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Accueil du site > Actualités > Economie > Dette publique, monnaie et inflation : de quoi s’agit-il (...)

Dette publique, monnaie et inflation : de quoi s’agit-il ?

Lorsque l’on parle de dette, on pense souvent à la dette publique jugée invariablement trop importante. Dans cet article, nous mettrons en lumière la nature de l’argent et sa provenance afin de mieux cerner la problématique de la dette, sa nature et ses causes premières. Pour bien cerner le problème, il est indispensable de détailler le fonctionnement des systèmes monétaires dans le monde qui sont tous basés sur le même modèle. Afin de rendre l’explication plus concrète, nous nous bornerons à l’exemple de la zone Euro.

Qu’est ce que la monnaie, l’inflation ? Une réserve fractionnaire et un refinancement auprès d’une banque centrale ?
Si ces notions sont floues ou inconnues pour vous, cet article devrait éclairer vos lanternes sur les engrenages des systèmes monétaires et financiers.
 
La création

On croit souvent que c’est l’état ou la banque centrale qui créer la monnaie en se basant par ex sur l’or mais c’est faux. En réalité, ce sont les banques privées qui ont le pouvoir de création monétaire et il n’y a plus besoin d’or pour cela. Ce fait est assez difficile à croire mais c’est pourtant bien ce qu’il se passe en réalité (1)(2)(3)(14).
L’état français a perdu ce pouvoir en 1973 avec la réforme de la banque de France(4)(5) signée par Pompidou, Mesmer et Giscard. Cette loi a été abrogée et remplacée dans le traité de Maastricht en 1993 (6)(7)(8). Ces lois interdisent à l’état français d’emprunter auprès des banques centrales. Avant 1973, l’état empruntait auprès de la banque de France et payait des intérêts à celle-ci. Mais, comme la banque de France appartient à 100% à l’état, les dividendes étaient reversés à l’état. Bref, cela se passait comme si l’état ne payait pas d’intérêts.
Après 1973 tout change car la banque de France ne peut plus prêter à son propriétaire. Dès lors, l’état doit emprunter auprès des banques et des prêteurs privés pour financer les investissements (construction de ponts, d’hôpitaux, diverses infrastructures), les intérêts eux sont alors perdus pour l’état. Il faut savoir que c’est précisément à partir de cette date que la dette publique française augmente de manière régulière et, que le total des intérêts payés représente environ 1300 milliards d’euros soit le total de la dette actuelle (9).
Ceci signifie que si l’ont était resté dans l’ancien système, il n’y aurait tout simplement pas de dette publique. Il est donc faux de dire que la dette est due à une mauvaise gestion, elle est seulement due à la perte consentie par l’état de son pouvoir de création monétaire.
 
Revenons au système monétaire et entrons dans les détails. Les banques créent la monnaie sous certaines conditions. En fait, cela se produit lorsqu’une personne morale(10) ou physique(11) contracte un emprunt bancaire. La banque fournit la somme demandée en échange d’une reconnaissance de dette obligeant à rembourser (sous peine de saisie). Mais l’argent qui est crédité sur le compte ne provient pas de la trésorerie de la banque ou des dépôts. Il provient de nulle part, c’est une simple écriture comptable(3). La banque crédite le compte qui apparaît au passif de son bilan et crédite une créance à l’actif du bilan (3). Lorsque le capital est remboursé, la créance de la banque ainsi que le dépôt au passif sont débités. L’argent créé par l’emprunt (le capital) est donc détruit lors du remboursement de l’emprunt.
Jusque là tout va bien mais la banque ne se contente pas de cela, elle réclame des intérêts sur cet emprunt. L’argent emprunté peut être remboursé intégralement puisqu’il y a eu une création monétaire équivalente, mais les intérêts eux sont à aller chercher ailleurs. Où cela ? Étant donné que seul les banques créent la monnaie via du crédit, seul de l’argent provenant d’un autre crédit peut permettre de payer les intérêts. Sauf que ce nouveau crédit demandera aussi des intérêts et ainsi de suite. En fait, comme tout l’argent en circulation dans l’économie réelle provient de crédits, les banques perçoivent des intérêts sur tout cet argent. Ce qui signifie qu’à terme sans augmentation de la masse monétaire (total de la monnaie en circulation) tout l’argent sera versé aux banques sous forme d’intérêts et investi par elles dans l’immobilier, les marchés boursiers ou l’économie réelle. Il n’y aura alors plus d’argent en circulation. De même, si tout le monde rembourse ses crédits en même temps, il n’y aura plus d’argent en circulation et il resterait encore les intérêts à payer ! Ce système nécessite donc une hausse perpétuelle de la masse monétaire pour fonctionner, sans cela il y aurait une pénurie de monnaie. Par ex, la masse monétaire de la zone euro a augmenté d’environ 10% par an depuis la création de la monnaie unique.

