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Accueil du site > Actualités > Economie > De la démotivation au travail, au pays de Descartes

De la démotivation au travail, au pays de Descartes


« On ne trouve plus de bon personnel, les gens ne veulent plus travailler, c’est plus ce que c’était de mon temps... », c’est la complainte de l’employeur.

Réaction frileuse et figée, permettant de faire l’économie de la remise en question globale et de soi-même, mais certainement pas l’économie du coût humain et financier d’un tel gâchis.

Le « c’est pas moi, c’est l’autre » règne ! 80 % des fins de collaborations au travail dans l’hexagone ont pour cause non pas un motif apparenté aux compétences « métier » des collaborateurs, mais des raisons comportementales.

Et comme il n’y a aucune raison de changer une équipe qui gagne, les entreprises, impénitentes, dans leur globalité, persistent et signent dans cette attitude.

Cette approche subjective de la relation interpersonnelle dans la situation de recrutement (tu me ressembles, je m’aime, donc je t’aime...) fait apparaître de graves lacunes dans la démarche poursuivie, et les résultats les enregistrent.

Les managers de proximité, toujours experts dans leur domaine « technique » ne sont pour la plupart pas préparés à la conduite d’une équipe et au management de terrain : ils font ce qu’ils peuvent, comme ils le peuvent.

Des dommages collatéraux se produisent alors de part et d’autre : stress inutile et ravageur, querelles intestines, affaiblissement de la cohésion du groupe et de la puissance de travail individuelle, démotivation des collaborateurs, absentéisme, résistances internes coûteuses, fuite des compétences, énergie gaspillée pour rechercher le successeur sur lequel on projettera en miroir toutes les frustrations de la non-réussite du prédécesseur, etc.

Pourtant, de nombreux pays (Canada, Suisse, Royaume-Uni, Etats-Unis) nous prouvent que l’on peut accroître le taux de réussite des recrutements tout en réduisant significativement le turn-over dans les entreprises.

Et comment s’y prennent ils ? Ils pratiquent une démarche volontaire, lucide, transparente, qui permet de réduire la souffrance au travail au quotidien, d’impacter positivement, fortement et durablement la valeur ajoutée de l’entreprise par l’ « assesment », les tests psychométriques (personnalité, aptitudes comportementales et de résistance au stress, l’identification des axes de motivation et de démotivation du collaborateur, l’enquête de climat social, la formation des managers de proximité).

En revanche, ce ne sont pas des adeptes de la consultation du médium (si, si, j’ai rencontré des dirigeants qui, à la fin d’un process de recrutement, étaient fiers de m’exhiber un magnifique dessin sur papier Canson, digne de ma fille en classe de petite section, et qui validait mes conclusions !), la numérologie, les tarots, la graphologie (dont la démarche à ce jour n’est toujours pas validée scientifiquement, ne serait-ce sur de grandes tendances), la subjectivité de la relation en situation d’entretien (qui ressemble souvent plus à une opération séduction qu’à une démarche réfléchie).

Bref, dans le beau pays de Descartes, nous nous drapons dans le discours rationnel pour mieux, en cachette, pratiquer l’irrationnel et le subjectif.

Latins, nous ?


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193 réactions à cet article    


  • José w (---.---.25.142) 27 septembre 2006 10:27

    En tout cas, pour répondre à la question finale de l’article, l’auteur de ce papier est bien français et bien latin, à toujours fustiger ses compatriotes et trouver que tout est mieux ailleurs... smiley

    Un sport national qui devient un peu lassant.


    • Panama (---.---.198.59) 27 septembre 2006 10:33

      Vous n’avez pas évoqué le principal problème des salariés : l’absence de confiance. Les salariés, dont le niveau de vie relatif fond doucement mais régulièrement depuis deux décennies, sont devenus des mercenaires : c’est donnant/donnant.

      Les patrons eux, voudraient faire perdurer un système très paternaliste (travaillez, je m’occupe de tout le reste) mais tronqué de sa principale substance : la sécurité de l’emploi, et la reconnaissance du travail accompli.

      Désormais règnent les rapports de force. La motivation, sentiment très subjectif, n’a plus sa place dans nos organisations du travail.

      Seule compte la force de travail : je travaille pour toi, tu me donnes un salaire en rapport. Le reste, c’est du papier d’emballage qui ne fait plus illusion à personne.


      • Stravos (---.---.58.60) 27 septembre 2006 17:59

        Bien vu Mr Panama, on ne peut pas effectivement précariser à outrance et attendre de la part des salariés un enthousiasme débordant pour leur employeur. Pas la peine d’avoir fait HEC pour faire ce constat, mais faut croire qu’on n’enseigne pas les évidences basiques aux futurs « managers »...


      • Corwinhawk (---.---.101.8) 27 septembre 2006 10:33

        Voici un exemple d’irrationnalité :

        Je travaille actuellement dans une société de service. Depuis des mois nos managers nous disent qu’il est difficile de recruter. Quand on voit les salaires proposés, qui sont minables par rapport à ce qui est demandé, on a tout compris.

        Voici un autre :

        En deux ans j’ai passé 7 entretiens avec la même boîte. Bizarrement les recruteurs sont toujours très interessés, mais quand il s’agit de signer le contrat, ils ont comme un trou de mémoire.


        • EricB (---.---.61.28) 8 octobre 2006 23:46

          « Je travaille actuellement dans une société de service. Depuis des mois nos managers nous disent qu’il est difficile de recruter. Quand on voit les salaires proposés, qui sont minables par rapport à ce qui est demandé, on a tout compris. »

          Oui, moi aussi, je viens d’arriver « sur le marché de l’emploi », et constate avec surprise (et horreur) que la moitié (au moins) des postes proposés dans ma branche (mais je suppose que ce doit être à peu prés partout pareil) sont des contrats « aidés », avec des salaires de misère : resultats ? En croyant « aider l’emploi » en subventionnant à tout va, les socialistes ont fait baisser la moyenne des salaires de maniere éffarante, et ont empeché les chomeurs quarantenaires de retrouver facilement du boulot, parce qu’ils sont remplacés par des « emplois jeunes » et autres contrats aidés. Pour qui la facture ? Nous tous...


        • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 10:41

          En tant que chef d’entreprise voilà typiquement le genre de réflexion dont je ne veux pas entendre parler : LA MOTIVATION.

          Si le salarié ne l’a pas, je ne la lui donnerais jamais. smiley

          Parceque je ne suis pas son papa (n’est-ce pas Panama ? smiley) et que moi personne ne me la donne cette motivation. Alors on n’est plus à l’école : Réfléchir sur la manière de DONNER de la motivation me fait rire. Qu’elle perte de temps ! smiley


          • chantecler (---.---.4.88) 27 septembre 2006 10:53

            C’est vrai:les esclaves qui ont construits les pyramides en Egypte étaient trés motivés:la vie et la survie !Que du bonheur !


          • BarryAllen (---.---.115.245) 27 septembre 2006 10:59

            Voilà l’exemple-type de la mentalité de l’entrepreneur français, qui donne malheureusement raison à l’auteur de l’article quand il dit qu’en cette question-là, l’herbe est plus verte ailleurs.

            Môssieur le chef d’entreprise, ne vous étonnez pas alors d’avoir des mercenaires comme employés, voire même des robots, qui n’auront aucune initiative personnelle, aucune volonté d’être consciencieux, dès lors qu’ils auront cerné votre mentalité. Mais non vous serez encore là pour pleurer sur ces employés qui sont des tire-au-flanc, ou qui vous donnent leur démission en plein projet.


          • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 11:02

            Pardon « quelle »


          • Corwinhawk (---.---.101.8) 27 septembre 2006 11:06

            La motivation d’un salarié ne peut exister que s’il y a quelque chose pour motiver. Souvent les recruteurs veulent de la motivation, mais ne donnent rien en échange, ou le strict minimum.

            J’ai aussi vu très souvent des managers mettre en place des statégies pour démotiver les collaborateurs. Un collaborateur démotivé, c’est plus maléable, moins critique sur les décisions des supérieurs et ça n’ose pas demander des augmentations.


          • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 11:07

            Mais pas du tout BarryAllen, tu ne m’as pas compris. Je ne motive JAMAIS mes salariés. C’est une idée de l’Education Nationale ça, pour motiver les branleurs . Mes salariés sont motivés par eux-même. Ils sont comme moi : Ce sont donc des amis ! smiley


          • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 11:10

            Corwinhawk, toi aussi tu n’as rien compris. La motivation tu dois la trouver EN TOI-MÊME. Oublie tes idées paternalistes du type qui attend de son boulot la même chose qu’à l’école. Tu n’es plus à l’école où on te disait ce qu’il faut faire. Au boulot tu doit créer ta vie PAR TOI-MÊME. (il est bien cet article finalement smiley )


          • BarryAllen (---.---.115.245) 27 septembre 2006 11:10

            Je vous parle en connaissance de cause : la motivation par soi-même, ça n’a qu’un temps. Elle finira par s’épuiser, s’il n’y a rien en retour qu’un salaire calculé au plus juste et une surveillance sur l’assiduité aux horaires de travail.

            Si vous donnez plus pour maintenir le climat de travail, alors vous ne le savez pas, mais vous entretenez la motivation de vos collaborateurs. Je le souhaite pour la survie de votre entreprise et surtout pour vos employés.


          • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 11:19

            BarryAllen,

            « vous entretenez la motivation de vos collaborateurs. » Je te dis que je ne le ferais jamais. Et eux, qu’est-ce qu’ils font pour me motiver ?

            BarryAllen, Arrête de vouloir le patron paternaliste. C’est fini ça.

            ( cet article est extra )


          • BarryAllen (---.---.115.245) 27 septembre 2006 11:26

            J’espère bien qu’en étant chef d’entreprise, vous avez des raisons d’être motivé. Motivé à quoi, je me le demande, puisque vous n’avez visiblement pas envie de faire de votre entreprise la meilleure de son domaine.

            En plus vous ne comprenez rien. Je ne vois pas en quoi ce que je dis serait une demande d’un patron paternaliste. Je demande un patron qui fasse son boulot, c’est-à-dire tout mettre en place pour que son entreprise fonctionne au mieux. Sans quoi c’est simplement un arriviste qui laisse tout tourner tant bien que mal et se contente de toucher son fric. Et in fine, c’est l’aveu que l’entreprise fonctionnerait tout aussi bien (et tout aussi mal) s’il n’était pas là du tout.


          • Darkfox (---.---.141.125) 27 septembre 2006 11:28

            ah j en pleure de rire... La motivation vient de la société en elle-même et aussi du patron (enfin pour une pme). Un patron dynamique fera tout pour activer sa société en faisant de la R&D, regarder les commerciaux ou participer à l activité commerciale enfin bref il bougera et motivera encore plus les slaariés. Alors qu un patron de PME qui ne bouge pas, qui ne fait rien aui malgrès les interventions alarmistes ou positives se bouge pas n investit pas et ne s investit pas ( limite depressif). Alors la motivation fond comme la neige au soleil.

            Sinon le problème de certaines boites restent avant tout qu elles ne veulent plus s investirent.. elles ne veullent par exemple plus de jeunes pour les former et prefere les plus operationnel et donc plus cher 25-30 ans avec 5 ans d experience :) . (je suis dans ce cas :D )

            Mais ma phrase préférée restera celle la : Tu sais nous sommes dans une petite struture, nous n’avons pas les moyens d augmenter le salaire de nos employés (ps a l époque responsable commercial avec augmentation du CA très importante ...)


          • Corwinhawk (---.---.101.8) 27 septembre 2006 11:31

            Je pense que c’est toi qui est paternaliste en nous donnant des leçons de morale.

            Tu veux comparer l’école à l’entreprise, et bien allons-y.

            A l’école plus tu travailles plus tu as de bonnes notes. Tu ne travailles que pour toi-même et ton travail est directement récompensé, non seulement parceque tu as de bonnes notes, mais parceque tu te construit toi-même.

            En entreprise tes efforts sont rarement récompensé. Le manager ne pense qu’à t’en demander plus alors les conditions de travail et le salaire restent toujours les mêmes. Le travail du salarié fait construire la boîte mais il ne peut pas s’épanouir car il doit rester dans le carcan imposé par ses supérieurs.


          • chantecler (---.---.4.88) 27 septembre 2006 11:41

            Si si:les recruteurs sont trés motivés pour recruter:d’abord ils ont beaucoup de choix,et pourvu qu’ils soient un peu sadique,ils en frémissent de plaisir. En plus c’est trés bien payé...J’aurais aimé être un « chasseur de têtes... »pour pouvoir faire mon numéro....


          • BarryAllen (---.---.115.245) 27 septembre 2006 11:43

            Doucement sur la généralisation, heureusement ils ne sont pas tous et toutes comme ça. Mais j’en ai connu.


          • Darkfox (---.---.141.125) 27 septembre 2006 11:51

            mmhh c ’est vrai que j ai adoré faire passer des entretiens pour des commenciaux :) c’est vrai que ca fait plaisir. Mais sinon la motivation reste avant tout l argent ... en tant que commercial y a que ca de vrai :D


          • Jesrad (---.---.105.16) 27 septembre 2006 12:36

            C’est vrai :les esclaves qui ont construits les pyramides en Egypte étaient trés motivés :la vie et la survie !Que du bonheur !

            Je ne sais pas si il faut rire ou pleurer devant tant d’ignorance... Les travailleurs égyptiens qui ont construit les pyramides étaient volontaires, bien payés et bien traités. Ils participaient à une oeuvre très importante pour leur foi, exactement comme la construction des cathédrales en Europe du 11 ou 12ème siècle, ou plus près de chez nous la fierté à bâtir un pont de Normandie ou Viaduc de Millau ou digue mobile de Hollande.


          • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 13:13

            Darkfox, qu’est-ce que tu veux faire dans la vie ? smiley


          • chantecler (---.---.4.88) 27 septembre 2006 13:48

            Il vaut mieux que tu pleures et reprennes tes livres d’histoire.Tu dois confondre pyramides et cathédrales.


          • Darkfox (---.---.141.125) 27 septembre 2006 14:11

            @IP:xxx.x22.18.195 à l heure actuelle mon boulot de cadre commercial me convient très bien !! :) (les autres boulots étaient moins bien ) néanmoins je rêve d’autres horizons mais c’est une autre histoire (boulanger et achat d’un hotel dans un autre pays )


          • artuh (---.---.119.98) 27 septembre 2006 16:35

            Non, les ouviers qui ont construits les pyramides constituaient probablement « l’élite de la classe ouvrière » de l’Egypte archaïque. Des fouilles entreprises dans les environs des pyramides ont mis à jours les quartiers de ces ouvriers. L’espace mis à disposition, les objets retrouvés, ont bien montré que contrairement à la croyance spontanée, les pyramides n’ont pas été faites par du travail forcé mais par des individus qui bénéficiaent de conditions de vie relativement privilégiées.

            Mais ce préjugé en dit long sur nos préjugés actuels sur notre propre société.


          • artuh (---.---.119.98) 27 septembre 2006 16:36

            darfox, moi aussi (boulangerie). Et j’ai le pays...


          • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 16:47

            C’est très bien Boulanger. Boulanger est le métier que j’aurais voulu faire si je n’avais pu mon entreprise.

            Félicitation Darfox et bonne chance. smiley


          • faxtronic (---.---.127.45) 27 septembre 2006 17:48

            non non les pyramides etait faites par des paysans et des artisans embauches pendant les mois de crus. Les cathedrales par des ouvriers specialises (t’imagine le bordel pour construire Chartre ou Cologne avec ta pelle et ton seau smiley )


          • chantecler (---.---.4.88) 27 septembre 2006 19:38

            C’est sûr que c’est l’élite de la classe Egyptienne qui a manipulé des milliers de pierres de plusieurs tonnes ! C’est quoi tes références historiques ?


          • Xavier (---.---.148.35) 27 septembre 2006 21:29

            Alors que IP:xxx.x22.18.195 dit qu’il ne fera rien pour donner de la motivation à ses employés et qu’il se prend des attaques, je suis surpris qu’on n’évoque pas la démotivation.

