Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Effondrement de l’énergie en Allemagne, futur de la France (...)

Effondrement de l’énergie en Allemagne, futur de la France ?

Souvent présenté en France comme un exemple à suivre, le triomphe annoncé de l’Energiewende ressemble de plus en plus à un mirage. L’ambitieuse politique allemande de transition énergétique met à genou les énergéticiens locaux. La France est-elle sur le point de reproduire les mêmes erreurs ?

Allemagne, la crise qui vient

E.ON et RWE, les deux premières compagnies d’électricité d’Allemagne, ne se sont jamais remises du brusque arrêt des centrales nucléaires ordonné par Angela Merkel en 2011. Ce n’est donc pas un hasard, si E.ON a choisi cette année la date anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le 11 mars, pour présenter une perte record de 3 milliards d’euros pour 2014.

L’annonce d’E.ON était prévisible, les énergéticiens locaux voient leurs résultats plonger dramatiquement depuis 4 ans. Outre-Rhin, les subventions aux énergies renouvelables ont entraîné un effondrement des prix de l’électricité sur les marchés de gros. Cet effondrement ne profite ni aux ménages (au contraire, ce sont eux qui paient les subventions), ni aux entreprises qui assurent l’équilibre énergétiques du pays.

Symbole de cette gabegie économique, E.ON a d’ailleurs annoncé sa scission en deux entreprises, l’une récupérant les activités rentables (énergies renouvelables, réseaux électriques intelligents, services aux consommateurs) et l’autre, les activités en déficit mais essentielles pour la stabilité du pays (centrales thermiques, déconstruction des centrales nucléaires). Le succès de la nouvelle stratégie d’E.ON est loin d’être acquis, et nécessitera certainement un lourd financement public pour rester à flot. Les analystes commencent à craindre qu’E.ON devienne l’équivalent d’un Lehmann Brother de l’énergie, dont la faillite avait plongé la planète dans la crise financière.

France, un système « en bout de course »

De ce côté-ci du Rhin, la situation n’est pas encore aussi grave. Mais, Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, est tout de même « préoccupé  » par la situation financière de son groupe. L’entreprise « sort plus d’argent » qu’elle « n’en rentre ». A mots couverts, c’est l’Etat qui est mis en cause pour son avidité.

La commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les tarifs de l’électricité, qui vient de rendre son rapport, aboutit à la même conclusion. Elle dénonce un Etat qui traite EDF comme « une vache à lait  ». D’un côté, le pouvoir politique réclame chaque année plus de deux milliards d’euros de dividendes. De l’autre, il refuse une augmentation des tarifs de l’électricité, bien conscient de l’impopularité d’une telle décision.

Dans ces conditions, on voit mal comment EDF pourra faire face au « mur d’investissements » qui l’attend, que ce soit pour la maintenance des centrales nucléaires, le développement des énergies renouvelables, ou l’amélioration du réseau électrique. Signe de la défiance croissante des investisseurs, le titre EDF est de plus en plus malmené en bourse, alors qu’il s’agissait auparavant d’une valeur refuge. Les déclarations intempestives de Ségolène Royal sur l’éventualité d’une fusion entre EDF et Areva ou sur le plafonnement de la production nucléaire n’ont pas arrangé les choses.

Que ce soit en France ou en Allemagne, les autorités publiques n’ont pas traité sérieusement la question de l’énergie. Si rien n’est fait pour assurer la stabilité économique des énergéticiens, c’est tout le secteur qui risque de s’effondrer, et avec lui les grands projets de transition énergétique. 


Moyenne des avis sur cet article :  2.81/5   (42 votes)




Réagissez à l'article

63 réactions à cet article    


  • lsga lsga 12 mars 2015 15:26

    Rappelons ici que Areva et en faillite, que le nucléaire n’est pas rentable, et que personne sur cette planète n’en veut. 


    • jako jako 12 mars 2015 15:33

      @lsga
      exact lsga, de tputes façons pas d’autre choix (idem ici en Belgique avec de nouveaux gros problèmes sur tiange , quand ça veut pas ça veut pas, et cet epr qui n’en finit plus d’arriver. Donc tina


    • lsga lsga 12 mars 2015 15:49

      bin là précisément, je ne sais pas ce qu’attendent les écologistes pour attaquer l’État Français pour subventionnement illicite d’une entreprise.

       
      Les armes de l’ennemi, il ne faut pas hésiter à s’en servir.

    • Alex Alex 12 mars 2015 16:31

      @lsga

      Karl Marx l’avait déjà prévu (note 24, p. 347)...

