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Accueil du site > Actualités > Economie > Démocratiser la monnaie

Démocratiser la monnaie

Les réponses pour changer la donne actuelle doivent aller dans le sens opposé à la tendance actuelle : concentration, uniformisation et spécialisation. Féru d’efficacité et de rentabilité, « homo-economicus » concentre, fusionne, agrège. C’est ainsi que collusion, oligopoles et accords tacites prennent bien plus le pas sur la prétendue « concurrence libre et non faussée »[1].

Diversification et relocalisation se feront au détriment de la rentabilité occidentale unilatérale. Elles se feront au détriment de la sacro-sainte croissance mais elles seront salutaires. Elles s’inscrivent dans le vaste et difficile programme d’émancipation de l’homme. Graines de consciences, elles sont à la base du 5ème « pouvoir ». Un pouvoir exercé par tous et pour tous. Indicible et transcendantal, Internet est aujourd’hui son média, une certaine conscience universelle est sa voie. Cela tout en nuance, humblement et par tâtonnement puisque bien et mal sont abstrait et que l’un n’existerait pas sans l’autre.

Résilience vs Efficacité

Comme le démontre Bernard LIETAER s’inspirant des travaux de Robert ULANOWICZ sur l’étude des écosystèmes et leur résilience[1], un système est d’autant plus stable et durable qu’il respecte un parfait équilibre entre diversité et efficacité. Une affirmation basée sur l’étude des écosystèmes mais qui est généralisable à tout type de système : énergétique, biologique, mécanique, économique ou monétaire. Depuis plus de 30 ans dans les systèmes monétaires, Bernard LIETAER recommande donc la mise en place d’un panel de monnaies complémentaires[2] pour éviter le risque de concentration et pour une efficacité maximale. Bernard dit des monnaies conventionnelles qu’elles sont beaucoup trop Yang (masculines) et qu’il faudrait des monnaies plus Ying (féminines) pour contrecarrer cette indéfectible tendance machiste d’efficacité et de domination du monde. Efficacité toute relative selon le point de vue : Nord-Sud, Occident-Orient, Masculin-Féminin, Tradition-Modernité. Bernard LIETAER et Patrick VIVERET sont à l’origine du SOL, une expérimentation de monnaie complémentaire financée entre autre par l’Union Européenne. Présent déjà dans 8 régions françaises, le projet SOL a débuté en 2005. Avec la crise, il fait de plus en plus d’émules… Qu’attendent les médias et eurocrates pour en parler avec autant de verve et passion que le port du voile, la pratique du foot ou les excentricités du monde people ?

Vidéo Bernard LIETAER : http://www.youtube.com/watch?v=wp-zShLcsTE

Politique vs Economique

Si le politique ne se réapproprie pas la monnaie, il restera toujours la chose de l’économique ou, plus précisément, des marchés et des grands détenteurs de capitaux. Car il ne faut pas confondre économie et capitalisme ! L’économie de (ou avec) marché n’est pas indissociable du capitalisme. C’est ce que la pensée néolibérale dominante essaye de nous bourrer dans le crâne. « Ceux qui veulent confondre économie de marché et capitalisme sont ceux qui trouvent évident (le plus souvent sans même y avoir réfléchi) que la terre, la monnaie et le travail sont des marchandises qui peuvent donner lieu à des transactions marchandes » nous dit Christian ARNSPERGER sur son blog[3]. Le troc, le don et le contre don ou les échanges en coquillages, plumes ou cigarettes n’impliquent pas forcément accumulation du capital.

La monnaie, vecteur d’échange, ne peut en aucun cas être au service de ses plus grands détenteurs au détriment du bien commun. L’intérêt monétaire n’est-il pas une forme d’impôt obligatoire du créancier (privé) sur le débiteur ? Selon une étude réalisée en Allemagne, l’ensemble des prix hors taxe des biens et services échangés sur le marché sont en moyenne majoré de 30 à 40% d’intérêts à rembourser aux créanciers, aux détenteurs de capitaux[4]. Si la monnaie était publique, les Etats n’auraient pas à s’endetter auprès des banques. Les Etats n’auraient pas à se financer par l’impôt aux contribuables (public) pour rembourser des intérêts aux capitalistes (privé)[5]. La monnaie doit être publique et démocratique (gérée par tous et pour tous) par essence.

Main visible ou invisible ?

Quant à savoir s’il faut confier la monnaie à des banquiers mandatés par une caste avide de profits ou des politiques avides de pouvoir, AJ HOLBECQ et P DERUDDER répondent en page 38 de leur livre Les 10 plus gros mensonges sur l’économie : « Il semble bien que dans ce cas, ce soit bonnet blanc et blanc bonnet. Mais il n’en demeure pas moins que l’argent, doit être considéré comme le sang du corps de l’humanité dont la gouvernance ne doit relever que de la tête et non de l’un de ses organes. Le destin des peuples devrait être conditionné par ses choix politiques, au sens noble du terme, et non dicté par le commerce ou la finance. La question ne devrait même pas se poser ! Pourtant, c’est bien ce dernier cas de figure qui préside actuellement, de sorte que la marge de manœuvre de nos gouvernements est restreinte à ce que leur autorisent ceux qui tiennent les cordons de la bourse. »[6]

L’insidieuse crainte ploutocrate du risque de défaillance du politique pourrait trouver réponse dans la proposition de réforme monétaire de James ROBERTSON consistant à faire du pouvoir monétaire la quatrième branche de séparation des pouvoirs - fondement de l’Etat de droit - aux côtés de l’exécutif, du législatif et du judiciaire[7].

Par le Haut ou par le Bas ?

Pour « dé-concentrer » ou démocratiser la monnaie il existe deux voies possibles : par le haut, la voie institutionnelle et politique ; ou par le bas, la voie citoyenne et engagée. Comme le précise Bernard LIETAER, rien n’empêche d’emprunter les deux voies en même temps. Le cas du SOL comme voie de sortie par le haut est un bon exemple mais celui de la Grèce prouve que l’Europe reste prisonnière de ses dogmes et de son traité de ploutocratie[8]. L’explosion de Système d’Echanges Locaux (SEL), sorte de troc moderne multilatéral grâce à un système comptable, un peu partout en Europe est un bon exemple de voie de sortie par le bas. Un autre exemple qui fera probablement partie de notre quotidien d’ici peu est l’arrivée des monnaies libres ou open money promues par Jean-François NOUBEL et Michael LINTON[9]. Grace à Internet, tout un chacun pourrait être en mesure de créer sa propre monnaie pour réaliser tel ou tel échange selon telle ou telle modalité, convention, conception.

Vidéo Jean-François NOUBEL : http://thetransitioner.webnode.com/francais/

Ce foisonnement d’initiatives monétaires, n’est-il pas un gage de démocratie ? Il n’y a pas si longtemps, nous prenions pour fou ceux qui disaient que bientôt tout le monde serait en mesure de publier quelque chose qui serait lu par des milliers de gens. Aujourd’hui, les blogs, sites personnels, réseaux d’échanges et de communication sont légions. Bien-sûr ils sont souvent inféodés au pouvoir de l’argent comme le démontrait l’article sur la concentration des médias traditionnels mais il n’en reste pas moins qu’Internet est aujourd’hui la seule source d’information qui permette un semblant de transparence démocratique.

Démocratiser la monnaie

Ainsi l’avènement des monnaies libres permettrait de s’affranchir de la chape monétaire ploutocrate (Euro, Yuan, Dollar, Rouble). Les monnaies libres type NOUBEL[10] et les monnaies régionales type LIETAER[11] sont en quelque sorte, un pari démocratique[12]. Selon l’esprit et l’organisation des personnes qui supportent ces monnaies, certaines disparaitront, d’autres prendront de l’ampleur. Si l’esprit est le profit, on tendra vers un système type « capitaliste », si l’esprit est l’éthique, le durable, le souci des autres et du prochain, on tendra vers un système qui se voudra plus distributif et égalitaire. Le problème actuel c’est que le système et les règles en vigueur ne permettent aucune marge de manœuvre. Comme le dit Jean-François NOUBEL, « si vous faites jouer les 10 plus grands sage de la planète au Monopoly, il y aura toujours un gagnant et un perdant ».

L’option de sortie par le bas à la LIETAER – NOUBEL n’a rien de farfelu puisqu’en Suisse une monnaie business appelée WIR existe depuis 1934, en Allemagne le Chiemgauer existe depuis 2003 et bien d’autres monnaies régionales prennent cours. En Suède, la banque JAK existe depuis 1970, elle prête de l’argent en réclamant des intérêts nuls ou dérisoires. Constatons que deux de ces initiatives les plus souvent citées (WIR et JAK) sont nées dans deux pays qui ne font pas partie de la zone Euro. Au Royaume-Uni le parti travailliste projette la création d’une véritable banque postale à l’image de la KiwiBank en Nouvelle Zélande[13]. En Belgique, certains proposent la création d’une FritiBank également à l’image de la KiwiBank. En Italie il y a le SCEC et la banca del tempo. Un peu partout en Europe et ailleurs il y a les SEL (Système d’Echange Local) ou LETS (Local Exchange and Trade System), etc. etc. Bref, de plus en plus de monnaies alternatives qui tentent de combler les défaillances du système officiel dominant : chômage, crise, inflation, spéculation, concentration.

De par le monde, il y aurait pas moins de 5000 expériences de monnaies alternatives / plurielles / locales / régionales / complémentaires / sociales : le Saber au Brésil, le Trueque en Argentine, l’Ithaca-Hours aux Etats-Unis, les LETS au Canada et les WAT, Fureai Kippu, Dandan, Yufu au Japon. Le Japon est le maître incontesté en la matière puisqu’il connait la crise depuis 1990. Voir aussi la carte mondiale des Systèmes d’Echange Locaux.

Pour illustrer l’importance et la force de ces initiatives, voici une brève explication du Fureai Kippu au Japon. « Au Japon les "Fureai Kippu" apportent un début de réponse à la crise du vieillissement démographique. Leur principe ? Un jeune fait des courses, prépare la cuisine et fait prendre son bain à une personne âgée à la motricité réduite. Pour ce service, ce jeune perçoit des "tickets de soin" ou Fureai Kippu, qu’il dépose sur un compte. S’il tombe malade, il peut utiliser ces tickets pour payer une aide à domicile. Il peut aussi faire un transfert électronique sur le compte de sa mère, à l’autre bout du pays, afin que celle-ci puisse s’offrir une aide à domicile. L’intérêt : les personnes âgées peuvent demeurer chez elles, plutôt que vivre dans des maisons de retraite déprimantes et qui plombent les finances publiques »[14]

Les 3 grandes caractéristiques des monnaies sociales[15]

Ces monnaies alternatives, se distinguent des monnaies officielles par 3 principales caractéristiques.

1) Elles sont ancrées dans le local de manière à privilégier les transactions locales et l’usage local de revenus tirés d’une production ou d’un service local. La monnaie est ainsi représentative d’un terroir, d’une communauté, d’une spécificité territoriale ou communautaire. Ainsi ancrée, elle est aussi un gage de transparence et d’investissement démocratique. Chaque membre de la communauté est potentiellement responsable de la monnaie et de son usage. Il en est responsable dans son fonctionnement interne et dans ses applications externes. Ces monnaies sont donc un formidable outil d’expérimentation démocratique par une forme d’obligation communautaire d’investissement et de responsabilité vis-à-vis de la société civile.

2) L’objectif premier est de dynamiser les échanges. Elles refusent l’accumulation fondement du capitalisme et de nos pulsions les plus profondes. Elles sont donc intrinsèquement conçues pour empêcher la thésaurisation, la concentration ou la conservation de richesses. L’argent n’est donc plus rémunéré quand on le stocke mais il perd de sa valeur. C’est la cas des monnaies fondantes remise au goût du jour par Silvio Gessel[16] et que nous aborderons un peu plus bas.

3) Elles cherchent à transformer les pratiques et représentations de l’échange. C’est en cela que ces monnaies méritent bien plus le nom de monnaies sociales que tout autre nom. Ces monnaies sociales affectent en effet le statut des échangistes et la relation entre eux. Elles affectent aussi les règles marchandes. Pour le statut, le concept clé à retenir est celui de « prosommateur » ou l’individu, à la fois producteur et consommateur, est responsabilisé et peut valoriser une certaine vocation escamotée par le statut de salarié. La relation entre échangistes cherche à aller au-delà du vulgaire calcul propre à l’échange. La monnaie se veut ici promotrice de liens interpersonnels, de contacts. Concernant les règles marchandes il y a volonté de s’éloigner de la stricte logique marchande en tentant par exemple des modalités de fixation des prix dépourvues du principe d’économie d’échelle, des avantages comparatifs et d’agrégation (effet Pareto).

Une monnaie non marchande

Pour que la monnaie reste socialement admise comme norme extérieure, elle ne pourra également jamais être considérée comme un bien marchand[17]. Seul un système purement comptable de crédit mutuel dans lequel le solde global des comptes des adhérents est toujours nul permet d’éviter la marchandisation de l’argent. Dans le cas des SEL ou de tout système fondé sur une comptabilité pure, seul l’échange provoque un flux comptable d’un compte vers un autre (compte crédité quand on « donne », débité quand on « reçoit »). Il n’y a pas d’intérêts, crédit et débit vont de pair, ils sont gratuits et automatiques dès qu’il y a échange. La monnaie ne préexiste donc pas à l’échange mais lui est consubstantielle (inséparable)16. Inflation et accumulation capitaliste de richesses (argent qui travaille à notre place) sont étrangères à ce type de fonctionnement. Ce système de comptabilité pure n’est-il pas un bon catalyseur d’égalité, de partage et de démocratie ? Avec les progrès des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) rien - hormis la force du pouvoir en place, la peur et l’endoctrinement monétaire - ne s’oppose à la mise en place d’un tel système comptable à échelle locale, régionale ou même nationale et internationale. Le seul argument réfractaire recevable serait celui des contraintes matérielles ou éthiques. Existe-t-il suffisamment de ressources et d’énergies pour étendre l’usage des TIC au monde entier ? Cette volonté ne serait-elle pas l’exemple paroxystique d’un orgueil totalitaire technoscientifique à la mode occidentale ? Enfin, rien ne garantit les possibles dérives dans le domaine technologique. Sans réel travail personnel d’autocritique et technique de contrôle communautaire, un petit malin pourra toujours trouver le moyen de s’allouer du crédit sans débit chez un tiers au nez et à la barbe de la communauté… C’est justement ici que se situe tout l’enjeu des monnaies sociales : trouver des techniques d’autocontrôle, de transparence et de gouvernance tournante de manière à permettre l’expression saine et harmonieuse du principe démocratique. Les monnaies (re)trouveraient alors leur titre de noblesse en (ré)intégrant la sphère démocratique[18].

Une monnaie fondante

Si la monnaie est matériellement émise, le remède actuellement connu pour contrecarrer l’inhérent effet Pareto est celui des monnaies fondantes. Partant du principe que l’argent doit circuler plutôt qu’être stocké, Silvio GESSEL inverse la vapeur en proposant la suppression de la rémunération de l’argent immobilisé et la mise en place d’une taxe à la circulation. Il s’agit en quelque sorte d’un intérêt négatif. Cet intérêt négatif prend la forme de timbres payant (taxe à la circulation) à apposer régulièrement au verso des billets pour éviter qu’ils ne perdent leur valeur. Comme une sorte de chaise musicale, tout le monde fait tourner le billet aussi vite que possible en espérant que la musique (le temps qui passe) ne s’arrête pas (fin du mois par exemple) au moment où l’on s’en sert. Sans quoi, la personne détentrice du billet se verra dans l’obligation de payer la taxe en y apposant un timbre dont la valeur peut osciller entre 2 et 5% de la valeur du billet.

Une fois un billet taxé un certain nombre de fois (12 fois après 1 an si taxation mensuelle) il est alors retiré de la circulation et d’autres billets sont alors émis au prorata des besoins économiques parfaitement quantifiable par une comptabilité régionale ou nationale.

L’argent stocké en bon père de famille en vue d’un investissement futur ne sera pas frappé d’un intérêt négatif mais ne sera pas rémunéré non plus comme c’est le cas aujourd’hui. La somme restera figée et pourra éventuellement perdre un peu de sa valeur suite à une inflation « naturelle » - pression démographique, raréfaction des ressources, offre peu réactive (de plus en plus rare de nos jours sauf dans le cas de l’immobilier par exemple) - et pas une inflation gonflée artificiellement par l’exigence de rentabilité sur capital. Il faut en effet rappeler que l’intérêt bancaire consomme chaque année près de 40% du PIB national. Cette ponction annelle contribue largement à l’inflation au seul bénéfice des capitalistes, des rentiers, des détenteurs de fonds.

Ceci dit, une érosion lente de ce à quoi nous attachons de la valeur n’est-il pas dans l’ordre des choses ? Même les pyramides, les grandes œuvres d’art ou l’or se dégradent dans le temps, alors pourquoi pas la monnaie, vecteur de nos échanges et communément admise comme équivalent universel ? Cette non dégradation monétaire est tout à fait symptomatique d’un humain désemparé face à la mort, à la perte et à l’évanescent.

La pratique du taux d’intérêt négatif ou « demurrage » existait déjà au Moyen-âge et permettait la réalisation d’édifices nécessitant souvent plus d’une génération pour les construire. Ce genre de vision à long terme est totalement incompatible avec une monnaie à intérêt positif qui privilégie la thésaurisation et la fuite de capitaux au détriment de l’investissement local.

Sortir de l’économie

Ces détails techniques d’aboutissement d’une telle monnaie dépendent avant tout du degré de conscience de ceux qui l’utilisent. Une telle monnaie n’est qu’un pari, un succédané de confiance dans la vie et les autres… In fine, elle ne devrait même plus être nécessaire. Nous sortirions, enfin, de l’économie…

Nous sommes bien conscients que c’est l’homme qui est à l’origine du système aussi abouti qu’aliénant et destructeur que nous connaissons aujourd’hui. Le dire, ne signifie pas uniquement que la nature humaine est mauvaise mais qu’elle est aussi capable d’introspection et de dépassement. C’est, à mon sens, la caractéristique principale du genre humain… Monnaie et économie font partie de l’apprentissage.

Réapproprions nous la monnaie et tâchons de la gérer collectivement tout en restant parfaitement lucide et critique sur les causes profondes du bourbier actuel. C’est ce que Christian ARNSPERGER appelle, « le militantisme existentiel »[19] : l’observance d’une vigilance/réflexion/méditation de tout instant pour éviter les tentaculaires appropriations capitalistes aussi bien individuelles que collectives. Ne passons pas simplement d’un capitalisme gris à un capitalisme vert ou « social ». Ce dernier n’est qu’un avatar encore plus destructeur que le premier puisque affublé de vertus « socio éco environnementaliste ». La logique interne ne change pas (profit individuel), seule l’application externe change (éoliennes, universités, hôpitaux).

« Une pute d’apparat, une grue en drap d’argent,

dont la traîne est portée,

et l’âme traînée dans la fange »

THOREAU, La désobéissance civile, p.17


[1] Bernard LIETAER White Paper, http://www.lietaer.com/images/Sapiens_text_final.pdf, p.13.

[4] Helmut CREUTZ cité par Margrit KENNEDY, If money rules the world

– who rules money ?, p2

[5] André Jacques HOLBECQ, Philippe DERUDDER, La Dette Publique, Appel à mobilisation citoyenne, www.public-debt.org 

[6] André Jacques HOLBECQ, Philippe DERUDDER, Les 10 plus gros mensonges sur l’économie, p38.

[9] Terra economica N°40 - 09/12/2004 - Par ici, la monnaie !, www.selidaire.org

[14] Terra economica N°40 - 09/12/2004 - Par ici, la monnaie !, www.selidaire.org

Documents joints à cet article

Démocratiser la monnaie

Moyenne des avis sur cet article :  3.86/5   (14 votes)




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66 réactions à cet article


  • yoananda 25 août 2010 12:01

    OUI ! Nous DEVONS reprendre le contrôle de la monnaie aux banques centrales. Tout simplement le libéraliser, ne pas leur laisser le monopole !

    Ithaca Hour : http://www.ithacahours.com/french.html
    OpenMoney : http://www.openmoney.org/
    Flattr : http://flattr.com/
    occitan : http://www.deviseoccitan.org/


    • DominiqueBoscher DominiqueBoscher 25 août 2010 12:16

      L’affaire n’est pas simple et je vous livre le fruit de ma réflexion depuis plus de 20 ans :
      J’ai créé la banque du temps : http://www.Banquedutemps.com malheureusement, comme pour les SEL, même si l’idée est belle, cela ne fonctionne pas ou peu dans la pratique.

      Si l’objectif est de créer une société plus saine et plus efficace, mon intime conviction repose sur la nécessité de supprimer l’argent liquide : plus d’infos ici : http://Clarification.Realisme.org
      Je me suis présenté il y a plus de 20 ans aux élection législatives sur ce thème ; je me suis pris un râteau, mais quelques décennies après je reste convaincu que c’est la clé d’un grand nombre de problèmes de notre société, mais il faut arriver à se désenclaver du carcan monétaire et de la certitude que la suppression des « espèces » serait un frein aux libertés.... Mais les mentalités évoluent, le Centre des Jeunes dirigeants à mis, à l’occasion de son 70ème anniversaire, le concept de la suppression de l’argent liquide dans ses 7 idées pour faire évoluer la France : http://www.jeunesdirigeants.fr/Default.aspx?tabid=1159

      • foufouille foufouille 25 août 2010 13:19

        ou comment les ploutocrates controleront tout
        une monnaie virtuelle se manipulent facilement
        on voit ca avec les traders


      • DominiqueBoscher DominiqueBoscher 25 août 2010 13:46

        Essayons d’être constructif et d’analyser consciemment les faits indépendamment de toute idéologie marquée dans le bronze... Le problème des traders est déjà existant en l’état, la solution, si elle existe, peut donc se trouver dans l’organisation en place actuellement. La Clarification (suppression des espèces) ne réglerait certes pas le problème des traders mais permettrait de régler et d’assainir beaucoup d’autres problèmes de notre société.


      • foufouille foufouille 25 août 2010 14:29

        ca permetrait surtout de supprimer l’economie souterraine
        et de taxer les plus pauvres qui survive avec


      • Peretz Peretz 7 septembre 2010 17:52

        La monnaie locale me rappelle la période où c’était le seigneur qui battait sa monnaie. Epoque où il y avait des régions ultra riches et d’autres ultra pauvres. Chacun pour soi. C’est à ça que vous voulez revenir ? ? ? Il faut arrêter de croire à de pareilles inepties : il faut une ou (deux) monnaies mais NATIONALES. www.citoyenreferent.fr


      • ploutopia ploutopia 8 septembre 2010 10:18

        @Peretz

        Vous n’avez pas compris le sens de l’article. Votre idée d’assemblée référendaire est bien originale et plus juste mais vous semblez ignorer que si nous sommes dans le cas de figure actuel c’est justement parce que tous les pans sociétaux sont inféodés au pouvoir monétaire. La démocratie ne pourra jamais s’exprimer pleinement dans le cadre d’une monnaie unique dont le seul but est de faire des petits. Peut-être est-il bon de rappeler que dans le système féodal que vous dénoncez avec ses Louis d’Or et monnaies seigneuriales, il existait néanmoins les méreaux, monnaies populaires en bronze, cuivre, plomb, qui servaient à la vie quotidienne. Notez également que les seigneurs étaient identifiés et identifiables, aujourd’hui les seigneurs sont vous et moi par le biais de nos économies, de nos fonds de pensions placés, transférés et replacés de manière occulte et inique pour la seule et unique satisfaction de nos égos ou petite sphère personnelle (famille, amis proches).

        Alors votre idée de nouvelle constitution et de meilleur partage de pouvoir est bonne mais elle doit s’accompagner d’une plus grande diversité et transparence monétaire. Sans cela, toutes les initiatives citoyennes ou politiques sans révision du dogme monétaire sont vouées à l’échec.


      • foufouille foufouille 25 août 2010 13:17

        si on ne laisse pas une place aux chrognards, forcement, ils chercheront a reprendre le pouvoir
        nous avons supprimer les predateurs naturels
        resultat : multiplication des bebetes


        • plancherDesVaches 25 août 2010 13:44

          La monnaie fondante est en effet un remède absolu contre la concentration qui nous donne la crise actuelle.
          Elle est tout aussi valable que le BANCOR (ré-équilibrage des économies entre pays) défendu par Paul Jorion.

          Il y a malgré tout deux soucis.
          - d’une part, ceux qui ont l’argent ont actuellement le pouvoir.
          - d’autre part, mettre d’accord tous les dirigeants du monde est utopique. Les milliardaires sont quasiment plus solidaires pour défendre leurs avantages.
          (ce qui est un bon signe, vu la crise actuelle)

          Seul un parent voudra sauver son enfant quitte à mourir.
          Homo, Hominem, lupus est.


          • foufouille foufouille 25 août 2010 14:31

            c’est pourquoi il faut 2 monnaies
            une pour tout le monde et une autre pour les « riches »


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 août 2010 16:30

            @ Foufouille


            « Il nous faut deux monnaies… » C’est ce que nous avons mis en place il y a déjà longtemps. Certains ont triché et il faut remettre les compteurs a zéro. Enfin, presque…


            PIERRE JC ALLARD

          • foufouille foufouille 26 août 2010 09:43

            @ pierre
            en fait une fondante pour eviter les « faineant »
            allocation universelle verse a tous les francais
            une pour que les « riches » puisse investir


          • Kalki Kalki 25 août 2010 14:38

            Très bien, très bon système :

            Mais insuffisant

            Pourquoi ?

            C’est le système capitaliste parfait.

            Probleme : LE TRAVAIL A DISPARU, LA TECHNOLOGIE CONTINU D’AVANCER

            Prenez une image vraie de la réalité du monde
             ; pas celle de capitaliste US ou de marxiste : le travail humain VAUT ZERO : TOUT absolument TOUT peut être fait avec des machines.

            C’est une réalité qu’aucun système ou monnaie , ne pourra changer.

            Donc insuffisants, vous devez FAIRE MIEUX, et il y a mieux.


            • jako jako 25 août 2010 14:56

              Kalki « TOUT absolument TOUT peut être fait avec des machines » vous exagérez un peu non ?

              Dominique , pour la supression du liquide je sais que le patron de Visa fait du lobying pour cela et que cela revient de temps en temps dans certaisn discours.


            • Kalki Kalki 25 août 2010 15:19

              Non jako je n’exagère rien. Ne me croyez pas, faites vos recherches.


            • Kalki Kalki 25 août 2010 15:29

              Et je ne propose rien : pas même la suppression de la monnaie

              Je rappelle la réalité, le secteur primaire a disparu : une grande partie du travail reste a opérer une machine ( qui peut etre automatisé / robotisé ) , le secteur secondaire a disparu : une grande partie du travail reste l’opération de machines qui peuvent être totalement automatisé , ( avec des chaines 100% automatisé )

              Le secteur tertiaire disparait. IL vont par exemple aussi dans d’autres pays pour leur hotline. ( il existe aussi des hotline automatique, mais sachez qu’il y a de la hotline bien plus évolué avec reconnaissance vocale et compréhension qui arrive ).

              Les achat se font sur internet : sans travail tertiaire ( ou beaucoup moins )

              Il y a de la robotique dans les hopitaux. Il y a de la robotique, ou des modes d’organisation informatique pour remplacer tout le monde, la femme de ménage, la secrétaire, le vendeur de soushi, la caissière

              Le propre de l’humain : est la création d’outil pour se faciliter la vie.

              Le processus de création est facilité par l’informatique, et l’intelligence artificielle depuis longtemps, mais de plus en plus profondément.

              NOUS SOMMES A LA FINALITÉ DE CE PROCESSUS.

              Le processus de création, de recherche scientifique, de recherche et développement : s’accèlère.

              L’espérance de vie actuelle RÉELLE est de plus de 100 ANS


              Et ca ne s’arrêtera PAS LA !


            • jako jako 25 août 2010 15:57

              Oui, il y a beaucoup de travail fait par des machines, mais il faut les fabriquer ces machines, les surveiller, les soigner, les piloter, les améliorer.
              Dans les champs il faut travailler , les maisons sont toujours faites à la main , les routes les ponts etc.
              Les ordinateurs doivent être programmés , surveillés, corrigés etc
              Non le 0 travail de l’homme je n’y crois pas une seconde, pour l’espèrance de vie à 100 ans encore moins


            • Peretz Peretz 25 août 2010 15:58

              A monnaie locale, échanges locaux. Comment faire alors pour que sur les marchés locaux on trouve tout ce dont on a besoin ? Une région ne produit pas forcément des lave-linges ou des voitures. Il faut donc encore une monnaie nationale. Ou alors un système de changes entre les monnaies locales entre elles et l’on se retrouve dans système féodal où chaque seigneur battait sa propre monnaie. Avec ce que cela supposait d’inégalités des richesse régionales. On ne peut donc remettre les frontières d’antan ce qu’on appelait des octrois. L’idée de vouloir détacher la monnaie de la production est séduisante mais impossible telle quel. Il y a d’autres solutions plus logiques.


            • Kalki Kalki 25 août 2010 16:02

              Et pour ceux qui sont pour la guerre à ce moment de l’histoire j’ai un message pour vous

              http://www.youtube.com/watch?v=JiXZmHR6rpU

              C’EST LA PAIX POUR TOUT LE MONDE,

              OU C’EST LA MORT POUR TOUT LE MONDE


            • Kalki Kalki 25 août 2010 16:29

              Nous ne sommes plus dans une économie capitaliste : nous sommes dans une économie de l’abondance.

              http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fp2pfoundation.net%2FAbundance

              Tout ce qui peut être fait, peut être fait en abondance.


              Si vous voulez que l’humain vive : il faut une économie basée sur les ressources

              Ou des synonymes :

              Le Dividende Universel : valorisation de la couche libre et non marchande de la société

              NOUS INVITONS TOUT LE MONDE A EN PARLER

              NOUS INVITONS TOUT PARTI POLITIQUE A EN DISCUTER

              http://www.creationmonetaire.info/
              http://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fp2pfoundation.net%2FResource-based_economy

              http://calebirri.unblog.fr/2010/08/23/nouvelles-regles-du-jeu-ma-reponse-a-francois-leclerc/


            • Kalki Kalki 25 août 2010 16:32

              Si jamais vous voulez faire quelque chose de bien dans votre vie : PARLEZ EN

              Vous n’aurais peut être pas d’autres occasions : vous devez méritez votre liberté, vous devez défendre votre liberté


            • Kalki Kalki 25 août 2010 16:38

              Il n’y a pas de problème ; il n’y a que des solutions. ( l’esprit scientifique )

              Rappelons également que le peuple est souverain en son pays, que l’état est un état de droit, et que la dette inique peut être remise à zero.

              Voir des citations de Verzola Robert  : "Nous allons l’appeler l’archétype de l’abondance qui est créé lorsque le coût de reproduction de la ressource tend vers zéro, l’abondance multiplicatif. Les Marchandises appartenant à cet archétype sont abondants, car les moyens de faire plusieurs copies identiques sont devenus tellement accessible et le coût ce faisant, est devenu si bas, qu’ils sont facilement reproduit quasiment gratuitement. Cette dynamique est en train de devenir la force motrice de l’économie du 21e siècle.

              Le fait de seulement reconnaître l’existence de l’économie de l’abondance, c’est un grand bond conceptuel pour beaucoup d’économistes, dont les hypothèses fondamentales sont fondées sur la rareté. Certains économistes disent même que les biens en abondance cessent d’être intéressant parce que le problème de la pénurie a été résolu. Mais si l’abon-dance résout le problème de la pénurie de l’économie actuel, alors les économistes ne devraient ils pas consacrer autant de temps à la solution du problème lui-même ? La réponse devrait être évidente. En effet, l’étude de l’économie de l’abondance devrait être le principal domaine d’études, non seulement pour les économistes, mais aussi pour d’autres chercheurs en sciences sociales et en sciences physiques. "

              Kevin Kelly nous décrit les valeurs de l’abondance :

              • La valeur jaï de l’abondance

              La Plénitude (ici synonyme d’abondance), et non pas la rareté, régit l’économie de réseau. La reproduction, la réplication, et les copies se produisent en excès. Tout ce qui peut être fait, peut être fait en abondance. Cette plénitude :

              • Alimente la valeur
              • Œuvres à ouvrir les systèmes fermés
              • Inter-relis un nombre immense de possibilités ; pour en créer de nouvelles (émergence)

              Considérons le premier télécopieur (fax) moderne qui est sorti d’usine vers 1965. Malgré les millions de dollars consacrés en R & D 10), il ne valait rien. Zero. Le deuxième télécopieur (fax) à être construit a immédiatement donné une valeur au premier. Il y avait quelqu’un à qui faxer la télécopie. Parce que les télécopieurs sont liés dans un réseau, chaque machine fax supplémentaires qui est fourni augmente la valeur de tous les télécopieurs en exploitation avant lui.

              C’est ce qu’on appelle l’effet de fax. L’effet de fax dicte que la plénitude génère de la valeur.

              "L’économie mondiale, qui double maintenant tous les 15 ans, environ, et elle va bientôt doubler toutes les semaines ou tous les mois." Economics Of The Singularity, Robin Hanson / Juin 2008 IEEE

              Nous ne sommes plus dans une économie de rareté : nous sommes dans une économie de l’abondance.

              • Qu’est ce que ca implique comparativement ?

              Charle Stross ( auteur du livre libre primée Accelerando ) : En un mot, sur l’économie 2.0 : l’économie est l’étude de la répartition des ressources entre les êtres humains dans des conditions de pénurie ou rareté (un économie dans laquelle les ressources ne sont pas suffisantes pour satisfaire la demande maximale par toutes les personnes simultanément). L’allocation des ressources se fonde sur la distribution des informations - par exemple, des signaux de prix sont utilisés pour indiquer la demande (dans un système économique capitaliste). À leur tour, les interactions économiques au sein, par exemple, d’un environnement de marché dépendra de la façon dont les acteurs au sein du système économique utiliseront leurs renseignements sur les désirs et les besoins des autres.

              Pour donner un exemple pratique ( de l’économie de rareté )  : disons que je suis en train de ramper à travers un désert et je meure de soif, et vous avez la seule source autorisé pour de l’eau embouteillée à une centaine de miles. Combien vaut votre eau ? Au milieu d’une ville pleine de fontaines d’eau potable tous les cinq mètres et des fournisseurs concurrents, il vaut a peine un dollar par bouteille. Mais au milieu d’un désert, si quelqu’un qui meurt de soif, sa valeur est presque infinie. Vous pouvez modéliser ma situation et mes chances (mort-de-soif) de vous payer selon un changement dans votre prix de vente et ainsi de décider du prix pour tenir compte de la demande. Vous pouvez faire cela parce que vous avez une théorie de l’esprit, qui vous permet de modéliser mon état intérieur, et ainsi de déterminer qu’en mourant de soif, ma demande d’eau sera beaucoup plus élevé que la normale. Et c’est là que traitement de l’information entre en interactions économiques.

              (Economie de l’abondance) Quel type de traitement de l’information pourraient avoir des entités beaucoup plus intelligents que les humains, dans le cadre d’interactions économiques ? (voir intelligence artificielle) Dans l’hypothèse que j’ai utilisé dans Accelerando, si ces entités, avec une théorie de l’esprit beaucoup plus forte que des humains ordinaires gèrent l’économie, leur capacité de modélisation du rapport fournisseur / consommateur sera beaucoup plus profonde et plus efficace que les humains ne peuvent imaginer. Et oui, l’homme sera dans un désavantage profond pour tenter de s’engager dans des interactions économiques comme celles d’aujourd’hui. Ces « entités » 11) participeront à des échanges économiques que nous ne pouvons tout simplement pas concurrencer efficacement parce que nous manquons de puissance de traitement des informations pour évaluer correctement leurs signaux de prix (ou la divulgation d’autres informations). C’est pourquoi l’économie de l’abondance (ou économie 2.0) est un système qui se traduit par une meilleure allocation des ressources économiques, dont les systèmes conventionnels sont incapables.


            • Kalki Kalki 25 août 2010 16:39

              Prenez tout ce que vous voulez, c’est plus que sous licence libre : c’est un bien commun

              Pour l’humanité, la culture de la paix


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 25 août 2010 16:43

              @ JAKO


              « Kalki exagere un peu » … Oui, un peu. Mais ce qu’il dit est FONDAMENTAL.



              Pierre JC Allard

            • Kalki Kalki 25 août 2010 16:46

              Je n’exagère rien : le problèmes étant que la machine pourrait très bien fonctionner en boucle (fermée) à l’infinie

              ET SEULE

              elle n’a pas besoin d’opérateurs, et elle n’a pas besoin d’une grande intelligence


            • Kalki Kalki 25 août 2010 16:53

              Vous croyez ce problème inexistant car n’étant pas dans votre espace cognitif, car vous n’avez reçu suffisamment d’informations

              Rappelez vous que la société est un équilibre de forces.

              Équilibre de forces : que les forces cherchent à détruire en obtenant l’avantage, avec plus de forces.

              Une guerre, ou une révolte serait une hécatombe : qui ferait pâlir les deux dernières guerres. ( c’est la machine qui a déjà gagné ses guerre je vous le rappelle : pas la chère à canon ).

              Il faut être pour la paix économique

              Et il faut une solution rapidement
              , TRÈS RAPIDEMENT


            • foufouille foufouille 25 août 2010 17:42

              @ kalki
              tes 440€ sont ridicule
              je prefere encore JPL


            • Kalki Kalki 25 août 2010 18:05

              @foufouille : ZEN : choisit la voie de la paix, a force de vouloir tout avoir, a force de tirer sur la corde elle va casser

              Choisit la voie de la paix :

              "L’économie mondiale, qui double maintenant tous les 15 ans, environ, et elle va bientôt doubler toutes les semaines ou tous les mois."


            • Kalki Kalki 25 août 2010 18:30

              Avant de se donner le droit de juger d’une idée, il faut la comprendre.


            • Kalki Kalki 25 août 2010 20:43

              L’une des plus impor­tantes conclu­sions que l’on peut tirer des tra­vaux de Benkler, von Hippel, Weber (mon ana­lyse est dis­po­nible ici) et de beau­coup d’autres, est que l’internet nous a rap­pelé que nous ne vivons pas dans une seule écono­mie, mais dans deux, au moins. L’une est l’économie « com­mer­ciale » tra­di­tion­nelle, une écono­mie régu­lée par une règle simple : tout tra­vail mérite salaire. L’autre écono­mie revet bien des déno­mi­na­tions, l’économie des ama­teurs (a), l’économie du par­tage (b), l’économie de la col­la­bo­ra­tion ©, l’économie non com­mer­ciale (d) ou l’économie de pair à pair (e). Cette seconde forme d’économie (quel que soit le nom que vous lui don­niez, je m’en tien­drais pour ma part à l’appeler « seconde écono­mie ») est l’économie de Wikipedia, du logi­ciel libre et de l’open source, celle du tra­vail des astro­nomes ama­teurs, etc. Elle posède une logique dif­fé­rente, plus com­plexe, que l’économie com­mer­ciale. Si vous ten­tez de tra­duire toutes les inter­ac­tions qui y prennent place dans le cadre pro­posé par l’économie com­mer­ciale, vous êtes sûr de la tuer.

              http://fr.readwriteweb.com/2010/08/18/analyse/lawrence-lessig-de-lconomie-de-culture/

              Lawrence Lessig est un mili­tant de la neu­tra­lité du net. Cofondateur des Creative Commons et expert de la pro­priété intel­lec­tuelle, il est pro­fes­seur de droit à Harvard.


            • Kalki Kalki 25 août 2010 20:47

              • Tim Berners Lee Le Créateur et père du WEB et du W3C ( video )
                • "Si j’avais pris un contrôle exclusif sur le Web, il n’aurait jamais pris son envol. Les gens engagent de leur temps pour le Web parce qu’ils savent qu’il est ouvert, et que c’est un bien commun : et qu’ils pourraient aider à décider ce qui se passerait pour le prochain web .. et je n’aurai pas ratissé large : juste 10% !"
                • « Nous avons besoin de diversité de pensée dans le monde pour faire face aux nouveaux défis. »
              • C’est l’anonymat qui permet aux gens de pouvoir s’exprimer librement sur internet : c’est ça internet et le web : sinon il arriverait comme avec les journalistes : l’autocensure. Et l’internet ne serait plus un lieu de liberté d’expression, de liberté de communication, de création, de production libre.
              • L’internet ne rend pas les gens moins intelligent, les pratiques d’internet ne produisent pas moins : c’est tout l’inverse. Qu’est ce qu’on reproche à internet ? Le libre échange ? La création ? La liberté d’expression ?
              • La Free Software Foundation a affirmé que l’ACTA menaçait directement le logiciel libre, entre autres en s’attaquant aux technologies peer-to-peer, telle BitTorrent1). Le traité rendrait aussi impossible l’utilisation de logiciels libres pour lire des médias (musique ou audiovisuels), ceux-ci devant être livrés avec des protections DRM.

              Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu numérique


            • Kalki Kalki 25 août 2010 20:52

              Qui que vous soyez , choisissez la voie de la paix

              Il faut avoir des amis et des ennemis ; des amis pour nous apprendre notre devoir, et des ennemis pour nous obliger à le faire.

              Qui que vous soyez , Ne sous estimez pas vos ennemi : QUELQU’UN VOUS AURA PREVENU

              Choisissez la voie de la paix


            • À Mehdi Thé OuLaLA33 26 août 2010 06:28

              « Qui veut la paix prepare la guerre »

              Voici la seule philosophie que retiennent les capitalistes USA et anglo-saxon
              Einsenhower avait prevenu le monde entier de se qui se deroulait aux USA :

              http://www.dailymotion.com/video/x6a9ik_eisenhower-et-guerre_news


            • foufouille foufouille 26 août 2010 09:58

              @ kalki
              avec 440€ soit tu fait SDF soit tu part vivre ailleurs


            • Kalki Kalki 26 août 2010 13:35

              foufouille a tu seulement pris le soin de comprendre ? Regarde les videos au dessus

              Dividende universel : du premier jour jusqu’au dernier jour de la vie : et par HUMAIN, pas par famille

              Et sans conditions.

              Et cumulable avec tout autre revenu.


            • foufouille foufouille 26 août 2010 14:54

              @ kalki
              je connais merci

              ta version est en echange de quoi ?
              en general, on supprime pas mal de truc, voire sto


            • foufouille foufouille 26 août 2010 15:17

              @kalki
              tu as meme pas mis JPL dans tes liens
              ca devait etre trop eleve pour tes idees libertaryenne

              musset 140/mois apres 300 ........... smiley
              salaire .......... smic diminuer

              > Pour renforcer le sentiment d’appartenance à une même communauté : l’instauration d’un Service civique obligatoire, qui trouverait son pendant et son équilibre dans le Dividende Universel, nouveau droit civique.

              530/mois pour les cures
              suppression des aides

              pendu au lampadaire


            • Kalki Kalki 26 août 2010 16:36

              "L’économie mondiale, qui double maintenant tous les 15 ans, environ, et elle va bientôt doubler toutes les semaines ou tous les mois."

              http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/cooperation-plutot-que-competition-80236#forum2666071

              Vous voulez la réponse à que vaut l’économie ?

              Elle ne vaut pas « rien », elle vaut l’infinie.

              @foufouille : c’est l’idée qu’il faut détruire : « l’idée d’économie basée sur le travail » ( tu connais aussi d’ou vient cette idée dans le détail ? ), de plus je ne propose rien, je n’affirme rien que comme absolu ( a par ne t’en fais je pense aussi a la liberté ), mon but n’est pas de proposer ici

              Mon but est de dire : c’est terminé

              C’EST TERMINE, L’ÉCONOMIE, ET LE MONDE DU TRAVAIL TEL QUE VOUS L’AVEZ CONNU : C’EST TERMINE

              Résistez a cette idée : n’arrangera rien : c’est terminé

              Lien intéressant. En mode moins sérieux, mais sur le même thème, comparer : http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/027-la-peche-miraculeuse/ et http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/13/066-strip-tease/

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