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Accueil du site > Actualités > Economie > Deuxième vague d’effondrements bancaires

Deuxième vague d’effondrements bancaires

 La prudence suspecte des banques ces derniers mois semble avoir trouvé une explication. Comme dans le cas d’un séisme de forte magnitude, après un premier effondrement le système financier connaît ces derniers jours un phénomène de réplique. De nouvelles pertes colossales sont annoncées depuis vendredi dernier dans de nombreux établissements bancaires.

 Après les pertes de Citigroup et Bank of America, vendredi, le déficit dévoilé par la Royal Bank of Scotland (RBS) a entraîné lundi un effondrement du titre de 66% et un début de panique lundi 19 janvier. Le coffre-fort Helvétique n’est pas épargné. Dans la même journée les actions Crédit Suisse ont perdu 6,7% de leur valeur. Celles d’UBS ont plongé de 25% en dix jours, alors que court le bruit de considérables pertes trimestrielles. La Confédération Helvétique va reprendre à son compte 60 milliards de francs d’actifs toxiques à UBS.

Alors que les Etats-Unis s’apprêtent à débloquer la seconde enveloppe de 350 milliards de dollars du plan Paulson et que Barack Obama, souhaite obtenir 1000 milliards de dollars supplémentaires du Congrès la situation est également préoccupante en Europe.

Der Spiegel, dans son édition d’hier rapporte que les grandes banques allemandes n’ont jusqu’à présent provisionné pour dépréciation qu’un quart des de 300 milliards d’euros d’actifs toxiques américains présents dans leurs comptes mais surtout, que le ministère allemand des Finances évalue à 1.000 milliards d’euros les actifs risqués.

En Grande-Bretagne, le gouvernement britannique a lancé lundi un nouveau plan pour les banques qui assure leurs pertes et garantit leurs dettes. Il y a urgence. Royal Bank of Scotland (RBS) a indiqué que ses pertes pourraient atteindre 30,95 milliards d’euros au titre de 2008. Pour éteindre l’incendie, la participation de l’Etat britannique au capital de la banque doit être portée de 58% à la suite du premier plan à, près de 70%. L’extrême fragilité de RBS a fait plonger son titre de 67% lundi et a entraîné dans son sillage la chute des autres valeurs bancaires britanniques.

L’inquiétude est partagée au niveau européen. Les valeurs bancaires irlandaises ont connu un très fort recul à l’image d’Allied Irish Banks (-59%) qui doit recevoir pour deux milliards d’euros de fonds publics moyennant 25% des droits de vote donnés à l’Etat Irlandais. En France, les titres de BNP Paribas et Société générale ont perdu de l’ordre de 10%.

Les regards se tournent naturellement vers la nouvelle administration américaine. Confrontée à ce qu’elle considère comme un puits sans fond, l’équipe Obama réfléchit à une nouvelle stratégie. Une mesure radicale consisterait à nationaliser les actifs douteux de l’ensemble du système bancaire. Le contribuable américain se trouverait alors l’heureux propriétaire des actifs jugés “toxiques”. Et comme la barque n’est pas assez chargée, l’Etat Fédéral pourrait être sollicité par les autres grands secteurs en crise, sidérurgie mais surtout automobile à travers la prise en charge du paiement des pensions de retraite et d’assurance-maladie.

Cette conjoncture anxiogène devrait amener de l’eau au moulin de Nicolas Sarkozy qui reçoit ce soir à l’Elysée les principaux dirigeants des banques françaises pour aborder notamment la question des bonus. Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, est également entré dans la danse en déclarant dans un discours prononcé hier à l’occasion d’un colloque "Coface Risque Pays 2009" qu’il convient de mettre fin “à la culture du bonus”  et à la “focalisation excessive sur le rendement à court terme dans le secteur financier”.

 “Les politiques agissent comme s’ils étaient actionnaires majoritaires des banques, ce qui n’est pas du tout le cas” se défendent les banquiers. Ce qui est vrai, du moins pour le moment.

Les dirigeants du secteur bancaire auraient-ils mangé leur pain blanc ? C’est ce qu’on peut penser lorsque la position de Nicolas Sarkozy rejoint celle du travailliste Gordon Brown. A l’occasion de l’annonce d’un nouveau plan de sauvetage bancaire, le Premier ministre britannique a proclamé sa colère contre les banques. A ses yeux cette nouvelle bouée de sauvetage “n’est pas un chèque en blanc” destiné à aider des banques « irresponsables », mais bien à irriguer l’économie sevrée de crédit.


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45 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 22 janvier 2009 11:03

    Il n’y a plus grand chose à faire. Nous sommes au bord du gouffre et il suffira d’un souffle de vent ...

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2517


    • zelectron zelectron 22 janvier 2009 11:04

      J’ai surtout l’impression que l’ASSURANCE VIE s’est transformée en ASSURANCE MORT.


      • worf worf 22 janvier 2009 11:08

        Beaucoup de dirigeants de banque et leur conseil des administrateurs se sont bien passé d’avertir le monde politique qu’ils avaient des dettes contractées depuis plusieurs années encore à rembourser !
        Tant que la situation financière était au beau fixe, aucun problème pour rembourser et assurer leur fonction banquière mais maintenant qu’elles sont dans le trou noir ou à son bord, toute mesure pour les aider (leur donner des milliards) ne sert en fait qu’à éponger leurs dettes.
        Les 1° organismes touchés étaient les plus fragilisables et les plus "intoxiqués" mais comme l’argent ne circule plus, que plus personne ne se fait confiance et ne se prête, alors les autres banques, et après fonds de pension et assureurs sont et seront touchés aussi !
        Tout argent donné aux banques est donc englouti pour éponger ces dettes provenant du "virtuel".

        La solution, sans être spécialiste dans ce domaine, serait une demande de transparence des banques vis à vis des états pour connaître exactement leur situation ; un moyen d’épurer cette économie "virtuelle" sans qu’elle ne ravage de trop l’économie réelle ; des mesures éthiques voir une refonte du système !


        • Alpo47 Alpo47 22 janvier 2009 11:12

          Et le pire, pour nous citoyens, c’est qu’en donnant tout cet argent aux banques, les Etats mettent le doigt dans un engrenage qui va les entrainer à la faillite.
          Il ne fait aucun doute, pour moi, qu’il vont devoir continuellement remettre la main à la poche pour empêcher les faillites des banques, et, à un moment donné, se posera la question de continuer sans fin, ou d’arrêter et tout perdre...
          Je pense d’ailleurs que là est le piège ...


        • foufouille foufouille 22 janvier 2009 11:23

          et une fois que les etats seront en faillite, les milliardaires les racheteront


        • JL JL 22 janvier 2009 13:49

          En fait ce qui est visé ce n’est pas la faillite des Etats, c’est tout l’aspect redistribution sociale. Tant qu’il restera des citoyens solvables, la démocratie sera l’alibi de la fonction "Socialisation des pertes, privatisation des profits". Après, il restera toujours la gestion des infrastructures de base, du droit de propriété et le maintien de l’ordre, dont le capitalisme ne peut se passer.

          L’Etat capitaliste est la mise en commun des fonctions indispensables, non pas aux individus, mais au Capital lequel n’a que faire de la société civile.


        • John Lloyds John Lloyds 22 janvier 2009 11:30

          La manoeuvre de Sarko qui consistaient à "engager" les banques à prêter à nouveau n’avait pour seul but que de gagner un peu de temps pour installer une confiance provisoire. Un temps qui lui est indispensable pour terminer la mise en place d’une dictature.

          On constatera le phénomène similaire aux états-unis : installation d’une confiance temporaire en ayant construit, en quelques mois, par des investissements électoraux massifs, un Obama porteur d’espoir (auparavant inconnu). Le temps de terminer les préparatifs pour la mise en place de la loi martiale (voir mon article à ce sujet).

          Le temps venu, il y en a un paquet qui vont pas comprendre ce qui leur arrive.


          • bek 22 janvier 2009 15:16

            "C’est une bonne chose de "responsabiliser" les dirigeants des grandes banques "

            Ce n’est pas des politiciens ripoux à la solde des puissances méconnues au public qui s’acquitteront de cette brave tâche...ça revient à surveiller les surveillants...


          • Gilles Gilles 22 janvier 2009 17:05

            ""C’est une bonne chose de "responsabiliser" les dirigeants des grandes banques "

            Oui, enfin, depuis un moment ils sont putôt attaqués et bouc émissarisés. L’opinion suit grâce à l’image de cupidité et d’immoralité de ce business, malgré que nombreux sont dans cette opinion des bénéficiaires des produits financiers high-tech (de par leurs investissements et épargne)

            AInsi on oublie vite que la responsabilité première est celle des Etats et de leurs gouvernants, les soi-disant garants de la stabilité, et de l’amélioration du système et aussi, on a tendace à l’oublier, de l’état de droit

            Se sont eux qui ont "allégé" les régle qui sont poussé la Finace à se développer

            Les banquiers , aprés tout, se sont juste engouffrés dans la brèche, légalement


          • worf worf 22 janvier 2009 11:57

            j’espère que l’on arrivera pas à l’instauration de la loi martialle mais je m’attend à des mesures aussi bien aux USA comme en Europe du travail forcé pour une bouchée de pain, la prolongation des années de travail, le muselage des organes régulateurs pour le passage en force de certaines lois (cela débute déjà avec le parlement !?), que les citoyens répriment toute contestation des mesures prises par les politiques, les médias qui devront imposer le politiquement correct ; verra t on même refleurir des affiches vantant le mérite du travail comme au temps "glorieux" du communisme soviétique !


            • foufouille foufouille 22 janvier 2009 12:36

              plutot comme sous petain...........


            • xcocote 22 janvier 2009 13:22

              "du travail forcé pour une bouchée de pain"... pour ça il faut déjà qu’il y ait du travail et vu ce qui se profile c’est pas gagné malheureusement.

              moi ya un truc que j’ai toujours pas compris : ces milliards qui "s’envolent", ce n’est pas possible qu’ils soient perdu pour tout le monde ! (sinon ça sert à quoi ?)


            • bulu 22 janvier 2009 14:06

              a xcocote, comme je ne sais pas si vous etes ironique.

              En effet, l’argent de la bulle n’est pas perdu pour tout le monde...


            • xcocote 22 janvier 2009 14:40

              non ce n’est pas de l’ironie, juste de l’ignorance.

              @actius : merci, c’est un peu plus clair.


            • worf worf 22 janvier 2009 11:58

              j’espère que l’on arrivera pas à l’instauration de la loi martiale mais je m’attend à des mesures aussi bien aux USA comme en Europe du travail forcé pour une bouchée de pain, la prolongation des années de travail, le muselage des organes régulateurs pour le passage en force de certaines lois (cela débute déjà avec le parlement !?), que les citoyens répriment toute contestation des mesures prises par les politiques, les médias qui devront imposer le politiquement correct ; verra t on même refleurir des affiches vantant le mérite du travail comme au temps "glorieux" du communisme soviétique !


              • LE CHAT LE CHAT 22 janvier 2009 12:59

                A l’occasion de l’annonce d’un nouveau plan de sauvetage bancaire, le Premier ministre britannique a proclamé sa colère contre les banques

                est elle réelle ou seulement feinte , les politiques étant les complices des banquiers dans l’accaparement de toutes les richesses mondiales au profit des plus privilégiés !


                • Gandalf Tzecoatl 23 janvier 2009 21:46

                  Et plus ils sont plusieurs à s’accaparer, plus ils sont nombreux. Et plus ils sont nombreux, plus ils deviennent constamment serviles et de classe moyenne.



                • Antoine Diederick 22 janvier 2009 13:06

                  deuxième vague, cela se profile.....

                  en Belgique les reponsables politiques en sont à penser à la quasi nationalisation des banques...

                  colère contre les banques, il y a de quoi, colère contre la technocratie et l’illusion libérale européenne, il y a de quoi, colère contre le personnel politique, il y de quoi....

                  passé ce gros mouvement de mauvaise humeur, réfléchissons....il faut reconstruire l’Europe.....

                  Titanic....(Villepin) , que dire des autres pays en Europe.... ?



                  • JL JL 22 janvier 2009 13:57

                    La crise est née dit-on des subprimes : les taux de remboursement des prêts immobiliers ont augmenté plus vite que l’inflation ! Un excellent moyen d’apurer les comptes des banques de tous leurs actifs dits pourris comme ils disent aurait été de cautionner par le Trésor public les emprunteurs endettés par les subprimes. Au besoin, de renégocier leurs crédits, voir racheter ces maisons et y installer leurs ex propriétaires comme locataires : en effet, d’un coup de baguette magique tous ces actifs et au delà, les actifs prétendument contaminés seraient redevenus sains, et cela aurait coûté 100 fois moins cher au Trésor public. Cette réflexion de bons sens est la preuve que la crise n’a rien à voir avec les subprimes, puisque le moyen de résoudre cette affaire de subprimes, simple et bon marché n’a même pas été envisagée. Une autre preuve s’il en fallait que la VO est bidon, c’est que les banque continuent à se verser des primes de résultats faramineuses.

                    Le but poursuivi de longue date c’est de tuer la démocratie. Pour cela il faut tuer la fonction sociale des Etat, et c’est ce à quoi s’emploie la finance.


                    • Alpo47 Alpo47 22 janvier 2009 14:08

                      Hélas, vous avez tout à fait raison, cette crise est une vaste mystification, dont nous ferons, évidemment, les frais.


                    • bek 22 janvier 2009 16:00

                      JL
                      Bravo, c’est une lecture correcte de la crise des "subrimes".
                      se borner à caser tous les déficiences de système dans l’immobilier américain, sans prendre en compte le financement des deux guerres en cours est pitoyable, surtout quand le monde a découvert le but camouflé de l’invasion de l’irak.


                    • civis1 civis1 22 janvier 2009 16:51

                      Et si JL ait raison dans son analyse : ruiner les états ?


                    • Gilles Gilles 22 janvier 2009 17:13

                      JL

                      Certains états US ont essayé de faire ce que tu dis, et l’ont fait dans une petite mesure (interdiction d’expulsion, relocation en locataire, renégociation des crédits sur du plus long terme....). Ils sont sauvé quelques endettés et quelques crédits mais c’était déjà trop tard......l’effet boule de neige avait commencé ; trop de maisons déjà en vente, trop de répercussions à l’aurtre bout du monde : une vraie machine infernale en marche quoi

                      Il auraut fallut prendre le problème dés ces débuts, mais ça personne ne l’avait prévu, ou n’avait voulu le prévoir, et quand il était cleir, l’idéologie borné des Bush Boys a refusé d’aider "ceux qui par leur imprévoyance s’étaient mis eux même dans la merde = le contraire du crédo américain (payer pour ses erreurs à tout prix)"


                    • JL JL 22 janvier 2009 18:40

                      @ Gilles : ""Il aurait fallut prendre le problème dès ses débuts"".

                      Encore fallait-il en avoir la volonté. Je crois que ce que j’ai dit entre les lignes, et ici clairement que personne n’en avait la volonté. Le capitalisme dit-on fait flèche de tous bois, a fortiori la finance. C’est ce qui s’exprime par : "Le chef a toujours raison".

                      Ou comme disait L. Caroll à Alice : "La question est de savoir qui sera le maître. Un point c’est tout.""

                      En fait la question est résolue, et c’est Warren Buffett, qui l’a dit : " Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ".


                    • Gilles Gilles 22 janvier 2009 19:34

                      Du moins sont-ils en haut de la pente...mais les pentes ne montent pas jusqu’au ciel, elles retournent vers la terre, les fondamentaux

                      Le pente n’en sera que plus brutale s’ils la gagnent trop

                      Je vois dans les diverses déclarations de mecs pas trop cons, trés à doite économiquement parlant, de la nécéssité de redistribuer les aides anti-crise vers les classes les moins nantis (si si , j’en ai entendu tenir ce discours bolcho-marxo-archeo-coco) une prise de conscience que pour sauver leur système il faudrait lâcher du lest et demeurer mesuré dans la prévarication

                      Sarko aussi avec ces déclarations populistes sur les banquiers qui doivent payer

                      Bref, à l’issu de cette cris ou tout sera muselé et les gens définitivement dépourvus de toute perspective progressiste ou les cartes seront redistribuées.......comment là est la question...


                    • Yannick Harrel Yannick Harrel 22 janvier 2009 14:55

                      Bonjour,

                      Il apparaît clair depuis plus d’un an que la crise qui frappe les Etats-Unis était d’importance, enfin pour ceux qui se tenaient au courant de l’actualité financière (pas de notre inénarrable Ministre de l’Economie et des Finances semblerait-il) et qu’elle ne résorberait pas aussi facilement que les anciennes crises de ces dernières décennies.

                      Jeter l’opprobre sur les subprimes c’est s’attaquer à une des conséquences et non à la cause première de cette gabegie : à savoir un monde où la finance ne reposait plus que sur du virtuel, du dérivé et non plus sur de la matière, du tangible. La finance n’est pas forcément l’ami de l’entreprenariat, dans un monde idéal elle devrait être un adjuvant mais cela n’a pas malheureusement pas toujours été le cas tant le moyen a été dévoyé de son objectif initial. Un monde économique régit par et pour la finance, nous voyons désormais où cela nous conduit : c’est peut-être le seul point positif de cette crise...

                      Cordialement


                      • Tonton Tall 22 janvier 2009 16:43

                        Ce n’est pas vraiment une réplique sismique, c’est toujours le même crash. Il y a juste que maintenant les résultats comptables précis de 2008 sont tombés. Même si l’estimation de la dépréciation des CDO reste imprécise.
                        Gordon Brown me semble être un bon modèle à suivre en matière de décisions efficaces et ingénieuses. En fait, acheter aujourd’hui des actions dans les banques anglaises peut être une juteuse opération au long terme ( 1 à 3 ans ). Car finalement, ça consiste à parier sur Gordon Brown.


                        • civis1 civis1 22 janvier 2009 16:56

                          Ah ces Britaniques !
                          Et l’idée de fermer leur paradis fiscaux (80% de ces officines leur appartient) , est-ce que celà ne lui viendrait pas à l’idée à Gordon Brown ?


                        • antitall antitall 22 janvier 2009 17:06

                          Vous n’avez pas encore vu le troisième crash.....c’est pour cet été,le dollar est en phase terminale....


                        • Tonton Tall 22 janvier 2009 21:49

                          Bien sûr.... mais d’ici 5 ans, on aura déjà pronostiqué 48 fois la fin des USA sur avox
                          je crois qu’on est déjà à 17... smiley


                        • Echo Echo 22 janvier 2009 23:52

                          Cette fois c’est la bonne,

                          SAUVE-QUI-PEUT ! ! !

                           :->


                        • Kobayachi Kobayachi 23 janvier 2009 04:46

                          Tall,

                          je me rappel d’un de vos post ou vous nous annonciez avoir investit massivement dans RBS après son refinancement par l’état britannique il y a quelques semaines.
                          J’espère pour vous que vous n’y avez pas investit toutes vos économies !
                          Car pour autant que je sache, une part de plus rien du tout, ce ne vaut pas 12,20€ ... même après avoir déjà perdu 96% sur 1 an.

                          Gordon Brown est surtout furieux car il sait que cette aventure est du calibre a entrainer son pays entier vers la banqueroute...


                        • viking 23 janvier 2009 05:56

                          Pauvre tall, je compatis. smiley 


                        • Tonton Tall 23 janvier 2009 17:36

                          Kobayachi

                          Exact, et j’assume....
                          Mais vous n’avez pas lu mes derniers posts alors sur le sujet.... car il y en a un + récent où j’ai dit ce que j’ai fait justement après l’effondrement à 10 pence de cette semaine...
                          C’est simple : j’en ai racheté un camion de plus, ce qui a fait baisser drastiquement mon cours de récup ( la cotation min. pour revendre sans perte ).
                          La seule chose que je crains un petit peu, ce serait une nationalisation qui arrêterait la cotation en bourse. Mais je n’y crois pas trop, puisque le gvt anglais a justement décidé d’en remettre une couche en montant ses parts de 57% à 70%.
                          En clair, le gvt anglais a acheté pour 20 milliards £ d’actions au cours moyen de 57 pence. Et donc, tant que mon cours de récup perso reste inférieur au sien, normalement, je suis couvert. Et c’est le cas.

                          Djanel

                          Merci, tu es un frère .... smiley


                        • Kobayachi Kobayachi 24 janvier 2009 05:59
                          J’en suis content pour vous Tall.

                          Mais c’est le fait d’investir dans une banque qui a outrageusement exploité le système qui nous a menés dans cette crise qui me dérange. Cela me laisse penser que votre action a été guidée par pure cupidité.

                          Pour ma part je préfère investir dans un monde meilleur. J’investis donc uniquement dans des entreprises qui respectent l’environnement ou dont j’approuve l’étique. C’est amha une manière efficace pour développer nos ressources en énergie renouvelable et de supporter les produits que l’on approuve. 

                          Acheter un produit ou acheter une part de société en action est un acte qui a forcement des conséquences. Un des grands défauts du système actuel est qu’il ne prend pas en compte ce que l’on appel les effets externes de chaque transaction. Par exemple, si j’ais de l’argent et besoin d’une voiture et que Renault a des voitures et veut de l’argent, chaque partie en sort gagnante. Sauf que l’on ne prend pas en compte l’impacte sur l’environnement que cela génère, et a plus grande echelle, sur le bien etre de tout le monde. 


                        • Tonton Tall 25 janvier 2009 14:57

                          Je n’ai jamais été cupide et je suis dac avec le principe que l’éthique doit réguler le profit.

                          Justement Fred Goodwin, le requin qui était à la tête de la RBS s’est fait viré sec, et c’est une toute nouvelle équipe qui est là et qui a décidé d’assainir le bidule en se débarrassant notamment des business affairistes pour recentrer le job sur un travail bancaire + classique.

                          En fait, le vrai boss maintenant, c’est Gordon Brown, et je pense que ce bonhomme a une éthique acceptable.


                        • Internaute Internaute 22 janvier 2009 17:31

                          Le plan d’Obama pour les banques n’a rien de radical. Le contribuable va se retrouver l’heureux propriétaire (comme vous dites) de dettes irrécupérables mais les actionnaires des banques vont surtout voir exploser leur bénéfices aprés ce passage d’éponge gratuit par l’Etat. En effet, l’Etat US se refuse à nationaliser ces banques et à payer aux actionnaires le montant de ce que vaut leur banque à savoir 0. Les banques US sont techniquement en faillite (Cf Krugman relayé par ContreInfo). Est-ce le rôle du contribuable de garantir les bénéfices des actionnaires des banques ?

                          Le traitement ses Save & Loans avait été trés différent. L’Etat avait racheté ces petites banques pour rien aux anciens actionnaires, passé l’éponge sur les dettes irrécupérables et revendu les SL renflouées au bon prix à d’autres investisseurs.

                          Il y a quand-même une différence flagrante entre les deux. Obama se prépare à la plus grosse arnaque de tous les temps commises contre les américains. Le traitement des autorités en Europe est du même tonneau. Elles prennent des participations mais sans droit de vote. Ils se moquent de nous.


                          • Montagnais Montagnais 22 janvier 2009 18:50

                            Bullshit les banques en faillite ! Bof Madoff ! ..et ses 50 milliards ! Une goutte d’eau.. Même pas la valeur d’une moitié de ville comme Lyon partie en fumée..Vous avez qu’a calculer.. Qui se soucie de la moitié d’une ville comme Lyon à l’échelle de la planète ? Personne. 30 milliards pour les banques, 20 pour l’auto, même Obama et ses 1000 fait assez rigolo : petits sparadraps sur grosses jambes de bois.

                            Le vrai problème est d’une autre dimension, d’un autre ordre de grandeur, d’une autre magnitude, qui annonce une petite crise bien réelle (et effectivement quelques risques pour la "Démocratie" ) : la mondialisation. En effet, jusqu’à quand les travailleurs et les chômeurs de nos contrées, à 1000 € le mois, vont-ils pouvoir résister face aux myriades à 60 €, voire moins ? Jusqu’à quand les ilôts d’organisation (déjà bien malmenés) vont-ils résister au chaos généralisé ?

                            Mais au fait, la "mondialisation" : pourquoi ? pour qui ? .. Une ruse de capitalistes en chasse au pognon ?

                            N’hésitez pas, rassurez-nous.


                            • sub_persifl sub_persifl 22 janvier 2009 23:56

                              Vive le Capitalisme


                              • fhefhe fhefhe 23 janvier 2009 04:05

                                Jusqu’aux débuts des années 80 le responsable et contrôleur des "rentrées d’argent" s’appelait le "Chef Comptable"
                                Et au fil des ans il est devenu le "Directeur Financier"...puis "DAF" Directeur Administratif et Financier...
                                Les Entreprises comme les Banques ont "Financiarisé" leur entrée d’argent....
                                Le "Systéme" mis en place par les "Experts en Martingale" c’est introduit dans Toutes les Organisations Economiques..., Cette "Martingale" a promis (promet encore... ??) de gagner plus en "plaçant" sa mise comme au casino....
                                Mais "Dieu ne joue pas au Dés" (Einstein) !!!!
                                Les Financiers ne sont pas des Comptables....
                                Les comptables Comptent...et doivent rendre un bilan "Equilibré" entre l’Actif et le Passif
                                Les financiers Comptent ....rendre le Passif ....Actif
                                Si haut que les Banquiers , Traders et autres "Experts en Martingale" veulent monter , ils finiront toujours par " Des ...cendres !!!"
                                Un banquier est "cuit" quand il n’est pas "cru".... !!!!
                                Ma définition d’un financier (ou d’un trader) est la suivante ....
                                "Un financier est un homme qui fait un calcul juste en partant de premices douteuses pour aboutir...à vôtre ruine..."

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