Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Dette : l’été meurtrier des économies occidentales

Dette : l’été meurtrier des économies occidentales

La crise souveraine de cet été, suite au défaut grec et à la dégradation de la note de la dette publique américaine, place la problématique de la solvabilité des Etats au centre des débats politiques de la rentrée. Dans cette note, Guillaume Hannezo montre que seule une meilleure intégration permettra de garantir la solvabilité de l'Europe. Le contrôle de l'endettement, donc des déficits, doit être au coeur de la nouvelle donne européenne, en échange d'une communautarisation progressive de la dette. Doit être définie pour ce faire une trajectoire de rétablissement des finances publiques contraignante, réaliste et adaptable aux variations de la situation économique. Les progressistes, défenseurs naturels de la solvabilité de l'Etat, patrimoine des plus faibles, doivent s'atteler dès aujourd'hui à cette mission et à sa mise en oeuvre.

Quelques considérations de politique économique pour une « note de rentrée » faisant le point des enjeux de la crise financière qui s’est approfondie au cours de l’été.
 
Le krach de l’été ne vient ni d’une surévaluation des marchés, comme en 1987 ou en 2001, ni de l’anticipation d’un credit crunch, comme en 2008. Il est fait de main d’homme, d’homme politique : indécision des Européens, qui ont accepté le défaut partiel de la Grèce en provoquant une perte de confiance et une hausse des taux qui coûtera plus cher que les 37 milliards à hauteur desquels contribue le secteur privé ; irresponsabilité des Américains, dont le système politique bloqué a rendu envisageable le défaut de la seule dette occidentale que le marché était prêt à absorber en quantité illimitée ; amateurisme des agences.
 
Il nous amène au point où la solvabilité des Etats va être l’enjeu principal des débats politiques, où l’Europe est la première victime née d’un rebondissement de la crise aux Etats–Unis, et où les marchés spéculent sur le pire – même s’il n’est pas le plus probable. Et le pire n’est pas que les pays du Sud sortent de la zone euro, ce qui est pratiquement impossible, mais que l’Allemagne envisage de le faire, si elle épuise tous les autres choix.
 
Or, l’Europe est très solvable si elle est mieux intégrée. Le cœur d’un nouveau Traité européen, au périmètre de la zone euro ou entre certains Etats seulement, c’est d’assurer institutionnellement le respect d’une feuille de route de contrôle des déficits budgétaires, contre une garantie mutuelle, progressive et conditionnelle d’une partie des émissions de dette souveraine au fur et à mesure de leur renouvellement. Cet accord devra tenir compte des inquiétudes légitimes de l’Allemagne. Il peut être complété par de nouvelles responsabilités de la banque centrale et la mise en place de ressources communautaires. Mais les Etats de la zone euro devront un jour, maintenant qu’ils ont ouvert la boîte de Pandore du défaut grec, tracer la « ligne dans le sable » entre les dettes souveraines qui peuvent faire défaut et les autres. S’ils le font, la spéculation s’arrêtera sur cette ligne.
 
D’ici là, les progressistes, défenseurs naturels de la solvabilité de l’Etat, patrimoine des plus faibles, devront adopter une attitude de plus en plus proactive sur les enjeux de ce débat : définir une vraie « règle d’or », garantissant une procédure budgétaire réaliste autant que des engagements chiffrés ; proposer les mesures qui permettront d’engager dès aujourd’hui le redressement, sans risque excessif sur la croissance – mesures qui consistent à maîtriser les dépenses, mais aussi à revenir sur la politique fiscale des dix dernières années, plus nettement que le gouvernement actuel n’a commencé à le faire.
 
La suite sur le site de Terra Nova

Moyenne des avis sur cet article :  1.21/5   (38 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • jaja jaja 7 septembre 2011 09:38

    Les peuples doivent refuser de payer la dette illégitime....et s’il y a des mesures « progressistes » à prendre, pour parler le langage de Terra Nova, c’est bien de nationaliser toutes les banques sans exception et de les regrouper en un monopole public disposant de l’exclusivité du Crédit....

    "La Dette publique n’est pas légitime

    Il n’y a pas de mystère : la Dette publique explose en raison des politiques néo-libérales suivies par les principaux pays depuis 30 ans, ainsi que l’ont montré de nombreux économistes. C’est le prix à payer pour la survie d’un système à bout de souffle, le capitalisme.

    Partout, la pression fiscale sur le Capital, les privilégiés, a été drastiquement réduite à partir des années 80. Divers mécanismes ont été mis en place pour permettre au Capital financier de s’assurer des profits toujours plus juteux. En conséquence, dans la plupart des pays, les États ont mené des politiques de remise en cause des acquis concédés auparavant d’une part, se sont endettés de l’autre. Et à qui ces États ont-ils emprunté ? Aux mêmes en faveur desquels on avait baissé les impôts. Coup double pour les capitalistes !

    Actuellement, les sommes allouées au remboursement de ces dettes indues sont énormes. En France, cette année, 50 milliards iront ainsi dans les poches des capitalistes – quasiment autant que le budget de l’Enseignement public ! Plus que jamais, il est indispensable d’avancer le mot d’ordre du Non paiement de la Dette Publique. Rappelons que ce mot d’ordre de mobilisation, d’action, a fait l’unanimité lors du I° congrès du NPA.

    A ce propos, on ne peut que constater que les dirigeants du PS se prononcent unanimement pour « la rigueur » et le remboursement de cette Dette rubis sur l’ongle. Une fois de plus s’illustre l’abîme qui nous sépare des sociaux-libéraux.

    D’autres à gauche, principalement parmi les « antilibéraux », préconisent d’exiger un « moratoire » de cette Dette, suivi d’un « audit public » censé fournir des arguments pour trier ce qui sera légitime et ce qui ne le serait pas, annuler ce qui ne le serait pas et renégocier – donc rembourser – ce qui le serait.

    Mais discuter du montant de la Dette, de ce qui est vraiment dû et de ce qui ne l’est pas, c’est déjà reconnaitre une légitimité au moins partielle à la Dette. C’est pourquoi nous ne pouvons que combattre une telle approche.

    En fait, le mot d’ordre de « moratoire » est une nouvelle application de la méthode classique des dirigeants syndicaux et réformistes. On se souvient que lors de la contre-réforme des retraites, ceux-ci refusaient de se joindre à nous sur le mot d’ordre de retrait du projet Woerth et se limitaient à exiger des « négociations » censées aboutir à « une bonne réforme ». Ceci ne pouvait qu’aboutir à rendre les choses moins claires, à dissoudre les revendications et ouvrir des possibilités de compromis avec les classes dirigeantes, voire d’association des organisations ouvrières à la politique anti-sociale1.

    A l’opposé de tout ceci, notre politique doit être sans ambigüité : cette dette n’est pas la nôtre, elle n’est pas celle des travailleurs et des couches populaires. Nous n’en sommes en aucun cas responsables et nous refusons de la payer."


    • BHL=MST 7 septembre 2011 10:21

      L’autisme est-il un pré-requis pour accéder à vos cercles de réflexion ?


      • lechoux 7 septembre 2011 14:45

        Terra Nova a compris qu’il fallait occuper le terrain.

        J’ai plussé votre intervention mais le compteur est resté à 3. Agoravox est si démocratique !


      • gaspadyn gaspadyin 7 septembre 2011 10:35

        L’idéologie néo-libérale couplée au dogmatisme de l’eurokrature a généré un produit hautement toxique pour les sociétés et les populations.

        Avec le soutien actif de politicards méprisables et d’organisations prônant ouvertement le néo-fascisme pro fricnancier, comme Terra Nostra.


        • Robert GIL ROBERT GIL 7 septembre 2011 10:45

          Tout ça n’est pas nouveau, deja Marx avait expliqué cela trés clairement, voir :

          http://2ccr.unblog.fr/2011/01/07/la-dette-publique-et-la-bancocratie/


          • pallas 7 septembre 2011 10:52

            Le problème de Terra Nova, est qu’en publiant ici, l’auteur de l’article, devrait avoir l’obligeance de répondre aux commentaires.

            Nombreux sont les politiques qui ont écrit des articles, mais ceux qui ne répondaient pas, ne sont pas resté longtemps.

            Communication, lien social, commence déjà par soit même.

            Si Terra Nova continu de ne pas faire l’effort minimaliste de répondre au moins une fois ou deux, je pense qu’un de ces jours, plus personne n’y répondra, jusqu’a l’effacement total sur le site.

            Je préférai Demian West


            • Daniel Roux Daniel Roux 7 septembre 2011 11:08

              Ce qui est le plus surprenant dans cette crise des dettes est qu’elle ait surpris.

