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De Davos à Mélenchon

Dans l’information des masses jugées certainement trop ignorantes par les médias nous ne trouvons pas une information générale nationale, concernant la plus emblématique des réunions de tous les décideurs que compte notre monde, qui se réunissent à Davos pour se fixer des objectifs "Façonner le monde de l’après-crise" (Shaping the Post-Crisis World) avec pour objectif de développer une approche globale et systématique afin d’améliorer l’état du monde et d’intégrer tous les acteurs de la communauté internationale. 

Du 28 janvier au 1er février, l’élite des décideurs économiques et politiques, des patrons d’organismes internationaux et des leaders religieux sont rassemblés dans cette station de ski des Alpes suisses. Tandis que les opposants se font bousculer dans les rues de cette station, se tient à Belem la réunion annuelle du Forum économique mondial pour 2009, en vue de discuter d’un certain nombre de questions mondiales urgentes.

Chaque année, en janvier, près de 2 400 acteurs économiques, politiques, scientifiques et sociaux se retrouvent à Davos pour discuter des thèmes qui façonneront le monde de demain.

Les principaux membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se sont entendus pour dire qu’il est nécessaire d’organiser plus de réunions ministérielles cette année afin de faire avancer les négociations commerciales du cycle de Doha, a déclaré samedi la ministre suisse de l’ Economie, Doris Leuthard.

"Probablement, une première réunion pourrait même avoir lieu avant la réunion du G20 en avril", a indiqué Mme Leuthard après une rencontre ministérielle informelle de 18 membres majeurs de l’OMC en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos.

Deux autres réunions ministérielles pourraient avoir lieu en juin et juillet respectivement, a-t-elle ajouté au cours d’une conférence de presse tenue conjointement avec le directeur général de l’OMC, Pacal Lamy.

M. Lamy a confirmé que davantage de réunions ministérielles sont nécessaires pour réaliser une percée en 2009 dans le cycle de Doha. Le cycle de négociations actuel a été lancé à Doha en 2001. Le directeur général de l’Organisation mondiale (OMC) du commerce Pascal Lamy avait tenté sans succès d’obtenir un accord fin décembre. La crise financière et économique a depuis accentué les tentations protectionnistes, à l’inverse des efforts de libéralisation du commerce.

C’est cocasse de constater que c’est un socialiste qui défend mordicus la loi du marché alors que l’on ne s’en sortira que si les états reprennent la main dans la création de la monnaie pour mener à bien une politique de changement que demande notre survie, car les banquier se sont discrédités sérieusement comme animateur potentiel d’une vision de l’avenir humain à long terme. Et infirme de fait l’axiome d’Adam Smith, et je l’espère mettra un terme à ce libéralisme qui exclut la vision « Lookéenne ».

"Les ministres sont inquiets car ils sont sous la pression intérieure politique et ce qu’ils entendent chez eux est que le commerce doit aller aux toilettes".

"Laisser partir le commerce avec l’eau de bain est une grande erreur (...) L’ouverture du commerce n’est pas parmi les causes de la crise".

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a estimé samedi devant le Forum économique mondial à Davos que la crise économique mondiale risquait de provoquer "des troubles sociaux".

"La situation actuelle comporte deux risques majeurs : des troubles sociaux et le protectionnisme", a déclaré la ministre.

Ces deux risques sont alimentés par "la chute de la croissance économique et par le fait que les États doivent engager l’argent des contribuables" dans les plans de relance et de sauvetage, a-t-elle expliqué.

La ministre a souligné l’importance de la réunion du G20 prévue le 2 avril à Londres. "Pour restaurer la confiance dans le système financier, nous devons donner un signal extrêmement fort dès le 2 avril", a-t-elle dit.

"Nous devrons indiquer trois ou quatre sujets sur lesquels nous agirons et pas seulement sur lesquels nous serons d’accord", a-t-elle ajouté en citant les questions de la supervision bancaire internationale et de la transparence.

La ministre française a déclaré que les mesures qui seront prises devront être "vendables en termes politiques" aux opinions publiques, être "techniquement solides" et "applicables".

Pour ceux qui pensaient que notre président avaient la volonté d’envisager une nouvelle société, les déclarations de la ministre sont claires, l’on continuera dans le markéting politique pour socialiser par le discours des mesures « libérales ».

Mr Lamy du parti socialiste, je dirais Royaliste, comme Mr Strauss-khan Directeur du FMI.

