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Des paradis aux enfers de la mondialisation

Pendant que le monde bascule, le théâtre politique français ne fait pas relâche. A l’affiche, Sarkozy et sa troupe, jouent les médecins de Molière. A force de saignées et de purges, notre nation s’affaiblit pendant que d’autres se renforcent.

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, les deux principaux partis politiques l’UMP et le PS, se partagent à égalité la responsabilité de l’entrée de la France dans la mondialisation sauvage et à ses conséquences néfastes, les délocalisations massives de fabrications et de services dans des pays à bas coûts et le chômage de masse.

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-veritable-enjeu-politique-de-83855

Pôle Emploi totalisait 4,7 millions d’inscrits au chômage toutes catégories confondues en décembre 2009, auxquels s’ajoutent 325.000 chômeurs de plus de 57 ans « dispensés de recherche d’emploi », soit un peu plus de 5 millions chômeurs sur 26 millions d’actifs soit 19,6%. Autant de familles paupérisées prises en charge par la solidarité nationale et réduisant leur consommation.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1164&reg_id=0

Ce chômage massif a servi de prétexte au gouvernement pour abaisser les charges sur les bas salaires afin d’encourager les entreprises à embaucher les salariés dont elles ont besoin. Ces subventions déguisées ne font que creuser davantage le déficit de la Sécurité Sociale dont le financement est assuré principalement par un prélèvement sur les salaires.

Ce déficit organisé et médiatisé, le fameux trou, permet au gouvernement de justifier le démantèlement de la protection sociale et des structures publiques de santé, aux dépens de tous les Français obligés d’adhérer à des mutuelles de plus en plus chères et obligatoires, et au profit des assurances et cliniques privées et des médecins qui exigent de plus en plus des honoraires supplémentaires aux malades en détresse.

Pour convaincre du bien-fondé de leur politique de régression, les hommes politiques n’hésitent pas à comparer nos performances avec celles des autres pays. Or, malgré le sabotage de l’économie nationale, la situation des Français reste enviable comme le montrent les classements internationaux. Ceux-ci ont leurs limites mais ils permettent de se faire une idée objective du développement de notre nation par rapport au reste du monde.

Pour 2009, le classement sur l’indice de développement humain (IDH), prenant en compte des critères comme la santé et l’éducation, nous place au 8ème rang, avant les USA (13ème) et la GB (21ème) et l’Allemagne (22ème). Notre score est de 0.961 contre 0,971 pour la Norvège (1ère) restée sagement à l’écart de l’Union Européenne et de sa politique suicidaire.

Ce résultat remarquable est obtenu malgré la casse de l’industrie, de la protection sociale et de l’hôpital, malgré la précarité, malgré la corruption, malgré la prédation financière exercée par la classe dirigeante et malgré le gouvernement. Faut-il s’en réjouir pour nous ou s’en inquiéter pour le reste du monde ?

Notre pays est 15ème en ce qui concerne le PIB par habitant, derrière les USA et la GB. Cet indice controversé parce que sans nuance, permet tout de même quelques analyses.

78 % du PIB français sont réalisés par les services, banques, assurances, ingénierie, professions libérales, tourisme mais aussi la publicité, le marketing, le stockage et la distribution, le transport, etc..

2% du PIB sont produits par les industries primaires, extractions, pêche, agriculture.

La politique suivie par le gouvernement a réduit à 20% la part de l’industrie dans le PIB, soit environ 510 milliards d’euro soit presque autant que la totalité de nos importations.

Les importations participent à la création de richesse. Elles génèrent des emplois par les services qui y sont attachés pour leurs ventes aux clients, tels que le marketing, la publicité, la logistique, les points de distribution, les réparations, etc…

La France est le 5ème exportateur mondial. Elle exporte un peu moins qu’elle n’importe, perdant chaque année un peu plus de terrain. Le nombre des entreprises exportatrices est en baisse constante. Nos gouvernements n’ont, hélas, pas persévéré sur le chemin de la recherche et de l’innovation sur lequel l’avait engagée à grand frais le président de Gaulle. Ce dernier était un homme d’état, il ne voulait pas que la France soit réduite à son agriculture et à ses monuments.

Le commerce international est important et même indispensable pour un pays développé comme le nôtre à condition qu’il ne nuise pas aux Français jusqu’à nous détruire comme il est en train de détruire les USA.

Les échanges avec nos partenaires de l’Union Européenne sont équilibrés et représentent 60% de notre commerce extérieur. Même s’il existe encore des pays à bas coûts dans l’Union, les conditions de travail convergent vers les standards ouest-européens.

Notre principal déficit commercial en matière de biens manufacturés est dû aux importations massives provenant de pays asiatiques exploitant des quasi esclaves dans des conditions scandaleuses. Les produits chinois en particulier, inondent les rayons des plus grands distributeurs à tel point qu’il est devenu pratiquement impossible de trouver des produits manufacturés courants qui soient produits en France.

Non seulement la Chine capte nos emplois mais elle exige aussi des transferts de technologies et de savoir- faire qui sont le bien commun des Français et non pas la propriété des seuls actionnaires. « Ils nous vendront la corde qui les pendra. » avait prophétisé Deng tsao ping.

Pourquoi les riches actionnaires exigent-ils systématiquement la délocalisation des fabrications dans des pays à bas coûts. Il existe plusieurs raisons, certaines de pure logique comme la production au plus près des bassins de consommateurs ou des coûts salariaux extrêmement bas, d’autres raisons sont moins avouables.

Certaines fabrications sont robotisées et ne reviendrait pas plus chères si elles restaient en France. Elles seront tout de même délocalisées parce que le bénéfice réel qu’en tirent les actionnaires est un bénéfice dissimulé, à l’abri du fisc. Ce dernier ne se réalise pas entre le prix de revient et le prix de vente, mais entre le prix à la sortie du pays de fabrication et le prix à l’entrée du pays de vente.

Prenons un exemple fictif : Vous possédez une usine de fabrication de chaussures. Le coût de fabrication d’une paire de chaussures est de 70 €. Vous le vendez 150 € à votre client avec un bénéfice net de 10 €. Ce dernier sera taxé à 32% par le fisc, les salaires versés seront soumis à presque 100% de prélèvements obligatoires, vos revenus salariaux et par actions soumis à l’impôt sur le revenu et à la CSG. C’est le prix à payer pour vivre dans un pays développé.

Suivant les bons conseils d’un ami, vous vous adressez à une officine spécialisée. C’est facile, il y en a des dizaines qui proposent leurs services sur Internet. Celle-ci va vous trouver un fabricant en Chine qui, après un transfert des technologies et de savoir-faire, vous fabriquera une paire de chaussures pour un prix avantageux. Avant que vos chaussures ne voyagent entre la Chine et la France, l’officine aura créé 2 sociétés dans un paradis fiscal. La première société achètera vos chaussures au fabriquant chinois 15 €, la deuxième société rachètera la marchandise à la première 50 € puis la revendra à votre entreprise en France pour 55 € pour finir à 100 € sur le rayon d’un hypermarché.

Bilan de l’opération : Vous disposez d’un magot net d’impôt de 35 € dans un paradis fiscal que vous pourrez placer dans un fond d’investissement également situé dans un paradis fiscal hors de tout contrôle. Vous ne paierez pas d’impôts au fisc français autre que vos impôts sur le revenu parce que vos frais seront à peine couvert par votre marge. Vous vous épargnez les soucis de la production et, cerise sur le gâteau, vous pourrez gagner des parts de marché contre vos concurrents restés bêtement en France.

Vous aurez peut-être une pensée émue pour vos ex-salariés pointant au chômage et pour ceux de vos concurrents qui ne tarderont pas à les suivre. Il vous suffira d’écouter madame Parisot, présidente du MEDEF expliquer que « l’insécurité fait partie de la vie » et vous serez convaincu que votre stratégie est la bonne. Peu importe que votre pays fasse faillite, votre fortune vous permettra de vous expatrier si nécessaire en laissant l’ardoise à ceux qui restent.
 


C’est à peine une caricature. La raison cachée de certaines délocalisations est la fraude fiscale et la confiscation des richesses produites grâce aux facilités offertes par les paradis fiscaux.

Pour vous en convaincre, voyez le poids économique des paradis fiscaux dans l’économie mondiale à travers ces chiffres :

En 2008, 55% du commerce international ou 35% des flux financiers transitaient par les paradis fiscaux. Ils recevraient un tiers des investissements directs étrangers des multinationales et concentreraient, selon les estimations, environ 10 000 milliards de dollars d’actifs gérés, Les deux tiers des fonds d’investissement (hedge funds) seraient domiciliés dans des paradis fiscaux.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscal

Vous vous dites que les états développés doivent mener une guerre sans merci aux paradis fiscaux et aux fraudeurs afin de mettre fin à ces détournements financiers qui ruinent nos nations. Vous avez cru le président Sarkozy lorsqu’il a déclaré en septembre 2009 :

« Il n’y a plus de paradis fiscaux. Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini. »

Naïveté et incompétence ou compromission ?

Force est de constater que cette politique néfaste favorise les plus riches aux dépens des plus pauvres. Pour satisfaire la cupidité d’une minorité, les pays développés sabotent leur économie et détruisent les structures sociales sans se préoccuper des conséquences.

Quelques personnalités commencent à prendre enfin conscience du danger. Martin Bouygues est peut-être le seul patron du CAC 40 à alerter sur le danger que représente la Chine pour les nations développées :

« L’Europe, dans ce domaine, fait preuve de naïveté. Bruxelles doit donc modifier ses relations avec la Chine, sinon cette distorsion de concurrence va intensifier la machine à détruire massivement des emplois. Le préalable serait d’obtenir une réévaluation de leur monnaie face à l’euro. Le laisser-faire en l’occurrence n’est pas une solution. Il serait en tout cas inadmissible que des subventions européennes soient accordées pour des affaires en Europe traitées par des entreprises chinoises qui n’exécuteraient pas les contrats dans les conditions et les standards sociaux, économiques et fiscaux européens.

Il faut faire vite. Le phénomène atteint une vitesse et une ampleur considérables. La Chine développe à présent des produits à forte valeur ajoutée et l’Europe se fait distancer. Prenons l’exemple de la téléphonie mobile : il y a trente ans, l’Europe imposait au monde la norme GSM. Aujourd’hui, c’est un Chinois, Huawei, qui est devenu leader de l’équipement avec 60 000 ingénieurs en R&D. »

http://www.marianne2.fr/Quand-Martin-Bouygues-part-en-guerre-contre-les-prochinois_a199780.html

Il y a le feu dans la maison, comme dirait Chirac.

Ne votez plus pour vos ennemis.

 

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12 réactions à cet article    


  • jluc 18 novembre 2010 11:20

    « Ne votez plus pour vos ennemis. » çà doit-être pour terminer sur une note d’humour ?

    Merci pour cette superbe synthèse de la situation.


    • ZEN ZEN 18 novembre 2010 11:44

      Bonjour Daniel
      Très intéressant éclairage sur une évolution dont nous ne voyons par toujours toute la logique perverse


      • LE CHAT LE CHAT 18 novembre 2010 11:53

        Pas de moralisation possible sans rétablissement des frontières et banissement des paradis fiscaux !


        • Daniel Roux Daniel Roux 18 novembre 2010 13:48

          @ Le chat

          Le monde bascule mais les hommes politiques sont restés au XX ème siècle. Leur aveuglement dogmatique et leur corruption nous mèneront à notre perte.


        • lolo 18 novembre 2010 13:10

          Bon article qui résume comment notre système capitaliste corrompu a stupidement vendu (pardon offert) tout notre savoir faire et connaissances au chinois.

          Mais malheureusement je pense qu’il est un peu tard. Dans les sciences par exemples, il n’y a plus qu’à regarder la quantité d’articles scientifiques chinois publiés...leur nombre est littéralement en train d’exploser. Et l’état est complice non seulement parcequ’il laisse les entreprise du cac 40 offrir notre savoir faire industriel à la Chine, mais parcequ’il forme même en partie les scientifiques chinois.

          Combien de Postdoctorants (stages/cdd de 2 ou 3ans pour les jeunes docteurs en sciences et futurs chercheurs) chinois viennent en France (quoique les USA, GB et autres pays sont plus attractifs) pour travailler 2 ou 3 années dans nos laboratoires de recherche publics....Ensuite ils repartent avec du savoir faire et mieux formés (à nos frais), et tout le monde est content. Pendant ce temps là, les jeunes scientifiques français sont soit au chomage, soit expatriés et les étudiants français délaissent les sciences... Le postdoctorant chinois reparts formé et contents, et le directeur du laboratoire français se satisfait d’avoir trouver de la main d’oeuvre (pardon un scientifique) qui acceptait un contrat précaire d’une ou 2 années mal payé. Et mme Lagarde qui a dit récemment que les universités françaises n’accueillaient pas assez d’étudiant chinois...n’importe quoi.

          En attendant, Airbus va construire des A320 en Chine dans les mois qui viennent...Donc le mouvement n’a pas l’air de ralentir, et bientôt nous verrons des copies d’A320 chinois voler dans les airs et les usines de Toulouse et airbus n’auront plus qu’à plier boutique.

          Je ne connais pas trop ce qui se passe aux USA, mais j’espère que les américains sont moins stupides que les européens et qu’ils préparent une réponse (en tous cas eux, ils dévaluent leur monnaire et font pression sur la Chine pour qu’elle réévalue sa monnaire...ce qui est un début de réponse).


          • Daniel Roux Daniel Roux 18 novembre 2010 13:44

            @ Lolo

            Ce sont les USA qui ont commencé sous Nixon avec un activiste de la mondialisation nommé Kissinger. Ce dernier a été le grand artisan du rapprochement avec la Chine malgré la dictature.

            Aujourd’hui, les USA ne produisent presque plus rien sur leur territoire. Leur économie est en déroute sauf ce qui englobe le fameux complexe militaro-industriel, quoique de nombreux composants sont fabriqués à l’étranger.

            Le chômage fait des ravages aux USA. Les états sont en faillites. Ils en sont à fermer les casernes de pompier et les commissariats. Le dollar ne vaut pas plus que le papier sur lequel il est imprimé. Reste l’illusion de la puissance donnée par les guerres, d’où l’utilité de les maintenir à tout prix.


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 18 novembre 2010 13:56

            Bonjour DR,

            « Non seulement la Chine capte nos emplois mais elle exige aussi des transferts de technologies et de savoir-faire » C’est ce qui la perdra dans ce jeu de dupe. En effet, la plupart des entreprises qui fuient notre pays sont des sous traitances de technologies dépassées que nous élaborions pour les ricains. Ce lien de 2008 les décrit dans le détail : http://maps.google.com/maps/ms?hl=fr&ptab=2&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=106468196104779563781.00045a2a5e1c2cf69d5d4&ll=46.988988,1.955652&spn=8.033979,11.664219&source=embed : l’industrie du luxe, des options inutiles en automobile désuettes américaines, de la viande maquedeau, et des médocs poisons...etc. Évidemment que les chinois n’ont aucun intérêt à aborder leur réveil avec ces poids lourds aux chevilles. Au contraire, s’ils ne veulent pas crouler sous le poids de la pollution, pourrir leur territoire et voir leur peuple autrement plus nombreux se rebeller en guerre civile aux conséquences autrement plus graves que dans nos petits États... ils ont intérêt à développer leur RDC vers ces technologies qui apportent l’autonomie et tuent l’indépendance si chère à notre civilisation en péril.

            La seule vraie technologie qui vaille, la tuile solaire et thermique, éolienne de toiture pompe à eau et 2cv électrique... c’est notre avenir durable, qu’il soit chinois ou autre, on s’en fout du moment que tous y avoir accès.


            • Daniel Roux Daniel Roux 18 novembre 2010 14:54

              @ Lisa

              L’occident commet une grave erreur en considérant que sa recherche le mettrait à l’abri de la concurrence des pays émergents dans la haute technologie.

              C’est aussi stupide que le racisme. On ne voit pas au nom de quoi, les Chinois, les Indiens ou d’autres, se contenteraient de rester assis à ne rien faire alors qu’ils forment des milliers d’ingénieurs et de chercheurs.

              Un article sur la recherche chinoise paraît aujourd’hui dans le Figaro :

              http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/02/06/01008-20090206ARTFIG00419-l-irresistible-ascension-de-la-recherche-chinoise-.php


            • ZEN ZEN 18 novembre 2010 18:07

              Tout à fait d’accord Daniel
              Il m’est arrivé ce matin (je n’en suis pas encore revenu !. smiley..) d’être d’accord sur un point avec M.Bouygues :
              "...« Je fréquente la Chine depuis plus de trente ans et je peux vous dire que le marché chinois du BTP, hormis Hongkong, est inaccessible aux entreprises non chinoises. Les Chinois s’appuient sur un énorme marché intérieur, une devise sous-évaluée et de faibles coûts salariaux pour gagner des marchés. De plus, ils ont un gouvernement et des fonctionnaires qui font bloc pour distribuer des subsides et aider leurs entreprises à conquérir des marchés, ce qui n’est pas vraiment le cas en Europe. Il y a distorsion de concurrence quand on les voit arriver sur des appels d’offres internationaux avec des prix inférieurs de 20% aux nôtres. L’Europe, dans ce domaine, fait preuve de naïveté. Bruxelles doit donc modifier ses relations avec la Chine, sinon cette distorsion de concurrence va intensifier la machine à détruire massivement des emplois. Le préalable serait d’obtenir une réévaluation de leur monnaie face à l’euro. Le laisser-faire en l’occurrence n’est pas une solution. Il serait en tout cas inadmissible que des subventions européennes soient accordées pour des affaires en Europe traitées par des entreprises chinoises qui n’exécuteraient pas les contrats dans les conditions et les standards sociaux, économiques et fiscaux européens. Il faut faire vite. Le phénomène atteint une vitesse et une ampleur considérables. La Chine développe à présent des produits à forte valeur ajoutée et l’Europe se fait distancer. Prenons l’exemple de la téléphonie mobile : il y a trente ans, l’Europe imposait au monde la norme GSM. Aujourd’hui, c’est un Chinois, Huawei, qui est devenu leader de l’équipement avec 60 000 ingénieurs en R&D. »


              • Daniel Roux Daniel Roux 18 novembre 2010 18:16

                @ Zen

                Le lien était à la fin de l’article.

                C’est effarant, non ?

                Sur quelle planète vivent les politiques et à quelle logique obéissent ils, s’ils n’écoutent même plus leurs amis et sponsors ?


              • ZEN ZEN 18 novembre 2010 18:35

                Aïe, quel lecteur je suis !...
                Ce qu’il y a de fascinant dans le modèle de développement chinois, c’est sa capacité à brûler les étapes, dans de nombreux domaines.
                La croissance est vertigineuse, même si on peut être réservé sur les données officielles. Les grandes inventions ont fait le passé prestigieux de la Chine. Elle renoue aujourd’hui avec cette tradition, un temps éclipsée : recherche de pointe sur les cellules souches, grande percée sur les véhicules électriques et surtout des avancées spectaculaires dans le domaine des économies d’énergie et de la réduction de la pollution, qui a fait dire qu’elle va peut-être devenir la première superpuissance verte , nous donnant des leçons dans de nombreux domaines
                ...


                • Daniel Roux Daniel Roux 18 novembre 2010 18:52

                  @ Zen

                  Nos zozos sont tellement occupés à réduire tous les budgets pour satisfaire à l’impératif libéral de réduire les impôts des plus riches, qu’ils en oublient les bases même d’une économie dynamique, la circulation de la monnaie.

                  Ils ne font que suivre le dogme libéral sans aucune réflexion sur le monde d’aujourd’hui, exactement comme les américains avant eux, avec le même lamentable résultat.

                  Ils ne pourront même pas dire : « On ne savait pas ce qu’on faisait. »

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