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Economie et météorologie

Une question de méthode...

Les économistes ne cessent de produirent des théories, des analyses, des prévisions, et on reste confondu devant leurs prises de position contradictoires - que ce soit dans le monde de la micro ou de la macro économie. Il y a là comme un mouvement brownien de la pensée qui semble s’alimenter de ses propres contradictions pour en produire de nouvelles. (Le petit ouvrage de Galbraith Les Mensonges de l’économie dit l’essentiel des tromperies et des erreurs de ce monde des spécialistes de l’économie.) Pourquoi vit-on de façon quasiment permanente dans une situation d’équilibre instable entre deux crises imprévues, sans vraiment savoir, non seulement ce qui va se passer demain, mais encore ce qu’il convient de faire aujourd’hui ?

Or, par ailleurs, on peut considérer que le phénomène économique est aujourd’hui totalement décrit par de multiples facteurs sur lesquels les économistes n’ont pratiquement pas d’objection à formuler quant à leur pertinence, en dehors de querelles d’écoles qui ne sont généralement que des querelles d’ego. Par ailleurs les mathématiques et l’informatique, devenus des outils indispensables à toute réflexion économique, apportent les moyens nécessaires pour traiter une information quasiment parfaite et très abondante, répartie sur toute la planète, mais collectée en temps réel.

Pourquoi y a-t-il donc cette contradiction entre ce que l’on observe, ce qui s’en dit et ce qu’on fait ?

Le domaine de la météorologie présente certaines analogies : comme l’économie, le temps qu’il fait et qu’il fera est décrit par de multiples facteurs, et cela de façon locale ou très globale. La mise au point des critères permettant une description juste (aussi juste que possible) de l’état du ciel et des moyens pour récolter ces informations a été longue et difficile, puisque c’est dans l’Antiquité, en Egypte et Mésopotamie, que les premières observations ont été faites, et nécessite des études permanentes pour les améliorer ; c’est avec les mathématiques et l’informatique que l’on est arrivé à quelque chose d’assez satisfaisant.

Le modèle météorologique est tout aussi complexe que le modèle économique : la pondération des valeurs est délicate et fluctuante dans le temps, certaines sont fugaces, d’autres masquées mais actives, leur interaction est de nature systémique, mais le système ne se laisse pas facilement observer, etc. Et il ne faut pas oublier « l’effet papillon », qui peut d’ailleurs être transposé dans le monde de l’économie - sans que ce soit une simple métaphore - en appelant ainsi « les bulles » (bulle immobilière, bulle des nouvelles technologies, bulle des créances douteuses, etc.). Ce nom est non seulement plus poétique, mais il prend ainsi un sens opérationnel (comme en météorologie), car il fait partie du système, et n’est plus seulement le facteur externe imprévu qui trouble ou dérègle le modèle et permet d’expliquer pourquoi des prévisions « justes » ne se sont pas réalisées !

Des analyses approfondies pourraient être menées pour mettre en avant les similitudes des systèmes, et confirmer ou infirmer ce qui n’est ici présenté que comme une hypothèse d’école pour soulever un problème de méthode.

Si les produits de la science météorologiques donnent aujourd’hui satisfaction à ceux qui les recherchent, soit pour des raisons professionnelles soit pour organiser la vie privée de chacun, ou par simple curiosité intellectuelle, on ne saurait en dire autant des produits de la science économique : non seulement leurs prévisions sont généralement démenties par les faits, mais encore la description du moment présent qu’ils proposent est contestée tant qualitativement que quantitativement. On conteste les mots, on conteste les chiffres ! C’est un peu comme si la température donnée par le météorologue était démentie par la lecture du premier thermomètre venu.

On est dès lors tenté par l’expérience intellectuelle suivante : mettre les valeurs caractéristiques de l’économie à un instant t dans le modèle météorologique et le faire tourner pour voir ce qu’il en sort ! (Expérience qu’aurait aimé faire Dada, le résultat pouvant être intéressant sur le plan artistique ou littéraire.)

Mais en travaillant sur l’un et l’autre modèle, il ne serait pas impossible d’avoir des résultats satisfaisants, l’économiste découvrant que sa science peut être autre chose qu’un art de la parole, de la prophétie et de la parabole... « L’effet papillon », introduit dans le modèle en prenant en compte les poussées de fièvre de l’économie relevées ici et là, agirait convenablement sur les autres facteurs, comme en météorologie. On trouverait là la méthode et les moyens de traitement de l’information qui semblent faire défaut à la science économique - malgré l’inflation de ses publications.

Utopique ? certainement. Mais l’utopie c’est souvent ce qui ne s’est pas encore réalisé... On ne peut de toute façon se satisfaire de la situation présente ; la science économique a besoin de faire un saut méthodologique pour devenir plus crédible et plus opérationnelle. Demander à une autre discipline, la météorologie, qui est confronté à un même degré de complexité, n’est pas, a priori, aberrant !


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11 réactions à cet article    


  • Robert Biloute bourloute 11 septembre 2007 15:58

    La météorologie et l’économie ont en effet en commun d’avoir à prédire le comportement de systèmes chaotiques, i.e. extrèmement sensibles aux paramètres injectés dans un modèle donné. A partir de là, on ne peut espérer une prédiction arbitrairement précise, car on est simplement incapable de mesurer ces paramètres avec une précision infinie.

    Toutefois il me semble qu’il existe une incertitude d’une nature plus profonde en économie : celle de la psyché humaine. En météorologie, il restera toujours une incertitude sur la mesure de telle température ou pression (qu’on arrive en général à prendre en compte avec les outils statistiques adéquats), mais les modèles physiques décrivant l’évolution de ces paramètres deviennent, comme vous le soulignez, très performants. En économie, il y a également une incertitude associée à la mesure (comme pour toute mesure). Mais les différents modèles censés décrire l’évolution du système dépendent du comportement humain, largement incompris et imprévisible (en tout cas bien moins maitrisé que la physique atmosphérique). On a alors des erreurs plus systématiques que statistiques, car provenant d’un modèle erroné, qui sont d’autant plus préjudiciables aux prédictions que le système est chaotique. En bref les plus puissants algorithmes des plus puissants ordinateurs sont inutiles si la modélisation est incorrecte.. (est-elle seulement possible d’ailleurs ?)

    Je suis complètement d’accord avec vous sur la nécessité d’une responsabilisation des économistes et de ceux qui manient leurs prédictions. Si l’économie veut être une science véritable, elle doit d’abord avoir conscience de ses propres limitations et les proclamer clairement.

    C’est d’autant plus nécessaire que le monde politique et économique, ainsi que l’opinion publique, sont de plus en plus influencés par l’annonce de tel ou tel indicateur dont on ne sait plus très bien ce qu’il indique, et pour lequel on se garde bien de donner une marge d’erreur (le problème des sondages est sur ce point assez similaire). Faute de quoi, l’économie restera « la science de ce qui aurait pu se passer »..


    • GéraldCursoux Cursoux Gérald 11 septembre 2007 16:56

      Merci de cette réponse. Mon papier est volontairement utopique... OK sur les marges d’erreurs ; mais faudrait-il que les journalistes sachent ce que c’est pour qu’ils les incluent dans la présentation des chiffres ! Quant au pb de l’incertitude sur le comportement humain, est-il si ératique que cela dans le système économique ? On doit pouvoir le cerner : « l’effet papillon »... ce n’est pas pour les chiens... Bien à vous


    • Robert Biloute bourloute 11 septembre 2007 17:10

      exact, j’ai négligé les journalistes, pourtant un maillon de plus en plus pesant de la chaine..

      Concernant l’effet papillon, c’est un effet de la complexité du système, de l’interaction subtile et enchevétrée de toutes les variables en présence. On connait des lois physiques relativement simples et pertinentes à l’échelle locale, mais l’échelle globale demeure complexe.

      En économie, c’est peut-être l’échelle locale qui pose la question la plus mystérieuse et la plus complexe : quel est la réaction d’un humain face à tel ou tel stimulus ? alors pour l’échelle globale..

      Cela dit je ne suis pas un spécialiste, et comme le disait un sage « quand on en sait autant on ferait mieux de fermer sa gueule », ce que je vais faire !

      Cordialement,

      B.


    • Christophe Christophe 11 septembre 2007 17:39

      L’effet papillon a été introduit en météorologie suite aux modélisations mathématiques utilisant les principes et évolutions de la thermodynamique ; en fait en réalisant des études systémiques ouvrant le champs d’investigation sur des phénomènes qui étaient considérés comme externes au contexte étudié.

      La problématique de l’économie est qu’elle n’a jamais franchi le pas que toutes les sciences physiques et évolutionnistes ont prises ; l’économie est une science basée sur une approche mécaniste et non thermodynamique ; le système est clos et n’a aucune influence sur son environnement de fonctionnement ; certaines problématiques sont prises en compte par intégration de données exogènes dont la valorisation empirique (voir le rôle de l’économétrie) est parfois ubuesque, pour ne pas dire risible si ce n’était les dégâts engendrés par un mauvais choix économique.

      Des approches thermodynamiques existent (voir cet article http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=21811 ), mais il est probable que cela restreigne les capacités d’évolution du marché.

      Pour ce qui concerne le comportement humain, en paraphrasant D. Kayser, le comportement humain est vague et intuitive et ne se laisse pas modéliser aisément. Cela laisse supposer qu’une théorie mathématique prenant en compte le comportement humain ne peut se baser que sur des hypothèses, si possible réalistes. Ce type de théories ne peuvent donner des résultats certains, mais sans doute pouvons nous en déduire des mondes possibles !


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 11 septembre 2007 21:40

      @ bourloute

      « Toutefois il me semble qu’il existe une incertitude d’une nature plus profonde en économie : celle de la psyché humaine ». « Les différents modèles censés décrire l’évolution du système dépendent du comportement humain, largement incompris et imprévisible »

      Je suis RAVI de voir quelqu’un partager à ce point mes convictions. On accorde définitivement une importance largement surfaite à l’économie et à ses experts auto-proclamés, et ce malgré les errements répétés (prévisions erronées, crises financières, etc.) auwquels on assiste. La conclusion qui s’impose est que l’économie n’est pas une science, mais bien une discipline qui étudie le comportement humain. Au demeurant, les économistes qui à mon sens ont apporté le plus à la discipline (Keynes et Galbraith principalement) sont tous doublés d’analyses sociologiques et psychologiques qui ont rendu leurs analyses plus pertinentes que celles des autres.

      @ l’auteur

      je n’avais jamais fait le parallèle entre la météorolgie et l’économie, votre article apporte une point de vue fort intéressant à ce sujet


    • Forest Ent Forest Ent 11 septembre 2007 23:34

      Aah, un petit devoir d’épistémologie. smiley

      La macro-économie n’est pas une science.

      Il y a quelque chose de commun entre la macro-économie et la cosmologie : on peut changer complètement de modèle tous les ans, même de plusieurs ordres de grandeur si l’on a envie, ça ne change rien à la marche du monde et des affaires.

      Une science, tout au moins telle que nous la concevons en général en occident, est construite avant tout sur un principe de réalité : c’est l’expérience qui fait foi, et elle doit pour cela être reproductible.

      L’histoire du cosmos, celle du monde, celle de son économie, sont singulières. Il n’est pas possible de changer un petit détail et de recoommencer pour voir. Enfin, si l’on n’est pas dieu.

      En cosmologie, on peut toujours faire des modèles qui collent plus ou moins bien aux observations, mais on peut en faire une infinité. Discerner entre des modèles qui ne sont pas discernables par l’expérience n’est déjà plus de la physique. C’est le problème de la théorie des cordes.

      Ceci n’a rien à voir avec la notion de chaos. On peut obtenir un système chaotique avec des lois déterministe et archi-prouvées, comme le problème des trois corps avec la gravitation.

      La météo est chaotique. La macro-économie est tout simplement imprévisible

      Ca vient en partie de ce qu’elle repose sur des comportements humains.

      Exemple de différence entre système prévisible et imprévisible :

      Un - on laisse tomber un avion et l’on observe sa chute

      Deux - on laisse tomber un avion piloté par un système électronique programmé au logiciel inconnu et l’on observe sa chute

      Il se trouve que la macroéconomie repose aussi sur des phénomènes chaotiques, mais ce n’est pas ce qu’elle a de plus embêtant.

      Non, ce n’est pas une science. Comme disait Cicéron, deux macro-économistes ne peuvent se regarder sans sourire.


      • GéraldCursoux Cursoux Gérald 12 septembre 2007 10:02

        A lire « Les mensonges de l’économie » de Galbraith (Grasset). Petit essai qu’il écrivit à 97 ans... Décapant. Il aurait apprécié les commentaires.


        • jean-jacques rousseau 12 septembre 2007 13:38

          Vous dites : « Le modèle météorologique est tout aussi complexe que le modèle économique : la pondération des valeurs est délicate et fluctuante dans le temps, certaines sont fugaces, d’autres masquées mais actives, leur interaction est de nature systémique, mais le système ne se laisse pas facilement observer, etc. »

          Pourtant il faut comparer ce qui est comparable. Il ne viendrait à l’esprit de personne de chercher une comparaison entre l’Histoire et la météorologie pour en déduire des lois ou des modèles prédictifs ! L’aspect de complexité commun à flux atmosphériques et aux flux économiques n’est pas un dénominateur commun mais plutot un faux ami.

          « Des analyses approfondies pourraient être menées pour mettre en avant les similitudes des systèmes, et confirmer ou infirmer ce qui n’est ici présenté que comme une hypothèse d’école pour soulever un problème de méthode. »

          Ce serait du temps perdu. Autant se lancer dans l’étude comparée de l’Economie avec l’Astrologie occidentale ou la Kabbale hébraïque...

          Quand on dit que l’Economie est une science humaine, ce n’est pas autant sur le terme science qu’il faut s’appuyer que sur le terme [Humain]. Yves Rosenbaum éclaire vivement le débat par ces mots : « La conclusion qui s’impose est que l’économie n’est pas une science, mais bien une discipline qui étudie le comportement humain. Au demeurant, les économistes qui à mon sens ont apporté le plus à la discipline (Keynes et Galbraith principalement) sont tous doublés d’analyses sociologiques et psychologiques qui ont rendu leurs analyses plus pertinentes que celles des autres. »

          En effet pour mieux comprendre la dynamique de l’Economie il faudrait plus la voir sous l’aspect d’une « histoire des productions et echanges » que sous le biais d’une thermodynamique dont quelques lois détermineraient l’ensemble des phénomènes.

          Voila le mot clé : « déterminisme ». Quand vous dites « choix » économique et vous interrogez pour savoir si ceux-ci peuvent être prévisibles : « Quant au pb de l’incertitude sur le comportement humain, est-il si ératique que cela dans le système économique ? On doit pouvoir le cerner : »l’effet papillon« ... ce n’est pas pour les chiens... » Je vous répond simplement : l’effet papillon n’existe pas en économie. Du moins pas dans le sens où vous l’entendez. « L’effet papillon » est désigné pour une cause négligeable ayant des effets majeurs dans un environnement physique où les élements ont un comportement déterminé. En économie l’environnement est humain et les agents économiques ont un compartement autonome selon les valeur morales de liberté et de responsabilité. Ici même les calculs et les actions les plus rationnelles peuvent faire l’objet d’erreur ou de non pertinence avec le résultat souhaité.

          Bref pour tout dire l’économie est une science humaine expérimentale et ses résultats dépendent aussi bien de la pertinences des postulats et des hypothèses que des protocoles, des moyens utilisés dans la mise en oeuvre, ou mieux encore de l’honnêteté intellectuelle des observateurs dans la description des effets et leurs conséquences à court, moyen et long terme dans le milieu social.

          Certes il y a des modèles de base qui peuvent être utilisés et améliorés pour prédire certaines évolutions et obtenir certains résultats mais il faut garder à l’esprit que toute intervention dans la société pour appliquer telle ou telle « solution » par des mesures spécifiques est l’enjeu d’un rapport de force politique et social.


          • Christophe Christophe 12 septembre 2007 18:05

            En effet pour mieux comprendre la dynamique de l’Economie il faudrait plus la voir sous l’aspect d’une « histoire des productions et echanges » que sous le biais d’une thermodynamique dont quelques lois détermineraient l’ensemble des phénomènes.

            La thermodynamique intégrée dans l’économie n’a pas la prétention de déterminer l’ensemble des phénomènes économiques, juste de permettre l’utilisation d’un métrique que nous pourrions admettre comme standard afin de pouvoir en mesurer les effets sur d’autres éléments tels que la biosphère, voir sur son impact social. Cela consiste à rompre avec l’approche classique et néoclassique qui considère les évènements économiques comme symétriques ; ne permettant pas, de fait, de tenir compte des influences de l’activité économique dans le temps sur l’environnement sur lequel elle s’applique. La thermodynamique des processus irréversibles permet ce type d’approche plutôt que de prôner la symétrie temporelle pour laquelle tout est un éternel recommencement ; c’est d’ailleurs la thermodynamique des processus irréversibles qui est utilisée dans les sciences évolutionnistes, sauf bien sûr à penser que l’économie ne doit pas être évolutionniste, ce qui la pousse en dehors du champs des sciences humaines ! smiley

            Quant à l’approche sur la modélisation du comportement humain, il est évident que nous attaquons là un système complexe. Tant, dans les approches cognitives, nous ne pouvons prouver qu’un système cognitif est à l’image du développement d’un être humain, tant nous ne pouvons prouver le contraire ; dans ce contexte là, il convient d’utiliser une autre notion que le principe du tiers exclu en donnant la primauté à une notion de plausibilité plus qu’à une notion de vérité. Chaque être humain ayant une expérience propre, il est quasiment impossible de prévoir un comportement à l’avance sans tomber dans le piège de madame Irma ! smiley

            Les modes de raisonnement humain modélisés sont uniquement ceux qui ont été appris pour fournir aux hommes des outils déductifs (cas par exemple des systèmes experts). Pour le comportement naturel, plus porté sur l’induction, certes l’homme parvient à tirer des conclusions, mais celles-ci peuvent être fausses ou du moins pas entièrement vraies (jugement de plausibilité), d’où le principe des connaissances révisables. C’est par ce même type de jugement révisable que nous progressons ; la connaissance n’est pas immuable dans le temps, chaque expérience humaine porte en elle son lot d’informations qui se transforme en connaissances pouvant affirmer ou infirmer des connaissances considérées comme sûres à un instant donné. Le temps, par le biais d’expériences multiples, a une influence considérable sur nos propres connaissances.


          • GéraldCursoux Cursoux Gérald 12 septembre 2007 20:22

            Il me semble que la météorologie a une démarche heuristique, et que cette notion fait défaut à la science économique. Après tout on n’attend pas la vraie solution, mais celle qui paraît la plus convenable, ou la plus probable. La thermodynamique est sans doute trop déterministe. Quant au facteur humain, qu’il ne serve surtout pas d’alibi pour cacher des faiblesses méthodologiques. Localement il est très variable et imprévisible, globalement on peut estimer que c’est le contraire. L’économie globale n’est pas la somme d’économies locales... Bien à vous. (Je reste étonné par la qualité des commentaires et scolies que mon article modeste et utopique a provoqués !)


          • jean-jacques rousseau 12 septembre 2007 20:43

            « La thermodynamique intégrée dans l’économie n’a pas la prétention de déterminer l’ensemble des phénomènes économiques, juste de permettre l’utilisation d’un métrique que nous pourrions admettre comme standard afin de pouvoir en mesurer les effets sur d’autres éléments tels que la biosphère, voir sur son impact social. Cela consiste à rompre avec l’approche classique et néoclassique qui considère les évènements économiques comme symétriques ; ne permettant pas, de fait, de tenir compte des influences de l’activité économique dans le temps sur l’environnement sur lequel elle s’applique. »

            Fondamentalement je suis d’accord avec vous. Il y a une approche rationnelle en économie qui pourrait réserver des surprises et de grandes avancées dans la compréhension des évènements. Je suis persuadé que dans le domaine de l’analyse systémique, par des modèles basés sur la gestion des flux, par la prise en compte de la notion de couts globaux il est facile d’obtenir des résultats très satisfaisants.

            Pourtant il restera toujours une approche subjective et idéologique de l’Economie tendant à privilégier des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

            Est-ce que les pouvoirs publics coordinateurs et autres bailleurs de fonds de la recherche théorique et expérimentale tiennent vraiment à voir aboutir ces études ?

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