Il me semble donc illusoire d’envisager un changement profond surtout quand l’on entend un responsable comme Mr Lamy dire que le commerce n’y est pour rien et que l’on sait que les discussions bloquent car des pays ne veulent pas que l’agriculture soit libéralisée comme l’industrie car cela est source de famine pour un certain nombre de pays dans le monde. Ce qu’a déjà créé le marché de la bourse sur le blé, j’en avais fait un article.

Il y a un certain culot à dire que le commerce, l’OMC n’y est pour rien dans l’explosion de cette crise, comme s’il n’était pas à la source des inégalités de répartition de la richesse qui ont conduit des individus à être insolvables.

En attendant de connaître les décisions du Forum économique mondial, la note d’espoir vient de l’ONU. 

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) salue l’accent mis sur le traitement des changements climatiques lors de la réunion de cette année. Cette préoccupation se reflète particulièrement dans le message « Forger une opportunité de sortie de crise » sur les changements climatiques, publié aujourd’hui à l’intention des participants de la réunion de Davos.

Ce texte signé sur la question par un groupe prestigieux de dirigeants mondiaux, souligne à juste titre que peu de problèmes sont aussi graves pour l’avenir de l’humanité que celui des changements climatiques.

La réponse que nous devons apporter à la crise économique mondiale actuelle nous fournit une occasion unique de donner un nouvel élan à notre réponse aux changements climatiques. Une part significative des ensembles de mesures d’incitation fiscales visant à contrer la crise doit être consacrée à des investissements utilisant efficacement les ressources et générant peu de carbone. Si une impulsion fiscale anticyclique peut relancer le processus de transition vers des économies générant peu de carbone, il y a besoin sur le long terme de politiques qui garantissent des incitations et un financement forts et prévisibles en vue de réduire les changements climatiques. Etablir un prix du carbone d’une manière qui reflète les véritables coûts sociaux de l’émission de gaz à effet de serre ainsi que les avantages qu’il y a à opter pour une technologie sans carbone doit être une priorité dans le cadre de la politique d’atténuation des changements climatiques à long terme.

C’est donc de la pression écologique qui aura raison du capitalisme et non la raison humaine.

Il reste certainement le plus difficile à faire ; trouver un parti qui voudra avec les acteurs socio-économiques relever ce pari colossal.

La recette d’une relance économique par la consommation est une solution momentané pour redonner confiance, elle relancera aussi l’investissement, sauf que ce n’est plus dans la consommation destructrice qu’il faut le faire, et nous n’avons aucun outil pour théoriser cela, et l’incitation fiscale sera insuffisante si la politique ne reprend pas les rênes avec les moyen financiers, mais pas ceux des banquiers.

C’est une question de décision politique particulièrement difficile qui s’instaure par la pression de la pollution environnementale.

Entre sa dénonciation qui, du plus médiatique remonte à 1974 avec Dumont, à aujourd’hui a demandé 30 années pour en arriver à une conscience collective. Cela va peut-être demander autant pour parvenir à une réalisation économique à laquelle s’oppose celle d’aujourd’hui pour laquelle nous votons en ce moment.

Cette crise est une opportunité pour changer de mode de vie et de production, et en cela la politique de notre président ne s’y inscrit pas dans une organisation démocratique comme je m’en suis expliqué, parce que je ne le pense pas sincère, tandis qu’à gauche ils ont tout à reconstruire pour envisager cette transition, sans détruire ce que le capitalisme a généré par ses conflits, ce qui en deviendra une source de fait.

Notre président ne veut que changer les règles de la spéculation financière, qui si ces sommes de monnaie se déplacent vers l’investissement productif comme il le veut, cela va être catastrophique, c’est pour cela qu’il faut opérer des sélections, leur trouver d’autres orientations et une qui n’est pas polluante est le développement de l’enseignement pour adulte, développer notre cerveau où se trouve nôtre futur.

Ce serait miraculeux que le nouveau parti que lance aujourd’hui Mélenchon, soit un trait d’union vers ce monde plus social qu’économique.


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15 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 2 février 2009 10:49

    dommage qu’un ouragan ai pas emporté avec lui ce ramassis de ploutocrates à Davos pendant leur grand messe , otant la pollution la plus grave de la planète !  smiley


    • foufouille foufouille 2 février 2009 11:28

      une epîdemie de peste ca aurait ete mieux


    • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 11:29

      bonjour le chat

      les réunions de Davos qui remontent à l’initiative d’un suisse, dont j’ai oublié le nom étaient pavées de bonnes intentions, le temps en à fait un lieu de rencontre des puissants. Il n’était pas courant que le grand public soit informé de ce qu’il s’y raccontait, mais les observateurs sociaux y prétaient atttention, car des personnages puissants se définissaient des orientatioins qui touchaient notre quotidien. J’ai le souvenir qu’en 1995 je crois, Mr Bill Gate s’était fait remarquer en mettant en garde ses confrères contre les excés du capitalisme qui selon lui redonnerait naissance à un renouveau de l’anti capitalisme. En cela il avait vu juste.

      cordialement.


    • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 11:31

      bonjour foutrearien

      c’est dangeureux nous sommes à côté.

      cordialement.


    • Parpaillot Parpaillot 3 février 2009 00:00

      @ ddacoudre :

      " ... les réunions de Davos qui remontent à l’initiative d’un suisse, dont j’ai oublié le nom ..."

      Il s’agit de M. Klaus Schwab

      ... et pour faire plaisir au matou, voici un résumé illustré de ce Forum : (ici)

      Cordialement !


    • LE CHAT LE CHAT 3 février 2009 09:27

      @parpaillot

      c’est pas moi , c’est lui , m’sieur !  smiley smiley smiley

      amicalement


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 2 février 2009 11:53

      ddacoudre

      C’est avec plaisir que j’ai lu votre exposé sur Davos. Vous avez su apporter la vision du Nord qui complète bien cette vision du Sud. Davos et Belem, deux mondes qui se parleront peut-être un jour.

      Pierre R. Chantelois


      • gaelec 2 février 2009 12:23

        Impossible ! Ne mélanchon pas les torchons avec les serviettes !


      • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 15:20

        bonjour gaelec

        on ne lui avait pas dit que c’étai impossible il là fait.

        merci pour ce trait d’humour.

        cordialement.


      • gaelec 2 février 2009 16:16

        Bonjour ddacoudre

        Ci-dessous : Extrait d’un article sur le climat qui règnait à Davos cette année

        Davos-2009 a donc proclamé officiellement que leur système est effectivement en voie d’effondrement, que leur religion est en déroute, que leur Dieu n’est même plus en réparations puisque le garage semble avoir été déserté. On peut avancer sans trop de crainte de se tromper qu’au cœur des psychologies et au fond des âmes, – car ils en ont, tout de même, – un palier supplémentaire et peut-être décisif dans la réalisation du désastre et de l’effondrement a été atteint. Toute la classe dirigeante du monde s’est retrouvée pour conclure, chacun regardant l’autre et lisant dans ses yeux, qu’il se passe effectivement quelque chose d’une immense gravité.

        C’est un pas important en avant qui a été fait. Notre monde virtualiste et schizophrène fonctionne par la communication, c’est-à-dire par la psychologie. Davos-2009 a été comme une immense et très coûteuse séance de psychanalyse, pour permettre de libérer un certain fort grand nombre de psychologies bloquées, pour faire prendre conscience à nombre d’esprits contraints qu’effectivement ce n’est pas une sornette, qu’effectivement il s’agit bien de la crise systémique par essence, de la Grande Crise générale du système. Tous ces gens ont découvert qu’il existe aussi une possibilité, qu’après la crise “il n’y a 	plus d’après”.

        Article complet ! http://www.dedefensa.org/article-davos_hors-piste_a_la_derive_30_01_2009.html

        Bonne lecture
         


        • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 21:19

          bonjour gaélec

          merci pour cet extrait je suis allé lire ton lien.

          je crois qu’il y a toujours un aprés peut-être qu’ils ne sont pas en état de l’accepter tant le coup est rude pour leur ego et leur certitude. mais je ne pense pas que le système banquier s’écroule, les banques de type usa ont plus de difficulté que celles des français anglais où allement qui n’ont pas leurs oeufs dans le même panier. je pense que le signal des Etats qui dit qu’ils ne laisseront pas s’écrouler le système doit les rassurer.

