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Accueil du site > Actualités > Economie > De la vérité des chiffres en économie

De la vérité des chiffres en économie

Pour paraphraser François Bayrou qui a intitulé son dernier livre « De la vérité en politique », souhaitons aussi une vision juste de la réalité économique du pays, en commençant par des chiffres exacts, compréhensibles et comparables. Par ailleurs, le fait de sélectionner certains diagnostics justes mais en occultant d'autres chiffres ne permet pas d'avoir une analyse complète, juste, circonstanciée. Citons quelques exemples où les chiffres, qui servent un diagnostic couramment communiqué par nos économistes et repris par la classe politique, sont sujets à caution :

 

Le coût du travail dans l’industrie

Le défaut de compétitivité des entreprises est attribué implicitement au coût du travail trop élevé du fait du poids trop important des cotisations sociales. Comme le signale un article de Marianne, l’idée du coût du travail trop élevé en France a été subtilement instillée par le patronat français et son institut COE-Rexecode, au travers de l'étude COE-Rexecode réalisée à partir de chiffres d’Eurotstats, massivement reprise dans tous les médias, écrits et audiovisuels, montrant un coût du travail un peu plus élevé en France qu'en Allemagne (+12%). Or l'Insee vient de publier, voici quelques jours, une mise en garde sur son site Web : cette étude était tout simplement fausse !
J'avais déjà signalé dans cet article que cette étude COE-Rexecode présentait des chiffres incohérents avec ceux de l'Insee, du BIT et de l'OCDE, démontrant l'inverse et en particulier dans l'industrie. L'économiste Philippe Askénazy, directeur de recherche au CNRS, avait aussi averti que les éléments servant à évaluer le " coût du travail " en France par cette étude, étaient fragiles, voire incohérents (étude publiée le 1er octobre 2012 : document de travail ( No 1208 ) du Cepremap).

Le coût du travail sur les secteurs concurrentiels notamment à l'international (surtout l'industrie) n'est pas plus élevé que dans des pays compétitifs els que l'Allemagne. D'après un rapport de l'Insee, le coût du travail dans les industries allemandes serait supérieur à celui des industries françaises. Dans les manufactures, le coût horaire (33€) est le même dans les deux pays. C'est dans le secteur automobile que l'écart se creuse : le coût du travail allemand serait supérieur de 30% au coût français ! La différence est notoire dans les services : le coût horaire en Allemagne s'élève à 26,8€, contre 32,1€ en France. Mais les services sont moins sujets à compétition internationale (restauration, aide à la personne ...).

Autre déformation : il est vrai que le coût du travail dans l’industrie a plus augmenté en France qu’en Allemagne en moyenne sur les dix dernières années, que ce soit en salaire coût complet ou en salaire net versé à l’employé. Cependant maintenant ce coût est du même niveau et même un peu supérieur en Allemagne. Mais ceux qui veulent à toute force baisser les salaires ou ne pas les augmenter présentent le chiffre (exact) de l’évolution pour en conclure que le coût du travail français est trop élevé. Ceci est un syllogisme, une démonstration de sophistes.

Dans cet article, j’avais relevé de même une erreur (ou mensonge) de Nicolas Sarkozy sur le coût du travail pour justifier sa « TVA sociale » : Nicolas Sarkozy cite comme exemple un salarié coûtant en Allemagne 4000 € par mois à l'entreprise, les charges patronales représentant 840 € sur ce montant alors qu'en France, c'est le double ! « Si le "coût du travail" chez nous est supérieur à celui de nos voisins, c'est normal que nous soyons moins compétitifs », dit-il.

Il se trouve qu'il est vrai que globalement les charges patronales sont deux fois moins élevées en Allemagne qu'en France mais qu'en revanche, les charges salariales sont deux fois plus élevées en Allemagne qu'en France, car le salarié prend plus à sa charge sa protection sociale, mais en contrepartie il a un salaire net plus élevé qu'en France. De même que les impôts sont deux fois plus élevés en Allemagne qu'en France. Les salaires bruts avant prélèvement sociaux et fiscaux sont donc plus élevés en Allemagne qu'en France (+34%). Ce sont ces salaires bruts qu'il faut considérer pour considérer le "coût du travail" pour l'entreprise, et non simplement les charges patronales comme l'a fait Nicolas Sarkozy.

Je vous invite à vérifier ces informations, notamment en consultant les chiffres de l'Insee et d'un rapport de la Sécurité sociale datant de juin 2010 extraits de ce rapport (pages 90 à 92).

 

Le pouvoir d’achat

 On parle toujours du pouvoir d’achat en termes d’évolution moyenne, rapportant le revenu disponible des ménages à l’évolution de l’indice officiel des prix de l’Insee, puis l’on compare cette évolution aux autres pays. En revanche on ne publie pas une comparaison du pouvoir d’achat en valeur absolue, le niveau de vie relatif entre les pays, ce qui est bien dommage. Ainsi on verrait qu’à revenu égal, un Allemand vit mieux qu’un Français grâce au coût du logement qui est pour lui 2 à 3 fois moins élevé. Alors que ce coût représente 25% du budget des ménages français sur des revenus moyens et même 40% chez les ménages à bas salaires, il ne représente que 10 à 15% pour les Allemands aux mêmes revenus, et cela change tout, ces derniers ayant un avantage de l’ordre de +15% sur les Français en pouvoir d’achat.

