commence à s’énerver avec la spéculation qui, selon certains experts ayant déposé, augmenterait le coût du pétrole de 70$ le baril.

                Des bruits courrent que des mesures législatives pourraient être prises

                Regardez les cours aujourd’hui : comme par hasard, ils baissent. Si les requins n’arrivent pas à stopper les initiatives en cours, les rats vont quitter le navire.

                @ lyon
                j’espère que vous avez un peu d’actions boursières. Vous allez en prendre plein la figure 


                • Aurélien Bernier abernier 8 juillet 2008 19:36

                  Bonjour,
                  L’ironie et la caricature ne font pas des arguments.
                  Le personnes qui défendent ici le libéralisme se contentent de dire : le système libéral fonctionne mal car il n’est pas assez libéral !
                  Rengaine connue, puisqu’elle nous est servie depuis des lustres par l’Organisation Mondiale du Commerce et par tous les tenants du pouvoir économique.
                  Citez donc des chiffres, des faits, et proposez-nous des démonstrations, nous verrons bien si elles sont convaincantes.
                  Quant à agiter le cadavre du soviétisme ou le spectre de l’autarcie dès que quelqu’un parle de mettre l’économie sous contrôle politique, c’est une façon assez ridicule d’éviter de parler du fond.
                  Faisons un bilan objectif du libéralisme, du point de vue de la pauvreté, de la répartition des richesses, de l’émancipation des individus et de l’état de l’environnement.
                  Nous verrons alors qu’il est grand temps d’en sortir et d’inventer un nouveau système.
                  Cordialement,

                  Aurélien Bernier


                  • Julius Julius 8 juillet 2008 20:02

                    Et vous, Monsieur, proposer autre chose que des solutions anciennes. Toutes vos propositions ont été mises en œuvre, avec des résultats très triste. Il y avait beaucoup de "systèmes nouveaux " inventé, vous avez le choix : l’Union soviétique, Chine communiste, Cambodge, Corée du Nord, de Cuba, le Vietnam, l’Allemagne nazie, ... Ils ont tous essayé diverses incarnations du même système central. Et ils ont tous terminé dans le désastre économique et humain. Et ils ont tous considérablement amélioré la situation économique et sociale quand (si), ils ont adopté le modèle libéral.

                    C’est vous qui tente de réanimer vieux cadavre sovietic.


                  • ronchonaire 8 juillet 2008 21:56

                    L’ironie et la caricature sont d’excellents arguments, surtout lorsqu’ils sont utilisés à bon escient.

                    Les commentaires qui vous ont été adressés ont montré les limites de votre raisonnement. Cela fait environ 200 ans que les économistes étudient les effets de la fiscalité, que ce soit théoriquement ou empiriquement ; toutes les taxes possibles et imaginables ont été étudiées en long en large et en travers. Tout cela pour dire que les effets des mesures que vous proposez sont déjà connus et que si elles ne sont pas mises en place, c’est tout simplement parce qu’elles ne constituent pas la bonne solution au problème posé.

                    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas d’Etat ; associer le libéralisme a la "loi de la jungle" est vraiment très mal connaître les fondements théoriques (presque philosophiques) du libéralisme. Le libéralisme a besoin de règles claires et qui soient respectées de tous pour être efficace ; ce n’est pas le cas aujourd’hui et c’est ce qui explique que certains "se gavent". C’est dans ce sens-là qu’il faut comprendre que nous avons besoin d’un monde plus libéral.


                  • Barbathoustra Barbathoustra 8 juillet 2008 22:26

                    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas d’Etat ; associer le libéralisme a la "loi de la jungle" est vraiment très mal connaître les fondements théoriques (presque philosophiques) du libéralisme.

                    >

                    Le libéralisme philosophique qui prone la liberté d’entreprise n’a jamais existé et n’existera jamais. Le système actuel lui n’a pas besoin de liberté d’entreprise plus que nécessaire mais bien du travail de masse  ! Alors fichez nous donc la paix avec vos sornettes ! Il n’y a pas de bon et de mauvais libéralisme.


                  • ronchonaire 9 juillet 2008 09:19

                    Et vous le créez comment le travail de masse, sans liberté d’entreprendre ?!


