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Dépasser la croissance

 Les économistes et les politiques ont les yeux rivés sur un chiffre : celui de la croissance économique, baromètre essentiel de la survie à long terme de notre société. On peut survivre quelques mois sans croissance mais il ne faut pas que cela dure.

 Et pourtant, sommes-nous bien certains que cette croissance économique soit toujours un indicateur fondamental pour notre monde ?

 1) La croissance ne tient pas compte du bien-être des gens.

   Les économistes eux-mêmes ont bien senti les limites de cet indicateur puisqu’ils ont créé l’IDH, par exemple (Indice de développement humain), qui tient compte d’autres facteurs tels que l’espérance de vie ou le taux d’alphabétisation. Parmi les limites du PIB, voilà celle qui lui est le plus reprochée : il chiffre notamment la production de biens matériels mais ne tient pas compte du bien-être humain. Il va évaluer les biens et services produits par une entreprise comme France télécom mais ne dira rien du suicide de ses salariés.

 Comment en est-on arrivé alors à présenter la croissance comme quelque chose de positif et d’indispensable ? On a souvent confondu la croissance économique et le progrès humain.

 Bien sûr, on va se réjouir qu’un pays qui vivait dans la menace continuelle de la famine ait connu des progrès agricoles qui lui ont permis d’atteindre la sécurité alimentaire : un progrès a été réalisé mais, une fois cet objectif atteint, pourquoi continuer à chercher la croissance ? On va se réjouir des progrès de la médecine, des arts, de l’intelligence mais il ne s’agit pas de croissance économique. Comment ne pas encourager un jeune à grandir et à progresser en sagesse et en tolérance ? mais il s’agit avant tout de progrès humain.

 2) La croissance a une durée limitée dans le temps.

 Dans la nature, on peut parler de croissance pour une plante qui se dirige vers sa maturité, pour un être humain qui murit un projet de vie, mais il ne faut pas oublier que cette croissance aura une fin : la croissance est un processus naturel qui va de la naissance à l’épanouissement puis à la détérioration et à la mort. La plante va croître et mourir, l’être humain aussi. La nature entière connaît ces cycles de croissance, de la vie à la mort. La croissance n’est jamais éternelle parce que notre monde dans lequel elle se déroule n’est pas infini.

 Il en va de même pour la croissance économique car elle prend ses sources dans la nature.

 3) La croissance dans un monde fini est un non-sens.

  La croissance se fait souvent en puisant dans les ressources naturelles de la planète et, à la longue, elle l’épuise ou bien encore elle détériore l’environnement.

« Non seulement le PIB ne rend pas compte de la dégradation et de la destruction des ressources naturelles et des services écologiques, mais en plus il nous pousse à les exploiter toujours davantage. Cette destruction des ressources naturelles par l’économie est, en fait, comptabilisée positivement dans le PIB, soit parce qu’elle permet de nouvelles productions soit parce qu’elle engendre des coûts de réparation. C’est ainsi que de nombreux phénomènes néfastes font croître le PIB par les coûts de réparation qu’ils engendrent : dépolluer les plages suite aux marées noires, construire des stations d’épuration de l’eau, construire des digues pour se protéger des mers suite à la destruction des écosystèmes côtiers protecteurs (mangroves, coraux)… » peut on lire sur le site de la Fondation Nicolas Hulot.

Faudra-t-il toujours dire et redire que notre planète est un univers fini et que vouloir puiser indéfiniment dans ses réserves n’est pas possible, est même fondamentalement incompatible avec cette réalité incontournable d’un monde limité ? Que vouloir y installer partout une croissance infinie est un non-sens ?

Même le développement des énergies renouvelables est une solution illusoire. En effet, si le soleil et le vent sont bien des forces indéfiniment renouvelables, les matériaux, parfois rares, qu’il faut utiliser pour capter ces énergies ne sont pas renouvelables, eux.

