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Accueil du site > Actualités > Economie > Ecomouv ou le symbole de la privatisation de l’état

Ecomouv ou le symbole de la privatisation de l’état

Aujourd’hui, ils sont nombreux ces gribouilles – qui hier votaient le PPP scandaleux d’Ecomouv (UMP et PS ) puis ses décrets d’applications (UMP) et n’ont rien remis en cause de sa mise en œuvre (PS) – qui poussent des cris d’orfraies devant l’évidence du scandale de ce pillage organisé, digne des fermiers généraux de l’ancien régime.

Mais il ne s’agit pas d’un fait isolé et il faut revenir sur la mise en coupe réglée qui a frappé les services publics de l’Équipement ces dernières années.

ecomouv

Le réseau routier est dans les faits désormais largement privatisé :

  • ventes des sociétés d’autoroutes pour une bouchée de pain ;
  • décentralisation qui a confié une très large partie des routes départementales et nationales aux conseils généraux qui dans leur grande majorité ont décidé d’en externaliser la gestion, l’exploitation et l’ingénierie…. Ca coute très cher mais cela fait le bonheur des copains du BTP des potentats locaux. Ces bétonneurs se pique ainsi en remplissant les poches des majors du BTP de faire du développement économique… On ne compte plus les PPP, contrat de conception réalisation etc… aussi scandaleux bien que d’échelle plus réduite que Ecomouv et donc encore moins connus ;
  • Sur le réseau routier national (exploité par les DIR) : les réductions de personnels de l’ex ministère de l’équipement sous la RGPP et maintenant la MAP (le changement c’est pas maintenant) et les réductions de budget (on se souvient de la démission de Batho) conduisent là aussi à une externalisation massive. Exploitation, maitrise d’œuvre, déneigement sont maintenant largement confiés à des sociétés privées. Et de nombreux chantiers passés aussi sur des modes proches du PPP (par exemple modernisation des tunnels d’Ile de France) ou par des PPP (construction et entretien de bâtiments d’exploitation par exemple). Pire des sections entières du RRN sont privatisées de fait : l’exploitation est confiée au sociétés d’autoroute privées moyennant un aménagement des juteux contrats de concessions. Et le gouvernement PS semble envisager d’étendre cette politique (par exemple à Grenoble A480, dans le Nord RN42, ou en Basse Normandie RN154.)

Nos concitoyens ne peuvent d’ailleurs que constater la dégradation du service : les coupes sombres dans les budgets d’entretien se traduisant logiquement par des nids de poules, difficultés dans le déneigement, signalisation routières et équipements dégradés, ou suppression de l’éclairage sur le réseau routier national ou départemental… Dans le même temps, les tarifs des péages explosent alors que l’on peut maintenant traverser la France soit croiser un seul péagers.

Sous prétexte de Grenelle de l’environnement masquant mal le plan social de la RGPP, il faut rappeler que les effectifs du MEDDE (ex ministère de l’Equipement) sont passés en quelques années de 90 000 agents à un peu plus de 30 000…. Un des plus grands plan social de ces dernières années qui ne dit pas son nom. L’externalisation des voies navigables et des services d’ingénierie (qui ont largement contribuer à faire de la France un des leaders mondial des transports et du BTP) par la création d’établissements publics (VNF et Cerema) voulus par l’UMP a été entérinée tel que par la droite (PS)

Cette politique a été réalisée sous la contrainte des directives européennes obligeant à la mise en concurrence de ces activités de l’état. L’ingénierie publique, la maitrise d’œuvre et d’ouvrage publique des routes, l’assistance aux collectivités locales sont autant de missions qui ont du être libéralisées et données en pâture aux marchés privés sous la main de fer de l’UE capitaliste. Réussissant à provoquer l’émoi de l’association des maires de france (AMF) devant se débrouiller maintenant seul face aux majors du BTP et à des bureaux d’études privés plus intéressés au profits qu’à l’efficacité du service rendu.

Alors bien sûr cela s’est traduit par l’abandon de pan entiers des missions de services publics. Tel l’urbanisme – et Duflot vient de confirmer que les toutes petites communes devront maintenant se débrouiller totalement seules pour instruire les permis de construire (les autres se débrouillaient déjà seules avec les dérives que l’on sait) – mais aussi l’ingénierie publique notamment la maitrise d’oeuvre routière ou de bâtiment. Et ce en dépit des promesses faites par Hollande lors de la dernière conférence de l’AMF…

Le choix de confier la mise en œuvre de l’écotaxe à une société privée et non aux DIR qui sont pourtant parfaitement capables de mettre en œuvre et de maintenir pour bien moins cher ce dispositif technique n’a donc rien d’une exception mais s’inscrit bien dans une politique générale de destruction de l’Etat et de ses services publics.

Il faut revenir sur la privatisation rampante des services publics du transports et plus généralement de l’Équipement voulue par la droite (UMPS) et soutenu par les ultra capitaliste de l’UMP PEN FN ardents partisans des privatisations et serviteurs zélés de l’oligarchie capitaliste.

D’autant qu’il s’agit là des outils indispensables à la mise en œuvre d’un développement économique performant et respectueux de l’environnement sous le contrôle souverain du peuple. Mais ces outils sont incompatibles avec l’UE de la dictature des marchés.

Reconstituer un grand service public de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de l’environnement, passant par la re nationalisation des routes et autoroutes et plus généralement de l’ensemble des services publics de transports ainsi que par la reconstitution d’un pôle important d’ingénierie publique et de l’urbanisme garant d’une assistance bon marché, de haut niveau technique et indépendante aux communes et collectivités locales, voila qui s’inscrit dans la dynamique de ce nouveau CNR que le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) appelle de ses vœux, défendant les intérêts de classe des travailleurs.

brisons les chaines de l'UE WebPour mettre un coup d’arrêt à la casse de nos conquis sociaux, aux pillages du pays par cette oligarchie capitaliste déjà si bien décrite par Zola dans La Curée, il faut briser les chaines de l’Union Européenne, en sortir par la voie progressiste en reprenant le chemin de progrès ouvert par le CNR : nationalisation des moyens de production, souveraineté des travailleurs, nationalisation des banques et assurances, indépendance des médias des puissances d’argents…
Cela passe par la construction d’un large front populaire progressiste et patriotique qui pourra remettre à l’offensive la classe des travailleurs de ce pays face à cette oligarchie capitaliste dont la construction européenne et son €uro sont les armes d’exploitation et d’oppression massive des travailleurs, de divisions et d’oppositions des peuples européens.

A lire aussi sur www.initiative-communiste - site web du PRCF


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30 réactions à cet article    


  • JL JL 7 novembre 2013 11:32

    Le plus scandaleux dans tout ça, c’est quand ils nous disent que les services publics coûtent trop cher !

    A la Révolution, on en a raccoucis pour moins que ça !

    Merci taktak, pour ces précisions.


    • taktak 7 novembre 2013 11:49

      Merci JL

      Nos concitoyens ne savent pas assez tout cela. La mascarade du Grenelle de l’Environnement a servi d’écran de fumée à cette liquidation du ministère de l’Equipement. Avec la caution de pseudo écologiste mais vrai libéraux.... il suffit de voir l’action de Duflot aujourd’hui.


    • bernard29 bernard29 7 novembre 2013 11:58

      je suis d’accord votre façon de voir, sauf qu’il faut se souvenir des scandales dans la gestion des directions de l’équipement. Alors cette renaissance des services publics de l’aménagement du territoire qui serait indispensable, ne doit pas conduire aux mêmes excès et laxismes. Ceci ne pourrait se faire sans l’organisation parallèle d’un contrôle citoyen et non plus corporatiste. 


      • taktak 7 novembre 2013 12:09

        Je suis tout à fait d’accord sur la nécessité du controle citoyen. Et c’est pourquoi j’ai pris la précaution d’écrire « sous le contrôle souverain du peuple. » C’est important.

        Cela dit, attention de ne pas se méprendre. La mauvaise gestion, les pratiques corporatistes et technocratique ne sont absolument pas remises en causes par la privatisation. Bien au contraire, d’autant que le pantouflage reste la règle dans les grands corps de l’état.

        C’est au contraire des fonctionnaires sous statut, recruté sur concours et pouvant exercer leur métiers - pour lequel ils doivent être formés - qui sont la garantie de permettre de respecter l’esprit et la lettre du contrôle citoyen.

        pas d’obscurs débats et enquètes publics donnant l’illusion d’un pseudo contrôle démocratique......


      • bernard29 bernard29 7 novembre 2013 12:32

        Bien évidemment je suis d’accord avec vous quand vous dites « La mauvaise gestion, les pratiques corporatistes et technocratique ne sont absolument pas remises en causes par la privatisation » . 


      • Le421 Le421 8 novembre 2013 07:25

        Que faut-il choisir ?? Le laxisme sur les personnes ou bien le laxisme sur les finances ??
        Ce qui était gaspillé par millions sur du personnel est maintenant gaspillé par millions sur des contrats véreux et des pots de vin*. L’argent dépensé est exactement le même sinon pire, par contre l’emploi se casse la figure.
        Le libéralisme et la concurrence stupide ne profite qu’à une minorité.

        A force de soi-disant économies, nous tombons de Charybde en Scylla...

        * Vous ne m’enlèverez pas de l’idée que ces contrats s’accompagnent de « dessous de table » en espèce ou nature. Le « zapping » sur les appels d’offres, spécialité sarkozyenne, a sûrement des faces cachées... En plus, signature de contrat le jour de l’élection, c’est plus que « chelou » !!


      • alinea Alinea 7 novembre 2013 14:21

        D’accord pour la chaîne solide des gens de bonne volonté contre les chaînes de l’UE.
        Quand commence-t-on ?


        • taktak 7 novembre 2013 14:31

          Maintenant.
          Voir l’appel des communistes de l’Appel des Assises du Communismes (dont le PRCF) :

          Pour stopper la régression européenne, il y a urgence !
          Sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique
          Sortir de la dictature du capitalismeVoir l’appel des 1000 du 18 juin lancé par le M’PEP, le PRCF et les clubs penser la France, ainsi que leur appel au boycott militant des élections européenne

          http://www.initiative-communiste.fr/archive/appel-au-boycott-des-elections-europeennes-de-juin-2014/
          http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/appel-pour-que-reviennent-les-jours-heureux/

          Voir la lettre ouverte au citoyen Mélenchon candidat du FdG

          Pour faire sauter le verrou de l’illusion de l’europe sociale, il faut soutenir le PRCF dans l’action pour construire l’unité d’un large front populaire progressiste et antifasciste pour sortir de l’UE et de l’euro par la gauche.


        • Le421 Le421 8 novembre 2013 07:27

          Dire qu’on s’est battu comme des lions pour refuser le TCE en l’état...
          J’en ai encore mal au trou de balle, tellement on s’est fait mettre, tellement Sarkozy s’est assis sur le vote « non »...


        • leypanou 7 novembre 2013 15:21

          Beaucoup de personnes sont d’accord avec ce que vous écrivez, mais ce n’est pas en s’appelant PRCF que vous arriveriez ne serait-ce qu’à faire écouter vos propositions, des dizaines d’année de propagande allant dans un seul sens font que dès que les gens entendent « communistes », ils deviennent tout de suite sourds ou pire avec des réponses toute faites.

          Il faudrait aussi que beaucoup de personnes qui ont grosso-modo une même manière de voir les dossiers importants (rôle de l’état, affaires étrangères, etc, etc) soient capables de s’entendre car avec les minuscules groupes et autres partis, les PRCF et autres M’PEP n’ont aucune visibilité nationale.

          Cette affaire d’ECOMOUV n’est qu’un exemple parmi d’autres des privatisations qui ont été mises en place OU par la droite OU par la pseudo-gauche (la 2ème droite comme disait un livre intéressant à lire), le quasi-racket sur les autoroutes étant un autre (cf aussi le scandale du PPP de la construction d’hôpital public dans l’Essonne).

          S’il y a toujours autant de groupuscules, dans 1000 ans, on sera toujours au même point et ce ne sera pas sur BFM TV ou FranceTélévision que l’on entendra vos propositions (cf réponse de J Sapir sur la sortie de l’Euro lors d’un débat avec JL Mélenchon par exemple).


          • taktak 7 novembre 2013 15:52

            Leypanou :

            1) l’anticommunisme primaire cela se combat. Puisqu’il repose comme vous le dîtes sur des idées toutes faites et préconçues instillées dans les esprits par plusieurs decennies de propagande acharnée. Il ne faut pas renoncer à ce combat, sous peine de laisser le champs libre à la pensée unique capitaliste et de se priver d’alternatives et de liberté.

            2)Le PRCF agit de façon unitaire et s’adresse à tout le monde. Et l’entente, le front unis avec le M’PEP et les CPF montre que l’unité d’action est possible. Le PRCF la pratique avec toutes les forces progressistes dès que cela est possible.
            Le PRCF est également initiateur avec un très large rassemblement de communistes d’organisations diverses dans et hors du PCF qui sont pour la sortie de l’UE et qui ont lancé l’appel des Assises du Communisme.
            Au delà, il s’adresse et agit aussi de façon constante avec le FdG et les syndicats. Bref le rassemblement est en marche. Certe il ne se fait pas tout seul et il ne faut attendre aucun coup de main de médias qui censure depuis toujours l’opposition (préférant donner des tribunes aux partis du Système FN en tête). Libre à vous de renforcer cette visibilité nationale déjà existante même si elle est modeste du PRCF en soutenant son action, ou celles d’une des nombreuses organisations avec qui il travaille. j’ose le prosélithysme en vous disant que si vous êtes d’accord avec nous, rien ne vous empèche de nous soutenir, voir même de devenir un militant du PRCF puisque nous ne sommes jamais assez smiley

            3) comme montré ci-dessus, le PRCF est conscient de la nécessité du rassemblement. Nous ne sommes d’ailleurs pas un parti, mais un pôle pour aider les communistes dans et hors du PCF à reconstruire un vrai parti communiste offensif, pour aider au rassemblement des forces progressistes.


          • Marais 7 novembre 2013 15:25

            taktak, je suis d’accord avec vous sur le fait de sortir de l’Europe, de l’euro et de l’OTAN, mais tous peuvent ne pas être d’accord avec le projet de société du PCRF, ce qui pourrait diviser les vrais patriotes sur des sujets secondaires, alors que la priorité est de recouvrer notre indépendance nationale...
            De plus, on peut se demander si le PCRF protègera réellement les intérêts de la France, étant donné que très peu voire aucun pays sont encore réellement communistes (la Chine ne l’est pas, par exemple).


            • taktak 7 novembre 2013 15:40

              La priorité est de recouvrer l’indépendance nationale pour que s’exerce la souveraineté du peuple et que puisse être mis en œuvre la politique progressiste au service des travailleurs à laquel aspire la grande majorité de nos concitoyens.

              C’est bien pour cela qu’avec le M’PEP et les clubs penser la france (CPF), ces deux derniers n’étant pas des communistes vous l’aurez bien noté, le PRCF travaille à rassembler un front populaire progressiste. A l’image du CNR ou du Front Populaire. Bien évidemment le PRCF ne renie en rien l’impératif de défendre les intérêts de classe des travailleurs. Bien evidemment et cela doit être clair, le PRCF combat le nationalisme, la xénophobie et les réactionnaires qui ne peuvent avoir leur place dans un tel front, contrairement à tous les patriotes républicains et progressistes sincères.

              L’urgence est de constituer rapidement ce front populaire, par exemple en soutenant l’une de ces trois organisations, en signant l’appel du 18 juin pour un nouveau CNR, en portant ces idées dans son propre parti.


            • Marais 7 novembre 2013 17:44

              Connaissez-vous l’UPR ? Il s’inspire également du programme du CNR et son président, François Asselineau, souhaite également sortir de l’euro, de l’Europe, et de l’OTAN. Par la suite, il souhaite la nationalisation ou renationalisation des services ou entreprises d’intérêt général, comme Renault, TF1, les autoroutes, par exemple.

              http://www.upr.fr/

              Le PCRF « combat le nationalisme, la xénophobie et les réactionnaires », il exclut de facto certains français malgré leur patriotisme et malgré le fait qu’ils souhaitent sortir de l’Europe, de l’euro et de l’OTAN, alors que la France a besoin de tous les patriotes pour s’en sortir.
              La division la plus importante se trouve entre europhobes et europhiles, si nous continuons ou non de nous soumettre à l’empire euro-atlantique. Le reste est accessoire à l’heure actuelle.
              Voici ce que je reproche au PRCF : de faire de l’accessoire l’essentiel et l’essentiel l’accessoire.
              Si vous ne me croyez pas, relisez leur manifeste : combien de lignes sont consacrées à la sortie d’EUROPTAN (Europe-Euro,OTAN) et combien à leur nouveau projet de société. On peut faire des plans sur la comète, mais tant que l’on est sous dépendance, on ne peut rien faire.


            • taktak 8 novembre 2013 11:19

              Les xénophobes et les réactionnaires qui défendent l’oligarchie en place divisent bien plus les français. Sortir de l’UE et de l’euro a un sens pour redonner la souveraineté au peuple, pas pour poursuivre le totalitarisme et l’exploitation de l’oligarchie en place.

              Je connais l’UPR. Force est de constater que l’UPR fait le choix de cliver en restant bien à droite (cf son programme qui demande à réaliser une alliance entre travailleurs et la l’oligarchie capitaliste) et d’agir seule, dans le culte de son leader très très marqué à droite....De fait l’UPR est aujourd’hui une voie qui me semble sans issue

              Le PRCF fait lui le choix du rassemblement, avec le M’PEP et les républicains des Clubs penser la France, du rassemblement des communistes en étant membre des Assises du Communismes. Rassemblement sur des bases claires, antifasciste notamment. N’oublions pas que c’était là un des tout premiers combat du CNR que celui de l’antifascisme et de combattre ces forces réactionnaires hier dans la collaboration avec l’allemagne nazie, aujourd’hui dans le soutien à la dicature de l’UE et à la xénophobie de l’UMP PEN.


            • Marais 8 novembre 2013 13:38

              A part sur le sujet de l’Europe, nous serions donc d’accord... sur nos désaccords smiley.

              Vous dites que les réactionnaires divisent bien plus les Français que l’Europe. Et vous avez raison, ce qui est désolant, puisque les progressistes (j’imagine que vous pensez aux conservateurs en parlant de réactionnaires) se divisent entre europhiles et eurosceptiques.
              Aujourd’hui, on voit le résultat de cette politique : nous continuons d’avancer vers plus d’Europe, et la France va toujours plus mal. Durant les années 1947-1980, les communistes auraient été contre la construction européenne selon François Asselineau. Alors pourquoi n’ont-ils pas empêché la ratification du traité de Rome ?
              Durant la Seconde Guerre Mondiale, il n’y avait pas que des français de gauche à être résistants, il y avait des français de droite, y compris des pétainistes.

              D’autre part, je suis perplexe avec ce terme d’antifascisme. Cela pouvait se concevoir jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, mais aujourd’hui ? Il n’y a plus de parti fasciste en France. Si j’ai bien compris, les antifascistes combattent quelque chose... qui n’existe plus.

              Mais nous sommes d’accord pour sortir de l’Europe, c’est l’essentiel.


            • taktak 8 novembre 2013 16:16

              aux conservateurs en parlant de réactionnaires

              Je ne vois pas le clivage de la même façon que vous.

              Pour moi, il y a les forces qui soutiennent les intérets de l’oligarchies capitalistes. De façon objectives se sont ceux qui défendent la construction de cette Europe de classe.
              Mais c’est également les réactionnaires qui veulent pas remettre en cause l’oligarchie, qui divise le peuple par leur xénophobie. Celà, UMP’PEN en tête font semblant de constester l’UE (Le Pen dans les faits ne veut sortir ni de l’UE, ni de l’euro) pour mieux diffuser leur venin anti immigrés, communautaristes, homophobes, protéger l’ordre établie de l’exploitation du peuple par une oligarchie refusant la souveraineté du peuple.

              Et il y a les forces du progrès. Communistes, dont je suis, mais également les républicains et patriotes sincères qui font primer avant toutes choses le principe fondamentale de souveraineté du peuple. Qui valident, acceptent et défendent les conquis sociaux du CNR et ne veulent pas sacrifier ces conquis à la rapacité de l’oligarchie capitaliste.
              C’est l’immense majorité. Dont y compris des gens qui je pense se pense de droite, meme si dans les faits ils sont bien plus à gauche que le PS ou EELV.... Voir l’excellente remarque de Cordier - se définissant de droite - constatant dans le film de G Perret que finalement les gens de droite du CNR étaient au fond bien plus à gauche que le PS de maintenant....

              Vous m’avez parlez de l’UPR. Je vous ai dit pourquoi c’est une voie sans issue.

              J’ai mis en lien l’appel commun du PRCF, du M’PEP et des CPF. Si vous le voulez bien, j’aimerai bien me dire ce que vous trouvez de trop clivant et pas assez rassembleur dans ce texte. Je rappel que CPF rassemble bien au dela de la gauche....


            • Marais 8 novembre 2013 23:47

              Nous sommes donc en désaccord sur les questions sociales ou sociétales, qui seraient à égalité d’avec la sortie d’Europtan selon vous.

              "Et il y a les forces du progrès. Communistes, dont je suis, mais également les républicains et patriotes sincères qui font primer avant toutes choses le principe fondamentale de souveraineté du peuple.« 


              Hum. 1) Vous refusez des patriotes de droite, ce qui divise les patriotes sur la conduite à tenir ; 2) Les élites communistes, comme le PCF, sont pour l’essentiel pro-européens et les républicains et patriotes sont tant à gauche qu’à droite, donc des soutiens de »l’oligarchie capitaliste« et des »xénophobes« .


              En même temps que vous déclarez que l’UPR est à droite, vous affirmez »que finalement les gens de droite du CNR étaient au fond bien plus à gauche que le PS de maintenant....« 

              Donc le programme du CNR était de gauche, programme auquel se réfère François Asselineau. Alors je ne vois pas en quoi l’UPR est de droite, puisqu’à l’époque déjà la droite défendait les entrepreneurs, les chefs d’entreprise...

              Vous reprochez à François Asselineau ce qu’ont fait Charles De Gaulle et le CNR en leur temps...

              Et puis vous pouvez imaginer que la gauche et la droite recherchent des choses différentes et pas forcément antinomiques. Tant que l’économie est mixte et que des mécanismes empêchent de délocaliser, d’assurer un salaire décent et de bonnes conditions de vie aux français, de construire des infrastructures performantes... pourquoi n’y aurait-il pas une alliance entre »travailleurs et la l’oligarchie capitaliste", bien faite, cela peut être complémentaire (les travailleurs consomment et permettent aux entreprises de s’agrandir, ce qui permet aux patrons d’embaucher...).


              De Gaulle visait l’union nationale, et pendant des décennies le programme du CNR fit consensus. Car vous ne pouvez pas faire abstraction de la droite, ils sont français autant que vous, et vous ne pourrez gagner par les urnes sans eux. Uni, le peuple a apporté prospérité et gloire à la France.


            • kalagan75 7 novembre 2013 19:16

              quel est le rapport avec le libéralisme ? ce n’est ici que connivences et petites magouilles via les PPP


            • kalagan75 8 novembre 2013 06:48

              des difficultés de compréhension

              venant de la part d’un gars qui ne fait pas la différence entre volume et masse volumique ....


            • eau-du-robinet eau-du-robinet 7 novembre 2013 20:30

              Bonjour taktak,

              La privatisation des service publics rime avec la politique Européenne ou la Catastroika

              Parfois, un bon documentaire vaut mieux qu’un long essai. C’est le cas de « Catastroïka » de Aris Chatzistefanou et Katerina Kitidi, qui est en accès libre sur DailyMotion. Les auteurs sont grecs, et ont réalisé déjà le documentaire « Debtocracy ». source

              Celui-ci démonte la politique poursuivie par la troïka (Commission Européenne- FMI- Banque Central Européenne) politique que celle-ci entend appliquer à tous les pays qui auraient des difficultés financières nécessitant de l’aide de la communauté européenne.

              Cela va des chemins de fer anglais, à la privatisation de l’eau italienne, en passant par la privatisation de l’électricité aux US(voir vers à 1h 05, c’est édifiant) en Grèce. A chaque fois, ou presque, on retrouve le même schéma : un pays (mis) en difficulté. Un État qui accepte les conseils d’experts internationaux, ou leurs injonctions conditionnant leur aide, et qui entame donc un processus de privatisation de services publics, en commençant par l’énergie. La désignation d’un organisme chargé de ce travail, lequel va brader les services publics concernés, et accepter une transaction assez spéciale : les bénéfices iront au groupe investisseur, tandis que les frais d’entretien iront à l’État, donc au contribuable. Les coûts augmentent donc pour les citoyens, à la fois par le prix de l’utilisation du service (inflation constante des tarifs) et par les frais de maintenance à la charge de l’État, donc des impôts. C’est la double-peine, qui n’aboutit qu’à un échec, car l’acheteur n’a aucun intérêt particulier à ce que cela marche. En effet, le prétexte d’une libre-concurrence qui favoriserait une efficacité à moindre coût ne fonctionne absolument pas dans les secteurs choisis en priorité pour la privatisation, c’est-à-dire l’énergie, parce qu’il n’y a pas de concurrence : si des groupes se partagent le gâteau, c’est pour mieux s’entendre sur les tarifs …

              Résultat, un coût énorme pour la collectivité, des dépenses somptuaires, des pannes... Et, au bout du compte, souvent une re-nationalisation.
              source

              Sortons de l’Europe et vite !!!


              • Le421 Le421 8 novembre 2013 07:39

                Tout à fait exact.
                A part une chose...
                Est-il absolument certain qu’il faille sortir de l’Europe ou bien de lancer un ultimatum préalable pour changer la gouvernance économique de ce « machin ».
                L’Europe choisirait-elle le risque de se passer de la France ??
                Cela risquerait de faire « boule de neige »...
                Et l’Allemagne ne pourrait plus garder son nez rouge et sa barbe, elle apparaîtrait au grand jour. Son hégémonie pacifique a mieux réussi que la conquête sanglante d’Hitler.
                Et nos dirigeants et journaleux bêlent devant l’exemple allemand et ses travailleurs à 300€/mois qui cassent l’économie européenne. La Chine de l’Europe.
                Et arrêtez de me parler « Deutsche qualitat » parce que je connais des autos schpounz qui merdent sérieusement...
                Les boulons de chapeaux de bielles de 1.9TDI qui percent les blocs moteurs, c’est pas exceptionnel. Chez Peugeot ?? Jamais.


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 novembre 2013 10:23

                Bonjour Le421,

                ’’ Est-il absolument certain qu’il faille sortir de l’Europe ou bien de lancer un ultimatum préalable pour changer la gouvernance économique de ce « machin ».
                L’Europe choisirait-elle le risque de se passer de la France ??
                Cela risquerait de faire « boule de neige »...
                ’’

                Merci d’avoir posé ses questions.

                Qu’est que ce l’Europe et quelles intérêts sert t-elle ?

                La France été ’’force’’ (par la voix parlementaire) d’accepter la constitution Européenne en 2008. En 2005 les français ont rejeté cette constitution avec 55% des voix des votants.

                L’Europe ne fonctionne pas démocratiquement comme on veut nous les faire croire.
                Les gens siègent à la commission Européenne ne sont pas élus et ce sont guide par une horde d’environ 15.000 lobbyistes pour forger les lois servent les intérêts de grandes entreprises. Des banquiers de Goldman et Sachs occupent des postes clés dans les instances Européennes. Du coup on comprend mieux la politique européenne qui repose sur le dumping salarial (la mise en concurrence au plus bas prix) des travailleurs avec le résultat de voir les bénéfices des riches accroitre sauf que es bénéfices ne sont pas partagé avec les travailleurs (licenciement en masse) . Puis il y à la grande fraude (évasion) fiscale (1 000 milliards d’Euro / ans pour l’Europe) donc environ 80 milliards d’Euro pour la France.

                La troïka (Commission Européenne- FMI- Banque Central Européenne) mène une politique qui met des états en difficultés, difficultés financières nécessitant de l’aide de la communauté européenne. Du coup ses loups demandent aux états de faire des efforts (brader leur services publics) services qui ont été un des pilier majeurs de notre république.

                Cela va des chemins de fer anglais, à la privatisation de l’eau italienne, en passant par la privatisation de l’électricité aux US(voir vers à 1h 05, c’est édifiant) en Grèce. A chaque fois, ou presque, on retrouve le même schéma : un pays (mis) en difficulté. Un État qui accepte les conseils d’experts internationaux, ou leurs injonctions conditionnant leur aide, et qui entame donc un processus de privatisation de services publics, en commençant par l’énergie. La désignation d’un organisme chargé de ce travail, lequel va brader les services publics concernés, et accepter une transaction assez spéciale : les bénéfices iront au groupe investisseur, tandis que les frais d’entretien iront à l’État, donc au contribuable. Les coûts augmentent donc pour les citoyens, à la fois par le prix de l’utilisation du service (inflation constante des tarifs) et par les frais de maintenance à la charge de l’État, donc des impôts. C’est la double-peine, qui n’aboutit qu’à un échec, car l’acheteur n’a aucun intérêt particulier à ce que cela marche. En effet, le prétexte d’une libre-concurrence qui favoriserait une efficacité à moindre coût ne fonctionne absolument pas dans les secteurs choisis en priorité pour la privatisation, c’est-à-dire l’énergie, parce qu’il n’y a pas de concurrence : si des groupes se partagent le gâteau, c’est pour mieux s’entendre sur les tarifs …

                Résultat, un coût énorme pour la collectivité, des dépenses somptuaires, des pannes... Et, au bout du compte, souvent une re-nationalisation.
                source

                C’est pas seulement la France qui doit quitter l’Europe ... il faut dissoudre l’Europe pour que chaque pays retrouve ça souveraineté.

                Je ne parlerai pas de l’Euro une monnaie qui malmené surtout les pays du Sud qui n’ont pas les reins assez solide pour supporter une monnaie ’’trop forte’’ pour eux.

                Maintenir cette Europe nous conduit à la catastrophe !!! Plus tot nous sortirons de l’Europe moindre seront les dégâts.


              • taktak 8 novembre 2013 11:31

                Oui, il faut briser les chaines de l’Union européenne.

                C’est ce que propose le PRCF qui est pour sortir de l’UE et de l’Euro par la voie progressiste, pour les 4 sorties : UE, Euro, Otan et capitalisme


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 novembre 2013 12:17

                Sans y oublier l’UPR
                qui propose depuis longe date la sortie de UE de l’Euro et de l’OTAN


              • vesjem vesjem 7 novembre 2013 23:01

                @ takak
                d’accord avec toi , mais alors pourquoi s’associer avec le ps pour glaner des miettes aux élections ? et pourquoi être universaliste alors que le monde entier veut notre peau ?
                réponses.... ?


                • Le421 Le421 8 novembre 2013 07:43

                  Oui... Il faut un certain mental pour vouloir le bien des gens qui vous critiquent sans arrêt.
                  Par contre, l’alliance avec le PS, au niveau local, c’est « niet » !!
                  Après, chez les grands chefs, c’est souvent le banquier qui commande. Les places sont bonnes à un certain niveau...


                • taktak 8 novembre 2013 11:41

                  Le PRCF regroupe des militants franchement communistes.

                  De la même façon qu’il était contre la participation au gouvernement Jospin de la gauche plus rien, il est contre la compromission voulu par les « mutants » liquidateurs du PcF à la P Laurent avec les listes de droites du PS.


                • bourrico6 8 novembre 2013 15:59

                  Spartacus, allez j’ai envie de t’entendre à nouveau affirmer que le coût de collecte privatisé était moins élevé que celui des organismes d’Etat.

                  Pourquoi on t’entends pas ?

                   smiley

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