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Accueil du site > Actualités > Economie > EDF, la prochaine bombe nucléaire

EDF, la prochaine bombe nucléaire

Les marchés financiers se trompent souvent ; ils sont irrationnels, chaotiques, cyniques mais parfois ils envoient des signes que peu d’observateurs veulent voir. L’action EDF valait moins de 11 euros au cours de la séance du 20/01/2016 soit une baisse des 2/3 de sa valeur depuis son plus haut de 5 ans et ce, avec des bourses pourtant bien en hausse. Adieu le Cac 40, tout un symbole ! Le marché ne croit plus en cette entreprise symbole de la nation.

Edf cumule les handicaps et pas des moindres.

Sureffectifs latents, clients sur le départ ou presque, hivers doux, tarifs jugulés par l’Etat qui a bloqué toute hausse importante depuis des années par démagogie, boulet Areva qu’EDF doit reprendre en partie, forcé à nouveau par le politique.

L’entreprise n’a pas suffisamment provisionné la retraite de ses agents ; le démantèlement des centrales sera ruineux, les soucis des EPR s’accumulent et les clients frileux au début de l’ouverture de la concurrence vont finir par partir en nombre. Inquiets de quitter l’entreprise nationale au départ, ils comprendront tôt ou tard que la concurrence peut offrir aussi un service de qualité. Ajoutez à cela les fortes pertes de parts de marché pour les clients industriels, (EDF prévoit que sa part de marché passera de 78% à 59% d’ici 2019 ! source EDF ), la remise aux normes exigée des centrales après Fukushima (et l’allongement de la durée de vie), le réchauffement climatique et vous obtenez un cocktail explosif.

Certes, l’Etat a repoussé la durée d’utilisation des centrales, (+10 ans soit 50 ans) certes des départs à la retraite ne seront pas remplacés, on parle de 4000 postes, certes les prix vont d’augmenter assez violemment dans les 5 ans pour effectuer un « rattrapage ».

Mais cela suffira-t-il pour faire face aux énormes défis et investissements auxquels est confronté le groupe avec une dette déjà forte ? Le parc nucléaire est vieillissant et comme une vieille voiture, il doit passer plus souvent par la case garage sauf que le garage ici se chiffre en milliards ! Que faire des déchets et combien cela coûte vraiment de démanteler une centrale ? L’EPR de Flamanville devait coûter 3.3 Milliards d’euros en 2007, les chiffres réels à ce jour sont de 9 milliards….(source EDF) 

Demain, on verra bien….

On repousse, on reporte, on marche à l’aveugle et comme souvent, on repasse le bébé malade au ministre suivant. Tout va bien, tout est sous contrôle, on verra cela sous la prochaine mandature….Quel gâchis ! Quelle irresponsabilité !

Croyez-moi, on n’a pas fini d’entendre parler des déboires d’EDF et, à terme c’est le contribuable qui paiera la note et même deux fois, via les tarifs qui progresseront et via ses impôts. 

EDF, on vous doit plus que la lumière disait un vieux slogan de ce fleuron français ! 


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82 réactions à cet article    


  • alinea alinea 26 janvier 16:12

    Je viens de voir qu’il y a eu un accident à La Bure. Aussi comment les Allemands espèrent sortir leur premier fût de déchets de leurs mines de sel « aléatores »... en 2033 ! on ne sait pas pour les mettre où.
    Le nucléaire est notre fleuron, pas étonnant qu’on aille si mal !


    • alinea alinea 26 janvier 19:41

      @alinea
      « aléatoires » ; manque un « i » ; désolée. Je veux dire qu’il faut urgemment sortir les déchets nucléaires de là avant catastrophe générale !!


    • Shawford Shawford 26 janvier 20:07

      @alinea

      vous avez remisé tous vos croissants de Lune au vestiaire ?

      Dommage, c’est maintenant que tout commence et avec des Barunste pour réguler ces menues questions, pourquoi s’en faire ?


    • Trelawney Trelawney 26 janvier 16:19

      Tout le monde sauf peut être EDF a compris que le nucléaire s’il a rendu de grands services dans les années 80 90 et 2000, n’est pas la solution d’avenir.

      Chinois comme indiens se dotent de cet outil pour obtenir très rapidement l’électricité dont ils ont besoin et garantissent leurs production d’électricité par la construction de barrage ou d’usine marémotrice comme en Corée, beaucoup plus fiable et nettement moins cher et risqué.

      EDF aurait pu investir en recherche et développement sur le solaire thermique et le marémotrice, car dans ces domaines ils avaient pas mal de décennies d’avance. Ils ont préféré tout axer sur le nucléaire et même le nucléaire haute technologie comme l’EPR et se font concurrencer sur ces marchés par des produits plus classiques.

      Macron a donner 1 mois à Areva pour régler définitivement le litige de l’EPR Norvégien. Ce ne sera donc pas à EDF de récupérer ce cadeau empoisonné. Quant à l’EPR de Flamanville on ne sait pas s’il fonctionnera un jour


      • amiaplacidus amiaplacidus 26 janvier 17:03

        @Trelawney
        Permettez-moi de relever une petite erreur, l’EPR en litige n’est pas norvégien mais finnois.

        Mais pour le fond de votre remarque, vous avez parfaitement raison.
        .
        Rappelons que le nucléaire français en fait a été construit, pour la quasi totalité des réacteurs, sous licence US (Westinghouse), après avoir largement profité de sa licence, Westinghouse l’a vendu (1974), à un bon prix à Aréva, ce n’est pas d’aujourd’hui que le nucléaire français est géré avec les pieds.
        Et encore aujourd’hui, c’est Westinghouse qui fournit 40% du combustible nucléaire pour les réacteurs français.
        .
        Pour les Chinois, ils misent maintenant à fond sur l’hydroélectrique et le photovoltaïque, ils avancent à grande vitesse, coincés qu’ils sont par la pollution.
        .
        La France avait effectivement une avance considérable dans l’énergie marémotrice (la centrale de la Rance a été mise en service en 1966 !), mais l’idéologie du tout-nucléaire a anéanti totalement cette avance et maintenant la France est à la peine et à la traîne.
        Pourquoi donc la France soutient-elle toujours des technologies dépassées ? Dans le même ordre d’idée, cela fait 3-4 fois que l’on « vend » (c’est à dire que l’on annonce que l’on vend) une trentaine de Rafales à l’Inde, mais à ce jour, rien n’est réellement signé. En même temps, les drones militaires se vendent comme des petits pains, mais la France n’a rien à proposer.
        .
        La Suisse s’est fait des couilles en or au détriment de la France grâce à l’hydroélectrique : achetant à la France du courant à bas prix la nuit (courant que les centrales nucléaires doivent produire, quelle que soit la demande), courant que les Suisses utilisent pour pomper de l’eau des lacs de plaines dans les barrages de montagne, la journées, l’eau est turbinée pour fournir du courant cher à la France. Bon, avec les prix bas actuels, sur le marché européen, de l’électricité, cette combinaison est moins juteuse.
        Et la France ne sait pas que faire de son électricité de nuit alors qu’elle peut en manquer de jour.
        .
        Pourtant la France a des montagnes et des sites parfaitement adapté à la production hydroélectrique, pourquoi cette solution n’est utilisée ?

        Etc, etc.


      • JMBerniolles 26 janvier 19:21
        @amiaplacidus

        Quelles affirmations péremptoires quand on a tant de lacunes dans les connaissances...
        La licence Westinghouse a été rapidement francisée. D’ailleurs les réacteurs de Fessenheim sont les premiers réacteurs de puissance de la licence Westinghouse....

        J’ai vu moi-même les gens de Framatome (une des entreprises qui a donné naissance à Areva) développer ce que l’on appelle un code case du code ASME (le code de construction mécanique) sur le problème de la fissuration sous revêtement sur les cuves PWR. Qui sont maintenant des REP.

        Les premières charges de combustibles étaient comprises dans la licence.
        La France avait déjà la technologie de fabrication des combustibles oxydes avec les rapides (un problème plus complexe que pour les REP)

        Toute cette capacité technologique, de recherche et de réalisations industrielles a été détruite politiquement. Cela remonte à Lepage, puis passe par l’horrible gauche plurielle, ...avec l’apothéose aujourd’hui....

        Renseignez vous un peu mieux ce n’est pas le nucléaire qui a tué le projet des Iles Chaussey et s’il y avait encore des sites pour les barrages l’EDF ne s’en priverait pas. Les Banques non plus puisque l’hydroélectrique vient d’être privatisée avec l’aide des écolos et l’abstention du PC

        Sachez tout de même que la construction d’un barrage peut noyer de villages, des vallées verdoyantes et même un pont romain comme pour le lac de Sainte Croix du Verdon



      • mmbbb 26 janvier 20:35

        @JMBerniolles² L EPR a ete volontairement saborde me semble t il La commission de controle a bien oeuvre afin que le chantier prennent du retard et que les couts explosent selon les dires d ’un ingenieur dans ce media  Quant a l’ Allemagne montree en exemple pour la transition energetique c’est le pays le plus pollueur d’Europe avec ces centrales a lignites qui fournissent plus de 40 % d’electricite En France il nous reste un fleuve la Loire mais les ecolos s’opposent a la construction de barrage comme d’ailleurs les implantations d’eoliennes que Bove refuse de voir dans son Larzac 
         


      • Croa Croa 27 janvier 10:16

        À amiaplacidus
        Les chinois ne misent pas que « sur l’hydroélectrique et le photovoltaïque ». Ils misent sur tout !  L’éolien chinois est au 1er rang mondial depuis plusieurs années même si pour le moment il ne fourni que 2,5% de ses besoins (l’objectif annoncé est d’en couvrir 20%.)
        Notons que s’ils ont un problème avec les centrales à charbon, au moins essayent-ils de trouver des solutions. Deux filières sont en développement avancé (des centrales prototypes fonctionnent déjà) avec piégeage du CO2 en profondeur et élimination du CO2 par bactéries (sorte de bains que traversent les effluents.)
        .
        En France nous avons déjà de nombreux sites exploitant les potentiels hydroélectrique. Il suffit de fréquenter nos montagnes pour voir que les conduites forcées sont déjà là. En faire plus n’est guerre possible sans impacts négatifs à la nature. Nous avons même été en avance à ce propos jusqu’au début des années 50, le surplus de production était alors utilisé pour faire de l’aluminium (d’où le très bas coût le l’alu à l’époque.) C’est parce que nous consommons énormément d’énergie électrique qu’un problème se pose maintenant. Le vrai gisement de progrès est dans la sobriété ou plus exactement l’arrêt de nos énormes gaspillages !  


      • zozoter 27 janvier 11:52

        @amiaplacidus


        « l’EPR en litige n’est pas norvégien mais finnois. »

        L’adjectif à utiliser c’est finlandais pas finnois.
        Je sais, çà fait genre mais si la Finlande à 2 langues officielles le finnois et le suédois, en l’espèce, l’adjectif à utiliser est FINLANDAIS chiasse.

      • Doume65 27 janvier 20:43

        @amiaplacidus
        « Pourtant la France a des montagnes et des sites parfaitement adapté à la production hydroélectrique »

        Là, manifestement, tu ne sais pas de quoi tu parles ! les barrages, la France les a fait il y a longtemps. Il ne reste plus que des pinuts à gagner en France par les barrages. Il reste la possibilité de micro-centrales sur les cours d’eau que des particuliers peuvent gérer. Chez moi, dans les Pyrénées, pas mal de projets ont abouti... et ont disparus, quelques fois lors de vilaines crues.


      • egos 26 janvier 18:41

        bloqué toute hausse importante depuis des années


        selon les données produites par le site 


        l’augmentation de prix kw particulier s’établit à 39 % sur la période 2003-2015 à l’exclusion de ttes les taxes & lignes (pré-existantes ou nouvelles ) qui ornementent les factures de l’électricien ainsi que le transfert des charges de pension auprès du régime général au préjudice (financier il va de soi) de ce dernier.

        négligeable en effet, approximativement le poids d’1 électron !?

        • JMBerniolles 26 janvier 19:00
          Ah nous avons droit au bal des antinucléaires... !

          Des personnes qui ont bénéficié, en fait tout le monde puisqu’il y a environ 35 millions de compteurs EDF en France, des choix techniques, dont le nucléaire très tôt, en 1958 EDF a récupéré du courant sur les deux réacteurs nucléaires G2 et G3 à Marcoule, et des investissements de l’EDF, dont le statut des salariés était exemplaire, vont jusqu’à lui impliquer les problèmes de notre pays.

          Je rappelle aussi que jusqu’à il n’y a pas très longtemps (début 2000) l’EDF a été à l’origine de beaucoup de recherches ; marémotrices, solaire thermique, sûreté nucléaire ( dans ce domaine c’était jusqu’à l’intervention imbécile de Dominique Voynet, le plus gros financier extérieur de la recherche en sûreté nucléaire du CEA)...

          Il ne faut pourtant pas être particulièrement doué pour s’apercevoir que les problèmes de l’EDF ont débuté avec la privatisation et les orientations qui lui ont été imposées politiquement par une bande d’arrivistes incapables qui se prétendaient plus forts que les ingénieurs des mines, Boiteux, Besse qui ont porté notre nucléaire civil et d’autres en l’occurrence. L’imposition de tarifs de rachats des courants éoliens et PV à de niveaux de non rentabilité incroyables, l’obligation de revente de 25% de son courant d’origine nucléaire à un prix coutant très bas .... Tout cela se chiffre à plusieurs milliards d’euros par an et ce n’est qu’un début, puisque la nomination de ce nul de Brottes à RTE va conduire à des investissements pharaoniques.

          Dans la foulée de Dominique Voynet la politique a aussi imposé un courant anti nucléaire à l’ASN, dont l’action a étouffé la construction de l’EPR de Flamanville (la cuve de l’EPR et ses gros composants sont construits depuis plus de dix ans) avec des problèmes grossis à l’extrême et au traitement ralenti, ’ contrôle/commande, couvercle cuve récemment.

