Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Deux millions de nouveaux emplois en France en six mois, c’est (...)

Deux millions de nouveaux emplois en France en six mois, c’est possible

Créer deux millions d’emplois en six mois en France, c’est techniquement réalisable et finançable. La première opposition vient de nos propres esprits, qui ont été formatés par vingt ans de doutes.

L’énoncé « Deux millions d’emplois en six mois » peut paraître démagogique, tellement nous avons été habitués, ces vingt dernières années, à subir le chômage. Pourtant, plusieurs autres pays européens s’en sont sortis, tous avec leurs propres méthodes.

Avant d’aller plus loin, nous vous demandons, pour que vous soyez convaincu, de refaire vous-même ces calculs. Prenez une calculatrice, le résultat le mérite.

L’idée est de se tourner vers le secteur associatif à but non lucratif. Ainsi, chaque volontaire qui s’impliquerait à plein-temps dans une association, existante ou à créer, prouverait par son volontariat que le problème du chômage est bien un problème de fond de notre société, et non un problème de paresse ou de désir de profiter d’un système... De la même façon que l’État subventionne le secteur privé (on parle de plus de 60 milliards d’euros par an), l’État pourrait payer ou faire financer à ces volontaires une indemnité complémentaire jusqu’à 90% de leur dernier salaire net, ou au moins le Smic pour ceux qui n’ont pas encore travaillé.

En cumulant Assedic, RMI, ASS, l’État et ces organisations sociales déboursent actuellement plus de 38 milliards pour quatre millions de personnes. Le principe serait de compléter ce montant de 18 milliards pour les volontaires, afin qu’ils aient au minimum le Smic. Le détail du financement est téléchargeable sur [http://50chomeurs.free.fr/note_calcul-c.pdf-&gt ;http ://50chomeurs.free.fr/note_calcul-c.pdf?s=av]

Aide Nombre de bénéficiaires Montant actuel perçu (moyennes) Coût annuel total actuel (déjà payé) Objectif mensuel total par volontaire Indemnité compémentaire (moyenne) Coût complémentaire annuel
Assedic 2 380 000 1081 €/mois 30 887 millions d’€ 1350 €/mois 269 €/mois 7 683 millions d’€
RMI 1 250 000 357 €/mois 5 360 millions d’€ 1050 €/mois 693 €/mois 10 395 millions d’€
ASS 350 000 435 €/mois 1 800 millions d’€ 1200 €/mois 765 €/mois 3 213 millions d’€
Aucune 250 000 0 €/mois 0 million d’€ 980 €/mois 980 €/mois 2 940 millions d’€
Total 4 230 000 38 047 millions d’€ 24 231 millions d’€

Mais, recettes de l’Etat :
- surplus de TVA suite à l’augmentation du pouvoir d’achat : 2,5 milliards d’€
- tranche des cotisations supérieures à 1.200 €/mois, non soumises aux exonérations : 4,2 milliards d’€

Coût net : 17,5 milliards d’euros pour 4 millions de bénéficiaires.

Il s’agit d’une hypothèse maximale : subventionner quatre millions de travailleurs à plein temps en association coûterait autour de vingt milliards d’euros par an, à la charge de l’Etat ou des entreprises (il faut insister, pas à la charge des associations, qui en l’absence de moyens financiers « planteraient » ce projet).

Notons que s’il n’y a que deux millions de volontaires, ça coûte deux fois moins cher, soit moins de 10 milliards.

Ces chiffres « ne parlent pas », on va donc relativiser :

- Ce coût est de l’ordre de 1,5% du PIB, c’est-à-dire qu’il ne représente que 1,5% de la production des entreprises sur le territoire national (PIB : 1640 milliards d’euros), une fois les achats et les charges et frais déduits.
- C’est un quart des bénéfices des seules 40 premières sociétés françaises (CAC40 : 88 milliards de bénéfices)
- Répartis sur 27 millions d’actifs, c’est un surcoût de 65 euros/mois par salarié à la charge de l’employeur.
- Un exemple des dernières subventions (Raffarin, et ça continue sous Villepin) : les restaurateurs reçoivent deux milliards d’euros pour une promesse de 40 000 emplois créés. Ca ferait donc 20 milliards pour 400 000 emplois. Nous, nous proposons dix fois plus, soit quatre millions d’emplois pour ce même montant...
- Le projet de l’UMP, bien qu’un peu « creux », est évalué à 35 milliards, soit deux fois le montant dont nous avons besoin.
- Les 35 heures, sans porter de jugement, ont coûté à l’Etat et aux entreprises entre 80 et 100 milliards. Nous ne demandons que 20 milliards.

Mais tout n’apparaîtra pas comme ça. Pour que ça marche, il faut laisser le principe du volontariat. Ainsi, le « flux » des personnes qui souscrivent à ce programme sera régulé. On table sur 350 000 nouveaux emplois en association par mois, soit trois fois ce qui se fait actuellement sans difficulté pour les créations d’entreprises (avec les contraintes financières en moins). Soit un peu plus de deux millions d’emplois en six mois.

CQFD.


Moyenne des avis sur cet article :  3.5/5   (88 votes)




Réagissez à l'article

45 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.180.135) 29 novembre 2006 11:02

    Très intéressant et sur le principe et sur les résultats en termes d’emploi.

    Cependant, ça exonère implicitement les entreprises de créer des emplois.

    Ce qui tombe bien - pour elles - puisque tout le monde commence à réaliser que nos grandes entreprises et grosses PME ont toutes des Woody à leurs têtes qui ne pensent qu’à prendre l’oseille des aides, que nous leurs offrons, et à se tirer avec les bénéfices. Sans créer d’emplois, ou précaires (environ 70% des emplois créés aujourd’hui.

    Donc, ton plan est une validation implicite de cet insupportable démission patronale, et une absolution de fait.

    En ce sens, je pense qu’il faut obliger législativement et fiscalement le patronat à embaucher, tout en mettant en oeuvre ton système pour les plus démunis (RMI) et ceux qui sont au chomage depuis le plus longtemps.


    • peter macaloai (---.---.200.11) 29 novembre 2006 15:49

      Oula toi t’as pas l’air d’etre un patron !!!je presume que tu doit regarder bien sagement la tele et pensé immediatement au 40 grosses entreprises qui font des benefices enorme, mais connais tu vraiment totue ces PME auxquelles le dirigeant bosse au moins 60 H par semaine et qui tout les jour a les boules pour sa boite ?au patron qui met toute ses economies dans sa boite ? Je veux bien qu’il y ai des patron qui use et abuse, que certaines entreprises font de gros profits, mais tout comme la loi de distribution des richesses (une exponentiel inversé) la majorite des entrerpises font de petits profits. Alors dire que tout les patrons cherchent à profiter des subventions est ala fois une grossières erreur et a la fois mettre tout le monde dans le meme sac alors que seule une miorité le fait. Il me semble que lorqu’on fait cela avec les gens cela s’appel du racisme... Bien cordialement peter macaloai


    • Bill Bill 29 novembre 2006 11:09

      Pardon, je ne lis pas jusqu’au bout !

      Assez de toutes ces subventions d’état prélevés sur le salarié qui a lui-même déjà du mal à vivre d’une façon décente ! Assez de ces fonctionnaires déguisés dans des associations qui ne servent même pas le bien commun, mais toujours l’idéologie obsolète des idiots qui nous dirigent ! Assez de toutes ces entreprises, incapable d’évoluer seules, assez de ces entreprises étrangère, subventionnées par l’état qui s’en vont ensuite avec l’argent de ces pauvres cons de contribuables qui pensaient travailler pour leurs familles ! assez de ces journaux que l’état maintient avec notre argent parcequ’ils ne nous intéressent pas !

      Assez de tout cela ! S’il n’y avait pas tant de charges, les Français consommeraient plus et cela crérait de l’emploi, alors pourquoi pas ? plutot que de tous nous enfoncer dans des systèmes inégaux de subventions !

      Bill


      • Artefact (---.---.250.39) 29 novembre 2006 11:41

        D’accord avec toi : à force de faire de l’emploi une prérogative d’état, les individus sont déresponsabilisés, et attendent la « manne » plutôt que de se sortir un peu les doigts. Emplois jeunes, emplois aidés : où est la création de richesse ? On dépense juste une fois de plus l’argent que l’on a pas, et l’on continue à creuser le déficit du pays.

        Le réservoir d’emploi qui existerait si le secteur était moins massacré par les charges, c’est la PMI / PME, voire l’entreprise unipersonnelle. Combien d’entreprises aujourd’hui tenues par des papy boomers vont disparaitre faute de repreneurs ? Alors après, c’est sur que : c’est dur, c’est une prise de risque, c’est beaucoup de boulot (les 35 h en 2/3 jours), qu’il y a moyen de se planter et de tout perdre, mais alors, quel bien être de ne pas subir la trace du collier... (le loup et le chien, La Fontaine)

        Dans mes rêves les plus fous, et si le marché de l’emploi était plus souple, j’imagine que chaque individu dispose d’un simple n°, équivalent sécu, ou simplement sécu, et qu’il ait la possibilité d’offrir ses compétences, un jour chez l’un, un jour chez l’autre.


      • lionel.a lionel.a 29 novembre 2006 12:15

        Bonjour, Il ne s’agit pas comme vous l’écrivez de prélever sur les salariés.

        On dit que l’Etat subventionne les entreprises pour plus de 60 milliards sans qu’elles arrivent à passer sous les 8 ou 9% de chômeurs.

        Ce programme permet de combler le chômage. Eventuellement l’Etat aide au démarrage en finançant les entreprises, mais c’est celles-ci qui feront tourner le programme (voir détails sur le PDF). Mais si les entreprises font plafonner le chômage à 15%, alors il y a la possibilité d’avoir 15% de travailleurs en associations. Si le chômage descend à 5%, il n’y aura que 5% de travailleurs en assoc’. La balle est dans le camp des entreprises, et non dans le camp des salariés, qui ne sont pas directement concernés par cette mesure (au contraire, ils pourront encore plus qu’avant se dévouer à de « bonnes causes »).

        Je vous invite à lire l’article en entier, voire d’approfondir avec le PDF, et de réfléchir sur ce sujet, au lieu de vous arrêter aux premières lignes.

        Cordialement, lionel


      • Bill Bill 29 novembre 2006 12:29

        Cher Lionel,

        Je vais le lire en entier, ne m’en veuillez pas !

        Quand je parle des salariés, c’est que les associations dont vous parlez serait payées par l’état tout comme les subventions des entreprises. L’argent de l’état est toujours celui que nous lui donnons, notament sur nos salaires...

        Cordialement.

        Bill


      • Bill Bill 29 novembre 2006 13:03

        Bon Lionel

        je viens de lire le texte en entier et je ne suis toujours pas d’accord ! Les pme ne prennent plus de salariés, ça leur coute trop cher en charge sociale ! Le chomage est une assurance que nous payons chaque mois, au passage les assedic relèvent du droit privé. C’est donc le contribuable qui aurait encore à charge ces associations... Et personnellement je crois qu’il faut d’abord baisser toutes les charges pour que les choses aillent mieux ! Je ne crois pas que les chomeurs et autres rmistes soient heureux de leur situation, et je suis sur qu’ils seront fiers d’eux en trouvant un travail réel plutot que de subir la charité de l’état dans une association !

        Ceci dit, je trouve que nous devrions trouver une utilité publique des rmistes et des chomeurs : les mettre au service des vieux et des plus pauvres. Personnellement, si j’avais le malheur de ne pas travailler, je serais heureux d’aider les autres.

        Très cordialement Lionel, votre idée en soit n’est pas si mauvaise !

        Bill


      • ben (---.---.85.27) 29 novembre 2006 18:18

        Si les charges prélevés n’étaient pas si importantes, tu pourrais dire adieu à ta sécu, et a tout ce qui fait que la qualité de vie en france est supérieur a de nombreux autres pays au charges moins élevées ( le R-U, les USA). Je ne parle meme pas des retraites, on a l’impression a vous lire que c’est un probleme qui n’existe pas. pourtant, l’etat francais est deficitaire, et va droit vers la faillite. alors qu’on arrete de dire que les charges prelevés ne servent a rien, et qu’on arrete de croire que tout est facile. quant aux subventions aux entreprises etrangeres, sans ca elles seraient deja en chine ou en pologne, et le chomage serait plus important de quelques pourcents. Tout n’est pas aussi simple que vous semblez le croire.


      • Bill Bill 30 novembre 2006 09:40

        Ben,

        Bon, alors je vais de suite me féliciter de payer la caisse de sécu la plus chère du monde et qui ne me rembourse pas tout (au passage dans les pays plus libéraux, les gens sont aussi assurés mais ça leur coute moins cher !), si les entreprises foutent le camp c’est souvent à cause des charges ! Je me désole que des choses aussi logique n’atteignent pas l’esprit de nos concitoyens ! Cher Ben, je ne veux pas non plus simplifier, mais lisez un peu ce qu’en disent les économistes !

        Salut à vous !

        Bill


      • Depi Depi 29 novembre 2006 11:22

        Maintien sous perfusion d’emplois artificiellement créés, rien de bien nouveau sous le soleil Je suis curieux de voir 400 000 emplois à temps complet dans des associations à but non lucratif surtout pour une paie guère intéressante.

        Mais bon 17.5 milliards de plus ou de moins pour maintenir des emplois jeunes (et moins jeunes) associatifs, il faudrait vraiment que ce soit d’un grand intérêt public et sociétal.

        Mais bon au lieu de planifier l’imprévisible, rêvons ensemble du futur.


        • arturh (---.---.119.98) 29 novembre 2006 12:15

          « L’idée est de se tourner vers le secteur associatif à but non lucratif. »

          Le rétablissement des ateliers généraux ! Il nous manquait plus que ça ! Le tout-ETAT ne nous a pas assez fait prendre de retard ! Revenons carrément un siècle et demi en arrière !


          • faxtronic (---.---.127.45) 29 novembre 2006 12:42

            incroyable...... En gros faire un gigantesque service publique gratuit, inutile (car tes volontaires seront sans motivation), mal paye et ruineux, tout cela a la charge supplementaire des rares acteurs prives qui ont encore le courage de produire de la richesse en France, qui auront une raison de plus de partir.

            Il y a des fois des gens merveilleux qui ont de superbes solutions smiley

            Va plutot bosser pour produire de la richesse, et demerde-toi smiley

            Trop mignon se gars la !


            • faxtronic (---.---.127.45) 29 novembre 2006 12:45

              Tu me fais penser a ces hordes de bricolo-scientifiques qui cherchent la machine a mouvement perpetuel. Et pourquoi pas la lime a reboucher les trous, ou les perceuses de trous carres.

              T’es vraiment adorable de candeur et de naivete mon gars.


            • ? ? (---.---.175.14) 29 novembre 2006 13:38

              Je ne comprends pas bien ce que vont faire 2 millions de personnes dans le secteur associatif, ni même 1 million ou 400 000. De plus je ne pense pas que les associations proposent plus de 100 000 emplois. Autant dire que c’est une mesurette destinée à créer quelques emplois subventionnés qui ne serait guère plus efficace que celles qui ont déjà été mises en place.

              D’autre part, c’est bien gentil de dire que les entreprises n’embauchent pas malgré toutes les subventions qu’on leur donne, donc que ça serait plus efficace de passer par le secteur associatif, mais il me semble que les conditions que vous offrez aux association sont largement plus généreuse que celles offertes aux entreprises :
              - pas de charges patronales,
              - pas de cotisation salariales,
              - aucune compensation (transports, tickets restos, etc)
              - aucun frais de structure (coûts induits pour l’entreprise)


              • lionel.a lionel.a 29 novembre 2006 14:38

                Quelle différence entre une crèche privée et une crèche qui a le statut d’association ? Il y a de très nombreux besoins d’associations en France.

                Quant à l’absence de charges patronales, celles-ci ne seront jamais payées tant qu’on a 2 millions de chômeurs. Maintenant la question est de savoir si on peut permettre à des gens qui recherchent aujourd’hui un travail dans le privé, de travailler pour des secteurs sportifs, culturels, sociaux, etc. Et que ces personnes tripleraient leurs revenus (cas du RMI à 350 euros, ils auraient dans ce projet 1000 euros), et relanceraient d’autant la consommation.

                Quant au coût du projet, je ne comprends pas très bien pourquoi on tolèrerait les projets du PS ou de l’UMP (qui coûtent respectivement 55 ou 35 milliards !), mais on refuserait celui-ci entre 10 et 20 milliards ?

                cordialement, lionel


              • mecyr (---.---.22.140) 29 novembre 2006 14:24

                Bonjour,

                Si j’ai bien compris l’idee et de donner une activité (la plus utile possible), a des personnes indemisees et sans boulot ?


                • lionel.a lionel.a 29 novembre 2006 19:36

                  Tout à fait. On se plaint que certaines personnes touchent des aides (RMI...) et ne font rien. Il s’agit alors que ces personnes se motivent pour un travail à plein temps (pas du bénévolat occasionel, mais bien être volontaire en association), avec une indemnité supplémentaire. Ce programme est « un plus » pour les travailleurs volontaires. Et ceux qui préfèrent rester au chômage et garder le système actuel le conservent.

                  Ce principe du volontariat ne devrait pas être un obstacle. Si certains doutent qu’il y ait que 2 millions ou 500.000 volontaires, ce n’est pas grave, au contraire, ça coûtera d’autant moins. Je ne vois pas d’obstacle à faire ce test, contrairement aux 35 heures qui elles avaient été décidées unilatéralement, et qui ont pu pénaliser des entrepreneurs. Ici, ça ne pénalise personne (pas l’Etat ni les entreprises, à cause du faible montant, je rappelle que le coût maxi pour 4 millions de bénéficiaires est de seulement 1,5% du PIB).

                  lionel


                • levoisin (---.---.84.11) 29 novembre 2006 15:19

                  Formidable ! Le retour des emplois jeunes, mais pour tout le monde ! Et puis ils pourront rester indéfiniment dans ces associations : en fait, ce sont des fonctionnaires !!! (sachant que les 10% restants de salaire seront payés par des subventions directes locales, comme pour les emplois jeunes qui étaient heureusement limités dans le temps).

                  D’ailleurs je ne vois pas pourquoi ces personnes travailleraient. Il est bien plus intelligent de créer son association, de se faire payer par l’état, de passer son temps à réclamer des subventions pour financer ses propres loisirs qui sont, quelle coïncidence, organisés par son association, ou à défaut, utiliser son propre argent pour financer les 10% manquants auprès de l’association (au lieu de toucher 980 euros par mois, on en touche 890 mais bon, c’est pour la bonne cause !!!)

                  Le jackpot des branleurs ! Quand on pense aux abrutis qui travailleraient pour le smic alors que tu pourrais toucher 75% du smic en foutant rien.

                  A propos, les projets UMP et PS coûtent 55 à 70 milliards sur 5 ans, soit de 11 à 14 milliards par an. Bref 1/3 moins coûteux que ce programme calamiteux qui aboutit au paradis socialo-communiste : un pays en ruine où plus personne ne produit rien et est obligé de travailler pour l’état.


                  • Johan Johan 29 novembre 2006 15:38

                    Le Voisin,

                    Tu n’as jamais bossé en association pour tenir un tel discours.

                    En tant qu’animateur, j’ai vu des gens qui se « levaient le cul » pour pas être payés grand chose, qui étaient investis et utiles, qui assumaient des projets. Et les 35h, c’était pas pour nous.

                    Rien a voir avec les cliques que l’on retrouve à bosser dans les mairies, à 35h, qui montent à la lèche ou au népotisme.

                    Les associatoins méritent d’être subventionnées sur leurs projets, pas sur leur simple existance.

                    J’ai vécu la différence entre l’activité d’animation pour les jeunes en mairie et en centre social, c’est le jour et la nuit.

                    Par ailleurs, je ne vois pas en quoi il s’agit « d’emploi jeune ».

                    Financer une asso, ce n’est pas faire faire des trous et les reboucher contre un salaire. C’est offrir les moyens d’exister à une activité DONT ON A GRAND BESOIN, a commencer parce qu’elle retisse le lien social qui s’éfilloche.


                  • lionel.a lionel.a 29 novembre 2006 19:56

                    Il ne s’agit pas de créer des associations à tour de bras, mais bien d’y travailler.

                    Il n’y a pas d’impératif arrêté mais une possibilité à faire financer ce dispositif par les entreprises, et dans ce cas, faisons-leur confiance pour mettre en place un contrôle de ces vrais ou faux travailleurs.

                    Quant à votre division par 5 du coût des 35 et 50 milliards des programmes UMP et PS, elle est erronée, car il s’agit bien de montants annuels. Je vous invite à vérifier sur www.debat2007.fr (site réalisé par l’institut de l’entreprise). Je persiste que ce projet de volontariat en association coûte 2 à 3 fois moins cher que le programme des autres candidats, en étant beaucoup plus pragmatique pour réduire le chômage.

                    Cordialement, lionel


                  • Johan Johan 29 novembre 2006 15:26

                    Lionel,

                    Je te remercie de cet article qui insiste sur le prix et l’inefficience du clientélisme économique actuel. Notre approche est complètement irrationnelle, voire contre productive.

                    Pour avoir travaillé dans de nombreuses associations (en l’occurence des centres sociaux de quartier difficile), j’ai la conviction que nulle part l’argent est aussi bien utilisé, et aussi jalousement surveillé dans sa répartition.

                    Je me permets de souligner aussi que l’UMP coupe les fonds des associations de quartier pour financer les baisses d’activité des vendeurs de tabac, ou des restaurateurs (vu qu’ils n’not pas tenu leur promesse de baisser la TVA de leur branche, ce qui se décide de toute façon au niveau européen). Comme toujours, c’est le plus grand pouvoir de nuisance qui est subventionné, plutôt que le plus constructif.

                    Un prochain article sur le coût de la redistribution, et sur les économies que l’on pourrait réaliser en fusionnant de nombreuses aides, et en supprimant les doublons, peut être ?

                    PS : Je suis moi même istréen à mi temps. Pourquoi ne pas couvrir les élections municipales sur Agoravox ? elles me semblent très porteuses.

                    Je suis disponible sur sediffuser@hotmail.fr

                    Cordialement


                    • Johan Johan 29 novembre 2006 15:32

                      Lionel,

                      Je te remercie de cet article qui insiste sur le prix et l’inefficience du clientélisme économique actuel. Notre approche est complètement irrationnelle, voire contre productive.

                      Pour avoir travaillé dans de nombreuses associations (en l’occurence des centres sociaux de quartier difficile), j’ai la conviction que nulle part l’argent est aussi bien utilisé, et aussi jalousement surveillé dans sa répartition.

                      Je me permets de souligner aussi que l’UMP coupe les fonds des associations de quartier pour financer les baisses d’activité des vendeurs de tabac, ou des restaurateurs (vu qu’ils n’not pas tenu leur promesse de baisser la TVA de leur branche, ce qui se décide de toute façon au niveau européen). Comme toujours, c’est le plus grand pouvoir de nuisance qui est subventionné, plutôt que le plus constructif.

                      Un prochain article sur le coût de la redistribution, et sur les économies que l’on pourrait réaliser en fusionnant de nombreuses aides, et en supprimant les doublons, peut être ?

                      PS : Je suis moi même istréen « à mi temps ». Pourquoi ne pas couvrir les élections municipales sur Agoravox ? elles me semblent très porteuses.

                      Je suis disponible sur sediffuser@hotmail.fr

                      Cordialement


                      • gem gem 29 novembre 2006 16:41

                        encore un beau et généreux calcul ... completement statique ! donc complétement faux.

                        Pas de bol, l’économie et la vie ce sont des choses dynamiques. Le darwinisme social, le VRAI, va frapper toujours plus fort : vous augmenter la niche écologique des assistés incapable de vivre d’un vrai boulot , il va y en avoir ... toujours plus. Autre façon de dire la même choses : entre les effets d’aubaine (bénéfice du dispositif par tous ceux qui « y ont droit », mais quand ça n’est pas utile) et les effets d’éviction (concurrence de saine entreprses par les « associations » subventionnées, et disparition des première, et chômage de plus) , plus l’adaptation de la population, tout cela ne peut que faire empirer les choses, et non les améliorer.

                        Mais bon, si c’est « volontaire », ça n’est pas grave, et ça c’est un bon point pour votre projet.


                        • lionel.a lionel.a 29 novembre 2006 20:24

                          Je veux bien parler du Darwinisme : interpretez-moi les prix Nobel reçus 2 années distinctes par les associations Médecins Sans Frontières et Handicap International. A ce sujet, je rappelle que le volontariat existe pour des missions à l’étranger, mais qu’il serait opportun de penser à le développer en France, car nous aussi on a des besoins (n’avons nous pas des gens qui dorment dehors, et parfois qui en meurent ?)

                          Alors, c’est vrai, il y a des associations plus performantes que d’autres associations, tout comme il y a des entreprises plus performantes que d’autres entreprises.

                          Le statut est indépendant de la performance.


                        • decurion (---.---.10.83) 29 novembre 2006 18:42

                          Dans les années 90, j’ai déposé un « projet pour l’emploi » dans ma commune.

                          Dans un premier temps 400 emplois à temps plein, avec un contrat de trois ans. Une goutte d’eau sur les 12000 chomeurs de l’époque. En contrepartie, le versement trimestriel, du cout d’un CES, à taux plein la 1ere année, dégressif la seconde.Il était prévu d’assumer les charges sociales.

                          Mon but, n’étant pas de créer des emplois, mais aussi de démontrer certaines évidences,j’ai essayé d’obtenir des dérogations.

                          Je n’ai , en tout et pour tout rencontré, que trois oreilles attentives. Directeur de cabinet de Balladur,idem du maire et responsable de la mairie technique.Pour le reste, l’inertie la plus totale.Une infime partie de mon projet, remaniée, vidée de sa substance, est arrivée à l’assemblée, présenté par le président de l’époque, sous le nom de tva sociale.

                          Ca n’a jamais été plus loin !


                          • lionel.a lionel.a 2 décembre 2006 09:21

                            Votre constatation pose un problème (d’ailleurs, j’ai réfléchi 3 jours pour vous répondre...). Celui de l’écoute des hommes politiques. Ceux qui vous sont proches (votre mairie), ou les premiers que vous arrivez à convaincre vous écoutent ou vous suivent. Le problème, c’est l’« étape suivante », où là eux-même n’arrivent plus à convaincre leur hiérarchie, peut-être parce qu’ils se heurtent à une grosse inertie administrative ou de partis politiques.

                            Est-ce que la solution serait, malheureusement, de devoir se débrouiller soi-même ? Autrement dit, est-ce à ces intéressés, à savoir les demandeurs d’emploi ou les salariés en situation précaire, en dehors de toute idéologie politique (droite ou gauche), de présenter elles-mêmes ce programme ? Il semblerait que oui.

                            C’est dans ce sens que le programme « 50 chômeurs députés » (http://50chomeurs.free.fr) a été créé. N’importe qui, quelles que soient ses affinités politiques peut défendre ce programme en se portant candidat dans sa circonscription. A ce moment, peut-être que les partis politiques existants étudieront avec un peu plus de soin ces revendications. Mais c’est dommage d’en arriver là.

                            Cordialement, lionel


                          • décurion (---.---.179.21) 2 décembre 2006 23:01

                            Puisque vous prenez la peine de me répondre, permettez que j’ailles un peu plus loin.La réalité est beaucoup plus complexe, et je n’ai toujours pas la réponse aux questions que vous soulevez.

                            j’ai un peu d’expérience, et si celà peut servir, vous en jugerez.

                            Dans les années 90, secrétaire d’une association, j’ai été sommé par les forces de l’ordre et le personnel municipal de vider des locaux attribués par délibération du conseil municipal.Depuis la veille, l’association était dissoute.Aux élections de 94, sur chaque liste, j’ai retrouvé un ex membre de l’association. Ces fameux sous marins, qui sapaient mes efforts.

                            En fait, je n’ai jamais réussit à convaincre qui que ce soit.Les convaincus l’étaient déjà. Le maire s’en foutait.L’ancien, le 1er adjoint, et le 1er secrétaire du C Général ont essayé de me convertir.Ceux qui craignaient que je prenne trop d’importance ont essayé de m’acheter.

                            En 2000, j’ai créé une association.J’ai négocié les loyers sur cinq ans.Dans une ancienne porcherie, pour les chomeurs, rmistes et smicards un atelier mécanique, un autre de récupération, et posé les bases d’une centrale d’achat, et d’une assurance mutualiste.

                            Bref, je vais à l’essentiel.Le conseil général s’est à nouveau interessé à moi, on m’a proposé de l’aide ,des subventions.Finalement, j’ai cédé, et j’ai établi un joli projet, avec des plans, des devis, j’ai peaufiné, j’ai expliqué, les nombreux détails qui n’étaient pas évidents. La fin de l’histoire est que : « Le Conseil Général, etant lui même impliqué dans la réalisation d’un projet similaire, il ne lui parait pas souhaitable de financer, un projet qui ferait double emploi »

                            Mon propriétaire m’a soutenu tant qu’il a put ( un mec, comme on dit, plein aux as)-je me dois de le signaler- mais quand certains viennent tout les jours, les gyrophares en action, pour voir comment ça va, ça la fout mal, et au bout du compte, quand on a que son courage et pas une thune, on passe la main, en espérant plus de chance la prochaine fois.

                            Les faits sont réels, et la leçon que j’en tire, elle s’écrit dans de nombreux commentaires d’agoravox.

                            Le peuple n’a pas d’idée, sauf en la copiant ailleurs, et dans ce cas, c’est justice de la lui reprendre.


                          • lionel.a (---.---.129.149) 3 décembre 2006 10:32

                            Ce n’est pas moi qui donne du travail, mais les demandeurs d’emploi eux-même qui vont le chercher, soit dans des associations existantes, soit qu’ils vont eux-même créer.

                            Je rappelle que le chômage ne touche pas des gens sans formation, mais de nombreuses catégories socio-professionnelles. Les jeunes qui sortent des études, des ingénieurs ? Ils peuvent travailler dans des assoc’ de soutien scolaire. Beaucoup d’associations recherchent des comptables, des secrétaires, sans avoir aujourd’hui les moyens de financer ces emplois (autrement dit, on ne prend pas un emploi existant). Ce sont des exemples parmi tant d’autres. Imaginez toutes les associations de quartier qui peuvent se créer dans les banlieues, les forêts à nettoyer, des personnes âgées ou handicapées à aider, etc, etc. 2 millions d’emplois peuvent rapidement être pourvus.


                          • cdg (---.---.201.80) 29 novembre 2006 21:30

                            Juste une question con : Que feront ces gens dans ces associations ? Surtout si la plupart ne sont pas motive mais jsute la pour la paye (un peu le pb de l armee a l epoque du service militaire : plein de gens qui sont la parce qu ils n ont pas le choix et qui pensent qu a une seule chose : la quille) Autre probleme : ces associations vont fatalement faire concurrence a des societes classiques. Et donc couler des societes qui fera plus chomer et donc plus de personnel pour ces associations

                            Pour finir, dire que toutes les associations sont honnetes, je crois que l auteur est bien place pour savoir que c est faux (Bernardini (le chirac local pour ceux qui connaisent pas) se payait sur la bete comme ca, et il va bientot recommencer smiley )


                            • Viv (---.---.152.58) 29 novembre 2006 22:16

                              Moi ce que je vois, c’est qu’il y a des banlieues a nettoyer, des gens a aider, des vieux a occuper dans les maisons de retraites, des foret a nettoyer, des tas de trucs a faire... Alors plutot que de ne rien faire et de glander devant sa télé en faisant style qu’on recherche un emploi, je préfere ca ! Et ca les empecherait de se désocialiser, pour ensuite se plaindre qu’ils ne trouvent pas de travail.

                              Tout le monde y gagnerait en qualité de vie.

                              Par contre, pas a temps plein, sinon comment ils retrouvent un emploi ? Et puis, ca revient ni plus ni moins qu’a augmenter le nombre de fonctionnaires, mais des fonctionnaires sous payés sur l’argent des contribuables...sachant qu’il va y avoir les retraites a payer, on va souffrir !

                              Comme vous le voyez, il y a du pour et du contre... ++


                              • René Job (---.---.131.52) 29 novembre 2006 22:55

                                Intéressant.

                                Mais bien que votre démarche soit sympathique, vous commettez la même erreur que Guillaume Scmidt. Vous pensez le lien social en fonction de l’utilitarisme. Ce qui signifie que « les autres » ne sont plus perçus comme des personnes mais comme des choses. Cela dérive du fait que l’individu outre des compétences vend du temps de travail. Et ce temps de travail se confond avec sa vie, son corps, son être.

                                Les individus deviennent des quantités interchangeables dont la propriété commune est d’être une quantité de force de travail.

                                Les humains ne sont pas des fourmis. D’ailleurs dans une fourmilière, on sait aujourd’hui qu’il y a 20-30% des individus qui « bossent ».

                                Je suis navré de ces pensées. Presque tous les gens qui réfléchissent à ces questions sont d’accord : il faut instaurer un revenu de citoyenneté décent. C’est-à-dire allouer à tous, sans autre condition que le fait de citoyenneté, un revenu social.

                                Le plein emploi, dans nos systèmes économiques, était un accident économique. Un rêve.

                                De fait les gens demeurent des agents de consommation mais on ne peut pas attendre d’eux qu’ils travaillent toujours, toute la vie, régulièrement.

                                Vos calculs ne correspondraient à aucune réalité effective. Les personnes ne sont pas des choses. Toutes ne sont pas en état de travailler productivement même pour le monde associatif.

                                Sans compter que les TPE, PME et PMI se plaignent déjà de la concurrence déloyale des organismes publics et associatifs. Sur de nombreux marchés, ces organismes cassent les conditions en faisant du dumping.

                                Nous sommes tout simplement irrationnels et mal organisés.

                                La plupart des français vivent conditionnés par des pensées du XIXème siècle. Nous sommes dans un monde qui était technologiquement impensable alors.

                                Des laboratoires sortiront bientôt des êtres artificiels « intelligents » à notre image. Ils seront capables de produire nuits et jours,7 jours sur 7. Une petite quantité de personnes seront nécessaires au bon fonctionnement de nos économies.

                                L’homme ne peut plus se réduire à un temps de travail calculable et classifiable selon les qualités individuelles attendues pour tel ou tel poste. C’est-à-dire à un emploi et à son intitulé social.

                                Ce que je dis peut sembler être de la science-fiction pourtant ça arrive très vite. Alors quand je lis ce genre de « papier », je me dis que vraiment, les dormeurs sont nombreux.

                                L’emploi, ne sera plus une fin en soi. Aujourd’hui, le problème fondamental porte sur la répartition des richesses. Donc sur des questions d’enrichissement personnel liée à des questions de possessions, de propriété et de justice.

                                Nous avions régler le problème avec la notion de travail liée à la notion d’emploi. Mais c’est cette notion même qui disparait sous nos yeux. On ne peut plus se définir par l’accès à l’emploi. D’ailleurs l’air de rien, quand on vous dit que vous devrez changer de métier plusieurs fois dans votre vie, que vous dit-on ?

                                Qu’il faut être dynamique, volontaire, etc. ? Non, on vous dit que vous connaitrez de nombreuses périodes de chômage. On vous dit que vos études initiales ne détermineront plus ce que vous ferez demain. On vous dit aussi que vous ne serez plus déterminés toute votre vie par un métier ou une corporation ou une fonction sociale... par un emploi (pour soi ou pour autrui). On vous dit qu’il va falloir vous ré-inventez vous-mêmes.

                                Et le réel, c’est que nos éducations ne nous ont pas préparé à cette nouvelle donne. Nos politiques sont tout simplement dépassés.

                                Quant à la question du temps de travail global de l’économie française (question macroéconomique) : c’est tout simplement une question stupide dont la seule fonction est de maintenir les auditeurs dans la peur permanente, ce qui conduit à accepter n’importe quoi. C’est ça qui est au centre des débats : la peur.

                                Si certain ne perçoivent pas ce que signifie ce changement paradigmatique, je les aide : c’est la libération de la créativité humaine tout azimut. Une forme nouvelle de liberté. Celle-là même que certains libéraux classiques du XVIIIème siècle espérée. Les existences ne se définissant que très partiellement par l’activité rémunérée - sauf pour certains groupes sociaux. Tout cela sans préjudice de la possibilité de s’enrichir par ses trouvailles personnelles ou ses nouvelles capacités développées (pour ceux qui le désirent). Initialement, le socialisme c’était la reprise au XIXème siècle de cette dimension très vite abandonnée par les soi-disants « libéraux ».

                                Il y aura donc des retombées économiques importantes mais imprévisibles dans les détails. Un peu comme les créateurs de logiciels gratuits ou les artistes qui font sans avoir nécessairement reçu une commande préalable ou bien comme ces inventeurs qui cherchent sans fin et sans but précis apparent. Idem pour des techniciens/ingénieurs/chercheurs qui auront le temps puisqu’un revenu.

                                La stratégie de Lisbonne, ça devrait être aussi ça.

                                Il suffit de comprendre que tout travail ne correspond pas forcément à un emploi. C’est l’emploi qui permet la rémunération pas le travail. L’emploi est lié à la notion d’utilité. Le travail en soi ne disparaîtra pas.

                                Il faut sortir d’une vision « minière » du monde.


                                • lionel.a (---.---.129.149) 30 novembre 2006 10:11

                                  Malheureusement, il y a l’urgence pour beaucoup de personnes laissées pour compte aujourd’hui. Comme le Revenu minimum d’existance que vous proposez (vous n’êtes pas le seul, on commence à en entendre parler) n’existe pas encore, il faut quand même bien faire quelque chose pour ceux qui n’ont pas de travail, même s’ils en demandent, et qui vivent avec le RMI. Pour ces gens-là, en 6 mois, j’ai une proposition qui leur donne de quoi vivre un peu mieux. Il me semble qu’il faut passer par cette étape, le reste sera discuté ultérieurement.

                                  Vous critiquez ce projet qui, selon vous, ne prendrait pas en compte la qualité humaine des gens. Mais vous êtes pire, Monsieur. Car vos solutions immédiates, derrières vos grands textes, sont de laisser les choses en l’état, c’est-à-dire nier que des personnes en difficulté puissent avoir le droit de travailler pour améliorer un tantinet leur situation qui est loin d’être reluisante.


                                • René Job (---.---.131.34) 30 novembre 2006 13:40

                                  Je comprends ce que vous dites.

                                  Non, je ne suis pas « pire ». Et oui parfois, il vaut mieux laisser « les choses en l’état » car ce qui caractérise les gens en difficultés, c’est leur incapacité à s’adapter au changement rapide en général. Ils souffrent, ils ont de la douleur mais ils sont adaptés. Ils préférent garder des habitudes à-peu-près maitrisées plutôt que d’aller vers de nouvelles situations qui sont l’inconnu. Ils ont besoin de stabiliter, y compris sous des formes inacceptables pour d’autres personnes. L’homme s’adapte à presque tout mais il y a un prix : la désocialisation, la santé mentale et la santé physique.

                                  Ils n’ont plus confiance en eux, en l’autre, en la société.

                                  Le revenu citoyen sera mis en place, obligatoirement. Probablement dans les deux ans qui suivront les élections présidentielles. Ils n’ont pas le choix. Ils doivent le faire très vite car les choix macro-économiques sont incompatibles avec la cohésion sociale.

                                  Et vous verrez pour une majorité de RMIstes et de gens abandonnés, il faudra des mois pour qu’ils s’habituent à la nouvelle situation. Mais sur le fond, si les gens vivent dans moins de stress, il restera le problème majeur du logement social en France.

                                  Ne vous leurrez pas, il n’y aura pas de changement brutal dans notre situation. Sauf si les classes moyennes décident de faire la Révolution. Ce qui me paraît improbable, étant donné leur niveau d’adhésion aux valeurs de la société ambiante. La peur et l’envie les mènent tour à tour.

                                  On peut espérer que dans 10 ans, la qualité de vie de tout un chacun soit en moyenne améliorée. ça dépend des idées que vous propagées aussi. Si vous voulez remettre de force au travail, les gens. J’en connais beaucoup qui sont tout simplement handicapés ou incapables à force de subir. ça sera une société d’hyper-violence quotidienne. Il faut sortir des représentations du passé.

                                  L’emploi offrira de moins en moins une sécurité à vie accompagné d’une définition de soi.

                                  Je n’y peux rien Lionel. Si j’étais un décideur, croyez moi, il y aurait nettement moins de gens dans la misère ou la pauvreté.

                                  Il faut aussi que vous réalisiez que nos sociétés sont dirigées par des élites incompétentes et partiellement corrompues par de grands intérêts. Le lobbying, c’est aussi ça : une forme de corruption habile. Les choix de sociétés ne sont pas forcément menés dans l’intérêt général.

                                  Ce que je trouve désolant, c’est le manque d’intégrité de beaucoup de membres de notre personnel politique.

                                  Ne vous trompez pas de cible et de réalité.

                                  A cet instant les RMIstes, restent dans leur pauvreté, certains restent dans la rue et des travailleurs précaires sont au boulot en ne sachant pas vraiment pour quoi ils travaillent. Leur emploi n’offrant pas des conditions contractuelles insérantes.

                                  Il faudra au moins 10 ans pour changer la donne si on fait autre chose aujourd’hui.

                                  Je comprends parfaitement la détresse. Si je n’y étais pas sensible, je ne tiendrais pas ce langage.

                                  Ne vous trompez pas de bataille et de cible.

                                  Pour la petite histoire, lorsque Rocard créa le RMI, il savait ce qu’il faisait. Il déclara qu’il faudrait au moins 15 ans pour que les travailleurs sociaux comprennent comment s’en servir (incluse la classe politique). Le RMI est le premier revenu de citoyenneté car il n’y a pas d’autre perspective économique possible. Et ce depuis les années 80 durant lesquelles un choix d’organisation du monde fût adopté : le Pan-libéralisme implique la mise en place de ce genre de dispositifs sociaux. ce qui ne va pas, c’est le niveau intellectuel des travailleurs sociaux et des politiques qui en majorité n’ont rien compris. Ils infligent tous les jours des violences aux RMIstes sans raison. Ils sont déjà jugés « coupables » par les sociologues.

                                  Amicalement.


                                • lionel.a lionel.a 30 novembre 2006 18:33

                                  Ne vous inquiétez pas. Même si je trouve que vous êtes rude en refusant que des demandeurs d’emploi puissent tester ce programme, je ne vous prendrai jamais pour « cible », ni vous ni d’autres d’ailleurs.

                                  Je regrette que ce programme soit vu à travers le prisme d’oppositions. Tantôt on oppose le secteur privé au secteur associatif, tantôt les théories (par ex. la vôtre) à la pratique (donnons concrètement du travail à ceux qui veulent travailler).

                                  Ce n’est pas comme ça. Il y a le secteur privé qui pourvoit des millions d’emplois. On le conserve. Et il garde ses milliards de subventions. Je propose « un plus » : on rajoute la possibilité de travailler pour le secteur non marchand. De même, on peut étudier vos propositions. Elles demeurent compatibles avec le fait de laisser la possibilité dès maintenant à ceux qui se sentent de travailler en association de le faire.

                                  Cordialement, lionel


                                • René Job (---.---.131.100) 30 novembre 2006 19:42

                                  Cher Lionel,

                                  « Elles demeurent compatibles avec le fait de laisser la possibilité dès maintenant à ceux qui se sentent de travailler en association de le faire. »

                                  Tout à fait. Le milieu associatif y gagnerait énormément. Il aurait des gens vraiment disponibles. D’autres qui se rendraient disponibles mais qui le feront pas dans le système actuel. Plus de violences psychologiques gratuites comme de nos jours.

                                  Des cotisations payées seraient aussi à l’ordre du jour.

                                  Du temps pour réfléchir à de bonnes solutions selon les domaines existerait vraiment.

                                  L’urgence et la pénurie sont deux fléaux qui réduisent l’action des milieux associatifs.

                                  Mais tout cela est aussi vrai des entreprises. Aujourd’hui plein de gens ne se lancent pas faute de temps pour se former et faute de capital propre. Nous vivons dans une société contre-économique.

                                  Pour améliorer les choses, le revenu de citoyenneté devrait être insaisissable. Seules les pensions alimentaires feraient exception et dans des proportions raisonnables afin de ne pas jeter les gens à la rue au(x) nom(s) de leur(s) enfant(s).

                                  Je ne dis rien d’autre.

                                  En ce qui concerne « ma théorie », hélas non, ce n’est pas la mienne. C’est un mouvement de fond. Nous sommes les premières générations à subir ce phénomène. Mais il était induit dans la notion de progrès dès les XVII-XVIIIèmes siècles.

                                  Les tenants du capitalisme ne résisteront pas longtemps à la mise en oeuvre massive d’automates « intelligents ». Il ont trop d’avantages pour être concurrencés par le gros des travailleurs humains. C’est d’ailleurs une mauvaise perspective pour les peuples en surnombre. Que feront-ils pour faire vivre leurs citoyens ? D’une certaine manière et contradictoirement, nous avons de la chance de n’être pas trop nombreux aujourd’hui. A long terme, ça sera un avantage décisif.

                                  En attendant, il faut insister pour que le revenu de citoyenneté existe bel et bien. Economiquement, il présente de nombreux avantages et il permet de revaloriser le temps de travail. Aujourd’hui, un SMICARD est quasi pénalisé alors qu’il revient à 1500€ par mois à son employeur.

                                  Que feriez-vous si on vous disez : vous touchez soit 1000€ en tant que citoyen ou bien au moins 1500€ (c’est un minimum)en travaillant. Vous devrez vous assurer vous-mêmes pour des services supplémentaires.

                                  Les entreprises seraient obligées d’offrir de vrais emplois à temps complet. Mais en contre partie tout les secteurs du tertiaire verraient leur activité croitre d’un coup.

                                  Ça réglerait les problèmes des jeunes, des retraités et des handicapés au passage.

                                  Comme ça serait un revenu de citoyenneté, il serait attribué individuellement en dehors de toute autre considération majorante ou minorante. Pour les ménages avec enfant, on augmenterait le montant des deux tiers. Une femme seule ou un homme seul avec un enfant aurait donc mission de s’occuper de lui et disposerait à la fois de temps et d’une somme de 1700€ pour pourvoir aux besoins du foyer. Les jeunes des banlieues recevraient leur revenu de citoyen. ça les rapprocheraient immédiatement des valeurs collectives. Ils ne seraient plus obliger de trafique et d’agresser. Ils sont assez créatifs dans l’ensemble. ils pourraient se concentrer sur l’acquisition de nouveaux savoirs. Il n’y a que des avantages. Et ça ne couterait pas plus cher à la société de mettre en oeuvre un revenu de citoyen décent.

                                  Par contre immédiatement, ça poserait le problème des non-citoyens, hors les cas des prisonniers et des mineurs. Nous serions obligés d’agir correctement et rationnellement envers eux.

                                  Mais tout individu, français, touchera sans autre condition, son revenu de citoyenneté revalorisé annuellement du coût de l’inflation. Vous pourrez alterner des phases d’emplois avec des phases de formations. Vous pourrez réaliser vos projets personnels. Et surtout si vous le désirez, vous pourrez vous donner le temps et les moyens de monter votre entreprise ou de travailler dans un secteur qui vous intéresse mais qui est trop éloigné de vous initialement.

                                  Ce que j’indique, c’est la mise en place d’une véritable révolution des mentalités et de la manière de vivre. Ça devrait en quelques années déboucher sur une libération d’énergie importante. Quant aux gens ils auront la possibilité de mettre un peu d’argent tous les mois de côté en gérant rationnellement. Les banques, les assurances et l’Etat ne seront pas perdants dans l’opération.

                                  Restera l’éternel problème lié à la bêtise intrinsèque de nos dirigeants : l’industrie française. Nous devons rétablir un monde industriel français multisectoriel et high tech. Idem pour l’agriculture et l’élevage.

                                  Tout cela relève de la réflexion, du courage et de la volonté politique.

                                  Mais sachez que si nous le voulons, si nous le pensons, les politiques devront le faire au risque de perdre leur pouvoir.

                                  Bien à vous Lionel.


                                • (---.---.26.46) 29 novembre 2006 23:01

                                  je suis président d’une assoc qui intervient dans le social et l’éducatif auprés de la justice. Avoir la possibilité de créer des postes pour réaliser des projets c’est trés faisable, actuellement nous en serions content. Créer du tissus social par l’aasociation est une trés bonne chose qui marche bien et pas mal de gens seraient intéressés à y participer. certainement qu’il y a des assoc indélicates ou avec un objet sans grand intérét, mais dans l’ensemble l’assoc est un milieu dynamique parceque non soumis à la rentabilité financière mais qui a à coeur de remplir sa tâche, qui bien souvent est motivée par une sensibilité, ce qui nous change de la motivation pécuniaire ou de pouvoir. Les assoc sont précaires, soumisent bien souvent au bon vouloir des subventionneurs et parfois il est même bien plus simple d’avoir affaire aux privés, paradoxalement. Je ne suis pas économiste, alors je ne sais pas si cette idée peut remplir le contrat qu’elle s’assigne, mais développer et « asseoir » le monde associatif ne peut qu’être profitable.

                                  Moi qui participe à l’association, mais non rémunéré, je serais bien content d’en faire l’objet de mon existence.

                                  De plus quand on est subventionné, on a des comptes à rendre, c’est pas la foire.

                                  Dans les assoc, les 35 heures on connait pas, souvent ce sont des gens motivés qui ne compte pas leur temps, même les salariés biensur.

                                  Il y a milles qualités dans le milieu associatif et beaucoup de temps a y passer, ce serait vraiment évolutif de financer la part d’humanité qui s’y entretient. C’est sur que ça n’a rien à voir avec le monde de l’entreprise et ce n’est pas comparable.

                                  Le monde associatif est indispensable et sera trés certainement, je l’espère, une solution désintéressée pour la société demain.


                                  • (---.---.26.46) 29 novembre 2006 23:21

                                    je rebondis sur votre commentaire Mr Job, et je vous rejoint. nous serions intéressés par le financement de postes mais seulement par contraintes économiques. Beaucoup d’associatifs ne s’activent pas pour s’enrichir. Si nous avions un revenu d’éxistence nous ferions quand même ce que nous faisons, bien qu’un certains nombre de problèmes disparaitraient comme vous dites. Notre monde à besoin de soin.


                                  • rétif (---.---.65.222) 29 novembre 2006 23:34

                                    Et alors, touchant déjà le chômage et les allocs, j’irais me casser le cul pour un boulot quasi bénévole ? I nous a pas regardé,lui !


                                    • lionel.a (---.---.129.149) 30 novembre 2006 10:15

                                      Vous n’avez pas l’air d’un vrai chômeur, mais plus d’un polémiqueur, à court d’argument.

                                      Cette proposition est libre, ceux qui veulent travailler en association pour augmenter leurs revenus le feront. Les autres, comme vous, conserveront le système actuel.


                                    • DECALLONNE (---.---.84.77) 30 novembre 2006 13:12

                                      L’intérêt de créér des emplois n’existe que s’il n’y a pas de subventions et qu’ils produisent dans le secteur privé marchand ; dans le cas contraire on ne fait que remplacer des formes de subventions par d’autres ; c’est toujours du « traitement social du chomage » sans espoir de création nette de richesse.On peut tout aussi bien rêver au retour des formes qui ont existées historiquement : sacerdoces et vocations religieuses diverses, armée pléthorique, gens de maisons, suremploi déguisé dans l’agriculture (jusqu’à 4 personne pour faire un travail là ou une seule pouvait suffire..)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès