Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Délocalisation, les limites

Délocalisation, les limites

Il faut faire évoluer le droit : les salariés sont des co-propriétaires de l’outil de production.

La liste des usines qu’on a fermées en France est longue. Et ce n’est pas fini. Deux situations doivent être considérées.

Ces fermetures peuvent être définitives avec cessation complète d’activité et dissolution de la société après dépôts de bilan et autres avatars administratifs. Les actionnaires ne retirent de leur affaire que le produit de la vente des actifs, quand il reste quelque chose après que les créanciers prioritaires (principalement l’Etat) se sont payés. On est dans le cas d’une déconfiture totale : il n’y a plus de retour sur investissement et les pertes ont absorbé tout le capital. C’est la loi du système capitaliste ; le Code du travail permet d’amortir le coût social, mais rien ne s’oppose à la disparition de l’affaire. Eventuellement les dirigeants de la société peuvent être poursuivis en justice s’il apparaît qu’ils ont commis des délits - faux en écriture, abus de biens sociaux, détournement d’argent, etc. Il n’y a rien d’autres à opposer à de telles situations.

Mais souvent ces fermetures d’usines ne sont qu’un des éléments du dossier de transfert de l’activité vers des pays où les salaires sont plus bas, avec reconstruction de l’unité de production. Ce transfert peut se faire pour éviter à la société de se retrouver dans la situation exposée ci-dessus, mais aussi pour lui permettre d’accroître ses profits - ceux-ci pouvant être déjà très satisfaisants et assurer un retour sur investissement acceptable. Deux points doivent être considérés :

- premier point : si les profits actuels sont bons, des mécanismes administratifs devraient permettre aux pouvoirs publics de s’opposer à la fermeture de l’usine en France ; par exemple, en rendant le coût de cette fermeture financièrement insupportable par l’indexation d’indemnités et de pénalités sur les profits, et ce de façon exponentielle (ce n’est qu’une piste) ;

- deuxième point : en supposant que la baisse continue des profits justifie une délocalisation pour éviter à terme le dépôt de bilan de la société, quels que soient les motifs qu’ont les actionnaires, cette délocalisation ne devrait pas pouvoir se faire par un déménagement de l’outil de production (machines et autres éléments immatériels comme l’informatique, la création, etc.) de l’usine en France vers l’usine qui a été construite ailleurs, sans l’accord des salariés. L’outil de production appartient bien, juridiquement parlant, aux actionnaires, mais l’on devrait considérer que les salariés en sont également les co-propriétaires (ce serait en quelque sorte leur fonds de commerce) : en effet ces machines, et tout ce qui compose l’outil de production, ne fonctionnent que par le talent des salariés qui connaissent les procédés, les méthodes, les tours de main nécessaires, et qui en assurent la maintenance. Comment les actionnaires peuvent-ils, d’autorité, les leur enlever des mains pour les confier à d’autres ! Cela semble relever d’un cynisme qui n’a pas sa place dans une société de droit.

Mais la loi est ainsi faite, les salariés n’ont aucun droit sur l’outil de production et ils ne peuvent que se tordre les mains de rage devant les camions qui déménagent leurs machines... Situation inacceptable, mais qui peut être corrigée ; c’est en effet un simple problème de droit : pourquoi ne pas dire que les actionnaires ne peuvent déménager l’outil de production sans l’accord des salariés à la majorité qualifiée... Les syndicats ne devraient pas être contre !


Moyenne des avis sur cet article :  3.29/5   (21 votes)




Réagissez à l'article

42 réactions à cet article    


  • tmd 8 février 2008 09:36

    Ce qui est sûr, c’est qu’avec des mesures pareilles, plus aucun entrepreneur n’installera une usine en France ...


    • tvargentine.com lerma 8 février 2008 10:03

      Avant tout,reconnaisssons la responsabilité des élus locaux qui se contentent d’encaisser les taxes professionnelles et qui se désinterressent ensuite des problèmes des entreprises.

      Au lieu d’allèger les charges ,l’Etat fait supporter ses propres dettes et ses charges (la masse trop importante salariale de fonctionnaires 40% du budget de l’Etat) sur les citoyens

      Voila le résultat


      • jako jako 8 février 2008 10:08

        Il y a un aspect qui me choque aussi c’est que après la disparition des moyens de productions sur notre territoire même si l’entreprise est profitable la marque reste exactement la même et vend toujours ses mêmes produits (souvent la qualité en moins) au même prix.... (Moulinex Dim Seb Arena etc etc)


        • Emile Red Emile Red 8 février 2008 10:46

          Heureux de lire ce petit article, les temps changent, il y a 5 ou 6 mois j’ai envoyé un article de la même veine refusé par la "censure" maison.

          Il faut définir les éléments concrets, une entreprise n’a aucune chance de fonctionner sans employés, d’autre part elle n’a pas plus de chance d’évoluer si les employés ne participent pas aux bénéfices.

          La part des employés dans la création entreprise est souvent nulle, cependant la part des propriétaires dans l’évolution économique est souvent toute aussi nulle, il reste que seuls les propriétaires en restent propriétaires malgré la plus value essentiellement apportée par le travail des employés.

          Lors de délocalisation, il est juste et défendable que la part monétaire reviennent aux actionnaires, mais il est scandaleux que la part immobilière et mobiliére soient accaparée par ces mêmes actionnaires, elle devrait revenir de droit aux salariés, surtout dans le cas d’entreprise viable, d’autant plus que suivant le "saint libéralisme" cette situation créerait une saine émulation.

          Mais je crois qu’il ne faut pas réver, une évolution sociologique de la sorte n’est pas prète de pénétrer les esprits, sous divers prétextes fallacieux (sic : les entreprises étrangères.... voir plus haut) notre système garantit l’enterrement de 1ère classe à tout emploi local quand on peut trouver moins chère ailleurs, sans soucis des conditions de travail.

          Une règle existe dans la plupart des pays occidentaux, de ne pas extrader leurs propres citoyens, il n’y aurait rien de plus simple d’appliquer ce genre de règle avec les entreprises, tout au moins la part matérielle de celles ci.


          • Emile Red Emile Red 8 février 2008 10:53

            J’oubliais, une autre manière de lutter contre les délocalisations est le boycott de tous produits en provenance de ces sociétés crapules et de toutes leurs filiales, boycott citoyen et encore mieux boycott d’état.


          • alberto alberto 8 février 2008 11:02

            Dans le mille Emile : le boycott l’arme trop souvent négligée !


          • Gilles Gilles 8 février 2008 12:19

            Le Boycott ?

            Bon, ça va devenir compliqué de rouler en caisse.....

            Et bientôt, vu qu’Airbus et Latécoère commencent à délocaliser sec, et parlent carrément de déménager les usines (Chine, US), impossible de voler.

            Ah si, vivons d’amour et d’eau fraiche, revenons au chasseur-cueilleur d’antan, oiu délocalisons nous..... je plaisante, mais à moitié


          • jako jako 8 février 2008 12:43

            Le boycott a été largement rendu impossible car si vous faites bien attention il est presque impossible aujourd’hui (je parle pour l’alimentaire) de savoir d’ou provient le produit de base. Certains pak de jus de fruits sont totalement anonymes a qui ne sait pas lire le code barre


          • HELIOS HELIOS 8 février 2008 20:00

            Même en lisant le code a barre on ne peut pas connaitre l’origine du contenu car le code a barre est un enregistrement de l’entreprise distributrice . Celle ci decide d’une partie du code seulement... rien a voir avec l’origine du produit donc.

            Si vous achetez un pac de jus d’orange dont le code commence par 3xxx vous pouvez pensez que le distributeur qui a emballé le jus est franco qque chose, mais le jus, lui peu provenir du maroc, d’israel etc... sans que vous puissiez le lire.

            le code a barre s’appelle "gencod" ... lisez la page 9 ce ce lien si vous voulez savoir comment il est composé et attribué. www.gs1.fr/gs1_fr/content/download/1859/24860/file/FRUITSLEGUMES-35%20PAGES.pdf

             


          • alberto alberto 8 février 2008 11:00

            Cet article pose une bonne question, et de mon point de vue apporte une mauvaise réponse : déjà que malgré les contraintes existantes, certaines entreprises préfèrent se délocaliser vers des régions moins coûteuses en termes de charges et salaires, la perspective d’une contrainte supplémentaire (un hypothètique quitus des salariés) donnerait le signal de la débandade de celles aujourd’hui hésitantes à la délocalisation.

            Pour ma part, je verrais bien l’ajout d’une clause conditionnant l’une quelconque des aides financières apportées par les pouvoirs publics (nationaux ou territoriaux) à l’installation des entreprises  : le remboursement du montant des aides en cas de délocalisation. Ces sommes ainsi récupérées pouvant servir au reclassement les employés victimes de la fermeture.

            Trop d’argent public ayant été jusqu’alors distribué aux entreprises sans réèls engagements de leur part !

            Cela aurait peut-être le mérite de limiter un peu la casse...

            Bien à vous.


            • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 8 février 2008 18:52

              @ alberto

               

              Vous avez raison en tout point. Le vrai problème est la subvention d’entreprises privées. De quel droit un élu, spolie des entreprises qui fonctionnent pour distribuer, tel un petit marquis local, à des entreprises qui, soit sans cela n’auraient pas existées, soit n’ont pas besoin de cette manne.

              Si, d’un point de vue micro économique, la délocalisation peut être un drame, au niveau national, il en va autrement. Ce que nous obtenions à un prix, nous l’obtenons à un coût moins élevé. Nous nous enrichissons donc : S’il nous fallait une heure de notre travail pour obtenir un bien ou un service, pour obtenir le même bien ou service, il ne nous faudra dépenser que la valeur d’une demi-heure de notre travail.

               

              Le problème vient donc du chômage endémique en France, donc de la difficulté de trouver un nouveau travail, plus du traumatisme humain propre à tout changement important.

              Et il est faux de dire que la délocalisation créée du chômage, car elle libère des capitaux et crée de nouveau besoins.

              On revient donc éternellement sur la difficulté de créer des emplois, dû aux coût du travail (pas du salarié), et aux rigidités du code du travail : poids des démarches administratives, difficultés pour débaucher, effet de seuil à 1, 10, 20, 50, 200 salariés qui fond que de nombreux chefs d’entreprises préfère perdre des marchés plutôt que d’embaucher du personnel supplémentaire.


            • Forest Ent Forest Ent 8 février 2008 11:10

              Bien intentionné, mais naïf. L’autogestion a échoué il y a 30 ans. La solution est plus simple : elle consiste à remettre des douanes (en quittant l’UE s’il le faut).


              • ronchonaire 8 février 2008 12:23

                Oui, quittons l’UE, remettons les douanes et fermons les frontières à double tour, revenons au franc lourd et relançons la planche à billets. Tant que nous y sommes, nationalisons toutes les entreprises, les banques, les exploitations agricoles et le bistrot du coin.

