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Accueil du site > Actualités > Economie > Des économistes proposent la semaine de 30 heures

Des économistes proposent la semaine de 30 heures

« Le chômage a atteint en Europe des ordres de grandeurs insupportables. Le chômage des jeunes est particulièrement effrayant », alertent des économistes allemands. « Sans oublier les travailleurs pauvres qui triment parfois 50h par semaine sans pouvoir en vivre ». Dans une lettre ouverte, ces économistes proposent de réduire équitablement le temps de travail en passant à la semaine de 30h, sans baisse de salaires. Une proposition qui suscite le débat en Allemagne.

Surprise au pays du « modèle allemand » : dans une lettre ouverte aux syndicats et aux partis politiques, des économistes allemands demandent une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine. Il n’y aura « jamais plus de plein emploi sans réduction du temps de travail », défendent les auteurs de l’appel déjà signé par plus de cent économistes, chercheurs, responsables syndicaux et quelques personnalités politiques de gauche ou indépendantes (Die Linke, SPD et Pirates). L’initiative a été discutée dans des grands journaux nationaux, de gauche comme de droite.

« L’Allemagne et toute l’Union européenne se trouvent dans une crise sociale et économique grave », écrivent les auteurs de la lettre ouverte. « Le chômage a atteint en Europe des ordres de grandeurs insupportables. Le chômage des jeunes, qui dépasse les 50 % dans certains pays, est particulièrement effrayant. En Allemagne le nombre d’emplois a certes augmenté ces dernières années, mais il s’agit en grande partie d’emplois précaires et à durée déterminée, qui ne suffisent pas pour vivre », assènent-ils, loin des poncifs répétés à l’envi par certains commentateurs français.

« Aujourd’hui en Allemagne, si nous incluons les employés travaillant à temps partiel de manière contrainte, environ six millions de personnes sont au chômage ou sont sous-employées, poursuivent les économistes. Alors que beaucoup de personnes au chômage souffrent de dépression et de dévalorisation, les salariés doivent, eux, assumer un surcroît de travail. Comme nombre d’études scientifiques le montrent, le stress, le phénomène de Burnout et les maladies chroniques et psychosomatiques augmentent. Cette situation est indigne dans une société moderne du XXIe siècle. » De quoi faire écho aux débats sur l’accord interprofessionnel signé le 11 janvier à Paris.

« Près d’un million de travailleurs pauvres font aujourd’hui des semaines de 50 heures et plus pour gagner un revenu suffisant pour vivre. De plus en plus d’actifs doivent recevoir, malgré un emploi, des allocations sociales en complément. Et ceux qui n’ont rien aujourd’hui sont aussi promis à la pauvreté quand ils arriveront à l’âge de la retraite. Les conditions dans les autres États européens sont comparables, voire pires. »

Face à ce terrible constat, économistes et syndicalistes estiment qu’« une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine est nécessaire et urgente. Le temps de travail moyen en Allemagne est de toute façon aujourd’hui déjà en moyenne de 30 heures par semaine, mais le travail est réparti de manière inégale (*). L’exigence d’une semaine à 30 heures prend en compte toutes les formes de réduction envisageables (allongement des congés payés, sortie plus précoce de la vie active, années sabbatiques). Cette revendication est à poser pour tous les États européens. Car le chômage de masse est partout présent et augmente de manière dramatique dans beaucoup de pays de l’Union. »

Pour les initiateurs de l’appel, la réduction du temps de travail ne concerne plus seulement les partenaires sociaux : « Il s’agit d’un projet de la société toute entière. » Ils insistent par ailleurs sur la nécessité d’une réduction « sans perte de salaire ». « Nous connaissons les nombreux cas où les travailleurs ont fait des expériences négatives, parce que les réductions du temps de travail réalisées jusqu’ici se sont faites sans embauche de chômeurs et souvent avec une hausse de la pression au travail ».