De plus, l’évolution du pouvoir d’achat en France s’appuie sur l’indice de prix de l’INSEE, qui mesure l’inflation. Cet indice est calculé en composant un panier « moyen » de produits ou services représentatif du budget de l’ensemble des Français, sur lesquels sera relevée l’augmentation des prix observés selon un panel.

       PANIER INSEE POUR 2009

 Panier Insee pour 2009 en france

 

Cet indice de prix (IPC) est lui-même sujet à caution :

- La liste des produits et services qui remplissent le panier n’est pas publique (voir cet article Comment l'Insee compose-t-il son « panier de la ménagère » ?

- Voir les nombreuses questions avec les réponses de l’Insee : http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&page=info_ipc.htm

- La part des loyers dans l'IPC est de 7 %. Cela représente la part de ces dépenses dans l'ensemble de la consommation des ménages en 2009. Il s'agit d'un taux moyen, calculé pour l'ensemble des ménages, qu'ils soient locataires ou propriétaires. De fait, les loyers pèsent beaucoup plus lourdement dans le budget des ménages locataires.

- Le coût du logement (loyer) avec charges d’eau et chauffage est pris pour 14%. On voit bien que ce n’est pas représentatif de la moyenne des ménages français, dont ce coût est de l’ordre de 25% et encore moins des plus défavorisés (plutôt 40%).

- L'inflation perçue est très supérieure à celle mesurée par l'indice des prix à la consommation. Pour autant, les opinions sur les prix ne sont pas sans lien avec leurs évolutions réelles. L'écart tiendrait surtout au mode de pondération des évolutions de prix élémentaires (voir cet article).

- le changement dans la répartition des achats des consommateurs peut biaiser l’IPC ou son interprétation. Lorsque le prix d'un bien augmente une année plus vite que les prix des autres biens et que sa part dans la consommation diminue (par substitution du bien en question par d'autres biens), il y a une difficulté à faire le lien avec l'année précédente : si on considère seulement les ventes de la dernière année, on ne prend pas en compte que la hausse du prix relatif a pu conduire à un report de la consommation. Ainsi, pour les biens électroniques (téléphonie mobile, ordinateurs, abonnement internet …), les prix ont très fortement baissé et leur volume de consommation a fortement augmenté, se traduisant par un nouveau poste budgétaire des familles, pesant même fortement pour des ménages modestes. Cet effet (forte baisse de prix appliquée à un volume plus élevé aujourd’hui) pèse très fortement à la baisse dans l’IPC, compensant ainsi de fortes hausses de prix dans l’alimentation, les loyers, les charges … et laissant croire au final que l’inflation est faible et que le pouvoir d’achat s’est maintenu.

 

Les dépenses publiques

Beaucoup de pays de l'OCDE ont réduit leurs dépenses publiques depuis quinze ans. Elles sont ainsi passées de 50,4 % du PIB en 1990 dans la zone euro à 46,1 % en 2008. L'Allemagne est passée de 49,3 % en 1996 à 44,3 % en 2008. La Suède de 72,4 % en 1993 à 53,8 % en 2008. La France de 54,8 % en 1993 à 52,6 % en 2007et à56% du PIB en 2012 contre 41% pour la moyenne OCDE. Mais ces chiffres sont-ils vraiment comparables ?

Les dépenses publiques comprennent les prestations sociales, notamment les dépenses de santé et de retraites, qui constituent le plus gros poste et qui expliquent aussi la récente hausse des dépenses publiques. Dans d'autres pays comme l'Allemagne, qui font plus appel à des assurances complémentaires privées, payées par les ménages sur leurs revenus nets, ce poste est forcément moins élevé, sans pour autant que les prestations soient moindres. Donc attention à l'effet d'optique sur la comparaison de cette donnée entre les pays.

 nouvelle-image-2.jpg

 

La dette publique

Les pays qui ont un système de retraite par capitalisation (Etats-Unis, Grande Bretagne), la retraite des fonctionnaires est financée par un fonds d'Etat qui sert à payer les retraités de la fonction publique : l'Etat doit avoir investi dans ce fonds et son capital pèse dans la dette publique. Ce qui revient au même d'ailleurs que si on devait provisionner les retraites futures à payer qui sont dues par avance par l'Etat, ce que signalait le rapport Pébereau en 2005. Or l’Etat français n’a rien provisionné pour les retraites de ses fonctionnaires, il prélève leur dépense simplement sur le budget et les finance donc par … du déficit qui lui-même incrémente la dette. Si l’Etat faisait comme les Etats-Unis, constituait un fonds pour payer ces retraites, ou bien s’il provisionnait la valeur actuelle de son engagement futur, comme le préconisait Pébereau et comme sont à présent obligées de le faire les entreprises comme la SNCF, EDF, notre dette publique française serait augmentée de 1000 milliards d’euros, qui passerait donc à 144.5% du PIB si on voulait la comparer à la dette publique des USA !)

 

Les inégalités de revenus

Les inégalités de revenus paraissent stables en France selon l'indice de Gini (nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l'égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l'inégalité totale (une personne a tout le revenu, les autres n'ont rien), comme le note le dernier rapport OCDE 2013 sur la France, sur lequel j’ai publié un article. De même, l’INSEE affirmait dans son rapport de décembre 2010 que les inégalités n’augmentent pas en France. Les inégalités se réduisaient même avec une hausse du pouvoir d’achat annuel des ouvriers de 0.5%, contre 0.2% pour les autres catégories. Mais les calculs de l’INSEE s’arrêtent au seuil des 10 % les plus riches. Or, c’est dans cette tranche que les hausses de revenus ont été les plus importantes. Ainsi en France, les inégalités n’ont pas augmenté pour 90% de la population mais lorsqu’on va plus loin, pour les 10% des ménages les plus riches, elles ont littéralement explosé.
Selon une étude de Camille Landais, entre 1998 et 2006, le revenu moyen des 10 % les plus riches aurait augmenté de 8,7 %, celui des 1 % les plus riches de 19 %, celui des 0,1 % les plus riches de 32 % et celui des 0,01 % les plus riches de 42 %. Ainsi, plus l'on monte dans la hiérarchie des revenus, plus les revenus se sont accrus. La France semble, avec retard et de manière moins marquée, prendre la même trajectoire que les États-Unis. Cette hausse des inégalités serait à la fois due à une hausse des inégalités de salaire, mais aussi à un accroissement très fort des inégalités de revenus du patrimoine, tirés par les dividendes et les plus values, notamment immobilières.

Plus on affine les tranches supérieures en dessous du décile (10%), c'est-à-dire en regardant la tranche du quintile (5%), du centile (1%), et même 0,1%, plus les inégalités explosent. Il suffit donc de choisir la tranche sui sert aux analyses pour prouver que les inégalités augmentent ou non … CQFD.

 

Lecture : 10 % des français ont un niveau de vie de moins de 10 012 € par an, avec une moyenne de 7 698 €. Ils représentent 4 % du total des niveaux de vie

Pour rappel le niveau de vie est égal au revenu disponible (revenu net après impôts et prestations sociales) du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (uc). Les unités de consommation sont généralement calculées selon l’échelle d’équivalence qui attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans.

Par ailleurs, une stabilité des revenus et des inégalités de revenus peut masquer une diminution du pouvoir d’achat. Les dépenses contraintes (eau, gaz, électricité, transport et carburant) on augmenté bien plus que l'inflation, de même pour l'alimentation de base, la viande, les fruits et légumes, les céréales. Si on regarde le pouvoir d'achat comparé aux autres pays, le facteur coût du logement pèse fortement. A revenu égal, un Allemand payant 2 à 3 fois moins cher son loyer (ou le remboursement d'un emprunt pour achat immobilier), il a un pouvoir d'achat de fait 15% plus élevé, un meilleur niveau de vie.

 

Article également publié sur blog Mediapart


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34 réactions à cet article    


  • Yvance77 24 mars 2013 12:39

    Salut,

    Très beau billet qui tord le cou aux idées de la cheftaine de la dictature soft Merdef et à ceux qui lui mangent dans la pogne. Et, si elle veut un troisième mandat c’est pas pour des prunes, mais pour mettre définitivement en terre les acquis sociaux.


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 24 mars 2013 12:41

      Bonjour Marianne,

      — début de citation —
      Dans cet article, j’avais relevé de même une erreur (ou mensonge) de Nicolas Sarkozy sur le coût du travail pour justifier sa « TVA sociale »
      — fin de citation —

      Nicolas Sarkozy à souvent mentis pour pouvoir mener sa politique atlantiste en faveur des riches.

      Si l’on croyait Nicolas Sarkozy, la fraude sociale serait un fléau à l’origine de la crise de la dette qui nous guette. C’est un autre mensonge grossier de Nicolas Sarkozy qui ma fait bondir en 2011 !

      — début de citation —
      « La fraude, c’est la plus terrible et la plus insidueuse des trahisons » du modèle social français. « Frauder, que dis-je, voler la sécurité sociale, c’est trahir la confiance de tous les Français et porter un coup terrible à la belle idée, nécessaire, de la solidarité nationale. »
      — fin de citation — source

      Pourquoi avoir attendu si longtemps pour s’attaquer à ce fléau, qu’est la fraude, ou plutôt les fraudes, car il n’y a pas que la fraude aux prestations qui est d’ailleurs insignifiante à coté de certains fraudes commises dans les « hautes étages ». Mais il est plus difficile de s’attaquer aux fraudeurs fiscaux, car ils sont plus puissants.

      La fraude aux prestations atteindrait, d’après cette étude, 675 millions d’euros par an.
      source

      Et la fraude des grosses fortunes ?

      Le rapport chiffre entre 30 et 36 milliards le coût minimum pour l’Etat français de l’évasion fiscale. Précisant que « cette évaluation ne compren(ait) pas toute une série de risques », ce chiffre pourrait, en réalité, atteindre les 50 milliards.
      source

      C’est 75 fois plus que la fraude sociale !
      ================================


      • Rensk Rensk 24 mars 2013 15:56

        Vos chiffres, entre 30 et 50 milliards de fraude...
        Faut savoir une chose : nous avons 5’000 ayant droit au forfait fiscal dont 2’000 sont de France.
        L’ensemble de ces gens payent en gros 700 millions en impôts (700/5*2= 280 millions pour les français)...

        Il y a une sacrée marge pour atteindre vos chiffres... Dans quels pays pensez-vous qu’ils sont tous ces gens ?


      • eau-du-robinet eau-du-robinet 24 mars 2013 19:26

        Bonjour Rensk,

        Ses chiffres ne sont pas les miennes ... J’ai cité mes sources !

        La fraude à l« évasion fiscale ne concerne pas seulement les personnes privées mais aussi les entreprises !

        Il faut se donner la peine de visiter mes sources cité et de lire !

        Voici un extrait pour apporter plus de précisions et pour répondre à votre question :

        — début de ciration —
        Le diagnostic du rapport : »une culture de la faille aux mille visages« 

        Le rapport démontre en premier lieu à quel point l’ingénierie de la fiscalité est sophistiquée. »Il existe partout dans le monde, des têtes bien faites qui mettent toute leur intelligence à inventer des moyens de jouer avec les lois.« , a affirmé le rapporteur.

        Les entreprises et les grandes fortunes ont recours à ces pratiques expertes qui exploitent la comptabilité nationale et internationale. Ces techniques d’optimisation, à la limite voire au-delà de la légalité, sont plurielles et pluridisciplinaires : économique, juridique, comptable, etc.

        Le rapport chiffre entre 30 et 36 milliards le coût minimum pour l’Etat français de l’évasion fiscale. Précisant que »cette évaluation ne compren(ait) pas toute une série de risques« , ce chiffre pourrait, en réalité, atteindre les 50 milliards. La complexité des structures (comme les actifs incorporels), l’opacité des institutions (le secret bancaire par exemple) et le recul de la régulation prenant pour excuse l’importance de la concurrence fiscale internationale aggravent le bilan de l’évasion fiscale.

         »Il y a une impérieuse nécessité à faire cesser cette fraude fiscale", ont souligné les sénateurs dont le rapport a été adopté à l’unanimité.

        — fin de citation — source


      • eau-du-robinet eau-du-robinet 24 mars 2013 19:44

        Le premier lien dans mon message de 12:41 semble rompu ...

        voici de nouveau le lien concernant le paragraphe :

        « La fraude, c’est la plus terrible et la plus insidueuse des trahisons » ....


      • julius 1ER 24 mars 2013 13:42

        Ils continuent tous dans le mensonge, car depuis 10 ans, la dernière fois que la Frande a dégagé un solde positif, c’était avec le gouvernement Jospin, depuis les déficits commerciaux oscillent entre - 35 ou moins 75 milliards, il faut rappeler que pour l’année 2012 les excédents commerciaux allemands se sont élevés à +170 milliards d’euros. ce n’est pas un problème de taux horaire ou de 35H, c’est un problème de qualité de l’après-vente , de segmentation de marché et surtout d’innovation, voire d’image de marque......

        je pense que l’image des produits allemands passe mieux dans le monde alors qu’au niveau des produits je ne pense pas que les produits allemands soient intrinsèquement meilleurs que les produits français mais les allemands mènent une politique commerciale à l’étranger beaucoup plus agressive...........
        mais bon le modèle français n’a jamais été bâti sur le mode export ; il faut rappeler aussi que seulement 1 français sur 4 travaille pour l’export, par conséquent le problème est posé sur des bases idéologiques perverties et non pas sur des bases rationnelles......... ;;

        • epicure 24 mars 2013 20:54

          C’est que nous a dit souvent un parent ingénieur, que les français faisaient de meilleurs produits que les allemands.
          Mais c’est plus « classe » mercédes ou BMW dans lesquelles ont mes des kross moteurs, plutôt que des renault, peugeot, citroen qui peuvent être plus innovants.


        • spartacus spartacus 24 mars 2013 13:46

          C’est un bon sujet

          Dommage que la première partie sur le coup du travail est « bâclée ». 

          L’auteur parle d’un coup du travail et termine par un segment. L’industrie.
          C’est comme si vous faisiez une étude sur le vélo en n’observant que le prix des pneus. Des approximations ubuesques, cette partie de l’ article est peu rigoureuse. Genre « les impôts sont le double », L’auteur analyse sur le brut du salaire, mais feint d’ignorer le brut de brut incluant les charges patronales basées sur le salaire.

          Il faut rétablir la réalité, le coût du travail est beaucoup moins élevé en Allemagne, qu’en France, si dans le domaine industriel les chiffres se rejoignes, dans les services marchands, les services administratifs, la France est KO.

          L’auteur sous entendrait que les charges seraient supérieures en Allemagne sous prétexte que certaines charges sont directes. FAUX.
          En Allemagne, seules l’équivalent de l’URSSAF, qui servent a payer les ressources de la CAF est payé par l’impôt direct. Toutes les autres sont sur le salaire. 
          Il n’y a aucune équivoque, sur un brut de brut, les charges sociales (hors URSAFF) françaises, comparées aux Allemandes sont bien plus importantes.
           
          L’analyse des chiffres INSEE, sur le pouvoir d’achat est bien meilleure.
          On aimerait la franchise, qui explique que l’interventionnisme étatique dans le logement en France est créateur de logements chers. 
          L’insee est un instrument étatique de propagande, certainement.

          L’analyse des inégalités est malhonnête. 
          Faire une analyse de crédibilité sur l’’indice « gini » est ubuesque. Par exemple, un paysan avec 800€ par mois et disposant de terre comme outil de travail, comparé à un enseignant à 2400€ par mois est considéré plus riche et le second pauvre.


          • Marianne Marianne 24 mars 2013 16:24

            Pas d’accord avec Spartacus sur plusieurs points :

            - Sur le coût du travail, je parle bien en coûts complets pour l’entreprise, y compris charges sociales. Par ailleurs un graphique compare France et Allemagne à la ois en salaire net, charges et impôt. 
            - Si j’ai focalisé sur l’industrie, c’est volontairement parce que c’est sur ce secteur qu’on a un problème de chute des exportations et que la compétitivité est visée.
            - sur les inégalités, pourquoi l’analyse serait-elle « malhonnête » ? L’indice Gini est réalisé sur le revenu et non sur le patrimoine (voir le lien que j’ai mis sur définition) et dans votre exemple c’est le paysans qui est plus pauvre en revenu, donc l’inverse de ce que vous dites. Ensuite cet indice ne suffit pas, c’est bien ce que je dis en montrant qu’il faut analyser par décile, quintile, centile de tranches de revenus en affinant.

          • bleon 24 mars 2013 17:08

            J’ai senti de suite que je ne me lancerai pas dans un dialogue trop long avec notre libre esclave. J’imagine que même l’OCDE, par son graphique comparant le cout du travail en Allemagne et en France lui apparait comme un observateur de vélocipèdes, et rien de plus. Ou peut être classe-t-il cet organisme, bien trop sage à mes yeux, comme représentatif de « cette société en voie de soviétisation » qu’il dit combattre. (Voir son CV en cliquant sur sa photo casquée). Spartacus, ou l’abonné des aéroports en blouson Kirk Douglas.




          • spartacus spartacus 24 mars 2013 19:53

            @marianne


            Votre comparaison est trop axée sur les emplois industriels. C’est même là que viennent vos sources et référence. Dans le coût du travail on y inclus le bâtiment, les services marchands, les services administratifs ou commerciaux etc....

            Quand a comparer les bruts ou bruts de bruts, compliqué, en Allemagne les impôts sur le revenus sont inclus, mais mes cotisations de solidarité (URSAFF) ne sont pas des charges sociales.

            Vous faites une erreur en affirmant que les USA ont une retraite par capitalisation, ils disposent aussi d’une importante répartition. 

            Par contre je vous approuve totalement sur le fait que la répartition et la sécu sont des gouffres financiers pour les adhérents Français.

          • mario mario 24 mars 2013 17:07

            plus la France ce fera hair ( intervention, léchages de bottes, soumission a d’autres états etc..embargos sur des pays décidés par d’autres etc..)

            moins nous serons compétitif !

            c’est mathématique mon cher watson...


            • bigglop bigglop 24 mars 2013 18:25

              Bon article, dense, pédagogique.

              Le concept suivant lequel le ’’coût du travail’’ handicape la sacro-sainte ’’compétitivité’’ est une véritable tarte à la crème car elle exclut du débat le ’’coût du capital’’.
              Il est urgent de lire ces deux articles (1 et 2) publiés sur le blog de Paul Jorion.

              Facteur aggravant, le modèle économique de la financiarisation des échanges conduit à une destruction exponentielle du travail, que ce soit par les automates industriels, les logiciels avec l’exemple par l’absurde du High Frequency Trading.
              Interrogeons-nous sur la destination finale de ces gains de productivité, mais aussi sur le développement de ces robots pour l’aide aux personnes qui vont faire disparaître les échanges humains dans la relation personne handicapée-aidant pour la plus grand profit d’investisseurs avisés, mais aussi le travail non délocalisable.
              Mais cette disparition du travail concerne aussi les titulaires de Bac+X, comme l’explique cette vidéo du Financial Times ou le documentaire ’’La mise à mort du travail’’.


              • joletaxi 24 mars 2013 18:34

                vos analyses statistiques me font penser aux innombrables études climatiques.On adapte sa méthode statistique aux résultats escomptés.
                Ainsi donc , le niveau des charges en france est moins élevé qu’en Allemagne.
                L’électricité, merci au nucléaire, y est notablement moins chère.
                Les infrastructures sont développées, le TGV fait l’admiration du monde entier.
                Notre système d’éducation est un modèle, du genre,pour finalement un prix dérisoire.
                bref on a tout « meilleur » partout.
                Sauf que nos produits ne se vendent pas bien, et nos déficits sont préoccupants.
                Il faut bien conclure que ce sont les français qui sont des incapables.


                • ffi ffi 25 mars 2013 21:11

                  Si le nucléaire était si rentable, pourquoi donc en changer ???

                  Pour satisfaire aux lubies idéologique des écolos qui n’arrivent pas à comprendre qu’1 kg d’Uranium contient autant d’énergie de 10 000 tonnes de bois...


                • leypanou 24 mars 2013 18:59


                  « s’il provisionnait la valeur actuelle de son engagement futur, comme le préconisait Pébereau » : Pébereau ne peut préconiser qu’une manière de voir les choses correspondant à sa vision du monde (pour un ex-banquier, rien d’étonnant).

                  Provisionner les retraites par répartition est ridicule, et cela fait d’ailleurs partie des (nombreuses) erreurs du gouvernement Jospin des années 1997-2002 avec le fameux fond de réserve. Les pension de retraite par répartition sont payées par les actifs du moment ; cela n’a pas à être provisionné.

                  Ceux qui préconisent le système de retraite par capitalisation dont Pébereau fait partie sont incapables de voir le monde autrement.

                  Il faut toujours d’ailleurs éviter d’utiliser des aberrations sémantiques comme ce qu’on entend régulièrement un peu partout avec le prétendu déficit de la Sécurité Sociale. Tout cela est fait pour faire accepter par la population de plus en plus de déremboursement ou autres franchises et qui ne parlent jamais des nombreuses exonérations de cotisations (improprement appelées charges partout).

                  Mais au total, excellent article.


                  • bigglop bigglop 25 mars 2013 00:20

                    @Leypanou, je me permets de vous reprendre sur le Fonds de Réserve pour les Retraites.
                    Il a été créé pour compenser un ’’gap’’ générationnel à partir de 2020 issu des analyses statistiques sur l’évolution de la population française en matière de cotisations/ retraites (objectif 150 mds€)

                    Je pense que vous ignorez que pour financer la réforme des retraites de 2010, le FRR a été utilisé pour abonder l’IRCANTEC et que les fonds restants ont été transférés à la CADES dont la gestion calamiteuse a été dénoncée par la Cour des Comptes.

                    Pourquoi croyez-vous que le gouvernement Hollande veut ’’renégocier’’ une nouvelle réforme des retraites ?


                  • gegemalaga 24 mars 2013 19:29

                    « dans l’automobile , cout du travail allemand + 30 % » ... ! heureusement , c’est au conditionnel !


                    quelques chiffres de productivité ; ils sont réels , pas conditionnels , et aisement verifiables :

                    C.A. annuel / par employés :
                    Peugeot : 394.000 euros
                    Renault : 428.000
                    Mercedes : 513.000
                    BMW :    778.000
                    je ne sais quelle est pas la part du cout du travail ; mais , en 2012 , la prime de productivité , chez bmw , a été de 7.600 euros ( par salariés )...
                    alors ? les vrais chiffres en economie ??
                    gegemalaga

                    • gegemalaga 24 mars 2013 19:33

                      allez , 2 eme commentaire :


                      cout d’un employé , au SMIC , avec charges :

                      France : sauf erreur 2.500 euros
                      Espagne : 1.500

                      no comments 
                      gegemalaga



                      • bigglop bigglop 25 mars 2013 00:32

                        @Gegemalaga, vas donc troller en Espagne, c’est le paradis là-bas.

                        Je peux même te donner l’adresse de quelques amis au Guipuzcoa qui sauront t’accueillir dignement.


                      • Ronny Ronny 25 mars 2013 11:48

                        C’est encore moins cher en Inde ou en Chine. Vous ne voulez pas vous expatrier la bas ?

                        Quant à la productivité moyenne et aux heures de travail voici les chiffres :

                        Produtivité horaire (source OCDE) 2011 :

                        France 57,7 dollars
                        Allemagne 55,3 dollars
                        Moyenne OCDE 44,0 dollars

                        Les meilleurs :
                        Norvége 81,5 dollars
                        Luxembourg 78,9 dollars (mais activité bancaire et paradis fiscal !)
                        Pays-Bas 59,8 dollars

                        Nb heures travaillée annuelles (insee)

                        France 1559
                        Allemagne 1467

                        Arrêtez donc de répéter bêtement le discours patronal !

                        Quant aux différences de productions dans l’automobile, elle est lié au fait que les Allemands produisent beaucoup de voitures haut de gamme qui rapportent plus au constructeur, que les français, spécialisés dans le milieux de gamme...


                      • ctadirke 24 mars 2013 20:26

                        « Les statistiques sont des êtes sensibles qui finissent toujours par avouer ce que voulaient leur faire dire les patrons du bourreau ». Et c’est la même choses souvent pour les sondages qu’il ne faut jamais prendre au sérieux quand on est sérieux.

                        Quoiqu’il en soit, rien ne changera tant qu’irresponsables politiques et médias ne remettre pas en cause les lamentables piliers de leur irréflexion que sont le PIB et la croissance.

                        Vous n’en êtes pas encore conscient ? Alor, plutôt que de mourir idiot, lisez vite ceci :

                        "Le PIB n’est plus adapté aux défis du XXIe siècle, il faut donc d’une part le corriger et d’autre part lui adjoindre d’autres indicateurs. Deux types de mesures devraient compléter le PIB : des indicateurs de contraintes physiques (comme l’indicateur de l’empreinte écologique qui est aujourd’hui de 50 % supérieur à la biocapacité, des indicateurs d’empreinte carbone ou relatifs au climat, etc.) et des indicateurs sur les finalités humaines poursuivies (indicateurs de santé sociale, plus qualitatifs, tels la qualité du travail, le travail des enfants, le nombre d’heures de loisirs, le taux d’obésité…). Il est intéressant de voir le contraste entre un PIB qu’on n’arrête pas de chercher à faire croitre et une santé sociale et sociétale qui se dégrade" (d’après un excellent auteur).

                        Vous ne connaissez donc pas le propos de Bob Kennedy à ce sujet ? On peut le retrouver ici
                        http://lucadeparis.free.fr/infosweb/autonomie.htm

                        (Je ne suis pas lucadeparis et ne prêche pas pour sa paroisse)

                        Digérez aussi ceci : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2013/03/04/pib-croissance-politiques-publiques-retraites-1/#more-466


                        • alinea Alinea 24 mars 2013 21:01

                          J’adore les chiffres : ils se montrent comme rationnels, avérés, incontournables !! Et on leur fait dire ce qu’on veut et on donne ceux qu’on veut !
                          Ça impressionne le péquin... du pipeau ; on nous a assez raconté que la vie n’avait pas augmenté après l’euro ! c’était prouvé et ce qui est prouvé en haut lieu, même si cela dénie votre quotidien, c’est le haut-lieu qui a raison.
                          C’est à mourir de rire, et en même temps ces mensonges mettent dans une rage !!!!


                          • iciailleurs 24 mars 2013 21:30

                            J’ai lu ailleurs des raisonnements sensiblement aussi proches, mais malheureusement les chiffres sont toujours relativement anciens.
                            Les économies évoluant rapidement, il faudrait faire des comparaisons avec des chiffres n’ayant pas plus de deux ans.


                            • Marianne Marianne 24 mars 2013 23:38

                              Je ne préconise pas moi-même de provisionner les retraites futures des fonctionnaires mais note que la comparaison des dettes publiques entre pays est biaisée si l’un les provisionne et l’autre non.


                              • Peretz1 Peretz1 25 mars 2013 10:25

                                Certes les chiffres permettent d’arriver à des conclusions qui peuvent être intéressantes notamment pour débusquer des mensonges issus le plus souvent du Medef. Malheureusement on en reste là le plus souvent sans proposer. Dans mon bouquin de vulgarisation économique je n’ai pas besoin de chiffres pour démonter le système actuel.


                                • Ronny Ronny 25 mars 2013 11:34

                                  @ auteur

                                  Au sujet du pouvoir d’acaht, des calculs d’inflation de l’iNSEE, j’avais écris un petit article pour Avox, qui confirme que l’indice calculé et l’indice perçu diffèrent. J’explique comment l’indice insee sous estime les augmentations. Ceci n’est pas « la faute » des statisticiens de l’inssee, mais de règles de calcul dont els industriels et la grande distribution joue énormément.

                                  Voir :
                                  http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/indice-des-prix-de-l-insee-les-18251


                                  • Hervé Hum Hervé Hum 25 mars 2013 13:00

                                    Concernant le système de retraite, le système par capitalisation est une escroquerie et destructeur.

                                    Bref, le seul système de retraite viable est par répartition.

                                    Inutile d’en faire la démonstration !


                                    • ecolittoral ecolittoral 25 mars 2013 14:44

                                      Le panier de la ménagère !

                                      Si je prend 1000 paniers réels dans des ménages réels répartis sur l’ensemble du territoire, les résultats n’auront pas grand chose à voir avec le coût et contenu du panier INSEE.
                                      Parce qu’il ne peut y avoir que DES paniers par « zones géographiques ».

                                      Revenus/pouvoir d’achat.
                                      Comment comparer 1100 euros net à Guinguamp, Asnières, Strasbourg ?

                                      Le coût du travail(coût de production).
                                      Dans la ZI de Dijon, de Sofia antipolis, dans 1er arr de Paris ?

                                      Trop de disparités pour faire une moyenne, une évaluation, une projection.
                                      Je suis dans les 45,3% des dépenses publiques soit RSA + aide au logement 940 euros/mois. Qui me fera croire que « l’actif » à 1300 euros/mois en Région parisienne vit mieux(moins mal) que moi ?

                                      La comptabilité, les dépenses publiques étaient nationales il y a trente ans. Aujourd’hui il y a de tels écarts que c’est devenu impossible. Elles doivent être régionales et enregistrées comme telles au niveau national.

                                      La vérité sur les chiffres verra le jour quand on tiendra compte de toutes nos disparités et singularités. Et le jour ou on arrêtera de les maquiller pour arranger les uns ou les autres.

                                      • yoananda 25 mars 2013 23:00

                                        Article populiste, ce qui compte ce n’est pas le coût du travail mais la productivité.
                                        Si un Allemand produit 3 voitures pendant qu’un français en produit 1, alors si l’Allemand est rémunéré 1.3X plus et que le capital est mieux rémunéré au final le pays « tourne » alors qu’en France, on est ultra a la bourre niveau robotisation.

                                        Quand à l’inflation, il faut comparer avec le temps de travail et non pas des indices de l’INSEE pour voir que le prix de la bouffe, de l’électronique, de l’essence, de l’électroménager a énormément diminué ...
                                        Par contre, le prix du logement a beaucoup monté au cause des mauvaises politiques dont la France à le secret.

                                        Le reste de l’article c’est pareil. Il prétends faire mieux que les calculs des économistes, en reprenant les chiffres comme ça l’arrange, mais sans les comprendre. Ca ne sert qu’a alimenter l’illusion bien française que le problème, c’est le libéralisme, la concurrence, l’économie de marché, et qu’il faut un état maman toujours plus bisounours, pour payer les glandeurs a râler.

                                        Ce qui se passe derrière ce genre d’article, c’est la monté du clientelisme, la monté de la tiers-mondisation et la paupérisation de la France. Alors que d’autres pays vont de l’avant, nous on s’enfonce dans les revendications sans jamais se dire qu’il faudrait aussi qu’on se sorte les doigts ...

                                        Mentalité de cancres.

                                        Je comprends pourquoi Zemmour est au bord du désespoir. L’intelligence à quitté cette nation.


                                        • Redj Redj 26 mars 2013 00:27

                                          Le défaut de compétitivité est aussi à chercher du côté de l’incompétence et la nullité des dirigeants, tous issus des mêmes grandes écoles, qui apparemment leur apprennent plutôt à être arrogant que visionnaire.
                                          Aucune stratégie d’innovation pour le long terme, oeil rivé sur les rendements financiers, etc etc. La liste est longue. Qui se souvient de Serge Tchuruk avec son « Alcatel sans usine » ? On a vu le résultat !!!

