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Accueil du site > Actualités > Economie > Divorce à l’italienne

Divorce à l’italienne

Un canular qui n’en est pas un si on veut croire le très sérieux quotidien autrichien “Der Standard” et la rédactrice de l’article Sigrid Schamall. Pour échapper à la dette catastrophique de l’Italie, certaines communes sont mené a prendre des décisions drastiques et des fois farfelues. C’est ainsi qu’un petit village a décidé de se séparer de l’Italie en se déclarant principauté et en faisant marcher ses propres planches à billets.

 Pour arriver à équilibrer son budget d’état, le gouvernement italien veut baisser ses dépenses de 47 milliards d’euros mais aussi introduire des taxes supplémentaires. Suite à ces annonces, bien évidement, les protestations n’ont pas tardé d’arriver.

 Rome a décidé de faire disparaître 34 des 110 gouvernements provinciaux et d’autres mesures prévoient de faire fusionner les communes de moins de 1000 habitants avec ses communes voisines, pour pouvoir supprimer ainsi 50000 postes.

Mais pour le premier ministre, Silvio Berlusconi, il est encore trop tôt pour crier victoire, car les économies prévues de 9 milliards d’euros ne seront pas faciles à mettre en oeuvre sans la résistance de ses administrés.

Un village gaulois

Pour échapper à ses mesures impopulaires, les communes ne manquent pas d’imagination. Pendant que certains maires sont prêts d’exercer leur mandant en tant que bénévoles, un village veut accueillir des réfugiés lybiens pour gonfler l’effectif des habitants.

Luca Sellari, maire de Filletino, un petit village tranquille à environ une centaine de kilomètres à l’est de Rome, a des projets beaucoup plus ambitieux. Pour éviter la fusion inéluctable avec le village voisin de Trevi, il prévoit de déclarer l’indépendance de son village par rapport à l’Italie. Et comme ça ne suffisait pas, le “village gaulois” se proclamerait en principauté. “Qui n’aimerait pas tenir le titre de prince au moins une fois dans sa vie”, s’exclame ainsi le maire, qui ne manque pas d’ambition et pugnacité. Sur les billets de la nouvelle monnaie, la Fiorito, en se voyant déjà monarque, il a fait bien évidemment imprimer sa propre effigie.

 Mais le Fiorito n’est pas qu’un simple billet de banque, car son nom, traduit littéralement, signifie “fleuri”...”Tout comme la ville sous son nouveau gouvernement...”nous dit le maire se vantant et en regardant déjà vers l’avenir. Dès que le Fiorito sera officialisé comme une monnaie légale, il aura un taux de change d’environ 2:1 par rapport à l’euro.

Le blason de cette néo-monarchie est perceptible partout : sur des T-shirts ou des étiquettes sur des bouteilles. D’ailleurs, les habitants ont la possibilité de payer les articles portant le blason royal avec des Fioritos.

S’il n’y a pas eu encore des contestations venants de Rome, cela ne tarderas pas.

Sources : derstandard.at & La "pricipauté"


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4 réactions à cet article    


  • frugeky 31 août 2011 10:58

    l’Europe va s’éclatant...tant que ça reste dans l’humour.


    • BOBW BOBW 31 août 2011 12:36

      Malgré le dicton sur l’odeur de l’argent, surtout avec son joli nom,cette


       monnaie sent moins la Mer.. que l’€uro des banquiers. smiley

      • easy easy 31 août 2011 15:29

        Parmi les symboles que nous astiquons, il y a la démocratie et la république.

        Alors que l’une semblait irréductiblement rattachée à l’autre, cette histoire prouve le contraire.


        • BA 1er septembre 2011 00:52
          « La dette grecque est hors de contrôle », selon des experts.

          La dette grecque est hors de contrôle et les mesures prises par le gouvernement ne peuvent pas restaurer l’état des finances, selon le rapport d’une commission parlementaire indépendante publié mercredi 31 août.

          « La forte hausse de la dette, le déficit primaire élevé ont exacerbé à l’extrême la dynamique de la dette, qui a échappé à tout contrôle », estiment ces experts nommés par le ministère des Finances.

          La commission, mise en place en 2010, a pour mission de contrôler le budget de façon indépendante.

          Elle dépeint un sombre tableau de l’économie grecque alors que les représentants de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) effectuent une mission d’inspection en Grèce afin de déterminer si la prochaine tranche d’aide du plan de sauvetage peut être accordée à Athènes.

          « Il est clair que le problème de ce pays n’est pas seulement le volume de sa dette publique, mais aussi l’incapacité de consolider la gestion budgétaire actuelle. Malgré le gigantesque effort d’ajustement budgétaire, aucun excédent primaire n’a été dégagé et, au contraire, le déficit primaire s’est creusé. »

          La commission a enfin invité le gouvernement à redoubler d’efforts pour lutter contre la fraude fiscale et réduire le déficit primaire.

          « La dynamique du ratio dette/PIB reste hors de contrôle tandis que les facteurs déterminants évoluent de façon négative », estime la commission.

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