          Comment peut on vendre à l’étranger des réacteurs nucléaires que l’on flingue littéralement chez nous ?

          La politique et l’idéologie se sont aussi introduitent dans les organismes CEA, EDF, Andra....
          Il y a en ce moment une discussion de spécialistes, à laquelle je participe, sur le problème des déchets nucléaires.... Pour moi et pour pas mal d’ingénieurs, la solution du stockage profond des déchets dits ultimes ( en fait on les nomment comme cela en l’absence de séparation), le projet Cigéo, ne constitue pas la solution. Il apparaît qu’il a été mis en avant pour satisfaire ( comme si c’était possible) les anti nucléaires.

          La solution est un stockage dit subsurface avec le développement d’une recherche, importante dans son volume et sa diversité, visant à l’élimination ( par transmutation et combustion) des actinides les plus ennuyeux (américium, curium...) dont l’activité n’est pas le vrai problème, mais la période.

          En principe les gens ici réfléchissent plus que d’autres. La cause de la liquidation de notre pays n’est pas vraiment difficile à trouver, si l’on ne confond pas causes et effets










          • soi même 26 janvier 19:57

            @JMBerniolles, sauf il y a un bémol à toute votre démonstration, une central n’est pas un Cathédrale, elle est avant tous un outil industriel qui s’use et l’on va bien finir avoir le même constat que cette central atonique Suisse de Beznau

            ( ALERTE ROUGE - De très nombreux trous dans la cuve de la centrale nucléaire de Beznau inquiètent les habitants de la région. 

            Le premier réacteur de la centrale nucléaire de Beznau est en très mauvais état. Selon le quotidien zurichois Tages-Anzeiger qui a révélé cette information la semaine dernière, cette centrale, située dans le Nord de la Suisse, tout près de la frontière allemande, est percée de 1.000 trous. Les habitants de la Confédération helvétique ne sont pas vraiment rassurés.

            Entre inquiétude et résignation. Ces trous ont été repérés sur la cuve de pression du réacteur le plus ancien, qui date… de 1969. Entre eux, les habitants s’amusent de la comparaison trouvée par un journal local : "un réacteur troué comme un emmental". Mais c’est bien la seule raison de sourire pour Daniel et Hélène, autant inquiets que dépités. "1.000 trous, c’est très inquiétant« , déplore Daniel. »Ça ne peut plus me choquer car j’ai toujours su que c’est dangereux« , poursuit Hélène. »Il y a une certaine résignation". )

             Du coup se fait divers ne peut pas nous laissez indifférent vis à vis de cette veille demoiselle qu’est ;

            Le réacteur numéro 1 de Fessenheim prolongé de dix ans
            L’Autorité de sûreté nucléaire a jugé les résultats de l’examen décennal satisfaisants mais demande deux améliorations majeures de sûreté à EDF...
            Dix années de plus pour la plus vieille centrale nucléaire française.

            Pouvez vous nous garantir dix ans de fonctionnement réellement sans incident ?

            En cas de pépin le plan B c’est quoi ?


          • Debrief 26 janvier 20:25

            @JMBerniolles
            A chaque fois qu’on évoque déchets, démantèlement, EPR, risques majeurs, les ingénieurs des mines, ces petits génies de la science française, dans leur certitude arrogante passent tancent l’ « anti-nucléaire », cet l’analphabète vociférant qui n’a pas fait l’X. Pourtant ces gros cerveaux n’ont rien à proposer, ni sur les couts gigantesques des démantèlements, ni sur la construction d’un EPR fiable, ni sur le stockage des déchets, et encore moins sur les risques apocalyptiques d’un accident ou d’un simple bombardement par un attaque aérienne ennemie (la paix est là pour toujours c’est bien connu). Bien sûr ces questions pouvaient être largement anticipées. Mais les demeurés politiques pas plus que les génies de la science ne l’ont fait. Alors facile de tirer sur les confères de l’ENA, d’autant que l’émergence exponentielle des énergie renouvelable laissent sur le carreau l’industrie du grand corps des mines et de ses ingénieurs, bloqués dans leurs certitudes nucléaires, au profit de celle des pragmatiques, allemand, chinois et autres. Surement moins intelligents cela va de soi.


          • Onecinikiou 26 janvier 21:22

            Merci M. Berniolles pour votre rationalité et votre intelligence critique, qui tranchent avec les discours idéologiques de vos adversaires. 


          • JMBerniolles 26 janvier 22:31
            @Debrief

            Vous renversez le problème. Ce sont ces ingénieurs, X, centrale, Supélec ... les produits d’une formation qui a été de très haut niveau et qui l’est encore à ce niveau,.... qui sont régulièrement attaqués, injuriés, par Mamère et d’autres.