                                          Nos écoles de commerce sont des nullardes et ne produisent que des grandes gueules justes capables de faire des plans de licenciement. D’ailleurs, c’est bien connu, ils sont tellement bons qu’on les retrouve à la tête de beaucoup d’entreprises mondiales !!!

                                          P.S : ce que je viens de d’écrire ne s’adresse pas à tous ces entrepreneurs qui, pour le coup, investissent énormément de temps et d’argent dans leur entreprise comme les artisans, les commerçant et autres PME. Même si pour le coup certains se sont fait monter le bourrichon par ces plaies issues des écoles de commerce.


                                          • yoananda 26 mars 2013 12:34

                                            Très juste.
                                            Il faut rajtouer les syndicats qui foutent une sacrée merde a défendre les métiers en voies de disparition (cf le Sea France par exemple)


                                          • Marianne Marianne 26 mars 2013 13:25

                                            Voici un lien sur un article parlant de la récente étude du journal « The Economist » sur les prix immobiliers comparés par pays et leur niveau de surévaluation (35% à l’achat pour la France et même 50% pour les loyers) ou au contraire de sous-estimation (17% pour l’Allemagne) :

                                            http://www.lefigaro.fr/immobilier/2013/01/16/05002-20130116ARTFIG00362-l-immobilier-francais-serait-le-plus-surevalue-au-monde.php

                                            L’immobilier français serait le plus surévalué au monde !


                                            • Marianne Marianne 26 mars 2013 13:30

                                              En résumé :

                                              - 1ère fausse idée reçue : « le coût du travail est trop élevé en France à cause des charges sociales ». Or le coût du travail de l’industrie reste plus élevé en Allemagne qu’en France et en particulier dans l’Automobile (+30%). Il est supérieur dans les services, comprenant notamment la restauration-Hotellerie et les services à la personnes, les petits boulots, mais qui sont des activités localisées non soumise à la concurrence internationale, donc hors champ d’évaluation de la « compétitivité internationale ».

                                              - 2ème idée reçue « Notre problème de compétitivité à l’international est due au coût du travail ». Ce qui explique l’accroissement de notre déficit extérieur est l’effondrement de nos exportations, alors que les importations ont augmenté proportionnement au total de la demande. CMais ce problème est plus expliqué par un problème de stratégie industrielle, de positionnement de nos produits, que de dégradation relative du coût du travail.

                                              - 3ème idée reçue : « Nos dépenses publiques en % du PIB sont trop élevées car l’Etat dépense trop relativement aux autres pays ». Ce n’est qu’en partie vrai. La hausse des dépenses publiques est expliquée par la hausse des prestations sociales de santé, de retraite, de chômage et dans une moindre mesure d’allocations familiales. La comparaison avec les autres pays du chiffre de dépenses publiques en % du PIB est faussée car la part de prélèvement en charges sociales, patronales et salariales, est forte en France alors que dans d’autres pays comme l’Allemagne on fait plus appel à des compléments d’assurances privées au choix du salarié (au Danemark l’assurance chômage est payée par le salarié qui choisi son nivau de couverture), justifiant un salaire net plus élevé que chez nous d’ailleurs.

                                              - 4ème idée reçue : « le pouvoir d’achat des Français s’est maintenu alors que celui des Allemands s’est dégradé ». Il faut consentir à une baisse de pouvoir d’achat avec gel ou baisse de salaire pour redevenir compétitif." Or les chiffres concernant le pouvoir d’achat sont très biaisés et ne traduisent pas la comparaison des niveaux de vie, par exemple entre la France et l’Allemagne. En Allemagne le logement coûte 2 à 3 fois moins cher qu’en France. Le coût du logement ne pèse en France que pour 7% dans l’indice (loyer) et 14% si on inclut les charges d’eau, EDF et gaz. Cette différence de coût du logement s’explique peu par le coût de main d’oeuvre du bâtiment, mais essentiellement sur le foncier, l’inflation du foncier en France étant dû à l’insuffisance d’offre comparé à la demande. Or dans cette bulle immobilière, avec un tel niveau de prix à l’achat, dans un contexte où les prix à l’achat augmente plus que le prix des loyers, les investisseurs n’arrivent plus à rentabiliser leur investissement en louant. Leur seule espérance de gain est une potentielle plus-value en pariant sur la poursuite de la bulle. Et avec le risque de retournement des prix, ils ne sont plus motivés pour investir en construction. Donc tout se bloque.

                                              On aurait pu ajouter une 5ème idée reçue : « les Français ne travaillent pas assez et sont moins productifs ». Alors que notre productivité horaire se tient bien en France, un peu supérieure à l’Allemagne et que le nombre d’heures totales travaillées est en moyenne plus élevé en France qu’en Allemagne (ce qui peut affaiblir une argumentation anti-35h prétendant qu’on ne travaille pas assez par actif).

                                              Rappel des chiffres par Ronny :

                                              Productivité horaire (source OCDE) 2011 :
                                              France 57,7 dollars
                                              Allemagne 55,3 dollars
                                              Moyenne OCDE 44,0 dollars
                                              Les meilleurs étant laNorvége (81,5 dollars) , le Luxembourg (78,9 dollars) et les Pays-Bas 59,8 dollars

                                              Nb heures travaillée annuelles (insee)
                                              France : 1559
                                              Allemagne : 1467



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