On n’a pas le choix : il est devenu urgent de songer à limiter notre consommation, il n’y a pas d’alternative. Non seulement la croissance n’est pas indispensable au bonheur mais elle est dangereuse pour l’avenir de l’être humain.

 4) La croissance n’est plus au rendez-vous : autant en profiter pour revoir notre mode de fonctionnement.

 Limiter notre consommation, de toutes façons, ce n’est pas un drame. Pourquoi ne pas retrouver une forme d’épicurisme, par exemple ?

  “L’accoutumance à des régimes simples et sans faste est un facteur de santé, pousse l’être humain au dynamisme dans les activités nécessaires à la vie, nous rend plus aptes à apprécier, à l’occasion, les repas luxueux et, face au sort, nous immunise contre l’inquiétude” écrivait Epicure dans sa lettre à Ménécée.

 Il faut savoir être raisonnable et mesuré, c’était la leçon que répétaient inlassablement les Anciens, les philosophes et dramaturges de l’Antiquité. Il semblerait que notre civilisation occidentale ait oublié cette leçon de sagesse et s’enfonce toujours plus dans la démesure et la déraison, l’hybris. 

  Que dirait-on d’une famille qui, ayant déjà une elle maison de taille suffisante, passerait son temps à faire des travaux pour l’agrandir ? On lui conseillerait de souffler un peu et d’en profiter.

 Que dit-on d’un pays déjà bien équipé qui cherche toujours à produire plus ? Que la croissance y est bonne. Mais dit-on que ses habitants sont heureux et profitent de la vie ? On ne se hasarde pas jusque là.

 Le courant de la simplicité volontaire, avec l’écrivain québécois Serge Mongeau, explore certaines pistes pour vivre autrement que dans la croissance économique sans fin : il suggère ainsi de privilégier la qualité de la vie et les relations humaines, de savoir vivre sobrement, sans gaspiller et de prendre le temps de vivre.

 "Vivre mieux avec moins"

 


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39 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 27 février 2010 10:21

    à l’auteur

    1) La croissance ne tient pas compte du bien-être des gens.

    2) ? ? ?

    3) La croissance a une durée limitée dans le temps.


    • Micromégas 27 février 2010 12:26

      Oui, je sais, j’ai inversé les chiffres 2 et 3 mais les idées, elles sont dans l’ordre !!


    • Raymond SAMUEL paconform 27 février 2010 10:58

      Bonjour Florence,

      « Faudra-t-il toujours dire et redire que notre planète est un monde fini et que puiser éternellement dans ses réserves est impossible... »

      Ne vous fatiguez pas. Personne ou presque ne veut et ne peut l’entendre. Nous sommes une armée de prisonniers, de fantômes.

      Imaginez, en effet, pour chaque individu pris dans sa situation actuelle, les conséquences d’une prise de conscience effective et responsable du phénomène...

      Reste une seule attitude possible : le déni. Occulter le problème ; ne parlons pas des choses qui fâchent.

      Et comme disait ce quidam sur agoravox : « faisons confiance à OBAMA, BROWN et SARKOZY » Ben voyons !


      • anty 27 février 2010 18:35

         

        Mais si on vous entend mais la plupart des gens ont un cerveau plus plastique qui ne s’arrête pas aux dogmes quasi religieux de quelques gourous à la monde.

        Pensez autrement est possible

        Si


      • epapel epapel 27 février 2010 23:48

        La pensée dominante est que la croissance perpétuelle est possible, c’est une ancienne qui faite même partie de la pensée unique (Alain Minc, Attali et tous les politiciens non écologistes).

        Penser autrement, c’est penser que ce n’est pas possible.

        Désolé, mais c’est vous qui n’est pas capable de penser autrement.


      • anty 28 février 2010 10:47

        Il ne faut pas s’arrêter aux dogmes....


      • epapel epapel 28 février 2010 11:32

        La croissance perpétuelle est un dogme.


      • anty 28 février 2010 15:41

        En attendant la croissance a fait plus pour l’humanité que votre dogme


      • sobriquet 28 février 2010 19:28

        @ anty

        Vous parlez de la croissance apportée par les colonisations, de la croissance qui a plongé des millions de personnes de la pauvreté vers la misère, ou de la croissance qui a compromis l’avenir de nos descendants ?

        Ce qui a fait beaucoup pour l’humanité, c’est l’hygiène, l’éducation, le planning familial, l’agronomie, la paix.


      • Frabri 27 février 2010 15:04

        l faut dépasser la croissance par la décroissance.

        http://www.utopimages.org/index.php

        http://www.entropia-la-revue.org/

        http://www.decroissance.org/

        « moins de biens plus de liens »

        http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=%22moins+de+biens+plus+de+liens%22&meta=&btnG=Recherche+Google

        « moins de compétition plus de coopération »


        • anty 27 février 2010 17:03

          a l’auteur

          Le monde ne pas fini au point de se dire qu’il faut arrêter les progrès et l’espoir.

          Il faut envisager toujours de faire autrement, mieux ,plus beau sinon la vie n’a pas de sens.

          Faire mieux cela sous entend déjà qu’on a une référence qui me permet de me diriger vers telle où autre direction et les statistiques et courbes sont des outils qui permettent de mieux entrevoir
          mes progrés, mes réussites et c’est humain...

          Non la croissance n’est sûrement pas limité dans le temps c’est encore une escroquerie à la monde propagé par quelque doux rêveurs genre Frabri and Co

          Je préfère le rêve au stress et la morosité


          • epapel epapel 27 février 2010 18:00

            Désolé, mais la croissance matérielle exponentielle dans un monde fini est nécessairement limitée dans le temps, car on ne pourra jamais :
            - pêcher plus de poisson que l’océan n’en produit
            - extraire plus d’énergie (pétrole, gaz, charbon) qu’il n’y en a
            - extraire plus de métaux (fer, or, cuivre) qu’il n’y en a
            - etc

            D’autre part :
            - le flux d’extraction d’une ressource non renouvelable en quantité finie commence nécessairement à zéro, passe par un maximum, puis tend nécessairement vers zéro.
            - le flux d’extraction d’une ressource renouvelable ne peut pas dépasser son taux de renouvellement

            Les flux d’extraction maximaux mondiaux annuel sont d’ores et déjà derrière nous pour :
            - l’or (1990)
            - la pêche océanique (1995)
            - le pétrole « conventionnel » (2005)

            Les flux d’extraction maximaux régionaux déjà dépassés :
            - Union européenne : toutes les matières premières
            - USA : quasiment toutes les matières premières (sauf le charbon et les métaux d’usage récent pour l’électronique)
            - Chine : idem USA

            Les prévisions de flux maximum qui seront dépassés pour le XXI siècle :
            - quasiment toutes les matières premières (sauf peut-être le charbon et les métaux d’usage récent) dont environ la moitié avant 2050.

            La fin de la croissance économique matérielle industrielle aura donc lieu :
            - certainement avant 2100
            - probablement avant 2050
            - possiblement avant 2030

            La seule chose qui peut croître encore au delà du XXI siècle, c’est la surface agricole cultivée car actuellement « seulement » 1/4 du potentiel cultivable mondial est exploité. Ce qui ne veut pas dire pour autant que la quantité de nourriture produite continuera à augmenter en proportion car les rendements de l’agriculture industrielle dépendent de la production d’énergie et de l’eau disponible. Mais cette croissance :
            - à un revers dommageable pour l’humanité : la fin de la biodiversité
            - et une contrainte technique : il faut que la déforestation soit plus rapide que la désertification des terres cultivées.


          • anty 27 février 2010 18:30

            Désolé la croissance matériel ne se limite pas à la terre ,nous sommes entouré d’autres planètes d’autres mondes que les hommes sauront ( à mon avis dans un avenir proche)
            exploiter pour le plus grand bien de l’humanité.

            Enfin la croissance industrielle ne s’arrêtera sûrement pas aux dates butoirs que vous avez fixé
            et là j’en suis certain car les richesses que contient la terre sont encore très importantes et les facultés d’adaptation de l’homme aux nouvelles exigences sont immenses ( ces facultés d’adaptation sont d’autant plus importantes que le niveau des connaissances augmente)

            Le problème de l’agriculture et de l’eau sera résolu pour les pays pauvres dès que ceux-ci pourront utiliser pleinement les techniques modernes comme c’est le cas en occident.

            Rien ne sera facile mais rien ne sera dramatique à condition que l’homme sache exploiter avec l’intelligence ( pour instant ) sa seule ressource : la terre


            • sobriquet 27 février 2010 21:38

              Le problème de l’agriculture et de l’eau sera résolu pour les pays pauvres dès que ceux-ci pourront utiliser pleinement les techniques modernes comme c’est le cas en occident.

              Non, on ne dispose pas des ressources pour nourrir 6 milliards d’humains de la même manière que nous. Par exemple, pour produire la nourriture du bétail français, il nous faudrait environ 250 000 km². Sans l’aide alimentaire que nous fournit le Brésil (soja), ce serait impossible.

              Les richesses de la Terre sont importantes mais ont un coût. Les réserves de phosphates pour engraisser nos champs sont aujourd’hui d’environ 90 ans. Moins si la demande continue à augmenter. Il faudra trouver d’autres techniques pour exploiter les autres gisements.

              Les techniques modernes de production alimentaire ne sont pas durables. Nos sols français sont en train de se désertifier. Beaucoup de terres ne peuvent plus produire que du colza et de la betterave, faute d’humus en quantité suffisante. Il faudra trouver d’autres techniques, là aussi.

              Produire de l’énergie pour 6 milliards d’humains comme pour 60 millions de français est également un défit. Les techniques avancées de fission nucléaire et la fusion nucléaire restent à inventer.

              Alors oui, on peut tout miser sur la technologie, sans rien changer à nos habitudes. Ça passe ou ça casse, car il n’y a pas de fatalité en matière de recherche. Certains croient en la modernité technologique comme des bigots ; êtes-vous de ceux-là ?

              Je me demande ce que notre mode de vie a de si précieux pour que l’on cherche à le préserver au risque de foutre la planète en l’air. Notre bien-être n’a pas besoin d’une telle débauche de matière et d’énergie.


            • epapel epapel 27 février 2010 22:24

              Désolé la croissance matériel ne se limite pas à la terre ,nous sommes entouré d’autres planètes d’autres mondes que les hommes sauront ( à mon avis dans un avenir proche)
              exploiter pour le plus grand bien de l’humanité.

              Pour ramener 1kg de matière de la lune, il faut consommer 100tonnes de carburant et de matière  :
              - Apollo 3040 tonnes au décollage dont 160 tonnes de charge utile et 2800 tonnes d’ergols
              - revenu entier sur terre 30 tonnes dont 300kg de passagers et 30kg de matière lunaire.

              Les lois de la mécanique céleste n’ayant pas changé et les performances des lanceurs s’étant peu améliorées il y a comme un gros problème pour exploiter les ressources des autres planètes.


              « Enfin la croissance industrielle ne s’arrêtera sûrement pas aux dates butoirs que vous avez fixé et là j’en suis certain car les richesses que contient la terre sont encore très importantes »

              Il est parfaitement vrai que les ressources en matières premières sont immenses et je ne dis pas qu’il n’y en aura plus en 2100 mais la concentration des gisements diminue au fur et à mesure de l’exploitation des ressources. Par exemple pour l’or dont le pic de production est passé depuis 15 ans :
              - au XIX siècle gisements les plus productifs : kilogrammes/tonne de minerai
              - au XXI siècle gisements les plus productifs : grammes/tonne de minerai
              Il faut donc déployer de plus en plus d’énergie et d’effort pour extraire la même quantité de métal (1000 fois plus pour l’or), c’est pour cela qu’à un moment donné la production chute. Et il en sera de même pour toutes les matières premières.

              Ce n’est pas moi qui a « fixé » les dates butoirs, elles sont simplement déduites des données de l’UGSS croisées avec un taux de croissance de 3%/an de la production et des taux de décroissance des concentrations des gisements exploités.
               
              Concernant le pétrole, j’ai de nouveau lu les données de l’EIA, non seulement la production de pétrole brut (crude oil et non « conventionnel ») a passé son pic en 2005, mais de 2004 à 2008 la production totale a augmenté de moins de 1%/an malgré la demande donc le pic global pétrolier est très proche (moins de 5 ans). Comme c’est la production d’énergie qui commande le reste, une crise majeure avant 2030 n’est pas invraisemblable.

              Si d’un autre côté on s’intéresse au déploiement de toutes ces productions sans tenir compte de limite des ressources, ils est clair qu’à un moment donné ça n’a plus aucun sens. Par exemple l’UE dont la population va diminuer (300 millions en 2100), le besoin en infrastructures et en biens d’équipements va nécessairement diminuer donc le besoin en industries et comme c’est ça qui tire en grande partie la croissance, et pour les principaux biens de consommation c’est la même chose (nourriture, chauffage, déplacements,...)
              Ce raisonnement vaut au moins pour les pays occidentaux, le Japon la Russie et la Chine.

              Le problème de l’agriculture et de l’eau sera résolu pour les pays pauvres dès que ceux-ci pourront utiliser pleinement les techniques modernes comme c’est le cas en occident.

              Ils le pourront quand ils ne seront plus pauvres pas avant, parce qu’avec 3euros/jour pour vivre c’est impossible (1/4 de l’humanité). Mais ça n’arrivera jamais car les pays pauvres sont en train de vendre massivement leurs terres arables pour la production d’agrocarburant et d’aliment pour le bétail des pays riches, donc ces derniers n’ont pas intérêt à ce qu’ils s’enrichissent.

              Au fait, ne sommes nous pas déjà au début de la crise de la croissance ? Le véritable facteur sous-jacent de la crise actuelle n’est-il pas la quasi stagnation de la production pétrolière depuis 2004 ?


            • ddacoudre ddacoudre 27 février 2010 18:57

              bonjour florence

              bon article, on ne peut qu’être d’accord, mais pour le moment il faut que se structure une espérance idéologique autour de cela pour que l’on puisse .définir un modèle structurant pour transformer les comportements, ce n’est pas seulement faire de l’écologie ou du bio quand l’on voit les capitaliste investir ces secteurs pour continuer à développer leur nuisance.il y a pas mal d’idées on se ground , il manque un catalyseurs

              ce serait dommage d’attendre que ce soit une crise majeure qui semble se dessiner lentement.

              cordialement. 


              • anty 27 février 2010 19:27

                une espérance idéologique ???

                surtout pas une espérance tout court suffit

                quand l’on voit les capitaliste investir ces secteurs pour continuer à développer leur nuisance.il y a pas mal d’idées on se ground , il manque un catalyseurs

                le capitalisme investit dans tous les secteur car c’est son rôle il n’y a rien là dessus


              • anty 28 février 2010 10:45

                il n’ y a rien à dire


              • anty 27 février 2010 23:17

                Il faut descendre sur terre avec un raisonnement comme çà il n’ya plus que se tirer une balle dans la tête et baisser les bras.

                Soyons un peu plus réaliste et raisonner par rapport au passé

                au début du 19ème siècle la terre compte environ 1 milliard d’individus très miséreux avec une espérance de vie très bas, les gens ne mangent pas à leur faim ,les famines arrivent encore régulièrement

                en 2010 la terre compte 6.85 milliards d’hommes instruits qui dans l’ensemble sont nourri convenablement et qui sont à la tête des formidables connaissances scientifiques qui leur permet d’évoluer de plus en plus vite pour se prévenir d’autres incidents de la vie.