                  • JPL 9 juillet 2008 12:45

                    à ronchonaire qui écrit : "Cela fait environ 200 ans que les économistes étudient les effets de la fiscalité, que ce soit théoriquement ou empiriquement"

                    Ma foi 1) les études théoriques en économie n’ont jamais fourni de base solide que l’on puisse confirmer de manière expérimentale, c’est pour cela que beaucoup contestent à l’économie le statut de science et 2) toutes les taxes n’ont pas été expérimentées (voir par exemple la fameuse taxe Tobin)
                    Il n’y a rien de plus imbécile que d’écrire qu’on a fait le tour de tout et qu’on n’a plus rien à inventer ou trouver
                    C’est du conservatisme à l’état pur

                    "Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas d’Etat ; associer le libéralisme a la "loi de la jungle" est vraiment très mal connaître les fondements théoriques (presque philosophiques) du libéralisme"
                    Justement au contraire : l’essence du libéralisme c’est de faire confiance d’abord à la loi du marché, à la prétendue main invisible d’Adam Smith, le fondateur du libéralisme. Il est vrai qu’il y a eu ensuite plusieurs écoles du libéralisme, dont l’une qui conservait l’idée d’un rôle régulateur minimal pour l’état. Mais celle qui domine actuellement est celle de Hayek, l’ayatollah du libéralisme. C’est elle qui inspire la majorité de l’UMP depuis 15 ans, c’est elle qui a fait de la baisse des taxes l’alpha et l’omega de toute politique et de la dérégulation le principe fondamental à appliquer.


                  • ronchonaire 9 juillet 2008 17:40

                    L’UMP, un parti libéral inspiré par Hayek ?! Soyons sérieux deux minutes : l’UMP est un parti conservateur et interventionniste, dans la grande tradition des partis politiques français d’ailleurs. Il n’y a pas d’hommes politiques libéraux en France, encore moins de parti.

                    Quant aux taxes, je maintiens ce que j’ai écrit : la politique fiscale est un domaine où les connaissances des économistes sont plutôt avancées ; en particulier, les mécanismes par lesquels les différents types de taxes agissent sur l’économie ont été beaucoup étudiées, tant est si bien que nous avons les idées relativement claires sur ce qu’il faut faire et ne pas faire en matière fiscale. "L’expérimentation" nous a quant à elle été fournie par les Etats eux-mêmes au cours du temps, validant d’ailleurs la plupart des travaux théoriques.

                    Ceci dit, cela ne signifie pas que toute politique fiscale serait inutile ; je tenais simplement à rappeler que le "remède miracle" ne se trouve certainement pas à ce niveau, tant les effets des taxes sont prévisibles.


                  • JPL 12 juillet 2008 14:30

                    à ronchonaire : je sais bien que les libéraux qui se considèrent comme pur jus (je parle là de ceux qui défendent l’approche dite du libéralisme économique) se défendent toujours de toute assimilation à tel ou tel autre groupe.

                    Ceci dit, la vulgate essentielle de l’UMP c’est la dérégulation, comme en ce moment la réforme du droit du travail centrée sur l’accord entre l’employeur et l’employé, en relégant au second plan les conventions collectives et même la loi. Si ce n’est pas en filiation directe de Hayek et de sa vision suivant laquelle toute approche collective doit être condamnée car ne pouvant s’accomoder de l’autonomie des individus...

                    C’est cette "philosophie" des sociétés, profondément malsaine et contradictoire avec l’essence même de ce qu’est une société, qui est critiquable chez lui, et inspire de plus en plus notre monde de plus en plus individualiste.


                  • JPL 12 juillet 2008 14:42

                    à ronchonaire qui écrit "Quant aux taxes, je maintiens ce que j’ai écrit : la politique fiscale est un domaine où les connaissances des économistes sont plutôt avancées"

                    Bien sûr, bien sûr, on a fait le tour de tout et on maîtrise absolument le sujet...
                    C’est d’ailleurs pour cela que la hausse de TVA / TVA sociale a conduit à tant de débat finalement non conclusifs.
                    C’est aussi pour cela que la structure fiscale varie tant d’un pays à l’autre, signe évident du fait que tout le monde est d’accord sur la même vérité absolue bien connue de tous...


                  • Jean Lasson 8 juillet 2008 21:48

                    Les défenseurs dogmatiques du système actuel nous ressortent, comme d’habitude, le discours "TINA" (there is no alternative). Avec les anathèmes habituels qui leur servent d’argument.

                    Mais quand les gouvernements des deux pays emblématiques de leur idéologie, les USA et le R.-U, interviennent dans l’économie, allant jusqu’à nationaliser une banque, ils ne protestent pas. Quand ces pays prendront des mesures pour juguler la spéculation, ils ne protesteront toujours pas, trouveront cela tout à fait normal et justifié. Les USA font ce qu’ils veulent, eux. Ce sont les autres pays, dont le nôtre, qui n’ont pas le droit de déroger au dogme...

                    Finalement, se rendent-ils compte, ces grands libéraux, que ce sont eux qui manquent de pragmatisme, eux qui suivent aveuglément la "ligne du parti", eux qui imitent les communistes d’il y a 30 ans. Comme Georges Marchais en son temps, ils nous rebattent les oreilles avec le bilan globalement positif du néolibéralisme, contre toute évidence.

                    There is no alternative ? Eh bien si, justement. Le système néolibéral est mort, pourri jusque dans ses entrailles les plus profondes : le système monétaire. Ils verront de leur vivant, nous verrons tous, l’enterrement de cette charogne.


                    • Julius Julius 8 juillet 2008 22:03

                      Bien sûr, il existe des alternatives. Beaucoup de solutions ont été essayées, avec des résultats divers. Certaines solutions sont couronnées de succès, d’autres ne le sont pas. Toutes les alternatives "dans votre direction" ont échoué. Le moins libérale le système a été, la plus profonde a été la chute. L’exception n’existe pas.


                    • Jean Lasson 8 juillet 2008 22:17

                      C’est ça : connaissez-vous donc le taux de croissance du Venezuela depuis quelques années ? Ou encore celui de la Russie sous Eltsine (libéral), puis sous Poutine (nettement moins libéral) ? L’évolution du niveau de vie et surtout de la qualité de vie au RU depuis Thatcher et aux USA depuis Busch fils ?

                      En fait, on observe exactement le contraire de ce que vous affirmez. Mais je vous accorde qu’une partie de la population des pays qui subissent la mondialisation néolibérale, voit sa richesse monter énormément. Le seul petit problème est que cette partie ne représente que 1 ou 2 % de la population. Le néolibéralisme est nuisible pour 99 % de la population.


                    • Julius Julius 8 juillet 2008 22:51

                      Russie sous Yetlsin était dans la situation très particulière. Il a perdu toutes ses colonies. Avant l’effondrement, la moitié de l’Europe s’emploie à nourrir la Russie. Lorsque la Russie a perdu tout cela, elle a dû transformer complètement son économie. Et ce n’est pas facile.

                      Venezuela économie dépend du prix de l’essence. Aujourd’hui, le Venezuela bénéficie de la haute prix du petrol. Malgré cela, le Venezuela souffre des 10-20% d’inflation.

                      Le niveau économique des USA sous Reagan et GB sous Thacher a été de plus en plus forte. Il ne s’agit pas d’un accident, que R. Reagan a été élu deux fois avec une grande distance et sa popularité était de 75% à la fin de son second mandat.


                    • Jean Lasson 8 juillet 2008 23:28

                      Le clan d’Eltsine tapait dans la caisse (ex : disparition des 10 milliards de Dollars prêtés par le FMI) et faisait cadeau des grandes entreprises aux copains (ça nous parle en ce moment), comme tout bon libéral au pouvoir ...

                      Bush aussi a été élu deux fois et ce n’était pas non plus un accident... smiley

                      La qualité de vie au RU s’est considérablement dégradée depuis Thatcher (explosion des travailleurs pauvres, etc.)

                      Malgré les efforts de TF1 et consorts, tout le monde le voit bien maintenant. Votre libéralisme est juste une façon d’enrichir les puissants en volant les pauvres. Votre libéralisme, c’est celui de la Mafia.





                    • JPL 12 juillet 2008 14:54

                      à Julius qui écrit
                      "Le niveau économique des USA sous Reagan et GB sous Thacher a été de plus en plus forte. Il ne s’agit pas d’un accident, que R. Reagan a été élu deux fois avec une grande distance et sa popularité était de 75% à la fin de son second mandat."

                      Oui... il est bien connu que Reagan a laissé une économie en pleine forme, avec juste une dette qui avait explosé et une crise économique latente qui a explosé à la figure de son successeur Bush père, lequel n’a en conséquence pas été réélu..
                      Quant à Miss Thatcher, ne pas oublier que 1) le développement de l’exploitation des réserves pétrolières au large de l’Ecosse a été un formidable ballon d’oxygène pour l’économie britannique et 2) elle a laissé un pays à l’industrie dévastée, ce que ledit pays n’a pas fini de payer...

