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Accueil du site > Actualités > Economie > Dette : « dépenser plus pour pouvoir être réélu »

Dette : « dépenser plus pour pouvoir être réélu »

Dette : l’exemple français

Le président de la Cour de comptes, Philippe Seguin, vient encore de frapper. Pour nous dire que, côté dette, rien ne s’arrange et qu’il ne croit pas une seconde à ce que nous puissions revenir à un budget équilibré en 2012 comme notre président s’y est pourtant engagé auprès de la Commission de Bruxelles à plusieurs reprises. Un doute que je partage totalement à l’examen des comportements de nos hommes politiques de droite comme de gauche, tous acquis au "dépenser plus pour pouvoir être réélus".

Les chiffres sont en effet têtus et ne montrent pas une quelconque efficacité des politiques mise en œuvre depuis l’élection de notre président. Jugez en plutôt ci-contre. Nos dépenses publiques continuent à se situer au-dessus de la moitié du chiffre d’affaires global (le PIB) du pays et sans infléchissement à la baisse. Là où les autres pays européens essayent avec quelques succès de les diminuer comme l’Allemagne en particulier. Même les pays nordiques réputés pour leur forte protection sociale et leur taux d’imposition très lourd ont fait des efforts dans ce domaine. Non pas en diminuant ces services, mais en trouvant d’autres moyens de les rendre à moindre coût et surtout en diminuant le train de vie de l’Etat.

Avez-vous vu le début du commencement d’un tel effort chez nous ? Que nenni ! Nous continuons à attendre comme le messie l’arrivée du point de croissance supplémentaire que notre président nous a promis d’aller chercher avec les dents. L’ennuyeux c’est que la croissance ne se décrète pas et qu’elle passe par l’amélioration de la compétitivité des entreprises, une notion que nos hommes politiques - et nos syndicats - semblent totalement ignorer.

Notre dette en est ainsi arrivée aux 1 200 milliards d’euros, soit 47 000 euros par Français actif et le seul service de la dette (les intérêts des sommes qui nous sont prêtés uniquement) se montent à un mois de salaire par Français actif en moyenne. Pour équilibrer le budget en 2012, il faudrait donc trouver des économies de l’ordre de 47 milliards d’euros dans nos budgets annuels, alors que la seule charge des intérêts, qui a plutôt tendance à être à la hausse avec celle des taux, est déjà de 52 milliards et que le programme de Revue générale des politiques publiques (RGPP) n’a identifié d’économies que pour 6 milliards environ. Autant dire qu’elle est hors de portée sauf retournement de la conjoncture.

L’ennui c’est que la France semble être le seul pays à ne pas avoir profité de la conjoncture porteuse de ces dernières années là où des pays comme la Grèce ou le Portugal l’ont fait, pour rétablir l’équilibre de nos finances. Nous, apparemment, avons continué sur la voie du gaspillage. Il sera difficile d’avoir un minimum de crédibilité dans ces conditions pour mener l’Europe ces six prochains mois.

Etait-il possible de faire autrement, me direz-vous ? Apparemment oui, comme d’autres pays l’ont fait ces dernières années dont je vous reparlerai ces jours suivants. Mais bien sûr avec du courage politique pour ceux qui l’ont fait et des efforts pour le peuple qui ont eu à subir ces rééquilibrages. Il est facile de fustiger le "traitement purement financier" des problèmes comme nos politiciens se plaisent à le faire, et c’est sans doute possible sur une période limitée de temps, mais comment à terme peut-on faire autrement ? En particulier lorsqu’on a reculé devant l’obstacle et l’effort depuis vingt-cinq ans ?

Autre point délicat dans la gestion financière du pays, canalblog063nous avons, avec la loi de décentralisation Raffarin, créé de nouveaux pouvoirs de dépenses, les régions, qui se sont empressés de les utiliser à plein pour combler, il est vrai des besoins que la centralisation n’avait pas su adresser. Mais les dépenses, financées par l’emprunt, sont bien là et viennent s’ajouter à celle du budget de l’Etat et de la dette globale. Alors que les responsables de cette dette, vos élus locaux, ne sont pas considérés comme responsables de ces dépenses nouvelles. Une situation finalement proche de celle de l’Allemagne et de ses Landërs, eux aussi grands amateurs de déséquilibres financiers.

Voilà donc où nous en sommes et ce n’est malheureusement pas brillant. D’autant plus que nous ne voyons aucun signe de changement de politique dans un monde politique très bling-bling, à droite comme à gauche.

Dette : l’exemple portugais

Nous ne sommes pas les seuls en Europe et ailleurs à vivre au-dessus de nos moyens et à dépenser plus que nous ne gagnons. La solution traditionnelle qui consistait à dévaluer la monnaie n’étant plus à notre portée du fait de l’euro, il faut impérativement en revenir un jour ou l’autre à l’orthodoxie financière et à ne dépenser que ce que nous gagnons. Mais voilà, nous, Français, habitués depuis vingt-cinq ans à vivre à crédit, ne savons pas comment faire.

J’avais eu l’occasion de signaler dans ce blog la méthode canadienne qui a consisté, dans une situation financière semblable à la nôtre, à repartir de la feuille blanche en quelque sorte et à se reposer la questions des missions régaliennes qui doivent impérativement rester dans le giron de l’Etat et être assurées par ses fonctionnaires, de celles qui, tout en restant sous la responsabilité de l’Etat, peuvent être assurées en faisant appel au privé et de celles qui n’ont plus de raison d’être assurées par l’Etat. C’est grâce à cette méthode qu’il y a dix ans environ l’Etat Canadien a pu rééquilibrer dépenses et recettes et graduellement rembourser la dette colossale, semblable à la nôtre, qui l’étouffait. Vous pouvez encore aller voir comment fonctionne cet Etat. Il fonctionne toujours, dix ans plus tard, sur la base d’un budget en équilibre ! Bravo !

Plus près de nous, la même mésaventure budgétaire touchait le Portugal, qui, en 2005, s’était retrouvé avec un déficit d’exécution de son budget de 6,1 % de son Produit national brut et une dette de 64,7 % de ce PNB. En d’autres termes, huit mois de travail de tout le pays pour rembourser la dette à ses créanciers !

C’est alors qu’est arrivé au pouvoir un socialiste, José Socratés, qui a jugé le problème de la dette suffisamment grave et invalidant pour le pays pour décider de s’y attaquer avec vigueur. Les résultats sont là. Deux ans plus tard, en 2007, le déficit public était tombé à 2,6 % et, en 2008, il est prévu tomber à 2,2 %. Quant à la dette, elle est en légère régression à 63 % environ. Autre particularité, la Sécurité sociale portugaise est en excédent d’1,2 milliard d’euros !

Le diagnostic de José Socratés sur la situation quasi désespérée du pays était qu’elle était due au fait que le pays croulait sous la charge de son administration et du poids de ses institutions et organismes. 700 000 fonctionnaires pour 10 millions d’habitants, soit en termes équivalents pour la France et sa population de 60 millions d’habitants, 4,2 millions de fonctionnaires, un chiffre inférieur pourtant aux effectifs actuels. Et pas moins de 568 organismes publics ou para-publics, instituts ou commissions diverses.

José Socratés considéra que le problème de la dette était suffisamment critique et invalidant pour le pays pour qu’il décide de devoir s’y attaquer en premier. Il décida de ne remplacer qu’un fonctionnaire partant en retraite sur deux et de diminuer le nombre de postes de direction dans la haute administration de 25 %. Il supprima également pas moins de 187 organismes publics. Enfin, il fallut désormais faire preuve de son mérite et de sa compétence pour avoir droit à des augmentations et promotions. Gageons qu’il a dû réduire également sensiblement les avantages qui vont avec les postes.

Côté recettes, le TVA passa de 19 à 21 % avant de revenir ces jours derniers à 20 %. Quant à l’âge de départ en retraite, il a été fixé à 65 ans et s’ajustera automatiquement en fonction de la progression de l’espérance de vie.

Comme vous pouvez l’imaginer, tout ceci ne s’est pas fait sans des manifestations multiples de ceux que ces mesures touchaient. Je ne peux pas vous promettre, d’ailleurs, que José Socratés sera réélu triomphalement aux prochaines élections, mais au moins il aura fait le travail de nettoyage des comptes qui était indispensable et laissera place à peu près nette à son successeur.

Nous sommes, en France, dans une situation financière équivalente qui avait été prise en compte (un peu) dans les débuts de la campagne présidentielle avant de tomber aux oubliettes. Sans doute était-ce un sujet trop "difficile" pour les Français ou trop risqué pour les candidats. Depuis, vous n’en avez quasiment plus jamais entendu parler. On hésite même à dire qu’effectivement "il n’y a plus d’argent dans les caisses" pour ne pas affoler les électeurs. On est passé du remplacement d’un fonctionnaire sur trois à un sur deux. On n’a toujours pas conclu sur l’avancement de l’âge de la retraite d’un petite année à 61 ans, et notre Sécurité sociale est toujours largement en déficit sans que nous ne sachions comment équilibrer les comptes sans grève générale. Enfin, on a l’impression que l’on crée tous les jours de nouveaux organismes, Hautes Autorités, Centre d’étude de ceci ou de cela, sans jamais faire le compte de ceux existants, s’assurer que le nouvel organisme ne fait pas doublon avec des organismes déjà existants ni bien sûr en supprimer. Avec les avantages statutaires qui vont avec car, bien sûr, ces messieurs, comme on dit chez l’Oréal, "le valent bien" !