    • Pyrathome Pyrathome 12 mars 2015 17:48

      et que personne sur cette planète n’en veut.
      .
      Il n’y a pas que sur cette planète que personne n’en veut, du nucléaire......si tu comprends ce que je veux dire, le message est pourtant clair depuis quelques mois et même des lustres...


    • bourrico6 13 mars 2015 10:03

      @Pyrathome

      Il n’y a pas que sur cette planète que personne n’en veut, du nucléaire......si tu comprends ce que je veux dire, le message est pourtant clair depuis quelques mois et même des lustres...

      Ah ouais quand même, vous avez tous décidé de me faire rire. smiley


    • Doume65 13 mars 2015 14:33

      @lsga
      Le choix du nucléaire est très discutable. Mais dire qu’il est ou n’est pas rentable n’a pas de sens. La rentabilité de quoi que ce soit dépend du prix de revient et du prix de vente. Il faut bien entendu que le second soit supérieur au premier. Donc si à un moment donné, une entreprise est en déficit, il lui suffit d’augmenter le prix de vente pour pouvoir être rentable. Nous sommes dans une économie de marché, donc soumise à la concurrence, et il est évident qu’on ne peut pas augmenter le prix si l’on n’est plus compétitif. Donc ce qu’on pourrait dire, à la limite, c’est que le nucléaire n’est pas compétitif. Or là encore, c’est faux. La France est le pays le plus nucléarisé du monde et c’est celui aussi où le prix de l’électricité est l’un des moins cher. Justement parce que le nucléaire est compétitif. Si Areva a un lourd déficit (cette entreprise n’est pas déclarée en faillite), c’est à cause de sa mauvaise aventure dans l’l’EPR qui lui bouffe toute sa trésorerie. Le problème (financier) est un choix industriel malheureux, et non le nucléaire en soi, et pourrait arriver aussi bien à un constructeur-exploitant d’éoliennes ou de barrages.

      Enfin, dire que « personne sur cette planète n’en veut » démontre une très mauvaise connaissance du sujet.

      PS : Je ne suis pas pronucléaire et sais parfaitement qu’on ne tient pas compte qu prix du démantèlement des centrales nucléaires et du stockage des déchets pour évaluer le vrai coût de revient de l’électricité de source nucléaire. Mais ceci est un autre débat.


    • Doume65 15 mars 2015 23:49

      En fait, Isga se fout de la réponse ! Il a lâché sa crotte et est parti vers une nouvelle cible..


    • Alex Alex 12 mars 2015 16:40

      On peut critiquer (ou approuver) les choix faits par les politiques, mais c’est surtout la mise en œuvre de leurs décisions qui pose problème. Il faut du temps pour faire des transitions de façon intelligente, parfois beaucoup de temps. Mais nos décideurs veulent immédiatement laisser leur trace, à la manière d’un chien laissant la sienne sur un tronc d’arbre. Avec des conséquences évidemment prévisibles.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 mars 2015 22:06

        Disons qu’il y a surtout eu, en France, des non choix, ce que rappelle bien l’article


      • zygzornifle zygzornifle 12 mars 2015 17:04

        le gouvernement allemand aurait autant mentis a ses citoyens que le notre ?? 


        • volpa volpa 12 mars 2015 17:20

          C’est pas rentable__________En France l’électricité est moins chère qu’ailleurs.QUAND MEME comme dirait l’excité.


          • anomail 12 mars 2015 18:20

            @volpa

            Ça, c’est parce qu’on ne provisionne pas pour le démantèlement du parc.

            C’est la politique de l’autruche, on sent que ça va coûter bien plus cher que la construction mais on ne veut pas savoir combien. En attendant on continue à vendre l’électricité à ce qui se révèlera plus tard être à perte.

            Pas grave, les enfants paieront. Avec un système économique pareil, on est plus à ça près.

            Le risque c’est qu’on laisse simplement les installations en l’état, ou qu’on les fasse fonctionner jusqu’à l’accident. Déjà l’entretien est fait par des sous-traitants de sous-traitants de sous-traitants de façon à diluer le plus possible les responsabilités en cas d’accident.


          • Alex Alex 12 mars 2015 18:24

            @volpa

            Je ne connais pas le prix ailleurs, mais je trouve qu’elle n’est pas chère eu égard aux services qu’elle rend. Elle me coûte en moyenne 1,7 € par jour (famille de 2 adultes et 2 ados) pour une grosse quantité d’appareils fonctionnant grâce à elle (sauf chauffage au gaz de ville).


          • Layly Victor Layly Victor 12 mars 2015 20:56

            @anomail

            Toujours les mêmes grossiers mensonges, mais ça plait aux religieux de l’anti-nucléaire. Nous l’avons dit et redit, en particulier dans la réfutation du mage Hulot (le sauveur de la planète), que j’avais écrite ici même (Monsieur Hulot et le grand mensonge de la transition énergétique), dans laquelle j’avais présenté un bilan comptable du cycle d’une centrale : le coût du démantèlement est inscrit dans la facturation du kwh français. Malgré les lourdes pénalités que le gouvernement fait peser sur le nucléaire pour financer la bulle éolienne, notre électricité est peu chère par rapport à l’Allemagne, et encore malgré les subventions massives du gouvernement fédéral qui pratique une politique de dumping, ce qui a entraîné une plainte de la Suisse contre ce dumping qui est en train de couler l’hydro-électrique Suisse.
            Comme la vérité gêne les écolos, ils sortent leurs mensonges sur le coût du démantèlement (politique de communication inaugurée par le mage du col d’Eze).
            Vous ne voulez surtout pas voir la vérité et, comme des gamins attardés, vous mettez des moins à un article pourtant technique et sérieux, qui parle des difficultés allemandes, mais vous vous gardez bien de répondre sur ce point.


          • bubu123 13 mars 2015 09:42

            @Layly Victor
            « le coût du démantèlement est inscrit dans la facturation du kwh français. »

            On en reparlera le moment venu hein... Surtout qu’on est même pas capable de démanteler une centrale à 100%, alors nous faire croire que le cout de quelque chose qu’on ne maitrise pas est prévu, on a de quoi dormir tranquille effectivement


          • Hector Hector 13 mars 2015 09:45

            @Alex
            50 € / mois, avec deux adultes et deux ados ? Je veux bien, mais j’en doute, surtout quand on a eu soi-même deux ados à la maison et que l’on connait leur mode de fonctionnement...


          • Alex Alex 13 mars 2015 11:07

            @Hector

            Autour de 100 € tous les 2 mois, avec des ados « normaux » et des appareils ou lampes souvent allumés inutilement que je passe mon temps à éteindre. 
            C’est en appartement et sans chauffage électrique.
            Quand on a connu des vieilles paysannes faisant la cuisine dans des marmites chauffant dans la cheminée, et allant à un lointain lavoir pour rincer le linge, on apprécie d’autant plus le service rendu par les appareils ménagers pour un coût de fonctionnement dérisoire.

          • anomail 13 mars 2015 12:05

            @Layly Victor

            "j’avais présenté un bilan comptable du cycle d’une centrale : le coût du démantèlement est inscrit dans la facturation du kwh français."

            Comment voulez vous inscrire dans un bilan comptable quelque chose dont vous êtes incapable d’estimer aujourd’hui ?

            http://www.energiesactu.fr/production/demantelement-nucleaire-un-cout-encore-incertain


          • anomail 13 mars 2015 12:06

            quelque chose QUE vous êtes incapable d’estimer

            Pardonnez-moi, j’écris trop vite.


          • anomail 13 mars 2015 14:29

            « @Layly Victor

             »j’avais présenté un bilan comptable du cycle d’une centrale : le coût du démantèlement est inscrit dans la facturation du kwh français.« 

            Je viens de le lire, il est bien documenté.
            Il aurait cependant été plus clair de présenter les chiifres sous forme de tableau.

            Cela dit pense que dans vos calculs du coût du kW/h il y a un postulat erroné :

             »Si on admet qu’EDF n’a pas pour vocation de faire d’excédents financiers« 

            Votre calcul ne tient pas compte des dividendes versés aux actionnaires, ce qui risque de remettre en cause vos calculs de provisions pour démantèlement.

            Dans un commentaire, vous écrivez :
             »mais quels seraient les risques liés à une pénurie mondiale d’énergie ? Je vous laisse imaginer !"

            A cela j’ajoute une seconde question :

            Quelle est la probabilité d’aboutir à une pénurie d’énergie dans une économie fondée sur une croissance exponentielle ?

            On pourra toujours disserter pour ou contre le nucléaire mais en l’état actuel de notre technologie ça ne nous fera gagner qu’un peu de temps, la pénurie aura lieu en raison du fonctionnement délirant de notre économie en général et de notre monnaie en particulier.