                      A contrario, à propos de votre formule suivant laquelle seules les politiques libérales marcheraient :


                      - comment expliquez-vous l’explosion économique de pays à économie administrée comme l’Allemagne des années 1850-1930, le Japon de 1870 aux années 70, la Corée dans la seconde partie du XXe, Singapour durant la même période etc. ? et a contrario la stagnation de tous les pays sous gouvernorat FMI+Banque Mondiale qui ont eut à appliquer des déréglementations ?


                      - comment expliquez-vous que l’Angleterre ait construit sa puissance industrielle entre les années 17850 et 1880 à l’abris de belles barrières protectionnistes ? Que les Etats-Unis aient fait de même du XIXe au début du XXe (en gros jusqu’aux années 20) ? Pouvez-vous citer un pays important dont l’économie se soit développée en appliquant réellement les règles du libéralisme et sans bénéficier d’une ressource naturelle importante ?

                      Je suis désolé mais l’histoire va à l’encontre de vos affirmations


                    • Barbathoustra Barbathoustra 8 juillet 2008 22:15

                      Pour les libéraux, il n’y a jamais de problèmes de ressources de toute façon. Il n’y a que des problèmes liés aux limites technologiques d’exploitation. Pour eux, il suffit de les améliorer tout en assurant la transition avec une nouvelle. Pour le reste, il y’aura toujours LA solution à temps pour nous sauver. Pour les libéraux, il n’y a que des problèmes de temps à la limite ... Voilà pourquoi :

                      Il faut avoir confiance dans le génie humain et être optimiste : voilà la seule et unique réponse que vous obtiendrez d’eux, j’en ai bien peur Abernier ... Pour le reste, vous ne récolterez que le plus profond mépris et passerez pour un imbécile de screugneugneu franchouillard raleur, pessismiste et j’en passe ...

                      Au moyen âge des gens faisaient semblant de croire en Dieu pour éviter d’avoir des ennuis, et bien là c’est un peu la même histoire qui recommence. Bref, un conseil : faites comme moi ; dites que vous croyez dans leurs histoires de progrès et de croissance infinie, vous aurez moins d’emmerdes ;)




                      • Julius Julius 9 juillet 2008 00:31

                        > Il faut avoir confiance dans le génie humain et être optimiste

                        Oui, absolument. Les libéraux croient en la créativité humaine. Anti-libéraux ont toujours leur solution, qui devrait être forcé contre le peuple. Libéraux estiment que les gens vont trouver la meilleure solution. Anti-libéraux considèrent que les gens sont des idiots qui devraient être réglementées. Et si les gens ne sont pas d’accord - ...

                         Cela été bien décrite dans La Route de la Servitude par F.A.Hayek.



                      • Barbathoustra Barbathoustra 9 juillet 2008 01:34

                        Pas du tout. Ce revirement idéologique au sujet de l’épuisement des ressources naturelles date plutot des années 60-70. Pendant longtemps, les libéraux étaient alignés sur les positions " malthusiennes " va t’on dire de Ricardo ( pénurie inévitable = nécessité de réguler la population humaine ).

                        M’enfin bref .... Amen !!!


                      • Le péripate Le péripate 8 juillet 2008 22:46

                        Il paraitrait que des libéraux défendent le libéralisme en usant de cet argument : si le libéralisme ne fonctionne pas, c’est qu’il n’est pas complet. Faux et archi faux. Cet argument a toujours été celui des totalitarismes. La meilleure preuve, c’est qu’il suffit d’un gramme de liberté dans n’importe quel système autoritaire pour lui donner un second soufle. La Chine communiste en s’en sort que parce qu’elle a introduit un soupçon de libéralisme dans sa société. Et ce qui ne marche pas est dû au collectivisme résiduel, pas au au libéralisme qui, même à dose homéopathique transforme en or le plomb qu’il touche. Il n’est donc pas besoin d’un libéralisme total pour que ça marche, chaque millimètre de liberté est bon à prendre.

                        C’est pour ça que le choix de la liberté est, à toutes les étapes, rationnel. Et c’est parce qu’il est toujours rationnel que le libéralisme gagne tous les jours du terrain. Il suffit de ne pas être trop pressé, et de ne pas trop écouter les prophètes du pessimisme et du déclin.


                        • Barbathoustra Barbathoustra 8 juillet 2008 23:25

                          La Chine libérale, on aura tout entendu. N’importe quoi ...

                          Si la Chine s’en " sort " c’est uniquement que c’est un pays pauvre qui a tout intéret à jouer l’ouverture ! La " liberté " n’a rien à fiche la dedans.


                        • Thoth 8 juillet 2008 23:30

                          Et si le Sarko en question avait "un pet-au-casque" comme disent les militaires ?

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