              Cette surprise est le signe d’un état d’esprit pathologique des élites au pouvoir. S’imaginaient elles qu’en s’endettant année après année, il n’arriverait pas ce qui arrive aujourd’hui, « un commandement à payer » des créanciers, le couteau entre les dents.

              Ne voyaient-elles pas le gonflement, année après année, du poids des intérêts qui se montent pour 2011 à 43 milliards d’euro pour la France, soit le 2ème poste budgétaire.

              Comment ont-elles pu accepter et voter des budgets en constant déficit ? Comment ont-elle pu accepter que Sarkozy explose le déficit en le doublant à 120 milliards d’euros ?

              L’exemple de l’Islande est très intéressant et positif, laisser les banques défaillantes faire faillite. Pourquoi n’a t-il pas été suivi en France ? Et si cela n’était pas possible, pourquoi l’état n’a t-il pas pris le contrôle des établissements financiers qu’il finançait si légèrement avec l’argent du contribuable et de ses descendants ?

              L’Union Européenne n’est pas la solution car tous les pays qui la compose sont endettés et il ne serait pas honnête de demander aux fourmis endettées de secourir les cigales ruinées. De plus, l’UE a failli démocratiquement en forçant l’adhésion à un traité constitutionnel refusé par les peuples. Qu’elle n’attendent donc pas que les peuples la soutiennent aujourd’hui.

              Que les élites politiques fassent leur mea culpa et qu’ils changent de politiques en favorisant les peuples plutôt que les multinationales. La première chose à faire serait de mettre en place un protectionnisme sévère aux frontières de l’Union afin de redonner du travail aux européens.


              • lechoux 7 septembre 2011 14:48

                « Mais c’est pour mieux te niker mon enfant » dit la vielle dame.


              • LE CHAT LE CHAT 7 septembre 2011 11:09

                une dictature européenne avec des gens désignés par le monde de la finance , c’est tout ce que vous avez à proposer ? NON MERCI ...........


                • kiouty 7 septembre 2011 12:18

                  Houlala, mais ça n’arrête plus chez les Gauchistes de chez Terra Nova !! Un article par jour, on a décidé de matraquer ferme !

                  Bon, ils ont pas l’air de se rendre compte qu’ils se ridiculisent un peu plus à chaque fois, mais c’est pas grave.


                  • Nanar M Nanar M 7 septembre 2011 14:06

                    Gauchistes mon Q !


                  • kiouty 7 septembre 2011 12:24

                    mais aussi à revenir sur la politique fiscale des dix dernières années, plus nettement que le gouvernement actuel n’a commencé à le faire.

                    Donc en gros, faire encore plus néo-libéral que Sarkozy, qui, le pauvre, est freiné - hélas - par les échéances électorales, et ne peut pas aller trop vite dans le démantèlement des services publics, dans les privatisations et dans la dérégulation.

                    Super, je ne vois pas en quoi c’est progressiste ou de gauche. C’est « moderne », « néo-libéral », « corporatiste », dans la droite ligne du FMI, de la Banque Mondiale avec les brillants résultats que l’on reconnaît à ces institutions.


                    • tinga 7 septembre 2011 13:57

                      Ces gens osent appeler leur truc Terra Nova, quand on voit le vide sidéral des « propositions » ainsi que la langue de bois employée, on comprend que ces « think tank » ne sont qu’un ramassis d’expert véreux. 

                      Si vous cherchez des solutions innovantes, j’en ai au moins une, appliquer la loi et mettre en taule tous ces financiers comploteurs qui, nous n’en doutons pas une seconde, sont vos maîtres. 


                      • Nanar M Nanar M 7 septembre 2011 14:06

                        Quelle chiotte ces propagandistes libéraux !


                        • sparte sparte 7 septembre 2011 14:07

                          Par LE CHAT (xxx.xxx.xxx.148) 7 septembre 11:09

                          une dictature européenne avec des gens désignés par le monde de la finance , c’est tout ce que vous avez à proposer ? NON MERCI ...........

                          ---------------------------

                          hélas c’est bien ce qui se met en place !

                          voir : http://www.nytimes.com/2011/09/06/business/global/reluctantly-europe-inches-closer-to-a-fiscal-union.html?_r=1&pagewanted=2&ref=business


                          • herve33 7 septembre 2011 14:30

                            L’ami Terra Nova , votre rêve d’Europe est entrain chaque jour de s’envoler un peu plus , plus vous essayez de sauver ce système à l’agonie , plus il vous échappe et la situation est désormais « Hors de contrôle » . La Grèce est sur le point de faire faillite , et espérons qu’on va pas nous demandez de payer pour la Grèce , car c’est bien cela qu’il est question , car si la Grèce fait faillite , une de grande banque sera en très mauvaise posture .


                            • Jean-Fred 7 septembre 2011 16:17

                              Humm .. Terra Nova c’est pas son président (Olivier Ferrand) qui disait la semaine dernière que « l’identité de la France n’est plus celles des autochtones »

                              Lire cet article très intéressant.


                              • Ariane Walter Ariane Walter 7 septembre 2011 18:47

                                puisqu’ils ne répondent pas, on peut dire ce qu’on pense d’eux ?

                                des larbins du NWO qui ont réussi à inspirer des primaires socialistes ouvertes pour que sarko puisse retrouver royal.

                                Vu !


                                • millesime 7 septembre 2011 18:59

                                  commencez donc par quelques interventions simples
                                  1) Suppression de la loi du 3 janvier 1973 (interdisant au Trésor d’emprunter auprès de la BDF)
                                  2) Séparation des banques commerciales des banques d’affaire ( mise en application de Glass Steagall) ...voyez l’Islande.. !
                                  3) interdiction des paris sur les fluctuations de prix

                                  ces projets sont connus de tous et en particulier de la classe politique toute entière, mais ils vont à l’encontre des intérêts de la City et de Wall Street c’est à dire de l’intérêt « particulier » des places financières au détriment de l’intérêt général.

                                  On voit bien là , la complicité existante entre financiers et politiques.. !

                                  Ne vous faites aucunes illusion avec votre façon de vouloir aborder les choses ... !
                                  et vous le savez-bien ... ! mare de tous vos arguments !

                                  http://millesime.over-blog.com


                                    • BA 8 septembre 2011 00:00
                                      A propos des Etats européens en faillite, il n’y a pas que la Grèce : le Portugal est lui-aussi en faillite. Le Portugal est un des trois Etats européens placés sous perfusion du FMI et de l’Union Européenne.

                                      Comme pour la Grèce, la situation financière du Portugal est de plus en plus catastrophique.

                                      Quand l’Allemagne lance un emprunt à 3 mois, elle doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,540 %.

                                      Quand la France lance un emprunt à 3 mois, elle doit payer un taux d’intérêt d’environ 0,554 %.

                                      Et le Portugal ?

                                      Mercredi 7 septembre 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt d’environ ... 4,959 % !

                                      Les taux étaient en hausse par rapport à la précédente émission.


                                      Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

                                      Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

                                      • bigglop bigglop 8 septembre 2011 02:44

                                        Terra Nova, Think Tank libéral, adepte de la mondialisation.
                                        Intégration plus forte de la construction européenne sans modifier les traités européens, de façon substantielle, notamment celui de Lisbonne, autant demander aux peuples européens de se mettre la corde au cou comme les bourgeois de Calais.
                                        Une organisation totalement déconnectée de la réalité vécue par les citoyens.
                                        Qu’ils proposent aux candidats PS un Glass-Steagall Act européen, d’annuler les modifications du FESF (Société Anonyme de droit luxembourgeois) et de la Banque-MES (Organisation Bancaire Internationale luxembourgeoise).
                                        Qu’ils recommandent à ces candidats d’inclure un Bretton-Woods, pour créer une monnaie pour les échanges internationaux basée sur un panier de différents monnaies nationales réajustées suivant leur sur ou sous valeur.
                                        Enfin, que tous ces candidats s’engagent à convoquer un référendum à mi-mandat sur le bilan de leurs actions. Si le non l’emporte, ils dégagent.
                                        A ces conditions, j’écouterai les propositions du candidat en lice pour la présidentielle.

                                        http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421


                                        • bigglop bigglop 8 septembre 2011 02:55

                                          Attendez, bientôt ils vont dérouler le tapis rouge pour le futur Premier Ministre, à savoir Dominique Strauss-Kahn.
                                          En attendant de crever, il vaut mieux rire avec ces vidéos :

                                          http://www.youtube.com/watch?v=efayBvujc3o&feature=related

                                          http://www.youtube.com/watch?v=adJ1XhamOdQ&feature=related

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès