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Accueil du site > Actualités > Economie > Dette d’État / Dette du bon père de famille

Dette d’État / Dette du bon père de famille

Pour comparer l'État à un bon père de famille, il faut supposer que le père de famille est éternel et que sa famille va continuellement s'agrandir. On montre alors que ce père de famille va continuellement s'endêter pour investir. Il va en permanence augmenter la taille de sa maison. Quand on fait une comparaison de dette, on se rend compte que l'État est très faiblement endetté par rapport à un bon père de famille français actuel. Il est donc complètement irrationnel de paniquer sur la dette. Le fait que l'État Français n'investisse pas même lorsque les prêts sont à taux négaitfs montre à quel point l'idéologie ambiante l'emporte sur la raison (À moins que cela soit la révélation que les élus bossent pour quelques intérêts privés). Pour changer de système, il ne faut pas retomber dans les travers de l'actuel. Il faut éviter que seuls quelques individus corruptibles prennent la décision sans contrepouvoir. Il faut donc un contrepouvoir démocratique.

Cet article est un ensemble de réponses à des questions posées dans le forum de l'article : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-arnaque-de-la-dette-191526#forum4880412.

Il n'est pas nécessaire de lire le premier article pour comprendre celui-ci mais cela peut s'avérer utile. Nous pouvons considérer ici aller un peu plus loin dans la réflexion collective, l'idée est de valoriser nos échanges pour que cela profite à tous.

Je raisonne à mon niveau, et je ne vois pas pourquoi on ne peut pas gérer un état en bon père de famille ?
 

Pour être complètement honnête, il est possible de faire la comparaison avec le bon père de famille mais cela demande un certain nombre de conditions pour que l’analogie ait un sens.

Déjà il faut imaginer un père de famille éternel (la France n'a pas une espérance de vie de 82 ans), appelons-le François.

François l’éternel va avoir une famille qui va s'agrandir tout le temps.

*

Rien que pour sa maison, il va avoir besoin d'en construire une plus grande régulièrement. Il va devoir investir tout le temps. Il va donc emprunter (comme tout bon père de famille) pour chaque nouvelle maison. Et comme chaque nouvelle maison sera plus grande, il va emprunter plus que la fois d'avant.

Sa famille est un peu spéciale, le bon père de famille n’est pas le seul à apporter de la richesse, plusieurs nouveaux membres de la famille vont y contribuer (tiens on peut l’appeler François F.). De plus la rémunération de ce bon père de famille va augmenter avec le temps.

Ce bon père de famille, ne va pas faire qu’augmenter la taille de sa maison. Au fur et à mesure des avancées technologiques, il va investir pour améliorer la vie de chacun.

Comme pour le bon père de famille, plus l’État gagne de l’argent plus son taux d’endettement peut être élevé.

Un père de famille ouvrier qui gagne 1 800€ s’endette difficilement à 33 %, il ne lui reste alors que 1 200€ pour vivre alors qu’un père de famille cadre qui gagne 4 500€ peu s’endetter à 50 %, il lui reste 2 250€ pour vivre.

Bref, le bon père de famille éternel qui s’occupe du bien être des siens va augmenter ses emprunts de façon continue au cours du temps.
 

Une dette égale au PIB ! J’ai peur !

Dans notre exemple du bon père de famille, le PIB est l’argent gagné par toute la famille sur un an. La dette est le total des emprunts.

Prenons un couple actuel de salariés qui s’en sortent pas trop mal et envisagent d’acheter une maison. Ils gagnent 1 800 € et 2 200 € soit 4 000€ mensuels à eux deux. Leur salaire annuel est donc de 48 000€. Ils ont réussi à économiser 20 000€ (c’est rare actuellement). Ils veulent acheter une maison pour leur famille, pas trop loin du travail avec 3 chambres. Mettons que cette maison vaut 200 000€. Leur apport paye les frais de notaires pour faire simple. Il vont s’endetter sur 20 ans avec un taux de 1,6 %, leurs frais d’emprunts s’élèvent à 40 000€.

Ils auront donc à rembourser sur 20 ans 240 000€ tout compris (dette).

Leur salaire annuel est de 48 000€ (PIB).

Leur dette est donc cinq fois plus élevée que leur PIB ! Ce couple est endetté à 500 % ! C’est complètement normal.

Ce qui importe c’est le temps de l’emprunt. Ce couple est endetté pour 20 ans. Donc assez lourdement. Les emprunts de l’État français durent 7 ans, nous sommes faiblement endettés car nos capacités de remboursement sont énormes.

Vous pouvez également comparer l’État français aux multinationales ou très grosses entreprises. Elles sont aussi très lourdement endettées mais peu importe vu la masse d’argent qu’elles font circuler et leur faible chance de faillite.

Il est quand même assez drôle de voir que ce sont les mêmes qui font la comparaison entre État et le bon père de famille et qui vous tiennent le discours du problème d’une dette égale au PIB  ! Ou alors ce sont des pères de famille tellement pleins aux as qu’ils sont complètement déconnectés de la réalité (n’est-ce pas François) !

 

J’essaye de suivre, mais pouvez-vous m’expliquer des taux d’emprunt « négatifs » à quoi servent-ils dans l’objectif de création de monnaie ?

Pour les lecteurs, quand on emprunte à taux négatif, on rembourse moins que ce qu’on a emprunté. On se fait donc payer pour emprunter.

La création de monnaie a lieu à chaque emprunt immédiatement, peu importe que le taux soit négatif ou positif. Une banque (organisme avec une licence bancaire délivrée par l’État, déjà révélateur de copinage), a le droit de prêter de l’argent qu’elle ne possède pas. Mettons que 10 personnes aient déposé dans une banque 10 000 € chacune. La banque a dans ses caisses 100 000€. Un emprunteur vient se voit accorder un prêt de 50 000 €. Il n’y a plus que 50 000 € dans la caisse. Cependant les 10 clients voient toujours 10 000€ sur leur compte alors que l’argent n’est plus dans la caisse, il a été prêté. Ainsi, nous sommes partis d’un moment où 10 personnes avaient en tout 100 000€, à un nouveau système où nos 10 personnes peuvent toujours jouir de leur 100 000€ mais une nouvelle personne jouit de 50 000€. il y a 150 000€ dans le nouveau système, peu importe le taux d’intérêt. Ce système ne marche que parce que les 10 clients ne vont pas tous retirer de la banque leurs sous. S’ils le font, le système s’écroule car l’argent n’y est pas.

Ajoutons quand même que les taux d'emprunts négatifs sont très rares et ont duré très peu de temps.

Si on raisonne un peu, vu que les dettes des États sont garanties par la BCE (vous avez pu voir avec le cas de la Grèce que la BCE a racheté aux banques privées la dette grecque risquée), je ne vois même pas de justification au fait qu'il y ait des intérêts vu que c'est sans risque. Mais passons...

Les établissements financiers sont obligés d'avoir des produits sans risques (côtés AAA), rien de tel que la dette des états pour ça. Ils sont d'ailleurs très friands de la dette française. À partir de là, vu qu'elles en veulent, il y a un jeu d'enchères où des banques finissent à certains moments par nous proposer des taux négatifs. (De très bons articles du figaro existent à ce sujet). Nous ne pouvons pas en profiter au maximum puisque les membres de l'UE (France et Allemagne en tête) ne veulent pas faire de relance économique. C'est évidemment complètement stupide quand les taux sont négatifs et que le continent est en crise. C'est la preuve que l'idéologie gagne face à la raison, ou que les élus des pays européens protègent quelques intérêts privés au détriment des populations.

 

Si c’est la banque de France qui gère il y aura certainement les mêmes dérives.

Afin de bien comprendre cette question, il est préférable de lire l’article initial ou de savoir comment la France finance ses investissements et réalise sa création de monnaie.

Pour l’instant la création de monnaie est confiée au marché des banques privées. Ce marché n’est pas du tout concurrentiel et c’est juste un réseau de copinage entre élus et financiers qui bossent pour eux-mêmes.

Il est probable qu’il y ait les mêmes dérives si la banque de France n’est pas régie par une force ayant pour objectif l’amélioration du bien-être de tous les citoyens français. S’il s’agit d’un organisme privé soumis à des lobbyistes qui vont lui faire prendre une direction favorable à seulement quelques uns d’entre nous, ça revient au système actuel. S’il s’agit de confier cet organisme à un petit groupe d’élus, c’est la même chose. Puisque le marché concurrentiel n’existe pas et que les individus sont corruptibles, le seule solution envisageable c’est que le peuple décide des orientations à prendre par cet organisme indépendant. La seule manière de corrompre le peuple c’est d’améliorer ses conditions de vie, ça tombe bien c’est ce qu’on vise ! Finalement la seule réponse aux problèmes collectifs (économiques ou autres) c’est la démocratie au sens premier du terme (rien à voir avec une élection de 5 ans d’individus intouchables).