          • Layly Victor Layly Victor 14 mars 2015 11:19

            @bubu123

            J’en avais parlé dans mon article de réfutation du mage du col d’Eze (le sauveur de la planète).
            Il est certain qu’il y a une grosse incertitude sur le coût du démantèlement d’un réacteur de puissance, pour lequel on n’a pas d’expérience pratique.
            Mais vous êtes de mauvaise foi (voir mon article). J’avais comparé le coût de la construction, de la maintenance, du combustible, et du démantèlement à ce que rapporte un réacteur sur la base de quarante années de fonctionnement, en Euros constants et au tarif actuel. En se basant sur une fourchette de 2 à 5 milliards d’Euros pour le démantèlement. Notons que le coût du démantèlement et du retraitement du combustible sont inclus dans la rubrique cycle du combustible et donc dans le coût du fonctionnement normal. Même en prenant la fourchette haute, 5 milliards d’Euros, ce coût est relativement faible devant ce que rapporte un réacteur durant sa vie.
            Mais, profitant de l’exclusivité que leur donnent les médias, les gros menteurs comme Nicolas Hulot agitent des chiffres fantasmagoriques, se gardant bien de donner des précisions.
            Vous me direz, pourquoi les autorités du nucléaire ne répondent pas ? Elles le font au niveau des instances gouvernementales, mais elles ne peuvent pas le faire dans la presse qui ne leur donne pas la parole.

            Ce qui est pour le moins curieux, c’est que nos amis Allemands font pression sur la France pour doubler le tarif de l’électricité, car ils n’en peuvent plus de subventionner leur énergie verte qui leur coûte les yeux de la tête (la quadruple ligne haute tension pour tirer l’électricité des champs éoliens de la mer du Nord vers le sud est évaluée à 60 milliards d’EUros). Si la France finit par répondre à leur attente, même en tenant compte des lourdes ponctions opérées sur le nucléaire pour financer l’éolien, cette augmentation « politique » paiera largement le coût du démantèlement, déjà provisionné.

            Le mage Hulot et ses sbires sont inquiets au sujet du coût du démantèlement, mais pas au sujet du coût de la délinquance (80 milliards d’Euros par an) ou du coût de l’éducation nationale, la plus grande entreprise de l’histoire après l’armée rouge !


          • Layly Victor Layly Victor 14 mars 2015 11:29

            @anomail
            Je suis tout à fait d’accord avec vous : le nucléaire ne nous fera éventuellement gagner qu’un peu de temps, si on ne trouve pas un moyen de freiner l’urbanisation massive et l’organisation anarchique des transports et de la production, mais c’est mieux que de sombrer tout de suite.

            Je suis aussi d’accord sur le fait qu’EDF devrait être un service public, dont le but devrait être de fournir du kwh à un prix convenable. Mais c’est Bruxelles qui impose la privatisation.


          • Laulau Laulau 12 mars 2015 18:15

            Un excellent article qui met ne nez des écolos dans leur caca vert.
            C’est bien joli de trafiquer le coût des kilowatts « renouvelables » en les achetant 50% au dessus du prix du marché, mais à la fin il faut bien que quelqu’un paye la différence. Bien sur que le nucléaire pose des problèmes mais ça n’est pas en se racontant des histoires se soleil et de moulin à vent que l’on va s’en sortir. Pour avoir fréquenté pas mal de ces rêveurs, j’ai pu constater que beaucoup ne voyaient pas bien l’utilité des centrales électriques...... leur prise de courant leur paraissaient bien plus utile.


            • anomail 12 mars 2015 18:29

              @Laulau

              Une seule centrale nucléaire peut rayer l’humanité de la surface de la terre, mais bien peu de gens le réalisent.

              Si la piscine N°4 de Fukushima était partie en sucette, nous aurions d’autres préoccupations que d’en discutailler ici.

              Le jeu n’en vaut pas la chandelle, d’autant que remplacer l’intégralité des compatibles fossiles par du nucléaire est infaisable.

              Il faudra consommer moins, mais on ne peut pas dire ça et parler en même temps de croissance.
              En l’état actuel de la science, nous avons un système économique et des ressources énergétique incompatibles.


            • Laulau Laulau 12 mars 2015 18:38

              @anomail
              Une seule centrale nucléaire peut rayer l’humanité de la surface de la terre, mais bien peu de gens le réalisent.

              Oui et heureusement ! Des dizaines, sinon des centaines d’explosions nucléaires ont eu lieu à l’ai libre, le saviez-vous ? Alors je ne nie pas les conséquences mais je trouve que vous exagérez un tantinet.
              Ce qui est doublement dangereux c’est le nucléaire militaire. D’abord à cause des bombes et ensuite par l’influence qu’il a eu sur la filière civile. On aurait pu utiliser le Thorium qui produit bien moins de déchets radioactifs que l’Uranium, mais ses sous produits ne permettent pas de fabriquer des bombes.


            • Layly Victor Layly Victor 12 mars 2015 21:05

              @anomail

              A voir votre assurance, j’en déduis que vous maîtrisez parfaitement l’état actuel de la science.
              J’ai une cousine qui passe le plus clair de son temps dans des cercles chamaniques et qui m’a affirmé qu’elle connaissait à fond le problème de la piscine n° 4 de Fukushima.
              Pour elle, comme je suis un ancien ingénieur du nucléaire, je n’y connais rien. Son chamane lui a dit que Fukushima a contaminé toute la cordillère des Andes, et elle le croit.


            • anomail 13 mars 2015 10:58

              @Laulau

              Il n’y a pas besoin d’être un grans spécialiste pour comprendre ça, il suffit de potasser un peu.
              La pollution du pacifique par Fukushima, on va déjà avoir du mal à s’en remettre (avis documenté).

              Si les 1500 assemblages qui se trouvaient ans la piscine n° 4 avaient pris feu, plus personne n’aurait pu s’approcher du site.

              https://www.youtube.com/watch?v=CfnGgY9NJfU

              Cela aurait provoqué une pollution monstrueuse à l’air libre (des dizaines de fois ce qu’on connait) qui se serait poursuivie pendant des mois sans qu’on puisse rien y faire, et aurait rendu à terme la vie très difficile sur la planète.


            • anomail 13 mars 2015 11:25

              @Laulau

              « Des dizaines, sinon des centaines d’explosions nucléaires ont eu lieu à l’ai libre, le saviez-vous ? Alors je ne nie pas les conséquences mais je trouve que vous exagérez un tantinet. »

              Vous écrivez cela parce que vous ne vous êtes pas documenté. Vous supposez, donc lorsque le sujet est contre-intuitif vous vous plantez.

              Voici un article qui permet de comparer les retombées d’une détonation nucléaire avec un accident civil :
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Retomb%C3%A9e_radioactive


            • christophe nicolas christophe nicolas 13 mars 2015 11:50

              @anomail

              C’est vrai, Superphénix avait plusieurs tonnes de plutonium ce qui est tout de même au moins 10 fois plus que Tchernobyl qui a fait un million de morts. En comparaison, un accident de surgénérateur ferait plusieurs centaines de millions de morts, une bagatelle... sachant que ça va sauter pratiquement certain.

              Monsieur Raymond SENÉ, Physicien Pr au collège de France, Membre de la commission Castaing à l’assemblée nationale concernant Phénix : « Ces problèmes de sauts de réactivité sont importants. J’ai discuté avec des gens qui travaillaient sur place. Ils m’ont expliqué que ce n’était pas arrivé une fois, deux fois, trois fois, mais peut-être une dizaine de fois, avec des enregistrements qui sont quasiment superposables. Ils ont la même forme, c’est le même électroencéphalogramme, et cela, c’est inquiétant. Cela veut dire qu’il y a un processus qui se développe, que l’on ne sait pas ce que c’est et que l’on ne sait pas ce qu’il faut faire pour l’empêcher. »

            • Layly Victor Layly Victor 14 mars 2015 11:47

              @anomail

              Je suis désolé de paraître discourtois, mais comment peut-on écrire de telles âneries, sans aucune honte ?
              Des assemblages qui prennent feu dans la piscine n° 4 ?. Ce scenario a été raconté à longueur de soirées dans les cercles chamaniques et bugarachiens, sans tenir compte le moins du monde de la physique. Les gaines en zircaloy du combustible sont prévues pour résister à des températures de plus de 2000 degrés. Vous avez déjà vu un feu à une température de 2000 degrés ? Même dans les crash aériens avec feu de kérosène, on n’atteint pas ces températures.

              D’autre part, l’accident de Tchernobyl est le type d’accident susceptible de disperser le plus de radioactivité : taille du réacteur, explosion complète du coeur. Or les conséquences n’ont pas été, et de très loin, celles que vous décrivez.

              Ce qui rend la vie très difficile sur la planète, ce sont les ânes et les malhonnêtes. Ce qui menace la vie dans le pacifique, ce sont la surpêche et les emballages de plastique.


            • JC_Lavau JC_Lavau 14 mars 2015 12:20

              @anomail.
              Wikipedia est un organisme de propagande, qui est tout sauf fiable. Certes, pour conserver crédible leur couverture « encyclopédie », ils doivent faire attention à ne jamais se tromper seuls, ni à mentir seuls, mais c’est tout ce qu’on peut attendre d’eux. Le coeur de leur militantisme vigilant est sioniste, et leurs autres militantismes forcenés - notamment pro-RCA - sont essentiellement pour avoir l’air.


            • anomail 17 mars 2015 09:30

              @Layly Victor

              Si vous aviez suivi mon lien ci-dessus, vous auriez vu que cela a été testé, et que le zircaloy brûle, sans compter qu’il réagit avec l’eau à 1200°

              Vous voulez tenter le coup ? Pas moi.


            • Pere Plexe Pere Plexe 12 mars 2015 18:21

              les activités rentables (énergies renouvelables, réseaux électriques intelligents,
              D’où ces activités sont elles rentables ? ce sont précisément des gouffres à subvention ....
              .
              l’autre, les activités en déficit (centrales thermiques,
              Les centrales thermiques (essentiellement au charbon) sont de loin celle qui produisent le Kw le moins cher ! (taxe carbone incluse)
              C’est sans doute ce qui explique que la fermeture des centrales nucléaires allemandes à entrainé une hausse de production électrique à partir de lignite et charbon.


              • Layly Victor Layly Victor 12 mars 2015 18:25

                Tiens-tiens, l’agent atlantiste Isga se réveille, et nous sort ses phrases péremptoires du genre « le nucléaire n’est pas rentable ».
                Pauvre type ! Si on arrêtait le nucléaire , vous seriez à la soupe populaire.
                Enfin, Isga montre clairement qu’il est un agent d’une puissance étrangère et pétrolière : « qu’est ce que les écologistes attendent pour attaquer ? », dit il. C’est à dire : qu’est ce qu’ils attendent pour dégommer EDF ?
                Ce qui est extraordinaire, c’est l’idéologie sur ce site. Le sieur Isga, quand il a voulu faire ses prêches pour la guerre à la Syrie et à la Russie s’est pris une volée de bois vert.
                mais qu’il vienne faire son prêche démagogique anti nucléaire et surtout, comme toujours, contre les entreprises françaises, et il recueille des opinions favorables.
                il y a en France des forces qui veulent le déclin et la disparition de notre pays, et Isga est un minable prédicateur de ces forces. Sa nullité ne lui permet de trouver des ouailles que quand il professe son idéologie du déclin.


                • bourrico6 13 mars 2015 10:07

                  @Layly Victor

                  Mouais, le personnage est un dangereux illuminé, parfois cultivé, parfois affabulateur, mais je doute que tu puisses le coller dans une case aussi facilement, et surement pas dans celle « d’agent atlantiste ».


                • anomail 13 mars 2015 11:33

                  @Layly Victor

                  Tout peut être rentable si vous reportez le plus gros de la note sur quelqu’un d’autre (en l’occurence vos petits-enfants).

                  C’est d’ailleurs de cela que notre monde crève.


                • Layly Victor Layly Victor 12 mars 2015 21:32

                  Selon certaines estimations d’experts de l’énergie, la folie actuelle des dirigeants européens, et les tensions extrêmes sur les réseaux interconnectés, dues à l’intermittence éolienne, vont conduire inévitablement à des black outs pendant l’hiver 2015-2016. Ce ne seront pas des coupures d’une heure, mais des coupures de deux ou trois jours. Les irresponsables qui réclament la fermeture immédiate de Fessenheim vont peut-être commencer à comprendre que le gouvernement français a été, pour une fois, responsable.


                  • Alren Alren 13 mars 2015 18:34

                    @Layly Victor

                    L’écologie, qui devrait être une science est en train de devenir une religion, la pseudo-science de ceux qui ne veulent pas se fatiguer à apprendre et comprendre des choses difficiles. Et le dogme religieux écologiste est la haine aveugle du nucléaire.

                    Merci, monsieur de votre intervention. 
                    Vous auriez pu ajouter que des coupures de deux trois jours coûteront au pays qui en sera victime, la Belgique semble-t-il en premier, des milliards d’euros.

                  • Hector Hector 13 mars 2015 09:52

                    C’est sur que personne n’en veut du nucléaire. Mais comment se débarrasser des quelques 58 réacteurs et des 20 centrales en activité ?
                    Tout va très bien madame la marquise.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès