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Accueil du site > Actualités > Economie > Dépolitiser l’économie, une utopie ?

Dépolitiser l’économie, une utopie ?

L’économie, un mot qui peut laisser perplexe tant sa définition ne pourrait être donnée de manière concise. Pour résumer brièvement ce qu’est l’économie, il s’agit d’une activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l’échange, la consommation des biens et services. L’économie serait donc naturelle et dépendrait de la seule action rationnelle des agents sans la nécessité de recourir aux institutions. Vision utopique ou réalité ?

Il s’agit d’une physique sociale de l’optimisation généralisée à l’ensemble des acteurs économiques qui n’a pas besoin d’élément hétérogène pour rendre compte du lien social. Voilà une belle définition qui reflète bien le caractère individualiste de l’économie, qui ne serait qu’une science expérimentale, subjective aux besoins de chacun et dénuée d’une influence politique. Du point de vue de l’agent, il lui est simplement nécessaire de postuler l’« équilibre » pour que mécaniquement une solution existe et soit un optimum micro (échange) ou macro (équilibre général).

Dans ces conditions, une telle économie n’a pas à être instituée, elle est en soi une instance autonome, autorégulée et autodynamique de la société. Il suffit simplement qu’un « État Gendarme » fasse respecter les règles de l’activité marchande pour que la Grande Société - le Marché - concoure à l’optimum social.

Sauf que cette vision de l’économie, qui apparaît comme « innée », « naturelle » est elle-même politisée puisqu’elle suppose que l’agent agit rationnellement selon son intérêt propre. La référence, c’est-à-dire l’optimum, sert de norme pour que des comportements puissent être analysés. En réalité, le « Marché » n’existe que dans sa forme pure et ne sert que de cadre instrumental d’analyse dont on ne peut tester ni les hypothèses ni les résultats par rapport à la réalité économique historique. C’est un produit dans l’inconscient humain qui sert à normifier les rapports entre agents afin d’en dégager des tendances. D’ailleurs, à l’échelle de l’histoire de l’économie, la théorie de l’existence d’un marché n’apparaît que sous l’école néoclassique au début du 20ième siècle.

Si la théorie néoclassique cherche à émanciper l’économie des institutions (l’Etat) c’est parce qu’elle considère que l’agent vient perturber une équilibre économique naturelle où l’agent est au centre de ses propres décisions. A entendre les néoclassiques, l’économie est donc exemptée de toute politique puisqu’elle s’inscrit comme création naturelle à la société humaine. Ainsi, historiquement et logiquement, il y aurait d’abord une « économie » qui ensuite serait « régulée » par des institutions économiques.

Cette vision, qui semble vouloir dissocier l’économie d’un cadre politique, est en réalité elle aussi politisée puisqu’elle suppose que les institutions ne sont pas en mesure de procurer à l’agent l’utilité qu’il recherche. Cependant, un autre type d’approche partage une perspective commune : l’économie est instituée et n’existe pas « avant » les institutions économiques. Comme tout « fait social » l’activité économique est une construction sociale et ce que l’on appelle « économie » est en fait l’œuvre des institutions économiques. Ces dernières sont essentiellement des guides, modèles, standards, etc. comportementaux en matière d’activité économique qu’adoptent, librement ou contraints, les acteurs économiques. L’économiste J. R. Commons stipule que « l’économie institutionnelle est l’activité des transactions dans la relation des hommes aux hommes ». Ainsi, l’un des erreurs de l’économie néo-classique serait de la considérer comme une relation entre l’homme et la nature et non comme une relation entre les hommes. Cette dernière relation est plus précisément une trans-action et non pas simplement une inter ou entre-action qui mettrait en rapport des acteurs économiques déjà constitués et autonomes dans leur logique comportementale.

Cette hypothèse pose comme constat que l’institution de l’économie assure son bon fonctionnement puisque un conflit inhérent existe dans les relations économiques, conflit que l’institution peut enrayer. Ce conflit réside d’abord dans le fait de la rareté relative des moyens de satisfaction des besoins. L’abondance n’étant pas de ce monde, les humains ont tendance à se confronter pour satisfaire leurs besoins. L’ordre apparaît donc comme une condition nécessaire de l’activité économique requérant une pacification des comportements. Pour assurer une économie efficace qui fonctionne dans un périmètre donné (les frontières), ces questions ne peuvent pas être résolues par les seuls rapports de force, elle nécessite une solution institutionnelle fondée sur la « légitimité » du partage.

L’approche institutionnaliste de l’économie suppose que les agents doivent se référer à une entité supérieure pour assurer une cohésion dans les rapports, tant sur le plan moral que pragmatique. En d’autres termes, je sais que l’Etat est là pour répartir les richesses produites et ordonner les transactions. Je me soumets donc à ses valeurs pour être libre dans mes choix économiques.

Pourquoi l’économie est-elle donc instituée ? Eh bien d’une part face au conflit inhérent à l’activité économique, la nécessité de l’ordre et de l’efficacité ne pouvant provenir que d’une entité supérieure. De l’autre, car il est fondamental de garantir la nécessité, inscrite dans la nature humaine, d’un appareillage collectif de sécurité économique que constituent les institutions.


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22 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 20 février 13:36

    et pourquoi ne pas mettre tous ces politiques au SMIC , supprimer tous leurs avantages et condamner réellement les coupables ?


    • Hecetuye howahkan howahkan 21 février 08:12

      @zygzornifle

      Salut..ils doivent être capable de vivre avec le minimum qu’ils imposent aux autres soit le RSA..avec contrôle régulier, désagréable etc..de plus ces gens sont de réels parasites..ils sont inutiles ..des humains unis et coopératifs n’ont pas besoin de ces gens...


    • Alren Alren 21 février 15:57

      @zygzornifle

      pourquoi ne pas mettre tous ces politiques au SMIC

      Ça c’est de la pure démagogie !

      Nous avons besoin de déléguer de manière conditionnelle, certes, mais réel, le pouvoir législatif et exécutif à des personnes qualifiées, suffisamment pour dominer les dossiers et avoir barre sur les hauts fonctionnaires.

      Le SMIC est le salaire des non-qualifiés ou classés comme tels par l’employeur.

      Aucune personne qualifiée n’accepterait de remplir une fonction aussi mal rémunérée.

      Cependant, les scandales Fillon et Le Pen montrent que des abus peuvent être trop facilement commis avec la législation actuelle.

      Une solution équitable serait que les élus reçoivent un revenu équivalent à ce qu’ils gagnaient avant élection, plafonné à 4 fois le SMIC.

      Les frais inhérents à la fonction seraient remboursés sur présentation de notes de frais avec là aussi un plafonnement.

      Le salaire de deux attachés parlementaires seraient de trois SMIC et le travail qu’ils sont censés fournir régulièrement contrôlés par des inspecteurs.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 février 14:25
      L’économie et la politique sont une seule et même chose qui s’appelle la lutte des classes et qui consiste à organiser la distribution des richesses produites de différentes manières. Si vous n’en êtes pas convaincus, schez que les financiers et les familles les plus puissantes ltont intégré depuis lontemps.

      « Nous sommes reconnaissants au 
      Washington Post, au New York TimesTime Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. » 
      David Rockefeller

      • Olivier Pasquier Olivier Pasquier 20 février 15:08

        @Jeussey de Sourcesûre
        Merci de réduire l’Histoire de l’économie qu’a la simple lutte des classes. On croirait rentrer dans la réthorique de Mélenchon. Le partage des richesses, s’il est important, n’explique pas totalement le rapport entre économie et politique. Je pense que l’économie est politique par essence puis qu’à partir du moment où des individus commercent, la politique apparaît pour fixer certaines règles. Règles qui n’ont pas nécessairement pour objectif la répartition des richesses mais de permettre à chaque agent d’avoir la même opportunité que le voisin. 


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 février 15:43

        @Olivier Pasquier

        si vous me connaissiez, vous me trouveriez « pire » que Mélenchon...
        infréquentable...

      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 février 15:51

        @Jeussey de Sourcesûre

        « Je pense que l’économie est politique par essence puis qu’à partir du moment où des individus commercent, la politique apparaît pour fixer certaines règles. »

        On est bien contents pour vous que vous pensiez !
        Ce n’est pas une raison pour croire que vous avez découvert l’Amérique !
        Votre article pouvait se résumer à la phrase citée ci-dessus.

      • Olivier Pasquier Olivier Pasquier 20 février 16:17

        @Jeussey de Sourcesûre
        Je ne prétends rien, je suis un étudiant en quête de développement. 


      • Spartacus Spartacus 20 février 15:29
        Milton Friedman, prix Nobel d’économie, a eu l’occasion de dire : Ce qui est extraordinaire avec la science économique, c’est que toutes les lois économiques tiennent réellement en une page, mais leur simplicité n’a jamais été acceptée par la plupart des gens...

        1. Intérêt personnel : Personne ne dépense l’argent des autres avec autant de soin que le sien propre.
        2. Croissance économique : La clé de l’élévation du niveau de vie est de développer l’épargne, la formation de capital, l’éducation et la technologie.
        3. Commerce : Lors de tout échange volontaire, quand ils disposent d’une information précise, l’acheteur et le vendeur sont tous les deux gagnants ; de ce fait, une augmentation du commerce entre individus, entre groupes ou entre pays est profitable aux deux parties.
        4. Concurrence : Étant donnée la réalité universelle des ressources limitées et des demandes illimitées, la concurrence existe dans toutes les sociétés et ne peut pas être abolie par décret gouvernemental.
        5. Coopération : Puisque la plupart des individus ne sont pas autosuffisants, et que presque toutes les ressources naturelles doivent être transformées pour devenir utilisables, les individus - travailleurs, propriétaires, capitalistes et entrepreneurs - doivent travailler ensemble dans le but de produire des biens et services de valeur.
        6. Division du travail et avantages comparatifs : Les différences de talents, d’intelligence, de savoir et de propriété conduisent à la spécialisation et à un avantage comparatif détenu par chaque individu, entreprise ou pays.
        7. Dispersion du savoir : L’information sur le comportement du marché est si diverse et omniprésente qu’elle ne peut être saisie ni calculée par une autorité centrale.
        8. Perte et profit. Le profit et la perte sont des mécanismes du marché qui indiquent ce qui doit être ou ne pas être produit dans le long terme.
        9. Coût d’opportunité : Étant donné les contraintes de temps et de ressources, il faut toujours faire des arbitrages. Vouloir faire quelque chose demande de renoncer à d’autres que l’on aurait aimé faire aussi. Le prix payé pour s’engager dans une activité est égal au coût des activités auxquelles on a renoncé.
        10. Théorie des prix : Les prix sont déterminés par l’estimation subjective des acheteurs (demande) et des vendeurs (offre), et non par un quelconque coût de production objectif ; plus le prix est élevé, moins les quantités achetées seront grandes et plus les quantités offertes seront importantes.
        11. Causalité : À chaque cause correspond un effet. Les actions des individus, des entreprises ou des gouvernements ont un impact sur les autres acteurs de l’économie, impact qui peut être prédit, bien que le niveau de prédictibilité dépende de la complexité des actions engagées.
        12. Incertitude : Il existe toujours une dose de risque et d’incertitude sur l’avenir, car les gens effectuent des réévaluations, tirent des leçons de leurs erreurs et changent d’avis, ce qui rend délicate toute prédiction sur leurs comportements à venir.
        13. Économie du travail : L’augmentation des salaires sur le long terme ne peut être réalisée que par une plus grande productivité, c’est-à-dire par davantage d’investissements en capital pour chaque travailleur ; le chômage chronique est une conséquence de l’action du gouvernement qui fixe les taux de salaire au-dessus du niveau d’équilibre du marché.
        14. Contrôles du gouvernement : Les contrôles des prix, des salaires ou des loyers peuvent bénéficier à certains individus ou groupes, mais pas à la société dans son ensemble ; en fin de compte, ces contrôles créent de la pénurie, du marché noir et une détérioration de la qualité et des services. Les repas gratuits, ça n’existe pas.
        15. Monnaie : Des tentatives délibérées pour déprécier la monnaie nationale, ou baisser artificiellement les taux d’intérêt, ou encore pour s’engager dans des politiques d’argent facile conduisent inévitablement à l’inflation, à des cycles prospérité/récession et aux crises économiques. C’est le marché, et non l’État, qui devrait régler la monnaie et le crédit.
        16. Finances publiques : Dans toutes les entreprises publiques, et afin de maintenir un haut niveau d’efficacité et une bonne gestion, les principes du marché doivent être adoptés chaque fois que cela est possible :
        a) le gouvernement devrait essayer de se cantonner à ce que les entreprises privées ne peuvent pas faire ; il ne doit pas s’engager dans des affaires que le secteur privé gère mieux que lui.
        b) le gouvernement devrait fonctionner selon ses moyens.
        c) l’analyse coût/avantage : les bénéfices marginaux doivent être supérieurs aux coûts marginaux.
        d) le principe de commutativité : ceux qui bénéficient d’un service devraient payer pour ce service.

        • amiaplacidus amiaplacidus 20 février 16:45

          @Spartacus

          Rappelez-moi, M. Friedman, ses épigones, les Chicago boys, sa « modernisation » du monétarisme (vieillerie qui date des années 1750, David Hume), n’est-ce pas à la base du merdier actuel de l’économie mondiale ?

          Bref, du grand n’importe quoi !


        • baldis30 20 février 19:02

          @amiaplacidus
          bonsoir,

           « Bref, du grand n’importe quoi  ! »

           vu de qui cela vient faut-il encore s’en offusquer ?
          un bon traitement serait six mois dans un deux pièces HLM mal isolé avec un RMI !
          Peut-être comprendrait-il ?

        • Hecetuye howahkan howahkan 20 février 15:34

          Salut....voila à qui le nom de code de Spartacus
           fait référence

          Adam Weishaupt, fonda les illuminés de Bavière....


          • Hecetuye howahkan howahkan 20 février 15:37

            @howahkan

            Les membres de l’Ordre des Illuminés doivent prendre un nom initiatique latin, emprunté à l’un des grands hommes de l’Antiquité. C’est ainsi que Weishaupt choisit le pseudonyme de Spartacus,


          • Hecetuye howahkan howahkan 20 février 15:41

            @howahkan

            Le grand but du fondateur des Illuminés de Bavière est l’instauration de la société idéale, celle où toutes les inégalités disparaissent et au sein de laquelle toute hiérarchie deviendra inutile. C’est l’idéal anarchiste, au sens de ce mot dans l’histoire des doctrines socialistes et non dans son action vulgaire  : « ... l’homme, écrivait Weishaupt se relèvera de sa chute, les princes et les nations disparaîtront sans violence de la terre, le genre humain deviendra une seule famille, le monde sera le séjour d’hommes raisonnables ».

            Mais comment réaliser ce beau rêve ? Weishaupt estime qu’avant l’apparition de la société idéale, il faut un usage à la fois impitoyable et machiavélique de la subversion. Il lui semble indispensable, avant tout, de détruire impitoyablement l’ancien ordre des choses, les régimes monarchiques, l’Eglise catholique ainsi que les distinctions nobiliaires. Il faut tout détruire, et le plus vite possible… C’est ce redoutable programme subversif qui figure textuellement dans les papiers d’Adam Weishaupt.

            La destruction de l’ancien ordre des choses est incontournable pour instaurer à sa place, dans l’Allemagne tout d’abord, puis dans les autres Etats, des régimes démocratiques, méthodiquement organisés. Pour ce faire, il est prévu d’appliquer toutes les conditions d’efficacité, en n’hésitant pas à utiliser la violence, voire la terreur, pour arriver à bonne fin. Weishaupt est, du point de vue révolutionnaire, un précurseur direct de Lénine. Celui-ci connut-il le programme du Grand Maître des Illuminés ? On peut légitimement le supposer. Rappelons, sur le propos, que l’insurrection communiste allemande de 1918, dirigée par Karl Kierknecht et Rosa Luxembourg, se réclame de Spartacus, ce héros qui personnifia la première révolte des exploités.


          • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 février 15:45

            @howahkan

            merci pour cette élucidation d’une énigme qui me taraudait le cortex !

          • rogal 20 février 15:52

            @howahkan
            Que de fausses nouvelles !
            Notre ami s’appelle Spartacus parce qu’il mène la révolte des capitalistes, ces esclaves du monde moderne, contre la dictature des classes envieuses.


          • Hecetuye howahkan howahkan 20 février 16:48

            @rogal

             smiley

            et aussi smiley

            salutations..


          • Hecetuye howahkan howahkan 20 février 16:51

            @Jeussey de Sourcesûre

            Salut, pas de problèmes...

            ceci explique bien des choses smiley..au niveau névrose obsessionnelle..entre autre !


          • Olivier MONTULET Montulet 20 février 18:56

            Il faudrait plutôt dés-économiser la politique. En effet l’économie n’est pas une cause sociale mais une conséquence de la vie sociale. L’économie n’est pas un modèle absolu, elle offre des infinités de dispositions originales possibles. Aujourd’hui les politiciens veulent formater la société à une idéologie (limitée et obscurantiste) économique, le néolibéralisme. L’économie n’est pas une fin en soit, ni même le commencement de quoi que ce soit elle n’est qu’un résultat.


            • Emin Bernar Paşa Emin Bernar Paşa 21 février 12:52

              Vous rejoignez les économistes hétérodoxes, comme la regrettée Joan Robinson ou maintenant Philip Graves, qui contestent l’idéologie dominante selon laquelle l’économie de marché conduit à un optimum.

              En fait elle génère aussi une insuffisante production de biens non marchands, de biens publics ou environnementaux, une situation d’homogénéisation des goûts qui ne sont pas optimales. Dans ces conditions la question de l’ intervention d’une entité supérieure qui accroîtrait l’offre de biens publics, environnementaux est légitime. Ci dessous une note de Philip Graves.


              • Hervé Hum Hervé Hum 21 février 15:52

                Je vous pose une petite colle

                si je vous écris « l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers (ou individuel) »

                vous me répondez quoi ? Cette affirmation est elle vrai ou fausse ?


                • Hervé Hum Hervé Hum 23 février 09:01

                  @Hervé Hum

                  Je vais vous donner la réponse, cette affirmation est fausse, car elle signifie qu’il n’y a pas d’intérêt général, mais uniquement la somme d’intérêts particuliers, tantôt convergent, tantôt divergent en enfin plus rarement, indifférents.

                  De fait, vis à vis de l’intérêt général, il ne peut y avoir que des utilités particulières et non des intérêts particuliers. Ici, l’intérêt particulier se trouve dans sa capacité à être utile à l’intérêt général.

                  Sauf que, par définition, la détermination de l’intérêt général ne peut provenir que de la volonté générale et non de la volonté d’une personne ou une minorité de personnes comme dans le système actuel. C’est à dire, la volonté de la minorité propriétaire de l’économie et non de celle de tous les citoyens. Or, lorsqu’on considère la volonté générale réunissant l’ensemble des citoyens, c’’est le principe du mérite personnel à être utile à la société qui domine et non celle du mérite personnel à exploiter la société à son profit.

                  Voilà un développement qui sort de ce qui vous est enseigné à l’école du prêt à penser. Une économie capitaliste ne vous apprendra jamais à penser autrement que par le travers de celle-ci et la faiblesse de vos analyses n’en sont que le triste reflet. Autrement dit, il ne tient qu’à vous de sortir de cette médiocrité intellectuelle dans laquelle l’université tente de vous enfermer.

                  Mais la liberté de penser à un prix....

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