                C’est dans cette perspective qu’il faut envisager l’avenir .
                Le pessimisme beat et facile est à la porté du premier poivrot du bistro parisien ...


                • sobriquet 28 février 2010 14:32

                  Vous dressez un tableau idyllique de la situation actuelle : 1/5 de la population adulte mondiale environ est analphabète. Plus d’un milliard de personnes souffrent de sous-nutrition. Les innovations technologiques profitent essentiellement à ceux qui ne manquent déjà de rien.

                  Il n’est pas question de baisser les bras, mais de changer de changer de manière de satisfaire nos espérance. Ce n’est pas la croissance matérielle qui va nous aider, mais la croissance éthique et sociale.

                  Votre foi vous aveugle.


                • epapel epapel 27 février 2010 23:51

                  Je préfère le rêve au stress et la morosité.

                  Autant dire : la facilité à la place de l’effort.


                  • anty 28 février 2010 10:44

                    Le rêve précède tout effort...


                  • epapel epapel 28 février 2010 11:35

                    Le hic, c’est que vous avez choisi le rêve qui vous exonère de tout effort.


                  • anty 28 février 2010 12:25

                    Non je suis contre les absurdités.

                    Baisser les bras sous prétexte qu’un gourou l’a ainsi ordonné alors autant de s’engager dans ordre religieux et prier pour que les choses changent.


                  • sobriquet 28 février 2010 14:39

                    Je trouve cette réponse curieuse.

                    A l’heure actuelle, nous sommes pour la plupart engagés dans l’ordre religieux du travail productiviste. Le gourou FMI nous a prophétisé que si nous réalisions nos 3% de croissance annuelle, le monde se transformerait bientôt en Paradis.

                    En conséquence, nous avons cessé de chercher des solutions à titre individuel, et accomplissons religieusement nos rituels professionnels quotidiens, en espérant que le dieu Croissance change les choses.

                    Et ceux qui contestent cette attitude sont accusés de scepticisme, de pessimisme, de manque de foi.


                  • anty 28 février 2010 15:51

                    Non c’est un tableau réel

                    la population mondiale incontestablement vit mieux que par le passé bien que les difficultés subsistent.
                     et cette amélioration n’est pas du aux nouveaux spécialistes de la décroissance vous pouvez me croire.


                  • rastapopulo rastapopulo 28 février 2010 17:20

                    Pour moi aussi , vous créez votre propre malheur.

                    Pour la pêche, l’océan est un dépotoir et les bateaux sont trop gros et raclent trop les fonds. C’est déjà 2 axiomes complétement absent du discours.

                    Pour l’énergie, vous savez très bien (en tout cas je vous le souhaite) que le Torium va être exploitable.

                    Pour la technologie, les marges de progression sont immenses. De quel droit en priver les peuples ? 
                    http://www.solidariteetprogres.org/article6311.html

                    Enfin cette haine de la croissance sans distinction me semble guider par cette écologisme anglosaxon qui n’adresse aucun des vrai problème et se focalise sur le CO2. Ce n’est heureusement pas le propos de tous mais pour moi c’est la même veine.


                  • sobriquet 28 février 2010 19:00

                    Charmante évangile.

                    Nous n’avons pas besoin de plus d’énergie, de plus de transports, de plus de possessions. Ces fantasmes ne répondent pas à des problèmes réels, ils sont juste des projections de nos désirs à assouvir.

                    Nous produisons déjà assez de nourriture pour répondre aux besoins de 12 milliards de personnes. Seulement il y a des gens qui désirent manger de la viande tous les jours. Tant pis, d’autres mourront de faim. La technologie sauvera leurs descendants.

                    Nous disposons de suffisamment de réserves d’eau potable accessible pour abreuver la planète entière. Mais produire une voiture exige beaucoup de cette eau. Tant pis, d’autres mourront de soif. La technologie sauvera leurs descendants.

                    Nous avons tous les antidotes aux maladies les plus mortelles au monde. Mais il y a des gens qui craignent des maladies imaginaires. Tant pis, d’autres gens mourront du paludisme. La technologie sauvera leurs descendants.

                    Etc. Jusqu’à quand ?

                    La jolie machine à voyager que votre lien présente est un autre excellent exemple. La plupart des gens n’ont pas besoin de voyager vite pour pas cher. Ils ont juste besoin de nourriture, d’eau, d’un abris, d’hygiène, et de reconnaissance sociale. Ce machin ne contribue en rien à la lutte contre la misère sur terre.

                    Le monde est largement assez grand pour contenter les besoins de tous, mais beaucoup trop petit pour satisfaire tous leurs désirs.


                  • anty 28 février 2010 19:28

                    C’est bien de nager dans le pessimisme permanent mais il existe une autre attitude c’est celle de voir positivement nos possibilités qui sont immenses.

                    Juste un petit secret le pessimisme ne résout pas les problèmes mais les empirent.


                  • sobriquet 28 février 2010 20:00

                    Supprimons définitivement le malentendu : ce n’est pas un pessimisme.

                    Les solutions pour remédier à la misère humaine existent. Elles sont simples. On les maîtrise, pour beaucoup, depuis des décennies, voire des siècles. Elles ne coûtent pas cher. Elles ne demandent qu’à être mises en oeuvre, et cela prend un peu de temps.

                    Il n’y a nul besoin d’espérer que quelques technologies prophétiques apparaissent dans quelques décennies. Nous avons tout aujourd’hui entre nos mains.

                    Le seul obstacle, immense, c’est que les gens qui auraient les moyens de mettre en oeuvre ces solutions confondent leurs désirs et leurs besoins.

                    Matériellement, nous avons besoin de presque rien pour être heureux. Presque pas d’énergie, un peu de matière, un peu à manger et à boire.

                    Ce qui manque, la plupart du temps, ce sont des liens sociaux, et la capacité à vivre avec les autres.

                    Nous n’avons pas besoin de croissance technologique, mais de croissance sociale et éthique. Pour le monde entier, ça ne couterait pas un dixième du programme spatial américain. Mais ça exige que les puissants mettent leurs fantasmes de côté.


                  • Minga Minga 8 mars 2010 01:55

                    Avertissement important au sujet du message de rastapopulo : "Solidarité et Progres", c’est la secte à Cheminade, financée par le milliardaire Lyndon Larouche. a réserver aux crédules amateurs de sectes, d’agriculture intensive, et de centrales nucléaires ... Voyez ce qu’en disent des antifascistes de Rennes : c’est édifiant !


                  • anty 28 février 2010 15:49

                    Non c’est un tableau réel

                    la population mondiale incontestablement vit mieux que par le passé bien que les difficultés subsistent.
                     et cette amélioration n’est pas du aux nouveaux spécialistes de la décroissance vous pouvez me croire


                    • papaxx 28 février 2010 17:49

                      Bonjour Florence

                      Tout à fait d’accord avec vous - j’ai relevé cet extrait dans l’article http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2983 "Investir en régime capitaliste signifie améliorer le rendement du travail pour augmenter ses marges bénéficiaires. Suivant cette règle immuable, plus nous créons de richesses, plus la productivité augmente et moins les entreprises ont besoin de travail humain pour les produire." et c’est tout à fait ce que nous vivons dans l’entreprise où je travaille (12000 personnes en 2001 6900 aujourd’hui) - la productivité n’a cessé d’augmenter les postes de travail n’ont cessé d’être supprimés - et la machine s’emballe : on nous dit maintenant que pour garder l’emploi sur le site français de notre entreprise il faut faire 20% de gain de productivité et cela bien sûr sans garantie sur l’avenir des 6000 postes restant. Voilà ce qui se passe sur le terrain.
                      Il faut produire plus avec moins de personne pour vendre des produits parfois dérisoires à des familles qui n’ont plus les moyens - c’est la situation actuelle -absurde mais bien réelle !!


                      • anty 28 février 2010 19:25

                        C’est bien de nager dans le pessimisme permanent mais il existe une autre attitude c’est celle de voir positivement nos possibilités qui sont immenses.

                        Juste un petit secret le pessimisme ne résout pas les problèmes.


                        • Le chien qui danse 4 mars 2010 13:57

                          Bon après vous avoir suivi sur ce fil, je pense que soit vous êtes bête soit vous le faites exprès. J’espère pour vous que c’est la deuxième solution, que l’on puisse rigoler aussi......


                        • sobriquet 28 février 2010 23:17

                          C’est pourquoi il faut préférer une décroissance acceptée à une décroissance subie.

                          Décroissance subie : on investit des milliards dans des industries qui de toutes manières, physiquement, auront de plus en plus de mal à exister ; l’automobile, récemment. On casse le code du travail pour stimuler la productivité, on supprime les financements de ce qui ne crée pas de croissance, ou de ce qui lui nuit : planning famillial, DGCCRF. Mais tous ces sacrifices ne font que repousser la récession, les emplois industriels disparaissent, les travailleurs trinquent.

                          Décroissance acceptée : on reconnaît que la croissance ne peut pas s’éterniser. On reconnaît que structurellement, physiquement, de nombreux secteurs d’activité sont voués à s’étioler. On prépare et organise la transition. On investit dans l’humain, le social, l’environnemental : tout ce qui est foncièrement durable. On organise la reconversion des industries vers des activités plus durables, et surtout on finance la reconversion des travailleurs. On réoriente nos modes de vie de manière à pouvoir s’épanouir sans passer par la boulimie consumériste nécessaire à la croissance.


                        • sobriquet 28 février 2010 23:25

                          A propos des services, au moins deux choses :

                          - Ils consomment beaucoup d’énergie, et en particulier les services qui passent par internet. Par exemple : http://aujourlejour.midiblogs.com/archive/2009/05/05/internet-energie-empreinte-carbone.html

                          - Il mercantilisent les rapports humains, remplaçant les liens personnels par des liens contractuels.

                          - Au même titre que les Biens, ils procèdent souvent d’un artifice consistant à créer davantage de besoins pour créer davantage de croissance. Un jour un publicitaire génial arrivera à convaincre les gens de payer pour voir d’autres gens brasser de l’air avec les mains. Cela créera des emplois, cela créera de la croissance, et ceux qui paieront seront convaincus d’en avoir besoin. La criossance ne consistera plus alors, au sens propre, qu’à brasser de l’air.


                          • marie81 1er mars 2010 09:48

                            bravo Florence !
                            Merci pour ces quelques vérités évidentes,c’est souvent ce qui est simple et évident est curieusement le plus difficile à voir ..
                            Pour ceux qui ont gardé un minimum de lien avec la nature et savent observer,il est évident que la vie c’est l’harmonie,l’équilibre,l’éternel renouvelement,l’echange ; la croissance à l’infini ne peut pas rentrer dans ce cadre là.On peut forcer un certain temps,mais le retour de la manivelle est inévitable,on est en plein dedans

                            « Toute vérité traverse trois étapes.D’abord elle est ridiculisée,ensuite elle se heurte à une opposition violente.Et enfin elle est acceptée comme une évidence »( Arthur Schopenhauer)


                            • Raymond SAMUEL paconform 1er mars 2010 19:54

                              Bonsoir,
                              Curieux tout de même, certains s’estiment optimistes lorsqu’ils préconisent la continuité (et sans doute le développement) de la croissance.
                              Consommer toujours plus seraient indéfiniment possible ?
                              Evidemment NON.

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