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Accueil du site > Actualités > Economie > EDF : le courant ne passe plus

EDF : le courant ne passe plus

D’un côté, on se précipite pour faire voter la fusion GDF-Suez dans une visée exclusivement libérale (les actionnaires s’impatientent !). Et de l’autre, on prend tout son temps pour prémunir les familles des risques de coupures d’énergie durant l’hiver.

Priorité aux actionnaires !

L’examen du projet de loi permettant la fusion GDF-Suez par la Commission des Aaffaires économiques et la Commission des finances a eu lieu les 29 et 30 août. Les députés examineront le projet dès septembre. L’opposition a déposé 110 000 amendements (Parti communiste : 80 000, Parti socialiste : 30 000). Ils seront examinés par thème, pour faciliter les débats.

Le projet de loi portant engagement national pour le logement, lui, va beaucoup moins vite. Ce projet en son article 11 prévoit une interdiction des coupures d’énergie et d’eau durant l’hiver, et l’instauration d’un mécanisme de prévention systématique. Le texte a été voté par le Sénat (qui n’est pourtant pas un modèle de rapidité) en première lecture le 26 novembre 2005. Et depuis ? Plus rien. Et l’hiver approche...

Heureusement...

Un tarif social spécial d’électricité est en vigueur depuis le 1er janvier 2005 (Décret n° 2004-325 du 8 avril 2004 ) pour les familles à revenus modestes. (Cette tarification spéciale concerne les ménages ayant des ressources annuelles inférieures à 5520 euros et consiste en une réduction de 30 % à 50 % du montant de la facture sur les 100 premiers kWh mensuels de consommation. Numéro vert du lundi au vendredi 9h-18h : 0800 333 123).

Heureusement aussi...

EDF, sur la demande expresse de Jean-Louis Borloo, a pris aussitôt un moratoire pour les coupures d’électricité entre le 1er novembre au 15 mars 2006, autrement dit la période de suspension des expulsions.

Mais malheureusement...

Ce moratoire est expiré et surtout, selon la Lettre du cadre territorial n°322 du 1er septembre 2006, depuis quelques mois, EDF envoie par listing aux CCAS les noms de centaines de mauvais payeurs en exigeant un règlement rapide des situations.

La méthode met en colère les collectivités locales qui s’expriment par la voix de l’UNCCAS (Union nationale des CCAS -« Centre communaux d’action sociale » : autrefois « bureaux d’aide sociale » des mairies).

Quel est le contentieux ? En 2005, l’UNCCAS avait passé avec EDF une convention nationale de médiation sur les difficultés sociales des clients. Mais aujourd’hui, la pression des actionnaires qui réclament des dividendes entraîne la défausse d’EDF qui fait porter aux communes le traitement des cas et la responsabilité des coupures. Le temps n’est plus à faire dans le social. Soumis à cette sorte de chantage, les communes n’auraient bientôt d’autre possibilité que de payer toute facture, pour éviter la coupure que brandit EDF.

Bon à savoir : EDF « dénonce » aussi aux CCAS les noms des personnes qui n’ont pas payé leur dernière facture mais qui ne sont pas particulièrement en difficultés et qui n’ont ni demandé d’aide ni souhaité que la mairie soit informée de leur situation passagère.

Il paraît que, récemment EDF, s’est engagée à relancer la concertation en septembre.

Tenons-nous au courant, et réclamons toute la lumière sur cette affaire !


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18 réactions à cet article    


  • (---.---.140.42) 6 septembre 2006 12:06

    Pourquoi c’est si affligeant ? Pourquoi ce n’est pas surprenant ?


    • FredSud37 (---.---.200.203) 8 septembre 2006 12:29

      A l’heure où le Gouvernement est en passe de brader Gaz de France, il devient urgent de diffuser le plus possible le document écrit par le Collectif Jean Marcel Moulin et de signer la pétition disponible ICI.


    • NaSH (---.---.149.214) 6 septembre 2006 12:44

      L’etat est encore majoritairement actionnaire.

      Par egard pour ceux qui payent des impots, la moindre des choses est de regarder si certains n’abusent pas de la situation.

      De plus.. n’oublions pas qu’EDF doit se faire une reserve d’argent afin de pouvoir remplacer les centrales nucléaires vieillissante. (ce qui n’a jamais été fait)

      => 2 solutions, soit on paye tous des impots supplementaires, soit ceux qui consomment plus payerons plus.

