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Déficit Public

 Lorsqu’on parle de déficit public, nos médias, en général aux bottes du pouvoir, oublient de nous faire un petit rappel chronologique, alors pour une fois, faisons le.

Ce tableau est issu des données publiés par l’insee.

Que constatons-nous ?

De 1981 à 1993 le déficit reste « anecdotique », il s’accroit considérablement avec l’arrivée au pouvoir des chantres du néolibéralisme, le gouvernement Balladur ( 1993/1995) et Juppé ( 1995/1997)( une parenthèse avec un effort ensuite de réduction sous Jospin ( 1997-2002)qu’on ne peut qualifier de néolibéral) pour atteindre avec Raffarin 2002-2004 puis Villepin ( 2005-2007) et Sarkozy-Fillon ( 2007- 2010*estimation de AFT -Agence Française du Trésor) des profondeurs abyssales ! L’Etat RPR-UMP est à la manoeuvre !

Force est de constater qu’une telle régularité dans le creusement du déficit public ne peut être le fruit du hasard ni de l’incompétence, mais plutôt celle d’une stratégie bien pensée et bien appliquée.

En effet au début des années 80 se met en place une nouvelle politique monétaires et les instruments financiers que nous connaissons se mettent en place également.

Avec la bénédiction du pouvoir, durant ces 16 années, le Capital détourne 10 % du PIB au détriment des salaires que les heureux bénéficiaires s’emploieront à placer et notamment en emprunt d’Etat rémunéré par de très bons intérêts.

Pendant des années le système financier français et quelques grosses fortunes personnelles vont en profiter même si depuis quatre ou cinq ans, ce sont des fonds étrangers qui se gavent pour les deux tiers de la dette.

La conséquence, un poids de la dette ( les interêts ) qui devient un poste des dépenses de l’Etat, équivalent au budget de la Défense !

Poids, que contrairement à ce que nos médias bien pensants essaient de nous faire croire ne sera pas porté par les générations futures... mais par les classes moyennes de ce pays qui payent plein à fond l’impôt. Un déplacement sensible de la progressivité de l’impôt remplacé par l’impôt proportionnel(la csg et le crds) et les mesures du bouclier fiscal, voilà le poids de la dette sur les épaules de 95% des foyers fiscaux !

La Droite de ce pays, essentiellement le RPR et l’UMP a mis en place un transfert de richesse des classes moyennes vers les les plus grandes fortunes de ce pays, patrons du CAC40 et autres, MM Arnaud, Bolloré , Bouygues, Pinault, Muniez et consort, les quelques1000 foyers fiscaux les plus riches qui reçoivent aujourd’hui d’énormes chèques de plusieurs milliers d’€, des services fiscaux !

Bien entendu un arsenal de mesures fiscales à la clé et nos « financiocrate » grâce au bouclier fiscal, aux niches fiscales et autres paradis fiscaux n’ont de projet téléonomique que de faire fructifier leur pactole ; grassement payés, stocks options, retraites chapeau à la clé, mêmes leurs sociétés par mimétisme, placent , elles aussi, leur liquidités.

Le déficit public devient pour ces rapaces une aubaine en ces temps d’instabilités financières.

Ironiquement le discours dominant devient alors « le déficit est insupportable » qu’à cela ne tienne, voilà que l’Entreprise « Etat », comme les entreprises du CAC, "doit" réduire ses coûts car comme chacun sait l’Etat comme les entreprises n’est qu’une superposition de coûts et à vouloir réduire les « coûts » bon nombres d’entreprises aujourd’hui n’existent plus !

serait-ce le futur de nos Etats ?

Le néolibéralisme à la manoeuvre, dans l’entreprise et dans l’Etat, accomplit donc, inexorablement sa sale besogne quand il y a des réductions de coûts à faire dans l’entreprise c’est sur les salaires et les charges qu’on rogne, dans l’Etat, c’est sur les services publics et le système d’assurance sociale que la France avait exemplairement bâtit, après guerre et qui était envié par tout nos voisins.

C’est le management libéral, dans l’Entreprise, c’est beaucoup plus facile de baisser " relativement" les salaires, que d’innover, c’est bien connu ! Pour les Etats et l’Etat français en particulier, c’est beaucoup plus facile d’appauvrir les trois quarts de la population que de revigorer un tissus de TPE complétement obsolète et un secteur industriel en voie de disparition et oui... la croissance c’est fini du moins tant que nos partenaires n’en font pas !

De 1992 à aujourd’hui nous avons assisté au pillage de notre patrimoine industriel, commercial et financier. Reste, pour demain, à nos chantres du néolibéralisme à piller notre système de santé et de Prévoyance et bien sûr de retraite pour en récupérer les secteurs les plus juteux.

La retraite en est le grand chantier,d’aujourd’hui. Le groupe Mederick-Malakoff avec le frérot à Sarkozy à sa tête et avec l’appui de la CNP appartenant à la caisse des dépôts et consignations ( le bras armé de la finance de l’Etat français) et à la Banque Postale bientôt elle aussi « privatisée » ( Et oui, la liste des d’entreprises ou l’état est majoritaire et, où c’est le Capital privé qui gouverne, Total, Renault, Eads, Safran etc, etc..bref toutes, j’en voit pas une !) s’apprêtent à faire main basse sur le magot d’une partie des retraites les plus juteuses dès le feu vert du gouvernement Sarkozy-Fillon, c’est immédiat et un des enjeux de la réforme et c’est pour cette année semble-t-il.

Il est vrai que devant l’apathie des salariés de ce pays, les marges de manoeuvres, pour nos voyous de la finance et leurs « larbins » au pouvoir, sont encore énormes.

La Grèce, bientôt l’Espagne et le Portugal, vont en faire les frais, à charge d’exemple pour les autres. La BCE a sonné l’hallali les spéculateurs se sont précipités "voyez ce qui vous attends" si vous ne réduisez pas les déficits. Mais qu’adviendrait-il si tous les déficits étaient réduits ?

Austérité, austérité...il restera toujours assez pour ces messieurs de la Finance et même si la Crise à venir doit se terminer comme nos Nostradamus de l’économie le prédisent, par une guerre, celle ci sera soldé par le sang et les larmes du plus grand nombre et par des profits toujours plus gros par des barons de la finance qui des deux cotés des belligérants feront tournés les machines de mort pour encore et toujours leurs plus grands Profits.

Oui ces messieurs peuvent tout ce qu’ils veulent, au fait ça ne s’appelle pas la Tyrannie ?


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37 réactions à cet article    


  • BABAYAYA BABAYAYA 15 février 2010 10:32

    Dites, vous seriez pas un peu partial sur ce coup là ???
    juste comme ça quoi...


    • fsald fsald 15 février 2010 13:04

      Si partial veut dire avoir choisi son camp, effectivement il y a longtemps que j’« ai choisi le mien !
      Par contre ce sont des faits que j’énonce que vous pouvez vérifier quant ça vous chante.
      Alors si vous trouver cela »partial" ne serait-ce pas vous qui le serait ?


    • BABAYAYA BABAYAYA 15 février 2010 14:08

      « Alors si vous trouver cela »partial« ne serait-ce pas vous qui le serait ? »

      ...qui le seriez...

      Pour ce qui est du reste, je ne cherche pas à prendre parti,
      je constate une fois de plus un article au demeurant semblet-il bien renseigné,
      mais qui fait comme 95% des autres articles à ce sujet...
      On se regarde le nombril on dénonce et crie mais pas de solutions en vue...

      Vous semblez versé dans ce domaine, alors apportez nous vos lumières pour une solution.

      dans mon corps de métier, parler pour ne rien dire se paye rapidement par le chomage...

      voilà ce que je constate, journalistes compris.
      tous causent, aucuns n’apporte de solution.
      les pires sont les politiques....


    • Nethan 15 février 2010 16:11

      Sans être vexant, il est devenu fatiguant de lire la critique habituelle « vous n’avez aucune proposition », ce qui est généralement l’argument type permettant de critiquer, voir empêcher, tout constat ou toute critique.

      Cet argument a tendance à être de plus en plus utilisé, ceci dans tous les domaines avec parfois la variante relative aux competences. J’entend par exemple : Je critique un problème sur un logiciel, c’est « T’as qu’à faire un patch » ou « Tu es développeur ? Non ? Tu n’as pas d’avis à donner alors » alors qu’en attendant, même si je ne sais pas concevoir, je suis quand même l’UTILISATEUR. Pour l’Etat c’est la même chose, on n’est pas ministre, en attendant c’est nous les citoyens dépendant de cet Etat.

      Bientôt, on ne pourra plus contester les discussions parlementaires sur une loi, ou autre, sous prétexte qu’on n’est pas politique donc pas de compétences reconnues dans ce domaine, ou qu’on n’a pas de loi alternative à proposer (ce qui est le second point génant : un rejet en bloc ne semble plus possible nul part, alors que la LOPPSI v2 mériterait pas moins qu’une annulation totale).

      Il est beaucoup plus simple de faire un constat sur l’évolution d’une dette publique que de trouver les mécanismes budgétaires permettant sa remise à plat. Cela ne rend pas moins ce constat indispensable pour faire réaliser aux lecteurs certains faits sur la situation actuelle. Car pour rapeller un député : « La pédagogie, c’est la répétition » or les gens oublient vite, donc il faut répéter... Surtout dans un contexte où la désinformation est devenue monnaie courante, et fonctionne encore très bien : On dit toujours que Mitterand nous a coulé, alors que les suivants nous coulent encore plus rapidement...

      Mais s’il faut une proposition, alors je vais en faire une : Tenir compte même partiellement de l’avis de la Cour des Comptes ? Ça ferait retirer les « Crédits Impôt-Recherche » qui coûte des dizaines de milliards pour rien, ou encore réduire le budget de l’Elysée... Sinon, stopper le dispositif heures supplémentaire de la TEPA ? Etc...

      On pourrait écrire un roman à mon avis, surtout que je suis loin de tout connaître.


    • le naif le naif 15 février 2010 11:01

      @ L’auteur

       Je vous cite : "Force est de constater qu’une telle régularité dans le creusement du déficit public ne peut être le fruit du hasard ni de l’incompétence, mais plutôt celle d’une stratégie bien pensée et bien appliquée.

      En effet au début des années 80 se met en place une nouvelle politique monétaires et les instruments financiers que nous connaissons se mettent en place également."

      C’est faire l’impasse sur un fait important, pour ne pas dire primordial, sous Pompidou, ( Giscard ministre des finances ) est prise la décision d’interdire à l’État d’emprunter à la Banque de France, c’est à dire sans intérêts....

      Ceci se poursuit encore aujourd’hui par le fait que la BCE peut prêter aux banques privées à 1% mais que la Grèce ou tout autre pays est contraint d’emprunter à ces mêmes banques entre 2.5% et 6.5% De part ses statuts, la BCE n’a pas le droit de prêter directement aux états...Résultat des courses, en ce moment une entreprise privée peut se refinancer moins cher qu’un Etat !!!

      Cherchez l’erreur......



      • ddacoudre ddacoudre 15 février 2010 11:02

        bonjour fsald

        bon rappel, mais je n’en ferais pas le résultat de tel ou tel parti. certes chacun y a contribué, mais les difficulté ont commencé en 1973 quand notre pays à renoncé a son pouvoir d’émettre de la monnaie, et donné le pouvoir financier aux banques et transformant l’état en simple client du marché financier. ce qui nous conduit en situation d’abondance à réclamer de l’austérité pour préserver leurs seuils de rentabilité.

        et le problème grec et autres relèvent du ridicule, caricaturalement ils sont prêt a se suicider pour ne pas émettre de la monnaie qu’ils se sont interdit de faire par leur adhésion à l’UE, et celle ci les regarde comme de mauvais sujets,parce que il ne sont pas dans les critères financiers de l’UE, et que les marchés trouvent qu’il présente plus de risques qu’il faut donc préserver par un taux de prêt supérieur, ce qui de fait aggraverait le déficit de la grèce, ainsi donc pour préserver les marges fiables de ces prêteurs, l’on réduit la prospérité des populations par des politiques d’austérité.

        nous sommes dans un monde de fou, dont l’ignorance populaire devient catastrophique.
        cordialement. de


        • titi 15 février 2010 15:21

          « commencé en 1973 quand notre pays à renoncé a son pouvoir d’émettre de la monnaie »

          Si la capacité à émettre de la monnaie et à dévaluer pouvait améliorer la situation d’un pays, Pierre Mauroy serait encore premier ministre.... et Bérégovoy encore en vie...


        • ddacoudre ddacoudre 15 février 2010 15:50

          bonjour titi

          tout ce que nous concevons s’écroule à un moment ou un autre il en a été ainsi pour ceux que tu cites. la monnaie ne sert qu’a se répartir la rareté donc la solution ne se trouve pas dans un système monétaire, et celui -ci nous apportera la récession et plus car certains projets pour le futur ont besoin de décisions politiques risqués et non de décision financièrement rentables.

          cordialement.


        • rastapopulo rastapopulo 15 février 2010 18:00

          Titi n’a pas compris que défavorisé l’emprunt publique pour éviter l’inflation n’est qu’un prétexte pour asservir les nations à l’empire anglosaxon de la finance :

          1° les dépense d’investissements ne créent pas d’inflation puisqu’elles créent de la richesse. Pourtant elle sont alourdi d’une usure injustifiable.

          2° Même dans le cas de frais de fonctionnement couvert par l’emprunt qui est donc néfaste, l’usure alourdi encore plus l’emprunt !!! C’est donc contreproductif.

          Cette aveuglement volontairement entretenue par les financiers mondialiste mène au chaos.

          Si la stupidité d’alourdir les emprunts des états déjà en difficultés vous semble justifiable parce que sur le court terme il n’y a pas d’autre système passons...

          ... mais sur les dépenses d’investissement, tout les états devraient retrouver le droit régalien volé par l’empire.

          C’est une vision bien plus classique et éprouvée de l’économie que celle de mesurer l’inflation sur les produits de consommation délocalisées (! !!) comme ne se gênent pas les néoclassiques anglosaxons.

          http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17522
          http://www.solidariteetprogres.org/article6314.html

          De plus, à titre quasi utopique dans la petitesse ambiante, je vous signale que la dette de la France ne serait que de 20 milliard sans usure (et donc avec de simple avance du trésor comme s’était courant avant 80) et que la dette est détenu à 60 % par l’étranger.

          La dette avec ou sans usure doit tout de même être remboursée donc elle n’est pas tellement plus favorisée sans usure.


        • Croa Croa 15 février 2010 18:47

          Les socialiste n’ont pas revue la loi de 73. Leurs dévaluations dites « compétitives » ne pouvaient qu’avoir un effet sur l’activité mais pas sur les finances ; En tout cas pas curatif car c’était déjà impossible !

          Mieux, les socialiste ont soutenu le traité de Maastrich qui a fini de tout verrrouiler !


        • titi 15 février 2010 21:52

          @rastapopulo

          ’1° les dépense d’investissements ne créent pas d’inflation puisqu’elles créent de la richesse. Pourtant elle sont alourdi d’une usure injustifiable.
          2° Même dans le cas de frais de fonctionnement couvert par l’emprunt qui est donc néfaste, l’usure alourdi encore plus l’emprunt !!! C’est donc contreproductif.’

          Là encore vous confondez effet et cause.
          Si il y a investissement c’est bien pour créér la richesse. Si il y a création de richesse alors en quoi le paiement d’un intéret est problématique ? Sauf si la richesse produite est inférieure à la charge payée. Ce qui est problématique ce donc sont les investissements stériles : financer des universités et des chercheurs qui ne trouvent rien, si ce n’est le chemin des vacances.
          Dans le cas où ce sont les frais de fonctionnement qui sont couverts par l’emprunt, le problème n’est pas dans le fait que l’emprunt soit accompagné ou non d’intérêts. Le problème est que jamais celà ne devrait se produire : on emprunte pas (pas plus qu’on a recours à des recettes exceptionnelles comme les privatisations) pour régler les dépenses courante sans prendre des mesures d’allégement de ces dépenses. Or celà n’est pas fait depuis 30 ans.

          Le vrai débat n’est pas la « dette comment » ? mais la « dette pourquoi » ?


        • dezanneau 15 février 2010 12:58

          Il existe une autre possibilité de sortie de crise dans le cadre de la Francophonie, via un système de souveraineté monétaire par adossement entre partenaires francophones. Je vous informe que mes analyses, qui datent de plus d’un an et demi, vont faire l’objet d’un combat politique mené par l’UPF, l’union du peuple français.

          http://www.la-france-contre-la-crise.over-blog.com/


          • gimo 15 février 2010 13:03

            Bon article




            De manière générale les gens qui sont sensés être responsable


            de gérer les compte d’une nation sont des incompétents ESCROCS

            Mais leur compétence est dans la filouterie et la cavalerie


            vous oubliez que au bas mot et ceci peut être vérifier à tout heure

            pas un audit de la nation vous en seriez DEGOUTE pour le reste des temps

            pourtant tout citoyen peut demander les comptes mais qui le fera ?

            Bien sur ils ne le ( laisseraient jamais faire car cela serrait leur fin)

            (L’AUDIT est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par un agent compétent et impartial et un jugement sur l’organisation, la procédure, ou une opération quelconque )


            100 pillard d’€ passent en détournement (et peut être même court )

            de façon d’ une opacité totale au yeux des citoyens

            Quelque petits EXEMPLES les enveloppes de la hte et moyenne fonctions ,,les fonds secrets

            les supers primes une compilation de 10 primes , je passes sur d’autres ils vous révolteraient

            c’est un pillage de cet «   État dans l’État tout simplement sans vergogne

            vous les vaches à lait vous leur avez donner le droit sans le savoir

            vous laissez faire vous croyez que tout va bien inconscience que cela


            donc escroquerie

            et abus de confiance

            délit de forfaiture

            Prévarication

            les valeurs républicaines QUI VOUS DISENT


            après il vont gratter sur les retraites ,,la sécu ,, sur les taxes

            et on vous demandes de payer le déficit !!!! pardon leur larcins


            comme si un budget était une fatalité et bien reparti

            ( un budget une filouterie

            ceux qui en vivent et en profitent ne le dénoncerons jamais

            (après moi le déluge)


            en vous disant de faire un sacrifice pour le bien de la France

            car nous sommes en crise


            C’ EST LA PLUS GRANDE ESCROQUERIE QUE LE MONDE A PU connaître

            à ce jour


            • Cug Cug 15 février 2010 13:15

               Pour l’oligarchie financière les dettes publiques sont une bénédiction.

               Que faire des milliards de bénèf ?
               Et bien acheter de la dette publique qui vous donnera des intérêts. C’est une façon de faire fructifier son capital sans trop de risque.

               L’oligarchie financière crée la dette pour en percevoir les intérêts.


              • titi 15 février 2010 13:41

                Turlututu...

                Ce n’est pas l’oligarchie financière qui crée la dette mais bien l’Etat.

                Si aujourd’hui les méthodes pour financer cette dette dérangent alors il faut s’en prendre non pas à ceux qui permettent le financement et qui s’en enrichissent, mais bien à ceux qui ont créé cette dette : les français.

                Quand chacun fait des pieds et des mains pour sauvegarder son bout de privilège on en arrive à la situation actuelle : petits privilèges + petits privilièges +petits privilèges + petits privilièges = GROSSE DETTE.

                Merci aux agents de la SNCF, de la RATP, aux enseignants, aux agents territoriaux, bref à tous les « Y-a-ka trouver l’argent dans la poche de mon voisin pour financer mon mode de vie ».


              • Cug Cug 15 février 2010 13:49

                 Et qui dirige l’Etat ?

                 Sinon t’as oublié les policiers et les militaires dans ton énoncé de la fonction publique et les personnels des hôpitaux aussi.

                 Maintenant si la dette est un problème, supprimons là, les institutions financières qui l’achètent inscriront dans leurs comptes leurs pertes ?


              • gimo 15 février 2010 14:29

                 jje ne vous pas tout les 9 millard € 


                Sous forme subvention
                 de pseudo associations qui ne sont finalement que une usine
                 
                a faire du fric détournements pour les politique car c’est eux qui les distribuent

                chirac avait fait 
                de la mairie de Paris une pompe à fric

                si vous sauriez  toute  la vérité  .... !!!!!! sa fait peur ....il y a d’autres encore


              • titi 15 février 2010 15:15

                @Cug

                En effet j’aurai pu inclure tout ce petit monde... mais celà aurait fait un peu long.

                « Et qui dirige l’Etat ? »
                Personne. Ou plutot ceux qui ont la possibilité à chier le plus gros et le plus gras devant les grilles de la préfecture..
                Je m’explique : aujourd’hui les coporatismes qui obtiennent ou qui maintiennent des situations devenues hors de prix ne sont pas ceux qui le méritent le plus, mais ceux dont la capacité de nuisance est le plus élevées : transport routier, transport en commun, enseignant, poste...
                Plus une corporation a la capacité d’envoyer de la merde dans le ventilateur, plus elle est entendue. C’est un fait.
                Et comme plus personne ne dirige, mais préfère « gèrer » à la petite semaine ou plutot « jusqu’à la prochaine election », personne n’a le courage d’affronter ces corporatismes.

                « Maintenant si la dette est un problème, supprimons là, les institutions financières qui l’achètent inscriront dans leurs comptes leurs pertes  »
                N’est ce pas un peu facile ? Il faut faire face a ses engagements. C’est un minimum.
                Les règles étaient claires depuis le début.

                Et d’une manière plus générale je dirai que la dette doit faire mal. Si elle ne fait pas mal alors ce sera encore plus la fête du slip.
                Car même si la dette était ramenée à 0, dans combien de temps faudra-t-il aller demander une rallonge, si aucune réforme n’est entreprise ?


              • titi 15 février 2010 15:18

                D’ailleurs

                « Maintenant si la dette est un problème, supprimons là, les institutions financières qui l’achètent inscriront dans leurs comptes leurs pertes  »

                C’est exactement ce que j’appelle « Y-a-ka trouver dans les poches de mon voisin de quoi financer mon mode de vie », qui une variante « Cé-pas-ma-faute-Cé-l’autre »


              • JL JL 15 février 2010 15:31

                «  »Maintenant si la dette est un problème, supprimons là, les institutions financières qui l’achètent inscriront dans leurs comptes leurs pertes « C’est exactement ce que j’appelle  »Y-a-ka trouver dans les poches de mon voisin de quoi financer mon mode de vie« , qui une variante »Cé-pas-ma-faute-Cé-l’autre" (titi)

                Ce serait typiquement ce la réponse du berger à la bergère. En effet, qui a voulu se faire financer son mode de vie par son voisin sinon le finacier au détriment du travailleu, le seul producteur de richesses ? Et donc, la solution de faire un reset ne serait qu’un juste retour de baton : si les financiers n’avaient pas eu les yeux plus gros que le entre, cela ne serait pas arrivé. Il ne faut jamais prendre le risque de tuer la poule aux oeufs d’or.


              • Cug Cug 15 février 2010 15:40

                « La dette doit faire mal »
                 Comme si ce n’était pas assez ... perso je préfère que se soit ceux qui détiennent la dette (donc qui n’ont pas besoin de cet argent puisqu’ils le prêtent) qui ait mal plutôt que la société, genre la classe moyenne.

                « Les règles étaient claires depuis le début. »
                Je ne crois pas ... depuis que l’Etat français a été obligé par le gouvernement de l’époque (mais l’époque s’y prêtait) d’emprunter aux institutions financières privés la dette publique augmente et explose à présent.

                 Quand à dire que personne ne dirige l’Etat c’est faire un raccourci, que celui ci soit mal géré voir corrompu, certes mais il y a bien « encore » des administrations et que je sache toujours en fonction.
                Pour rembourser la dette public plutôt que de saigner les corps sociaux, soit l’Etat la raye de son bilan et les pertes sont portées aux comptes de ceux qui détiennent la dette soit l’Etat augmente ses recettes et dans ce cas le plus simple est de prendre « l’oseille » ou il se trouve.
                Mais dans les deux cas les perdants seront ceux qui détiennent de la dette, donc le « grisbi », l’une étatnt juste plus radicale et l’autre plus « cool ».

                 Quand aux corporatismes, vaste sujet.
                Les routiers sont mal payés, les agriculteurs eux sont subventionnés, etc etc ... chacun son bout de barbaque, etc etc ...


              • Croa Croa 15 février 2010 19:14

                Cug croit que l’oligarchie ploutocratique détient la dette !
                « (donc qui n’ont pas besoin de cet argent puisqu’ils le prêtent) »

                Ces gens ne détiennent rien
                (au départ), ils contrôlent la finance et c’est tout parce que ces escrocs se sont arrogés le privilège (normalement étatique) d’émettre de la monnaie et c’est tout !


              • titi 15 février 2010 19:32

                Si demain je rentre chez Bentley et que je commande la plus grosse voiture en étalage je trouverai toujours un Cofidis ou je sais pas quoi pour me prêter à 17%.
                Celà sera-t-il la faute de Cofidis si je suis sur endetté ? Evidemment Cofidis se fait de l’argent sur mon dos... mais si je ne suis pas mal-comprenant (terme politiquement correct pour dire crétin fini), alors je ne rentre pas chez Bentley, et Cofidis ne s’engraisse pas sur mon dos.

                La dette de l’Etat c’est pareil.
                Si l’Etat ne faisait pas n’importe quoi, il n’y aurait pas de dette. Et la finance internationale ne s’angraisserait pas.
                Or l’Etat fait n’importe quoi parce qu’il ne veut pas « désespérer Billancourt » disait on jadis.
                L’Etat fait n’importe quoi parce qu’il ne peut pas facher le corps électoral. L’Etat ne réforme pas l’Education Nationale, ni l’Armée, ni la Police, ni les retraites, ni les CAAF..
                Parce que le chef de gouvernement qui le fera est sur de sa mort politique.

                Alors on continue les conneries.. la force de frappe, le collège pour tous, des allocations pour tout et n’importe quoi, des aides pour ceci, des déductions pour celà, etc...

                Il faudra que tot ou tard les Francais arrêtent la Bentley...


              • rastapopulo rastapopulo 15 février 2010 21:24

                Il y a beaucoup de manière de financé un état. C’est de l’aveuglement de prendre un état pour un privé.

                Un rappel historique s’impose parce que répété le dogme officiel où l’inflation est calculé sur les produits de consommation délocalisés non merci !

                http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17522

                Rien n’empêche l’état de se financer sur avance du trésor pour éviter l’usure. La dette existera et donc ce n’est pas un appel à la dépense puisqu’elle hypothéquera les budget futures mais au moins l’usure n’aggravera pas la situation.

                Enfin même actuellement sous le joug de l’empire de la finance anglo-saxonne payé des intérets sur des dépenses d’investissement est une honte intellectuelle. Elle ne créent pas d’inflation et ne doivent pas être découragé.

                Quand à qui dirige... dans une structure de type impérial il y a pas photo.

                La délocalisation et l’usure comme vertu ? ca sonne comme l’empire britannique esclavagiste... ce pourrait t’il que ? non ! 


              • Freebird 15 février 2010 14:35

                Merci de nous rappeler que la gauche plurielle a réussi l’exploit d’aligner 30 milliards d’euros de déficit par an à une époque où la croissance du PIB était de 4%. La seule conclusion que l’on peut tirer de votre graphique, c’est que les déficits publics en France ne sont pas une question d’activité économique mais bel et bien la conséquence de la malhonnêteté de nos politiciens de tous bords, renforcée par l’insondable connerie du français moyen (spéciale dédicace) qui continue à faire le fier les deux pieds dans la tombe.


                • JL JL 15 février 2010 14:47

                  D’accord avec ce point de vue. Vous dites : « Pendant des années le système financier français et quelques grosses fortunes personnelles vont en profiter même si depuis quatre ou cinq ans, ce sont des fonds étrangers qui se gavent pour les deux tiers de la dette. »

                  De fait, les grands médias ne le disaient pas parce que nos grosses pointures profitaient des mêmes aubaines hors hexagone. Aujourd’hui, dans une mesure moindre à cause des fonds de pensions anglo-saxons. Et ceci me conduit à la remarque suivante,

                  vous dites : "La retraite en est le grand chantier,d’aujourd’hui. Le groupe Mederick-Malakoff avec le frérot à Sarkozy à sa tête et avec l’appui de la CNP appartenant à la caisse des dépôts et consignations ( le bras armé de la finance de l’Etat français) et à la Banque Postale bientôt elle aussi « privatisée »

                  Tout comme la Pravda qui disait la vérité à condition qu’on comprenne le contraire de ses affirmations, notre être suprême affirmait hier encore qu’on ne toucherait pas à la retraite par répartition. Je crois que dans son esprit on s’acheminerait vers un système hybride à la manière du paté d’alouette : avec la retraite par capitalisation dans le rôle du bourrin, si vous voyez ce que je veux dire. On pourrait voir cela comme un remède de cheval !!





                  • bigoudi7 15 février 2010 15:25

                    Vous aussi croyez à une guerre ? impossible ! ,les riches pour rien au monde ne voudraient prendre le risque d’une telle folie qui , avec les armes effroyables actuelles , leur feraient la peau en meme temps qu’à nous ! les guerres de nos jours ça s’exporte au tiers monde pour ne pas gacher l’existence des peuples nantis.c’est une constatation et non un avis ; quant à la destruction de nos structures sociales,industrielles et autres meme les mafias et les fonds d’investissement n’y ont pas interet : comme pensaient les Grecs (anciens) il faut maintenir en vie les esclaves pour pouvoir en abuser plus longtemps ;les catastrophes ne se feront donc dorénavant que dans une certaine « douceur » trompeuse qui prépare bien les esprits ;ne croyons pas à des tsunamis financiers,ça ne ferait pas l’affaire des riches ni des gouvernants qui ont interet à rester en place ;ce dernier point est un avis pas une constatation


                    • le naif le naif 15 février 2010 16:10

                      @ bigoudi7

                      Pour les Américains les guerres au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Amérique du sud, ou en Europe n’ont jamais été un problème à condition de les faire financer par les autres et d’avoir une chance de les gagner..... et là, c’est plus problématique

                      Vous dites : "Comme pensaient les Grecs (anciens) il faut maintenir en vie les esclaves pour pouvoir en abuser plus longtemps« 
                      Même un capitaliste comme Ford l’avait compris et payait ses salariés suffisamment pour que ces derniers puissent acheter ses voitures et continuent à entretenir le système, il faut croire que ses descendants n’ont pas retenu la leçon ou sont encore plus cupides....

                       »Des tsunamis financiers,ça ne ferait pas l’affaire des riches ni des gouvernants qui ont intérêt à rester en place « 
                      Là deux options sont envisageables, soit le système à l’image de la centrale de Tchernobyl leur a totalement échappé, soit il ont sciemment déclenché la réaction en chaine afin de mettre en place un »nouvel ordre" encore plus favorable à leurs intérêts...... Pour ce qui est de rester en place, une dictature est toujours préférable à une démocratie et à ses incertitudes électorales, la plèbe est si imprévisible......

                      Slts


                    • bonnes idees 15 février 2010 16:07


                      Resultats pitoyables de LA DROICHE.

                      Tout le monde redouble.

                      Mais les dirigeants ne sont plus au RDC mais au premier. Au RDC ce sont les bavardes concierges.


                      • logan 15 février 2010 16:30

                        pour rappel :

                        quand l’état a par exemple 50 milliards de déficit, l’état doit les emprunter
                        si l’état emprunte ces 50 milliards à des français, c’est bien qu’il y a une arnaque, parce que l’état au lieu de les emprunter pourrait donc très bien les ponctionner via l’impôt à ces personnes qui visiblement ont assez d’argent pour le prêter à l’état
                        hors si l’état poncitonne cet argent via l’impôt plutôt que de l’emprunter, résultat, il n’y a plus de déficit ...


                        • Le péripate Le péripate 15 février 2010 17:08

                          Je vais voir si j’ai compris. Réduire les déficits, ce n ’est pas bien. Parce que bobo à mes fonctionnaires, bobo au service public. Bon, ça c’est clair.
                          Donc augmenter le déficit, c’est bon. Pas compliqué, et en plus on sait faire, à gauche comme à droite. smiley

                          Il y a un hic. Ce sont les méchants néolibéraux qui ont creusé le déficit, pour embêter les fonctionnaires. Alors le déficit c’est pas bon.

                          Peut-être que ce que je viens de lire est complètement inepte.

                           smiley


                          • Cug Cug 15 février 2010 17:21

                            ahahahahaha excellent smiley


                          • logan 15 février 2010 21:09

                            Jusqu’à peu on n’avait rien compris des rouages financiers qui se dissimulaient derrière la dette publique. Cette découverte date de 2005 après l’étude du traité constitutionnel européen. Les lecteurs sont tombés sur un article bizarre qu’ils ne comprennaient pas, le fameux article 104 du traité de Maastricht, ils ont remonté la piste, et toute l’arnaque s’est dévoilée, on a pu voir à quel point on se faisait manipuler.

                            C’est pour cela que les discours ont changé entre temps.


                          • iciailleurs 15 février 2010 17:11

                            Bon, j’annule la dette.
                            Vous imaginez la tête des banquiers !


                            • Chang Captain Dan 15 février 2010 18:24

                              Les deficits publics peuvent diparaître par miracle ! A quelques mois du traité de Maastricht le déficit de l’italie frôlait les 120% du PIB ! ...Quelques semaines avant la signature du traité fameux il était juste à 60% ! ...Joli travail de comptabilité pubique...


                              • fifilafiloche fifilafiloche 15 février 2010 18:30

                                Les déficits publics ne seraient ils pas plutôt liés au marketing politique, à la nécessité d’acheter des votes en démocratie sociale ?


                                • titi 16 février 2010 07:10

                                  Tiens personne n’a réagit !!!
                                  Pourtant fifilafiloche je suis 100 % d’accord avec vous.

                                  Pour moi l’évènement le plus marquant aura été « la cagnotte fiscale » sous Jospin.
                                  Pour rappelle cette cagnotte ce n’etait pas un excédent budgétaire mais un excédent de recettes : en gros on était un peu moins dans le rouge que prévu.
                                  Et la décision la plus délirante a été prise : vu qu’on est un peu moins dans le rouge bah on va s’y enfoncer plus pour y être comme prévu.
                                  Celà a donné la prime à l’emploi qu’aucun gouvernement n’a remis en cause même après la disparition totale d’un hypothétique cagnotte.

                                  C’est de l’achat pour et simple de vote. Comme les niches fiscales ciblées.

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