Pour eux, seule une réduction collective du temps de travail à 30 heures, à un niveau macroéconomique, est « une clé décisive, si ce n’est la plus importante, pour la perspective d’un plein emploi.  » Des réductions du temps de travail ont déjà été entreprises en Allemagne, mais au niveau d’une entreprise, avec la semaine des 28,8 heures dans certains ateliers de Volkswagen, ou d’une branche, avec la semaine de 35 heures instaurée dans les années 1990 dans le secteur de la métallurgie dans l’ouest du pays.

D'aprés un article d'Ivan Du Roy

http://2ccr.unblog.fr/2013/03/12/des-economistes-proposent-la-semaine-de-30-heures/

(*) 26 % des actifs allemands, et 45 % des femmes, travaillent à temps partiel, contre 17 % en France, 30 % pour les femmes (source Eurostat)

Lire également : MODELE ALLEMAND, NON MERCI…


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55 réactions à cet article    


  • Yvance77 15 mars 2013 09:18

    Salut,

    Enfin on y arrive ! J’ai fait des billets et interventions dans ce sens... qui n’est que du bon sens. Depuis les années 70 les richesses par l’homme et ses machines n’ont cessé de croître, pour toujours moins dans les poches de ceux qui travaillent.

    C’est une solution bonne que de passer dans bien des secteurs des 3 X 8 au 4 X 6 (heures). On n’a plus besoin de travailler autant qu’avant, nous sommes plus nombreux et la machine est encore là. A cela un salaire décent, et c’est bénef pour l’état qui lui récupère immédiatement 20 % dans ces caisses via la TVA.

    C’est que du bon sens... mais pour cela il faut abattre le MERDEF !


    • HELIOS HELIOS 15 mars 2013 15:01

      Reduire le temps de travail a salaire egal, ce qui est la solution la plus intelligente pour tous NE PEUT PAS ETRE FAITE SANS CONTROLE DOUANIER A NOS FRONTIERES.

      En effet, si demain matin, par un coup de baguette magique, toute l’Europe s’entendait pour passer a 30 h par semaine, l’ensemble des entreprises qui peuvent le faire, donc a l’exception des entreprises de services (et encore), vont immediatement demenager là ou l’herbe sera plus verte c’est a dire là ou l’homme peut etre exploité a 50 heures par semaines et souvent plus.
      Cela implique egalement que la directive Bolkenstein (vous vous souvenez, le plombier polonais) soit invalidée, ébrogée etc... pour qu’aucune main d’oeuvre soumis a une autre legislation ne puisse inetrvenir sur le territoire.

      C’est pourtant clair non ?
      Au nom de la mondialisation la reduction de temps de travail n’arrivera jamais chez nous.


    • appoline appoline 15 mars 2013 20:11

      Il faut surtout sensibiliser les pondeuses, leur expliquer que faire gosse sur gosse est une hérésie depuis déjà quelques décennies. Ce n’est pourtant pas bien compliqué à comprendre


    • soi même 15 mars 2013 09:25

      C’est dans la logique des choses et encore cela est encore insignifiant, et tant donné qu’il y a une sous évaluation de la production par les machines outils qui n’est pas pris en compte avec le partage du travail avec les 3 millions de chômeur actuelle ferait qu’il est probable que cela serait plus tôt un mi-temps de 20 heures par semaine qui serait plus raisonnable.
      Cela aurait comme avantage, en autre de générer d’autre emploi dans le social, en autre dans les activités de loisir, d’accompagnement des personnes, etc.
      En même temps je ne fais aucune illusion à la résistance à cette avancer, l’égoïsme et la peur de manquer et tellement ancré dans nos habitudes que rien que déjà évoqué cela va inévitablement levé un front hétéroclite d’opposition aussi bien dans les grand cercle du patronat qui voit d’un mauvais œil une taxation sur l’outillage de production pour l’apport de ce financement et des salaries qui ont peur que leurs revenues soit diviser par deux.

      Et il y a une troisième entrave qui est quand il y a une réforme de cette importance, elle ne peut pas simplement être amalgamer à notre système de but en blanc si il y a pas de volonté de revoir complètement toute l’organisation social, économique, juridique et financière qui est en vigueur, si non c’est une farce comme à été les 35 heures qui faute de réforme en profondeur est une usine à gaz.


      • Gabriel Gabriel 15 mars 2013 09:49

        Bien qu’une telle proposition soit une preuve de bon sens et de progrès social, je doute que les dirigeants et leurs maîtres, les esclavagistes financiers, acceptent cela. Vous allez entendre hurler les MEDEF de tout pays et autres accrocs du travailler plus et pour gagner moins (pour les ouvriers et les employés, cela s’entend...)


        • Gauche Normale Gauche Normale 15 mars 2013 13:02

          Ça c’est sûr le MEDEF n’accepterait jamais une quelconque mesure en faveur des travailleurs et le gouvernement n’a aucune intention de le déranger. Pourtant un président qui penserait à son peuple (dur à trouver) pourrait forcer le patronat à diminuer le temps de travail pour des salaires en hausse en le menaçant d’expropriation et de flexibilisation du droit de grève (tout ce que le patronat déteste !).

          Là il y aura peut-être du changement.

        • appoline appoline 15 mars 2013 20:13

          Le problème est bien plus profond et cette proposition ne serait qu’une rustine si des modifications importantes, à savoir la natalité, ne sont pas remises en question. Nous sommes trop nombreux et cela commence, je dirais, à porter ses fruits


        • Croa Croa 15 mars 2013 09:56

          Oui, même 20 heures peut-être.

          Il y a toutefois une limite surtout pour les professions intellectuelles car pour être efficace il ne faut pas se disperser exagérément. Nous devions donc aussi réfléchir à une réduction de la durée de la vie active, ce qui correspond en plus à la réalité puisque les études s’allongent de plus en plus et que l’on se retrouve dépassé de plus en plus jeune.


          • mac 15 mars 2013 10:11

            Etant données les améliorations considérables de la productivité, personne n’est en mesure de prouver qu’on est capable d’offrir un emploi à temps plein à tout le monde, ce serait plutôt le contraire.

            Le problème vient donc d’une meilleure répartition de la richesse produite avec, par exemple, une diminution considérable du temps de travail (pas de quelques heures par semaine mais peut-être de moitié).
            Mais allez expliquer ça à nos des classes dirigeantes sachant que la raréfaction du travail soumets les salariés et permet éventuellement de les transformer en une sorte d’esclaves. Une véritable opportunité pour certains, il ne faut pas être naïf.


            • soi même 15 mars 2013 10:37

              Bien sur qu’il ne faut pas être naïf, la principale source de la paupérisation du monde est justement due à la surproduction industriel, cela engendre le gaspillage de la matière premier, engendre une énorme perte financière par le stockage et la vente à perte qui en découle, favorise une production au moindre coup, et induit de se fait un nivellement pas le bas des salaires. Provoque de se fait un ralentissement économique qui favorise le chômage de masse qui accentue la raréfaction de la circulation monétaire et favorise la concentration des richesses et la concentration des moyens de production.
               


            • julius 1ER 15 mars 2013 10:23

              le capitalisme ultra-libéral entretient la fiction de la théorie de Shumpeter cad la destruction créatrice, c’est vrai vrai que cette théorie semblait validée tant qu’une technologie en remplaçait une autre en offrant un développement et une quantité d’emplois comparable or depuis une trentaine d’années les technologies productivistes sont devenues avares en création d’emplois et ce dans tous les domaines que cela soit dans l’alimentaire, la mécanique ou l’électronique....

              Dans une société collectiviste tout cela ne serait pas très grave, car on compenserait en créant des emplois d’intérêt général, mais le hic dans un système capitaliste privé c’est que les boîtes se défaussent sur la société, le transfert du chômage passe du privé au public sans compensation aucune tout en maintenant et en exploitant ce variable d’ajustement qu’est le travail salarié, cette non-limite à cette mécanique de transfert de la création de richesse fait que le chômage ne peut qu’augmenter de manière exponentielle, car cette spirale est amplifiée vers le haut, la valeur est captée uniquement par le duopôle actionnaire-cadres dirigeants au détriment des salariés.
              Cette mécanique des transferts qui avait été relativement bien encadrée dans la période du new-deal jusqu’aux années 80 , a été totalement dévoyé par l’ultra-libéralisme à la sauce Reagano-Thatchérienne or aucune correction n’ a été apporté depuis du fait de la mise en concurrence des états et l’absence d’unité de vues des pays et dirigeants, le chacun pour soi n’est en aucune manière la réponse appropriée à des problèmes macro-économiques..........

              • ffi ffi 15 mars 2013 10:54

                Pourquoi ne pas passer à la semaine de 0 heure sans perte de salaire ?
                Comme cela tout le monde aurait du travail et de l’argent.
                 


                • soi même 15 mars 2013 11:13

                  Pour la raison, il faut rendre au social ce que le social nous a donné !
                   


                • Gemini Gemini 15 mars 2013 12:03

                  Bel argumentaire.

                  Pourquoi ne pas commencer par apprendre à raisonner et argumenter ?


                • ffi ffi 15 mars 2013 14:57

                  Parce que le salaire est quand même (au moins en principe) un petit peu le revenu tiré d’une certaine quantité de travail, non ?

                  Déjà que le capitalisme détruit les revenus en monopolisant le travail, ce qui n’est pas acceptable.
                  Si en plus le socialisme prône la réduction du travail en promettant la stabilité des revenus...

                  Je ne vois pas de solutions politiques là-dedans.


                • Croa Croa 15 mars 2013 22:44

                  « Déjà que le capitalisme détruit les revenus en monopolisant le travail » (Ffi)

                  Ce n’est pas exactement ce qui se passe : Les revenus ne diminuent pas, au contraire, car sans eux plus de croissance et sans croissance les banques n’écoulent plus leurs beaux billets ! Le travail n’est pas monopolisé mais transformé en rentes : Droits et licences, gains de productivité, location des biens produits, etc (les marxistes appellent ça le travail mort ; Et pourtant ce travail travaille encore... à la manière de l’argent !)

                  Par contre nous pouvons affirmer que le capitaliste détruit bien quelque chose : Le travail !


                • Jules Elysard Jules Elysard 15 mars 2013 11:56

                  "Ainsi, la croissance de ce remarquable système reposait à la fois sur le mensonge et sur la fraude. D’une part, les classes laborieuses acceptaient une situation où elles ne pouvaient prétendre qu’à une très petite part du gâteau qu’elles, la nature, et les capitalistes, avaient travaillé ensemble à produire. Elles agissaient de cette façon, soit par ignorance, soit par impuissance, soit forcées, persuadées ou trompées par l’habitude, les conventions, l’autorité et l’ordre bien établi de la Société. Et. d’autre part, les classes capitalistes étaient autorisées à prétendre au meilleur morceau du gâteau et libres, théoriquement, de le consommer. Mais, en pratique, une convention tacite leur en faisait consommer fort peu. Le devoir « d’épargner » devint les neuf-dixièmes de la vertu, et l’élargissement du gâteau l’objet de toute vraie religion. Autour de la non-consommation du gâteau poussèrent tous les instincts d’un puritanisme qui, en d’autres temps, s’était retiré du monde et avait négligé les arts productifs aussi bien que récréatifs. Et, ainsi, le gâteau s’accrût. Pour quelles fins ? On n’y réfléchissait pas."

                  Keynes


                  • Gemini Gemini 15 mars 2013 12:06

                    Ce n’est que du bon sens.

                    Aujourd’hui, nous avons une productivité telle que nous parvenons déjà à subvenir aux besoins de nous tous. Beaucoup d’entre-nous ont même déjà bien trop.

                    Ce qui veut bien dire que, déjà, en l’état, la productivité est suffisante et qu’il n’est pas nécessaire de produire plus  ; au vu des contraintes écologiques, il serait même nécessaire de produire moins dans de nombreux domaines.

                    Une fois ces bases posées, la réduction du temps de travail et un meilleur partage de celui-ci coule de source. Car, également, n’oublions pas que la réduction de travail existe déjà dans les faits : ce sont les très nombreux chômeurs que génèrent nos sociétés actuelles. Donc, au final, nous ne réduirions même pas le temps de travail, nous nous contenterions de mieux le répartir.


                    • jef88 jef88 15 mars 2013 12:27

                      bon sens ?
                      d’où viennent tes chaussettes ton slip et ton pantalon ?
                      de France ?
                      d’Europe ?
                      NON ! !
                      D’un pays du tiers monde ou les gens n’ont pas de quoi vivre.......
                      alors s’il doit y avoir partage ..... réfléchissons !
                      si chacun produisait pour subvenir à ses besoins il n’y aurait pas de chomage, de crise....
                      mais actuellement se sont les intermédiaires qui se font des c****les en or !


                    • ffi ffi 15 mars 2013 15:03

                      Oui, mais cette productivité considérable n’est possible que par une concentration considérable du capital. Donc, si l’on veut remettre réduire le temps de travail tout en maintenant les salaires, cela implique d’augmenter la productivité, donc la concentration du capital.
                       
                      De fait, tous les métiers artisanaux ne pourront pas suivre cette cadence infernale.

                      Mais on a besoin des métiers artisanaux, car il faut bien ajuster les productions réalisées en grande série aux besoins particuliers. Le modèle de la grande série n’est pas généralisable à toutes les productions.


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mars 2013 12:09

                      L’ intelligence la plus rudimentaire commanderait d’ effectuer le travail qui se présente .


                      Dire un nombre d’ heures à effectuer ne tient pas compte de la réalité du monde .

                      • spartacus spartacus 15 mars 2013 14:18

                        Tout a fait capitaine !


                        Mais des gens dans la réalité et responsables, y’en a peu.

                      • spartacus spartacus 15 mars 2013 21:16

                        La philosophie qui nous a amené ici c’est la votre !

                        La vie a crédit sur les générations suivantes c’est la votre.
                        Le socialisme, l’étatisme c’est vous !

                        Toutes les villes, régions, les députés, sénateurs, président c’est vous.

                      • Gauche Normale Gauche Normale 15 mars 2013 22:43

                        Il n’y a aucun socialiste au pouvoir aujourd’hui. Les socio-libéraux du PS font la même politique que l’UMP.

                        La dette qu’ont contractée ces libéraux bourgeois sert à justifier la remise en cause des acquis sociaux et son remboursement ne cesse d’enrichir les banquiers.
                        En ce moment lloreen fait circuler une pétition contre cette dette illégitime que vous pouvez signez ici : http://stoppaying.wesign.it/fr

                      • reprendrelamain reprendrelamain 15 mars 2013 12:51

                         Le calcul est simple : 3/4millions de chômeurs et 3/4 millions de départs en retraite dans les 5 ans à venir. Un effort sans précédent de formation des chômeurs pour remplacer poste par poste les départs et on peut se retrouver avec du plein emploi rapidement…mais cela intéresse-t-il quelqu’un au gouvernement et au Medef  que de redonner de l’espoir, un projet et un but au citoyens…


                        • soi même 15 mars 2013 13:28

                          calcul de boutiquier qui dépense deux fois sa recette.


                        • reprendrelamain reprendrelamain 15 mars 2013 14:31

                          Donner du travail à des millions de chômeur c’est du travail de boutiquier ? J’espère que vous ne relisez pas ce que vous écrivez sinon c’est très grave...


                        • soi même 15 mars 2013 18:26

                          @ reprendrelamain, j’espère que vous avez conscience que l’État vit à crédit et qu’il ressemble de plus en plus à une figue sèche !Avec des si , on met Paris en Bouteille !


                        • non667 15 mars 2013 13:08

                          le partage du travail en voilà une idée qu’elle est bonne !
                          oui mais à combien ? le travail français divisé par tout les chômeurs du monde ?
                          y a que le fn qui puisse le mettre en place !
                          le pen vite !


                          • Gauche Normale Gauche Normale 15 mars 2013 13:48

                            La semaine de 4 jours serait en attendant une très bonne idée pour l’emploi mais voilà les gens se sont mis dans la tête que c’est en travaillant comme un fou que l’on mérite le salaire et que travailler moins nous dévalorise. 

                            Je connais une femme qui est fière de se lever tous les jours à 6H du mat à Calais pour aller en voiture à la gare d’où elle prend ensuite le TGV pour une heure et tout ça... pour travailler à Saint-Denis !
                            Le problème de la France, c’est que l’on travaille trop. Il faut travailler moins.

                            • spartacus spartacus 15 mars 2013 14:16
                              On arrive à se genre d’étude principalement dans des sociétés étatistes, par des gens qui n’ont jamais su lire un bilan.

                              Il y a dissociation du temps de travail et de l’efficacité du temps de travail.

                              -La vérité, mais c’est tabou c’est qu’il faut payer les gens en fonction de l’efficacité au lieu du temps horaire.
                              Que les législations du travail enferment dans des critères qui ne sont pas réalistes.

                              30 heures pourquoi pas si elle s’accompagne d’une « efficacité horaire » et des métiers dont l’horaire ne limite pas les débouchés.

                              Si vous fabriquez un produit, l’importance de l’horaire est forte. 
                              Si vous ne travaillez pas le produit ne sera pas construit et l’impact de moins de travail se ressent sur la compétitivité de l’entreprise, le prix de vente.

                              Si vous travaillez comme vendeur, un seul client peut vous faire vivre. Que vous travaillez 50 ou 30 heures, le travail dépend de l’efficacité de votre travail plus que de votre « temps de travail ».

                              • CN46400 CN46400 15 mars 2013 16:51

                                Voici un siècle, quand le travail n’avait pas de limites, que répondait les « spartacus » de l’époque à ceux qui voulaient limiter la semaine à 48h ? Je vous le donne en mille : que c’était des étatistes !

                                Et en 36 quand les « fainéants » de la semaine des deux dimanches réclamaient les 40h........

                                Et en 97que n’a-t-on entendu sur la semaine de 35h....

                                Mais que pense Spartacus de la généralisation des 25h forcées ? et des millions de précaires.....


                              • Robert GIL ROBERT GIL 15 mars 2013 16:59

                                CN46400,
                                sparagus continue la meme propagande archaique que ses aieux ...
                                voir : LA VIEILLE RENGAINE DU PATRONAT


                              • Gauche Normale Gauche Normale 15 mars 2013 18:03

                                « 0 heures pourquoi pas si elle s’accompagne d’une « efficacité horaire » et des métiers dont l’horaire ne limite pas les débouchés ».

                                « Que vous travaillez 50 ou 30 heures, le travail dépend de l’efficacité de votre travail plus que de votre « temps de travail » »

                                Euh Spartacus, vous dormez ? Depuis les années 1970, nous vivons une véritable révolution : jamais nous n’avons été aussi productifs et efficaces. Largement de quoi réduire le temps de travail dès maintenant.

                              • ecolittoral ecolittoral 15 mars 2013 14:32

                                D’accord avec rocla...qui a été allègrement moinssé !!!

                                Combien d’entre vous produisent...du temps ?

                                Un développement de logiciel ne demande pas X heures/semaine. Il doit être fait et livré à telle date. 
                                Un ouvrier construit/fabrique une maison, un pont, des bigoudis : quantité donnée et date de livraison. 
                                Ce « producteur » doit être rétribuée à la tache.
                                Un programmeur 40 000 euros/part/livraison. 15 mois, 8 mois, on s’en fou.
                                L’ouvrier 20 000 euros/part/livraison. 12 mois, 7 mois, on s’en fou aussi.

                                Avantages ! Le chef d’entreprise sait ou il va (CDD). Le salarié sait ce qu’il gagne. 
                                Condition des contrats...faire correctement ET dans les délais.

                                Les outils de productions, les compétences et formations demandent de la souplesse.
                                On peut travailler 3 ans d’affiler à (son) temps plein et passer 2, 3, 4 ans à faire du « non productif ». 
                                Ou serait le problème ? 
                                Ce qui compte c’est que l’autorité publique collecte ce qu’il faut pour faire fonctionner la société. Encore faudrait il qu’elle puisse maîtriser SA monnaie.

                                Bien sûr qu’il y a des exceptions mais, qu’on soit salarié ou chef d’entreprise, ce qui compte, c’est le résultat du travail et les revenus qu’on en retire. JAMAIS du temps.


                                • CN46400 CN46400 15 mars 2013 16:09

                                  Ohé les gars, arrêtez les cauchemards, tout çà pour arriver au « travail à la tâche ». Allez interroger vos anciens qui ont travaillé suivant ce système, enfin ceux qui ont survécu, et revenez après nous parler de votre voyage.....

                                  Par contre il est étonnant que personne ne parle du revenu minimum garanti, qui peut très bien se marier avec la semaine de 30h, le mois de 100h ou l’année de 1000h


                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 15 mars 2013 16:09

                                  le salaire ne correspond pas au travail effectué .


                                  il est inscrit dans des grilles , des conventions collectives et toutes ces sortes de choses .

                                  le salaire est un accord entre deux parties .

                                  une notion fictive éloignée de la réalité des événements ayant lieu jour après jour .

                                  Ce qu’ un Cogno ou un autre frappé de la tête n’ arrive pas à imaginer c’ est la r é a l i t é 





                                  • ecolittoral ecolittoral 15 mars 2013 17:49

                                    Alors, continuez à chercher vos 20 heures, 10 heures, zéro heure.

                                    Et les chefs d’entreprises, qui ne sont pas tous pourris, chercherons...à honorer leurs contrats avec des salariés qui demanderons une part raisonnable du gâteau. Ils l’obtiendront parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde...et de l’entreprise.

                                    Vous préférez 20 heures à 10 euros de l’heure.
                                    D’autres préfèrent 5000 euros pour un travail.
                                    Vous préférez l’horloge. D’autres préfèrent l’argent.
                                    Si je peux empocher 5000 euros en trois mois...pour un produit attendu à la fin du 4ème mois qui est perdant ? Le patron ? Le salarié ? Le client ?...personne !!!
                                    Il faut inventer « un droit du travail et des rémunérations » plutôt qu’un droit à l’horloge..


                                    • ggo56 15 mars 2013 18:16

                                      Après le scandale du minerai de viande, celui du minerai de main d’œuvre...C’est cela que veulent Medef et GS...


                                      • Tipol 15 mars 2013 18:41

                                        J’attire l’attention sur l’usage connu « sectaire » de la fatigue qui rend docile le travailleur et le religieux, et sur l’effet éveillant du repos.
                                        Des gens fatigués s’endoctrinent facilement, des gens frais et reposés ne risquent plus de se faire entourlouper par des politiques de vie esclavagistes, et se révolteront plus facilement.
                                        A deux matinées de repos par semaine, les gens s’éveillent ; à quatre, ils résistent.

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Robert GIL

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