      De plus, les actionnaires en général veulent que l’entreprise continue a gagner de l’argent (pour leur compte) et il me semble que pour le moment, seul les actionnaires peuvent faire pression pour que les politiques cessent de faire l’autruche en refusant de penser au plan de remplacement des centrales.


      • ZEN zen 6 septembre 2006 21:31

        « seul les actionnaires peuvent faire pression pour que les politiques cessent de faire l’autruche en refusant de penser au plan de remplacement des centrales. »

        Vaste foutaise ! Avez-vous déjà vu des actionnaires s’inquiéter des problèmes de sécurité ou simplement prendre en compte le long terme ?...Le marché financier a par nature la tête dans le guidon...


      • FredSud37 (---.---.77.162) 9 septembre 2006 18:46

        « A partir du 1er juillet 2007, tout consommateur d’électricité et/ou de gaz qui aura choisi de s’engager auprès d’un fournisseur sur le marché où les prix sont libres ne pourra plus bénéficier du tarif régulé du gaz ou de l’électricité, sauf en cas de déménagement. (.....) Le Gouvernement entend enfermer le consommateur et en faire le cobaye de la réforme car il sait, comme les analystes du secteur, que le dérapage des prix est plus que probable à moyen terme. (.....) Dans les 5 ans à venir, ces marchés seront ouverts à la concurrence dans le texte de Loi, mais certainement pas dans la réalité. (.....) Les consommateurs ne veulent pas vivre l’amère expérience de certaines entreprises qui ont choisi de souscrire à une offre sur le marché non régulé et qui ont subi une hausse de leurs factures électriques de 73 % en moins de deux ans, sans pouvoir faire marche arrière. Le texte actuel va aussi et par voie de conséquence créer une inégalité de traitement inadmissible entre les consommateurs bénéficiant du tarif régulé et ceux définitivement enfermés dans des marchés (gaz et électricité) à haut risque inflationniste. Pour l’UFC-Que Choisir, tant que les conditions d’une vraie concurrence ne sont pas réunies, le Gouvernement doit permettre aux consommateurs de bénéficier du tarif régulé à tout moment ». Extrait du communiqué de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir en date du 05 septembre 2006.

        A l’heure où le Gouvernement est en passe de brader Gaz de France, il devient urgent de diffuser le plus possible le document écrit par le Collectif Jean Marcel Moulin et de signer la pétition disponible ICI.


      • vigie (---.---.95.191) 6 septembre 2006 13:50

        On dirait que la France découvre le libéralisme, mais c’est la loi des marchés qui s’applique arrêtons de jouer les vierges effarouchées, comme si l’on découvrait la triste réalité, se sont les actionnaires qui commandent, même si l’état est majoritaire, il ne faut se mettre les actionnaires a dos, surtout que passé les élections, il risque d’y avoir une ouverture capital plus grande de l’entreprise. Décourager l’actionnaire, n’est jamais bon, sinon plus personne ne voudra prendre des participations partielles dans une entreprise d’état. On ne peut pas vouloir le libéralisme et son contraire.


        • gem gem 6 septembre 2006 13:52

          Si l’aide sociale n’avait qu’un bureau (CCAS, par exemple, au hasard), on saurait combien on dépense, pour qui, pourquoi, et surtout ou saurait traiter correctement les problèmes sociaux, de personne à personne, en regardant tousles paramètres (recettes, dépenses, etc.). De l’autre côté, on saurait à qui s’adresser quand on commence à avoir des emmerdements financiers.

          Evidemment, ça implique qu’EDF (et les autres malfaisants) ne fasse aucun cadeau à personne, même en train de crever de faim dans un taudis ; voilà qui défrise profondément notre taverneux, comme les autres profossionnels de l’indignation anti-lucrative.

          Alors lui, il préfère quoi ? que n’importe qui dépense l’argent public, chacun dans son domaine (logement, chauffage, électricité, téléphone, transport, éducation, entretien des enfants, alimentation, loisirs, etc.) sans coordination, sans jamais faire le total, sans que le pauvre ne sache vraiment à qui s’adresser, et via des administrations centralisée, profondément incapable de résoudre le problème en raison de leur éloignement du terrain et de leur illégitimité (quand on s’occupe de gaz, on n’a évidemement aucune légitimité ni compétence pour résoudre l’ensemble des problèmes financiers de quelqu’un !). Avantage : ça permet de s’indigner, et même en continu puisque le problème n’a aucune chance d’être résolu !

          Maigre avantage...


          • (---.---.79.184) 6 septembre 2006 14:03

            La fusion GDF-Suez n’est pas faite, et ce sont les actionnaires qui décideront, pas le Pouvoir, qui n’a pas à s’imiscer dans les affaire économique.


            • ZEN zen 7 septembre 2006 07:25

              « ce sont les actionnaires qui décideront »

              Avez-vous déjà vu les (petits)actionnaires avoir un quelconque pouvoir de décision ? Les quelques grands goupes bancaires ou les institutionnels,oui.Mais vous savez en fonction de quels critéres ils décident ! (voir ,parmi les nombreux exemples, celui d’Eurotunnel)


            • lss (---.---.214.225) 6 septembre 2006 15:19

              Une telle situation en comparaison d’une certaine attitude des syndiacts d’EDF n’a rien de révoltant.

              Vous rappelez vous d’un mois de Novembre, en 2004 il me semble, où les syndicats d’EDF avaient appelé à faire grêve, je crois pour des questions liées au comité d’entreprise (objet reconnu et prouvé de nombreux détournements de fonds dans le cadre d’abus de bien sociaux et de financement illégal de partis) tandis qu’au même moment une famille avait vu son électricité coupée sans que personne chez EDF ou les syndiats ne s’en soucie ?

              C’est ce type d’attitude qui me fait être de droite et libéral ; lorsque je vois ces gauchistes, soi-disant généreux, penser à eux plutot qu’aux personnes en difficultés, dont ils osent se prétendent les défenseurs, je trouve cela, non pas révoltant, mais hypocrite et abjecte.

              Et cela est d’autant plus lamentable que le comité d’entreprise EDF touchait, son cas est UNIQUE (bravo pour l’égalité) en France, 1% du chiffre d’affaire et non 1% de la masse salariale (soit généralement entre 40 et 60% du CA hors taxes suivant la part de main d’oeuvre) et qu’il reste sans doute l’un des plus riche de France (même plus que Total France je crois, c’est dire).

              La devise de certains ne serait-elle pas « faites ce que je dis, pas ce que je fais » ? Au moins avec le privé, on connait les règles en vigueur, ie la rentabilité passe avant.

              Avec le public, c’est nettement moins transparent (le contribuable paye les bénéfices de la SNCF par exemple, à travers les subventions versées par l’Etat. Argent de plus très mal géré : profite aux cheminots au détriment de l’entretient du réseau, dixit les propos d’un employé de la SNCF qui admet qu’il profite bien du système et en reconnait l’iniquité)...On pourrait aussi ajouter que l’on parle des usagers des services publiques plutot que des clients, ça donne nettement moins d’obligations aux salariés du public, ie « Je suis fonctionnaire et je vous emm**** ».

              Lorsqu’il n’y aura plus 553 régimes de retraites différents, qu’il n’y aura plus tous ces régimes dérogatoires, spéciaux et spécieux, on en reparlera. D’ici là je me contrefous de la libéralisation des services publique, ils ne sont de toute façon déjà pas à la hauteur. Et puis c’est curieux comme Air France, Renault, Le Crédiat Agricole ont su se redresser une fois privatisés... L’Etat est un très mauvais gestionnaire de nos impôts, comment pourrait-il être un bon gestionnaire d’une entreprise commerciale ? Si ce n’est Kafkaien, c’est au moins Cornélien...


              • FredSud37 (---.---.201.178) 8 septembre 2006 20:03

                (.....) Ce qui se passe avec Alstom montre l’extraordinaire désarroi idéologique du libéralisme, obligé de renationaliser, sans le dire, une entreprise stratégique. Cela incite aussi à revenir sur des idées reçues, affirmant le prétendu échec des « archaïques » nationalisations de 1945 et de 1981. Les faits parlent d’eux-mêmes : ces entreprises échappèrent à la faillite grâce à leur nationalisation, à un moment où aucun capitaliste, aucun épargnant privé n’était capable de leur fournir les moyens d’investir. Et ces nationalisations furent un tel succès que la privatisation de toutes ces entreprises (sauf le Crédit lyonnais) s’effectua à un prix supérieur à celui de leur nationalisation, preuve de la bonne gestion de l’Etat et de ses commis. Depuis, on y a assisté à une hausse vertigineuse des profits par rapport aux salaires, à l’exception de ceux des patrons, qui ont connu une spectaculaire envolée. En échange de ces avantages auto-octroyés, ces nouveaux maîtres de l’industrie française n’ont même pas su poursuivre l’œuvre des commis de l’Etat auxquels ils succédaient : la plupart de ces entreprises ont tout simplement disparu (Agf, Gan, Uap, Roussel, Rhône-Poulenc, Usinor, Sacilor, Compagnie générale d’électricité, Thomson, Banque de Paris et des Pays-Bas, Banque de Suez, etc.), avalées par d’autres groupes privés, en général étrangers. D’autres sont en train de disparaître (le Crédit lyonnais) ou en sont menacées (Pechiney). Plusieurs ne doivent leur survie qu’à l’intervention directe et massive de l’Etat (Alstom et France Télécom), ou indirecte, par des commandes publiques (Dassault et Thales). Ne restent vraiment debout et concurrentielles, parmi les privatisées, que la Société générale, la Bnp, Renault et Saint-Gobain, dont certains des patrons sont loin d’être les mieux payés parmi leurs pairs et où les avantages sociaux du personnel sont parmi les plus avancés. (.....) A terme, si les seules instances efficaces de l’Union restent les organes de régulation des marchés, on verra même Bruxelles expliquer doctement aux gouvernements des pays membres qu’il n’est pas normal de laisser l’école et l’hôpital publics en situation dominante et les obliger à ouvrir ces secteurs à la concurrence des cliniques et des universités étrangères. (.....) En attendant, il faut exiger que les patrons du secteur privé soient rémunérés selon leurs succès et non selon leurs caprices.

                Extraits de « Eloge du secteur public », Jacques Attali, L’Express du 04 septembre 2003.

                A l’heure où le Gouvernement est en passe de brader Gaz de France, il devient urgent de diffuser le plus possible le document écrit par le Collectif Jean Marcel Moulin et de signer la pétition disponible ICI.


              • pierre-alain dorange (---.---.57.125) 6 septembre 2006 15:48

                Que EDF constitut une réserve d’argent est normal et devrait même être une obligation au vu du parc nucléaire à gérer ; malheureusement en passant au privée, EDF n’en aura bientôt plus les moyens (comme dans d’autres pays ou l’électricité a été privatisé, l’exemple US est frappant en ce sens). Ca n’a rien a voir avec un politique d’aide social.

                L’électricité est un bien nécessaire dans notre société, les défenseurs du nucléaire le savent bien (« vous voulez revenir à la bougie »). Certains foyers très modeste ne peuvent pas toujours subvenir a ces besoins quasi vitaux ; une aide est donc nécessaire.

                La politique de l’autruche existe bien, mais ce n’est pas les actionnaires qui feront bouger quoique ce soit. L’entretient d’un parc nucléaire n’est pas compatible avec des revenus a court ou même moyen terme. Je ne parle même pas construction de centrale qui nécessite des retours sur investissements sur 50 ans environ, ce que aucun actionnaire ne peux même imaginer.

                Nous sommes dans l’impasse, et a privatiser on fonce dans le mur.


                • Philgri (---.---.141.6) 6 septembre 2006 16:17

                  Bien évidement que l’énergie est un problème d’état à gérable par l’état, surtout aujourd’hui !

                  Ouvrons la porte aux actionnaires, mais ne les laissons pas majoritaires !

                  Je comprends bien que la France est à vendre, mais pas à n’importe quel prix. Elle revient d’abord aux Français !

                  Cela n’a rien avoir avec une gauche ou une droite, c’est le prix de notre indépendance ! Et elle est déjà suffisamment menacée !

                  Que certains industriels se soient trompés dans leurs stratégies et c’est à nous d’en faire les frais !

                  Trop facile ! Plus de règles, plus de lois c’est ce que nous voulons ? Affligeant le spectacle que vous nous offrez ! Pitoyable ! irresponsable ! grandeur et décadence ! pathétique !

                  Aller vous coucher, vous en avez bien besoin !

                  Merci à l’auteur de garder un ton humoristique.

                  Philgri


                  • La Taverne des Poètes 7 septembre 2006 09:12

                    Rapport sur l’ouverture du marché gazier français (Commission de régulation de l’électricité ;2002;142 pages) :

                    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/034000426/index.shtml?xtor=EPR-526

                    La future organisation gazière française. FITERMAN Charles FRANCE. Conseil économique et social Paris ;Journaux officiels ;1999;57 pages :

                    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/994001640/index.shtml?xtor=EPR-526

                    Rectificatif : sur les amendements : 137 449 amendements au projet de loi de privatisation de GDF ont été enregistrés, mardi, par les services de l’Assemblée nationale, un record sous la Ve République. Le précédent record datait de janvier 2005 avec le projet de loi sur le statut de La Poste et ses 14 888 amendements, dont 14 730 déposés par le PS. En plus de l’impressionnante offensive législative de la gauche - 93 654 amendements émanant du PC, 43 693 pour le PS - 49 amendements ont été déposés par la commission des affaires économiques, 46 par des députés UMP et 7 par la commission des finances. L’UDF, qui a préparé une cinquantaine d’amendements, ne les a pas encore fait enregistrer par les services de la séance. - (avec AFP.)


                    • La Taverne des Poètes 7 septembre 2006 09:15

                      Rapport sur l’ouverture du marché gazier français

                      Les liens ayant été tronqués par AgoraVox, je reéssaie en ôtant le « http » :

                      www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/034000426/index.shtml ?xtor=EPR-526

                      La future organisation gazière française.

                      www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/994001640/index.shtml ?xtor=EPR-526


                      • FredSud37 (---.---.60.249) 7 septembre 2006 20:42

                        La mobilisation contre le projet de Loi organisant , par la fusion avec le Groupe Suez, la privatisation de Gaz de France et, entre autres aberrations, l’aggravation de sa mise en concurrence avec Électricité de France, se développe dans tout le pays. La journée du 12 septembre 2006, organisée par l’intersyndicale du secteur de l’énergie va voir sur tout le territoire les personnels en grève et en manifestations régionales qui se dérouleront en matinée ou au cours de l’après-midi. Nous répétons l’appel lancé mi-juillet à tous les Collectifs qui se reconnaissent dans l’action menée par la convergence en faveur de la défense et du développement des Services Publics, aux organisations qui s’impliquent dans ce combat, à toutes celles et ceux qui sont convaincus qu’il s’agit là de sauvegarder l’accès à l’énergie pour tous, dans l’égalité et que la défense du Bien Public, le choix de l’intérêt commun, c’est l’affaire de tous : GDF doit rester une entreprise publique et constituer avec EDF, un grand pôle public de l’Energie, au fonctionnement démocratisé !

                        Dans l’intérêt de tous, NON a la privatisation du secteur de l’énergie, il est a nous tous, ne laissons pas le Gouvernement le livrer a la finance et a quelques gros actionnaires !

                        Nous appelons tous les Collectifs à impulser partout la convergence citoyenne des salariés, des élus, des usagers, avec les personnels en grève et à participer, bien entendu, aux manifestations régionales. Nous demandons aux Collectifs d’y envoyer les délégations les plus importantes possibles. Mais aussi, avec le souci d’élargir encore, nous jugeons important et utile de compléter le mouvement par des rassemblements toutes et tous ensemble devant les Préfectures en fin de journée. C’est l’action qui se dessine en Creuse et nos pensons qu’il serait bien de la généraliser. Bon courage ! Il est urgent de rappeler très fort avec le refus de la privatisation de GDF que nous ne voulons pas, ni en France ni ailleurs, d’une société où l’être humain n’est plus qu’un client dont tous les besoins, de la naissance à la mort, sont soumis à la capacité de payer ou pas !

                        Il n’est pas trop tard. Ensemble, nous pouvons exiger l’arrêt immédiat du processus de privatisation du secteur électrique et gazier. Signez la pétition disponible : ICI.


                        • (---.---.114.171) 9 septembre 2006 16:35

                          Bonjour,

                          Vous etes donc un anti-européen. En effet l’Europe c’est au contraire la liberisation de tous les marchés (énergie et autres) et pour cela un brassage supranational des entreprises. Alors que Suez se fasse avaler par un italien ou un français, cela ne fait pas de diffférence. Nous avons voté pour lors de l’adhésion à Maastrich. Il est trop tard pour revenir dessus à moins de sortir de l’Europe ?? Quand à GDF, il est trop petit pour survivre dans le jeu de la mondialisation et l’etat actionnaire ou non, ne sauvera pas l’entreprise sauf à lui donner une taille critique. Je ne vois donc là la seule oportunite de survie pour l’entreprise GDF.

                          Regardez sur le Net les discussions de personnes qui cherchent à s’affranchir de la securite sociale. C’est un secteur qui fait partie de la partie concurrentielle tel qu’enoncee dans la constitution avortée et qui reviendra apres la fin des monopoles transports, energie ...

                          Nous autres Français avons signé ces traités et nous devrions preparer le mieux possible les quelques dernieres entreprises qui nous restent ou alors il faut changer les regles du jeu....


                          • (---.---.48.91) 11 septembre 2006 09:44

                            « 137 449 amendements au projet de loi de privatisation de GDF .... un record sous la Ve République. »

                            C’est surtout du très grand guignol. N’est il pas ???

                            DEJAN

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