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Accueil du site > Actualités > Economie > Dette publique : à qui appartient l’Etat ?

Dette publique : à qui appartient l’Etat ?

A l’origine de la banque, il y avait des types qui proposaient de prêter de l’argent en échange d’un bien d’une valeur convenue, et lorsque l’emprunteur avait remboursé (avec un intérêt), le prêteur rendait la marchandise déposé en caution.

Ensuite, les banquiers ont proposé aux individus d’épargner, c’est à dire de déposer leurs sous en un lieu sûr et leur rapportant un intérêt. Partant du principe que tous n’iraient pas rechercher leurs sous en même temps, le banquier pouvait ainsi se permettre de faire crédit à des nécessiteux, à un taux d’intérêt supérieur à celui de l’épargnant, la commission allant dans la poche du banquier.

De ce principe découlent toutes les autres formes de prêts assurés par les banques : les banques peuvent désormais prêter à d’autres banques, et même à des banques étrangères. L’État peut emprunter à la banque, et aussi (en quelque sorte) à lui-même, par le biais « d’emprunts d’État » contractés auprès de la population.

Peu à peu, les banques privées furent en mesure de posséder un État, tellement les besoins de ce dernier (essentiellement guerriers) devenaient importants. Car la banque agit avec un État comme avec un individu : quand la banque lui prête de l’argent pour acheter une maison et qu’il ne peut pas rembourser, alors la maison appartient à la banque.
Pour remédier à ce danger, et aussi permettre à une banque de pouvoir prêter en plus grande quantité, furent créées peu à peu de grandes banques centrales d’Etat, dont le contrôle étatique permettait la plus grande confiance aux différents acteurs. Les banques privées peuvent à la fois lui prêter et lui emprunter sans grand risque, car les liquidités sont en quelque sorte garanties au dernier degré par les citoyens (hausse des impôts, emprunt d’Etat ou planche à billets) qui payeront la facture.en dernier lieu.

En autorisant le crédit à outrance, les banques privées ont de leur côté réussi à engranger des dividendes faramineux, mais ont déstabilisé les marchés, qui n’avaient plus rien à voir avec la réalité. A la première chute d’une banque qui ne parvenait plus à se faire rembourser, les épargnants ont pris peur et commencèrent à retirer leur épargne. Pour ne pas que tout s’effondre, les gouvernements ont eu intérêt à paniquer les populations pour permettre le renflouement des banques privées, et ainsi reculer l’échéance de la catastrophe inévitable.

Mais les banques privées ne prêtent que peu car la crise est profonde. L’État qui, Lui, a prêté aux banques hypothéquant leur pouvoir sur les épargnants, espèrent que les banques ne réussiront pas à rembourser, car elles pourraient ainsi terminer dans le giron de l’État. L’État, lui, garantit aux banques ce que les citoyens hypothèquent à l’État, c’est à dire leur force de travail...et peut-être même celle de leurs enfants.

Mais au bout du compte, lorsque l’on constate les prévisions du FMI sur le taux d’endettement de la France pour 2014, on s’aperçoit qu’il dépasse les 100%. Cela signifie-t-il que « quelqu’un » possède l’Etat français, puisque la totalité de sa valeur est empruntée, et peut ne pas être remboursée ?

Que peut-il se passer si le prêteur réclame le remboursement ? la guerre si le prêteur est un autre État, mais si c’est un « privé » ?

Ce privé, quand bien même il y a des banques, c’est toujours à l’arrivée le citoyen, celui-là même qui épargne, consomme, emprunte et se vend. Et la réalité, c’est que l’État n’est pas propriétaire de lui-même, pas plus que les banques ne possèdent les États. Ce sont les citoyens qui sont propriétaires des États, et il faudrait qu’ils finissent par réclamer leur dû.
 

caleb irri


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29 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 22 août 2009 13:08

    bonne question !


    aux banquiers internationaux,aux élites dégénérés.


    • sisyphe sisyphe 22 août 2009 14:24

      J’enfonce mon clou : pas de changement réel sans une profonde réforme monétaire :
      une seule solution à cet inextricable cercle vicieux ; supprimer le pouvoir de création monétaire aux banques et organismes privés, et le confier à une banque centrale, sous la surveillance démocratique d’organismes internationaux indépendants.

      Cf : « La réforme monétaire » envisagée par Bunzl et Robertson.
      Extraits :

      1)
      En 2000, dans Creating New Money13 nous avions suggéré que les DTS pourraient devenir
      une devise mondiale. Cette devise mondiale serait destinée à remplacer, à terme, le dollar
      américain et d’autres devises nationales et à jouer ce rôle de monnaie de réserve.