            En tant que prestataire de services, je fus d’abord indépendant pour la société X avant d’en devenir un employé. Ma motivation au travail était grande et j’ai effectué sans rechigner (et sans qu’on ne m’y force) mes 70 heures en moyenne par semaine pendant 7 mois sur ma mission en indépendant puis, employé, 60 heures par semaines pendant 5 mois, avant de revenir à 40 heures. Toujours motivé dans mon travail, j’ai été démotivé par le peu de cas que l’on faisait de ma personne, de ma motivation, de la quantité de travail abattu (avec un grand dépassement des objectifs). Petite précision : mon ancien patron-voyou avait vendu mon CV modifié comme un CV de « 3 ans d’expérience » mais me payait au niveau de mon « 1 an d’expérience réelle » et ne tint aucun compte des efforts à fournir pour « paraitre » au niveau de 3 ans d’expérience (d’où les 60 heures smiley ). A la revue annuelle des objectifs et négociation d’augmentation, mon employeur (ex-employeur comme vous l’aurez maintenant deviné) ne connaissait que dans les grandes lignes le cadre de ma mission (alors que la société comptait 2 employés et 2 dirigeants) et n’avait demandé aucune évaluation de mon travail au client. Il m’imposa alors une augmentation dont il avait décidé selon des critères impénétrables et oublieux de mon acomplissement. C’est assez logiquement que je suis allé trouver le client en entretien informel pour lui expliquer la situation. Client que mon ex-employeur avait également doublé sur d’autres affaires sans compter les autres prestataires aux CV revisités voire réinventés qui avaient été fournis en abusant de la confiance du client.

            Alors donner la motivation à ses employés est effectivement illusoire dans mon esprit. Mais entretenir la motivation ou prévenir la démotivation (par exemple en félicitant les accomplissements et les efforts) ne sont pas des pécadilles. Ce sont des gestes ou paroles simples, peu couteux, mais qui entretiennent le succès, la confiance et le respect.


          • Brch90 (---.---.117.202) 22 octobre 2006 12:10

            Vous avez raison mais DANS UNE CERTAINE MESURE. Il faut créer soi-même la personnalité de son poste mais plutôt dans une entreprise de bonne taille.

            Dans une entreprise de petite taille ; soi vous êtes patron donc pas de discussion ou bien vous avez avec un job bien défini et donc rien à créer sinon votre paye à la fin du mois. On crée le modèle de savoir être pour son poste mais pas son travail qui doit être fait et quel soit l’employé en place. Sinon où est la rentabilité ?


          • lss (---.---.243.170) 27 septembre 2006 11:01

            L’auteur de l’article n’a pas tort.

            Lorsque l’on va travailler dans une entreprise, la moindre des choses, c’est quelle soit organisée pour le travail et non pour donner un statut.

            J’ai travaillé dans une PME, une SSII, j’ai vite fait de démissionner même si je trouvais cela peu glorieux. Mais travailler dans un contexte on la prétendue equipe est virtuelle, je trouvais cela lamentable.

            Dans les entreprises US, surtout dans le domaine informatique, il a au moins une ou deux heures par semaine, souvent le vendrdi soir, pour faire le point sur le travail et ce qu’il reste à faire, entre le chef de projet et les programmeurs, dans les entreprises françaises, c’est inexistant, par contre, les « managers » multiplient les réunions inutiles pour se donner de l’importance devant les subalternes. Alors OUI les managers doivent se remttre en cause, ils sont la source première de démotivation encore plus que le salaire (ie « soit un gentil petit mouton, laisse toi gueuler dessus, virer si ça ne marche pas, tout est de ta faute, jamais la mienne ») !


            • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 11:16

              LSS,

              remets-toi TOI-MÊME en cause et dit toi que si tu n’es pas motivé ici, pourquoi le seras-tu aux USA ? Mais tu le sais bien : C’est pour ça que tu restes ici !! smiley

              (j’adore cet article)


            • lss (---.---.243.170) 27 septembre 2006 14:09

              Et encore un jugement à l’emporte pièce basé sur un a priori, un crétin (arriviste) de plus...


            • BarryAllen (---.---.115.245) 27 septembre 2006 11:05

              Cela reste un mystère pour moi que les chefs d’entreprise, qui se revendiquent du libéralisme et du capitalisme, n’aient pas encore compris que l’unique moyen d’optimiser au maximum la productivité, le rendement et la qualité du travail dans une entreprise, c’est de fournir aux employés des conditions de travail qui garantissent la confiance, la motivation, l’implication des collaborateurs dans le fonctionnement de l’entreprise.

              La vision j’oserais dire religieuse du travail a malheureusement encore de beaux jours devant elle en France : « il faut en ch..., sinon c’est pas normal ».


              • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 11:13

                « employés des conditions de travail qui garantissent la confiance, la motivation, l’implication des collaborateurs »

                Et tu ne veut pas en plus qu’il te borde le soir le patron ?

                C’est fini l’école, BarryAllen. Maintenant il te faut vivre par toi-même. smiley

                (il est génial cet article )


              • BarryAllen (---.---.115.245) 27 septembre 2006 11:22

                Honnêtement, la comparaison avec l’école me parait plus que déplacée. L’école n’a rien à voir avec l’entreprise, contexte productif (ou qui se veut comme tel). En plus, je ne vois absolument pas qui dans l’école pourrait remplir le rôle de « donner de la motivation aux élèves ».

                En ce qui concerne notre discussion, à vous de voir. Vous voulez gagner de l’argent ? Vous voulez une entreprise performante, qui écrase les autres en matière de productivité, de qualité du service, de rapport à la clientèle ? Alors vous avez tout intérêt à avoir des gens qui font leur travail dans de bonnes conditions, sont responsabilisés, sont contents de le faire. Toute autre alternative n’est qu’une solution de facilité, se dire que ça marche bien comme ça et puis que de toute façon c’est pareil ailleurs.

                Enfin, C’EST A CA QUE SONT CENSES SERVIR LES POSTES A RESPONSABILITE, ET C’EST CE QUI EST CENSE JUSTIFIER DE LES REMUNERER SI CHER. Si ces gens-là ne font pas leur boulot convenablement, c’est-à-dire optimiser le rendement de leurs subordonnés, alors vous jetez de l’argent par les fenêtres. Mais bon, ça vous regarde.

                En l’occurence, le problème est bien que ces managers se comportent comme les pires des profs. Ils n’en ont rien à taper des problèmes de leurs subordonnés, et si les résultats ne sont pas à la hauteur, ils diront en réunion (conseil de classe) que c’est parcequ’ils ne travaillent pas assez.


              • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 11:28

                Mais BarryAllen, Et toi ? est-ce que tu « en a quelque chose à taper » des problèmes de tes patrons ? Alors tu les prends pour qui ? Papa ? Dieu ?

                Tu continues de prendre le patron pour ton papa. Tu es un salarié paternaliste.

                (Je n’ai jamais vu un article pareil. smiley )


              • BarryAllen (---.---.115.245) 27 septembre 2006 11:32

                Tout dépend du climat de l’entreprise. Si je travaillais pour vous, je n’en aurais certainement rien à taper de vos problèmes, et d’ailleurs j’essaierais de partir à la première occasion.

                Par contre, si je travaille dans une entreprise où on me responsabilise, je me considère comme partie intégrante de celle-ci, et là effectivement je me sentirai concerné par les problèmes, notamment du fait que j’aurai peut-être la possibilité d’y changer quelque chose.

                Et encore une fois, vous voyez le paternalisme à contre-sens. Relisez l’article, le paternaliste, justement, c’est le patron qui décide de tout dans son coin, et les employés sont juste là pour faire le sale boulot. C’est exactement ce dont je ne veux pas.


              • (---.---.18.195) 27 septembre 2006 12:55

                Mais BarryAllen tu ne comprends vraiment rien ! Quand tu dis que tu veux « une entreprise où on me responsabilise » n’est-ce pas l’exacte définition du paternalisme ? Tu attend de ton patron qu’il se comporte comme ton papa et qu’il te donne des responsabilités comme tu l’as vécu à la maison. Ces responsabilités, prends-les au lieu de te comporter comme à l’école ! smiley

                ( c’est le meilleur article de ma vie ) bravo l’auteur smiley

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