Re tzecoalt
En disant qu’il n’y a pas de solution je voulais entendre solution ultime.
J’ai écris un article qui je pense ne passera pas ou au travers d’une étude
sur l’importance de la surpopulation et de l’espace disponible, nous pouvons
nous trouver dans une situation sans solution où avec seulement des
réorganisations permanentes.
Cette étude démontre, que l’espace sécurisant est de nature à assurer la
protection d’un individu, d’un groupe, il permet au dominant alpha de perpétuer
son groupe, son espèce dans le cadre de son bagage instinctif. Par contre tous
ceux qui sont soumis au stress de la concentration et de l’insécurité de l’espace
perdent leur repère instinctif, et se lance dans une course poursuite sans fin.
Quelque part nous sommes dans ce cas en permanence à la recherche d’une
solution.
Je pense que tu as assez d’esprit pour y trouver les éléments indicatifs de
compréhension, qu’il me semble que tu détien déjà.
Il y a des années que je connais cette étude, elle est de nature à permettre
la réorganisation de la pensé pour comprendre certain de nos comportement. Peu
connu du grand public elle doit être approché avec prudence pour ne pas lui
faire dire ce qu’elle ne dit pas. Son but était d’établir le lien
qu’il y a entre nos comportements et l’espace disponible. C’est grâce à cette
étude que j’ai créé le néologisme « géohistorique » pour
expliquer ce que j’ai déjà dit dans plusieurs articles que le territoire
géographique à une incidence sur notre histoire.
Que la foi et l’ordre rituel sont confondus, l’un vient d’une
interrogation existentielle, l’autre de la nécessité de réguler le cloaque.
L’autre étude sur le même sujet se déroule dans une colonie verticale.
Suivant le résultat des lecteurs d’Ago j’apprécierais l’utilité de la produire.
Mais cette ligne directrice mise en évidence entre l’espace protecteur et
l’espace de circulation que nous connaissons sous le nom d’espace privé et
espace public et toujours et sempiternellement l’objet d’opposition, c’est
d’elle que naissent les notions d’étranger d’immigré et de racisme, c’est d’eux
qu’on jailli les cultures. C’est le maître « déviant » de l’espace
public qui veut en imposer au dominant de l’espace privé. Souvent ce qui me
lise savent que j’utilise le terme de « dominants systèmiques » pour
expliquer que ce n’est pas le dominant alpha qui commande aux peuples,
mais le dominant Bêta, voire Oméga issus de l’obligation de nous
réguler, sous une forme dictatoriale ou démocratique qui y accède grâce aux
structures organisationnelles. Bonne lecture
Dans un enclos divisé en quatre, on a installé une colonie de 80
rats ; chaque division contient de la nourriture, de l’eau et des abris en
auteur : on a calculé que le nombre de 80 est le double du nombre d’une
colonie normale et stable. Dispersés à peu prés également dans les quatre subdivisions,
les rats se trouvent donc dans une situation de surpopulation.
On a rassemblé des mâles et des femelles de même grosseur. Une bonne
distribution de la population entraînait des groupes d’environ 20 individus par
subdivision. Ces subdivisions se trouvent dans l’ordre 1-2-3-4. Les enclos 1 et
4 sont aux extrémités, ils sont moins accessibles que 2 et 3, puisqu’ils ne
communiquent pas entre eux.
Une observation faite à partir des quatre groupes de rats révéla qu’une
minorité se conformait au comportement de la moyenne établie mathématiquement
(un groupe contient au minimum 13 rats et au maximum 27). Un groupe était formé
de moins de 13 individus et un dernier groupe de plus de 27 individus.
L’équilibre des sexes était rompu ; certains groupes comptant beaucoup
plus de mâles que de femelles, à causes de la lutte que se livrent les mâles
pour l’établissement de leur statut social, cette lutte entre mâles étant chose
normale. Toutefois, vu la configuration des lieux de l’expérience, les
résultats de telles luttes sont particuliers. Il était en effet possible à un
mâle d’exercer une domination absolue dans les enclos 1 et 4. Pendant la
période des luttes, les rats inférieurs de tous les enclos avaient pris
l’habitude de se lever plutôt pour pouvoir manger et dormir en paix. Ceux des
enclos 1 et 4, au retour, retrouvaient sur leur unique passerelle d’accès, le
mâle dominant. A la suite de deux ou trois tentatives, complètement vaincus,
ils n’essayaient même plus de réintégrer les enclos 1 ou 4.
Les enclos 1 et 4 sont rapidement passés sous la domination d’un rat
alpha qui y a entretenu un harem. Ce rat, pour garder son statut, n’avait qu’à
dormir au pied de la passerelle et à ouvrir un œil à l’approche d’un intrus.
Quand il s’agissait des femelles de son propre enclos, il ne s’éveillait même
pas. Celles-ci pouvaient aller et venir sans difficulté. L’allure calme et
libre des mâles dominants tranchait sur le comportement des autres individus.
Certains individus inférieurs, parmi les rats oméga, incapables d’avoir des
relations sexuelles avec des femelles tenteront de monter l’un des rats
dominants qui acceptera ces avances.
C’est donc dans l’enclos 2 et 3 que vont se rassembler les individus
bêtas et oméga, incapables de conserver une place dans les enclos 1 et4. C’est
dans ces derniers enclos (1 et 4) que la densité de la population est la plus
faible, le taux de mortalité des jeunes et des femelles y est aussi très bas.
Les femelles de ces deux enclos font, en général, d’excellentes mères,
construisent leurs nids normalement, s’occupent de leurs petits et les
protègent… Le taux de survie est plus élevé. Quant aux enclos 2 et 3, ils sont
caractérisés par une forte densité de population.
On s’aperçoit alors que dans les enclos 2 et 3, il se forme ce que
Calhoun appelle « des comportements cloaque ». Il s’agit d’une
augmentation des comportements sociaux pathologiques principalement dus à
l’accroissement de la densité de population.
Parmi les facteurs qui encouragent la formation de tels
« comportement de cloaque », il faut compter la nourriture. Si
celle-là est présentée sous une forme difficile à prendre, il y a de bonnes
chances pour que tous les rats mangent en même temps et, comme l’accès des
enclos 2 et 3 est plus aisé, ils se retrouveront là en majorité pour manger.
L’instinct grégaire pathologique se développe au point que les rats vont
abandonner les sources d’approvisionnement 1 et 4 au profit des sources 2 et 3.
Les contacts sociaux se multiplient, les ajustements nécessaires seront plus
nombreux.
Autre aspect du « comportement de cloaque », le comportement
des femelles : les enclos 2 et 3 perdent rapidement l’habitude de
construire un nid, ce qui normalement requiert une attention et une activité
soutenues. Au début, elles cessent d’apporter le matériel nécessaire sur
l’emplacement du nid. Leur instinct maternel sera ainsi amoindri. Elles ne
transporteront pus leurs petits pour les préserver d’un danger quelconque. A la
place, elles vont se disséminer un peu sur leur territoire ou encore, les
abandonner quelque part où ils mourront et seront mangés par d’autres rats.
Ajoutons que, durant les périodes de chaleur, une femelle en rut dans les
enclos 2 et 3 est soumise à un très grand stress, dû entre autres au nombre
considérable de mâles. Les conséquences habituelles du rite sexuel ayant
disparu, elle sera poursuivie et on assistera à de véritables viols. Une
femelle qui, d’ordinaire, peut se reposer quelques minutes dans son terrier, se
verra incapable de tout repos car les mâles la suivront dans son terrier. Il n’est
pas étonnant de voir monter alors le taux de mortalité des femelles, puisqu’en
plus celles qui survivent conduiront rarement à terme une grossesse.
Chez les mâles également, la surpopulation et le stress ont des effets
particuliers. Dans les enclos 2 et 3, aucun rat n’a pu exercer une véritable
domination. Celui qui aura atteint une position dominante se verra contraint de
l’abandonner au profit d’un autre après un certain temps.
Les rats les plus agressifs, qui étaient sans doute les plus normaux, présentaient
pourtant des comportements pathologiques comme des attaques enragées (crises de
rage) contre des femelles, des jeunes ou des mâles moins actifs, ou des
morsures répétées à la queue des autres animaux. Ces rats sont des alphas
malades.
En dessous d’eux, il y a des bêtas, caractérisés en particulier par leur
homosexualité (ou encore leur pan sexualité). Ils ne peuvent distinguer entre
mâles et femelles et, chez ces dernières, ils semblent incapables de remarquer
la période de chaleur. Les mâles alpha vont accepter les avances sexuelles des
bêtas mais dans d’autres activités, ils les repousseront dans un état de
subordination.
On peu distinguer au cours de ces expériences deux autres types de mâles.
Ils ont en commun d’avoir renoncé à la lutte pour la domination. Le premier
type est représenté par des individus complètement passifs qui ont l’air de
somnambules dans la colonie. Ils ne font aucun cas des autres rats, de quelque
sexe qu’ils soient et cela même en période de chaleur. Leur apparence extérieure
est normale. Ils sont gros, leur fourrure est lustrée. Ils ne portent pas de
traces de blessures. En somme, ils ont l’air bien adaptés et pourtant leur
désintégration sociale est presque complète. Le second type pourrait s’appeler
les « aventuriers ». Cela sont les plus actif, même s’ils ne luttent
pas pour la domination. Hyperactifs, ils sont aussi homosexuels et mangent
parfois des individus de leur espèce. Tout ceci ne les empêche pas de se lancer
à la poursuite des femelles sans tenir compte des rites sexuel normaux :
approche, accouplement, repos. Ils poursuivent toutes les femelles sans répit
sauf celles des enclos 1 et 4 qui réussissent, grâce au mâle dominant, à leur
échapper. Dans les autres cas, les « aventuriers » poursuivent les
femelles jusque dans leur nid ; là, il leur arrivera de tuer les portées
qui malheureusement s’y trouvent.
« La dimension cachée » par claire Barthélémy traite d’un ouvrage
dan ce sens de d’Edward T. Hall
L’ouvrage de 1966 d’Edward T. Hall, La dimension cachée, s’intéresse
à l’espace social et personnel et à sa perception par l’homme. Pour lui les
crises ethnique, urbaine, éducative sont très liées, car l’homme ignore sa
dimension propre, culturelle, dont la plus grande partie est invisible. Il y a
un façonnement réciproque de l’homme et de la culture. L’ouvrage est
passionnant, il part d’une analyse de la distance chez les animaux pour
développer les différentes perceptions de l’espace chez l’homme, pour bâtir une
anthropologie de l’espace, modèle d’organisation basé sur une bonne
connaissance des besoins selon les cultures sensorielles.