Quant au train de vie de l’Etat que vous financez, c’est toujours bling-bling...

Dette : l’exemple allemand

L’Allemagne, elle aussi, a des problèmes de déficit public supérieur aux exigences du traité de Maastricht de 3 % maximum du Produit intérieur brut. Elle s’est également attaquée à le maîtriser, en même temps que la France, du temps des gouvernements Raffarin et De Villepin. Mais, contrairement à nous, avec succès puisqu’elle est "rentrée dans les clous" du traité et surtout qu’elle poursuit l’effort pour arriver à un budget totalement équilibré en 2010. Il est vrai que son ministre des Finances, issu du gouvernement de coalition et socialiste, est intraitable sur le sujet et fortement soutenu par Angela Merkel. Il a donc acquis une vraie crédibilité sur ces objectifs.

L’Etat allemand souffre de la difficulté structurelle et organisationnelle d’avoir deux sources de dépenses indépendantes, l’Etat fédéral et les Landërs, les régions, qui ont en principe toute liberté pour fixer leurs budgets. La conjugaison de ces deux libertés budgétaires fait qu’il est difficile de gérer un budget global et un déficit qui se calcule globalement au niveau de la nation. Une situation qui est très proche de celle de la France depuis que nous avons créé les régions et leur avons donné leur indépendance budgétaire.

Sur le plan industriel, le patronat allemand et ses syndicats ont pris le taureau par les cornes et se sont attelés avec l’aide du gouvernement à améliorer leur compétitivité, en revenant parfois sur des avantages salariaux et statutaires et en particulier sur la durée du temps de travail. Effort dont nous avons vu quelques effets dans les usines françaises de certaines sociétés allemandes qui ont appliqué les mêmes principes avec l’assentiment des syndicats locaux et du personnel (Bosch à Venissieux, etc.). C’est d’ailleurs cet effort du secteur industriel qui a permis à l’Allemagne un retournement spectaculaire de sa balance des paiements.

Sur le plan de la gestion des finances publiques, l’idée est d’arriver à un équilibre budgétaire sur l’ensemble d’un cycle économique. Car, effectivement, il y a des années fastes et des années difficiles comme celles que nous vivons actuellement et également des cas de force majeure qu’il faut bien assumer.

Le gouvernement envisage donc d’instituer au plus haut niveau de la Constitution, la Loi Fondamentale article 109, des obligations de déficit maximum sur l’année (aux alentours des 3 %), sur un cycle économique à définir (on parle d’un déficit de 0 à 0,75 % maximum), ou sur les deux. Et pour pouvoir le respecter dans leur système de budget de dépenses indépendant entre Etats, Landërs, et Sécurité sociale, de mettre en place un "Conseil de stabilité" regroupant à parité représentants de l’Etat (Bund) et des Landërs.

Ce sont les propositions communes du chef du groupe SPD au Bundestag et du président du Bade Wurtemberg, CDU, Günther Ottinger à la commission de réforme du fédéralisme. Planning des activités de cette commission : propositions définitives à faire approuver par le Bundestag aux deux tiers des votants en octobre/novembre et par le Bundesrat qui représente les régions début 2009.

Objectif fondamental : ne pas faire supporter aux générations futures la charge des inconséquences de gestion de la génération actuelle ! On peut rêver.

Bravo l’Allemagne en tout cas... et à quand une telle remise en cause intergénérationnelle en France ?

Crédit image : Michaelski


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132 réactions à cet article    


  • Spyc 1er juillet 2008 16:25

    Ah ben il faudra d’abord que les Français cessent de se regarder le nombril !
    Ils devront aussi comprendre qu’être rétribué en fonction de son mérite ne constitue pas une injustice que ce soit dans le privé ou le public.
    De plus avec une espérance de vie de 80 ans (ou plus) on ne travaille que la moitié de sa vie et ce n’est pas cette moitié qui coute le plus cher à la société, il faut donc bien compenser quelque-part : soit on travaille plus dans la semaine, soit on travaille plus longtemps (en adaptant bien-sûr le poste à l’âge du travailleur).

    En clair, il faudra que le(la) prochain(e) président(e) ait les c.... d’appliquer son programme pour le bien de la société française (et du peuple français qui ne s’en rendra compte que bien tard)


    • geko 1er juillet 2008 17:01

      Le prochain président ? Vous voulez dire que la France a besoin d’un président tout court et de ministres compétents !


    • Spyc 1er juillet 2008 17:10

      En effet un(e) vrai(e) président(e) est nécéssaire, pas un fantoche qui nous fait de l’esbrouffe entouré d’incompétent(e)s ...


    • finael finael 2 juillet 2008 14:21

      @ spyc

      Et comment évaluez vous "le mérite" ?