          maintenant je l’espère le futur cera différent car une fois rasséné qu’elle que soit les règulations mise en place elles retrouveront ce qui fait leurs fonctions faire des profit, et donc reconstruiront un autre cycle de crise, même si ce n’est plus avec les prêts hypothécaires. le problème est là, est ce que les Etats reprendront la main en ce qui concerne la création de monnaie pour accompagner, un développement propre dans lequel les banques n’investiront pas, 

          croire que cela viendra de découverte qui seront inovante et rentable est déjà une erreur qui risque d’écarter des inovation viables parce que elle ne réponde pas au critère de rentabilité du profits qui nous à mis dans la merde.

          nous ne sommes pas sur cette voie et il ne faut pas compter sur notre président pour cela à moins qu’il me fasse mantir pour le moment il prend les français pour des billes, même si je suis d’accord avec le sauvetage des banques.

          cordialement.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 2 février 2009 16:58

          " Les ministres sont inquiets car ils sont sous la pression intérieure politique et ce qu’ils entendent chez eux est que le commerce doit aller aux toilettes".ai-je lu, Ddacoudre,

          Il y a deux pôles de commerce. Le petit qui est mangé par la banque qui va racheter son stock après faillite et le revendra dans les magasins farfouille, et qui s’installera devant l’église entre la générale et l’agricole. Et le gros, qui en périférie des grandes villes impose à chacun d’avoir une voiture et donc fait marcher le commerce. Ce qui tue l’ensemble, c’est l’économie de marché qui à l’inverse du troc et de l’échange, fait appel à la banque...Si le petit a été par la loi entravé de vendre les confections et productions locales, ce qui réduisait tous les coûts de transport et fournissait du travail, le gros en l’absence de concurrence fait des prix qui incluent la construction du super marché suivant, voire au Sénégal. Sa marge peut atteindre des sommets quand elle achète un polo à un Bengali qui donne un centime à l’ouvrier, et qu’elle revend cent fois, mille fois plus cher.

          Votre article serait presque rassurant puisqu’il déclare qu’ils ont enfin pris conscience de la situation trop tard...mais de savoir qu’il y a trente ans un homme avait dit vrai et entrainé une génération de soixante huitards aujourd’hui à la retraite...en vain ! Tout a néanmoins perduré malgré la résistance. Ce n’est pas rassurant parce que cela veut dire que ce ne sont pas nos politiques qui décident mais qu’ils sont victimes d’encore plus puissants qu’eux...Et surtout, que nous avons tous été parfois pour certains, toujours pour beaucoup...complices.

          Bien à vous et merci pour cette lumière d’espoir. L.S.


          • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 18:14

            bonjour lisa

            oui lisa il y a toujours un lendemain, j’ai fait un article sur l’enterrement définitif d’Adam Smith qui a fait un excellent ouvrage sur la richesse des nations, mais l’axiome qui la rendu célébre et justifié tout ce qui c’est fait jusqu’a aujourd’hui s’écroule,. sauf comme tu le dis si bien, qu’on ne peut pas le laisser s’écrouler,

            C’était un autoroute où les puissants y roulaient de plus en plus vite grâce à la technologie en ayant interdits toutes les bifurquations que l’on trouve sur une nationnale pour pouvoir l’emprumter et se dégager quand sa coince. D’avoir fermer toutes les autres possiblités ils sont allés dans le mur et nous sommes obligés de redresser la carcasse car nous sommes dedans et nous avons contribué à l’accélérer. sauf que certains se rendent compte que l’on ne pourra plus rouler avec ni à la même vitesse, ni longtemps sans chnager de véhicule et de route.

            il y aura bien sur une recomposition du commerce, mais je n’en ai pas idée.
            cordialement.


          • Annie 2 février 2009 19:03

            Beurkk ! Davos,
            La dernière en date au cas où vous n’en auriez pas été informé est que les Nations Unies ont organisé une prise d’otages à Davos. Tous ces pontes de la finance, des affaires ont été pris en otages pour vivre ce que vivent de vrais otages et apparemment ils vont rentrer chez eux complètement changés. Un coup médiatique pour faire oublier qu’il s’agit d’une réunion de nantis, se demandant comment ils vont pouvoir le rester.


            • ddacoudre ddacoudre 2 février 2009 21:29

              bonjour annie

              oui ce ne sont que des nantis qui aujourd’hui ont peur, et il se pourraient bien si les partis politique ne sont pas attentif que de cette peur en ressorte une frénésie qui les poussent en mettre en place au non d’une régulation sytémique des crises, un vérouillage du système encore plus dramatique.

              cordialement.

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