L’ennui c’est que cette hausse continuelle peut provoquer une inflation des prix (12).
L’inflation des prix correspond à une hausse des prix des biens et services. Cela peut arriver lorsque de la monnaie est injectée dans l’économie réelle (Hors immobilier et marchés boursier), lorsque la production des biens et services baisse à masse monétaire constante ou lorsque la vitesse de circulation de la monnaie diminue. Cela est expliqué par la Théorie quantitative de la monnaie (13) qui nous donne la relation :

MV = PQ

Avec M la quantité de monnaie, V la vitesse de circulation de la monnaie (ou des biens et services), P le niveau des prix et Q la production. Pour comprendre cette relation, prenons un petit exemple. Imaginons un pays qui ne produit que des échelles. Sur une année, 100 échelles sont produites. Chaque unité de monnaie est utilisée pour 2 transactions dans l’année. La masse monétaire est de 1000 euros. Quel sera le prix des échelles ?
Nos 1000 euros seront utilisés deux fois pour acheter des échelles, on peut donc en acheter 50 au prix de 20 euros une première fois, cet argent sera alors de nouveau disponible pour acheter les 50 échelles restantes au prix de 20 euros. Vous pouvez vérifier que l’on a bien respecté la relation ci-dessus.
 
La multiplication des pains

Nous avons vu plus haut que l’argent est créé par les banques commerciales via le crédit à partir de rien ou presque. Dans la pratique, cela est un peu plus compliqué mais cela revient presque au même.
En fait il existe différents types de monnaie ou d’argent :


- Monnaie scripturale : C’est la monnaie qui se trouve sur tous les comptes courants ou compte chèque. Elle circule par virement, carte de crédit ou chèque. Nous noterons cette monnaie M1.


- Monnaie fiduciaire : C’est la monnaie garantie par l’état et la banque centrale, elle prend la forme de billets et de pièces de monnaie. Cette monnaie est créée par la Banque centrale.


- Base monétaire : C’est la monnaie créée par la Banque centrale, elle regroupe la monnaie fiduciaire ET les soldes de compte des banques dans les livres de la banque centrale. En effet, chaque banque détient un compte à la banque centrale, nous pouvons appeler cette monnaie la monnaie de base ou la monnaie des banques. Cette monnaie est directement convertible en monnaie fiduciaire, la conversion étant assurée par la banque centrale. Nous noterons cette monnaie M0.
 
Avant de commencer notre explication, il faut parler de la compensation. Tout échange de monnaie entre compte bancaire ou DAV (dépôt à vue = un compte chèque par ex) au niveau M1 implique le même échange en monnaie de base au niveau M0 entre les comptes des banques concernées. C’est le mécanisme de compensation des échanges. Dans la pratique, chaque jour les flux de monnaie entre les banques sont calculés et seul la différence des flux est crédité/débité sur les comptes des banques à la banque centrale.

Pour bien comprendre ce qu’il se passe, partons du début. Imaginons une banque qui emprunte une quantité Q de monnaie de base M0 à la banque centrale. La banque centrale crée la monnaie en créditant le compte de la banque.
La banque verse des intérêts à la banque centrale qui dépendent des taux d’intérêts directeurs. La banque peut prêter cet argent à M Paul pour l’achat d’une maison, des travaux de plomberie et les frais du déménagement. Cet argent est crédité sur le compte de Paul qui le dépense. L’argent dépensé sera ensuite déposé sur des comptes dans n’importe quelle banque. Une partie de cet argent va donc se retrouver chez des banques concurrentes mais reste dans le système bancaire. Dans la pratique, l’argent circulent sans cesse entre les banques et tout se passe comme si il n’y avait qu’une seule banque, cela simplifie les calculs et amène aux mêmes résultats.
La banque considérée comme unique récupère donc l’argent du crédit sur différents DAV. Elle doit garantir la convertibilité de cet argent en monnaie fiduciaire. Dans la pratique, comme personne ne retire tout son argent en même temps, il suffit pour la banque de conserver un certain ratio noté r<1 de cette somme en monnaie de base M0. Ainsi, elle pourra faire face à tous les retraits isolés sans jamais manquer de monnaie M0 auprès de la banque centrale.
Ainsi, pour garantir les DAV de valeur totale Q, il lui suffit de garder rQ de monnaie M0 à la banque centrale, ce ratio est la réserve fractionnaire. La somme restante (1-r)Q peut être prêtée à un autre emprunteur et ainsi de suite. Comme expliqué par le schéma suivant :

(Cliquez pour agrandir l’image)

Ainsi, à chaque nouvel emprunt, une certaine quantité de monnaie scripturale M1 est créée par la banque.
Le total de la monnaie scripturale créée pour n+1 emprunts est :

Sn = Q + (1-r)Q + (1-r)^2 Q + (1-r)^3 Q .... + (1-r)^n Q

Il s’agit d’une suite géométrique de raison 1-r (19), un simple calcul nous donne :

Sn = Q(1 - (1-r)^(n+1))/r

Lorsque n tend vers l’infini, Sn tend vers Q/r car |1-r| < 1.

Ainsi, on voit que pour une quantité de monnaie de base Q de départ, le mécanisme du crédit permet aux banques de créer jusqu’à Q/r en monnaie scripturale M1.C’est ce qu’on appelle l’effet multiplicateur du crédit. Dans la pratique, r est de l’ordre de 10% en Europe, ce qui signifie que pour 1000 euros de monnaie de base, le système bancaire peut créer 10 000 euros de monnaie scripturale.

Ceci n’est possible que parce que l’on garde toujours notre argent sur des comptes et qu’on le retire rarement en totalité. C’est cela qui permet aux banques de prêter beaucoup plus que ce qu’elles ont. Elles créent donc bien de la monnaie à partir de rien. Et, cela est dans leur intérêt puisqu’elle perçoivent des intérêts sur les sommes prêtées.

Pour prévenir le phénomène de rush (tous les clients d’une banque retire leur argent en même temps), les états et banque centrales obligent les banques à avoir une réserves obligatoire pour se couvrir. Aujourd’hui, cette réserve n’est que de 2% des DAV (20). Ainsi, les banques vont toucher des intérêts sur toute la masse monétaire M1 et payer des intérêts sur 12% (réserve fractionnaire + réserve obligatoire) de cette somme seulement à la banque centrale.

On peut faire une estimation rapide du revenu bancaire dans la zone euro. La masse des DAV est d’environ 4000 milliards d’euros (15). Avec par exemple un taux moyen de 4% et des taux d’intérêt directeurs de 2%, on a :

4000 * 0,04 - 0,12* 4000 * 0,02 = 160 - 9,6 = 150,4 milliards d’euros par an.

On voit que pour 160 Mds d’euros d’intérêts touchés, les banques versent moins de 10Mds d’euros à la Banque centrale. Dans la réalité, les banques ont d’autres sources de revenus sur les marchés financiers, les bons du trésor etc. Ici n’est calculé que le revenu issu des DAV.

Pour conclure cet article, parlons du refinancement. En fait, il s’agit de différentes techniques qui permettent aux banques de se procurer de la monnaie de base M0. Ce système revient à un simple prêt contracté auprès de la banque centrale en échange d’intérêts versés. Dans un prochain article, nous examinerons les différentes critiques à l’encontre du système monétaire actuel et sa responsabilité vis à vis de la crise économique actuelle. Nous verrons aussi les solutions proposées pour remplacer ce système qui est une source de grande instabilité.
 
Références :

(1) Création monétaire sur wiki

(2) Effet multiplicateur du crédit

(3) Création monétaire, le bilan des banques

(4) Loi n°73-7 du 3 Janvier 1973

(5) Banque de France

(6) loi n° 93.980 du 4 août 1993

(7) Traité de Maastricht

(8) Texte du traité de Maastricht

(9) La dette publique, une affaire rentable : A qui profite le système ? André-jacques Holbecq

(10) Personne morale

(11) Personne physique

(12) Inflation

(13) Théorie quantitative de la monnaie

(14) La monnaie et ses mécanismes, Dominique Plihon. La Découverte 2007

(15) Masse monétaire

(16) Monnaie scripturale

(17) Monnaie fiduciaire

(18) Base monétaire

(19) Suite géométrique

(20) Réserve obligatoire

(21) Article 104 du traité de Maastricht
 

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34 réactions à cet article    


  • Peretz Peretz 26 novembre 2009 16:09

    Bon travail. Mais qui aurait pu être plus simple. Ce qui me gêne c’’est ton hypthèse de départ qui fait de l’intérêt la base du flux monétaire et de l’inflation. En fait c’est la seule circulation de la monnaie qui enchenche le mouvement productif et l’inflation, avec ou sans intérêt. Que fais-tu des paiements comptants en monnaie sonnante et trébuchante ? Pourquoi quand il n’y avait qu’une ou deux monnaies (livre et franc) frappées par les seigneurs de la période féodale, n’y avait-il pas d’inflation ? J’attends la suite pour tes solutions. www.voixcitoyennes.fr


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 26 novembre 2009 18:39

      Bonjour,

      Cela dépend si l’on parle de l’inflation monétaire ou de l’indice des prix.

      « En fait c’est la seule circulation de la monnaie qui enchenche le mouvement productif et l’inflation, avec ou sans intérêt »

      Oui et non, même si la demande de crédit augmente, les banques ne sont pas obligées d’y répondre, la masse monétaire restant alors stable comment augmenter les prix ? Si on le fait, les gens manquerons de liquidités ce qui fait baisser la demande et donc les prix.
      Ou alors, il faut accélérer sans cesse les échanges ou réduire la production.

      Sinon, petite explication complémentaire sur l’intérêt :

      Pour le capital pas de souci, cet argent est en circulation mais pour payer l’intérêt il faut bien aller chercher cet argent sur un autre emprunt. Après, la banque qui touche cet intérêt en reverse une partie vers l’économie « réelle » via des salaires des charges mais pas tout.
      Une part non négligeable va aller vers les marchés boursier, les investissements immobiliers, les bonus, les dividendes etc. Cet argent va alors arriver en grande partie dans la poche de rentiers (les gens ayant un gros capital en action et immobilier dont les dirigeants des banques) qui en général sont riches voir très riches et ils accumulent alors du capital grace à l’injection d’argent par les banques provenant des intérêts.
      Ces gens étant riches ou très riches n’achètent pas la même chose que le tout venant.
      Déjà ils accumulent en général sous forme d’actif financiers et immobiliers et ils achètent des produits de luxe.
      La hausse des prix immobiliers incitent à créer plus monnaie encore puisque les gens doivent bien se loger.

      Globalement, il y a donc un transfert de monnaie de l’économie réelle de M tout le monde vers Le secteur financier, immobilier et l’industrie du luxe. Il s’en suit que si l’on veut que M tout le monde ne viennent pas à manquer de monnaie et puisse consommer, il faut injecter dans son secteur de la monnaie nouvelle.


    • xa 26 novembre 2009 17:29

      Une bonne explication du mécanisme de création monétaire par les banques.

      Une petite chose à corriger : « L’état français a perdu ce pouvoir en 1973 avec la réforme de la banque de France ».

      Plus précisément, l’Etat a perdu le pouvoir de créer de la monnaie pour lui même.

      Le mécanisme du crédit est de la création monétaire tant que l’argent prêté est plus élevé que les fonds disponibles. Or c’est le fondement même des banques, depuis leur création, depuis toujours.

      Après, bon ... On ne sera pas d’accord sur le diagnostique de la dette, alors inutile de polémiquer outre mesure. Vous nous expliquerez comment les pays du nord, soumis à la même contrainte que la France, ont été en mesure, eux, de gérer leur dette.


      • _Ulysse_ _Ulysse_ 26 novembre 2009 18:45

        Pour ce qui est des pays du nord, de quelles pays parlez-vous ?

        Concernant la Norvège, c’est un cas particulier puisque celle-ci dispose d’une rente pétrolière très importante pour une petite population de 4 Millions d’hab.


      • xa 26 novembre 2009 19:20

        Par exemple, la Finlance, dont la dette est passée de 58% du PIB à 33% entre 94 et 2008.
        Ou encore la Suède, dont la dette dépassait les 80%, et qui est revenue à 50%.
        Ou bien le Danemark, dont la dette qui frisait les 60% est redescendue proche des 30% en 2006.

        Des cas articuliers, des petits pays, pas comparables du tout.


      • _Ulysse_ _Ulysse_ 27 novembre 2009 10:30

        Cela mérite quelques approfondissements.

        Concernant, la Finlande ils ont bénéficié d’un fort excédant commercial et d’un secteur industriel très développé et d’une forte croissance.
        Cela est du à quoi ? Voilà une question intéressante.

        Pourquoi eux ont développé leur industrie quand nous nous la laissions péricliter ?
        Sinon, quelle était leur politique en matière de crédit ?


      • Lennybarr 27 novembre 2009 12:09

        De mémoire les dettes des pays scandinaves n’ont pas baissées en volume, elle ont seulement augmentés moins vite que la dette française par exemple. C’est le PIB des États scandinaves qui a surtout augmenté, plutôt qu’une dette qui aurait diminué. Plus tu augmentes le PIB plus la part de la dette diminue corrélativement.


      • xa 27 novembre 2009 15:46

        @Lennybarr

        C’est partiellement vrai. Une bonne partie de la réduction du taux d’endettement vient d’une croissance plus forte du PIB que de la dette. Mais pas seulement. Ainsi, la Finlande a rembourser 10% de sa dette en volume entre 2003 et 2007.

        Ce qu’il faut voir, c’est que ces pays se sont mis sur la voie d’un budget excédentaire, leur permettant soit de prévoir de nouveaux services ou des « reversements de cagnotte » ou encore le remboursement d’une partie de la dette.

        Tout ce que nous ne faisons pas.

        @ auteur

        « Pourquoi eux ont développé leur industrie quand nous nous la laissions péricliter ?
        Sinon, quelle était leur politique en matière de crédit ? »

        Et bien c’est là que nous différons sur notre diagnostique.

        Pour vous, la dette francaise existe par construction.

        Pour moi, elle existe avant tout parce que nos politiques n’ont pas fait les bons choix stratégiques, c’est à dire qu’ils ont emprunté pour de mauvaises raisons.

        Ex : les 2.5 milliards de baisses de la TVA seront financé par de la dette. Est-ce de la bonne gestion ?


      • Le péripate Le péripate 26 novembre 2009 17:47

         smiley Ce système nécessite donc une hausse perpétuelle de la masse monétaire pour fonctionner, sans cela il y aurait une pénurie de monnaie.

        C’est la meilleure. smiley


        • _Ulysse_ _Ulysse_ 26 novembre 2009 18:43

          J’aurais du préciser :

          Ce système nécessite donc une hausse perpétuelle de la masse monétaire pour fonctionner, sans cela il y aurait une pénurie de monnaie DANS L’ECONOMIE REELLE.

          Voir ma réponse au dessus. La hausse « trop » rapide de la masse monétaire génère bien un trop plein de monnaie sur les marchés financiers et immobiliers (d’où les bulles que l’on a vu)
          et permet à un certain nombre de rentiers d’accumuler de grosses sommes d’argents.

          Mais le système génère aussi une pénurie sur les autres secteurs (économie réelle) qu’il faut compenser par de la création monétaire.


        • Le péripate Le péripate 26 novembre 2009 19:08

          L’économie « réelle ».
           Ahhhh... L’économie est réelle, ou inexistante.

          Bullshit.


        • plancherDesVaches 26 novembre 2009 22:58

          Inutile de considérer les écrits de « péripate ». Il n’est là que pour polluer.


        • ZEN ZEN 26 novembre 2009 18:20

          Chantecler
          C’est aussi développé ICI


          • imarek imarek 26 novembre 2009 18:34


            >>>L’état français a perdu ce pouvoir en 1973 avec la réforme de la banque de >>>France(4)(5) signée par Pompidou, Mesmer et Giscard.

             Pour quelle raison au juste a t-on fait cette réforme en 73 ? Pour appauvrir l’état ?
             Je ne peux pas croire que Pompidou, Mesmer ou Giscard n’avaient pas le sens de l’état.
             Les politiques en général aiment bien la planche à billets mais quand même !!!
             Il doit bien y avoir une raison technique, économique ou monétaire, mais laquelle ?


            • ELCHETORIX 26 novembre 2009 18:46

              Pour votre gouverne Mr POMPIDOU était chargé d’affaires chez les banquiers ROTCHILDS , ce qui peut expliquer bien des choses .
              Veuillez taper « argent-dette » et vous aurez un meilleur aperçu de « l’état des lieux »
              Cordialement .
              @ l ’ auteur , voilà un sujet complexe qui peut dévoiler la « réalité » de la situation financière des états , donc des citoyens !
              RA .


            • _Ulysse_ _Ulysse_ 26 novembre 2009 18:50

              C’est une bonne question,

              Sans doute pour servir à la fois les intérêts des banques et prêteurs et aussi la nouvelle doctrine économique néo-libéral qui veut que l’état soit incapable de mener une politique économique convenablement et d’utiliser la monnaie à bon escient.

              Pompidou a travailler dans le secteur bancaire il me semble. Mesmer a eu des intérêts là dedans je crois (à chercher). Pour Giscard, je crois qu’il était adepte du néo-libéralisme naissant.


            • intactsaphir 26 novembre 2009 18:53

              bonsoir,

              un autre champ pour la compréhension

              sous forme de BD

              la dette ex nihilo

              www.factum911.com


              • civis1 civis1 27 novembre 2009 00:35

                Autrement dit :
                Pompidou (et les autres petits malins qui continuent sur sa lancée ) c’est le lobby financier qui aurait mis en place un système de ponction d’argent public en obligeant l’état , c’est-à-dire nous, les contribuables, à payer des intérêts aux banques privées sur les sommes qu’elles nous empruntent ?
                Chapeau ! il fallait y penser ! 
                Il y a des créanciers, qui bullent tranquillement en soufflant doucement pour faire gonfler la bulle...
                Et les shadoks qui se crèvent et qui travaillent bêtement .
                Des naïfs qui ne savent rien de tout çà et à qui on fait croire qu’ils sont en train de s’endetter jusqu’au cou . Pire ! On essaie de les culpabiliser en leur disant qu’ils sont en train de manger le pain de leur propre enfants !!!  Qui n’auront bientôt plus droit à rien , à aucun service public ,aucun droit à la santé ni au logement...
                Et en plus on les renfloue ces escrocs ?
                PENDANT COMBIEN DE TEMPS ENCORE LEURS RELAIS MEDIATIQUES OSERONT-ILS NOUS PARLER DE DETTE PUBLIQUE ?
                LA DETTE PUBLIQUE ????
                 Mais quelle dette ?
                Que ceux qui nous ont prêté de l’argent qui nous appartenait nous rendent ce qu’ils nous ont volé et qu’on en parle plus. Tout est dit !
                Ou Alors ... ironie de l’histoire , au moment où l’état va lancer un emprunt privé pour rembourser les intérêts d’une créance creusée sur notre dos, ne méritent-ils pas qu’on leur fasse le coup de l’emprunt NICOLAS ?
                En 1867, les compagnies de chemin de fer russe lancent en France un emprunt nommé « Nicolas » pour la construction de nouvelles voies en Russie, ceci étant dû à un besoin russe de capitaux pour ces investissements coûteux. Un engouement s’est manifesté pour cette épargne, jusqu’à ce que celle-ci soit unilatéralement répudiée par les Bolcheviques en 1918...


                • Blé 27 novembre 2009 07:27

                  Sous la féodalité, les seigneurs venaient prendre leur part sur la récolte de leurs serfs sans s’occuper de savoir si ceux qui cultivaient la terre auraient assez pour se nourrir uniquement parce que la terre ne leur appartenaient pas.

                  Que je sache, le droit de propriété dans la déclaration des droits de l’homme de 1789 ou de 1948 est inaliénable. La seule chose qui soit aliénable ce sont les richesses produites par la masse humaine subordonnée à ce droit de propriété « inaliénable ».

                  Les « saigneurs » d’hier possédaient les terres, les « saigneurs » d’aujourd’hui possèdent les banques. Dans les deux cas, les « saigneurs » payent largement leur armée et leurs valets pour se maintenir au pouvoir.


                  • fwed fwed 27 novembre 2009 10:52

                    Merci beaucoup pour cet article sur mon sujet préféré.

                    A remarquer un nicolas gicard d’estaing directeur de banque rotschild sur who’s who. Ce n’ets pas son fils et je ne trouve pas si il est de la même famille.

                    Ci dessous : La réponse de VGE sur l’article 25 « le trésor public ne peut présenté de ses effets à l’escompte de la banque de france »
                    http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE#comments

                    Cordialement


                    • drlapiano 27 novembre 2009 12:14

                      Évidemment, plus c’est long, plus on a de chance de dire des conneries.

                      Le Péripate soulignes les perles (et les réponses pitoyables du malheureux auteur) avec son habituelle sens du raccourci.

                      Comme toujours les bonnes âmes anticapitalistes stigmatisent la création monétaire, sans souligner qu’ en régime de croisière il y a un flux continu de création monétaire (par les monstrueuses banques) mais un flux à peu près égal de destruction monétaire (par les mêmes) lorsque les emprunts sonts remboursés.

                      La différence entre ces deux flux étant une inflation légère pilotée cahin caha par les banques centrales, aidé en cela par toute la rigueur le savoir faire des professionnel de la finance, et les souhaits de ceux qui sont leurs mandants : des individus de chair et de sang avec toutes leurs limites.

                      Les problèmes naissent toujours quand ceux à qui on a fait confiances sont défaillant ... et dans le mécanisme de création/destruction qui supportent toutes les monnaie actuelles... ce sont nécessairement TOUS les autres qui payent, par construction même, la monnaie étant plus que tout autre le bien commun.

                      Le rôle des banquier est fondamentalement d’évaluer le risque, de déterminer ceux, pour quelles entreprise, et à quelle conditions, à qui on peut faire confiance.

                      Il ne me semble pas que faire faire cette évaluation par des services d’état serait vraiment génial !
                      Il faudrait de toute façon que l’état développe un savoir faire dans ce domaine ... or ce savoir faire existe c’est celui des banques, affiné par le marché se maître impitoyable.

                      L’état peut alors s’il le veut nationnaliser les banque, s’appropriant ce savoir ... mais ce savoir en sera-t-il pour cela meilleur, et privé alors de l’aiguillon de la concurrence ne risquerait-t-il pas de s’étioller rapidement ! Sans compter cette « volonté de plaire » qui est la marque des états, et qui lui ferait, n’en doutons pas prendre tous les risques ...


                      • logan 27 novembre 2009 12:59

                        Vous dites : "Comme toujours les bonnes âmes anticapitalistes stigmatisent la création monétaire, sans souligner qu’ en régime de croisière il y a un flux continu de création monétaire (par les monstrueuses banques) mais un flux à peu près égal de destruction monétaire (par les mêmes) lorsque les emprunts sonts remboursés.

                        La différence entre ces deux flux étant une inflation légère pilotée cahin caha par les banques centrales, aidé en cela par toute la rigueur le savoir faire des professionnel de la finance, et les souhaits de ceux qui sont leurs mandants : des individus de chair et de sang avec toutes leurs limites."

                        Si tel était bien le cas comment expliquez vous l’augmentation régulière de la masse monétaire ces 20 dernières années autour des 10% par an et atteignant un record de 12% en 2007 ?

                        Pour atteindre de tels chiffres, je m’excuse mais on est loin du flux à peu près égal dont vous parlez.

                        Je vous invite à révoir vos théories parce qu’elles sont juste complètement fausses.


                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 27 novembre 2009 13:53

                        Bonjour,

                        Si vous avez bien lu l’article j’y explique que le capital est crée puis détruit lors du remboursement de l’emprunt, il y a donc bien une concurrence entre des flux (flux de crédit vs flux de remboursements) même si je l’ai pas dis explicitement (j’aurais sans doute dû le faire).

                        Vous dites que la différence est une inflation légère mais celle-ci est de 10% par an, es-ce léger compte tenu de la croissance limitée du PIB dans la zone euro ?

                        Quel est le pouvoir réel des banques centrales ? Il est assez limité me semble-t-il. Cela tient plus de l’envoi de signaux aux banques qu’elles peuvent écouter ou non.

                        Quand à l’état, où ai-je dis qu’il fallait qu’il joue le rôle de banquier ? Il me semble que vous extrapolez beaucoup. D’ailleurs les propositions de systèmes alternatifs (que je connais) au système actuel ne le proposent pas.

                        Il me semble par ailleurs que de nombreuses banques ont bien failli dans l’évaluation d’un certains nombre de risques. Le pb n’est pas que certaines fassent quelques erreurs limitées. Le pb c’est qu’elles se sont planté (erreur ou volontairement ?) sur des volumes astronomiques. La bonne question à se poser c’est pourquoi ces professionnels de l’évaluation du risque se sont plantés ? Pourquoi maintenant et pas il y 30 ans ? ou 50 ans ? Pourquoi les banquiers ont « buggé » depuis 1995 ?

                        PS : je précise tout de suite que les banques ne sont pas les seules responsables (il y a aussi les élites intellectuels, les politiques et donc l’état) même si elles restent un acteur incontournable.