                Allons-y, et dans deux ans, c’est nous qui demanderons l’asile aux pays africains en les suppliant de ne pas nous laisser crever la dalle.

                Etes-vous certain de vraiment vouloir le bien de la France ?


              • Trashon Trashon 8 février 2008 12:26

                par la même occasion re rendre obligatoire le marquage de la provenance

                 

                legifrance.org/jo_pdf.do


              • karg se 8 février 2008 13:21

                Le problème c’est pas l’impact des délocalisations qui est faible (10-15 000 emplois par an, j’ai fais un article la dessus) mais le manque d’investissement dans les industries de pointes qui rapportent beaucoup et donne du travail aux employés très qualifiés (d’où la surqualification que beaucoup de salarié ressente en France).

                Certains pays ont 4% de chômage, des frontières largement aussi ouverte et le SMIC à 1600 euro, cherchez l’erreur.


              • Forest Ent Forest Ent 8 février 2008 14:25

                Le problème n’est pas que les délocalisations, dont l’impact n’est pas faible (cf. cas du textile et de la Chine), mais également la pression à la baisse sur les salaires qui asphyxie la demande, comme ça a commencé fort en Allemagne et comme nous allons le constater à grande échelle cette année aux US.

                J’en ai un peu marre de ce terrorisme intellectuel qui consiste à m’accuser d’anti-américanisme primaire, marxisme, obscurantisme, quand j’écris qu’il faut des douanes. En plus, c’était la vocation initiale de l’UE que de créer un marché intérieur, avant qu’elle n’ait été pervertie via le GATT pour donner le canard boîteux et toxique actuel.

                La libre entreprise, le libre marché, etc ..., n’impliquent absolument pas ce que l’on appelle de manière publicitaire le "libre-échange", et qui serait mieux décrit par "porosité entre marchés" ou "concurrence non régulée". Le libre-échangisme est une théorie économique parmi d’autres, datant du 18ème siècle, et qui n’a jamais fait ses preuves. Je pourrais refaire encore un autre papier là-dessus, mais ça commence à me gonfler. Je préfère attendre un peu et commenter le développement de la crise US. Ca sera didactique.


              • Vincent 8 février 2008 11:25

                Votre article ouvre quelques pistes, mais je ne pense pas qu’une la loi, aussi contraignante soit-elle, puisse régler ce problème.

                 

                Je peux dire à propos de phénomène que je suis au cœur de celui-ci, travaillant dans la sous-traitance automobile, nous connaissons bien le sujet.

                 

                A l’heure actuelle, les délocalisation, concerne essentiellement les production à fort taux de main d’œuvre et se concentrent essentiellement pour l’automobile vers les pays dit de l’Est, Slovaquie, Pologne, Roumanie….

                 

                Ces pays que l’on peu considérer en forte croissance absorbent les industries d’Europe occidentale à la vitesse grand V, mais un problème se pose : la disponibilité de la main d’œuvre qualifiée.

                 

                En effet leur développement associé à une faible réserve de main d’œuvre du fait de leur population rend le recrutement d’ouvriers qualifiés et consciencieux difficile, il en résulte pas mal de problèmes qualités qui entraînent des retours sur les sites français pour des contrôles approfondis ou des tri sur les site de production pas quelques entreprises mandatées par les constructeurs automobiles.

                 

                Cela rend le coût des pièces inintéressant, car à l’origine ces pièces sont moins chères car le taux de main d’œuvre est à env. 25% du coût horaire moyen d’un salarié français, mais au final les boucles logistiques et les différents coûts associés aux contrôles approfondis absorbent les marge de ces pièces.

                 

                Les acheteurs automobile, cotés client, sont au courrant de ces faits, mais les ignorent, car ce qui compte pour eux dans un premier temps et le prix de revient théorique de leur véhicule.

                Et de toute façon, ils s’en moquent car les surcoûts sont imputés aux sous-traitants.

                 

                Donc au final, les coûts supplémentaires sont absorbés par les maisons mères, situées en France, ce qui plombe leurs résultats et encourage les directions à délocaliser plus massivement encore.

                 

                Je pense que le rythme des délocalisations ralentira dans les prochaines années, car à l’image de l’Espagne ou du Portugal, qui, il y a encore une petite vingtaine d’années, étaient considérés comme les parents pauvres européens.

                 

                Les coûts de main d’œuvre de ces deux pays, ils y a encore à peine 10 ans étaient inférieurs de 50% aux coûts de la main d’œuvre française.

                 

                Il y a dix ans nous délocalisions une partie de la production de nos usines vers ces deux pays, seulement la croissance aidant, leur taux de main d’œuvre actuel n’est plus aussi intéressant donc nous nous dirigeons vers les pays de l’ancienne URSS.

                 

                Seulement il y a une autre culture, autant les Espagnols et les portugais sont des latins, autant les résidants des anciens satellites n’ont pas le même tempérament et il subsiste encore quelques mauvaises habitudes liées au communisme.

                 

                Enfin dernier point concernant les délocalisations, il est fréquent de transformer une usine de production en centre de coûts et de mettre le centre de profit en Suisse ou dans un autre pays proposant des règles fiscales plus avantageuses.

                 

                C’est très simple à comprendre et un des meilleurs exemples est le centre Hewlett Packard de Grenoble qui malgré ses bénéfices à été rendu non rentable par les actionnaire afin de le délocaliser vers des pays comme l’Inde où 5 ingénieurs indiens, coûtent le salaire d’un ingénieur français.

