Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Dette américaine, prospérité du vice

Dette américaine, prospérité du vice

L'avertissement de Standard and Poor's à l'égard de la notation de la dette américaine a pris forme après la cloture des marchés américains vendredi soir, alors que les marchés venaient de connaitre dix séances de baisse. Du jamais vu dans les salles de marchés même pendant la crise des subprimes en 2008.

L'inquiétude est à son comble avant l'ouverture des marchés asiatiques puis européen lundi matin.

Des politiques incompétents face à la crise financière

Il est affligeant d'entendre les mêmes responsables politiques ce week-end venir nous expliquer que l'économie américaine a les capacités de se sortir de l'ornière dans laquelle elle s'est fourvoyée et que finalement les marchés financiers sont ridicules de ne pas prendre au sérieux les promesses de rebond.

Mme Pécresse s'est même auréolée en affirmant que la dette de la France était la plus faible en Europe oubliant que nos partenaires allemands étaient à 3.3% du Pib quand la France est à environ 7 %... Mme la Ministre revisez vos dossiers car la situation es si inquiètante que contrairement à vos promesses notre pays pourrait bien se retrouver dans la même situation que les Etats-Unis aujourdhui.

Quant à Obama, déjà en campagne pour sa réélection, n'a plus comme seule arme pour relancer son pays et sauver ses finances publiques, que de se lancer dans des discours incantatoires pour rassurer les américains.

Les crises financières étaient connues de tous depuis des mois mais leur courage politique n'a eu d'égal que leurs errements... souvenez-vous du G20 et de cette montagne accouchant d'une souris

"croissance américaine ou prospérité du Vice"

Pourtant ce qui se déroule sous nos yeux de nombreux économistes avaient en garde de ces politiques de croissance fondée sur la fuite en avant et la dérive des finances.

Après des années de politique financière accomodante sous l'ère Greespan et son apogée en conclusion la crise des sub prime, les Etats-Unis ont espéré en jouant de la planche à billet pouvoir sauver une énième fois leur pays du chaos...

C'était faire fi de la mondialisaton et surtout de leur poids déclinant dans ce nouveau monde. Sans emplois pas de consommateurs, pas de consommateurs pas de croissance pas de rentrée fiscale et l'apogée historique ce week end. Dégradation par Standard and Poor's...

Et un dollar qui s'effondre, les bailleurs chinois évoquant la création d'une monnaie alternative au dollar.

La décision de l'agence de notation marquera à tout jamais la fin d'une époque. Des Etats Unis vivant à crédit financé par le reste du Monde rappelés à leur responsabilité...

"La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilté qu on refuse"

Julio Cortazar


Moyenne des avis sur cet article :  4.27/5   (11 votes)




Réagissez à l'article

10 réactions à cet article    


  • chapoutier 8 août 2011 10:25

    Kxyz vous croyez vraiment que :"les politiques ( sont )incompétents face à la crise financière ?

    ils donnent plutôt l’impression d’être de serviles laquais d’un systèmes corrompus et agonisant.


    • Lorelei Lorelei 8 août 2011 14:35

      ce sont en effet des laquais qui veulent faire des citoyens des serfs de puissance financière criminelle


    • Roosevelt_vs_Keynes 8 août 2011 18:10

      C’est pour cette raison qu’ils faut leur renvoyer un Glass-Steagall dans les dents !


    • Klisthène 2017 Kxyz 8 août 2011 10:52

      bjr Chapoutier...

      Je pense que nous avons les deux types de profils ..d ou ma référence à Mme PEcresse...par exemple...
      pour le reste au delà de leur posture partisane ..pour ne pas les qualifier autrement ..ils sont pour la majorité réellement ignorant en matière financière...d où la politik catastrophik mis en place en Grèce acte 1 la gestion de la dette par Obama qui a cru en faisant tué Ben Laden faire oublier l avertissement que Standard and Poor lui avait adressé ....
      on peut toujours chercher un bouc émissaire après les tradeurs ce sont les agences de notations malgré les excès que je conteste pas je répété que les Politik sont volontairement ou non responsable de la libéralisation des marchés financiers...


      • paul 8 août 2011 11:34

        Pour rejoindre la dernière phrase sur une définition de la lâcheté, cette phrase attibuée à un proche de Nixon en 1971 : « le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème ».
        Prophétique .
        Baroin, lui, a dit : « Totale confiance dans la solidité de l’économie américaine » .
        Comme le pendu est attaché à sa corde .
        La devise du dollar étant : « In god we trust », il faut donc s’en remettre au tout puissant , autre version de la main invisible du marché .


        • Roosevelt_vs_Keynes 8 août 2011 18:23

          « La devise du dollar étant :  » In god we trust ", il faut donc s’en remettre au tout puissant , autre version de la main invisible du marché .« 

           »In god we trust« fait référence à la raison pour laquelle, aux XV° siècle, le Cardinal Nicolas de Cues, conscient de la pourriture oligarchique qui régnait dans l’Europe de cette époque, avait »conspiré« , organisé un projet d’exporter le meilleur du courant humaniste européen depuis Platon hors d’Europe, sur d’autres terres.

          De cela, nous ne connaissons en général que l’histoire (souvent déformée) d’un ami proche de Nicolas de Cues : Christophe Colomb .

          Quant à la main invisible d’Adam Smith, cela n’a rien à voir avec Dieu, bien au contraire : c’est l’ennemi du système américain d’économie hamiltonienne, l’Empire britannique, qui en est à l’origine.

          La version moderne du »In God We Trust" est le principe du Glass-Steagall.


        • lesdiguières lesdiguières 8 août 2011 17:56

          Et pour conclure sur une note optimiste : Haro sur les bourses

          http://www.atramenta.net/lire/oeuvre34938.html

          Ca rassure !


          • BA 8 août 2011 18:10
            Lundi 8 août 2011 :

            Berlin ne veut pas parler d’augmentation du fonds européen de secours.

            Un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré lundi que le fonds européen de secours (FESF) devait « rester comme il est », face aux appels à l’augmenter pour faire face à la crise à la dette.

            Lors d’un sommet européen exceptionnel « le 21 juillet il a été décidé que le FESF, reste comme il est et qu’il garde le montant qu’il avait avant cette date », a dit le porte-parole lors d’une conférence de presse, alors que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn ont appelé à « réévaluer » le montant de ce fonds.

            Créé en 2010 pour venir en aide à l’Irlande puis au Portugal, ce fonds a une taille de 750 milliards d’euros, avec une capacité effective de prêts de 440 milliards d’euros, jugée insuffisante pour sauver un pays comme l’Italie.


            • patrickluder patrickluder 8 août 2011 22:06

              Le système monétaire mondial actuel :-> basé sur les dettes est voué à disparaître, tôt ou tard, dès lors que nous nous rendrons compte que ce genre de monnaie n’a que la valeur des dettes générées, pour autant qu’elles soient solvable smiley J’espère vivre assez longtems pour voir réapparaître une monnaie valeur  smiley ne permettant plus de jouer avec l’argent des autres  smiley et mettre fin ainsi au profit de quelques uns sur le dos de tous les travailleurs  smiley


              • Sat is Fay 8 août 2011 23:42

                Combien de temps encore vont ils faire la guerre, à dépenser des sommes astronomiques pour leurs armées alors qu’ils sont ruinés, et après on vient nous dire qu’ils font des efforts ? lesquels ? ils vivent à découvert sur le dos de tous les crèves-la-faim du monde entier, de tous les pays avec leur monnaie qui vaut que dalle, et bah alors quoi ? pas d’ gel des avoirs là ?
                Ils tiennent le monde en joue par leur puissance militaire et l’ comble du sadomasochisme c’est qu’ c’est nous qui payons !! quel paradoxe !!
                J’ crois que le peuple américain a du boulot, un sacré ménage à faire !!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès