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Accueil du site > Actualités > Economie > Destockage alimentaire : les pouvoirs publics aux abonnés absents (...)

Destockage alimentaire : les pouvoirs publics aux abonnés absents ?

Pour cause de promesse électorale non tenue par le candidat Sarkozy, le pouvoir d’achat se porte mal.

Les mesures de relance prises par le gouvernement excluant une relance par la consommation, si beaucoup de français ont réduit la voilure de leurs dépenses, ils ne peuvent malheureusement réduire la part alimentaire.

Si le hard discount a su faire son chemin dans le paysage commercial de tous les pays industrialisés avec certains produits alimentaires controversés, quel n’est pas l’élu fier d’avoir son LIDL, Leader Price, Ed ou ALDI afin de montrer qu’il lutte activement contre la vie chère.

Les salaires n’augmentant plus et surtout , le chômage et la précarité étant en forte hausse, les prix des produits alimentaires de ces hard discounter peuvent même être trop chers pour ceux qui touchent des minima sociaux, des jeunes sans emploi ou des retraités à faible pension.

Le capitalisme dans sa grande bonté intervient dans ce cas en inventant un nouveau type de hard discount : les magasins de vente de produits à DLC courte ou DLUO dépassée.

Définition des DLC et DLUO :

Date limite de consommation (DLC)
Elle s’applique aux denrées très périssables qui peuvent vite devenir un danger pour la santé humaine. Cette mise en garde s’exprime sous la forme « A consommer jusqu’au… » sur les pots de yaourts, la charchuterie fraîche, les plats cuisinés frais, etc. « Respectez toujours cette date et évitez de consommer un produit périmé », prévient la Répression des fraudes. A noter que ces produits doivent être retirés de la vente dès lors que la date limite est atteinte.

Date limite d’utilisation optimale (DLUO)
Une fois la date passée, exprimée par la formule « A consommer de préférence avant le… », les denrées alimentaires portant cette mention ne présentent pas de danger pour l’homme. Elles peuvent cependant perdre en saveur.

Une enquête de la DGCCRF mettait en lumière un secteur d’activités opaque. ... / .. Selon un des professionnels cité par « Le Parisien », « les groupes font pression sur les déstockeurs en le leur interdisant, car ils ne veulent pas que leurs concurrents sachent que leurs propres produits se vendent mal. » Les inspecteurs de la répression des fraudes se sont inétressé notamment « aux opérations d’étiquetage et de réétiquetage de date limite de péremption, notamment sur des produits d’importation ». L’organisme rappelle que les magasins ont le droit de vendre des produits ayant dépassé la DLUO, mais pas la date limite de consommation.

L’un des leaders du métier s’appelle NOZ et affiche déja 160 magasins en France. Son enthousiasme va jusqu’à avoir placé un compteur d’ouverture sur son site (Nous ne sommes donc plus devant un phénomène marginal)

Présentation : Notre métier : acheter les surstocks et invendus des industriels, des fabricants et des fournisseurs de la distribution, français et internationaux, et les écouler en toute sécurité et en toute fiabilité, à travers notre réseau de magasins.

Ces lots proviennent de :

fins de séries
fins de promotions
changements de packaging
commandes annulées
fins de séries de catalogues de vente par correspondance
fins de collections de lignes de vêtements
emballages abîmés lors d’un sinistre ou d’un transport
surproduction de fabricants
ventes aux enchères

Le concept des solderies n’est pas nouveau. Néanmoins, le recyclage permanent des produits alimentaires met en relief la capacité (pour ne pas dire rapacité) des producteurs qui sont prêts à tout pour gagner jusqu’au dernier centime.

Une sénatrice, Catherine Dumas, avait d’ailleurs interpellé Christine Lagarde le 26/03/2009 sur : le développement d’un nouveau mode de commerce à travers des magasins dits de déstockage alimentaire

Installés principalement dans les quartiers les moins prospères de nos villes, dans des locaux sans apparat et avec une décoration réduite à sa plus simple expression, ils se sont faits une spécialité de présenter à leurs clients, des produits à peine sortis de leurs cartons d’emballage et dont la date de consommation est proche d’expirer ou celle d’utilisation optimale fréquemment dépassée.

Ces nouveaux centres d’approvisionnements « d’occasion » se multiplient notamment aux abords de Paris. Alors que le hard discount propose déjà « à meilleur marché » des produits identiques du 1er janvier au 31 décembre, les rayons des spécialistes du déstockage alimentaire dépendent, eux, des « opportunités ».
 
En effet, ils ne vendent que des produits en fin de vie commerciale, voire presque périmés, qu’ils rachètent aux industriels de l’agroalimentaire ou au réseau classique de distribution, moyennant des prix cassés. De fait, l’arrivée de ces nouveaux commerçants, aux frontières de notre cadre légal, contribue certes à aider beaucoup de nos concitoyens à gagner en pouvoir d’achat mais, parallèlement, dévalorise sensiblement les mentions de « date limite de consommation » (DLC) ou de « date limite d’utilisation optimale » (DLUO) que le législateur avait initialement prévues pour une meilleure information du consommateur.
 
Quelle valeur pourra-t-on durablement accorder à ces indications d’aide à la bonne consommation, si la mention qui est obligatoire sur tous les produits alimentaires, peut être commercialement atteinte (pour ce qui concerne la DLC) voire dépassée lorsqu’il s’agit de la DLUO ? Sans oublier que les médias font également état de pratiques de réétiquetage sauvage ayant pour but de prolonger la durée de vie d’un produit pourtant périmé ou en passe de l’être.

La réponse de la ministre ? : En attente de réponse du Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi En attente d’une réponse ministérielle

Pas le temps de répondre ou tout simplement "qui ne dit mot consent " ? En tout état de cause, la presse qui s’était ruée sur le sujet, y compris par des reportages télévisuels complaisants l’a depuis zappé. Et c’est bien dommage parce que l’opacité et surtout le phénomène prennent de l’ampleur surtout dans les tractations entre opérateurs.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Sans beaucoup chercher, on peut sur le Net, trouver des annonces professionnelles comme celles ci-dessous

" !!!Urgent !!! Nous recherchons pour notre magasin entrepôt de déstockage alimentaire des produits à DLC courte ou DLUO dépassée, des fins de stock, fin de série, emballages abîmés...Des produits d’épicerie, boissons, droguerie hygiène. Nous préférons les palettes mixées"

"Bonjour, je recherche des fournisseurs pour ouverture très prochaine d’un magasin dans le genre entrepôt alimentaire et prix discount. Petits prix et DLC limite bienvenus"

On peut trouver encore plus d’annonces de ce type sur Destock Pro

Fonctionnement de ce site :

Destockpro.com est entiérement gratuit !

Inscrivez vous dans la ou les catégories où vous souhaitez recevoir les demandes de clients pour des tarifs ou des fournisseurs, concernant vos fins de stock ou tous vos lots en destockage. Parfums, MP3, DVD, portable, GSM, vêtements, jeux, console, hifi-vidéo, vin, informatique...

Tout est parfaitement anonyme et sécurisé par Destockpro.

Ce qui revient à dire que tout ce passe toujours dans la plus grande opacité comme l’expliquait l’enquête du Parisien.

Mais on peut trouver encore mieux en termes de santé, puisqu’on trouve des annonces qui font froid dans le dos

"je destocke un lot de complément alimentaire de marque Protech, protéine, bcaa, draineur, brûleur de graisse, carnitine etc...Dlc de 2009 a 2011. Possibilité de détailler les lots, me contacter uniquement par téléphone" http://www.itraque.fr/a-81321-destockage-complement-alimentaire ou bien : "Cherchons des lots de couscous carret munos et semoule le renard avec DLUO dépassé. Faites offres. Sincères salutations"http://www.itraque.fr/a-412562-couscous-carret-munos-et-semoule-le-renard-a-dluo-depasse sur la place de marché Itraque

Ou bien un blog d’ "agent commercial en lot alimentaire tout genre" qui semble parfaitement surfer sur les DLC dépassées mais dont les mentions légales ou indications d’adresses sont absentes.

