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Accueil du site > Actualités > Economie > Emploi : passage par la case chômage, conditions de travail dégradées... (...)

Emploi : passage par la case chômage, conditions de travail dégradées... quelles perspectives ?

Les études et rapports sur le sujet de l’emploi en France se suivent... et se ressemblent à travers le pessimisme général qui s’en dégage et traduit bien celui de la majorité de la population active de ce pays. De ces interrogations, de ces analyses, des pistes pour retrouver une situation de plein emploi sereine et pérenne se profilent timidement, mais, faute de volonté politique, elles ne sont pas prises en compte car elles ne correspondent pas ou peu au « dogme » officiel lorgnant vers un libéralisme « décomplexé » à l’américaine, et les quelques mesures prises, essentiellement au bénéfice du patronat, apparaissent inadaptées voire contre-productives par rapport aux conclusions des études réalisées...

Selon une étude Sofres de juillet 2007, pour 61 % de la population interrogée, les conditions de travail se sont dégradées ; 75 % se plaignent de stress au travail, 54 % de l’incertitude face à leur avenir (peur du chômage), 45 % regrettent un manque de reconnaissance. Bref, le monde du travail n’est plus un lieu d’épanouissement ! Et ce ne sont certainement pas les mesures de dérégulation et d’assouplissement du Code du travail promises par le président Sarkozy qui vont permettre un renversement de cette tendance côté salariés, car ce qui semble déjà le plus pesant pour cette catégorie d’actifs c’est :
- le stress provoqué par les méthodes de management du "toujours plus, toujours plus vite" et de la mise en concurrence permanente ;
- et son corollaire : la crainte de perdre son emploi et surtout de ne pas en retrouver un, dans un pays où le taux de chômage reste élevé, la protection sociale s’affaiblit, et où nombre d’entreprises jouent sur ce tableau pour mettre la pression sur des salariés ou postulants qui finissent par douter de leurs compétences.
Or, les mesures proposées par le gouvernement ne sont que des assouplissements en faveur du patronat : statut des heures supplémentaires, contrat unique, fin annoncée des 35 heures...
... Tout ceci avec en arrière-plan la médiatisation de suicides récents dans des grandes entreprises, dont il semble que nous vivons une véritable épidémie... Voilà qui ne risque pas de remonter le moral des troupes !...
Et sur fond également de craintes de nouvelles baisses du pouvoir d’achat avec les projets de TVA sociale, de franchise médicale, la hausse annoncée des prix du pétrole et de certaines denrées alimentaires à cause du renchérissement des prix des matières premières (céréales et lait notamment), de ceux de l’immobilier qui restent élevés, et indirectement les effets du bouclier fiscal dont il faudra bien compenser les largesses accordées à quelques-uns... N’en jetez plus, la coupe est pleine !
Une étude récente (Cereq) a suivi des jeunes issus de différents milieux, formations, expériences personnelles et familiales, dans le cadre de leur entrée dans le monde du travail.


Cette étude, menée sur du long terme, montre que le rapport au travail et le sens qu’on lui donne, évoluent au fil des expériences professionnelles, des opportunités, réussites ou échecs, qu’il y a interaction entre la sphère professionnelle et personnelle ; mais surtout, ce qu’il en ressort, pour une large proportion de la population étudiée, c’est un sentiment d’usure, de désillusion, de manque de perspectives et de peur en l’avenir (spectre du chômage), qui interviennent relativement rapidement et qui tuent l’audace et le désir d’entreprendre que l’on pourrait espérer trouver chez des jeunes actifs posant un regard neuf sur le monde du travail.
D’une façon générale, on peut dire que la situation du salariat se dégrade depuis quelques années.


Parallèlement à l’affaiblissement des protections sociales, on demande au salarié de développer son autonomie, sa capacité à faire face seul aux aléas de la vie et du monde du travail ; l’individualisme prôné par notre société finit par devenir solitude mortifère dans le sens où les moyens de gérer cette autonomie nouvelle ne sont pas conférés à l’individu.


Ainsi, les organismes chargés du suivi des chômeurs sont passés du rôle d’établissements de "placement", à celui d’"accompagnement" ; devenus moins directifs, ils ne servent plus d’intermédiaire entre offre et demande d’emploi ; ils proposent désormais à la place des bilans de compétence, des ateliers de rédaction de CV ou préparation aux entretiens, des projets de formation... mais sans disposer réellement des budgets nécessaires (... et tout cela étant conseillé, mais sans caractère d’obligation ni réel soutien ou tutorat)...


Le problème de cette mutation dans le suivi du chômage, c’est qu’on ne demande plus de garantie de résultat aux organismes d’Etat qui en sont chargés, cette responsabilité ayant été transférée sur le chômeur (ce qui explique sans doute l’image de profiteur, de « fainéant » et de parasite qu’une partie de l’opinion publique lui prête quand il tarde à "rebondir").


Par ailleurs, la qualité des services apportés est souvent médiocre, voire ils sont inadaptés car tous les chômeurs n’ont pas la capacité de s’autogérer ni d’évoluer en profondeur, ce qui leur est pourtant demandé ; on peut regretter le manque d’efficacité ou d’efficience du personnel de l’ANPE, qui n’a pas non plus été préparé à ces changements, qu’il subit sans bien les maîtriser, plus qu’il n’en fait la promotion (monter un dossier de VAE fin 2004 m’a demandé plus d’efforts et de persévérance, que cette VAE n’en a nécessité pour parvenir à son aboutissement !).
Une des conséquences de ce système, c’est précisément d’entretenir le chômeur dans son doute en ses capacités et son inquiétude face à l’avenir, ce qui ne le met pas en position de force ni de confiance en soi, sentiments nécessaires pour mener à bien une recherche d’emploi. Utiliser une période de chômage pour faire le point sur sa carrière, entreprendre des formations, des remises à niveau ou préparer une reconversion est non seulement très difficile à faire financer, mais demande en plus une grande pugnacité face à des structures d’accompagnement défaillantes ou dépassées. Il faut se déplacer en divers endroits, multiplier les contacts pour obtenir ne serait-ce qu’une information fiable sur ce à quoi on peut légitimement prétendre.


Le chômeur est aussi fragilisé par le système du PARE (Plan d’aide au retour à l’emploi), qui, s’il fige le montant des indemnités chômage durant toute la période d’indemnisation (il n’y a plus de dégressivité), réduit néanmoins celle-ci à 23 mois, sans possibilité de suspension de cette durée pendant une période de formation ; ce qui fait que la durée d’indemnisation est très courte, pour quelqu’un qui souhaite évoluer ou se former pour changer de filière (par exemple préparer un diplôme d’Etat qui nécessitera un ou deux ans d’études).
Passés les 23 mois d’indemnisation du PARE, si le chômeur n’a pas retrouvé d’emploi, il ne touche plus que l’ASS (Allocation de solidarité spécifique) ou le RMI dans le meilleur des cas !


C’est ce qui explique que nombre de chômeurs issus des catégories cadres - professions intermédiaires - employés qualifiés, effrayés par cette perspective de chute vertigineuse dont ils imaginent déjà la destination finale sur les bords du canal Saint-Martin parmi les SDF, choisissent de retourner dans la vie active coûte que coûte et au plus vite, même si pour cela ils doivent emprunter le fameux "descenseur social".

Sortir du chômage : où l’on constate un désajustement de plus en plus courant entre emploi recherché et emploi retrouvé... Illustration tragiquement concrète du descenseur social : le déclassement professionnel ou la mobilité descendante... Ces termes décrivent ce non-choix de chômeurs de plus en plus nombreux, qui, redoutant de ne pas retrouver un emploi et de se retrouver sans ressources, postulent et acceptent des emplois sous-qualifiés par rapport à leur formation ou leur expérience. Fait aggravant, en général, cet emploi retrouvé n’est pas pérenne, s’agissant essentiellement de postes en CDD ou intérim, ce qui multiplie les risques de retour au chômage... Mais dans l’esprit du chômeur cela rend plus acceptable cette situation car elle lui apparaît ponctuelle, réversible. Le danger de cette non-stratégie pensée dans l’urgence, c’est la succession d’emplois précaires, ne permettant pas d’enclencher un processus de mobilité ascendante ; le temps passant, il devient difficile d’obtenir la reconnaissance des qualifications et compétences initiales lorsqu’on postule pour un poste correspondant à son profil réel, non dévalué.
Au final, ce mouvement s’auto-entretient, et le déclassement devient irréversible.
Jusque dans les années 1980/85, le phénomène est rare, mais il tend à se développer depuis les années 1990.

On peut donc dire que l’acceptation d’emplois déclassés n’apparaît pas comme une stratégie efficace de sortie du chômage, qu’elle constitue plutôt un enlisement dans la précarité, aboutit à une perte de ses compétences initiales, à une dégradation de la perception de soi, à une perte de confiance, au fur et à mesure que la personne s’éloigne durablement de son métier de référence. Côté employeur, cette situation pose le problème d’un manque d’adéquation grandissant entre la qualification des emplois à pourvoir (grille des salaires, descriptifs de postes...) et la qualification de la personne recherchée (formation et expérience requises par rapport à l’utilisation réelle des compétences). Sur un marché (tertiaire notamment) où l’offre (demandeurs d’emploi) surabonde, les employeurs vont avoir tendance à demander plus de compétences que nécessaire au nom de la sélection, et à faire jouer la concurrence en termes de salaire revu à la baisse (cela me rappelle le scandale en 2006 autour d’un site internet d’emploi en Allemagne, où les emplois se négociaient aux enchères à l’envers, le poste revenant au moins disant). Actuellement, un chômeur sur deux sort du chômage avant un an, mais plus d’un inscrit au chômage sur deux avait déjà connu un ou des épisodes de chômage dans les trois ans précédant son inscription à l’ANPE.
Et 4 personnes sur 10 s’inscrivent à l’ANPE suite à une fin de CDD ou de contrat d’intérim.
Enfin, 30 % des chômeurs (40 % pour les jeunes) déclarent que l’emploi retrouvé ne correspond pas à ce qu’ils recherchaient.
Pour nombre de ces chômeurs, la priorité a été de sortir du chômage au plus vite, quitte à accepter des conditions d’emploi, de salaire, de statut, de lieu de travail, difficiles ou peu concordantes avec leur parcours.

Découragement ?
Résignation liée au contexte économique ?
Toujours est-il que cette stratégie gomme l’expérience professionnelle en mettant à égalité de conditions d’embauche des séniors expérimentés et des jeunes entrant sur le marché du travail, des diplômés et des non-diplômés ; elle met aussi un frein à toute perspective d’évolution de carrière...

Pour la période 2005/2006, on considère que 18,5 % des sortants de l’ANPE sont professionnellement déclassés, 32 % ayant retrouvé un CDI, contre 59 % étant embauchés en CDD ou en intérim.
Enfin, avec l’ancienneté dans le chômage, on constate que le déclassement progresse.

Globalement, un individu sur cinq connaît au moins un épisode de chômage durant sa carrière ; c’est un chiffre considérable.
Même si l’on sait que l’évolution de la situation économique a banalisé et multiplié les risques de passage par le chômage durant une carrière, il faut que cet épisode soit le plus court possible et cesse de constituer dans les faits une rupture lourde de conséquences dans les trajectoires professionnelles.

La majorité des créations d’emploi est actuellement constituée par celle de postes non qualifiés et avec des conditions de travail contraignantes (temps partiels, horaires décalés...) ; ce sont des postes qui présentent peu de perspectives d’évolution de carrière (ex : emplois dans l’hôtellerie et la restauration, ou services aux personnes). Il est donc difficile de fidéliser des salariés sur ces profils, ce qui explique le recours massif à l’intérim. Pour une personne prise dans cet engrenage qui consiste à enchaîner sur du court terme des postes sous-qualifiés, dans des conditions difficiles, avec des salaires et des fonctions dévalorisées, il devient de plus en plus dur d’inverser la tendance et cette situation tend à l’irréversibilité.

Pour espérer retrouver une vision positive de la "valeur travail" dans ce pays, et contrecarrer le mouvement actuel de mobilité descendante et d’enlisement dans le chômage de longue durée, il faut donc se poser la question de la place du travail dans l’esprit de la population active, sa vision du monde du travail, ses attentes, ses craintes... et engager une réhabilitation en profondeur du système tendant vers plus de sécurité pour les travailleurs, plus de possibilités pour continuer à se former en cours de carrière ou faciliter les « passerelles » entre filières professionnelles, tout en restant suffisamment flexible et attractif pour les employeurs.


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37 réactions à cet article    


  • finael finael 7 août 2007 13:24

    Excellent article.

    Il est à vraindre que la situation empire : Alors que la psychologie et la sociologie tendent à montrer que l’emploi pérenne au sens de position géographique et emploi dans la même société est un besoin fondamental de l’être humain, il est en contradiction avec les tendances actuelles mettant l’accent sur une « mobilité » déstabilisante.

    D’autre part votre description du « descenceur social » est profondément réaliste.


    • La mouche du coche La mouche du coche 7 août 2007 13:29

      à quoi sert cet article ? smiley


    • cza93 cza93 7 août 2007 13:38

      c’est la première partie (descriptif) de l’article ; la suite est en cours de rédaction et de collection des sources.


    • cza93 cza93 7 août 2007 13:47

      Finael, même si je suis un peu plus jeune, nous avons tous les 2 des parcours fracturés et atypiques si j’en juge par ta fiche, donc cette analyse brute - qui intègre des éléments de mon expérience (je ne suis pas salariée du PS ni fonctionnaire comme l’écrit Lerma), te touche pour les mêmes raisons ... Maintenant ce n’est pas tout de dénoncer la situation actuelle, il faut être force de proposition, réfléchir pour dépasser cela ... A suivre ... bientot suite et fin de cet article !! j’y bosse ! smiley)


    • gutend 12 août 2007 12:20

      Apprends a lire !!! Et tu finiras par comprendre pourquoi il ne faut plus ecouter les medias sans reflechir... Cela t’aurait permis de ne pas voter a plus de 54% pour une personne qui ne compte que ses propres interets et ce fout eperdument de la france et des francais... les plus a plaindre sont les francais qui n’ont pas voté pour ce clown !


    • tvargentine.com lerma 7 août 2007 13:27

      Décidement,les militants-fonctionnaires du PS savent écrire ,écrire,écrire..mais ne savent pas faire un travail de reflexion pour exiger des comptes à une direction qui à pratiqué un suicide collectif sur un Parti.

      Avant de nous donner des cours,commencez par demander des comptes à votre « Ségolène » qui à détruit à elle seule la gauche,dabord au 1er tour avec le vote util et ensuite avec ses écarts de conduite idéologique avec F Bayrou avant le 2eme tour.

      Mais,ce que nous pourrons retenir de Ségolène Royal c’est sa grande frustration de ne pas avoir été prise au sérieux par les électeurs de gauche et qui n’ont pas été voté pour elle (dont je faisais parti) et de ne pas accepter l’esprit de contradiction.

      Elle aura,avec sa cour, diffusée un message de haine avec le TSS et démontré sa mauvaise fois après l’élection en expliquant qu’elle ne croyait pas à « son programme ».

      Une démonstration de plus,qu’elle réglait ses comptes avec son mari.

      Voila,aujourd’hui résumé le PS !

      Franchement c’est une véritable faillite idéologique et une trahison supplémentaire pour les électeurs de gauche du 2eme qui n’avait pas compris son jeu.

      Il vaut mieux 10 ans de gourvernement d’ouverture avec le président Nicolas Sarkozy que 5 ans de « socialistes » au pouvoir,car généralement la situation des français se dégradent.

      Vous ne représentez plus rien aujourd’hui


      • cniko 7 août 2007 15:00

        Bravo pour cet article bien documenté, structuré et clair.

        Par l’expérience d’une proche, j’ai put constater que l’ANPE ne proposait pas un service efficace et qu’avant de s’en prendre aux chômeurs il faut peut être avant tout penser à mettre à leur dispositions de véritables outils et méthodes pour rebondir. Pour en revenir à l’exemple dont je parlais, l’NAPE propose une formation à la recherche d’emploi. Premier épisode, l’adresse donnée n’existe pas. Le rendez-vous n’ayant put avoir lieu, l’ANPE inflige une sanction... Si si ; après moulte tractations, la saction est annulée et une nouvelle formation organisée. La formation en groupe permet alors de savior où indiquer son nom sur le CV... avec une formatrice plus que mauvaise, démotivée et démotivante. Ma cousine n’a rien appris ici. Quelques semaiens plus tard, proposition de travail, payer moins cher que ses allocations chômages et à 1h30 voir 2h de transports de son domicile.

        Le premier chantier me semble bien la refondation des méthodes et des outils de l’ANPE avant de tapper sur ces « feignants » de chômeurs.

        @ Lerma Pourriez-vous m’expliquer ce que les élections présidentielles ont à voire avec le fait que l’ANPE ne soit pas adaptée aux réalités actuelles et qu’il soit difficile pour certaines catégories de retrouver du travail. Un défi Lerma : écrire un post sans « Sarko » dedans. Et encore je vous demande même pas un post en relation avec le sujet (pour une fois). Juste deux phrases de suite sans Sarkolatrie.


      • Karibou 7 août 2007 15:41

        en fait lerma je ne vois pas ce que vous faites encore sur agoravox, puisque d’aprés vos « commentaires » et « argumentaires » (lol), il n’y a que des socialistes, bobo(apparement votre pire insulte), fonctionnaire, prof.... surtout si pour au bout du compte ne faire que des commentaires HS, qui n’ont aucun rapport de prés ou de loin avec le sujet de l’article. sur certain forum cela s’appelle du flood (remplissage en francais), sur d’autre on n’ose appeller cela pollution.

        je sais pas quel est votre « metier » mais a mon avis vous perdez votre temps ici.


      • Gilles Gilles 8 août 2007 09:36

        Lerma n’a pas de métier. Il passe son temps à écrire des conneries sur les socialo et insulter les gens de fonctionnaire.

        Comment quelqu’un qui réagit quasiment en premier à presque tous les articles pourrait-il avoir du temps pour autre chose ? A moins qu’il ne glandouille dans une planque de fonctionnaire smiley ?

        Enfin, il pourrait nous écrire quelques articles de temps en temps qyuie l’on analyse sa pensée


      • Barbathoustra Barbathoustra 11 août 2007 15:10

        « mais ne savent pas faire un travail de reflexion pour exiger des comptes à une direction qui à pratiqué un suicide collectif sur un Parti. »

        — >

        Le pire, c’est que le jour ou les racailles qu’ils défendent se retourneront contre eux, eux qui déjà s’offusquent de voir que les immigrès qu’ils ont jadis défendus votent aujourd’hui UMP, ils n’auront toujours pas compris ...


      • chefdedieu 7 août 2007 15:55

        Trés bon article , clair et structuré. Merci


        • desperado 7 août 2007 18:36

          Le triste constat de cet article me semble appeler quelques commentaires sans doute triviaux, mais nécessaires et qu’il convient d’apréhender simplement comme un peu de poil à gratter jeté dans le débat...

          - Le travail n’est pas fondamentalement un outil d’épanouissement social, mais un moyen de gagner sa vie.

          - A partir de là, le choix, dès l’orientation, entre une formation qui me plait ou une qui a les meilleures chances (ou les moins mauvaises) de me procurer un emploi, induit une part de responsabilité personnelle sur la suite des évènements.

          - Il est évident que les recrutements opérés par les employeurs s’opèrent de plus en plus sur des profils psycologiques (autonomie, souplesse etc.) que sur des cursus antérieurs.

          - Il ya belle lurette que l’ANPE ne fait plus que de la figuration (cf la litote de l’article « accompagnement au lieu de placement »). C’est d’ailleurs très dommage au vu des qualités individuelles de nombre d’intervenants de l’agence, j’en connais personnellement deux, également désabusés. Cet organisme a été complètement dévoyé de sa fonction en devenant une officine d’application de politiques gouvernementales plus ou moins bien inspirées...

          - Essayer d’aider le solutionnement des emplois les moins qualifiés pourrait entre choses consister à ouvrir la fonction publique à ceux-ci. Il parait qu’actuellement pour devenir facteur il faut un niveau de licence. Cherchez l’erreur...

          - La conclusion de l’article : « engager une réhabilitation en profondeur du système tendant vers plus de sécurité pour les travailleurs, plus de possibilités pour continuer à se former en cours de carrière ou faciliter les « passerelles » entre filières professionnelles, tout en restant suffisamment flexible et attractif pour les employeurs » n’est pas cohérente car tout ce qui sera « flexible et attractif » pour les employeurs ne peut pas participer à la sécurité (au sens pérenne je pense) des travailleurs...


          • nipalm nipalm 7 août 2007 19:37

            A Desperado

            Je trouve que la responsabilité personnelle à l’orientation a bon dos car le français lambda effectue ce choix en fin de 3me, c’est à dire à environ 15 ans, sauf pour les personnes mieux « intégrées » (je voulais mettre « docile » mais c’est pas tout à fait vrai) qui le font après le bac. Graver dans la roche les choix que font les individus « déraisonnables » (car ils ne travail « pas assez » à l’école) durant leur adolescence, alors que la pluspart aurai fait d’autre choix à 18-19 ans, me parais plus une méthode pour justifier les inégalités qu’une mesure destinée à permette à chacun de concilier sa future vie professionnelle et ses ambitions personnelle.


          • desperado 7 août 2007 21:22

            A Nipal

            Je suis tout à fait d’accord sur ta remarque, étant précisé que dans l’esprit je faisais allusion à des bacheliers. En ce qui concerne l’orientation en fin de 3e, mon expérience personnelle me pousserait à dire que l’orientation est en définitive opérée par l’éducation nationale, corps sans contexte de grande qualité intrinsèque, mais dont le discernement, le sens des réalités sociales, et a fortiori économiques (discipline qu’ils amalgament souvent à la politique) ne sont pas forcément les qualités cardinales...

            Cdt


          • cza93 cza93 7 août 2007 22:24

            @Desperado,

            alors disons qu’il faut réapprendre le dialogue entre patronat et salariat, car aujourd’hui chacun est campé sur ses positions et tient l’autre pour son ennemi et la source de tous ses soucis, alors que l’un n’est rien sans l’autre, qu’ils ne peuvent exister qu’ensemble ...

            A partir du moment où ce respect et cette confiance mutuelle ressurgiront, ce sera déjà un net progrès, une bonne base. Cela a été complètement cassé au niveau notamment des PME, PMI et TPE, or ce sont les entreprises qui créent le plus d’emploi en France. Par ailleurs, il faut que le partage des richesses soit plus équitable dans ce pays, qui n’a jamais été aussi riche ; et cette répartition plus équitable passe forcément par une revalorisation des bas et moyens salaires (ce qui relancera la consommation, au passage ...).

            La flexibilité et la sécurité, à partir du moment où la confiance réciproque sera restaurée, je ne pense pas que cela soit un réel problème à mettre en place car nous avons tout le matériel législatif existant, à peu de choses près ...Et il ne sera pas nécessaire de casser les 35heures, juste de les adapter dans les secteurs où cela est nécessaire (c’est un sujet que je compte aborder dans la 2e partie de cet article).

            Je pense néanmoins qu’il faudrait revaloriser et redonner son rôle à l’Inspection du Travail, car avec le conseil des prud’hommes ce sont 2 organes essentiels mais mal utilisés et mis en valeur. Pourquoi pas ne pas favoriser le syndicalisme de masse comme dans les pays nordiques ? Finalement, l’essentiel c’est de pouvoir communiquer pour pouvoir avancer ...

            Je ne suis pas Ségoléniste dans l’âme, mais je pense que l’idée du Pacte de campagne de S. Royal, qui consistait à proposer de « développer la négociation collective » en convoquant à la table des négociations tous les acteurs pro. pour rediscuter les accords de branche un à un et l’application des 35H, était plutôt une bonne idée ...


          • desperado 7 août 2007 23:19

            Le discours :

            « Je les paie bien assez pour ce qu’ils font » et « On travaille bien assez pour ce qu’il nous paie » est en effet symptomatique du climat délétère qui prévaut dans bon nombre d’entreprises.

            Mais la revalorisation des salaires pose directement le problème de la compétitivité des PME, dont il faut bien se garder d’amalgamer le niveau de profit à celui des grandes entreprises. C’est pourquoi je considère que les dispositions sur les heures supplémentaires du paquet fiscal constituent le seul point du dispositif dont on peut espérer des retombées positives. Nous verrons bien l’impact d’ici quelques mois.

            Une représentation syndicale structurée au sein des PME serait effectivement une chose excellente si les organisations syndicales arrivaient à se réformer en défendant l’intérêt collectif plutôt que les positions corporatistes et iniques qu’elles essaient de préserver depuis trop longtemps (avec de moins en moins de succès d’ailleurs, ce qui devrait peut-être nous inciter à l’optimisme).

            Les prud’hommes contituent en effet une institution paritaire sympathique, efficiente et qui sait de quoi elle parle, contrairement à certaines autres instances judiciaires. Mais j’avoue que je ne vois pas trop en quoi ils peuvent contribuer à l’amélioration de la situation actuelle.

            Je suis en revanche très réservé sur l’inspection du travail, organisme étatique ultra politisé, à la notable exeption de leur action sur le travail au noir au titre duquel leurs moyens devraient être étendus.

            Je crois également qu’une refonte globale du droit du travail devrait être opérée au plus tôt. Nous sommes en effet en présence d’un fatras juridique résultant de l’empilement depuis des décennies de dispostions réglementaires et de décisions de jurisprudence (D’après un mien ami avocat 400 pages supplémentaires chaque année). Cette situation est certainement pour beaucoup de petites entreprises générateur de fortes réticences à l’emploi et à l’évolution des salariés.

            Cdt


          • Bof 15 août 2007 16:03

            àcza93 : Votre raisonnement est clair ,pourtant une phrase vient : « Par ailleurs, il faut que le partage des richesses soit plus équitable dans ce pays, qui n’a jamais été aussi riche ; » comment arriver à penser que la France ruinée comme l’a clamé Monsieur Hollande ’ pays sans le sous’ est riche ? à moins que l’on soit riche de dette ? un article a très bien montré que les « fonds vautours » commencent à roder avec le FMI. Nos industries ont été égarées comme Elf, sanofi qui en 1981 était le 1er laboratoire mondial en invention et en fabrication ,et surtout « mon » usinor est parti vers l’Inde avant certainement d’être détruit par les systèmes bancaires...De plus, seulement 30% des actions de nos sociétés appartiennent à des Français...Pour rembourser nous devons trouver une nouvelle façon de créer des richesses et on ne voit rien venir et le mois de septembre approche sans que rien ne soit trouvé.Pourtant, il semble bien y avoir une vue commune au sujet de la grande difficulté qui arrive en septembre. Quand un pays commence à être dirigé mois par mois , c’est bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas.


          • karg se 7 août 2007 19:19

            Très bon article, c’est dommage que ces discours sur la détresse de chômeurs arrivent après les élections. Ca fait peur tous ça, moi je me lance fin septembre sur le marché du travail, j’ai beau sortir d’une « grande école » qui arrivent à caser la plupart de ses élèves assez vite je suis pas totalement rassuré.


            • karg se 7 août 2007 19:25

              @ l’auteur : pouvez vous remplacer durable par soutenable dans votre signature, l’expression d’origine est « sustainable » ce traduit mieux par soutenable.


            • Fred 8 août 2007 12:59

              Si votre ecole est une des plus grandes, vous ne devriez pas avoir trop de difficultes tant la societe francaise est elitiste et les entreprises bien noyautees par les differentes ecoles. Vous auriez fait un doctorat ou un mastere, cela aurait ete different. Bon courage en tout cas pour votre recherche d’emploi.


            • karg se 8 août 2007 23:47

              Merci pour ceux qui on voté négatif pour ma précision sur le développement soutenable. Pour vous expliquer la chose de façon directe, on peut très bien faire des choses qui durent (notion temporel indéfini, chacun peu décider de quel durée il s’agit) mais elles sont pas forcément soutenable (notion intemporel, l’action présente peut être maintenu indéfiniment sans altérer l’environnement)


            • Bof 15 août 2007 16:08

              @ karg se : sortant d’une grande école, il serait préférable de penser à « servir » plutôt qu’à « se servir » , Non ? c’est un propos qui est certes préférable à de nombreux autres qui prouvent que ces êtres vont essayer « d’asservir ».


            • Gilles Gilles 8 août 2007 09:45

              Personnellement je retrouverais plus facilement du boulot, si les employeurs osaient recruter des gens sur leur potentiel plutôt que prioritairement sur leurs diplômes obtenus 15 ans auparavant. S’ils osaient aussi les former eux même à leur métier plutôt que d’attendre que se soit l’Education nationale qui fasse tout le boulot. En somme, un peu comme au Royaume uni (où j’ai vécu), pays où les diplômes vous ouvrent de multiples portes, souvent peu directement en rapport avec le type de formation.

              D’où l’importance des passerelles professionnelles, seules à même de faciliter la reconversion des salariés.


              • Fred 8 août 2007 13:02

                "Personnellement je retrouverais plus facilement du boulot, si les employeurs osaient recruter des gens sur leur potentiel plutôt que prioritairement sur leurs diplômes obtenus 15 ans auparavant. S’ils osaient aussi les former eux même à leur métier plutôt que d’attendre que se soit l’Education nationale qui fasse tout le boulot. En somme, un peu comme au Royaume uni (où j’ai vécu), pays où les diplômes vous ouvrent de multiples portes, souvent peu directement en rapport avec le type de formation.

                D’où l’importance des passerelles professionnelles, seules à même de faciliter la reconversion des salariés."

                Le marche du travail est tellement rigide en France que les diplomes sont la seule chose que les employeurs ont trouve pour evaluer les gens. C’est pour ca que je suis pour un contrat de travail unique avec beaucoup plus de facilite pour licencier.


              • cza93 cza93 8 août 2007 14:27

                @ Fred :

                Votre logique m’échappe ... Vous écrivez : « Le marche du travail est tellement rigide en France que les diplomes sont la seule chose que les employeurs ont trouve pour evaluer les gens. C’est pour ca que je suis pour un contrat de travail unique avec beaucoup plus de facilite pour licencier. » En quoi faciliter les licenciements va remédier à un mode de sélection défaillant ou inapproprié de la parts des recruteurs ? C’est tout bonnement banaliser l’idée du salarié utilisable et jetable à merci votre idée ! Il serait plus logique de faire évoluer les méthodes et critères de recrutement en revalorisant la personne et son expérience professionnelle plutôt que de se contenter de considérer son niveau d’études, les écoles qu’elle a fréquentées et ses diplomes (car pour les fonctions commerciales par exemple, ce n’est pas tout d’être diplomé, la valeur du diplome dépend aussi de l’école de commerce -privée et donc hors de prix - où on l’a préparé !!! de mieux en mieux !!!)


              • Fred 8 août 2007 15:27

                "@ Fred :

                Votre logique m’échappe ... Vous écrivez : « Le marche du travail est tellement rigide en France que les diplomes sont la seule chose que les employeurs ont trouve pour evaluer les gens. C’est pour ca que je suis pour un contrat de travail unique avec beaucoup plus de facilite pour licencier. » En quoi faciliter les licenciements va remédier à un mode de sélection défaillant ou inapproprié de la parts des recruteurs ? C’est tout bonnement banaliser l’idée du salarié utilisable et jetable à merci votre idée ! Il serait plus logique de faire évoluer les méthodes et critères de recrutement en revalorisant la personne et son expérience professionnelle plutôt que de se contenter de considérer son niveau d’études, les écoles qu’elle a fréquentées et ses diplomes (car pour les fonctions commerciales par exemple, ce n’est pas tout d’être diplomé, la valeur du diplome dépend aussi de l’école de commerce -privée et donc hors de prix - où on l’a préparé !!! de mieux en mieux !!!)"

                Je prends l’exemple des US ou j’ai travaille. Vu que tout le monde est virable, les patrons osent donner leur chance a des gens qui n’ont pas forcemment les bons diplomes car ils savent que si la personne ne convient pas ils pourront s’en separer. En France, c’est la crainte des prudhommes et autres problemes. Bien sur, un marche plus libre peut aussi donner plus d’abus.


              • karg se 8 août 2007 23:59

                Il y a quand même de période d’essai et des moyens de virer les gens, je suis pas d’accord avec votre analyse, je pense que c’est un problème culturel plus profond, qui touche notamment ceux qui sortent des universités. Le double système grandes écoles / universités est une calamité. J’ai fait pas spécialisation avec des masters, ils étaient bons et motivés, rien à redire, si ils trouvent pas de boulot aussi vite que les ingénieurs c’est lamentable, et c’est à cause de ce double système qui exclu les universités, et en conséquence les classes modestes qui n’ont pas le réflex prépa (je suis passé par un concours secondaire)


              • Fred 9 août 2007 08:49

                « l y a quand même de période d’essai et des moyens de virer les gens, je suis pas d’accord avec votre analyse, je pense que c’est un problème culturel plus profond, qui touche notamment ceux qui sortent des universités. Le double système grandes écoles / universités est une calamité. J’ai fait pas spécialisation avec des masters, ils étaient bons et motivés, rien à redire, si ils trouvent pas de boulot aussi vite que les ingénieurs c’est lamentable, et c’est à cause de ce double système qui exclu les universités, et en conséquence les classes modestes qui n’ont pas le réflex prépa (je suis passé par un concours secondaire) »

                La periode d’essai ne dure pas tres longtemps. Apres effectivement on peut virer mais certains employes vous trainent aux prudhommes, meme si ce n’est pas la majorite le risque est loin d’etre nul. Une startup cree a partir de ma boite vient de virer un commercial qui n’avait pas vendu un seul produit apres 2 ans alors que les ingenieurs en vendaient 3 a l’annee. Il a ete licencie et il est maintenant aux prudhommes, meme si la boite gagne c’est du temps donc de l’argent passe a essayer de regler cette affaire.

                Apres je suis d’accord sur la dualite universite-ecole d’autant que les grandes ecoles recoivent plus de financement par eleve.

                Un autre probleme lie aux grandes ecoles est la difference de salaire a travail equivalent. Pourtant on me demande de faire exactement la meme chose que mes collegues de grandes ecole voir plus car j’ai une experience internationale. C’est debile ces histoires de grilles, il est quasiment impossible pour quelqu’un qui a fait la fac de rattraper quelqu’un qui a fait une ecole. Le choix fait a 18 ans d’entrer en prepa ou non se repercute sur toute la vie.


              • max l'économiste max l’économiste 8 août 2007 16:28

                @Pallas

                Ben oui ma bonne femme, si on n’oblige pas ses feignants à trouver du travail ils ne feront pas. A de mon temps c’était différent, les gens voulaient travailler c’est pas comme maintenant avec les 35 heures/fonctionnaires/immigrés/socialos-bolcheviques/mai68/droits de l’hommistes/etc...

                Sérieusement, tu penses à ce que tu dis ? Affirmer que les chômeurs sont des glandus c’est un peu juste pour expliquer le chômage de masse en France (et en Europe). Au plus fort des trentes glorieuses, les chômeurs français ne remplissaient même pas un stade de football, aujourd’hui même les jeunes ayant fait des études supérieures ne sont pas surs de trouver un travail.

                Inverser la causalité et la responsabilité du chômage en culpabilisant les victimes de « ce fléau » comme tu le fait est détestable. Dans l’énorme majorité des cas, le chômage est involontaire. On pourrait l’expliquer par une croissance du PIB hératique (en France on estime qu’il faut une croissance de 3% pour que des emplois durables soient créés) et par un très faible « investissement » public, la France étant le pays en Europe dépensant le moins par chômeur (faîtes la comparaison avec le Danemark ou la Suède).


                • Barbathoustra Barbathoustra 11 août 2007 15:24

                  Fainéant ? Voilà un concept qui mériterait d’être creusé un peu plus psychologiquement parlant ; sous peine de penser que celui qui se plait à utiliser ce terme ne fait en réalité que renvoyer à sa propre fainéantise. Comme dirait l’autre « ce sont les connaiseurs qui en parlent le mieux ».


                • karg se 11 août 2007 17:26

                  Toute à fait, je connais des chômeurs, qui travaillent au noir, vivent chez leurs parents, et qui réclament le RMI, et qui font des grands discours sur les chômeurs qui veulent pas travailler...


                • Barbathoustra Barbathoustra 11 août 2007 16:42

                  l’individualisme prôné par notre société finit par devenir solitude mortifère dans le sens où les moyens de gérer cette autonomie nouvelle ne sont pas conférés à l’individu.

                  — >

                  C’est ici que se situe votre erreur à mon avis. Le travail de masse n’est pas individualiste puisqu’il est au contraire largement impersonnel et nuit de manière considérable au developpement et à l’épanouissement de l’individu(el). Le malaise ouvrier ne viens pas d’ailleurs. Et les libéraux qui encouragent et organisent cette exploitation de la main d’oeuvre abondante sont au contraire tout sauf des individualistes ! En fait d’individualisme, eux ne voient que leurs propres interêts et épanouissement personnel. Dois-je en dire d’avantage ? Votre erreur serait donc de chercher à maintenir ce travail de masse sous perfusion. Il tend à disparaitre parait il ? Mais tant mieux ! Qu’il crève !


                  • Bof 14 août 2007 09:38

                    Les conditions de travail sont devenues ce qu’elles sont suite au passage de ministres qui se sont faits « guidés » par des fonctionnaires qui se sont pris pour de grands patrons. Mais la possession d’une grande intelligence est bien loin d’être suffisante pour la vision à long terme qu’ exige tout pouvoir. Il faut quand même prendre acte des découvertes que la médecine fait. Un petit cerveau est compatible avec la vie. La blague vers les fonctionnaires ainsi qu’un humour douteux cachent un fait primordial que mon prof. d’histoire a révélé par exemple avec le redressement de la France sous Richelieu. Ce redressement a été reconnu environ 50 ans après sa mort. Richelieu possédait cette vision à long terme dont je voudrais décrire l’importance et qui peut être expliquée par la vie intellectuelle de ce fonctionnaire Français ; La médecine a encore de grandes découvertes à faire comme semble le prouver le cnrs avec « ses trous du temps » qui est une théorie qui prouve la possibilité humaine d’accéder , pour certains humains, à une connaissance lointaine compatible avec la « vision à long terme » . Des êtres humains « ministres » ont confisqué par « fierté » le pouvoir et ont voulu marquer leur passage et bien ce passage est « marqué » et même Madame Royal voulait changer la loi sur les 35 heures . Ces lois sur le travail sont stupides et même dégueulasses pour de nombreux travailleurs surtout chez ceux qui nourrissent la France. Pour les travailleurs dont la tâche peut être disons reportée à beaucoup plus tard ,donc qui sont dans certains bureaux , la loi semble bien adaptée puisque rien en France ne serait modifié si leur travail n’était pas fait.


                    • Cadre Modele 19 août 2007 15:25

                      Article qui a une belle construction logique. Je vous pose juste quelques questions : L’intérim est présenté comme un pis-aller, les intérimaires interrogées sont satisfaits de ce mode de vie (Cf Regard sur l’intérim http://interim.over-blog.com/article-2426958.html) Tout le monde souhaite-t-il un CDI ?

                      Effectivement, la mobilité est incontournable, j’ai toujours considéré les voyages comme enrichissants.

                      Des modes vies différents peuvent coexister.


                      • cza93 cza93 19 août 2007 23:17

                        je vous renvoie à la 2e partie de cet article ; j’y explique que malheureusement, l’interim n’est pas toujours un choix mais une alternative au chômage qui finit par être un outil de déclassement et indirectement de précarisation, car il devient comme une sorte d’engrenage surtout pour les catégories cadres et professions intermédiaires : on accepte des missions alimentaires sous qualifiées pour payer ses factures et en se disant que ce n’est pas grave car c’est juste une situation ponctuelle, mais à l’issue de ladite mission, pas de CDI en vue et donc on replonge dans l’interim pour les mêmes motifs, etc etc. Et ainsi on finit par dévaloriser son expérience initiale, son CV, son parcours ...


                      • libegafra 27 août 2007 22:30

                        Très bon article. Alors, quelle est la solution pour s’en tirer ? Je propose : Trouver un équilibre entre sa vie professionnelle, amicale, sentimentale, et ses activités extra-professionnelles (loisirs, culture...). Y’a pas que le boulot dans la vie ! Et puis, il faut, à mon avis, s’y retrouver dans ce qu’on fait, même si on travaille à la chaîne ou chez Mc Do. Y’a toujours des moments dans la journée où on peut déconner avec les collègues ! Je sais, c’est pas gagné, mais... Et vous, vous avez des idées ?


                        • cza93 cza93 28 août 2007 15:19

                          @libegafra oui, oui, oui ... à toutes vos idées ; oui il faut (re)trouver un équilibre entre vie perso, vie sociale et vie professionnelle ; ce n’est pas facile mais là réside sans doute une des clefs de la réconciliation entre l’homme et son environnement, une sortie possible de cette société de consommation et d’hyperproductivisme qui a perdu tout sens de l’avenir et qui se saborde toute seule. c’est sans doute totalement utopiste, mais je pense que nous devons apprendre à raisonner en citoyen du monde (think globaly, act localy), à réfléchir à l’impact de nos gestes, de nos choix ; je lis beaucoup de choses sur la décroissance et tous les courants de pensée qui sont proches de ce concept (Latouche, Partant, Ariès, Illitch, Redoux ....), et j’avoue que c’est quelque chose qui me parle, qui m’apparait sensé ... qui sera difficile à faire intégrer dans des mentalités imbibées par les idées de croissance, mais si c’était là notre seule issue ? un retour à la simplicité, au raisonnable, à la modestie, tout le contraire de notre société de « m’as-tu-vu » !!! smiley

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