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92 réactions à cet article    


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 avril 08:59

    Bonjour,
    Vous faites erreur, la Banque de France ne gère rien du tout depuis Maastricht dans ce domaine ! De 1801 à 1992, l’Etat empruntait à taux 0% à la Banque de France.


    Après, c’est devenu interdit, (article 123 du TFUE), les Etats doivent emprunter au marché (aux banques) avec intérêts. D’où l’explosion de la dette.

    Asselineau : Histoire de la dette publique "

    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 11:01

      @Fifi Brind_acier
      il me semble que c’est ce que je dis. La création de la monnaie est le monopole des banques privées. Asselineau est très loin d’être le seul à l’expliquer et à proposer des solutions contre ce monopole, mais visiblement tous les prétextes sont bons pour placer votre champion en tête de chaque fil de discussion.
      Cela dit, avant la loi de 1973 l’État français ne pouvait déjà créer de la monnaie que de façon limitée :
      - 10 milliards d’euros maximum, le reste était de l’emprunt aux banques privées.
      - avec un droit de regard du FMI pour ne jamais s’écarter de plus de 2% du dollar.

      En effet la dette de l’État provient de ce système comme expliqué dans le premier article, merci de critiquer de façon constructive en lisant les articles au préalable sinon la réflexion n’avance pas.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 avril 11:33

      @Pierre Chaillot
      Merci de nous indiquer comment on peut résoudre le problème en restant dans l’ UE !
      Si on ne peut pas changer les Traités et les statuts de la BCE, ce qui est le cas, à quoi sert d’avoir de bonnes idées ?
      « L’UE est irréformable, ceux qui vous disent le contraire, vous mentent ! »


    • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 11:58

      @Fifi Brind_acier
      Dis-je dans cet article qu’il faut rester dans l’UE ?
      Dis-je qu’il faut accepter les traités ?
      Vous pouvez donner vos idées mais ne me dites pas que je suis dans l’erreur si vous ne les contredisez pas.
      Cet article a un thème et déroule une réflexion, c’est tout.


    • Leonard Leonard 17 avril 10:40

      La notion de « bon père de famille » n’existe plus juridiquement


      • oncle archibald 17 avril 10:59

        @Leonard : oui c’est vrai. On l’a remplacée par la notion de « faillite personnelle », celle qui survient lorsqu’un « mauvais père de famille » souscrit un nouveau crédit révolving juste pour rembourser le précédent et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’ait même plus la possibilité de payer les intérêts de ses dettes cumulées.


      • doctorix doctorix 17 avril 11:08

        @oncle archibald
        Ce qui n’est assurément pas le cas de la France, qui est riche comme Crésus.


      • Yaurrick Yaurrick 17 avril 11:20

        @doctorix
        Donc selon vous, il est parfaitement légitime de se servir dans la poche des « riches » (c’est à dire tout ceux qui ont un emploi dans le secteur marchand) sous le prétexte fallacieux que l’état n’est pas fichu de gérer ses finances et d’adapter ses dépenses aux recettes ?


      • Leonard Leonard 17 avril 11:22

        @oncle archibald

        Plus sérieusement :

        En janvier 2014, l’Assemblée nationale française a adopté un amendement supprimant cette expression du droit français pour la remplacer par les termes « raisonnable » ou « raisonnablement ». Cette suppression est confirmée dans la loi du 4 août 2014 relative à l’égalité hommes-femmes



      • doctorix doctorix 17 avril 11:24
        Ne pas oublier que
        la richesse moyenne par adulte (français) s’élève à 262 100 US $ en 2015.
        Une dette de 30.000 euros par tête n’a donc rien d’une catastrophe.

      • Leonard Leonard 17 avril 11:31

        @doctorix

        Oui sauf que si on te demande 30k euros et que tres proprio d’un simple T2 ou tu te loges...

        Ben t’as pas 30k en « liquidité disponible »...

      • doctorix doctorix 17 avril 11:34

        @Yaurrick
         selon vous, il est parfaitement légitime de se servir dans la poche des « riches » 


        Tout dépend de ce que l’on entend par riche.
        Ne me dites pas que des fortunes qui atteignent et dépassent 1 milliard d’euros peuvent être le fait du mérite ou du travail.
        Cet argent a nécessairement été piqué dans la poche des travailleurs, par l’exploitation, le vol, l’héritage sans mérite ou la spéculation.
        L’inflation est donc un impôt juste, une redistribution des richesses, une restitution très partiel d’un larcin.
        Une inflation de 10% va flouer d’1 milliard une fortune de 10 milliards, et de 100 euros une « fortune » de mille euros.
        Le milliard redistribué aux pauvres recréera un semblant d’équilibre et compensera largement leur perte.
        Les riches ne veulent pas partager ? Il faut les y obliger, et l’inflation est un moyen très moral.

      • Ar zen Ar zen 17 avril 11:48

        @Yaurrick

        Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu’a été le scandale du « luxleaks » ?

        Pouvez nous préciser le nombre de milliards perdus par la France du fait de cette opération ?

        Adapter les dépenses avec les recettes écrivez vous ? Figurez vous que les dépenses de la France, en rapport avec son PIB, n’ont pas augmenté et ont même régressé ! Alors, que se passe t-il ?

        Je vais vous faire une confidence : ce sont les recettes de l’Etat qui ont chuté ! Etonnant non ? Que de cadeaux fiscaux à l’égard des multinationales et des grands groupes industriels. Ceci vous échappe probablement ou vous ne voulez pas le voir. 



      • Yaurrick Yaurrick 17 avril 12:48

        @doctorix
        Ce sont les travailleurs qui obtiennent la plus grande part de la valeur ajoutée créée par leur travail.
        Les fortunes illégitimes sont du capitalisme de connivence, parce l’état veut intervenir partout et créer des monopoles de droit.
        A l’opposé, Bill Gates a un monopole de fait, parce que Windows et Office sont des produits qui apportent plus de valeur subjectivement que leur cout : Bill Gates n’a volé personne, et sa richesse ne me nuit pas.
        Le reste n’est que jalousie, qui légitimerait le vol parce que quelqu’un estime que telle richesse est arbitrairement trop élevée... c’est à dire bien trop souvent le plus riche que soi-même.
        En plus l’inflation pénalise surtout les pauvres, pas les riches... la circulation de la monnaie faisant que ce sont les pauvres qui en bénéficient en derniers, c’est de l’illusion monétaire


      • Yaurrick Yaurrick 17 avril 12:56

        @Ar zen
        Un indice : de nombreux pays font concurrence à la France... et pendant ce temps, l’état n’a cessé d’enfler, parce que le fardeau législatif rend la création de richesse en France moins attractif.
        Quand aux « cadeaux », prendre 50 et en redonner 10, vous avez une curieuse conception des cadeaux.
        Vous créer de la richesse en France ? Il faut laisser les entreprises tranquilles plutôt que les « aider » via un empilement de lois, de taxes. Pas de subventions, un cadre fiscal et réglementaire simple, léger et stable, vous verrez que la France s’en portera bien mieux.


      • doctorix doctorix 17 avril 13:16

        @Yaurrick

         Bill Gates n’a volé personne, et sa richesse ne me nuit pas.

        Justification bien maladroite du capitalisme.
        Bill Gates a volé les petites mains chinoises qui fabriquent ses gadgets en les payant des cacahuètes.
        Il vole votre santé en investissant chez Monsanto.
        Il vole la santé des enfants des pays pauvres en leur « offrant » des vaccins inutiles et dangereux, au bénéfice de sociétés pharmaceutiques dont il est actionnaire.
        Il vous vole, vous, par un prix de vente de ses gadgets beaucoup trop élevé.
        Il vous vole encore en plaçant ses capitaux dans des paradis fiscaux.
        Bill Gates ? Vous avez choisi un bien mauvais exemple.


      • doctorix doctorix 17 avril 13:28

        @Yaurrick
        Vous créer de la richesse en France ? Il faut laisser les entreprises tranquilles 


        En quittant l’UE, nous supprimerons un tas de normes européennes qui pénalisent les entreprises, au moins en ce qui concerne la consommation intérieure.
        Pour l’extérieur, des accords de gré à gré entre états deviendront la règle.
        Arrêtez de diaboliser l’Etat. Il redistribue tout ce qu’il prélève. L’instruction gratuite, la sécu gratuite, la police, tout cela a un coût, et c’est bien normal.
        Ce qui n’est pas normal, c’est que des entreprises vitales comme la SNCF, le gaz, l’électricité, l’eau, les autoroutes retombent chez des intérêts privés et des fonds de pension américains, qui ne sont pas des philanthropes. Si ça leur rapporte à eux, ça doit pouvoir plus justement nous rapporter à nous.

      • Sparker Sparker 17 avril 15:51

        @Yaurrick

        « et sa richesse ne me nuit pas. »

        Si vous le dites... La richesse c’est du pouvoir et du pouvoir pour infléchir les réalités en faveur d’une pensée obnubilée par l’aquisition même de cette richesse et dans les mains d’un seul. C’est circulaire et ça vous entraine au fond par effet de vortex, tout en détruisant tout sur son passage. Certainement avez vous des lunettes filtrantes, mais cette richesse me nuit et pas que moi. Pour ce qui est de la jalousie mon coco, elle est bien bonne celle là... Vous essayez de convaincre que votre forme de libéralisme (et je dit bien « isme ») serait une pensée moderne alors que c’est juste une adaptation aux jeux des passions et pouvoirs, en rien sur la raison simple de l’évidence alors que bon nombre des candidats à l’enrichissement indu n’ont que prétentions et orgueil nourri de jalousie pure.
        Pensez vous que le système de l’argent fait sens ? Qu’il est un vecteur tout a fait crédible ? et qu’en définitive il en devienne une « morale ». Pour mes parents (j’ai 56 ans) celui qui s’enrichissait était forcément supérieur, on en est encore là... L’argent comme étalon généralisé.
        Le monopole, quel qu’il soit porte toutes les dérives qui finissent par le mener à sa perte, juste qu’il fait monstre de dégâts durant son sévice. Le monopole de Windows freine et entraine une inertie qui peut ne pas être visible grace à l’apport « plus » que ça à permis, mais les limites ont été vite là et la politique menée ne consiste plus qu’à juguler les effets collatéraux de ce monopole, trop de pognon nuit au pognon.
        Alors oui, la richesse de Bill Gates (pour ne nommer que lui) me nuit par ce qu’elle nuit à tous et est en définitive une super puissance qui sert peu de choses.
        En plus je viens de larguer un smartphone microsoft, étant une belle daube pas au point. Google android est bien meilleur smiley smiley


      • Ar zen Ar zen 17 avril 16:35

        @Yaurrick


        L’impôt sur les bénéfices des sociétés en France était de 33%, c’était une manière d’assurer une bonne répartition des richesses produites en France. 

        Je comprends que vous êtes contre ; Vous devez faire partie des 5% les plus riches et, par conséquent, vous défendez votre position. Mais ne venez pas dire que ce n’est pas moral.

        Lorsque vous écrivez « prendre 50 et en redonner 10 » veut dire que 40% sont attribués à autre chose. A quoi selon vous ? 

        Ce qui a « enflé » comme vous dîtes se sont les salaires européens ! C’est énorme ! Mais ceci semble vous échapper !

        Je comprends que vous êtes contre une juste répartition des richesses mais c’est parce que vous êtes un nanti. 90% des gens pensent le contraire de vous. 

        Ce que vous écrivez n’a aucun sens. La France produit de la richesse et c’est simplement la répartition de celle ci qui ne se fait plus de la faute des règles européennes qui favorisent les multinationales, les groupes financiers et les entreprises transnationales. 

      • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 17:06

        @Yaurrick
        Il est complètement faux de dire que ce genre de richesse ne vous nuit pas.
        Déjà leur monopole vous nuit en tant que consommateur puisque leurs prix ne sont pas des prix de concurrence mais des prix de monopole avec des marges colossales. Être libéral c’est être contre ce genre de pouvoir qu’il soit de l’État ou privé revient strictement au même.
        De plus les ultras-riches comme Gates, Bezos ou même Bettencourt sont des points d’accumulation de monnaie. Avec un politique non confiscatoire, leur richesse croît continuellement chaque année puisqu’ils ont assez de moyens de se prémunir de tous les risques. Dans une économie ou la seul création de richesse se fait par la dette, tout point d’accumulation entraîne soit un manque de monnaie, soit une dette ailleurs. Nous somme donc en partie en train de créer de la dette pour financer l’accumulation de monnaie de ces personnes.

        Votre discours sur l’inflation est faux également. Dans notre pays la hausse du SMIC est indexée sur l’inflation (enfin normalement....) La hausse des salaires est donc concomitante à l’inflation c’est même une des missions de l’INSEE de contrôler la hausse des prix pour que les populations ne soient pas perdantes ! Les seuls réels perdants de l’inflation sont ceux détenant une masse d’argent dont la valeur va décroître, certainement pas les pauvres.


      • Yaurrick Yaurrick 17 avril 17:24

        @doctorix
        Ces petites mains chinoises, ont certainement de meilleures perspectives que la misère dont elles sont originaires.
        Voler la santé ? Mais bien sûr, il fait certainement bien plus pour la santé que toute ONG ou leurs propres pays.
        Quant au prix de ses gadgets, personne ne force à l’acheter, et si je l’ai fait, c’est parce que subjectivement, la valeur apportée est supérieure à ce que j’ai payé.

        Bien sûr qu’il faut supprimer toute cette législation ubuesque dans bien des domaines. Mais pourquoi en France, on a toujours fait le contraire ?
        Je diabolise l’état parce contrairement à vous, j’estime que les services rendus ne sont pas efficients voire inutile et que je n’ai aucun moyen de contrôle, et qu’il a tendance à continuellement augmenter son poids et son emprise.


      • Yaurrick Yaurrick 17 avril 17:31

        @Ar zen
        Tout faux, je suis un salarié médian... Ce que défends c’est de savoir ce qui me convient le mieux pour moi-même, ce dont se prétendrait capable l’état. Pourquoi dans mon cas devrais être obligé de payer une assurance chômage étant donné que j’estime que c’est inutile ? Pourquoi je n’aurai pas le choix de pouvoir abonder à la retraite de la façon qui me convient au lieu de remplir ce puits sans fond auquel je n’aurai rien quand dans environ 30 ans je pourrais prendre ma retraite ?

        Mais comme d’habitude ici, dès que l’on sort de la pensée étatique, on est vu comme un ultra néo libéral cupide et sans foi ni loi.


      • Yaurrick Yaurrick 17 avril 17:39

        @Pierre Chaillot
        Si vous raisonnez sur le principe de l’économie comme un jeu à sommes nulles, cela pourrait être le cas.
        Mais ce n’est pas du tout le cas, c’est même le contraire. Plus l’accumulation et la création de richesses se développe, mieux est la situation des plus pauvres.... Sauf si comme en France, les créateurs de richesse sont vus comme des exploiteurs ou vaches à lait.
        La hausse du SMIC est concomitante à l’augmentation du chômage, comme le contrôle des pris est concomitant à la pénurie. Si vous pensez que la hausse des salaires suit l’inflation réelle, vous faites une grosse erreur., et les pauvres sont mécaniquement impactés par cette inflation.


      • Sparker Sparker 17 avril 17:53

        @Yaurrick
        Mais, dans votre optique vous mettez le pouvoir sur votre vie dans des mains incontrolables !!!
        Et un « état » peut très bien ne pas être « totalitaire » mais un véritable arbitre.
        Ce qui est bon pour tous est bon pour vous, si vous n’arrivez pas à introduire cette maxime dans votre stratégie de pensée, il est bien évident que vos assertions ne dépassent guère que votre pensée personnelle.
        Vous n’êtes peut-être pas handicapé, alors là aussi pourquoi devoir cotiser...
        Si on veut un état tentaculaire on peut le faire, si on veut un « état » émancipateur, garant du bien commun et opérant la médiation entre public et privé, garantissant les minimum vitaux on peut le faire aussi. Qui nous en empèche ?
        Si demain vous avez un problème et que vous ne puissiez travailler pendant un long temps, comment ferez vous ? Vous pensez vraiment que vos organisations privées vont faire marcher la solidarité. Quand on voit le comportement des assurances pour règler une bugne d’aile de voiture dans un parking de supermarché, on a des doutes bien légitime sur le reste.
        Non la solution de mutualisation solidaire est la seule valable à l’heure actuelle, la vision libéraliste est une chimère qui repose sur l’individualisme culturel des 30 dernières années au moins. Quand on a connu que ça, on croit qu’il n’y a que ça qui existe et on s’efforce de trouver une solution dans les limites de ce que l’on croit.
        En plus vous vous inscrivez dans l’esprit de compétition du struggle for life, de moins en moins crédible vu les ravages et les impasses.

        Je vous dis ça et je suis travailleur indépendant incapable de se soumettre à quelque entité que ce soit. Mais je ne jette pas l’eau du bébé avec la baignoire du bain ou le contraire, dans cette période de confusion généralisée...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 avril 19:30

        @Yaurrick
        La solidarité entre Français est une valeur cardinale, si cela ne vous convient pas, allez vivre aux USA.


      • Ar zen Ar zen 17 avril 23:51

        @Yaurrick


        Rien à voir avec une pensée étatique ! Si vous estimez que l’impôt sur les bénéfices est trop élevé il y a une autre solution : répartir la richesse crée avant le bilan dégageant les bénéfices. Il suffit pour cela de payer davantage les salariés. Il y aura moins de bénéfices et la société concernée paiera moins d’impôts. Vous voyez que les chose sont simples ! Je sais bien que les actionnaires qui veulent récupérer de la monnaie sans rien faire, en laissant « travailler » leur argent, ne seront pas satisfaits mais ils sont moins nombreux que les travailleurs qui, eux, ont besoin de cet argent. 

        Quant à votre couplet sur « je défends ce qui est le mieux pour moi », cela frise l’égoïsme. On ne fait pas une société apaisée en s’appuyant sur des égoïsmes. Il faut des régulations. Mais, visiblement, ce n’est pas votre point de vue. Vous êtes plutôt du genre « tout pour ma gueule » que les autres se débrouillent. Au moins vous assumez. En ce qui me concerne, ce n’est pas le monde dans lequel je souhaite vivre, je ne suis pas partisan du chacun pour soi. 

      • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 18 avril 08:24

        @Yaurrick
        Les riches ne créent pas de richesse, ils accumulent de la monnaie. Les riches ne se sont jamais autant enrichis qu’en cette période de stagnation de la richesse. Ils n’améliorent pas la situation des pauvres, ils la dégradent !
        La détention d’une grande quantité de monnaie c’est de l’exploitation. Puisque la monnaie ne pousse pas des arbres, la seule manière pour un pauvres d’espérer en obtenir c’est de travailler pour eux. C’est donc un manque de liberté flagrant c’est une situation anti-libérale philosophique comme économique.
        La hausse du SMIC n’est pas concomitante à la hausse du chômage ! Le chômage n’a cessé d’augmenter depuis 2011 alors que le SMIC n’a réellement augmenté qu’en 2015.
        Par contre le chômage a lourdement augmenté avec la hausse de l’âge du départ en retraite, c’est étrange...
        Il a énormément diminué juste au moment de la mise en place des 35h AVEC la hausse du SMIC... Mais c’est un hasard aussi je suppose....


      • oncle archibald 17 avril 10:56

        Le hic de votre raisonnement à la con c’est que la monnaie n’est pas « créée durablement » par l’emprunt, elle est créée juste pour le temps contractuel du remboursement. Si l’emprunteur est défaillant, s’il ne rembourse pas, le système s’écroule.


        • doctorix doctorix 17 avril 11:07

          @oncle archibald
           elle est créée juste pour le temps contractuel du remboursement


          Oui, ça c’est la théorie.
          Dans la pratique, on ne détruit pas l’argent créé.
          On en crée toujours plus. Pourquoi se priver ?
          La FED est grande spécialiste de cette pratique, et c’est ce qui fait que les USA vivent sur le dos du reste du monde.
          Jusqu’à ce que la confiance s’envole et que tout le système éclate.

        • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 11:16

          @oncle archibald
          Vous êtes sur le point d’achever le raisonnement qui devait constituer mon 3e article sur le sujet.
          En effet vous avez entièrement raison.

          Les États sont incapables de rembourser sans que de nouveaux emprunts aient lieu
          ET
          quand vous dites :
          la monnaie n’est pas « créée durablement » par l’emprunt, elle est créée juste pour le temps contractuel du remboursement

          Cela se traduit par :
          La monnaie n’est créée durablement que si l’emprunt est remplacé ailleurs par un autre emprunt au moins aussi équivalent
          .

          Vous venez de montrer que le système actuel du financement des États est un système de Ponzi à l’échelle mondiale, voilà le « hic de mon raisonnement à la con ». Nous sommes très exactement en train d’attendre que le système s’écroule.
          Il ne s’écroule pas tant qu’il y a de nouveaux emprunts. Il a fortement vacillé lors de la crise des subprimes et de la crise Grecque. La BCE a sauvé le système des emprunts en les garantissant (en rachetant les titres irremboursables à court terme sur le marché secondaire), c’est-à-dire en voulant se montrer garante du schéma de Ponzi européen.


        • oncle archibald 17 avril 11:39

          @Pierre Chaillot : deuxième hic de votre raisonnement à la con. Ainsi donc si tous les emprunteurs remboursent leurs emprunts, la monnaie n’existe plus ?

          La seule chose qui puisse faire que la monnaie n’existe plus, et donc que la banque ne puisse plus prêter à ceux qui souhaiteraient emprunter, c’est l’absence de remboursement des premiers emprunteurs !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 avril 11:47

          @Pierre Chaillot
          Personne n’a expliqué clairement aux Français qu’en votant oui au Traité de Maastricht, allait se mettre en place une pyramide de Ponzi au bénéfice des banques.
          Mais l’ UE , qui nous a mis dans la panade, a tout prévu !


          Depuis 2015, une directive européenne prévoit que les Etats pourront sauver les banques en siphonnant les comptes de leurs clients !
          « La ponction des comptes bancaires et désormais légale en France »

        • Alren Alren 17 avril 11:48

          @Pierre Chaillot

          La BCE a sauvé le système des emprunts en rachetant les titres irremboursables à court terme sur le marché secondaire

          Mais ce rachat de dette par la BCE a été faite avec du vent, rien qui s’appuie sur une valeur réelle comme une épargne préalable, transformant ainsi l’euro à l’exemple du dollar en monnaie de singe (n’est-ce pas fred, le pro-US ?).

          Tout cela parce que la fiscalité n’est pas juste et favorise l’impôt privé que constitue le prélèvement excessif des capitalistes sur la richesse produite par le travail.

          Avec une fiscalité juste, l’État français aurait un excédent de recettes sur les dépenses.

          Et comme vous le dites, Pierre Chaillot, les banques privées se battraient pour lui prêter à taux négatifs pour garder leur AAA.

          Félicitations pour votre article si limpide.


        • oncle archibald 17 avril 12:02

          @Alren : OUI ! Avec une fiscalité juste et sans fraudeurs, l’État français aurait un très bel excédent de recettes sur les dépenses, il pourrait rembourser ses dettes et n’emprunter que pour investir sur le long terme au lieu d’emprunter pour payer ses fonctionnaires !

          L’emprunt n’est pas une mauvaise chose en soi, c’est le crédit revolving utilisé comme système de financement des dépenses courantes qui est insupportable.


        • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 12:08

          @oncle archibald
          Non c’est faux, vous ne démontez toujours pas mon raisonnement à la con.
          Il y a un sotck de monnaie qui ne correspond à aucun dette, celui de 1973, regardez la dette française, vous verrez qu’elle part de ce point. En 1973, seule la partie de la monnaie correspondant à une créance des ménages et entreprises était une dette. L’État garantissait sa monnaie sur sa parité avec le dollar qui lui-même était sensé être garanti par le stock d’or américain. Nous sommes parti de là et 1973 et depuis empruntons pour le surplus.

          Oui exactement, c’est ce qu l’on appelle un schéma de Ponzi, le principe qu’a utilisé Bernard Madoff. Sauf que nous l’avons mis en prison puisqu’il est interdit de monter ce procédé quand on est un individu sans licence bancaire.

          Pour la suite de vos commentaires, si vous pouviez construire une pensée sans être insultant ça ne serait pas plus mal. D’autant que pour l’instant vous n’infirmez en rien mon raisonnement. Vous êtes même en train de parcourir un chemin de pensée identique au mien. Voyons si vous parvenez à une conclusion différente.


        • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 12:11

          @Alren
          Oui la création de monnaie de la BCE se fait avec du vent. Il n’y a aucun obligation de transformer cette monnaie en de la richesse réelle. C’est un des problèmes que l’on règlerait si la BCE prêtait directement aux États pour des investissements réels.


        • doctorix doctorix 17 avril 12:39

          @Pierre Chaillot
          Ou si on se passait de l’UE, de l’Euro et de la BCE.


        • oncle archibald 17 avril 13:01

          @Pierre Chaillot vous avez écrit :

          « La monnaie n’est créée durablement que si l’emprunt est remplacé ailleurs par un autre emprunt au moins aussi équivalent. »

          Je vous ai répondu :

          « Ainsi, si tous les emprunteurs remboursent leurs emprunts, la monnaie n’existe plus ? »

          A cette question précise vous répondez quoi ?


        • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 13:19

          @oncle archibald
          Relisez la première partie de ma réponse :
          Il y a un stock de monnaie qui ne correspond à aucun dette, celui de 1973.
          Ce stock est de la monnaie de capital. Certaines propositions de spécialistes de la monnaie (dont vous trouverez des articles sur ce site) proposent de révolutionner notre monnaie en supprimant cette partie de capital pour qu’il ne reste que de la monnaie correspondant à une dette.


        • Pierre Chaillot Pierre Chaillot 17 avril 15:02

          @Fifi Brind_acier
          Oui en effet, on voit bien par cette loi la connivence entre les banques et les dirigeants européens... En même temps nous n’avons pas attendu l’Europe pour élire Pompidou et tous les suivants qui ont participé à cette pyramide sans aucune obligation de l’Europe... L’Europe n’a rien changé, elle a été modelée par ces personnes...

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