       En suivant le modèle proposé pour la réforme du seigneuriage national, nous avions suggéré que cette
      masse monétaire mondiale pourrait être émise éventuellement par l’intermédiaire d’une
      nouvelle agence internationale combinant certaines fonctions du FMI et de la Banque des
      règlements internationaux. Cette nouvelle agence détiendrait, pour le compte des Nations
      unies, cette masse monétaire sur un compte d’exploitation. Les Nations unies mettraient ces
      fonds en circulation partiellement pour contribuer au financement de leurs propres activités
      et, éventuellement, en partie pour les distribuer aux gouvernements nationaux,
      proportionnellement à leur nombre d’habitants.

      Cette nouvelle agence internationale, qui serait considérée, en temps opportun, comme une
      banque centrale mondiale naissante serait chargée, avec un degré élevé d’indépendance, de
      décider du montant de nouvelle masse monétaire internationale à créer. Elle pourrait définir
      les grandes lignes de sa mission avec un organe des Nations Unies chargé de définir la
      politique, lequel devrait rendre compte aux gouvernements membres. La définition de ces
      grandes lignes permettrait de fixer le cadre officiel de ses responsabilités au niveau de la
      politique monétaire mondiale.

      Elle pourrait être sous les ordres soit de cet organe des Nations Unies soit d’une autre autorité, comme un comité de l’Assemblée générale, et serait
      responsable de ses réalisations devant l’une de ces autorités.

      2) :

      Il convient de maîtriser démocratiquement le pouvoir financier des sociétés multinationales.
      Pour ce faire, un nouveau cadre devra être créé avec ces composantes :
      émission de recettes publiques au niveau mondial, incluant les impôts,
      engagement de dépenses publiques au niveau mondial, par exemple pour les activités
      des Nations unies et
       utilisation d’une devise mondiale, élaborée à partir d’un concept similaire aux Droits
      de tirage spéciaux (DTS) 8 du FMI.
      Ce nouveau cadre mondial devra être contrôlé beaucoup plus efficacement au niveau
      supranational que ne le sont aujourd’hui les institutions monétaires et financières. Il pourra
      répondre plus équitablement et plus efficacement aux besoins des peuples du monde entier.
      Un système monétaire international basé sur une ou deux devises superpuissantes comme le
      dollar américain et (comme l’espèrent certains) l’euro, profite en fin de compte aux pays qui
      émettent ces devises, aux dépens du reste du monde.

      3) :

       La proposition de réforme monétaire nationale est
      la suivante :

      1) Comme les autorités monétaires nationales, les banques centrales devront créer de
      l’argent non liquide (c’est-à-dire de l’argent comptabilisé sur des comptes bancaires)
      ainsi que du liquide (c’est-à-dire les billets et les pièces de monnaie). Elles devront
      créer, ex nihilo, à intervalles réguliers, les montants qu’elles estiment nécessaires pour
      augmenter la masse monétaire. Elles devront remettre ces montants à leurs
      gouvernements sous forme de recettes publiques et sans intérêt. Les gouvernements
      devront alors mettre cet argent en circulation sous forme de dépenses publiques.

      2) Il sera alors illégal pour quiconque de créer de la monnaie scripturale, libellée dans la
      devise nationale, tout comme il est illégal de frapper de fausses pièces de monnaie ou
      d’imprimer de faux billets de banque.

      Ceci impliquera les changements suivants :

      1) La banque centrale ne régulera plus les augmentations de masse monétaire en
      manipulant des taux d’intérêt qui sont alors appliqués à la création de monnaie, mise
      en circulation sous forme de prêts par les banques commerciales. La banque centrale
      sera directement responsable de décider elle-même du montant exact à créer et à
      émettre.

      2) Il sera interdit aux banques commerciales de créer de la monnaie. Elles devront
      emprunter l’argent qui existe déjà pour le prêter, tout comme le font d’autres
      intermédiaires.
      Ajouter à cela l’effacement définitif des dettes de TOUS LES PAYS (les usuriers se sont assez gavés comme ça).
      Que les banques qui veulent financer, prêter, spéculer, le fassent avec de l’argent qu’elles devront elles-mêmes emprunter avec un intérêt ; ça leur évitera d’en faire n’importe quoi, et ça rapportera de l’argent qui servira aux états pour leurs dépenses sociales, notamment (ou investissements, infrastructures, grands travaux, etc... donc création d’emplois).


      • Nho 22 août 2009 14:39

        supprimer le pouvoir de création monétaire aux banques et organismes privés, et le confier à une banque centrale, sous la surveillance démocratique d’organismes internationaux indépendants

        Utopie.


      • caleb irri 22 août 2009 14:50

        @ Sisyphe

        bonjour,

        je n’ai lu votre commentaire que succinctement, mais j’ai été rebuté dès le départ lorsque vous faites allusion au FMI et autres organisations internationales : d’une part parce celles-ci sont pour la plupart à la solde soit des gouvernements, soit des multinationales (par le biais des lobbies), et de l’autre que parce que le fait d’avoir une monnaie mondiale ne peut être considéré comme une solution.

        en effet, à partir du moment où la monnaie est universelle, elle n’a plus aucun intérêt à exister. pour peu que votre système fonctionne, il ne le peut que contre l’intérêt des masses, en ce sens que les créateurs de monnaie ne feraient rien d’autre que de distribuer des points de nourriture, ou de vacances ou que sais-je encore à leurs populations. une monnaie unique ne pourrait que relancer la référence à une sorte « d’étalon-or », ou « étalon-uranium » ou autre bien suprême. 

        et on retourne recommence tout.


      • sisyphe sisyphe 22 août 2009 17:15

        Eh bien, désolé, mais, comme vous le dites, vous n’avez lu l’extrait que j’ai proposé (il ne s’agit pas d’un commentaire) que très succintement, sans en prendre connaissance.

        Sinon, vous auriez lu que vos objections ne sont pas fondées.

        Relisez en entier, et revenez en parler.


      • tylhdar tylhdar 22 août 2009 18:59

        @Nho

        C’est pas une utopie c’est même indispensable.


      • Nho 22 août 2009 19:52

        @ Tylhdar

        Vous ne m’avez pas compris. Ce qui est une utopie c’est une banque centrale démocratique et indépendante. Cela ne peut malheureusement pas exister dans notre monde. Du moins, c’est mon avis.


      • Croa Croa 22 août 2009 22:36

        à Nho  :

        Les utopies c’est comme les fantasmes, il suffit d’oser.


      • Croa Croa 22 août 2009 22:50

        à Nho (bis)

        Par « indépendante. » il faut entendre un tout autre sens que celui qu’en donnent les libéraux, évidemment. D’ailleurs la BCE n’est pas indépendante et nous savons quelle est sa mission !

        (Ceci dit tu as raison une banque dépend toujours de quelque chose ou de quelqu’un. Pour les libéraux les banques doivent être « indépendantes » des peuples et même de ceux, souvent fantoches, censés représenter le peuple. Pour un -vrai- démocrate les banques devraient être indépendantes de l’oligarchie, c’est à dire confiée aux peuples.) (J’ai mis au pluriel parce que la diversité est aussi possible qu’une centralisation.) 


      • tylhdar tylhdar 22 août 2009 23:46

        Indépendante ? pourquoi faire ?
        L’état doit pouvoir émettre toute la monnaie dont il a besoin, et sans devoir emprunter a qui que ce soit.


      • tylhdar tylhdar 23 août 2009 00:13

        Ce serait tellement plus simple de faire passer une loi pour qu’il y ait prescription sur la dette public, et pour permettre a chaque pays d’émettre ça monnaie pour financer les services publiques...


      • Totoro 23 août 2009 21:44

        inflation !?


      • tylhdar tylhdar 25 août 2009 10:29

        C’est pas un mal.


      • Nho 22 août 2009 14:32

        Oui, question intéressante. Et jolie conclusion.

        Est-il possible de découvrir qui sont les principaux États/organismes créanciers de la France ?

        Je sais que la Chine prête des sommes colossales aux USA. Pourrait-elle un jour réclamer son dû ? Comment ? Sous quelle forme ? Sinon, pourquoi prête t’elle ?

        Auriez-vous des éléments de réponse ?


        • caleb irri 22 août 2009 14:59

          @ nho

          pour votre première question, il semble que des chiffres existent ( je n’ai plus les liens désolé), bien qu’ils soient forts opaques, étant donné et les secrets, et le brouillage des pistes à travers de nombreuses filiales...et les paradis fiscaux, par l’intermédiaire des chambres de compensation comme clearstream.

          au sujet de la Chine, le problème est que si elle réclame son dû, c’est la faillite des Etats-Unis...
          mais qui achète le plus aux Chinois ? les Etats-Unis...
          donc, il est presque impossible de sortir de ce cercle viscieux : si les Chinois réclament, personne ne les remboursera. et s’ils ne réclament pas, ils se doivent de continuer à acheter...pour repousser le problème plus loin, et l’aggraver en même temps.

          c’est pour cela que les Etats cherchent une troisième voie, qui j’en ai bien peur ressemble à celle décrite par Sisyphe : mettre tout à plat, annuler les dettes mutuellement, créer soit une monnaie unique soit des sortes de tickets de rationnement, et continuer ensuite leurs petites affaires...


        • Nho 22 août 2009 18:55

          Merci pour ces éclaircissements


        • sisyphe sisyphe 23 août 2009 16:09

          Par caleb irri (xxx.xxx.xxx.180) 22 août 14:59


          «  »c’est pour cela que les Etats cherchent une troisième voie, qui j’en ai bien peur ressemble à celle décrite par Sisyphe «  :

          Arrêtez de faire de la désinformation, sans savoir de quoi vous parlez.

          Je vous le répète ; relisez l’extrait de »La réforme monétaire" que j’ai publié (ou, mieux, prenez le temps de lire l’intégralité) ; ça vous évitera un mauvais procès d’intention pas du tout en rapport avec les idées proposées ; quand on publie un article sur ce sujet, la plus élémentaire honnêteté est de s’informer de ce dont on parle, plutôt que de procéder à des amalgames et à des approximations.


        • caleb irri 23 août 2009 23:59

          @ Sisyphe

          je l’ai lu votre extrait !!

          et pardon de ne pas être aussi enthousiaste que vous, mais je persiste à ne pas trouver cette idée de monnaie « universelle » pertinente.

           peut-être ai-je tort et n’ai-je rien compris mais je ne fais qu’émettre mon opinion, rien de plus.

          l’essentiel est d’en discuter, non ?


        • ffi ffi 22 août 2009 16:26

          A qui appartient l’Etat ?

          Dans une république, laïque, l’Etat n’appartient à personne. C’est une structure politique qui permet d’organiser les relations entre les citoyens de cette république.

          Une véritable république a tout les attributs de sa souveraineté. Elle décide de la monnaie légale (droit de seigneuriage), elle contrôle ses frontières (droits de douane), elle décide de ses propres lois.

          En octobre, fin de l’année fiscale aux Etats-Unis. Comme l’an dernier, mais en pire à mon avis. Chacun pourra constater l’échec des renflouements bancaires, et les mensonges pompeux qui l’ont accompagné « on a sauvé l’économie ».

          Non point. Ici l’art du papier (monnaie) est confondu avec l’économie. Depuis longtemps déjà, les gouvernements ont préféré l’apparence du chiffre monétaire, à la réalité de l’économie, allant jusqu’à tolérer la destruction des infrastructures de production qui nous font font vivre, celles que nos aïeux ont travaillé à construire pendant parfois des siècles.

          Mais non, la valeur du papier, au départ conventionnel, est plus importante que nos moyens de survie. Nous allons donc bouffer du papier en 2010.

          Les banques vendent du papier et en achètent pour avoir toujours plus de papier. Ce sont des géants de papier. Tant que la niaiserie ambiante continue de croire en la valeur du papier, alors les banques sont les reines.

          Les avances monétaires (les crédits) n’ont qu’un intérêt, du point de vue républicain. Et celui-ci n’est pas de faire plus de papier, ni de s’approprier les biens de celui qui fait défaut, mais celui d’organiser le travail dans la société, de manière à ce que celle-ci progresse, que de nouvelles infrastructures voient le jour, afin que chacun puisse y mener une vie digne.

          La vérité, c’est que les banques ont totalement échouée dans « leur allocation optimale des ressources ». La destruction de l’économie est consécutive de leur inaptitude à allouer les ressources monétaire d’une manière correcte. De leurs crédits, elles ont enrichis quelques vautours (Bolloré, Pineau, Tapie) qui se sont pressés de dépecer le tissu économique et industriel du pays. Ce sont des faits. Les banques ont financé la destruction de l’économie, elles ne doivent donc pas se plaindre que leurs papiers n’aient plus de valeur !

          Pourtant, l’état leur avait fait un superbe cadeau, le 4 janvier 1973, en s’interdisant à lui-même toute possibilité d’utiliser la banque de France pour émettre lui-même du crédit productif, comme ce fut le cas pendant les trente glorieuses, ce qui avait permis une croissance inouïe, sans qu’il s’endette. Il assurait pouvoir, pour investir, emprunter sur les marchés financiers, et que ce serait identique en terme de comptes publiques, suivant en cela les arguments keynésiens.

          Mais c’était du sophisme. 45 années après cette réforme, organisant le monopole du crédit au profit des banques privées, l’économie est en ruine, le chomage grimpe en flêche, l’Etat est endetté jusqu’au cou. La réforme du 4 janvier 1973, suivie de celle contenue dans l’article 104 de Maastricht, ont démontré, je pense, leur inaptitude voire même leur nocivité.

          La centralisation du pouvoir monétaire à un niveau mondial possède les mêmes tares congénitales. Il n’y a pas de « république mondiale ». Pour être en république, il faut une langue commune, ne serait-ce que pour pouvoir comprendre les discours de l’homme politique qui brigue un mandat. L’allocation des ressources monétaires est un pouvoir tel, que cela doit être bien tenu. A un niveau mondial, il y aura beaucoup trop de corruption possible. Déjà que les quelques banques d’affaires actuelles en profite pour tout s’approprier, du fait de leur oligopole, qu’en serait-il d’un monopole mondial ? Comment pourrait-il savoir qu’il est mieux de financer telle infrastructure plutôt que telle autre dans telle région du monde ? Comment-être sûr qu’il prenne ses décisions dans l’intérêt des populations et non dans l’intérêt des copains ?

          Non, la République va simplement reprendre le contrôle de la Banque de France, et l’utiliser pour émettre des crédits dans le but de reconstruire les infrastructures de production. Quant-aux dettes ... Je propose que les descendants de Georges Pompidou, de Valery Giscard D’estaing, et de Pierre Mesmer- qui ont signés l’infâme loi de 1973, s’en chargent. J’ajouterais les descendants de Edouard Balladur, chef de cabinet de Pompidou à l’époque : 2000 milliards, ça devrait aller vite les gars.
          Car, c’est bien cela la cause de cette dette : la décision du 4 janvier 1973 (loi 73-7), de ces incompétents / corrompus.


          • Pilule rouge Pilule rouge 24 août 2009 11:48

            Complètement en accord avec votre diagnostique sur les lois voté en 1973. On pourrait rajouter que grâce à ces deux loi, nous payons l’équivalent de ce que rapport l’impôt sur le revenu, en intérêt d’emprunt pour les banques. Là où avant on investissait dans des structures pour le public, la sécurité nationale, le développement industriel... Imaginez un seul instant, ce que l’on pourrait réaliser si comme auparavant l’impôt sur revenu était réellement utilisé pour les Français et pas pour les banques : sécurité sociales ? Retraites ? Salaires ? Infrastructures pour le publics ? Aide au PMI/PME ? La croissance quoi ! Si l’on rajoute à cela le modèle de Ponzi qu’est devenu le processus de création d’argent à partir des dettes ; vous obtenez une bonne à retardement. Ce système d’argent dette est la cerise sur le gâteau, qui en courage les dettes d’États pour alimenté le processus de création d’argent, car sans cela le système imploserai.

            Si une majorité de la population française avait connaissance et conscience de l’impact de ces faits ; les grands partis politiques actuelles ne pourraient y survivre. Le projets de traité simplifié ne pourrait y survivre. En étant gentil, en 1973, l’adoption des ces lois pouvaient relever de l’incompétence. Aujourd’hui, et en parfaite connaissance de cause, il s’agit n’y plus n’y moins de haute trahison et de connivence (euphémisme pour corruption Étatique).

            Vous remarquez, et je dis cela sans arrières pensées, que tous les personnages politiques ou médiatiques classés à droite ou à gauche qui revendiquent un droit régalien sur la création monétaire, sont systématique marginalisés : c’est utopique. En vérité, le jeu consiste à masquer l’échec total du politique qui à livré le destin d’une Nation au puissance de l’argent.

            Alors une question simple. Quand vous contracter un emprunt pour acheter un belle villa, auprès de votre banque en sachant que vous ne pourrez jamais rembourser ; à qui appartiens réellement la maison ? Qui à le contrôle, le pouvoir d’imposer ses conditions ? L’emprunteur ou le créancier ?


          • larry75 22 août 2009 16:37

            Si simplement l’on supprimait l’argent(monnaie) ?


            • ffi ffi 22 août 2009 16:48

              L’ironie de tout ceci est que la France est dans une situation à l’Africaine.

              Les français ont souvent cru que la situation Africaine était consécutive du fait que les Africains soient trop primitifs ou trop corrompus. Mais, non ! Les africains n’ont pas la souveraineté monétaire. Ils sont enchaînés à une dette faite pour ne jamais être remboursée.

              A une conférence, Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso, dit :
              « Nous ne rembourserons pas la dette, car il faudrait la rembourser avec le sang du peuple ».

              6 mois plus tard, Coup d’état, Sankara, assassiné. Tout les chefs d’état Africain ont compris : ils remboursent désormais comme un seul homme avec le sang du peuple.

              Kennedy, lui, a fait émettre des billets directement par le trésor américain, revenant ainsi aux sources du système américain d’économie politique (Alexander Hamilton, Lincoln)- où la république contrôle la monnaie et la met au service du développement.

              6 mois plus tard, en passant à Dallas (quel univers impitoyable), Kennedy fut assassiné.

              Dans le monde entier, dès les années 1990, le FMI et la Banque mondiale, loin d’assénnir la situation ont profité de cette fausse dette des états pour détruire toutes les infrastructures ou les faire s’approprier par les copains (Argentine, Turquie, Afrique, Asie). Et finalement, toutes les privatisations en France sont issues du même processus.

              A vous de voir, si vous voulez continuer de payer cette (fausse) dette avec votre sang...

              Et dans ce cas, un monopole monétaire mondial vous ira très bien ...


              • Croa Croa 22 août 2009 23:08

                « cette (fausse) dette avec votre sang. »

                Toutes les dettes sont fausses !

                Plus exactement toutes les créances sont fausses. ( Au départ, l’argent n’existe pas !)

                Nous sommes sous la coupe d’une bande d’escrocs et aussi d’une mafia, les crimes cités n’étant que la partie émergée de l’iceberg !


              • xray 22 août 2009 17:14



                Le pouvoir est entre les mains de ceux qui contrôlent le capital de la Dette publique. 

                La loi 1905, la loi des curés.
                Pour la France, Le capital de la Dette publique (cinq fois le budget net de l’état) est contrôlé par ceux qui bénéficient de la loi 1905. La loi 1905 défiscalise les immenses ressources des curés. 

                Les curés gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre. 
                Plus les curés gaspillent l’argent public,  plus ils fabriquent des pauvres,  plus ils génèrent des malades et plus ils s’enrichissent. 

                Les curés contrôlent tout : « Le capital de la Dette publique, la politique, les syndicats, l’administration, le médical,  l’institution judiciaire, les médias, l’enseignement, l’armée,  l’Europe, » etc. 
                Les curés disent un grand merci à la loi 1905. 


                La cuisine diabolique des croyances (Le Sida) 
                http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/25/la-cuisine-diabolique-des-croyances/ 

                SIDA, le dossier 
                http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/23/sida-le-dossier/ 




                Contrairement au discours des journalistes et,  à ce que racontent les crétins d’enseignants, la France n’est pas une République laïque ! Quant à l’Europe ? 

                 


                Depuis longtemps, les curés se sont donné les moyens.


                La loi 1905 (La loi des curés) exonère fiscalement les immenses ressources des curés. Pourquoi se priveraient-ils ? Les curés ne s’imposent-ils pas comme les garants de la moralité ? 
                Derrière cette image d’Épinal, on découvre une toute autre réalité ! 

                On peut en faire, des choses ! Avec cette énorme masse monétaire qui résulte de la misère et des malades. Cette énorme masse monétaire issue des caisses sociales et publiques qui, après avoir transité par le nombre des malades, les hôpitaux et l’industrie du médicament, grâce à la douce loi 1905, disparaît en grande partie sans laisser de traces dans les grandes poches loi 1905 des curés. 

                Financer les Partis, arroser les Hommes politiques, contrôler les réseaux associatifs, les syndicats, imposer un discours aux médias, faire pression sur les fonctionnaires, imposer les lois, acheter les juges, couvrir les crimes. Faire ici,  le profit des tortures que l’on pratique ailleurs, etc.  C’est sans fin ! On ne dit pas tout ! 

                Grâce à la loi 1905 qui défiscalise leur immense ressource, les curés contrôlent le capital de la Dette publique. (Pour la France, le capital de la Dette publique, c’est cinq fois le budget net de l’État.) 
                La loi 1905 a donné aux curés un pouvoir absolu. On peut préciser : « Un pouvoir fascisant ». (Un pouvoir qui se régale des misères qu’il produit, qui impose des croyances dogmatiques et qui s’habille volontiers de toute étiquette politique de droite comme de gauche.) 

                Les curés ont mainmise sur l’administration,  l’État, la justice, le Médical et, bien entendu, les médias.  Les médias dont le premier travail est de se taire, le deuxième est de mentir. 

                 

                Moralistes par devant, sans scrupule par derrière, 
                les curés vivent de la misère qu’ils produisent.
                 

                La laïcité positive 
                Est-ce la personnalité de l’actuel président de la République ? 
                Les curés voient de la laïcité dans toutes leurs saloperies. 

                 

                Les virus de curés 
                http://levirusmachin.hautetfort.com/
                 




                • Croa Croa 22 août 2009 23:20

                  Je recommande à tous la lecture du livre « La dette publique, une affaire rentable » par André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder ( Préface d’Etienne Chouard)

                  On le trouve partout ou directement chez l’éditeur ( Yves Michel)

                  ça vous coûtera 12 € mais pour se débarasser de ses idées reçues ce n’est pas cher !


                  • Le péripate Le péripate 22 août 2009 23:31

                    Pfffff.....Pitoyable.


                    • logan 23 août 2009 02:55

                      Bonjour, l’idée de supprimer le pouvoir de création monétaire aux banques privées est bonne mais ce que propose sisyphe n’est pas bon à mon avis ..

                      La crise nous a placé dans un dilemme, car comme les banques rendent des services essentiels comme l’épargne, le crédit, ou la gestion des systèmes de paiements, il n’était pas possible d’accepter leur faillite, tandis que d’un autre côté nous ne pouvions qu’être rétissents à utiliser l’argent publique pour sauver des intérêts privés.

                      Il faut en tirer un enseignement fondamental, ces services essentiels n’ont absolument rien à faire entre les mains d’intérêts privés, la crise montrant que leurs agissements pouvant mener à ce que l’exercice de ces services soit menacé.

                      Alors s’il faut modifier le système monétaire et bancaire, c’est d’abord en créant un service publique bancaire, les banques doivent être nationalisées et leur activité bancaire séparée des marchés financiers, ceci afin que plus jamais la continuité de ces services ne soit menacée ...

                      Enfin la création de bulles monétaires étant systématiquement à l’origine de ce genre de crise, la spéculation mondiale à l’origine de ces bulles s’appuyant grandement sur l’effet levier du crédit et donc de la création monétaire, à la question à qui doit on confier le pouvoir de création monétaire, si la réponse n’est pas forcément évidente, ce qui est évident par contre c’est qu’il faut d’emblée écarter la possession de ce pouvoir par les banques privées pouvant accorder des financements à ceux qui vont l’utiliser pour spéculer.

                      La bulle internet à l’origine de la récession des années 1990 a montré aussi que l’investissement dans des sociétés pouvait tout autant conduire à la création de telles bulles.

                      Si les services du crédit à la consommation, si le service de l’épargne, si le service de la gestion des systèmes de paiements, sont retirés aux banques privées, alors celles-ci ne peuvent exister que pour l’investissement dans des sociétés ou financier.

                      Le pouvoir de création monétaire doit clairement être retiré aux banques privées.

                      Ce pouvoir de création monétaire ne doit plus satisfaire des intérêts privés dont le seul but est leur propre enrichissement, ce pouvoir doit satisfaire l’intérêt général.

                      L’idée d’un organisme indépendant me semble illusoire, on le voit très bien avec la BCE qui si elle est effectivement indépendante des gouvernements, elle est aussi actuellement indépendante des citoyens, et plutôt sous l’influence des intérêts privés. Comment empécher qu’une organisation indépendante que ce soit directement ou indirectement ( à travers les gouvernements ) des citoyens puisse tomber sous l’influence d’intérêts privés ? Ce n’est pas possible, il faut forcément un contrôle qui relie le plus directement possible son action à notre volonté générale, sans cela elle est susceptible de tomber sous n’importe quelle influence.

                      Alors à tout le micmac que sysiphe propose, je préfère largement et tout simplement un contrôle parlementaire, d’abord par souci de séparation des pouvoirs, car le pouvoir de création monétaire est un pouvoir exécutif, et aussi car c’est le lien « indirect » le plus direct possible avec les citoyens.

                      Ce contrôle s’exercerait par une possibilité de révocation du gouvernement de la banque centrale par une censure parlementaire, par une nécessaire et régulière reddition des comptes de ce gouvernement de la banque centrale auprès des parlementaires, et par la possibilité pour n’importe quel parlementaire ou citoyen d’acceder en toute transparence aux documents ou locaux de la banque centrale, ceci pour permettre des missions parlementaires de surveillance et pour permettre à une vigilance citoyenne de s’exercer.

                      Il serait accordé au gouvernement la possibilité d’accéder à des financements par création monétaire pour financer les investissements de l’état ou des collectivités territoriales. Ces financements devront être inscrits dans le budget de l’état et donc être acceptés par le parlement.
                      Cette limitation permet de répondre à l’angoisse des libéraux quand aux risques d’inflation en confiant à l’état ce pouvoir de création de monétaire, argument qui a servit à l’époque à justifier l’interdiction pour l’état de l’utiliser et le hold up des banques privées. En le limitant aux seuls investissements de l’état, la monnaie créée sera toujours accompagnée d’une création de richesse, selon leur idée que la masse monétaire, la richesse totale du pays et l’inflation sont linéairement reliés, le risque d’inflation est ainsi éliminé ...
                      Ainsi l’état pourrait récupérer la possibilité d’investir sans s’endetter auprès des marchés financiers dans des infrastructures diverses et variées, construire des hopitaux, des logements, des centrales solaires ?, à condition évidemment de pouvoir ensuite financer par l’impôt leur entretien et leur fonctionnement. Ceci je pense mettrait tout simplement fin à l’endettement de l’état n’ayant plus besoin de verser des intérêts à qui que ce soit, rien que ça ^^.

                      Les gouverneurs de la banque centrale seraient nommés par le parlement, et devraient nécessairement être issus des banques publiques et n’avoir aucun lien avec les marchés financiers, les banques privées, et les membres du gouvernement.

                      La banque centrale aurait donc pour rôle de s’assurer que suffisament de monnaie circule pour permettre à l’économie de tourner de façon optimale, et le rôle de l’état sera de s’assurer que cet argent circule comme il faut de manière à ce qu’il serve bien à permettre à tous de satisfaire leurs besoins, mais là on sort du sujet, on rentre dans la question de l’égalité et de la répartition des richesses.
                      Elle devrait s’assurer aussi évidemment comme c’est le cas aujourd’hui que les banques publiques possèdent la monnaie fiduciaire nécessaire pour faire face à leurs besoins vis à vis des citoyens pour rendre leurs services publiques et aussi qu’il n’y ait pas trop de monnaie en circulation, ceci afin d’éviter que la monnaie ne dévalue, et donc éviter toute possible inflation.

                      Pour assurer cette mission, elle contrôlera pleinement et directement le pouvoir de création monétaire et aussi celui de destruction monétaire. Cela contraste évidemment avec l’actuel contrôle totalement illusoire de la banque centrale européenne à coup de taux directeurs ... Et la conséquence est aussi symbolique car la monnaie devient ainsi une monnaie permanente, n’étant détruite que sur décision de la banque centrale, tandis qu’actuellement, la monnaie est une monnaie d’endettement, créée lors de chaque crédit souscrit, et détruite quand ce crédit est remboursé.

                      Les banques privées elles devront fonctionner sur leurs fonds propres et sur les épargnes de leurs clients ( d’ailleurs beaucoup de personnes croient que c’est déjà le cas ^^ ). La banque centrale devra leur assurer un service payant de conversion en monnaie fiduciaire en les obligeant à posséder un compte à la banque centrale, qu’elles devront alimenter en fonction du montant de monnaie qu’elles possèderont en épargne.
                      L’épargne dans les banques privées ne serait pas garantie par l’état.

                      Les places financières seront aussi nationalisées et transformées en outil de contrôle des marchés financiers. Le secret bancaire serait interdit.

                      Voilà ce qu’il faudrait mettre en place.

                      Il faut réviser les traités européens et le débat du référendum de 2005 reste donc totalement central.
                      Néanmoins une grande partie du système peut déjà être mis en place, comme le service publique et la séparation avec les marchés financiers, sans avoir besoin de réviser les traités européens, ce qui serait déjà une avancée considérable.


                      • DG. DG. 23 août 2009 18:26

                        logan sisyphe, et ffi ont pratiquement tout dis

                        CEPENDANT

                        le pouvoir de création monétaire n’appartient pas au banques privée, il lui est seulement délégué par l’Etat. Il faut comprendre par là que sans Etat, ce pouvoir ne vaut rien, car sinon tout le monde pourrait battre monnaie, (c’est a dire que la notion de « fausse monnaie » n’existe plus), sans qu’aucune garantie de la valeur de la dite monnaie.

                        le problème est que ce pouvoir est INTEGRALEMENT délégué depuis 1973, puisque l’Etat ne peut plus procéder par avance des banques centrales pour son budget. il faut donc arriver a une situation ou les finances publique sont complètement indépendante des banques et des marché financier. en claire, tout les budgets des collectivité publiques doivent être avancés par la banque centrale nationale, sans intérêt. l’impôt servant a rembourser l’avance.
                        Cela implique que les budgets soient strictement équilibré. le recours a l’emprunt est strictement interdit


                        • brieli67 24 août 2009 08:45

                          Dites les dettes publiques un rapport avec les deniers publics ?
                          http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006061078&dateTexte=vig

                          Le budget de l’Etat en France ? Jamais mis à plat par nos élus. Non rabibochages, coupes, cadeaux à certaines circonscriptions.... au gré des politiques en place.

                          Que de « niches » à débusquer, boulot que ne fait pas la Cours des Comptes ni des associations de citoyens, de contribuables....

                          Peu de banquiers et de financiers au Sénat et à l’Assemblée Nationale ? Comment marche le lobby ? Les comptables du Denier Public cad Trésor Douanes, Gestion des Hôpitaux.... de la corruption organisée au_dessus des textes des lois de la République ?

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