                 

                La technique est en somme assez simple et en résumé cela donne la chose suivante :

                Vous créez une entité dans un pays à faible taux d’imposition, qui deviendra le siège social.

                Ensuite vous y envoyez les services, type administration du personnel, informatique, gestion, enfin tous ce qui n’est pas nécessaire à la production sur site.

                 

                Puis vous attribuez un coût exorbitant à ces services en frais de groupe ou de structure, que le site en France devra payer chaque mois.

                 

                De cette façon vous absorbez les bénéfices de l’entité française en les reportant sur l’entité à l’étranger.

                Du coup, comme on dit, vous faites d’une pierre deux coups,

                 

                Vous rendez non rentable votre site français et donc vous étudiez la possibilité d’aller voire ailleurs et vous défiscalisez  les bénéfices en économisant au passage la participation au bénéfice obligatoire de tout salarie d’une entreprise supérieure à 50 personnes.

                 

                CQFD.

                 

                Le pire dans tout ça, c’est que nous sommes au courrant, que l’administration fiscale l’est aussi, les collectivités le sont tout autant, mais au nom du sacro saint rendement par actions, du retour sur investissement nous laissons égoïstement  faire car ont se dit toujours que nous ne sommes pas concernés et que cela arrivera aux autres pas à nous.

                 


                • frédéric lyon 8 février 2008 11:37

                  Il est fini le temps où l’on pouvait attacher les gens (actionnaires, contribuables, épargnants) à un piquet, afin de les avoir sous la main quand on avait besoin de leur faire les poches.

                  Beaucoup d’ex-bénéficiaires des rapines d’Etat (fonctionnaires, monopoles d’Etat, professions réglementées) pleurent aujourd’hui et rêvent de refermer les frontières !

                  Au risque de provoquer un sauve-qui-peut général ?

                  Mettez vous dans la tête que vous n’ètes que des parasites, abandonnez vos rêves de flic et mettez-vous enfin au travail.


                  • Zalka Zalka 8 février 2008 14:00

                    Sauve qui peut général, je ne sais pas. Par contre, si la raclure que tu es pouvait se casser, je crois que "les parasites" comme tu dis ne s’en plaindraient pas.


                  • nick 8 février 2008 14:14

                    @Frédéric Lyon

                     

                    Ta gueule Lerma !!!


                  • pallas 8 février 2008 12:08

                    Je ne voi pas le probleme de la delocalisation, sa coute moin cher a produire a l’etranger, donc l’investissement est tres rentable, une fois le produit construit il est revendu dans notre pays. Le probleme du chomage n’est pas du a la delocalisation vu que tout est automatisé, sa n’aurait pas changer grand chose en terme d’emploi, une machine travail mieu, plus vite, ne fait aucunes erreurs, ne se fatigue jamais, un rendement tres superieur. sa a un cout d’installation de mettre des robots dans les usines, pas besoin de personnels juste quelques techniciens de maintenance et une infrastructure informatique, sa a un cout. Il est plus rentable que cela soit les pays emergeants créeant les produits, le cout de la main d’oeuvre est moin cher que l’investissement dans la technologie robotique, chez nous sa crée de l’emploi dans le marketing et la vente, super marché. Il y a le choix a salaire egal, soit travailler comme vendeur ou ouvrier, un vendeur n’a pas de risque d’avoir un accident de travail, il a des responsabilités et ne fait pas de travail a la chaine, donc l’un dans l’autre delocalisé le travail penible et dangereux dans les pays emergeants est une bonne chose en soit. De plus en terme de coup environnemental, nous polluon bcp moins car moins d’usines, il est edifiant de critiquer toutes les initiatives faites dans notre pays. Sa fait du travail dans le pays emergeant et nous notre qualité de vie est gagnante, tout le monde y gagne sur tous les tableaux.


                    • Vincent 8 février 2008 14:02

                      Dire que les délocalisations c’est très rentable, cela se discute, mais en tout cas en terme de balance commerciale c’est une catastrophe, nous importons plus que nous produisons donc nous créons un déficit.

                       

                      Dire que l’on pollue moins est aussi faux à mon avis, à moins que vous fassiez parti de ceux qui ont pensé que le nuage radioactif s’était arrêté à la frontière allemande.

                       

                      Alors oui, les délocalisations permettent de bénéficier de produits qui autrefois étaient hors de prix à des prix abordables, comme les écrans plats par exemple, mais ceux-ci ne remplissent pas votre assiette, ils contribuent même à la rendre moins copieuse dans la mesure où vous avez achetez l’écran plat dernier cri, dont vous n’avez pas vraiment besoin, à crédit.

                       

                      Même s’il reste des progrès à faire dans l’industrie, les usines type « Germinal » comme je les appelle, sont devenue très rare et les accidents grave du travail sont plutôt liés aux secteurs du bâtiment que ceux de l’industrie.

                       

                      Le boulot de vendeur n’est pas compliqué selon vous, essayer le ne serait-ce qu’une semaine, en supermarché ou prêt à porté par exemple, où dans un cas vous devrez rempoter les rayon à 4h00 du mat et dans l’autre supporter les clients casses bonbons de 10h00 à 14h00 puis de 16h30 à 20h00 par exemple, rien que des horaires qui vont bien.

                       

                      Enfin dire que cela offre du travail aux pays émergeants, je suis d’accord, par contre dire que cela améliore notre qualité de vie sur ce point je ne suis pas d’accord, le fait d’aller bosser pour des cacahouètes tous les matins en ce demandant si demain on ira encore ou si on restera à la maison car un actionnaire trop gourmand à demander de faire +5% à ses investissements n’est pas pour moi un principe de vie idéal.

                       

                      Je suis pour le développement des pays émergeant, mais pas au détriment d’un pays tout entier pour quelques poignées de gros actionnaires.

                       


                    • Gilles Gilles 8 février 2008 14:09

                      Pallas

                      "Le probleme du chomage n’est pas du a la delocalisation vu que tout est automatisé,"

                      Quel naïf. La majorité de l’emploi se situe dans les activités tertiaires, c’est à dire du jus de cerveau. Pour faire fonctionner un ordinateur, faut un mec derrière. Pour trouver, faut chercher et donc des équipes de R&D. Ppour faire des logiciels, des développeurs, concepteurs, architectes.......Pour construire un avion, un bateau faut des centaines d’ouviers, techniciens et d’ingénieur, sans compter les administratifs et activités transverses. Même si l’automatisation aide, elle ne peut répondre à toutes les tâches

                      "delocalisé le travail penible et dangereux dans les pays emergeants est une bonne chose en soit"

                      Sympa.....pour ces gens là. c’est vrai que chez nous taillable, corvéable et massacrable à merci c’est plus possible, alors autant exploiter les autres, et s’ils sont malades, meurrent, travaillent 12 heures par jour pour 2€, on s’en fout c’est pas chez nous. ...minable !

                      On en revient aux athéniens, qui quoique démocrates, dépendaient pour leur bien être d’une main d’oeuvre esclave dix fois plus nombreuses que les citoyens. L’histoire se répète inlassablement.....

                      "De plus en terme de coup environnemental, nous polluon bcp moins car moins d’usines,"

                      Oui mais l’environnement en ASie, en AFrique tu t’en fous en tant que sale égoiste. N’oublie pas que le CO² , le souffre, les pesticides...etc etc n’a pas de frontières et que nous en pâtissons ici de la ,pollution de là bas

                      Aprés les le travail à bas cout, les cerveaux à bas coût, celui de Pallas, mais pas l’avenir de l’homme, enfin j’espère


                    • judel.66 8 février 2008 12:09

                      forest ent .....l’autogestion ce n’est pas tout a fait naïf ....De Gaulle voulait lancer le capital travail les votres s’y sont opposés.......maintenant il y a le PERCO c’est pas idiot mais c’est insignifiant.......

                      que pensez vous de l’ISF ?... quel est le rèsultat de cet èpouvantail inquisition .......... ?..... tirez les conséquences logiques de votre reflexion .....depuis mittrand la France est ""A VENDRE "".et l’lemploi privé en France dépend en grande partie du bon vouloir d’un actionnaire etranger.........il n’y a que les employés du public qui peuvent manifester ...dans le privé on serre les fesses (voir Arcelor)

                      ....si vous aviez de l’argent a placer , l ’investiriez vous en France.......que sera 2012 m aubry et f hollande ont ils perdu leur pouvoir de nuisance.........

                      croyez vous que l’argent qui s’enfuit en suisse fait travailler l’ouvrier Français ou construit du locatif en France.......d’où chomage , crise du logement ,, appauvrissement et déficit .........

                      désolé ! ! ! !


                      • Gilles Gilles 8 février 2008 13:42

                        Il y a plusiueurs aspects importants oubliés dans cet article et qui vont bien plus loin que la simple maitrise de l’outil de production. La délocalisation en douce.....avec le consentement tacite des décideurs au pouvoir.

                        Un. Délocaliser rime plus souvent avec création de bureaux et d’usines à l’extérieur sans licenciements secs en France. Tous les nouveaux investissements sont réalisés ailleurs et du coup le taux d’emploi baisse en France avec le temps, mais cela ce voit moins. Ce qui permet aux délocalisateurs d’éviter de se coltiner une image déplorable en France de "voleurs d’usines’ et de claironer partout qu’ils ne nuisent pas aux pays.

                        Deux. Pour délocaliser en douce, on peut aussi se séparer d’acitivités confiées dorénavant à la sous traitance (française ou etrangère) Pas de licenciements secs non plus, l’image est sauf. A la charge du sous traitants ensuite de transférer par petites touches, invisiblement, son activité à l’Etranger dans les pays a bats coûts. C’est le système de fonctionnement des grosses SSII.

                        En regardant plus loin, on s’apperçoit que petit à petit l’activité se barre puisque rien de nouveau n’est crée sur le territoire et des pans entier de l’économie finissent par disparaitre

                        Ex : Airbus va créer des usines en Chines et surement aux USA...mais rassurons nous sans licenciements sec en France. Evidemement on finira par se rendre compte que le nombre d’employés travaillant pour Airbus baissera inexorablement en Europe et augmentera ailleurs, jusqu’au jour où tous les nouveaux modèles d’avions seront réalisés et assemblés ailleurs......et que le CA d’Airbus sera bien plus élevé en Chine ou aux USA. L’Europe ne gardera que les sièges administratifs et peut être un peu de R&D (et encore...). Evidememnt isl ne paoieront plus d’impôts etd e charges en Europe mais on pourra toujours se branler en disant Airbus quel succés européen..

                        Airbus se sépare d’usines (meaulte, St Nazaire..filés à Latécoère) et de département entiers, donnés aux sous traitants. Latécoère va ensuite créer ben Tunisie des usines pour 1000 employés pour créer les pièces auparavant faites dans ces usines...mais rassurons nous sans licenciements sec en France ....mais aussi sans investissements conséquents nouveaux en France.

                        Les services informatiques sont emblématiques. Airbus les sous traitent quasiment tous et de plus en plus au forfait. D’abord aux sociétés locales, qui en formant des groupes internationaux délocalisent petit à petit en Roumanie, Inde, Maurice, Chine. J’en sait quelque chose,c’est mon job actuel. Dans ma boite, il y a en permanence un roulement de 10 à 20 indiens qui viennent se former sur les produits qui leur sont transférés, et certains jours, le poste de garde d’airbus à Toulouse est blindé d’indiens venus chercher leur pass

                         

                         


                        • Vincent 8 février 2008 14:22

                          Cela rejoint le commentaire que je faisais à propos du modèle automobile.

                          Seulement avec les avions si ça coince, ça vole moins bien et ça tombe, tandis qu’avec une voiture, ça ne roule plus, mais il y a encore moyen de sauter en marche......

                          On nous conseille de plus en plus le secteur les sociétés de services, le souci c’est que celle-ci sont délocalisables encore plus rapidement que les entreprise de production et surtout les autres ingénieurs ne sont pas plus cons que nous mais ils coûtent moins cher et au pire on en a deux pour le prix d’un.

                          Non y a pas, va vraiment falloir trouver le moyen de créer de la valeur ajoutée que l’on ne pourra pas nous emprunter.

                          C’est pour cette raison que l’état selon moi devrait mettre le paquet en terme de recherche fondamentale et appliquée, d’offrir plus de crédit d’impôts pour les entreprises déposant et exploitant des brevets innovants en France.

                          Et c’est aussi à nous employés de ces sociétés de prouver que nous sommes plus efficaces que trois indiens à 10 000 km de chez nous.

                          Donc arrêtons de nous morfondre sur notre pauvre sort, pour au final dire, ha ben je vous l’avais dit.

                          Finissons en avec le mode des diseurs et passons au mode des faiseurs.  

                          Pour info, une dernière remarque, nous avons l’habitude quand un truc ne fonctionne pas de passer 80% de notre temps à trouver des responsables ou à se couvrir soit même et 20% à trouver des solutions, faisons l’inverse, vous verrez ça ira tout de suite beaucoup mieux.

                           


                        • Gilles Gilles 8 février 2008 15:14

                          Vincent

                          "Seulement avec les avions si ça coince, ça vole moins bien et ça tombe,"

                          Vous sous entendez que c’est risqué ? Les chinois fabriquent déjà leurs avions, envoie des satellites dans l’espace et des cosmonautes. Ils peuvent très bien faire de bons avions, surtout si on leur transfère nos avancées technologiques. Sans compter que se sera peut être aux USA et pas en Chine que se retrouveront le gros des usines, et eux ils savent encore mieux faire. En plus, pas mal de pièces d’Airbus sont déjà fabriquées dans divers pays du monde

                          « C’est pour cette raison que l’état selon moi devrait mettre le paquet en terme de recherche fondamentale et appliquée, d’offrir plus de crédit d’impôts pour les entreprises déposant et exploitant des brevets innovants en France. »

                           C’est bien….mais UTOPIQUE. Si c’est pour que ce soit les autres nations qui profitent des retombées et qui grâce aux transferts de technologie les plagient à moindre coût (exactement comme ils ont fait pour l’automobile), se ne sera pas très efficace sur le long terme. Surtout qu’il est impossible d’obliger dans un contexte mondialisé et libéral les entreprises à « exploiter » en France (ou en Europe) des technologies pour lesquels ils ont des brevets en France…et qu’est ce qui les empêcherait de déposer leurs brevets ailleurs, dans des pays déjà bien moins onéreux ?

                           Regardez l’évolution des géants comme la Chine, l’Inde etc etc Se sont aussi de plus en plus des « faiseurs comme vous dîtes. Ils ne se contente plus de produire des objets de merde à bas coût mais de la haute technologie, investissent à fond dans la R&D, rachète nos entreprises et leur savoir faire. Bientôt, nous seront sur un même pied concernant la recherche, sans compter leurs ressources (humaines, financière…) potentiellement largement supérieures aux notres. Alors si en plus ils fabriquent tout, ont des coûts moins élevés, un marché intérieur  immense, qu’est ce qui empêcherait les multinationales de carrément changer de continent ? Rien……

                           Les ultra-libéraux ont totalement raisons. Il faut dans ce contexte converger vers leur niveau en ce qui concerne le coût du travail, les facilités financières. Sinon, c’est la cata programmée…Madelin et consort vous le répète depuis des lustres, écoutez les !

                           L’autre solution serait un retour de protectionisme afin que chaque zone fabrique a peu prés ce dont elle a besoin ; penser l’économie pour la population et non la population au service de l’économie. Mais vous allez me traitez de bolcho archaïque, non ?


                        • ronchonaire 8 février 2008 14:17

                          Il y a deux aspects à prendre, le quantitatif et le qualitatif.

                          D’un point de vue quantitatif, les délocalisations ne représentent pas tant d’emplois perdus que cela, contrairement à une idée largement répandue. Le problème vient surtout du fait qu’elles concernent généralement des régions déjà désertées économiquement et contribuent donc à "enfoncer" encore plus ces régions.

                          D’un point de vue qualitatif, les emplois délocalisés sont pour la plupart des emplois non-qualifiés, tant et si bien que la perte de revenu et de valeur ajoutée au niveau agrégé est minime. Les délocalisations contribuent simplement à abandonner des secteurs de production qui ne sont de toute façon plus rentables et pour lesquels la France n’a plus le moindre avantage comparatif. Autant réallouer les investissements vers les secteurs compétitifs.

                          Malgré tout, les délocalisations posent deux problèmes majeurs, en plus de celui déjà mentionné de la désertification de certaines régions :

                          1. Quid des aides publiques reçues par les entreprises qui délocalisent ? En l’ocurrence, il faudrait prévoir un mécanisme de remboursement de ces aides par l’entreprise.

                          2. Comment indemniser les perdants, c’est-à-dire les personnes qui perdent leur emploi suite à une délocalisation ? Un tel mécanisme est d’autant plus nécessaire que les personnes concernées sont souvent peu qualifiées et ont des revenus modestes.

                          Un mécanisme avait été mis en place aux Etats-Unis suite à la création de l’ALENA (zone de libre-échange avec le Mexique et le Canada). Tout salarié qui avait perdu son boulot à cause d’une délocalisation bénéficiait d’indemnités plus fortes que le régime général et de programmes d’aides (formation, etc.) pour retrouver un emploi. Malheureusement, rien de tel n’existe en Europe, a fortiori en France.

                          Pour résumer, le vrai problème ne vient pas des délocalisations en tant que telles, il vient du fait que notre système légal (droit des entreprises et droit du travail) n’est pas du tout organisé pour y faire face.

                           


                          • Gilles Gilles 8 février 2008 15:32

                            Ronchonnaire

                            "D’un point de vue quantitatif, les délocalisations ne représentent pas tant d’emplois perdus que cela,"

                            En effet, je crois bien que ce ne sont que 10% des emplois perdus chaque années qui sont délocalisés. Cet argument est par contre de la poudre aux yeux

                            Mais lisez mon post de 13:42. Ce qui craint, et je le vois tous les jours ici dans l’aero à Toulouse, ce ne sont pas les suppressions d’emplois, presque nulles, mais que dorénavant les créations de postes des grandes boites françaises se font de plus en plus à l’Etranger au détriment de la France

                            Nuance subtile....le taux d’emploi français de ses boites va baisser chez nous sans que cela soit comptabilisé ni même pensé comme délocalisation. Sauf que le résultat sera le même : une part croissante de la conception et de la production est de moins en moins faites chez nous, même dans la haute technologie ; Au lieu de licencier, on embauche pas, c’est tout.

                            Enfin, ce n’est pas encore le grand drame, mais j’observe depuis 5-6 ans, une accélération forte d’ouvertures de filiales à l’Etranger pour y commencer de nouvelles activités, qui il y a encore 10 ans auraient été crée dans notre pays

                            "Comment indemniser les perdants, c’est-à-dire les personnes qui perdent leur emploi suite à une délocalisation ?"

                            C’est un épiphénomène...certes douloureux pour ces personnes mais quedalle à l’échelle de la nation. Ce n’est pas la solution, mais vous la préconisez vous même

                            "le vrai problème ne vient pas des délocalisations en tant que telles, il vient du fait que notre système légal (droit des entreprises et droit du travail) n’est pas du tout organisé pour y faire face."

                            Ce que je dis aussi plus haut......le seul moyen de garder à terme l’activité crée par des gens qui ne pensent qu’au profit financier c’est d’accepter toutes leurs conditions


                          • pallas 8 février 2008 14:18

                            Ce n’est pas notre probleme pour les pays emergeant pour le travail, c’est le leurs pareil pour la destruction de leurs sols au point de vu environnementale, sa ne nous concerne pas, nous delocalisons nos travaux penible et le prennent et en veulent encore plus. Sa nous fait gagner de l’argent, du temps et la creation des metiers tel que vendeur, marketing. Tout le monde est gagnant et heureux, vous voulez travaillez a l’usine a la chaine peut etre ? moi non, je prefere etre vendeur, au moin je suis penard.


                            • Vincent 8 février 2008 14:30

                              Pallas, de mieux en mieux, comment ferrez vous votre job, peinard de vendeur, lorsque les ouvriers ne pourront plus se payer les choses que vous vendez ?

                               

                              Ben vous serrez encore plus peinard, vous resterez chez vous, non pas pour faire de la télévente à domicile, mais simplement parce que votre boulot n’aura plus lieu d’être étant donner qu’il n’y aura plus d’acheteurs.

                              Est-ce que ce point de vue vous rend un peut moins obtus où persistez vous pensez  intouchable dans votre statu de vendeur ?

                               


                            • Leonid Bronstein 8 février 2008 14:26

                              Pourquoi ne pas imposer d’ecrire sur les emballages l’origine des produits ?

                              -Made in France...

                              -Made in GB

                              -Made in China

                              -Made in USA

                              -Made in Italy...

                              etc... et avec une reglementation drastique sur les fraudes d’origine.

                              ainsi on pourrait acheter en connaissance de cause le ^produit et sa qualité !...

                              Les chinois trichent vraiment trop et coulment notre industrie avec la complicité de Bruxelles....


                              • Vincent 8 février 2008 15:25

                                Ben oui pourquoi pas,

                                lorsque vous acheterz une Renault, il y aura écrit dessus,

                                made in : Poland, Spain, England, Turkey, Romania, Slovaquie, Fance, Moroco et ça juste pour une mégane par exemple....

                                Faites votre choix après, dans ce cas il vous restera juste le bloc moteur fondu à Cléon et peut-être les pneus si ce sont des Michelin.


                              • Gilles Gilles 8 février 2008 15:36

                                Des pneux Michelin français ? Même pas sûr, cette entreprise délocalise à mort sa production à l’Est par la prise de contrôles d’entreprises locales et est présente sur les 5 continents.


                              • gdm gdm 8 février 2008 15:35

                                @Cursoux Gérald

                                Vous écriver qu’il faudrait que les salariés deviennent co-propriétaire de l’outil de production. Vous entrez alors dans le vieux débat du fondement du Droit. Cette question juridique est vaste et complexe. Au cours des sicles, il est apparu que le respect du droit de propriété privée est utile et efficace pour parvenir à une société plus harminieuse et respectueuse de chacun. Ainsi, la déclaration des Droit de l’Homme rapelle le respect du droit de propriété privé.

                                En imaginant que le légitime propriétaire d’un bien pourrait etre dépossédé de son bien au profit de quiconque, vous détruisez le socle essentiel sur lequel se fonde la propérité des pays développés. Je soutiens donc que votre mot "co-propriétaire" que vous utilisez est contestable. Mais, tout entrepreneur convient de contrats avec ses employés. Ces contrats donne des droits à ses employés. Ces droits sont toujours renégociables et il sont différents d’un droit de propriété ou de "co-propriété".

                                De plus, il existe une difficulté juridique de savoir précisement ce que serait, pour vous, un "outil de production" ? est-ce les parts sociales de la société ? est-ce le fonds de commerce ? est-ce tel brevet ? ou tel savoir-faire ? est-ce telle machine ? est-ce tel logiciel ? est-ce une marque déposée ?

                                 


                                • Vincent 8 février 2008 17:13

                                  Je pense que dans le terme copropriétaire cela voulait plutôt dire actionnaire,

                                  Il existe un type de société avec des statu pour répondre à ça, ce sont les SCOP.

                                   

                                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Scop

                                   

                                   

                                  Celles-ci sont pour la plus part crées lorsque l’actionnaire principale historique presque unique d’une SARL, décide de partir en retraite sans léguer sa boite à sa famille ou pour d’autres raisons.

                                   

                                  Dans ce cas ont propose aux employés de racheter les parts de la société dans laquelle ils bossent.

                                   

                                  Des fois ça marche, des fois non, car ce n’est pas simple de passer du statu de salarié au statu de parton et encore moins simple lorsque vous êtes actionnaire, car dans ce cas fini la haine caricaturale envers le patron, puisque dans une certaine mesure c’est vous.

                                   

                                  Par ailleurs, les droit de votes ne se calcul pas en nombre de part de société mais un homme, une voie, donc pas mal de lutte d’influence en perspective.

                                   

                                  Mais je vous accorde que dans ce cas là, pas question de délocaliser, on ne va pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis, par contre pour conclure à l’image d’une assemblée générale de copropriétaires, ça swingue souvent et ça discute le bout de gras pour des détail et ça oublie l’essentiel.

                                   


                                • ACTARIUS 8 février 2008 18:59

                                  une seule solution le "boycott"". C’est la seule arme que nous ayons, il faut tapper là ou celà fait mal au porte-monnaie ! le reste n’est que masturbation intellectuelle.

                                   


                                  • adeline 8 février 2008 19:00

                                    Merci à jako de parler de Dim je les utilisais j’ai trouvé grace au net des fabriquants Français de lingerie et de collants moins chers que ceux ci (Dim) de bien meilleur qualité et pour moins cher.... et de grandes marques genre Gerbe


                                    • Internaute Internaute 8 février 2008 20:16

                                      @l’auteur,

                                      N’avez-vous pas compris que les entreprises s’en vont parceque votre député et les autres mettent les travailleurs français en concurrence libre et non faussée avec les pauvres d’Europe de ’lEst et du tiers-monde ?

                                      Vous n’en parlez même pas et essayez de taper sur les entrepreneurs. Les responsables de cette catastrophe ne sont pas les employeurs, ce sont les députés.

                                      Une seule solution.

                                      A la délocalisation des emplois opposons la localisation des ventes. Il est normal qu’une industrie française ouvre une usine à esclaves à Bengalore pour alimenter le marché indien et du beng-La-Dèche. Il est anormal que la même industrie importe en France ces produits en toute liberté ou qu’un concurrent indien puisse le faire. Ces produits doivent être fabriqués en France, par des sociétés françaises ou par des étrangères qui investissent chez nous, ou être au moins importés depuis des pays à coûts de production équivalents. Les gains de productivité conduiront dans certains cas à une baisse de l’emploi sur certain sites mais sûrement pas à leur suppression comme c’est le cas actuellement.

                                      On ne vendra peut-être plus de centrales nucléaires mais on fera redémarrer l’industrie de la maille dans le complexe de Lille-Roubaix-Tourcoing, la métallurgie, la chaussure, l’habillement, l’électroménager, les articles de sport, la chimie, les pianos etc, etc, etc.

                                      N’avez-vous pas remarqué qu’aucun économiste, aucune officine du gouvernement ne s’est penché sur le compte de pertes et profits de postes de travail en se lançant dans la mondialisation tête baissée. Tous ces donneurs de leçons ne nous vendent que des convictions, qui ne sont étayées par aucune étude sérieuse. On est en pleine religion, le mystère de la foi tenant lieu de logique économique.

                                      Les députés nous poussent dans la misère. Chassons-les.


                                      • GéraldCursoux Cursoux Gérald 8 février 2008 20:35

                                        Je n’ai voulu traiter qu’un des aspects du problème des délocalisations, celui qui concerne le déménagement de l’outil de production, en tentant d’ouvrir une piste "de droit", celui du droit des salariés (co-propriétaires avec les actionnaires) sur cet outil de production. Un seul aspect du problème. Et pas de vastes considérations géo-économiques.

                                         

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès