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Des vertus du Libéralisme Equitable sur le developpement durable

Des économies d’Ecologie dans les Politiques Ecologiques des Economies.

Avoir raison trop tôt c’est souvent avoir tort.

Et le tort tue, c’est bien connu ! C’est pourquoi l’idée d’écologie économique est morte avant d’avoir vécue. Avancée trop tôt pour être prise au sérieux, « l’éconologie » a pêché par ses excès de contradictions ainsi que par une remise en cause trop systématique des choix économiques des pays développés et a donc fini par brouiller l’écoute des décideurs. Le résultat est à la hauteur de la méthodologie : aujourd’hui, aucune économie dans le monde ne met sérieusement les enjeux écologiques au cœur de sa politique. Voilà au moins un point sur lequel on fait des économies (…)

Il faut avouer que les mises en garde sur l’écologie ont aussi eu le tort de jouer sur les peurs et d’utiliser un langage beaucoup trop technique et des thèses trop controversées. Le tout aboutissant à une incompréhension du grand public. Pire, en se politisant, la notion même d’écologie est devenue suspecte et a peu à peu perdu en crédibilité.

L’exemple le plus marquant est celui de la critique de la consommation excessive d’énergie. Sur ce sujet on s’attaque à tout notre modèle de société, basé à 100% sur l’utilisation d’énergies en tout genre. Et si le bien-fondé de cette remise en cause n’est pas à mettre en doute, le bât blesse lorsque le discours dénonce l’ensemble du modèle sans alternative crédible à la clé. Vient l’idée d’un barrage hydro-électrique ; aussitôt critiquée pour ses enjeux sociaux et environnementaux. Vient une idée pour des éoliennes ; « mais ma bonne dame, vous ne vous rendez pas compte de la pollution sonore et visuelle » ... de quoi en perdre son latin ! Quant au nucléaire, n’en parlons même pas ! Alors, tout le monde à vélo et à la bougie ?

La leçon à tirer de ces échecs de communication est que rien ne sert de s’opposer et de critiquer sans faire de propositions constructives. Et remettre en question l’ensemble d’un système ne sert pas la cause. En agissant de la sorte, les écologistes n’ont finalement obtenu qu’une prise en compte parcimonieuse de leurs revendications, et l’écologie n’a jamais trouvé sa place au cœur des politiques économiques des pays.

Pourquoi ne pas proposer des solutions qui inscrivent le changement dans la continuité ?

Admettre que l’on s’est trompés sur l’approche serait un moindre mal. Car à force d’avoir voulu tout changer en arguant de l’intérêt général tout en attaquant les intérêts particuliers de chacun, les partisans de l’écologie n’ont rien obtenu qui transforme réellement notre société.

Mais ceci ne remet pas en cause la nécessité de faire progresser la cause écologique, composante essentielle du véritable bien-être des hommes. Et si l’idée d’éconologie parait bien morte et enterrée, rien ne doit stopper l’idée d’écologie.

C’est en cela que l’idée d’économie écologique (et non plus écologie économique) devient intéressante. Contrairement à sa grande sœur, l’écolonomie (il lui fallait bien son propre néologisme !) ne fait plus graviter l’économie autour de l’écologie mais intègre l’écologie dans chaque maillon de l’économie. Ce n’est pas une moindre différence. Du mode remise en cause, on passe au mode adaptation !

Autrement dit, on change tout sans rien changer ! Il ne s’agit plus ici de remettre en cause notre société et ses habitudes de vie, mais de changer le contenu en conservant le contenant.

Mais pour concrétiser le sens profond de cette notion, encore faut-il apporter un nouveau contenu (à défaut, l’écolonomie finirait dans les mêmes cartons que l’éconologie). Et de nouveau contenu, il est question dans le concept de développement durable.

De la déconologie au développement durable…

Produire plus pour gagner plus pour consommer plus … et finir par gaspiller, voici le modèle de société que nous avons construit impatiemment ces dernières décennies. Et comme nous l’avons montré plus haut, à force de crier au loup … on a finit par ne plus croire les alertes des écologistes. Fonte des glaces, disparition d’espèces animales sont devenus de simples faits d’actualité suivis avec moins d’intérêt que la télé réalité. Sans parler du trou de la couche d’ozone, à des stratosphères de la compréhension du grand public. En fait, à part la défense de la chasse à la palombe et l’arrachage de plans d’OGM, l’action des écologistes semble aujourd’hui extrêmement limitée, et on ne peut que le déplorer !

Pour remettre de l’ordre dans tout cela et faire de l’écolonomie une matière première propre, prête à l’emploi et génératrice de revenus, il convient d’en définir les contours. Ou tout simplement de redéfinir les contours de ce qui a servi de socle à nos choix économiques de ces dernières décennies. Car rien ne sert de réinventer la roue si pour la faire tourner plus vite il suffit de lui associer un nouveau moteur !

Partons des 3 piliers du développement durable que sont l’économique, le social et l’écologique et interrogeons nous sur la solidité de cet édifice ! Ce concept repose sur une dissociation de ses 3 composantes et conduit donc à des combinaisons multiples (4 au total) allant de viable à vivable en passant par équitable pour aboutir à durable selon le « mix-produit » que l’on veut bien y mettre.  

Au premier regard, cette conception définit effectivement des stades de développement distincts en fonction des options retenues. Mais à l’usage, cette structure présente des failles de taille ! En fait, elle porte en elle rien de moins que les germes de sa propre mort (c’est une manie de la chose écologique ! Un cycle très « naturel » en quelque sorte). Car si elle intègre bien les 3 (pré)occupations humaines principales, pour autant elle les considère comme 3 entités distinctes.

Or, le concept repose sur la mixité des piliers, offrant de facto 3 possibilités d’exclusion : viable sans le social, vivable sans l’économique et équitable sans l’écologique. On peut alors s’interroger sur la « viabilité » effective du concept sans le social et se demander s’il serait « vivable » de rejeter l’économique. Quant à l’équité de l’absence d’écologie, notre étude la rejette totalement …

Un schéma particulièrement déséquilibré donc ! Il n’en fallait pas moins pour que les états se sentent légitimement autorisés à mettre la notion de développement durable de coté : « Durex Index »(...). On y perd effectivement son latin !

... et du développement durable au Libéralisme Equitable.

Résumons : la vieille éconologie de la fin du 20° siècle à la poubelle et le développement durable reposant sur les bases du Club de Rome aux oubliettes, nous pouvons donc revenir à l’écolonomie et définir ce concept écolo-économique adaptable au Libéralisme Equitable.

Rappelons que le Libéralisme Equitable a pour ambition de faire naître un nouveau modèle de société qui remette l’humain au cœur de l’économie (*). Or l’homme est lui même au cœur de l’écologie puisque partie intégrante de l’écosystème ...

Eurêka ! L’écologie est donc bien l’une des composantes de l’économie puisque sans l’homme il n’y a pas d’économie. C’est pour avoir oublié cette évidence de la nature humaine que l’éconologie et le concept de développement durable ont subi une régression écologique plutôt que d’évoluer vers l’équilibre type d’un écosystème naturel.

Cet oubli réparé on peut alors redéfinir le concept de développement durable avec cette fois-ci 2 piliers seulement : l’écosociologie et l’écolonomie. Car l’homme et l’écologie ne faisant qu’un, il devient possible de les inclure ensemble dans les matières sociales et économiques de telle sorte qu’une seule combinaison reste à composer : l’écosociologie et l’écolonomie formant désormais un ensemble « durable » et « équitable », « vivable » et « viable » à la fois, l’écosocionomie !

Aucun compromis, aucune compromission n’ont donc lieu d’être, et les décideurs n’ont plus d’alternatives vers lesquelles se réfugier.

On peut donc conclure de cette réflexion que le Libéralisme Equitable contient en lui-même l’évidence écologique dans tous ses rapports avec le social et l’économique et que l’écosocionomie peut désormais prendre une place laissée vide de sens par feu le développement durable.

Selon ce schéma, toute décision sociale ou économique doit désormais intégrer la dimension écologique, intégrant l’homme de facto !

 

(*) article de référence : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/du-liberalisme-equitable-ou-54588)

par vendredi 17 avril 2009 - 26 réactions
yahoo
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Serge (xxx.xxx.xxx.234) 17 avril 2009 17:20
    Serge

    Après lecture de votre second article je ne peux que confirmer ma profonde aversion ( n’y voyait pas une attaque personnelle ) pour le verbiage.Rien de concret et de palpable dans ce que vous écrivez.
    Je ne peux que vous renvoyer à cette réponse sans équivoque de Soros à la question ...Le capitalisme est-il réformable ?
    " ON NE PEUT PAS LUI DEMANDER DE SE DENATURER.."
    Par l’utilisation du verbe "dénaturer" Soros nous signifie clairement que le capitalisme ne peut pas faire autre chose que du capitalisme !!!Il a le mérite de ne pas "tourner autour du pot" et de bannir la langue de bois.
    Quand à l’utilisation des termes "économie de marché","libéralisme" ( très mode en ce moment ) cela ne change en rien la nature du capitalisme et là je vous renvoie à la phrase de Jaures citée dans une de mes réponses à votre premier article.
    Einstein disait aussi...
    " Nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensées qui les ont engendres."
    C’est plus que d’actualité aujourd’hui !!!

    Lire A.Smith,le père du "libéralisme économique",permet de découvrir et de réaliser que ce concept est une philosophie du capitalisme ( afin de le légitimer ) plutôt qu’une description objective de la pratique de ce système et de ses conséquences sur la vie quotidienne ( à savoir ce qu’on nomme " les conditions de vie " ) pour la plupart des habitants de la planète.

  • Par Serge (xxx.xxx.xxx.234) 17 avril 2009 18:26
    Serge

    Je précise donc en quoi le concept de "libéralisme" n’est qu’un habillage du capitalisme...
    Il repose sur trois postulats qui se recoupent et se complètent l’un l’autre :
    1) La primauté de l’individu sur la société ;
    2) La propriété privée des moyens de production ;
    3 Les lois du marché à travers "la main invisible."
    Le dogme libéral se résume donc à "un ordre naturel" où sur un marché libre les détenteurs de capitaux poursuivent égoïstement leurs activités économiques pour que se réalise" l’intérêt général "...relire Smith.
    Cette conception justifie l’immoralité du système sans égard aux conséquences néfastes pour des centaines de millions d’êtres humains et pour l’environnement.
    Cela justifie aussi que tout soit "marchandisable"...ce que nous vivons quotidiennement.

    Quelles solutions me demandez-vous ?

    1) Que les productions et services essentiels et fondamentaux (énergie,transport,banques,santé,éducation,l’eau,etc...) soient confiés à des organismes publics.( Ce qui fut fait en 1945 par le Gouvernement présidé par DeGaulle et qui permis la reconstruction de la France. )

    2) Dans les entreprises privées que les salariés aient le pouvoir de contrôler le bien fondé des décisions patronales ou des C.A. Dans ces conditions le concept de "partenaires sociaux" seraient approprié.

     Pour couper cours à toutes polémiques stériles je précise que ces propositions n’ont rien à voir avec le système soviétique ou le collectivisme mais furent celles du Programme National de la Résistance.

  • Par Serge (xxx.xxx.xxx.234) 17 avril 2009 18:46
    Serge

     Je me permets de réintervenir car j’ai eu connaissance d’un fait plus qu’inquiétant pour notre avenir...
    Vous pourrez vérifier auprès de " federalreserve.gov."

    Pour 2008 le PIB des U.S.A. a été de 14 264 milliards de dollars et la dette publique au 15/04/09 de 11 218 milliards de dollars soit 78,6% du PIB !!!
    Et ce n’est rien car page 15 de ce rapport on lit :
    1) domestic nonfinancial sectors ...33 517,9 milliards de dollars ;
    2) domestic financial sectors...........17 21,5 " "  ;
    3) foreign..........................................1 853,3 " " .

    Conclusion effarente...la dette totale des U.S.A. ( publique + privé ) s’élève à......
     52 587,7 milliards de dollars soit...368% du PIB !!!

    Qui croyez-vous qui va payer ? Je vous laisse trouver la réponse !

    Cette situation est bien le résultat de ce que de nombreux économistes nomment..." l’ultra-libéralisme ."

  • Par Serge (xxx.xxx.xxx.234) 17 avril 2009 22:10
    Serge

    Je résume votre définition du libéralisme...
    Libéralisme=" échange volontaire entre deux individus nécessairement avantageux pour les deux parties."
    1) Quel échange ? échange de quoi ? dans quel but ?
    2) Volontaire ? pouvez expliquer le contenu que vous donnez à ce terme.
    3) Entre deux individus...pensez-vous que les rapports humains se limitent à des relations entre deux individus ?

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