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Accueil du site > Actualités > Economie > Dieu que la mondialisation est belle !!!

Dieu que la mondialisation est belle !!!

Moral des industriels en berne, activité des entreprises en nette contraction, bond des défaillances d’entreprise : une déferlante de mauvaises nouvelles économiques s’est abattue jeudi sur la France, faisant craindre une contraction de la croissance, voire une récession.

"Les perspectives pour la France s’assombrissent jour après jour", constate Gilles Moëc, économiste de Bank of America, pour qui la France n’est peut-être plus très loin de la récession.

Même analyse pour Olivier Gasnier, économiste de la Société Générale : "On est en quasi-récession. Ca fait longtemps qu’on a pas vu une détérioration aussi brutale, on peut remonter à 2001, même un peu au-delà".

L’activité du secteur privé a de nouveau reculé en juillet, selon l’indice composite PMI, tombant à son plus bas depuis plus de six ans.

Un ralentissement de l’activité qui s’accompagne de nouvelles "réductions d’emploi", avec un taux de baisse des effectifs au plus haut "depuis près de cinq ans", note la société Markit, qui publie cet indicateur.

"Le déclin mondial de la demande et l’envolée de la monnaie unique européenne ces derniers mois ont clairement affecté les perspectives industrielles", constate Jean-Christophe Caffet, économiste de Natixis ... / ...

Des difficultés illustrées notamment par Renault, qui a annoncé jeudi un plan de 5.000 suppressions d’emplois. "On voit arriver sur la deuxième partie de l’année et sur l’année 2009 un ralentissement plus fort sur les marchés européens", a averti son PDG, Carlos Ghosn, faisant état d’"inquiétudes sur le niveau du marché français, voire du marché allemand".

"Nous pensons que le produit intérieur brut (PIB) a stagné au deuxième trimestre et va probablement continuer au troisième trimestre", et une croissance "négative ne peut être exclue" sur ces périodes, prévoit M. Moëc.

Pour M. Gasnier, "on peut oublier la fourchette de prévision du gouvernement pour cette année", comprise entre 1,7% et 2% mais plus proche de 1,7%. Pour 2009, le gouvernement prévoit 1,75% à 2,25%. La Société Générale table sur 1,1% en 2008 et 0,4% en 2009. Plus optimiste, Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), anticipe plutôt 1,6% - Source AFP

Dans ce contexte que n’a pas souhaité commenter notre vibrionnante Minsitre Madame Lagarde (au fait, si vous n’avez pas encore voté pour le sondage Slovar dépêchez-vous) Une nouvelle est passée dans la presse. Sur YAHOO, elle est enregistrée dans la catégorie "insolite" :

"Le Zimbabwe a mis en circulation lundi un nouveau billet de banque d’une valeur de cent milliards de dollars zimbabwéens pour tenter de remédier à la pénurie de devises, avec une inflation folle à 2,2 millions de pour cent, a annoncé samedi la Banque centrale.Ainsi le nouveau billet de 100 milliards serait suffisant, ce week-end en tout cas, pour payer un aller-retour en bus entre la banlieue et le centre d’Harare. Mais un peu juste pour une boisson gazeuse ou un pain, qui se vendait pourtant autour de 60 milliards en début de semaine"

Et oui, le Zimbabwe n’ayant aucune matière première stratégique et un tyran en place que, personne n’envisage de renverser N’est pas l’Irak qui veut) certains pourront trouver la photo du billet absolument indécente. C’est notre cas !!!

Pendant ce temps, à l’OMC, le Britannique Peter Mandelson n’a pas apprécié la dernière sortie du président en exercice de l’Union européenne concernant les négociations à l’Organisation mondiale du commerce. En déplacement à Batz-sur-Mer, Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi que la France ne signerait pas en l’état l’accord en discussion à Genève.

Le président français Nicolas Sarkozy a lancé : "Nous ne signerons pas l’accord qui est sur la table".

Mise au point immédiate de Peter Mandelson : « La Commission est chargée de négocier ici à l’OMC au nom de tous les Etats membres », a-t-il affirmé aux journalistes, ajoutant : « Nous continuerons ainsi sur la base du mandat que nous avons. » Autrement dit, la France n’a pas son mot à dire dans les tractations entre l’UE et les autres pays membres de l’OMC, qui tentent depuis lundi de trouver un accord sur les relations commerciales Nord-Sud - Source 20 Minutes

"La chance d’un accord (à Genève) est tellement mince que les gens ne se mobilisent plus contre l’OMC", estime Carin Smaller, de l’Institute for Agriculture and Trade Policy. La crise économique qui menace les États-Unis et l’Europe ne semble pas dicter l’urgence d’un accord à Genève.

Au quatrième jour des pourparlers hier, un journal indien a parlé de "gel profond". "Pas de percée", a dit Pascal Lamy, patron de l’OMC. Le fait est que les pays riches s’affrontent aussi entre eux. Le Canada, qui a augmenté ses propres subventions agricoles, s’est plaint auprès de l’OMC de celles des États-Unis qui, dit-il, "faussent les marchés".

À Genève, les États-Unis ont offert de réduire leurs subventions agricoles à moins de 15 milliards US par an. Leur représentante pour le Commerce, Susan Schwab, a dit toutefois que cette offre dépendait de concessions des autres partenaires en matière d’accès au marché des produits agricoles et industriels.

Les États-Unis "peuvent encore aller plus loin", a dit Peter Mandelson. L’UE a offert de réduire de 60% ses tarifs sur les produits agricoles. Le président brésilien Lula da Silva, qui n’est pas à Genève, a estimé qu’un accord n’était possible que "si les États-Unis et l’UE font de plus amples concessions" ... / ...

Dans la foulée de l’appui du Parlement indien au traité de coopération nucléaire avec les États-Unis, George W. Bush a appelé hier Manmohan Singh pour lui demander son aide en vue d’un déblocage sur l’OMC à Genève. En soirée à Genève, Susan Schwab affichait son pessimisme : "Les progrès ont été insuffisants aujourd’hui. On verra demain (vendredi) si on peut y arriver" - Source Cyberpresse

En ce qui concerne les milliers (voir centaines de milliers) de suppressions de postes dans le monde entier, les futurs sans abris pour cause de crise des subprimes ... et nos pauvres zimbabwéens, ils sont condamnés à n’être des spectateurs d’une mondialisation devenue folle.

"Dieu que la guerre est belle" écrivait ironiquement Rimbaud dans un de ses vers, nous serions tentés de dire "Dieu que la mondialisation est belle" ... vue des bureaux de l’OMC du FMI, du bundestag, de la Maison Blanche, de l’Elysée, ... C’est vrai que ça doit avoir de la gueule !!!

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AFP
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35 réactions à cet article    


  • fonzibrain fonzibrain 26 juillet 2008 13:03

    Alors que les marchés hésitent à poursuivre le rebond généré par l’ espoir d’ une sortie de crise sur le secteur bancaire , la destruction de valeur se poursuit implacablement sur le terrain. La morosité a envahi le consommateur qui rechigne désormais à pousser plus loin son endettement par la consommation. Celle ci ne cesse de se contracter.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les récents chiffres publiés par le secteur de la distribution font apparaitre une réduction sensible de la consommation, qui entraine des difficultés croissantes dans certaines branches de la distribution. Soumis à forte pression sur les marges, le secteur du Retail se trouve confronté à une diminution de ses liquidités et à une augmentation de ses dettes.

    http://www.financialsense.com/Market/wrapup.htm

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Face à cette situation potentiellement mortelle , le secteur est entré en phase de resutructuration. Certaines chaines se battent pour leur survie, tandis que d’ autres , tel StarBucks, ont annoncé la fermeture des points de vente non rentables, Ces mesures commencent à peser sur l’ évolution de l’ immobilier commercial qui voit son taux de locaux commerciaux vides s’ accentuer dangeureusement.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le consommateur est exsangue.

     

     

     

     

     

     

    Même si Wall Street fait semblant de croire à la fin de la crise financière, grace au sauvetage de Fannie Mae par les autorités monétaires US , l’ évidence pointe vers une simple pause au cours de cette tendance lourde. Les mêmes acteurs jouaient déja cette même scène lors de l’ épisode précédent, à la reprise de Bear Stearns toujours sous l’ intervention de la FED , ce qui n’ a donné droit qu’ à un répit trimestriel dans la détérioration des structures bancaires. Si l’ on peut s’ attendre à une baisse de la tension sur l’ Immobilier privé , il n’ en ira pas de même sur l’ Immo commercial , ni sur les nombreux CDS qui couvrent le secteur des entreprises. La deuxième phase de l’ éclatement de la bulle des dérivés va démarrer au cours des prochains mois via la défaillance de plusieurs acteurs de la distribution, ainsi que le démantelement, voire la dispartion d’ entreprises de renom. , victimes d’ un manque de vision industrielle et d’ aveuglement financier, à l’ instar de GM .

     

     

     

    Rien n’ empêchera l’ apparition de cette phase. L’ effondrement de l’ Immobilier a privé le consommateur d’ une source de financement via sa ligne traditionnelle de crédit, HELOC ou MEW ( Mortgage Equity Withdrawal ). La hausse des taux hypothécaires, qui se poursuit malgré la baisse des taux courts de la Fed, l’ inflation des prix à la consommation et la hausse des prix de l’ énergie ont anéanti tout espoir de relance durable de la consommation.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le taux de défaillance sur crédit ne cesse d’ ailleurs d’ augmenter .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Toutes les couches sociales sont touchées par le phénomène, y compris la catégorie supérieure , dont le taux de défaillance sur cartes de crédit a tendance à augmenter, réduisant les résultats d’ Américan Express. http://www.marketwatch.com/news/story/american-express-net-drops-38/story.aspx?guid=%7b6236A801-0F29-4898-BF20-1BA915158263%7d&siteid=yhoof

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Défaillance sur les CDS.

     

     

     

     

     

     

     

    Il n ’ y a pas d’ alternative au dégonflement de la dette. Même si la Fed se charge de sauver les acteurs phares du système financier, les autorités monétaires ne seront pas en mesure de sauver la majeure partie des organismes bancaires de petite ou moyenne envergure. Le FDIC, chargé de garantir les dépots des clients en cas de faillite bancaire, a déja établi une liste d’ environ 90 banques placées sous surveillance. Comble de l’ ironie , la banque californienne IndyMac ne figurait pas sur cette liste ! De plus, que peut le FDIC , qui vient de consacrer 15 % de ses fonds disponibles pour la faillite d’ IndyMac , face aux trillions de $ d’ actifs fantomes appelés à disparaitre, tout au moins en partie ? http://abcnews.go.com/Blotter/story?id=5374205

    http://www.contraryinvestor.com/

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le degré de délabrement du système bancaire US est tel qu’ il ne pourrait survivre sans la perfusion permanente organisée par la Fed via les mécanismes mis en place au cours des derniers trimestres. Selon Mish, le montant des réserves disponibles en banques est misérablement bas, la majorité des dépots des clients ayant été transformés en dérivés divers, CDOs, CDS , SIV hors balance, etc..... Le graphique ci dessous est simplement hallucinant.

    http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2008/07/you-know-banking-system-is-unsound-when.html

    http://theylaughedatnoah.blogspot.com/2008/07/mish-entire-us-banking-system-is.html

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La récession est bien là.

     

     

     

     

     

     

    Confrontés à la baisse des titres papier, à la chute de l’ immobilier, la grande majorité des ménages voient leur patrimoine s’ éroder sous l’ effet de la desctruction de la dette. Le CEPR a tenté une étude prospective sur l’ érosion de ce patrimoine, dont les résultats sont accessibles via ce lien. Le résultat n ’est guère encourageant et n’ incite pas non plus à une reprise durable de la consommation.

    http://www.cepr.net/documents/publications/wealth_2008_07.pdf

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Qu’ elle soit reconnue officiellement ou non, la récession est bien ancrée dans l’ économie US et vient de débarquer récemment en Europe. Celle ci fera sentir ses effets durants plusieurs trimestres encore avant que l’ économie ne se redresse durablement. Traditionnellement, les Bulles boursières sont provoquées par plusieurs facteurs :

     

     

     

    - La montée en puissance d’ un secteur , d’ une technologie ou d’ un marché spécifique dont les perspectives de croissance sont exceptionnelles

    - La prise de conscience par les acteurs du secteur de ces perspectives de croissance

    - L’ entrée du grand public sur le secteur qui provoque une phase de Mania

    - Une surcapacité de production qui s’ installe , car tous les acteurs veulent accroitre leur part de marché

    - Une sur-offre dans un marché désormais saturé en même temps que des attentes de résultats totalement irréalistes

    - Un effondrement des prix, des perspectives bénéficiaires revues à la baisse

    - Une violente chute des cours boursiers du secteur concerné.

    Aprés la disparition des acteurs les plus fragiles ainsi qu’ une réduction des capacités de production , le secteur, retrouve le chemin de la croissance dans un environnement assaini , dégagé de ses éléments les plus spéculatifs.

    C e fut le cas de la bulle techno, ainsi que de la bulle immobilière , dont il reste encore de nombreux mois de stocks à écouler. Mais c ’est également le cas de la bulle financière , où là, sont toujours en place bon nombres d’ acteurs spéculatifs ainsi qu’ un sur-stock , une sur-offre de papiers monnaie en pleine phase de dévalorisation prononcée. Chaque bulle met plusieurs années avant d’ être totalement vidée de sa substance spéculative. La bulle financière n’ échappera pas à cette règle, malgré le soutien implicite des banques centrales. Pour l’ instant , la récession qui n ’existe pas attend toujours d’ être officialisée.......

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le consommateur lambda, déja affecté par la perte de valorisation de ses avoirs , s’ est trouvé doublement touché par la hausse des prix , et la stagnation de ses revenus salariaux , conséquence directe de la délocalisation des entreprises. Sans marge supplémentaire, il n ’est plus à même de soutenir valablement la consommation.

    Conséquence directe de cette réduction de la consommation, les pays producteurs, tels la Chine et l’ Inde seront les prochaines victimes de cette contraction de la demande , et se verront contraints à baisser les volumes de production d’ objets manufacturés dés 2009.

    Cette contraction financière, commerciale et industrielle entrainera une nouvelle chute des indices boursiers en 2009 , sur fond de récession mondialisée. Il ne suffira pas d’ un coup de baguette à liquidités magique de la part de la Fed pour redresser la situation. Reste encore à vérifier si la crédibilité du $ ne sera pas fortement affectée par les récentes mesures adoptées pour sauver un système bien mal en point.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Affaire à suivre...........dans la 3ème partie .

     

     

     


    • fonzibrain fonzibrain 26 juillet 2008 13:09

      Tout a démarré selon un schéma déja rodé une décennie auparavant sur l’ archipel nippon, avec l’ éclatement de la bulle techno , suivi d’ une bulle immobilière qui s’ est elle même propagée à la sphère financière.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      L’ absence totale de règles de sécurité qui ont prévalu à la formation de la bulle immobilière a permis de réunir tous les ingrédients nécessaires à l’ implosion du secteur bancaire. La déroute des banques, à son tour, a conduit à l’ effondrement des marchés boursiers , ceux ci ayant perdu leur principal pilier de soutien, le secteur financier.

      http://www.safehaven.com/showarticle.cfm?id=10752

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      L’ histoire se répète, invariablement. L ’ insolvabilité des banques japonaises , suite à leur implication dans la bulle immobilière , avait plongé l’ archipel nippon dans une profonde récession à la fin du siècle dernier.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Actuellement, la survie du secteur financier ne tient qu’ à un fil, celui des liquidités abondamment fournies par les banques centrales, pour éviter l’ apparition d’ un choc systèmique et la création de files d’ attente devant les portes des organismes bancaires , comme cela s’ est produit chez Northern Rock ou encore IndyMac, plus récemment.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      La globalisation des marchés et la libre circulation des capitaux ont contribué à propager les effets de cette crise financière dans toutes les parties du globe, les dérivés fantômes ayant été achetés par tant par les institutionnels européens qu’ asiatiques ou américains. Pas besoin de vous parler des déboires du Crédit Agricole, de Fortis , d’ UBS ou encore de Dexia.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      L’ incapacité des ménages US à honorer leurs engagements immobiliers, les saisies hypothécaires et l’ effet de levier utilisés sur les dérivés du crédit ont créé un vide, un véritable trou noir qui s’ apprête à aspirer la majeure partie du système financier.

      L’ implosion de la bulle des dérivés vient de démarrer. Celle ci s’ organisera en plusieurs phases , dont la première, liée aux CDO s est en pleine maturation. La nationalisation de Northern Rock, la faillite de Bear Stearns et d’ IndyMac , de même que l’ effondrement des deux géants du crédit hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac n ’en sont qu’ une parfaite illustration.

      Comme en Mars dernier pour Bear Stearns , les autorités monétaires US viennent de voler au secours des deux GSE s en adoptant un plan qui consiste essentiellement à affaiblir la position de la Fed et du $ , ce qui se reflètera au cours des prochaines semaines.

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Pendant que ce genre d’ infos donne un peu plus de relief au rebond technique en cours, une autre compagnie de réassurance s’ effondre à son tour, fragilisant plus encore le marché des " Muni " les obligations émises par les municipalités et autres communautés parastatales.Une nouvelle brèche va s’ ouvrir augmentant le nombre de provisions pour pertes à acter pour les banques concernées.

      http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/2008/07/one-of-remaing-bond-insurers-implodes.html

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      La seconde phase de cette crise , liée au dérivés du crédit privé ( cartes de crédit, crédits à la consommation ) ou encore aux crédits commerciaux et industriels Immo retail, faillites de chaines de distribution, etc ) fera son appartion au cours des prochains trimestres. Bien entendu, les phases de déni seront nombreuses, tout comme les rebonds techniques permettant au marché de retrouver un peu d’ altitude et de reprendre espoir. Mais les jeux sont faits. J’ y reviendrai dans la 2ème partie de ce tour d’ horizon.

       


    • fonzibrain fonzibrain 26 juillet 2008 13:11

      le leap 2020 dit exactement la même chose


    • fonzibrain fonzibrain 26 juillet 2008 13:15

      la difference fonamentale entre l’économie réelle et la finance
      dans la finance,pour gagner de l’argent,il faut juste le vouloir et le dire,par exemple le systeme d’achat du pétrole permet aux spéculateur de n’avancer quer 8 dollars sur le baril à 130,il suffit de dire pour gagner de l’argent

      le spéculateur DIT je veux gagner de l’argent et n’ a rien à faire dans la réalité,comme pour la vrai industrie,ou il faut FAIRE quelque chose pour gagner de l’argent



      c’est imparable comme systeme


    • Forest Ent Forest Ent 26 juillet 2008 14:51

      Je ne connaissais pas certains de ces liens. Merci de l’info.

      Sur le fond, il est évident que nous voyons l’explosion d’une bulle monétaire, comme explicité dans ces liens. J’ai indiqué dans un article il y a 6 mois que c’était effectivement lié à la mondialisation, mais ça n’apparait je trouve pas très clairement dans cet article un peu fouillis.


    • Internaute Internaute 26 juillet 2008 19:45

      La fin est prévisible. Ce sera une dévaluation généralisée des monnaies jusqu’à ce que les dettes s’épongent d’elle-même car remboursées en monnaie de singe. Le public va se réfugier dans l’éternelle valeur tangible et monnayable, l’or. L’exemple caricatural du Zimbawe nous montre la voie. Je pense qu’à terme la Chine et l’Inde arriveront à reconvertir leur production pour satisfaire leurs besoins intérieurs qui sont immenses. Je ne crois donc pas qu’elles sentiront la crise aussi fort que nous autres qui ne produisons plus rien sauf des dérivés fantômatiques et des leçons de morales invendables.


    • Pascalou 26 juillet 2008 20:32

       Voici les dernières nouvelles de nos "amis" américains :

      http://fr.news.yahoo.com/afp/20080726/tbs-usa-congres-economie-immobilier-prev-f41e315.html

      pour tenter de colmater les brêches - ou plutôt les gouffres...- du sytème !


    • Forest Ent Forest Ent 26 juillet 2008 22:02

      @ pascalou

      Dans votre lien :

      Quelque 300 milliards de dollars d’emprunts immobiliers seront garantis par l’Etat.

      J’avais prévu 200 à 300 là :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42227

      C’est dans la fourchette. smiley

      Le reste, c’est dans 3 à 6 mois.


    • Antoine Diederick 26 juillet 2008 23:40

      la rumeur dit que Carrefour quitterait la Belgique, perte de rentabilité....

      les banques d’affaire us pensent que Carrefour devra quitter la petite Belgique si il n’y pas de chagement de conjoncture


    • Antoine Diederick 26 juillet 2008 23:43

      je crains qu’Alain Minc si pertinent souvent ai pondu quelques lignes de voeux pieux ( ceci en voyant la couverture et le titre de son bouquin, que je n’ai pas lu)

      Ah les lendemains qui chantent....le communisme partage au moins cela avec le capitalisme.... smiley


    • Antoine Diederick 26 juillet 2008 23:47

      espérons que nous ne jouerons pas à nous faire peur sur ce fil de discussion au moment où la récession pointe le bout de son nez en Europe...


    • Antoine Diederick 27 juillet 2008 01:30

      A Fonzi Brain

      on verra si les us parviendront à "socialiser les pertes " colossales qui s’annoncent mais il faut aussi rester prudent et ne pas se faire peur....


    • Antoine Diederick 27 juillet 2008 01:35

      En tout cas si nous allons à la catastrophe, la vraie catastrophe, la partie sera serrée pour bcp d’entre nous et la classe politique européenne actuelle n’y survivera pas....euhhh c’est pas ce que je souhaite mais c’est vrai, il y a de quoi être inquiets d’autant que la fameuse crise systémique (théorie des dominos) prédite depuis presque 15 ans semble se préciser....


    • fonzibrain fonzibrain 26 juillet 2008 13:20

      c ’est qui qui moinsse comme un con sans rien dire


      • JL JL 26 juillet 2008 13:37

        Bon, entre le Zimbabwe qui connait une inflation de 2.2 millions % et la BCE qui sacrifie sur l’autel du libéralisme des millions de travailleurs pour juguler toute tendance inflationniste, il sera dificile de trouver un consensus Evidemment, le grand méchant c’est le Zimbabwe : il est impossible d’y faire des affaires ! Dites-moi, si je n’ai rien compris. Merci.


        • karg se 26 juillet 2008 14:02

          Le président français Nicolas Sarkozy a lancé  : "Nous ne signerons pas l’accord qui est sur la table".

          Pourtant il est en accord avec les traités (Lisbonne, TCE, Maastrich) qui délégues le pouvoir de négociation à l’UE, a-il voté non en 2005 ?


          • Yvance77 26 juillet 2008 14:17

            A ben les commentaire de fonzi c’est aut’chose que la litanie suce-boules fait au Dieu Sarko par not’pov lerna non ?

            Y  de la vraie info au moins !

            A peluche


            • Proudhon Proudhon 26 juillet 2008 18:08

              Je confirme. Je suis en train de le lire aussi ( 191 ème page) et découvre pas mal d’événements que je ne connaissais que de loin. De plus on comprend bien mieux les stratégies mises en place par les gouvernements à l’idéologie capitaliste totalitaire.


            • Cites 27 juillet 2008 23:36

              Je l’ai lu et terminé... je ne m’en suis toujours pas remis.

              Un livre indispensable à lire pour toute personne qui s’interesse un à la géopolitique et à l’économie.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 26 juillet 2008 17:18

              "...Des difficultés illustrées notamment par Renault, qui a annoncé jeudi un plan de 5.000 suppressions d’emplois..."

              J’ai sous les yeux un trimestriel " ELEKTRA magazine" de 1993, qui relate des progrès de cette industrie de la propulsion électrique. Renault y développe les performances de l’Elektro Campus, Qui tourne à 170 kmh dans les rues de Monaco. Toutes les grandes marques monopolistique s’unissaient, IL Y A QUINZE ANS, Siemens, Fiamm, pour encourager ce principe... ??? Que s’est-il passé depuis... ???

              Sûr que si je ne sais quel lobby ne s’était acharné à miner nos gouvernants, Renault n’aurait pas à licencier cinq mille emloyés, mais à en embaucher le double.
               
              Je pense que l’entreprise qui s’est le plus développée depuis cette époque et qui est encore florissante est celle dite " du frein à main "


              • Boscaca 26 juillet 2008 23:03

                Depuis quand les illustrations pornographiques sont acceptées par agoravox ???
                Cette photo est une insulte à l’humanité !


                • tvargentine.com lerma 27 juillet 2008 01:19

                  Vous écrivez "Même analyse pour Olivier Gasnier, économiste de la Société Générale : "On est en quasi-récession 

                  Franchement ,mois j’’ai pas lu les prévisions d’Olivier Gasnier sur les pertes énormes de la société générale dans la spéculation sur les marchés financier en 2004 ou en 2007 et vous ?

                  Alors vous savez les prévisions de ces "économistes" il faut s’en méfier

                  Mais vous,vous le citez comme si il avait la sainte parole d’évangile !


                  • JL JL 27 juillet 2008 04:18

                    lerma, pour une fois c’est pas bête ce que vous dites, avec cependant une précision : en langage storytelling néolibéral, récession ça signifie accroissement des inégalités.

                    Qui vous dit qu’Olivier Gasnier n’avait pas prévu ces pertes ? Parce qu’il ne vous l’a pas dit ? Vous croyez qu’on vous dit tout ? Les riches s’enrichissent, les classes moyennes s’appauvrissent, et je ne parle pas des plus pauvres pour ne pas leur faire affront : pour le plus grand nombre donc, c’est vraiment la récession. Mais on n’a jamais vu autant de richesse affichée.


                  • JPL 27 juillet 2008 14:46

                    au moins le dénommé Olivier Gasnier avait déclaré l’an dernier « le paquet fiscal aura un faible impact sur la croissance »
                    d’autres continuent de vouloir croire qu’il pourrait en être autrement... smiley


                  • HASSELMANN 27 juillet 2008 10:58

                    Excellent article qui a généré des commentaires et des liens de qualité.
                    Sur la forme cela me paraît exemplaire de ce que peut apporter AV, un article qui s’enrichit par l’apport constructif.On peut ainsi faire du vrai management d’idées.
                    Sur le fonds, il me paraît désormais impérieux de proposer un autre modéle économique.Un schéma avec un capitalisme vertueux, domestique et de proximité, associé à un salariat impliqué.Ensemble, ils proposent au client/citoyen des produits et services à un prix étudié et acceptable.
                    Capitalisme vertueux car visible, identifiable et acceptant une rémunération décente et cantonnée.Salarié impliqué car plaçant l’interêt du client avant le sien.Client confiant et acceptant le prix, car informé sur les coûts de revient et les marges dégagées.
                    Avec quelques adaptations, ce modéle existe, c’est celui qui sous-tend de belles réussites économiques de l’Economie Sociale et Solidaire .
                    Les adaptations necessaires tiennent notamment a l’éradiquation de ce secteur de phraséologie éculée, à relents autogestionnaires qui rebutent certains.
                    A cer égard la montée des BUSINESS ANGELS et l’émergence de l’AUTO ENTREPRENEUR dans la loi de modernisation de l’economie (LME) sont a regarder avec attention.
                    Enfin la prochaine transposition de la directive Europeenne sur les services, qui va impacter serieusement le modéle français de service d’interêt général (SIG) peut fournir l’occasion de faire émerger ce nouveau modéle.


                    • gnarf 27 juillet 2008 11:39

                      Analyse franco-francaise de la situation.

                      C’est marrant mais ici le chomage a baisse d’un quart depuis le debut de l’annee, et le salaire moyen a monte de 12% en un an. Pourtant nous sommes confrontes a la meme mondialisation que la France.

                      En France vous revez etre les victimes du liberalisme, alors que ce qui vous entraine vers le fond, c’est votre systeme social : il marchait tres bien dans les annees 60-70 et vous l’avez transforme en boulet d’une tonne d’acier inerte.
                      Regardez la realite en face, arretez de rever. Rendez la peche a votre systeme social et ca ira beaucoup mieux.

                      Quand une crise arrive comme aujourd’hui, la France est la premiere a plonger, c’est aussi le pays qui souffre le plus, celui qui met le plus de temps a rebondir une fois la crise passee, et qui profite le moins des beaux jours.

                      C’est comme passer des rapides avec un boulet de 20 kilos au pied, alors que les autres sont en canot.


                      • JPL 27 juillet 2008 14:47

                        à gnarf et où est votre paradis sur terre pour qu’on puisse en juger ?


                      • gnarf 27 juillet 2008 17:28

                        A l’abri des jugements franchouillards.


                      • Cites 27 juillet 2008 23:47

                        N’importe quoi..... le salaire moyen à augmenté de 12%.......

                        soit vous n’habitez pas en France soit vous faites partie des 5000 foyés les plus fortunés qui on vu peut être leur salaire multiplié par 2 en 1 an... (12% d’augmentaion du salaire moyen.... n’importe quoi.... même Lerma n’a pas osé..... allez donnez vos sources que l’on rigole tous un coup !!!)

                        Maintenant allez donnez nous l’évolution du salaire Médian qui lui seul à une signification.

                        Vraiment.... on croit rêver....


                      • gnarf 27 juillet 2008 17:44

                        En fait l’analogie avec les rapides peut meme etre poussee plus loin.

                        Non seulement la France descend les rapides a poil en sandales plombees tandis que les autres pays sont en canot, mais en plus de cela, une majorite de Francais croient qu’il est plus facile de supprimer les rapides que de faire quelque-chose au sujet de ces sandales.

                        Et ils sont tous la a pointer du doigt la riviere...salete de riviere, salete de rapides, monde pourri....ces rapides c’est de la faute des riches...et nous a chaque coup on se fait mal a cause d’eux...et ils voudraient qu’on touche a nos cheres sandales de plomb ces salauds, alors que c’est tout ce que nous avons.

                        En fait ce serait plutot rigolo si ca ne faisait pas autant de mal aux autres....si la France pouvait enfin accepter la reforme de la PAC histoire qu’une vache ne recoive plus autant d’argent qu’un chercheur et qu’on ne trouve plus des legumes Europeens sur les marches de Dakar en dessous du prix local !


                        • koudou 28 juillet 2008 12:30

                          @ l’auteur

                          Vous écrivez que le Zimbabwe n’a aucune matière première stratégique.

                          Il s’agit là d’une telle grossière erreur que je n’arrive plus à vous suivre dans votre raisonnement ...

                          Le Zimbabwe possède les deuxièmes réserves mondiales de platine après l’Afrique du Sud, et bien entendu du palladium et du rhodium qui vont avec.
                          Ils ont également beaucoup de diamants industriels et un gisement de diamants de qualité joaillerie qui semble être un des sites les plus prometteurs au monde en terme de qualité dans le monde. Ils ont juste commencé l’exploitation avec une projection de 50000 carats par an.

                          Ils produisent également de l’or (c’est là que les archéologues situent les mines du roi Salomon) et même si en ce moment, ils n’en produisent "que" 7 tonnes par an pour cause de manque d’électricité, ils en produisaient 30 par an, ce qui n’est tout de même pas négligeable pour un pays qui ne possède aucune ressource stratégique.

                          Ils ont également du nickel, du cuivre et du charbon en grandes quantités dont d’ailleurs une partie de la production est vendue à la Chine et aux pays voisins. On trouve aussi en bonne quantité du chrome, du cobalt et d’tain.

                          Les gisements d’uranium qu’ils ont représ ne sont pas du tout exploités pour l’instant.

                          Oui, c’est vrai, ils n’exploitent pas bien cette richesse minière par manque d’investissement en machines et surtout par une incapacité à fournir régulièrement de l’électricité aux exploitations minières.
                          Mais en terme de matières premières stratégiques, oser dire que le Zimbabwe n’en possède aucune relève de la simple ignorance !!!


                          • Internaute Internaute 29 juillet 2008 08:22

                            Votre vision du "nous sommes riches car ils sont pauvres" est désespéremment exagérée. La richesse des pays industrialisés, Angleterre, Allemagne et France s’est faite sur la découverte puis l’utilisation intelligente du machinisme, des ressources naturelles de leur sol (fer et charbon) ainsi que principalement avec le travail acharné et pénible des générations qui nous ont précédé.

                            Que le tiers-monde en fasse autant ! C’est d’ailleurs le chemin que prend la Chine et elle nous aura dépassé dans peu de temps. Tiens, au fait, quelles sont les colonnies exploitées par la Chine et le Japon qui produiraient suffisamment pour enrichir 1.700 millions de personnes ?



                          • Vinrouge 30 juillet 2008 11:21

                            @fonzibrain

                            Le secteur Retail face à une "situation mortelle" ? mmmouais...
                            Pour info, les dernières publications financières annuelles (rapports annuels 2007 et/ou 2008) des grands distributeurs mondiaux montrent un accroissement des chiffres d’affaires et des bénéfices chez la plupart d’entre eux. Vous noterez cependant une différence notable entre les acteurs US, les acteurs Européens à forte internationalisation et les acteurs Européens à faible internationalisation. Les 2 premiers croissent beaucoup plus que les seconds, confrontés il est vrai à un bassin de consommateurs en difficultés croissantes. Voici quelques chiffres des plus grands mondiaux, de quelques français et de sélectionnés au hasard (d’abord l’évoution du CA puis entre parenthèses celle du bénéf. net).

                            - Wal Mart (qui est au passage la plus grande entreprise du monde tous secteurs confondus, en termes de chiffres d’affaires) : +8,6% (+12,1%)

                            - Carrefour : + 6,8% (+0,6%)

                            - Tesco : + 6,2% (+12,1%)

                            - Kroger : +6,2% (+5,9%)

                            - Intermarché : + 3,8% (nc)

                            - Casino : +2,9% (+35,7% !!!)

                            - Best Buy : +11,4% (+2,1%)

                            - Fnac : + 6,9% (+31%)

                            - Sainsbury’s : +4% (+1,5%)

                            - Rewe : + 1,6% (nc)

                            - Auchan : +5,8% (+28,8%)
                            etc., etc.
                            On a déja vu des entreprises plus malades que ça smiley (comme GM, que vous nommez). Vu les montants colossaux des chiffres d’affaires de ces sociétés, je ne m’inquiète vraiment pas pour elles.
                            QUe Starbucks ferme des boutiques, je n’y vois rien d’alarmant, car ils se comportent aujoud’hui de la même façon que la Bourse vec une bulle (chose que vous décrivez très bien) : ils ont grandi très très très vite, en ouvrant des magasins partout, sans se soucier de l’éventuelle rentabilité de l’endroit. Maintenant qu’ils ont presque saturé certains marchés, ils coupent les branches qui ne se portent pas bien... rien d’anormal pour une entreprise en forte et rapide croissance pendant longtemps ! (d’ailleurs, en règle générale, les entreprises capitalistes n’arrêtent pas d’acheter et de vendre des actifs, même dans les périodes où tout va bien)


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