Dans le même temps, le Ministère de l’agriculture et de la pêche qui est soi-disant le garant de la qualité et le promoteur des produits de terroirs et appellation garanties, nous donne des indications sur la conservation des DLC et DLUO

Pour les denrées périssables, on parle de date limite de consommation (DLC ). Cette limite est impérative. Elle s’applique à des denrées sensibles, souvent riches en eau, qui sont susceptibles après une courte période de présenter un danger pour la santé humaine. Cette DLC est indiquée sur le conditionnement par la formule « A consommer jusqu’au... », suivie de la date limite déterminée par la loi ou par le producteur. Les produits comme les yaourts, la viande fraîche, le poisson, les plats cuisinés non stérilisés... présentent généralement une DLC. Ils doivent impérativement être retirés de la vente une fois la date dépassée.

A l’inverse, certains produits présentent une date limite d’utilisation optimale (DLUO). Une fois la date passée, la denrée ne présente pas de danger pour la santé mais peut en revanche avoir perdu tout ou partie de ses qualités : goût, texture... Sur le conditionnement, la DLUO est indiquée par la formule « A consommer de préférence avant... », suivie d’une indication temporelle d’autant plus précise que la DLUO est courte. La plupart des boîtes de conserve et des produits alimentaires à faible teneur en eau présentent une DLUO.

Il est d’ailleurs étonnant de constater que le spot réalisé par Consomag, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche « l’étiquetage : DLC, DLUO et allergènes » n’est plus disponible à partir du site du Ministère. Nous l’avons trouvé avec un peu de recherches sur le site Conso.net
 
Dans cette vidéo, on comprend parfaitement les avatars de la consommation de produits alimentaires en fin de vie. Mais toujours pas les allures de trafics que prennent les tractations entre intermédiaires pour arriver dans les magasins de déstockage alimentaire ...

Débarrassée du G20 et du problème des paradis fiscaux, il ne fait nul doute que Madame Lagarde va se fendre d’une réponse publique à la Sénatrice Catherine Dumas et peut-être même aux français.

Celle qui nous expliquait, au moment de la crise pétrolière qu’il suffisait de mettre un deuxième pull et de baisser son chauffage pour faire des économies aura certainement à coeur de nous expliquer les tenants et aboutissants de cette nouvelle victoire du pouvoir d’achat

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20 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 9 avril 2009 15:39

    par chez moi , il y en a qui vendent ces produits très « limite » sur un stand aux puces ! je ne sais pas où ils récupèrent leurs lots, mais j’ai survécu sans problème aux produits secs que j’y ai achetés (ils se gardent des années pour certains , un mois en plus ne veut pas dire grand chose ). mais je ne prendrais pas le risque avec de produits laitiers ou de la charcuterie , les risques d’intoxication grave sont sérieux !


    • Marsupilami Marsupilami 9 avril 2009 15:54

      @ L’auteur

      Excellent et nécessaire article très bien documenté. Ce phénomène de déstockage alimentaire a toujours été scandaleux, crise ou pas crise. Il ne touche pas que les magasins, mais aussi les cantines scolaires par exemple. Des centaines de milliers de tonnes Ceux qui bousillent ou rendent immangeable de la nourriture devraient être poursuivis pour crimes contre l’humanité. La bouffe, ça ne se jette pas, cela d’autant plus que les dates de péremption vont largement au-delà du principe de précaution.

      J’ai la chance d’avoir près de chez moi un magasin qui ose solder pas cher les produits ayant dépassé la date de péremption et je ne m’en prive pas.

      La crise économique aidant, évidemment, ce problème va de plus en plus se poser avec acuité : vu qu’on produit largement assez de bouffe pour que personne ne crève de faim, pourquoi continuer à détruire de la nourriture où à la javeliser pour la rendre non-comestible ? Il faudrait une loi draconienne pour interdire ce genre de pratique.


      • LE CHAT LE CHAT 9 avril 2009 16:10

        salut marsu ,
        moi j’ai un carnivor qui brade à moitié prix les lots qui arrivent à échéance le samedi , car dimanche le magasin est fermé ; j’en profite pour remplir mon congélo à bon compte , d’autant plus qu’ils acceptent d’être payés en totalité en chèque restaurant ! ils sont à un ou deux jour de la date de peremption , tout à fait consommables !


      • LE CHAT LE CHAT 9 avril 2009 16:11

        il faut juste y passer tous les samedis , un coup c’est le boeuf , un coup le porc , un coup c’est du lapin qui est bradé , l’occasion fait le larron !


      • foufouille foufouille 9 avril 2009 16:16

        moi c’est le ed qui le fait
        1 achete, un gratuit
        steack a moitie prix


      • donino30 donino30 14 avril 2009 17:33

        Crime contre l’humanité, rien que ça... Et ben voyons...


      • foufouille foufouille 9 avril 2009 16:14

        certains trucs se perdent pas vraiment
        vin, biere (ou jus de fruits plusieurs mois apres)


        • LE CHAT LE CHAT 9 avril 2009 16:26

          @Foufouille

          chez les chtis , la bière a pas le temps de vieillir vraiment ! sauf la bière de garde , qui se garde plus longtemps en principe ....
          Quand au vin , on peut encore faire cuire les moules avec si c’est du blac ou le bourguignon si c’est du rouge !


        • foufouille foufouille 9 avril 2009 17:03

          @ chat
          la biere c’est sur
          pour le vin, j’aime quand il au moins 4a voire ........ 10
          d’ou l’interet de noz, le vieux que j’ai acete etait de 94


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 9 avril 2009 19:20

          @ Foufouille,

          Pour le vin, s’il a mûri depuis 15 ans en cave à température, NOZ est excellent, on y trouve des vins de 92. Mais s’ il a circulé au rabais sur la galerie d’un tombereau ou arrive tout droit de Marseille en char à boeuf par la N7 un 31 Aout...Il faut en acheter une bouteille et revenir le lendemain en cas de succès

          @ l’auteur,

          La notion DLV et DLC doit être absolument imprimée à même l’emballage et non sur une étiquette rajoutée.

           "  les groupes font pression sur les déstockeurs en le leur interdisant, car ils ne veulent pas que leurs concurrents sachent que leurs propres produits se vendent mal. »

          Si les groupes qui se plaignent avaient un coin spécial en bout de gondole, ou un affichage plus criant avec la réduction claire, sur leurs produits à la limite de la date, cela éviterait qu’ils reprennent la route pour un nouveau trafic parallèle.

          Si ces grands groupes ne tiraient pas si fort sur leurs marges indécentes, après avoir imposé un régime draconien aux producteurs, les déstockeurs et discount n’auraient pas fleuri.

        • foufouille foufouille 9 avril 2009 19:25

          @ lisa
          meme avec un gout de bouchon, toujours meilleur que du picrate et moins cher
          en plus tu teste pour pas cher du vin tunisien ou espagnol
          le seul truc a eviter est le bouchon visser des restaurants
          en tout cas, ca m’a reconcilier avec le vin


        • plancherDesVaches 9 avril 2009 17:36

          A’l oteur :
          Vous citez Mme Lagarde...
          Allons : chacun sait dans les milieux financier, elle n’est là que pour être la moins crédible possible afin de renforcer la crédibilité de son Chef Notre Président.
          Pour ce qui est des dates limites, étiquetages illicites, truandages de commerce,... Oui. Mais notre petit pays est celui où il y a la plus grande proportion de supermarché/libreservice par habitants, non ?
          Ils ont donc tout pouvoir, non ?
          Ils peuvent vendre des voyages, assurances, cartes de crédits (car ils ont acquis le statut de BANQUE)/fidélité, location en tout genre, services à la personne, fournisseur d’accés internet, téléphonie mobile,...Bientôt présents en maison de retraite et de façon mortuaire, pour recycler les clients.....Pardon, capter les enfants des clients...comme les banques avec leurs offres généreuses aux étudiants. Marrant : les sectes font pareil.
          Tout va bien, donc, dans le commerce et l’économie.


          • La Luciole 9 avril 2009 18:53

            Ben oui bien sur, c’est d’une simplicité : si tout va mal niveau pouvoir d’achat... c’est la faute à Sarko, vive les resto du coeur, vive la mendicité.....  ! Allez, Votez Bouteflika gros benêts !


            • foufouille foufouille 9 avril 2009 19:21

              ben la petite luciole, si il sert aryen, fallait pas voter pour lui
              donc voter sert aryen


            • viking 10 avril 2009 12:14

              Comme à son habitude, Marsupilami n’a rien compris. Il a dit que « Ceux qui bousillent ou rendent immangeable de la nourriture devraient être poursuivis pour crimes contre l’humanité » 


              Non le déstockage ne consiste pas à détruire de la nourriture mais de la revendre à des spéculateurs qui la stockeront et la revendront plus tard à des gens qui ne seront pas regardant sur la qualité. 

              Si cette pratique qui consiste à récupérer ces aliments qui sont encore consommables et dont la législation interdit la vente parce que la date limite de vente est dépassée, priveront les restos du cœur d’un approvisionnement. Cette spéculation qui consiste à racheter les déstockages pour les re-stocker ailleurs, privera les nécessiteux d’un approvisionnement et fera monter les prix. 

              A la fin du règne de Louis XIV, il y a eu une spéculation de ce genre sur le blé. Après des hivers catastrophiques, le prix du blé grimpa parce qu’il y avait pénurie. Les paysans n’avaient même plus assez de blé pour ensemencer et espérer une récolte pour l’année suivante. Un spéculateur bien informé (et frère du Roi) profita de cette pénurie ou famine pour faire monter les prix. Il stocka dans ses greniers le blé pour le revendre à la hausse plus tard et moins il y en avait et plus les prix augmentés et plus il achetait pour le soustraire du marché. C’était faisable avec le blé qui se conserve bien. 

              Quand on apprend qu’au début du XX ième siècle, la consommation de pain était de 900 grammes par habitant, nous pouvons nous rendre compte que ce spéculateur (et frère du Roi) a fait mourir des gens et des enfants de faim car la consommation de pain au XVIII siècle devait être aussi importante qu’au début du XX ème.

              J’ai même l’impression que d’ici quelques temps, il y aura des spéculateurs comme le frère du Louis XIV qui profiteront de l’appauvrissement des gens ayant perdu leurs emplois pour faire monter les prix. Il leur suffira de provoquer une pénurie en rachetant les invendus des grandes surfaces et de les exporter pour les soustraire aux consommateurs européens pauvres. Ainsi ils pourront récupérer leurs capitaux pour recommencer l’opération. Dans un deuxième temps, il leur faudra faire baisser les prix agricoles. Pas difficile si la crise économique s’accentue un bon nombre de français se retrouveront au chômage et comme les indemnités chômage ne durent qu’un tout petit temps, ils se retrouveront au RMI. Sakozy vient juste de supprimer le RMI en le renommant RSA pour obliger ces précaires à trouver un travail sous la menace de voir leurs allocations supprimées.

              Ces gens sans ressource et ne trouvant pas de travail à cause de la crise ne pourront pas renchérir pour acheter de la nourriture fraîche en quantité suffisante ce qui diminuera la demande et provoquera une crise à la production agricole. L’offre sera supérieur à la demande parce que le pouvoir d’achat des européens ayant baissé, ils devront se serrer la ceinture. Les agriculteurs ne pouvant pas travailler à perte sinon ils font faillite, devront baisser leurs productions de denrées alimentaires ; et, comme tout le monde ne sera pas pauvre et qu’il y aura encore des bagnoles avec des gens qui auront les moyens d’acheter du biocarburant, les agriculteurs se retourneront vers ces marchés (biocarburant) et les prix des denrées alimentairs agricoles pourront grimper à nouveau avec cette baisse de l’offre. Tous ceux qui auront stocké du blé ou de la nourriture longue conservation empocheront leurs plus values à ce moment-là tandis que d’autres crèveront de faim.


              C’est une belle perspective pour le citadin qui n’a pas de jardin mais en réalité, pauvres spéculateurs, ce genre de situation provoque les révolutions et il ne fera pas bon d’être accusé d’avoir provoqué la famine. 



              • cathy30 cathy30 10 avril 2009 13:09

                Encore un magouilleur de plus (destokeurs) dans la longue chaine de la vente alimentaire ou tous le monde s’en met plein les poches sauf les producteurs et cela avec le plus grand silence du gouvernement. Plus rien ne les arrête, oui effectivement quelle victoire.


                • maxim maxim 10 avril 2009 13:17

                  il y a un Noz à 5 bornes de chez moi ,le parking est toujours plein ,il y a un monde pas possible à chaque fois ...

                  c’est là que j’achète mes vins ,et attention il y a de belles appellations mais il faut faire fissa ,ça part par cartons entiers ....
                  idem pour la bouffe non perissable ,on peut trouver pas mal de choses à prix défiant toute concurrence,café ,conserves ,chocolat ,boissons diverses ,sans compter les fringues et le matos de bricolage etc etc......

                  mais il faut arriver au moment des déballages pour faire de bonne affaires ....

                  en ce qui concerne la bouffe ,chez ED ,on voit des gens attendre au moment de la fermeture du Dimanche après midi ,que les poubelles soient remplies de produits périssables arrivant à la date limite ,et faire le plein ,et pas que des gens pauvres !

                  franchement ,ça me fait mal au coeur qu’en 2009 ,on recommence à voir ce que j’ai connu étant gamin au sortir de la guerre ,les gens faire les poubelles pour bouffer ,ce n’est pas une reflexion démagogique ,c’est un sincère constat douloureux !


                  • Meina 27 juillet 2009 19:40

                    Je fais une partie de mes achats chez le destockeur Bravo les affaires . Personnellement, je suis bien contente qu’il se situe près de chez moi. Les fins de mois étant plutôt difficile cela me permet d’acheter les memes produits que dans les hypers mais 2 ou 3 fois moins cher...cela ne m’empeche pas d’etre vigilante et de vérifier les produits que j’achète et chez ce destockeur je n’ai jamais trouvé de DLC ou DLUO dépassées.


                    • EdwinH 25 août 2009 14:51

                      Justement il y a un Bravo les affaires qui vient d’ouvrir à vannes (56), je m’y suis donc rendu la semaine dernière, j’ai fais pleins de bonnes affaires, et j’ai fais de grosses économie sur l’alimentaire ...


                      • Maiwenn 21 septembre 2009 11:41

                        Les magasins de déstockages alimentaires se multiplient dans les villes, ils permettent de trouver des produits en conserves, en bouteilles à des prix cassés,

                        j’ai testé le magasin Noz et Bravo les affaire, Chez Noz je n’ai pas trouvé grand chose . Chez Bravo les affaires, j’ai acheté pas mal de produits alimentaire ce sont des marques et donc des produits que je connais et les prix sont effectivement très bas, pour moi c’est une bonnes adresses car on y trouve pas mal de choses et on y fait des affaires

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