                      • Gandalf Tzecoatl 27 novembre 2009 14:03

                        « Le rôle des banquier est fondamentalement d’évaluer le risque »

                        Ca me fait toujours bien marrer cette assertion, qui sonne si pro pour les cages à miels du néophyte.
                        Mais pas ici, car :
                        En ayant le monopole de création monétaire telle la BCE ou l’oligopole avec mes petits copains telles les banques commerciales, et demandant plus d’argent que je n’ai créé, n’induis-je pas un risque systématique de défaillance ?
                        Bref, la zone euro cumulant 15 000 milliards de dettes auprès des institutions bancaires et 9000 milliards de monnaie, ce système monétaire n’induirait-il pas fatalement des faillites (cessation de paiement), et non pas uniquement de l’inflation ?

                        Non, le rôle des banquiers tels que stipulés dans les textes de lois est bel et bien de perpétuer un droit de seigneuriage, et de perpétuer une rareté monétaire vis à vis de l’endettement permettant de diviser pour mieux régner.

                        Nos intitutions bancaires sont légitimes à réclamer ce que globalement les agents économiques non bancaires ne pourront jamais leur fournir : il s’agit bien d’usurper la propriété d’autrui, ce que tout libéral se garde bien de dénoncer, tel notre pathétique péripate.


                      • fwed fwed 30 novembre 2009 12:45

                        a drlapiano,

                        Faire une analyse de la dynamique de la masse monétaire dans le temps sans parler des interêts (qui ne sont pas monnayés) ne permet pas une analyse complète du système.
                        Pourquoi qualifier les banques de monstrueuses si ce n’est pour essayer vainement de discréditer vos interlocuteurs. Les banques sont obligatoires pour créer et distribuer la monnaie crédit. Le hic est que seules les banques privées ont le privilège de battre monnaie.

                        a xa,

                        « Plus précisément, l’Etat a perdu le pouvoir de créer de la monnaie pour lui même. »
                        Encore plus précisément : « L’etat a seulement le droit de créer des bons du trésor en échange de monnaie crédit créées par les banques privés. » sans oublier les interêts évidemment.
                        Votre affirmation mériterait amplement d’être approfondie.

                        Cordialement


                      • astus astus 27 novembre 2009 15:06

                        A l’auteur :

                        Merci pour votre article, mais j’ai une question à vous poser : tous les états du monde occidental étant fortement endettés, ne pensez vous pas que toutes ces énormes créances sont d’ores et déjà impossibles à rembourser ? Et si c’est le cas, que peut-t-il de se passer selon vous ?


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 27 novembre 2009 15:42

                          Et bien de fait ces créances ne sont pas remboursables « tel quel ». Si demain, tous les états budgétisent un remboursement de leurs dettes sur 20 à 50 ans (suivant le niveau de celle-ci) c’est pas quelques points de PIB que l’on perdra ! En France, rembourser la dette sur 20 ans signifie devoir réaliser 200 milliards d’économies par an, un tel prélèvement aurait des conséquences dramatiques y compris sur le PIB d’où baisse des recettes etc. C’est ce que certains appellent l’économie de la crucifixion, où pour rester sain (ie faire face à ses dettes), on est prêt à tous les sacrifices.

                          On est à 140 milliards de déficit cette années + 35 Mds de l’emprunt sarkosy. Ce sera la même chose l’an prochain. On est à 1300 milliards de dette public et on va dépasser les 1600 milliards d’ici 1 an et demi. On en est à emprunter pour payer les intérêts alors que ceux-ci sont bas ! Et il n’y a pas que la france qui est concernée, c’est presque toute l’OCDE.

                          Tout cela ne pourra se terminer que pas une annulation de tout ou une partie de ces dettes (soit par l’inflation, soit par une cessation de paiement, comme l’argentine).

                          Où en, est l’Argentine depuis sa cessation de paiement ? Eux à qui ont prométez le pire ?
                          Ils ont réduit leur chômage de moitié et augmenté leur PIB de 40% .
                          L’annulation des dettes n’est pas toujours une catastrophe.

                          Cela c’est déjà vu plusieurs fois dans l’histoire et il n’y a pas eu de catastrophe économique ensuite.
                          La france l’a fait, l’Allemagne aussi.

                          Comment les USA ont financé la guerre ?
                          Comment on a financé le plan marshall et la reconstruction ?
                          Comment la France et l’Allemagne se sont reconstruites alors que leurs économies étaient exangues, détruite (surtout l’Allemagne) et les états ruinés ?


                        • astus astus 27 novembre 2009 16:20

                          Merci beaucoup pour votre réponse claire et détaillée qui confirme ce que je supposais sans avoir de connaissance économique réelle .
                          Cordialement.


                        • lechoux 27 novembre 2009 18:01

                          « L’annulation des dettes n’est pas toujours une catastrophe. »

                          Ha ! Ha ! Ha ! Pour l’emprunteur, évidemment !


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 27 novembre 2009 19:15

                          C’est sur que l’emprunteur y perd. Mais il a sa part de responsabilité aussi !

                          Le prêteur prend un risque qu’il doit évaluer et assurer. Les prêteurs ont beaucoup prêté aux états sans se soucier de la solvabilité réelle de cette dette. Et, plus que cela les banques ont souhaité que les états empruntent auprès d’elles plutôt qu’au près des Banques centrales pour toucher des intérêts et elles ont prêté plus que de raison, c’est leur choix. Les prêteurs doivent aussi assumer leur responsabilité.


                        • logan 28 novembre 2009 21:09

                          Il faux de limiter les solutions à des extrémités.

                          A condition de récupérer le droit d’emprunter auprès de la banque centrale ( ce qui n’est pas évident ), il est possible de rembourser la dette publique en plusieurs années (25-30 ans).

                          Le temps que cela prendra dépendra des déficits de l’état évidemment.
                          Par exemple, tant que l’état explosera les déficits autour de 160 milliards d’euros par an, on ne peut pas y faire grand chose.
                          Rappellons que le déficit était de 42 milliards d’euros en 2007, et la dette de 1300 milliards. Pour bien comprendre le mécanisme, je ferais une simulation à partir de ces chiffres en période stable, et non pas à partir de la situation instable actuelle.
                          Il faut bien comprendre aussi que les déficits dépendent de choix politiques, si les déficits sont aussi importants aujourd’hui ce n’est pas uniquement en raison de la crise, n’oublions pas les nombreux cadeaux fiscaux accordés par le gouvernement aux plus riches et aux entreprises, ou encore la hausse des exonérations de cotisations etc ...

                          La solution consiste à remplacer progressivement la dette publique actuelle, générant des intérêts, par une dette publique saine, ne générant pas d’intérêts., ceci afin de libérer le budget de l’état de l’emprise des intérêts générés par la dette.

                          On peut par exemple utiliser la création monétaire pour financer les investissements de l’état chaque année ( qui se montent par exemple à 60 milliards d’euros ), et si on se contente des investissements, c’est parce qu’ils correspondent à des richesses réelles, c’est donc pour associer la création monétaire à des véritables créations de richesses afin d’éviter une possible inflation.

                          Donc chaque année on va emprunter 60 milliards d’euros auprès de la banque centrale, pour payer ces investissements ( qui sont une nécessité ) et qui étaient auparavant payés par les recettes de l’état.
                          Donc concrètement, c’est 60 milliards d’euros de recette qui sont inutilisés, et que l’on va allouer au remboursement d’une part des intérêts de la dette, et pour la partie restante du capital de la dette.

                          En 25-30 ans, l’ancienne dette publique générant des intérêts est entièrement remplacée par la nouvelle dette publique ne générant pas d’intérêts.
                          Le déficit de l’état est donc totalement épongé.

                          Un peu plus de justice fiscale ( ce qui veut dire de meilleurs recettes ), et on rétablit ainsi le budget de l’état dans le positif, ce qui nous permet de rembourser la nouvelle dette ( contractée auprès de la banque centrale ).

                          Même opération, on


                        • xa 30 novembre 2009 11:02

                          "l faut bien comprendre aussi que les déficits dépendent de choix politiques, si les déficits sont aussi importants aujourd’hui ce n’est pas uniquement en raison de la crise, n’oublions pas les nombreux cadeaux fiscaux accordés par le gouvernement aux plus riches et aux entreprises, ou encore la hausse des exonérations de cotisations etc« 

                          J’ai envie de dire Halleluia. Il n’y a pas si longtemps, en vous lisant, on pouvait croire que vous étiez convaincu que les déficit étaient uniquement construit par le mécanisme de dettes, et non par les choix des politiques qui ont voulu faire des cadeaux électoralistes (tous bords confondus d’ailleurs).

                           »On peut par exemple utiliser la création monétaire pour financer les investissements de l’état chaque année ( qui se montent par exemple à 60 milliards d’euros )« 

                          60 milliards, c’est le niveau de formation brute de capital fixe. Ce n’est pas de l’investissement, ou plus précisément, ce n’est pas uniquement de l’investissement.

                          La FBCF inclut le renouvellement et la rénovation de »l’outil de production« de l’Etat. Ex : lorsque l’Etat renouvelle intégralement les postes de travail de ses agents, il le comptabilise en FCBF, même si cela n’apporte aucun nouveau service.

                          L’investissement est censé correspondre à des dépenses permettant des gains futurs : gain de productivité, offre de services supplémentaires, amélioration des procédures, etc...

                          Le renouvellement, lui, correspond au remplacement prévisible la plupart du temps du matériel afin de continuer à fonctionner. C’est une dépense de »maintenance« , et non d’avenir. Et pire, cela peut être parfois une dépense injustifiée, comme c’était le cas dans l’ancienne LOLF qui »imposait" de finir de dépenser l’enveloppe, quitte à racheter du matériel acheté récemment (ex : le renouvellement de postes de travail ayant moins de 12 mois, pour pouvoir boucler son budget).

                          L’Etat ne communique que peu sur son investissement net.


                        • lechoux 27 novembre 2009 18:04

                          L’emprunt est un pari sur le futur, un pari de capacité à rembourser. S’il y a un accident de remboursement, c’est à l’assureur de prendre en charge le remboursement. Où sont les assureurs aujourd’hui ? C’est vrai qu’ils sont devenus banquiers ...


                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 27 novembre 2009 19:17

                            Vu les sommes en jeu (cela doit tourner vers les 30 ou 50 000 Milliards de dollars) je ne crois pas que qui que ce soit puisse assurer un tel risque d’impayé !

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