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Accueil du site > Actualités > Economie > Dubai Inc, ou la première faillite d’un fonds souverain

Dubai Inc, ou la première faillite d’un fonds souverain

Fonds souverains, dettes souveraines et richesse des nations.

Les problèmes de dette de Dubaï hérités d’une frénésie de programmes immobiliers ont suscité de vives inquiétudes parmi les investisseurs occidentaux qui s’étaient tournés vers la région du Golfe pendant la crise financière mondiale, convaincus qu’il existait encore un havre à jamais préservé des contingences à court terme de l’incendie économique né en 2008.

Beaucoup plus qu’un incident de parcours venu corriger une erreur de gestion, le séisme financier dont l’épicentre est la capitale économique de la fédération des Emirats Arabes Unis n’a pas fini d’engendrer des répliques en fragilisant une situation largement obérée depuis plusieurs années.

 Peu importe que les créanciers de Dubaï et de son fleuron économique Dubaï World acceptent ou non la décision de l’émirat de repousser à mai 2010 l’échéance d’une dette exigible de 26 milliards de dollars. Chaque opérateur n’a plus désormais en vue que la perspective de sauver ses investissements en tentant de se joindre au partage des dépouilles lors de la grande braderie internationale d’actifs immobiliers bientôt réduits à leur valeur d’usage parce que devenus incapables de garantir aussi bien les engagements que la signature financière internationale des conglomérats de « Dubai Inc. », ce gigantesque promoteur aujourd’hui en état de cessation de paiements. 

 Les mesures de sauvegarde initiées par le richissime voisin Abu Dhabi et la solidarité de place des Emirats Arabes Unis ne laisseront pas Dubaï indemne des conséquences de cet événement majeur qu’aura constitué la première faillite conjointe d’un fonds souverain (Dubai World) et d’une dette souveraine née des activités de cette entité. La faute impardonnable - quoiqu’en la matière la perspective d’un retour au profit soit souvent signe d’indulgence - aura été de leurrer des partenaires financiers sur la validité du service d’une dette souveraine tangible artificiellement soutenue par la dynamique d’une bulle dont l’expansion continue encore d’être nourrie par l’exaltation d’une croissance fallacieuse.

 C’est qu’en effet l’inauguration du Burj Dubai, le plus haut gratte-ciel du monde, par le Sheikh Mohammed bin Rashid Al-Maktoum , Premier ministre des Émirats arabes unis et vice-président et gouverneur de Dubaï, ne saurait être gâchée, même si la question qui se pose désormais est de savoir, non pas si la croissance de Dubai va continuer, mais plutôt si ses dirigeants auront la capacité - et paradoxalement les moyens financiers - d’enrayer son déclin et de capitaliser sur les fruits futurs générés par cette bulle économique.

 Même pour des acteurs investisseurs habitués à l’accumulation brutale du capital, l’image de ces mêmes dirigeants qui, dans un cadre juridique des plus incertains, ont parfaitement intégré le mécanisme de privatisation des bénéfices en période de forte expansion et de socialisation des pertes après retournement conjoncturel, est désastreuse. Il n’est pas sûr en effet que les établissements bancaires étrangers les plus exposés souscrivent sans réagir à la déclaration du Sheikh Mohammed bin Rashid Al-Maktoum affirmant son intention de dissocier les engagements propres à l’Etat de ceux de conglomérats tels Nakheel et Limitless…Aujourd’hui, même l’accumulation sauvage du capital obéit à des règles, de telle sorte que plus aucun créancier n’accepte de perdre quoi que ce soit, pas plus les banques occidentales que la clientèle de l’Asie musulmane sensible aux produits financiers islamiques, notamment les sukuks.

  Le vrai problème de Dubaï et des membres du Conseil de Coopération des Etats arabes du Golfe (la Fédération des sept émirats, l’Arabie saoudite, Koweit, Qatar, Bahrein et Oman) réside dans leur incapacité de renoncer de manière immédiate à la perpétuation d’un modèle économique intrinsèquement dangereux et toxique à très court terme, comme vont le montrer les difficultés de l’émirat à honorer le service de sa dette souveraine dans les deux prochaines années, respectivement à hauteur de 13 milliards de dollars en 2010 et 19,5 milliards en 2011.

  Une entité, l’EIA (Emirates Investment Authority) semble avoir pourtant perçu les dangers d’une progression sur les sables mouvants. Premier fonds souverain fédéral créé en novembre 2007 avec mandat de gérer les intérêts et participations des Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi, Ajman, Dubai, Fujairah, Ras al-Khaimah, Sharjah et Umm al-Quwain) dans les Etats membres du CGC, l’EIA a en effet très paradoxalement compris - sagesse ou opportunisme ?- la nécessité de dépasser les errements et excès de ce fameux « Stade Dubaï du capitalisme » décrit par Mike Davis et François Cusset (1). 

  Face à des agences de notation désormais prêtes à cribler sévèrement les émissions de produits financiers, attentive à la question de la contribution des émirats à leurs fonds souverains respectifs et à leur politique d’investissement de leurs excédents budgétaires, l’EIA a ainsi très discrètement mais fermement rappelé à certains de ses membres la nécessité de construire enfin une architecture de flux financiers redistributive de richesses, en adéquation avec les marchés intérieurs et internationaux, et surtout moins exposée aux déséquilibres générés par des programmes démentiels dévoreurs de finances publiques à l’image de ceux dont Dubaï, mais aussi Abu Dhabi et à moindre degré Qatar, sont devenus les parangons à l’échelle de l’économie-monde (2) et de la ville-monde(3).

Références :

(1) Mike Davis, Le stade Dubaï du capitalisme, Paris, Les prairies ordinaires, collection Penser/Croiser, 2007.

(2) Mike Davis, Au-delà de Blade Runner. Los Angeles et l’imagination du désastre, Paris, Allia, 2006.

(3) Mike Davis et Daniel B. Monk (dir.), Paradis infernaux. Les villes hallucinées du néo-capitalisme, Paris, Les Prairies ordinaires, 2008.

 

 

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6 réactions à cet article    


  • BA 9 décembre 2009 15:09

    Mercredi 9 décembre 2009 :

    Les Bourses du golfe arabo-persique continuent à s’effondrer.

    - La Bourse du Koweït chute de 0,32 %.

    - La Bourse de Bahreïn chute de 0,73 %.

    - La Bourse du Qatar chute de 2 %.

    - La Bourse de Riyad (Arabie Saoudite) chute de 2,43 %.

    - La Bourse d’Abou Dhabi chute de 2,82 %.

    - La Bourse de Mascate (sultanat d’Oman) chute de 4 %.

    - La Bourse de Dubaï chute de 6,39 %.

     

    Le 25 novembre 2009, Dubaï s’était déclaré dans l’incapacité de payer ses dettes.

    Depuis cette date, la Bourse de Dubaï s’est effondrée de 26,7 %.

    Depuis cette date, la Bourse d’Abou Dhabi s’est effondrée de 15,2 %

    Lisez cet article :

    http://www.romandie.com/ats/news/091209130408.17dwhtbi.asp


    • BA 9 décembre 2009 19:30

      Mercredi 9 décembre 2009 : toutes les nouvelles du jour sont catastrophiques.

      1- Les Bourses du golfe arabo-persique continuent à s’effondrer.

      - La Bourse du Koweït chute de 0,32 %.

      - La Bourse de Bahreïn chute de 0,73 %.

      - La Bourse du Qatar chute de 2 %.

      - La Bourse de Riyad (Arabie Saoudite) chute de 2,43 %.

      - La Bourse d’Abou Dhabi chute de 2,82 %.

      - La Bourse de Mascate (sultanat d’Oman) chute de 4 %.

      - La Bourse de Dubaï chute de 6,39 %.

      Le 25 novembre 2009, Dubaï s’était déclaré dans l’incapacité de payer ses dettes.

      Depuis cette date, la Bourse de Dubaï s’est effondrée de 26,7 %.

      Depuis cette date, la Bourse d’Abou Dhabi s’est effondrée de 15,2 %

      Lisez cet article :

      http://www.romandie.com/ats/news/091209130408.17dwhtbi.asp

       

      2- Après Dubaï, la Grèce est au bord de la faillite.

      Lisez cet article :

      La Grèce est au bord de la faillite.

      http://www.liberation.fr/monde/0101607606-la-grece-peut-elle-faire-faillite

       

      3- L’Espagne est au bord de la faillite.

      « Standard & Poor’s est passé en surveillance négative sur l’Espagne, ce qui suggère que l’agence pourrait dégrader prochainement la notation financière du pays ibérique. Les analystes ont souligné que les perspectives de croissance étaient faibles, au contraire du déficit public qui devrait gonfler dans les prochaines années. De quoi alimenter les craintes, alors que Fitch a dégradé hier la note de la Grèce et que Moody’s en a fait de même avec plusieurs entreprises publiques de Dubaï. »

      http://www.capital.fr/bourse/analyses-seances/le-cac-40-decroche-les-finances-de-l-espagne-inquietent-a-leur-tour-458011

       

      4- Le Royaume-Uni est dans une situation pire que celle que les « EXPERTS » avaient prévue.


      « L’économie britannique va se contracter de 4,75 % en 2009, selon les prévisions annoncées mercredi par le chancelier de l’Echiquier Alistair Darling.

      Ce même Alistair Darling avait tablé en avril sur une récession de 3,5 %. »

      http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=301a115702d73df4e15e79c81b5c0472



      5- Le Japon est dans une situation pire que celle que les « EXPERTS » avaient prévue.

      « L’économie japonaise a connu une croissance moindre que prévu, + 1,3 %, au second trimestre de l’année fiscale, de juin à septembre derniers.

      Le ministère des finances avait initialement annoncé un taux de croissance estimé à 4,8 %, le mois dernier.

      La révision drastique sape les espoirs d’une reprise rapide de la seconde économie mondiale. Le premier chiffre laissait en effet penser que la reprise était là. »

      http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=a862572eea4710f4ee1cfa5e3a7a016a

       

      6- Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a annoncé mercredi la prolongation jusqu’au 3 octobre 2010 du plan de sauvetage des banques, mesure jugée « nécessaire pour aider les familles américaines et stabiliser les marchés financiers ».

      http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=3412a199a1595ea47820545eb2bfc108


      Conclusion : le pire est devant nous. La deuxième vague de la crise arrive.


      • plancherDesVaches 9 décembre 2009 20:50

        Même étant avocat comme le Notre Grand Président, au niveau économique, vous êtes nul. (comme Lui aussi...)

        Quoique... politiciens et avocats mentent aussi bien les uns que les autres.

        Laissez l’économie à sa place, ça vaudra mieux pour beaucoup.


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 décembre 2009 11:49

          Cher Monsieur,

          Quatre observations en réponse à la vôtre :

           -1 Ayez, je vous prie, l’obligeance de vous identifier. L’anonymat ne sied pas aux discussions.

          -2 Pour prendre un peu l’air du temps et si vous n’avez pas l’expérience des EAU, il est urgent d’aller voir cette région du monde : il s’y passe des choses passionnantes qui vous permettront de relativiser vos propos. Russie, Kazakhstan, Chine, Inde, Mexique et Brésil devraient aussi vous intéresser.

          -3 Dans le même esprit, lisez vite l’ouvrage intitulé « le Stade Dubai du capitalisme », que je me ferai le plaisir de vous adresser si vous le souhaitez.. Décapant et instructif, sans oublier, puisque nous sommes sur Internet, les analyses du Blog Jesse’s café sur http://jessescrossroadscafe.blogspot.com/, ou encore celles du Blog de Paul Jorion, avec les intéressants commentaires signés BA (voir ci-dessus).http://www.pauljorion.com/blog/?p=5686#more-5686.

          Quelques bonnes feuilles encore,si vous m’y autorisez, avec Daniel Cohen, La prospérité du vice (Albin Michel), Robert Castel, La montée des incertitudes (Seuil), The Great Transformation (Karl Polanyi, toujours d’actualité), sans oublier Jacques Sapir (Les Trous noirs de la science économique : essai sur l’impossibilité de penser le temps et l’argent, Albin Michel, Paris).Lisez aussi André Orlean. Riche et instructif. 

          -4 Sur la qualité de mon analyse économique dont je serais heureux de débattre plus en détail avec vous, n’hésitez surtout pas à la confronter avec, au choix, le dernier article paru ce matin en page 16 du quotidien International Herald Tribune, à la rubrique Business, et intitulé : « Developer in Dubai reverses its merger plan. » Vous y lirez notamment les développements suivants qui viennent confirmer mon analyse : « Dubai World, a state-owned holding company, said on Dec.1 that  it was in talks to restructure $ 26 billion of debt, including a $ 3.52 billion Islamic bond issued by its property unit Nakheel, which fall due Dec. 14. “, ou encore les articles suivants qui, à mon avis, annoncent une météo plus proche de l’avis de grand frais que du beau temps :

          Times Topics : Dubai. Local news and multimedia about Dubai, including breaking news and archival articles published in The New York Times.

          -Worried Investors Batter Dubai Market - DealBook Blog

          -Dubai’s main stock exchange plunged for a third straight day Wednesday as investors dumped holdings in the troubled Arab boomtown amid a ...

          December 9, 2009 - DealBook

          -Losses at Dubai World Unit Add to Jitters

          -Concern over the debts of Dubai’s utility provider and losses at the builder drowned out assurances by top officials that Arab economies in ...

          December 10, 2009 - By REUTERS - Business / Global Business

          -Dubai Forced to Check Out of W Hotel - DealBook Blog

          -Dubai World’s investment unit Istithmar lost control of its W Hotel in Manhattan in a foreclosure auction for $2 million, after buying the ...

          December 9, 2009 - DealBook

          -Debt Crisis Tests Dubai’s Ruler and an Arab Vision

          Debt Crisis Tests Dubai’s Ruler and His Vision of an Arab Renaissance

          Some analysts are wondering whether the leader of this city can rescue it from the excesses of his own ambition.

          December 4, 2009 - By ROBERT F. WORTH and HEATHER TIMMONS - International / Middle East

          -Dubai Shakes Investors by Making Assets Off Limits - DealBook Blog ...

          -Dubai moved on Monday to ring-fence prized assets from the $26 billion debt restructuring of Dubai World, denting already fragile investor ...

          December 7, 2009 – DealBook

           -Foreign Investors Hint They’ll Claim Dubai Assets

          Foreign Investors Warn They Could Claim Dubai Assets

          -As Dubai World and its creditors prepare for negotiations, some investors say they have enough support to force the company into default and ...

          December 8, 2009 - By LANDON THOMAS Jr. - Business / Global Business

          -Credit Agencies Downgrade Debt Linked to Greece and Dubai ...

          The fresh downgrades served as a reminder that the effects of the credit crisis are far from over.

          December 9, 2009 - By MATTHEW SALTMARSH - Business / Global Business

          -Group of Banks Said to Meet With Dubai World - DealBook Blog ...

          -A group of international and regional banks met with Dubai World for the first time Monday, as talks began on the company’s efforts to ...

          December 8, 2009 - DealBook

          -Dubai Debt Woes Raise Fear of Wider Problem

          Dubai Debt Woes Suggest Wider Crisis

          -Dubai’s inability to repay its debt is fueling concern that other countries and institutions could be in trouble too.

          November 28, 2009 - By LANDON THOMAS Jr. - Business / Global Business


          And so on...Cordialement,

          RB



          • Talion Talion 10 décembre 2009 22:37

            "Ayez, je vous prie, l’obligeance de vous identifier. L’anonymat ne sied pas aux discussions.« 

            Je crois qu’il y a erreur d’appréciation de votre part : Nous sommes ici sur Internet... Sur ce réseau l’anonymat est le droit le plus strict de chacun.

            La conséquence direct est que la réputation d’un individu ici ne pèse strictement rien et que donc l’esprit critique de chacun doit être positionné sur  »ON« .

            Si deux personnes ne sont pas d’accord entre elles, merci de se concentrer sur le fond de leur argumentation et non pas l’identité de leur auteur qui pour autant qu’on puisse l’apprécier peut tout à fait afficher une identité qui n’a strictement rien à voir avec ce qu’il est en réalité !

            Pour moi comme pour toute autre personne lisant votre article, je pars avec l’idée que vous pouvez tout aussi bien être Renaud Bouchard  »Français, Européen, Avocat, passionné par les relations internationales« , que Cassiopée  »Prostitué spécialisé dans les tendance SM et tapinant du côté de Genève".

            Qu’est-ce qui me prouve que c’est l’un plutôt que l’autre hormis votre parole et une belle photo que vous avez très bien pu dénicher sur Facebook ?...
            Vous voulez faire avancer vos arguments ?... Alors sur ce réseau inutile de vous abriter derrière votre titre et votre profession... Argumentez, sourcez et le lecteur jugera !...

            Préciser qui vous êtes sur Internet n’intéresse personne... Seul le contenu de votre discours compte.

            Navré pour ce hors sujet...


          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 décembre 2009 21:56

            Stop ou encore ?

            Dubaï obtient 10 milliards USD d’Abou Dhabi et va payer la dette de Nakheel


            Les autorités de Dubaï ont annoncé qu’elles allaient payer la dette de 4,1 mds USD du géant immobilier en difficulté Nakheel parvenant à maturité lundi, après avoir obtenu une aide de 10 milliards de dollars d’Abou Dhabi, le riche émirat pétrolier voisin.

            AFP - le 14 décembre 2009, 06h11

            Les autorités de Dubaï ont annoncé qu’elles allaient payer la dette de 4,1 mds USD du géant immobilier en difficulté Nakheel parvenant à maturité lundi, après avoir obtenu une aide de 10 milliards de dollars d’Abou Dhabi, le riche émirat pétrolier voisin.

            Cette annonce intervient le jour même de l’arrivée à maturité des obligations islamiques du géant immobilier de Dubaï, Nakheel, filiale de DubaI World.

            Question en suspens et investigations nécessaires : quelles sont les contreparties à ce sauvetage ?

            Dubai also said today it will announce a new bankruptcy law based on international standards that state-owned Dubai World may use to restructure debt. The new law will be available “should Dubai World and its subsidiaries be unable to achieve an acceptable restructuring of its remaining obligations,” the government of Dubai said.

            Dubai’s government issued a decree setting up a special tribunal to complete Dubai World’s restructuring and to settle disputes between the company and its creditors. The court will be headed by Anthony Evans and will use insolvency laws of the Dubai International Financial Centre, a business park for financial services companies. Evans is chief justice of DIFC Courts.

            Dubai also said today it will announce a new bankruptcy law based on international standards that state-owned Dubai World may use to restructure debt. The new law will be available “should Dubai World and its subsidiaries be unable to achieve an acceptable restructuring of its remaining obligations,” the government of Dubai said.

            Dubai’s government issued a decree setting up a special tribunal to complete Dubai World’s restructuring and to settle disputes between the company and its creditors. The court will be headed by Anthony Evans and will use insolvency laws of the Dubai International Financial Centre, a business park for financial services companies. Evans is chief justice of DIFC Courts.

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