            C’est un fait que ces gens là, je vais me permettre de dire que j’en suis, qui ont développé le nucléaire en France, après nos grands savants qui ont été à la pointe des découvertes en la matière.

            L’électronucléaire est en service depuis les années 60, les accidents on été limités ( en dessous ou égal au niveau 2 sur les REP) et le taux de charge des centrales a été remarquable. [l’accident le plus sérieux concerne des fusion d’assemblages sur un réacteur Graphite-Gaz de Saint Laurent des Eaux. Sans radioactivité extérieure.

            Cela a permis à l’EDF de vendre du courant dans le cadre de contrats stables, à de prix largement concurrentiels en Europe. Dont nous avons tous bénéficié. C’est une réussite non ?

            Il y a des problèmes, oui. La Chimie n’a ni problèmes ni danger, la Biologie non plus ?

            Les problèmes du nucléaire sont bien définis et assez connus bien que largement déformés.
            Un exemple type est le démantèlement. On a déjà démantelé des réacteurs et installations nucléaires, on a même retiré le cœur partiellement fondu de TMI de sa cuve.... mais il est affirmé partout que l’on ne sait pas démanteler et que cela va coûter très cher. Mais on ignore que la partie essentielle du démantèlement est réalisée à la Hague. Quand on retire les assemblages combustibles d’une centrale nucléaire on réduit presque complétement la radioactivité....*

            Depuis l’intervention politique des soi-disant écolos, Lepage, Voynet, Mamère, Cochet.... le niveau descend encore au fil du temps et on arrive à Duflos, Baupin c’est le summum de la nullité pompeuse... on a arrêté Super Phénix , laissant le champ libre aux russes qui vendent même la technique aux chinois (qui entre parenthèse investissent dans tous les types de réacteurs nucléaires, EPR, AP1000 de Toshiba/Westinghouse, ) on liquide Areva en lui coupant ses possibilités de ventes de réacteurs, on ne sait ce que vont devenir les projets d"EPR de l’EDF en UK.... On a investi dans l’éolien et le PV qui ne produisent rien mais coûtent des milliards en pesant sur notre commerce extérieur bien malade....

            Le nucléaire était un des dernier pilier de notre industrie.... comment qualifie-t-on un pays sans production ? 

            Vous savez où vont majoritairement les ingénieurs grandes écoles ? dans le business, l’économie, le marketing. La recherche devient un sacerdoce....

            Bien entendu aucun de nos médias ne vous présentera les choses comme cela.















          • JMBerniolles 26 janvier 22:35
            @Onecinikiou

            C"est moi qui vous remercie je n’ai aucun mérite.

            Cela me permet de préciser que je respecte les opinions contraire à la mienne, en général d’ailleurs, ainsi que leurs auteurs


          • Trelawney Trelawney 27 janvier 08:16

            @JMBerniolles

            Cela a permis à l’EDF de vendre du courant dans le cadre de contrats stables, à de prix largement concurrentiels en Europe. Dont nous avons tous bénéficié. C’est une réussite non ?
            C’est en fait la réussite d’un système de financement très original (merci VGE) avec une dose d’emprunt d’état et une dose d’investissement étranger remboursé par des remise conséquentes sur les achats de réacteurs à l’étranger. EDF a pu se doter d’une cinquantaine de réacteurs sans devoir faire de prêt démentiel qu’elle n’aurait pas pu rembourser.
            Pour faire l’historique : on avait un programme nucléaire militaire avec des savants qui avaient les compétences pour développer un programme nucléaire civil. Après le choc pétrolier on a axé notre production d’électricité sur le nucléaire pour ne pas être tributaire du pétrole, gaz ou charbon qu’on importait. Personne ne discutera du bien fondé de cette politique à l’époque. mais les temps changes et rien n’est figé.
            Aujourd’hui il existe d’autre solution que le nucléaire et tous les pays du monde axent leur recherches sur ces nouveaux modes d’énergie. Tous les pays sauf la France qui a prit un retard important dans ce domaine. Aujourd’hui le pétrole est à 25$ le baril s’il remonte un jour et c’est fort probable que non, il ne dépassera pas 40$. Cela nous fait l’électricité issue du pétrole ou du gaz deux fois moins cher que le nucléaire. Question prix du KWh, l’hydraulique et le marémotrice sont hors concours. Lorsque les autres pays pourront produire de l’électricité à très bas cout et pourront ainsi être plus compétitif économiquement, la France sera empêtré dans des problèmes de démantèlement des vieilles centrales avec un prix de courant disproportionné et des dettes qu’elle ne pourra rembourser.
            Dans ces conditions vous comprendrez aisément que la qualification des nos ingénieurs et savants ne sera plus à l’ordre du jour. ce sera même le cadet de nos soucis

          • raymond 2 27 janvier 09:13

            @JMBerniolles
            J’hallucine pour une fois je suis d’accord avec vous la seule solution pour les déchets est le stockage subsurface. Concernant Bure j’ai vu une étude géologique qui montre clairement la composition du sous sol ou on vois qu’il n’y a pas que de l’argile mais également 30 à 40% de sable !
            Bure se situe à la source d’affluent de la Seine, la Marne il me semble.
            Il est évident qu’un déchets nucléaire doit-être accessible pour toujours pour éviter les catastrophes.


          • JMBerniolles 27 janvier 09:58
            @Trelawney

            Vous avez parfaitement raison. L’aspect financier est important.
            Puisque la presque totalité du capital est engagé lors de la construction d’une centrale. C’est très lourd financièrement et aujourd’hui comme nous sommes coincés dans l’Euro et dans les emprunts aux marchés, tout retard dans la construction pèse très lourd... c’est ce qui se produit pour l’EPR de Flamanville. Le taux d’actualisation du capital est de 5%.

            Le prix du pétrole s’effondre parce que l’économie mondiale entame une phase de collapse général.
            La déflation, installée au Japon depuis des dizaines d’années, va atteindre d’autres pays, dont la France d’ailleurs.

            La sortie de l’EDF du Cac40 est symbolique du fait que les marchés sont de plus en plus virtuels.... le fossé avec l’économie réelle s’agrandit.

          • JMBerniolles 27 janvier 10:13
            @raymond 2

            Mais c’est très bien .... Oui la réversibilité est un principe qui me parait fondamental.
            Mais l’élimination des déchets, des radioéléments et particulièrement les actinides les plus ennuyeux par leur période très longue, nécessite un gros programme de recherche avec des réacteurs, de la séparation Laser..... Mais en France insidieusement on a tué cette recherche nucléaire....

            Le Jules Horowitz qui représente avec l’arrêt d’Osiris (un ukase de l"ASN) une urgence médicale, mais il a un mal fou à sortir de terre.


          • JC_Lavau JC_Lavau 27 janvier 11:57

            @JMBerniolles. Tu aurais pu préciser qu’il s’agit de media aux ordres.


          • JC_Lavau JC_Lavau 27 janvier 12:02

            @Trelawney. Tu sais fort bien que tu mens comme un arracheur de dents : « il existe d’autre solution que le nucléaire »... Certes tu ne répètes que ce que la presse aux ordres te dicte.


          • JMBerniolles 27 janvier 13:17
            @JC_Lavau

            Ok. En effet nos médias sont totalement encadré et leur information est formatée, AFP, REUTER, commandement de l’OTAN,.... plus des journalistes qui touchent le fond de complaisance (les presstitués comme dit Paul Craig Roberts).

            Situation qui va être institutionnalisée avec l’état d’urgence...

          • Trelawney Trelawney 27 janvier 14:45

            @JC_Lavau
            Tu sais fort bien que tu mens comme un arracheur de dents : « il existe d’autre solution que le nucléaire »... Certes tu ne répètes que ce que la presse aux ordres te dicte.

            J’ai un ami qui travaille à Areva. Il est un peu comme vous : sans nucléaire point de salut. Il est tellement convaincu que ce mode de production d’énergie et bon que pour lui il n’en existe pas d’autre. Je vous laisse imaginer l’opinion qu’il a sur les moulin à vent qui dénature notre paysage (alors qu’une ligne à haute tension c’est beau) ou des champs de panneaux photovoltaïques venant tout droit de Chine.

            Comme c’est un ami, je lui ai montré ce que les coréens, les chinois et les russes font :

            En Corée ils réunissent 6 iles pour en faire un large atoll et une usine marémotrice. Coute des travaux 3.5 milliards d’euro. Livraison 2017 production annuelle 2.41 TWh (Normalement un EPR c’est 13TWH pour un cout de 10.5 milliards d’euro, plus achat du carburant)

            En Russie mer de Barentz, Penjine là où il y a les plus fortes marées 15 mêtres. Projet devant démarrer en 2017 pour une mise en fonctionnement en 2022. Puissance 87000 MW pour une production annuelle de 200TWh. Elle sera couplée à une usine de production d’hydrogène qui sera le carburant du futur

            Pour ce qui est du solaire (je ne crois pas du tout au photovoltaïque) les chinois sont très en avance sur la production d’hydrogène par solaire thermique (un peu comme un four mais plus élaboré). Cela se passe au niveau de la Mongolie et ils ont pris une avance considérable par rapport à l’Espagne et les USA. 4 centrales solaires thermique de 4 types différents sont construites pour une puissance de 302MW . La Chine veut construire avant 2020 une centrale de 1200MW toujours pour la production d’hydrogène.

            Aussi ne dites pas qu’il n’y a pas d’autre solution


          • soi même 26 janvier 19:42

            C’est vraiment pas réjouissant tous cela, tous les commentaires qui sont fait sur le sujet décrit une situation apocalyptique qui en devient une véritable impasse financière et industriel ; pour sur, l’on va pas se relevé.

            Il est évident, que la décision d’arrêter les frais risque de ne pas aboutir, et malheureusement, je crains que c’est un accident majeur qui va sonner le la, de toute cette fuite en avant.


            • JMBerniolles 26 janvier 20:37

              @soi même

              Avouez qu’ il y a une certaine irrationnalite dans vos craintes. Apparemment vous comprennez que l’on surveille L’état des cuves et de leur matériau constitutif. Vous faites confiance à L’ASN pour bloquer les EPR français et chinois qui auraient sans doute déjà démarré et pas pour prendre la décision, fondée sur de multiples arguments scientifiques et techniques, de prolonger Fessenheim On ne vous le dit pas mais les réacteurs nucléaires de Fessenheim sont indispensables pour la stabilité du réseau, avant la mis en service industriel des smart grids. Pas pour tout de suite.

              Les fissures existent sûrement, il faut évaluer leur impact sur la tenue de la cuve. Il fut une époque où nous avions une sidérurgie au top niveau mondial....

              Vu les évolutions en Ukraine et au Moyen-Orient je dirais que le danger nucléaire réside dans une guerre mondiale... Vous n’en avez pas conscience ?


            • soi même 26 janvier 22:22

              @JMBerniolles, j’avoue que je n’ai aucune irrationalité dans la crainte, elle est réelle et fondé par au moins 5 accidents nucléaire majeur.

              ( En apparence vous comprenez ) non je comprends pas car j’en rien dit sur le sujet, c’est vous qui en déduisez ce qui vous arrange comme argument pour votre démonstration.

              Si une centrale se retrouve avec des trous qui on percés sa cuve , cela montre que nous sonnes devant un problème insoluble à cour terne, le réacteur devient inutilisable.

              Donc si il y a un cas Suisse, combien de cas en devenir, surtout après 40 ans de service tous cela doit bien accuser le coup du vieillissement structurel.

              Donc je répètes la question en cas de pépin, le plan B c’est quoi ?

              Quand à la menace nucléaire , cela fait maintenant 70 ans quel à été mit en place et un de ses principaux intérêts à cette affaire, c’est quelle nous a fait accepté le nucléaire comme allant de soi, et l’on est toujours dans le même dilemme,, du coup forcé.

               


            • JMBerniolles 26 janvier 22:44
              @soi même

              Si un réacteur nucléaire a la cuve percée c’est un accident.... 

              Si vous prenez au pied de la lettre tout ce que disent les médias sur le sujet vous n’êtes pas prêts de sortir de l’auberge comme on dit....

              Nous avons été très loin d’un accident grave en France depuis les années 60 en étant le pays relativement le plus nucléarisé.... 

              Allègre a dit justement la France c’est 1% du territoire mondial et de sa population. Si nous ne sommes pas plus intelligents nous allons couler... sans Recherche, sans grands projets industriels nous sommes morts.


            • soi même 26 janvier 22:57

              @JMBerniolles, a bon ( L’inondation de la centrale nucléaire du Blayais est un incident nucléaire classé au niveau 21 qui s’est produit le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais. )

              Énergie nucléaire : dormez tranquilles, Big Brother veille...

              SÛRETÉ NUCLÉAIRE - Nuit du 27 au 28 décembre 1999 à quelques heures de l’an 2000.

              La « tempête du siècle » s’abat sur l’Aquitaine. Sur sa trajectoire, une centrale nucléaire : celle du Blayais.

              Mise en service en 1981, elle est à 60 km de Bordeaux et 80 km de Royan. L’eau de l’estuaire doit refroidir ses réacteurs.

              Ils vont l’être mais de manière imprévue. Gonflées par la marée et poussées par des vents de plus de 140 km/h, les vagues franchissent la digue censée protéger la centrale. En quelques minutes, le réseau électrique est en surtension. Les réacteurs 2 et 4 se mettent en arrêt d’urgence.

              Deux heures après, des débris charriés par la Gironde obstruent une pompe de refroidissement. Le réacteur 1 s’arrête à son tour.

              Les galeries techniques du sous-sol sont noyées : l’eau envahit le bâtiment de stockage du combustible.

              Peu après minuit, les deux stations de pompage du circuit de refroidissement du réacteur 1 sont inondées : il n’y a pas de groupe diesel de secours. C’est, tsunami en moins, ce qui se passera à Fukushima.

              Autant dire que cette nuit-là, les Bordelais sont passés « très près d’un véritable scénario catastrophe ».


            • mimi45140 27 janvier 00:37

              @JMBerniolles

              Moi aussi je ne suis pas rationnel , mais je me dit que rien nous interdit de devenir pauvre et de me dire sans aucune rationalité que si nous n’ avons plus les moyens de mettre du charbon dans une centrale à charbon elle s’arrete et on se retrouve avec un gros tas de ferraille, pour une centrale nucléaire c’est peut être un peu plus compliqué mais il est vrai que je ne suis peut être pas rationnel

            • raymond 2 27 janvier 09:28

              @JMBerniolles
              Oui une guerre mondiale ou plus simplement un kamikaze du genre de ceux de Paris l’année dernière.


            • JMBerniolles 27 janvier 10:05
              @soi même

              Je ne nie pas le problème.... mais il a été gonflé par Mamère (qui curieusement et cela me fait un peu rigoler, ne demande pas la fermeture immédiate de la centrale du Blayais)

              Cet incident (l’accident était potentiel mais n’a pas eu lieu, (il y a aussi des problèmes sur le Rhône avec un bouchage...). Il a été classé au niveau 2 je crois.

              Il ne vous a pas échappé qu’il y a un gros programme de mise à niveau dit Fukushima dans les centrales nucléaires... cela verrouille ce type de problème entre autres.

            • JMBerniolles 27 janvier 10:15
              @mimi45140

              C’est cette résignation que vous proposez pour vos enfants ?

            • Croa Croa 27 janvier 10:33

              À mimi45140
              Non seulement ce n’est pas interdit mais ce serait une nécessité.
              .
              Il ne faut pas, évidemment, confondre pauvreté et misère. La solution est dans la sobriété. Il faut savoir être débrouillard et si se passer totalement de charbon est une nécessité faisons le, nous n’en mourrons pas ! (C’est même le contraire, charbons et pétroles vont nous tuer mais nous n’en avons pas conscience.)


            • Croa Croa 27 janvier 10:40

              À JMBerniolles
              L’accident potentiel est toujours là. Le fait que nous ayons senti le vent du boulet doit nous alerter : La prochaine fois sera peut-être la bonne !  smiley
              (Il y a peu de chance que la prochaine alerte soit de la même forme puisque des mesures ont forcément été prises mais nous n’arriverons jamais au risque zéro.)


            • soi même 28 janvier 19:33

              @JMBerniolles, en réalité peut importe qu’il a été gonflé par Mamère, on est bien devant une réalité qui a une fragilité masqué, risque naturel, risque mécanique risque humain, risque financier, et au final une pollution incontrôlable..

              il y a pas besoin malheureusement d’écouté le chant des sirènes écolos pour savoir que dans cette histoire, l’on a joué aux apprentis sorcier et il est évident que ce qui est en train de s’annoncer financièrement va avoir des conséquences funestes pour notre avenir.

              Au premier abord, je n’es pas d’opposition à l’utilisation de l’énergie nucléaire, sauf qu’au fut à mesure des incidents et des accidents , il est visible qu’ils avaient des questions qui non jamais été poser et que l’on est véritablement face à un inconnue qui nous dépasse ..... !

               


            • JMBerniolles 31 janvier 13:12
              @soi même

              La France fait fonctionner des réacteurs électrogènes depuis près de 60 ans.
              Notre parce REP comprend 58 réacteurs où le niveau d’incident n’a pas dépassé le niveau 2 (Tchernobyl, Fukushima Daiichi sont du niveau 7 Et d’ailleurs au Japon il n’y a aujourd’hui pas de mort à déplorer du fait de cet accident, Windscale en Angleterre a atteint le niveau 5)
              Y compris les incidents mentionnés.....

              Il a été décidé de renforcer encore la sûreté sur la base de Fukushima Daiichi (je précise parce qu’il y a une autre centrale dans la Préfecture de Fukushima, Fukushima Daini qui exposée aux même séisme et tsunami a résisté correctement).

              Ce dont vous n’avez pas conscience apparemment, c’est que nous sommes un pays en chute libre.
              Un de nos derniers piliers industriels est constitué par notre nucléaire. Abandonner cela, de plus pour alimenter une bulle financière sans fond relative au EnR éolien et PV, nous amène tout droit aux black out électriques (minimum plusieurs jours pour relancer le réseau) et au sous développement..







            • sarcastelle 31 janvier 13:18

              @Croa



              nous n’en mourrons pas

              Penser qu’on peut s’appauvrir en conservant la même longévité est suicidaire.




            • soi même 31 janvier 17:31

              @JMBerniolles, j’aime votre ton de prendre vos interlocuteurs pour des provençaux du dimanche en visite dans la capital , ( Ce dont vous n’avez pas conscience apparemment, c’est que nous sommes un pays en chute libre. ) bien sur vous en avez une longueur d’avance , sauf que vous êtes incapable de comprendre que les jeux sont fait depuis 2007.

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