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Accueil du site > Actualités > Economie > Dieu soit loué(e) ma banque !

Dieu soit loué(e) ma banque !

L’action de miser sur une valeur existante mais non encore définie consiste à vendre un produit non encore extrait selon une valeur hiérarchiquement fixe. Il est possible de déterminer le potentiel en minerai du sous sol de n’importe quelle région, et ainsi d’en attribuer un équivalent en valeur bancaire. C’est une forme d’indexation fictive sur laquelle s’appuient les autorités financières pour établir leur quotas de prêts. Bien sûr, la confiance dans ce domaine répond à des règles définies oralement par concertation mutuelle des engeances concernées, mais aussi par expérience sur le terrain. Tel pays peut très bien être le premier producteur de diamant, mais l’idée qu’il puisse y en avoir absolument partout réduit de fait sérieusement la cote en bourse du minerai en question. Ce n’est que l’intérêt des chercheurs qui détermine l’endroit, et c’est là qu’intervient le facteur humain.

Il est également pris en compte que chaque minerai devra être extrait à terme, ce qui lui confère un barème allant de un à cinq en fonction de la facilité d’extraction. L’émergence de nouvelles techniques matérielles d’extraction réduisant nettement la difficulté de l’acte, dans le cas de robots plénipotentiaires par exemple et des nouveaux satellites, cela divise les chiffres dans le temps et la courbe d’évolution est logarithmique. Ainsi, la masse considérable de la bulle spéculative a beau être surdimensionnée, elle peut être équivalente, à un moment donné, au potentiel réel de toute la planète réunie. Ce sont les variations de confiance mutuelle des accords donnés par les banquiers et financiers qui participent aux fluctuations génératrices de crises.

Certaines sont entièrement inexploitées et de nouveaux matériaux extrêmement rares ne sont pas encore découverts dont la valeur de l’once peut dépasser de beaucoup celle de l’or. Pour l’or, par exemple, sa valeur brute est elle même variable selon qu’elle se trouve en circuit imprimé de téléphone portable, ou sous forme de sculpture sept fois millénaire. Elle peut être presque négligeable quand il s’agit de vente au guichet. Dans ce domaine, c’est le marché qui en définit les limites en considérant que la rareté n’existe plus. En effet, les crises qui se succèdent permettent de voir régulièrement apparaître de nouvelles pièces de grande rareté, dans l’art ancien, par exemple, mais particulièrement dans le domaine de l’art contemporain. Les faux qui peuvent se multiplier renforcent encore le sens de la courbe, dont seule le terme parait indéfinissable. L’équilibre se rétablit naturellement en entrainant l’art contemporain à fictivement gonfler son revenu par une spéculation sans aucun fondement, ni terme sûr, si ce n’est donner le change. Cette pression artificielle permet aux auteurs des crises successives de rester maitres de leurs valeurs.

Le mode d’exploitation passe de moins en moins par le statut humain puisque c’est bientôt la machine qui se chargera de faire le travail. C’est le pays dominant, celui qui dirige les principales agences de notations, qui s’adjuge propriétaire sur le long terme de l’ensemble parce que c’est lui qui dispose du meilleur outil de prospection. Cette énorme bulle financière n’est donc pas foncièrement fictive mais juste localement déplacée. Le principe de répartition est basé sur la location des valeurs, dictées par le pays propriétaire, et subie par les pays exploités. Mais, pour qu’il y ait locataire, il convient de respecter le caractère humain, y compris en nombre suffisant, car en terme boursier, même le trader sait que la machine travaille bien mieux que lui et voit son emploi condamné à terme. D’où ces question : Qu’adviendra-t-il quand la valeur de la bulle fictive dépassera le potentiel d’indexation général, l’humain deviendra-t-il le vecteur d’équilibre, et le terme moyen a-t-il déjà évolué ou a-t-il définitivement été calculé par les anciens mayas ?

Car au bout du compte, seul le terme est la question la plus difficile à certifier. Le délimiter ou le prolonger repousse plus bas tous les taux de fluctuation et donc, immanquablement, diminue la valeur, et tout particulièrement, de l’humain...à terme égal.

 

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10 réactions à cet article    


  • PhilVite PhilVite 19 juillet 2010 14:45

    LSD, c’est très curieux, il y a quelques années j’ai essayé de lire « Le pendule de Foucault » d’Umberto Eco, et je me souviens d’avoir ressenti la même chose qu’en essayant de lire votre texte du jour. Le sentiment étrange que des mondes parallèles m’étaient parfaitement et définitivement inaccessibles. smiley

    Que ceci ne perturbe pas vos voyages. smiley

    Bien cordialement


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 19 juillet 2010 15:44

      Fort justement Philvite,

      j’ai eu cette inspiration soudaine après un fort bon repas en famille sous le tilleul centenaire de la cour que nous avons conclu par la projection du dernier excellent film de Jean Pierre Jeunet sur le pignon de la maison par projecteur vidéo. Au moment de me coucher, une dernière coupe de Champagne et paf ! C’est sorti tout seul.

      La finance et l’argent sont des mondes parallèles pour moi et ça se voit nettement dès que j’essaie de les aborder par le bout de ma lorgnette.

      Merci à vous et cordiamant.


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 juillet 2010 16:03

      PhilVite,
       J’ai lu « Le pendule de Foucault ».
       Non, la ressemblance n’est pas évidente au premier jet. Elle est même inexistante à seconde vue.
       Umberto Eco, pour le lire, il faut avoir un dictionnaire ésotérique ou Internet pointé sur Google.
       Ce qui n’est pas le cas ici.
       Les voyages sont dans la tête, tous les jours et seulement à certaines périodes, comme celle-ci pour le reste du corps. 
       Mais de cela j’en ai assez parlé. smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 juillet 2010 16:06

      Absolument, la finance et l’argent sont deux choses totalement différentes.
      Un peu complémentaires, tout de même.
      L’un sert dans l’immédiat et l’autre grossit pour un futur indéterminé.
       smiley


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 19 juillet 2010 23:54

      @ l’enfoiré,

      vous dites : « Pour le lire, il faut avoir un dictionnaire ésotérique ou Internet pointé sur Google.
       Ce qui n’est pas le cas ici.
       » C’est exactement ça, je tente le plus possible ( à part peut-être logarithmique ) de n’utiliser aucun mot propre au sujet, voire contenu dans le dictionnaire communautaire de la profession. Ceci afin d’emmener le débat à la portée de tous. Mais il est vrai que j’aurai bien aimé avoir le point de vue d’un économiste. A+. L.S.


    • Clojea CLOJEA 19 juillet 2010 19:22

      Bien le bonjour Lisa : Quelle production ! Un article tout les deux jours .... Bravo. Intéressant, finance et spéculation. L’humain n’a plus tellement de valeur dans ce domaine, et depuis fort longtemps d’ailleurs. Donc, l’humain un vecteur d’équilibre ? Ca serait bien, mais je crois qu’on rêve.... Non ?


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 juillet 2010 00:02

        Bien bonjour CLO, c’est vrai, j’ai mes périodes de grande fertilité et d’inspiration où j’arrive à bien dérouler le fil de ma pensée jusqu’au bout. dans le cas de cet article, j’ai juste mal été inspiré par le titre.
        Bien sûr, l’humain devrait résister à la tentation et la soumission pour sa machine, mais quand on voit le degré de dévotion de certains rien que pour leur bagnole ou le dernier portable à la mode... C’est pas gagné. Dans ce cas précis, par exemple, que dire... : http://www.dailymotion.com/video/xcl43w_ouverture-d-un-h-m-a-toulouse_webcam?start=97 Merci d’être venue.


      • zelectron zelectron 19 juillet 2010 22:24

        C’est exactement ça Lisa, vendre des peaux d’ours en nombre tel que jamais il ne pourra y en avoir autant ni dans la nature ni dans les zoo pour être tués et encore moins que par quelque moyen que ce soit : mais comme le nombre de gogos est supérieur au nombre ahurissant d’ours...


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 juillet 2010 00:07

          Bonsoir zélectron, c’est bien ce que je pense, ceux qui tirent les ficelles de la bourse misent sur le potentiel d’ours pour ajuster leur gourmandises inflationnistes. Ils misent également sur l’esclavage de l’humanité entière. Mais après tout, c’est un pari pour le moment gagnant comme le déclare la vidéo du lien précédent.  


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 juillet 2010 00:37

          Une vidéo de 1996 sur le sujet bien expliquée et fort d’actualité : http://changementclimatique.over-blog.com/article-l-inevitable-krach-54107349.html

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