      Sur quels critères ? Qui serait chargé de "l’évaluer" ?

       Avec de telles notions, fort répandues dans notre idéologie de la compétition et totalement subjectives on évacue tout simplement le fait qu’une tâche, une découverte, une construction sont toujours le fruit d’une collaboration, se bâtissent sur la sueur des prédécesseurs.

       Tous ces ouvrier(ère)s, ces employé(e)s qu’on licencie (EADS, ARCELOR-MITTAL, ...) ont-ils (ou elles) "démérité" ?

       Détail : les salariés allemands touchent en moyenne 1 1/2 ce que touchent leurs équivalents français, seraient-ils donc plus "méritants" ?


    • finael finael 2 juillet 2008 14:46

      Ces histoires de "dette publique", répétées à satiété à longueur de media et ayant une très forte connotation idéologique néo-lobérale me fatiguent et m’énervent.

      Comparer la "dette" d’un état à celle d’un ménage revient à comparer des poules et des théories d’astrophysique : en fait cela n’a rien à voir.

      Décider qu’une meilleure éducation, des infrastructures, une population en bonne santé sont autant de facteurs de "dette" relève d’une idéologie bien particulière et à courte vue. Et les bénéfices de cette éducation, de ces infrastructures, etc ... ils n’existent pas ?

      Comme je l’ai déjà souligné par ailleurs, mieux vaudrait sans doute, pour ces "économistes distingués", laisser le pays à vau l’eau, euthanasier les vieux et les malades, ne pas former les citoyens, ne pas secourir ceux qui sont dans le besoin, etc ...

      L’être humain, vous connaissez ?

      Au fait, auprès de qui l’état est-il endetté ?
      De ses citoyens. Autrement-dit de lui même.
      Des financiers qui d’un côté bénéficient de "cadeaux fiscaux" et reprêtent - à intérêt - les sommes ainsi généreusement attribuées à l’état qui leur en a fait cadeau !

      Bien sûr il y a d’autres dettes : auprès des investisseurs étrangers ... à qui on offre des ponts d’or pour qu’ils investissent chez nous !
      Etc ... Etc ... Etc ...

      Et pour finir, cerise sur ce gateau néo-libéral, personne n’a jamais pu montrer une relation quelconque entre la "dette" d’un pays et la santé de son économie !


    • Spyc 2 juillet 2008 15:19

      @finael

      Tout travail produit un résultat (sauf pour les artistes malchanceux), à partir de là on peut juger de la qualité du résultat ainsi que de la manière d’y arriver, dans les critères de mérite on peut aussi rajouter l’intégration à l’équipe de travail.

      Quand à savoir qui juge de ces critères, il faut qu’il y ait l’employeur et la communauté des employés concerné par le travail de la personne à juger.

      Les exemples de licenciement que vous citez, ne provienne que de mauvaises gestion des entreprises et ne sont pas le faits des employés, je n’ai jamais dit que la promotion au mérite était vraiment en place dans le privé...

      Quand aux salariés allemands, et bien je pense que oui...


    • Goldenboy 1er juillet 2008 16:53

      La dette c’est de la grosse gamique, elle fut remboursée plusieurs fois, aussi nous sommes endettés pour quoi et à qui est-il question de rembourser ?


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 1er juillet 2008 17:03

        à la moindre réforme tous les ayant-droit sur les boulevards , la France le pays qui ( se ) défile...


        • nono 1er juillet 2008 17:10

          Vous êtes vous déja demandé qui tire avantage de l’endettement des pays ?
          Regarder du coté des traités européens, vous aurez votre réponse.

          C’est ça la vraie question qu’il faut se poser.




          • karg se 1er juillet 2008 17:13

            Si on supprime les très inefficace niche fiscales, on récupère 70Md, si on fait le tri dans les exonérations de charges sociales inutiles aux entreprises, on récupère facile 15Md. Adios la dette et en prime l’impôts redevient juste (à revenu égal même taux d’imposition et progressivité réel). CQFD.
            Bon maintenant faut le faire, ça veut dire renoncer à tout copinage électoral.


            • donino30 donino30 1er juillet 2008 22:17

              Et allez, rebelote sur les niches fiscales... Vous ne maitrisez absolument pas de quoi vous parlez, alors n’en parlez pas svp. Il va vraiment falloir faire un article sur le sujet pour les gens sachent exactement ce que sont ces "niches". De l’aveu même de militants forts gauchistes, il y a au maximum 8 milliards "récupérables" sur ces 70. Vous ne me croyez pas, faites vos recherches et revenez après, mais avant ça arrêtez avec cette histoire par pitié.


            • karg se 2 juillet 2008 10:40

              http://www.lesechos.fr/info/analyses/4742770.htm

              Les échos, journal gauchiste reconnu, quelques extraits :

              "Imaginez-vous, Mesdames et Messieurs les députés, un jardin à la française orné de 486 niches ? Non, avec une telle densité, nous vivons plutôt dans un bidonville cynophile où poussent sans arrêt de nouveaux abris (plus d’un par mois, selon le rapport parlementaire), bâtis à la sauvette avec quelques bouts de bois et un peu de tôle. Dans un vrai jardin fiscal à la française, il y aurait six, huit ou dix belles grosses niches, réservées aux bonnes oeuvres, à l’emploi à domicile (pour compenser la multiplication par deux du salaire par l’adjonction des cotisations sociales), à l’investissement dans l’innovation et quelques autres projets d’avenir. Mais pas 486 ! La solution, c’est raser, pas bricoler perpétuellement."

              "Voilà comment nous en arrivons à... 73 milliards d’euros de niches pour cette année, alors que l’impôt sur le revenu devrait rapporter 60 milliards. Ce qui ressemble à un étrange paradoxe : ce que nous évitons de payer dépasse ce que nous payons ! Nous sommes ici les champions du monde, au moins parmi les pays développés. « La France est le pays du G7 qui compte le plus grand nombre de dépenses fiscales », constate le rapport des six mousquetaires de l’Assemblée. C’est aussi le pays de l’OCDE où l’impôt sur le revenu est de loin le plus faible. Selon les prévisions de Bercy, il devrait collecter 3 % du PIB en 2008. Aux Etats-Unis, l’impôt sur le revenu (échelon fédéral et Etats confondus) rapportera cette année 8,5 % du PIB, à en croire les prévisions des services budgétaires du Congrès. Au paradis du modèle nordique, c’est encore davantage : plus de 15 % en Suède, et près de 25 % au Danemark !"

              "notre propre système de prélèvements est pour l’essentiel « à taux plat » (la complexité en plus, puisqu’il y a une myriade d’impôts et de cotisations). C’est contraire au fameux article 13 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. "



            • Fred 2 juillet 2008 10:53

              Au passage le Danemark est officiellement en récession, deux trimestres de croissance négative.

              En plus si on s’attaque aux niches fiscales, c’est surtout les classes moyennes et pauvres qui vont souffrir mais allons y, moi ça ne me dérange pas je profite de rien : pas d’enfant, salaire moyen plus, pas propriétaire. L’exemple parfait du payeur qui ne peut rien défiscaliser.


            • karg se 2 juillet 2008 11:02

              @Fred : le Danemark a des soucis de main d’oeuvre, c’est ça qui ralenti leur croissance, mais comme ils sont déjà bien riche et le chômage à 3%, un peu de stagnation n’est pas si grave.


            • donino30 donino30 2 juillet 2008 11:15

              Vous n’avez apparemment pas compris mon commentaire Karg, ce n’est pas le montant de 73 milliards que je conteste mais sa composition. Ce que je veux dire, c’est que si vous listez les niches fiscales avec les montants en face, vous arrivez à retirer au maximum 8 milliards sur ces 73. Les autres, Besancenot lui même n’oserait pas y toucher s’il voyait leur libellé. Je n’ai pas envie de recommencer un long fil de discussion sur le sujet, si vous êtes quelqun de sérieux faites des recherches sur la composition exhaustive de ces niches fiscales et vous verrez que j’ai raison. Et si vous n’êtes pas d’accord, soumettez un article sur la question ce serait intéressant d’en discuter sur une base solide, mais ne balancez pas comme cela des chiffres non maitrisés sur des sujets aussi importants.


            • karg se 2 juillet 2008 11:59

              Donc les échos mentent...


            • JPC45 2 juillet 2008 12:27

              comparer le poids de l’impot sur le revenu de la France avec d’autres pays pour en conclure qu’il est trop faible en France, n’est pas bien intelligent car en France, le financement de la protection sociale se fait par les cotisations sociales et non par l’impot donc la comparaison n’a aucun sens.
              Ce journaliste n’ets qu’un journaliste qui ne connait pas grand chose.


            • donino30 donino30 2 juillet 2008 12:32

              Rassurez moi Karg, vous lisez ce que l’on vous écrit au moins ? Vous ne me donnez guère l’impression de le vouloir. Tant pis...


            • karg se 2 juillet 2008 13:22

              73Md dans 486 niches, c’est l’info donné par les échos, vous la mettez en doute ?


            • donino30 donino30 2 juillet 2008 13:33

              copier / coller de mon commentaire précédent, il convient parfaitement :

              "Vous n’avez apparemment pas compris mon commentaire Karg, ce n’est pas le montant de 73 milliards que je conteste mais sa composition. Ce que je veux dire, c’est que si vous listez les niches fiscales avec les montants en face, vous arrivez à retirer au maximum 8 milliards sur ces 73. Les autres, Besancenot lui même n’oserait pas y toucher s’il voyait leur libellé. Je n’ai pas envie de recommencer un long fil de discussion sur le sujet, si vous êtes quelqun de sérieux faites des recherches sur la composition exhaustive de ces niches fiscales et vous verrez que j’ai raison. Et si vous n’êtes pas d’accord, soumettez un article sur la question ce serait intéressant d’en discuter sur une base solide, mais ne balancez pas comme cela des chiffres non maitrisés sur des sujets aussi importants."


            • Fred 2 juillet 2008 14:09

              "@Fred : le Danemark a des soucis de main d’oeuvre, c’est ça qui ralenti leur croissance, mais comme ils sont déjà bien riche et le chômage à 3%, un peu de stagnation n’est pas si grave."

              Il y a d’autres choses qui expliquent le succès Danois.


              - temps partiel : 22% de la population active, forcement ça fait baisser les chiffres du chômage

              - pas d’ISF donc attraction

              - impôt sur les sociétés plus faibles qu’en France

              - au bout de deux refus au chômage (d’ailleurs plafonné à 2000-2500€/mois) perte des allocations (ça vous rappelle rien)

              - pas de sécurité d’emploi pour les fonctionnaires

              - aucune indemnité de licenciement pour un employé avec moins de 12 ans d’ancienneté

              - la base de l’impôt a été élargie sur les salaires les plus faibles contraitement ou en France 50% des salariés ne paient pas d’impôt sur le revenu
              ...

              Si on essayait de passer ces mesures en France, on se ferait traiter de libéral et de sale capitaliste alors que ce pays est socialiste. Moi je suis plutôt pour mais je pense que les mêmes qui se plaignent en permanence du système français ne voudraient pas de ce système, ils pensent que l’on peut continuer à vivre comme dans les 30 glorieuses, idée perpétuée par les différents partis de gauche.


            • xa 2 juillet 2008 15:08

              Karg
              Vous semblez ne pas avoir lu l’article des Echos.

              Il n’est pas question de revoir le montant des niches, mais l’organisation de celles-ci. Il y en a 486, ce qui rend presque nécessaire un conseiller fiscal pour comprendre comment ça marche, alors qu’on pourrait les regrouper en une dizaine de grosse niche, sans pour autant diminuer les sommes correspondantes.

              C’est la lisibilité de l’impôt dont il est question dans cet article des échos, pas la remise en cause du montant des niches.

              Par ailleurs, sur l’inefficacité des niches, compte tenu du fait que de nombreuses niches concernent des électeurs pas si fortunés que la légende le laisse croire, il est inconcevable "électoralement parlant" de les remettre en cause. C’est ce sur quoi Donino vous réponds : on pourrait récupérer 8 milliards sur les 73.



            • karg se 2 juillet 2008 17:47

              Je ne conteste pas que certaines niches est une motivation sociale, mais c’est une très mauvaise méthode que de faire du social en jouant sur la charité subventionné. On a franchement besoin de faire table rase et de simplifier au maximum le fonctionnement de l’état pour que l’argent soit mieux utilisé.


            • karg se 2 juillet 2008 17:51

              Fred c’est franchement pas un mal que tout le monde paye l’IR (responsabilisation) et que le montant du chôamge soit plafonné, c’est les hauts salaires qui profitent volontairement du chômage, par les smicards.

              Pour l’obligation de reprendre un emploi, c’est tellement facile de rater une embauche (on peut se saborder durant l’entretient) ou se faire virer durant la période d’essai...


            • Fred 2 juillet 2008 19:25

              "Fred c’est franchement pas un mal que tout le monde paye l’IR (responsabilisation) et que le montant du chôamge soit plafonné, c’est les hauts salaires qui profitent volontairement du chômage, par les smicards.

              Pour l’obligation de reprendre un emploi, c’est tellement facile de rater une embauche (on peut se saborder durant l’entretient) ou se faire virer durant la période d’essai..."

              Proposez d’augmenter l’IR sur les plus pauvres et vous aurez tout le monde dans la rue. Ensuite je suis plutot d’accord sur le plafonnement du chomage.

              Ensuite vous evitez de commenter sur les autres mesures prises par le Danemark : pas d’ISF, baisse des impots sur les societes, pas d’indemnisation de licenciement, status prive pour tous les fonctionnaires...quelles sont vos positions par rapport a ces mesures ?


            • karg se 2 juillet 2008 20:45

              Je propose d’augmenter l’IR pour les riches qui payent rien graçe aux niches fiscales. C’est différent.


            • Fred 3 juillet 2008 14:06

              "Je propose d’augmenter l’IR pour les riches qui payent rien graçe aux niches fiscales. C’est différent."

              d’accord donc comme de nombreuses personnes qui parlent des systèmes scandinaves en bien, vous ne voulez garder que la partie liée aux riches pensant que les autres ne participent pas à la réussite de ces pays, c’est bien ça ?

              Je vous conseille quand même de regarder les différentes niches fiscales pour voir que la grande majorité de l’argent dépensé l’est pour tout le monde et non exclusivement pour les riches.

              Moi comme vous je pense que l’on peut effectivement reprendre de l’argent aux riches mais je suis pour aussi pour supprimer le système de part, cad une famille avec 3 enfants paiera autant d’impôt qu’un couple sans enfant (à salaire équivalent). Sachant que le système est plutôt axé pour les gens avec familles (éducation nationale premier budget de l’état avec 25% des dépenses, cotisation à la sécu équivalent quelque soit le nombre d’ayant-droit, crèche et défiscalisation de la nounou, allocations familiales...) cela fera en sorte que tout le monde contribue AUTANT dans le système. De plus ce système de part avantage largement les plus riches.


            • karg se 3 juillet 2008 19:42

              La question n’est pas forcément qu’elles s’adressent à des riches ou des pauvres, surtout quand on paye l’IR c’est qu’on est dans la première moitié, donc pas trop pauvre. La question est comment rendre le système fiscal simple et efficace, en faisant de la proportionnalité et du taux égal à revenu égal une réalité.

              Récupéré les 70M d’IR et les 15Md d’exonération, c’est qu’une boutade, on pourrai discuter de l’utilisation de se surplus (réduction d’impôts, remboursement de la dette, investissement). Mais toute réforme de la France doit passer par une simplification profonde du fonctionnement, et pas du rajout.


            • Fred 4 juillet 2008 10:49

              la je suis entierement d’accord. Il faut simplifier le systeme de fiscalite et on pourra degraisser Bercy, ce n’est pas normal qu’il nous faille 130 000 fonctionnaires pour recolter les impots la ou d’autres pays le font avec 10 fois moins.


            • xa 4 juillet 2008 12:00

              Oui.
              Réformer toute la fiscalité devient une nécessité.

              Les avantages sont nombreux : lisibilité, prévisibilité, justice, perception de l’utilité de la fiscalité, ...

              Des pistes ont été proposées. Dans celles-ci, il y a la fusion des charges patronales et salariales à coût du travail maintenu. Cela signifierait que le brut augmente d’autant que la part patronale actuelle, et qu’en contrepartie les cotisations soient uniquement salariales.

              Intérêts ? L’Etat ne peut plus modifier les taux patronaux. Donc il doit réfléchir avant de faire une modification des taux (fâcher 30 millions d’électeurs/employés est plus risqué que de fâcher 100000 électeurs/patrons).

              Ensuite, on peut déporter sur l’IR les charges qui concernent les comptes sociaux non liés au travail (ie : tout sauf retraite, accident du travail, chomage).
              Intérêts ? Tout le monde pairea l’IR, donc tout le monde verra en quoi il participe de la solidarité. La plupart des gens ne tiennent compte que de leur salaire net, pas du brut et encore moins du cout total. Donc ils ne se rendent pas compte qu’ils donnent à l’Etat 50% de ce que leur employeur dépense pour leur travail.

              Ca nécessite, par ailleurs, de revoir la "stratégie" d’affectation d’une recette à une dépense, qui limite le redéploiment simplement les ressources lorsque les besoins évoluent.


              Au final, on ramène une fiche de paye à moins de 10 lignes, on simplifie la vie des comptables, des entreprises. Côté Etat, comme on a moins de "lignes fiscales", on a besoin de moins de vérifications tordues, donc de moins de personnes pour gérer cela (Ursaff et DT). On peut soit réduire les effectifs, soit les reclasser (par exemple sur le contrôle, où il manque du personnel).

              On peut passer à une nouvelle étape. Revoir par exemple, comme les Echos le soulignaient, le découpage des niches fiscales, ce qui veut dire, les évaluer pour vérifier leur pertinence, et les regrouper pour limiter le charabia des 30 modèles de déclarations fiscales (moins de niches, moins de lignes, moins de travail côté DGI, moins d’arrachage de cheveux côté contribuable)



            • faxtronic faxtronic 1er juillet 2008 17:19

              Le probleme c’est que le peuple rembourse la dette que les dirigeants creent a leurs profits


              • docdory docdory 1er juillet 2008 17:41

                 @ Ca dérange 

                Deux pistes pour réduire les dépenses publiques : 

                1°) réduire , puis supprimer à long terme les subventions aux associations . En effet , selon un rapport officiel :
                http://www.associations.gouv.fr/IMG/pdf/Stat-Info_07-04-ok.pdf
                le montant total des subventions publiques aux associations est égal à 34% du budget desdites associations , qui est de 59 milliards d’euros . Les subventions aux associations représentent donc 20 milliards d’euros annuellement .
                Or , que sont en fait les subventions publiques aux associations ? Il s’agit de faire payer indirectement aux citoyens , par l’impôt , une cotisation à des associations , à la raison sociale desquelles ils peuvent parfois être en désaccord complet . De quel droit cette cotisation imposée sans raison aux citoyens ? Si des citoyens décident de constituer une association , libre à eux , mais qu’il ne demandent pas aux citoyens non concernés de payer !

                2°) Arrêter toute nouvelle construction d’infrastructure routière ou aéroportuaire : vu l’augmentation irréversible des prix du carburant , l’utilisation des routes et du transport aérien ne va aller qu’en diminuant . Inutile donc de construire de nouvelles infrastructures ! A noter que la France qui comporte le record mondial de ronds-points par habitants , a déjà dépensé à cet effet cent milliards de francs ( 15 milliards d’euros ) .



                • ze_katt 1er juillet 2008 20:45

                  Attention, de nombreux services publics indispensables fonctionnent sur un mo associatuf. Notamment dans le cadre de l’aide à l’enfance.


                • Yohan Yohan 2 juillet 2008 01:36

                  @ l’auteur

                  Je peux vous rassurer sur ce point, l’Etat a parfaitement compris qu’il était plus facile de réduire ses subventions aux associations que de réduire son propre train de vie. Les coupes claires ont commencé depuis deux ans.
                  Le problème est que si certaines associations font office de sous traitant travaillant à un prix compétitif pour la collectivité, d’autres n’apportent pas de réelle valeur ajoutée. Sauf que dans les coupes claires, le tri n’est pas fait entre associations inutilement budgétivores et associations gérées au cordeau qui font un travail nécessaire et utile. J’ajouterai même que les plus inutiles sont souvent celles qui sont les mieux placées pour faire du lobbying et qui parviennent à se maintenir au détriment de petites associations extrèmement efficaces, qui elles perdent leurs subventions.


                • Yohan Yohan 2 juillet 2008 01:38

                  erratum
                  c’était une réponse à Doctory


                • chris chris 2 juillet 2008 10:07

                  @ Yohan,

                  C’est une blague cette histoire de coupe claire sur les subventions aux associations. L’Etat continue à arroser les associations, et dans le domaine social, le fonds social européen sert de variable d’ajustement, au final les structures type missions locales continuent de se gaver d’argent public.
                   
                  Le scandale des subventions aux associations en France c’est l’entretien du clientélisme et du copinage sur le terrain. 
                  L’Etat ne demande jamais de justifier la réalité physique de l’utilisation des fonds, seule compte la consommation des crédits. Une association peut avoir une subvention, dès lors qu’elle consomme l’argent et qu’elle justifie les dépenses d’une manière ou d’une autre c’est suffisant pour le contrôle de l’Etat qui se borne à demander une obligation de moyens et non de résultat.
                  "Vous n’avez pas fait ce pourquoi on vous a subventionné ? C’est pas grave, vous démontrez que vous avez bouffé tout le pognon, c’est donc que tout va bien..."

                  Seule la procédure de marchés publics généralisée permettrait d’éviter ce genre de dérapages scandaleux 


                • xa 2 juillet 2008 15:15

                  Petite correction.

                  34% des fonds des associations proviennent des subventions publiques, donc Etat + Collectivités, lesquelles n’entre pas dans les calculs de l’auteur. Sur les 20 milliards en question combien viennent des collectivités locales, lesquelles je vous le rappelle, doivent avoir un budget à l’équilibre ?

                  Le rapport en question ne le dit pas. Donc avant d’en savoir plus, difficile de dire que l’Etat pourrait récupérer ces 20 milliards en totalité


                • Spyc 1er juillet 2008 18:06

                  Il est naturellement évident que deux gamins qui roulent à toute allure sur un scooter sans casques et sans respecter le code de la route (c’est bien connu c’est fait pour les chiens) ne peuvent être que d’innocentes victimes quand ils percutent une voiture de police !

                  Sérieusement, ils sont sûrement un peu mou du bulbe à l’ump, mais pour autant ils ne volent pas plus haut ceux qui prennent le parti des dealers et autres petites frappes des quartiers à tout bout de champ, surtout quand ils ont tort d’ailleurs !


                • Spyc 1er juillet 2008 18:22

                  Je ne sous-entend rien du tout, mais la dette ne provient pas des incidents de Villiers le Bel, qui eux même ne sont pas la faute des policiers...

                  Quand à la drogue, certains feraient mieux d’en consommer moins ...


                • kotodeuxmikoto kotodeuxmikoto 2 juillet 2008 01:16

                  ne sont pas la faute des flics.... !ok donc se sont les jeunes qu’ils leur sont renté dedans... !!!!!!!!

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