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Accueil du site > Actualités > Economie > EMR - Écart maximum de revenus

EMR - Écart maximum de revenus

La grande préoccupation des Français est leur pouvoir d’achat. La solution proposée est l’EMR : un nouveau système de répartition des revenus (distribution des bénéfices d’une entreprise).
Le but de cette solution est de résoudre de nombreux problèmes en France : le pouvoir d’achat et tout ce qui en découle (le train de vie des Français en général), la motivation et l’efficacité des salariés dans leur travail…

EMR, que signifie donc ces trois lettres ?
Écart maximum de revenus : dans chaque entreprise française (efficacité accrue si l’EMR est appliqué au niveau européen), il s’agit de mettre en place un écart maximum entre le revenu le plus haut et celui le plus bas dans une entreprise.

Détails de l’EMR

Il y a quelques années, la France a créé le Smic (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) afin que les personnes qui travaillent, puissent subvenir à leurs besoins vitaux (logement, nourriture, déplacements, loisirs). Aujourd’hui, il est constaté que la grande majorité des salariés (ouvriers, techniciens, cadres, ingénieurs…) d’une entreprise qui fait des bénéfices importants sont payés au Smic ou à peine plus (calculs effectués à partir du taux horaire).

Le taux horaire est un calcul qui tient compte du salaire mensuel par rapport au nombre d’heures travaillées. Exemple le taux horaire pour un salaire mensuel net de 2 500 € en effectuant 45 heures par semaine est de 13,88 € de l’heure. Le taux horaire pour un salaire mensuel net de 1 500 € en effectuant 35 heures par semaine est de 10,71 € de l’heure. Et vous, quel est votre taux horaire ?

Pendant ce temps, les dirigeants des grandes entreprises du CAC40 gagnent des salaires surdimensionnés (voir l’article sur l’évolution du pouvoir d’achat).

L’EMR (Écart maximum de revenus) permet à chaque entrepreneur de bien gagner sa vie, en créant une entreprise rentable, tout en faisant en sorte qu’une partie des bénéfices soient redistribués aux salariés.

Concrètement, il faut admettre un écart maximum entre le revenu le plus bas et celui le plus haut dans une entreprise quelconque. Admettons un écart de 30 000 €, ce qui signifie que, dans une entreprise, le salaire maximum du dirigeant serait de 30 000 € mensuel net si le salaire le plus bas de l’entreprise est le Smic.

Un salaire mensuel net de 30 000 € permet de vivre très confortablement, pour un entrepreneur ayant du talent, de l’intelligence, des idées novatrices…

L’entreprise effectue des bénéfices records (un des produits a un succès inattendu), le dirigeant souhaite augmenter son salaire au-dessus de 30 000 € mensuel. Il lui suffit simplement d’augmenter le salaire le plus bas de ses salariés. Afin que l’écart entre le salaire le plus faible de l’entreprise et le salaire le plus haut soit toujours identique, c’est-à-dire 30 000 €.

Par exemple, l’employeur souhaite augmenter son salaire mensuel à 32 000 € (les bénéfices de son entreprise le lui permettent), il devra faire en sorte que ses employés en profitent (ils participent également à la rentabilité de l’entreprise par leur travail). C’est-à-dire que le salaire mensuel le plus faible devra être égal à 32 000 € moins l’EMR (30 000 €) soit 2 000 € net mensuel.

Puis l’entreprise a une passe difficile, les bénéfices diminuent. Donc l’employeur doit diminuer son salaire. Il aura également la possibilité de diminuer le revenu de ses employés en fonction de son salaire, pour toujours respecter l’EMR de 30 000 € entre le salaire le plus haut et le plus bas.

Conclusion

Cette solution permet aux entrepreneurs d’être motivés car ils ont la possibilité d’augmenter leur salaire mensuel. Elle est aussi flexible concernant le salaire des employés, car celui-ci est désormais intimement lié aux bénéfices de l’entreprise.

Et par la même occasion d’augmenter le pouvoir d’achat des citoyens français. En effet, l’économie française va plutôt bien pour une minorité (voir l’article sur l’évolution du pouvoir d’achat), c’est juste un problème de répartition des gains. Le tout, sans modifier la durée hebdomadaire légale de travail (35 heures).

D’un autre côté, les salariés de l’entreprise sont motivés dans leur travail, car ils ont la certitude qu’ils profiteront d’une partie des bénéfices effectuées par l’entreprise grâce à l’EMR.

Votre contribution

Et vous qu’en pensez-vous ?

L’EMR proposé est-il trop élevé, trop faible ou correct ? Apporterez-vous des évolutions ?

Ou carrément une autre solution « intelligente et réfléchie » pouvant réellement résoudre une partie des problèmes actuels ?

Compléments de l’article

Les revenus annuels des grands patrons français : voir leurs revenus

Une autre idée proche de l’EMR : Éventail maximum des revenus


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49 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 11 août 2008 13:51

    Vouloir diminuer l’écart maximum entre les revenus me semble une bonne chose ; d’autant que cet écart ne cesse de s’aggrandir, en France, en Europe et dans le monde : En 2006, la part dans le revenu total des 20% de la population mondiale aux revenus les plus faibles est d’environ 1,5 %. En parallèle, les 500 personnes aux revenus les plus élevés ont un revenu de 100 milliards de dollars, équivalent aux revenus des 416 millions de personnes aux revenus les plus faibles.Les 2,5 milliards d’individus vivant avec moins de 2 dollars par jour, soit 40 % de la population mondiale, représentent 5 % du revenu mondial

    Mais vouloir fixer cet écart par un chiffre est une totale aberration : d’un pays à l’autre, ça ne veut plus rien dire.
    Si l’on doit le fixer, ce ne peut être que par un rapport : par exemple de 1 à 30 maximum.
    Mais de quel "revenu" parle-t-on ? Des salaires ? Des revenus de biens (immobiliers ou autres) ?
    Des revenus de la spéculation ?
    Donc, je pense qu’il faut en rester aux salaires, et fixer un rapport maximum.
    Pour le reste, une taxe progressive sur tous les revenus de l’argent (notamment spéculatif) me semble être la seule solution




    • Rage Rage 11 août 2008 16:53

      Bonjour,

      L’idée est intéressante sur le fond : elle mérite d’être sans doute précisée et approfondie.

      Je m’explique.
      Déjà il faut savoir si un "écart type" est la meilleure solution. Ne peut-on pas envisager un coefficient (x3, x10 ou autres) et même apporter à ce coefficient des "primes" suivant le nombre d’employés, la rémunération moyenne/médiane de l’entreprise, voire même encore un ratio entre le salaire le plus élevé et la moyenne de 25% les plus bas ?

      Bref, on peut imaginer cela. Faut-il encore que le salaire constitue la "grande part" de la rémunération.

      Dire à un patron : pas possible de vous augmenter au delà d’un seuil, c’est déjà très fort. Lui dire de le faire suivant la hausse des salaires les plus bas : c’est un beau défi politique.

      Par contre, il faut éviter les "feintes" du type : salaire du chef bas, donc SMIC pour tous mais stock options, participations et autres à 100% dans la poche des dirigeants.

      Je pense surtout qu’il est grand temps de rétablir une "pyramide logique" des rémunérations (tout compris, salaire + primes + stock options) avec une graduation progressive et des écarts moins pharaoniques qu’ils ne le sont actuellement.

      Prenons un cas "d’école" : Alcatel-Lucent

      Comment peut-on d’un côté avoir les incompétents Tchuruk et Russo jouer dans la rémunération des supers-grands et de l’autre avoir une pile de salarié au SMic + prime réduite ? Y a t’il 2 vitesses dans l’entreprise ?

      La rémunération des cadres dirigeants devrait être bornée par la loi, non seulement par les résultats de l’année en cours, mais aussi par des ratios de répartition, vis à vis des rémunérations les plus basses, mais aussi en volume dans l’entreprise.

      Exemple :
      Une entreprise qui fait +10% de résultats, ça pourrait être +15% pour les bas salaires (+1500€/annuel) , +10% pour les échelons intermédiaires (+3000€/annuel) et +5% pour les dirigeants (+10 000€/annuel).
      On constate qu’avec ce type de "répartition", le volume reste toujours favorable aux cadres : cela me semble être déjà un consensus intéressant.

      - Une hausse relative plus forte pour le bas mais moindre en volume.

      - Une hausse relative plus faible mais réelle pour le haut avec un volume consistant.

      Aujourd’hui les patrons veulent les 2 (% et volume) alors que les salariés n’ont aucun des 2.


    • Valou 11 août 2008 13:58

      Quand il y aura une bonnee année, au lieu d’augmenter leur salaire il toucheront une grosse prime qu’ils iront judicieusement placer et les salariés ne seront pas plus avancés.


      • Marc Bruxman 11 août 2008 14:37

        Idée dangereuse parce que si cela se met en place, les gens qui auront les compétences pour toucher plus que le salaire "maximum" iront se faire embaucher à l’étranger. Pire vous aurez peut être des gens avec un contrat à Londres mais qui bossent en France (ils y seront officiellement en "mission"). Vu que ces mêmes bénéficiaires ne vont pas porter plainte contre leur employeur en raison de ce bénéfice, ils se contenteront de payer des impots en France avec leur salaire du contrat anglais. Pas exactement le but recherché.

        Ce qu’ils ne faut jamais oublier c’est que ceux qui peuvent gagner plus de 60 000 € par ans ont tout à fait le choix quand à leur lieu de travail. Si ils bossent ailleurs ce sera ca de perdu pour la France.


        • K K 11 août 2008 15:24

          cela existe déjà dans les grands groupes... et les petites entreprises n’ont pas les moyens de jouer à cela. Vos craintes ne me semblent donc pas fondées. Les missions de un an ou deux ans dans une filiale d’un groupe sont loin d’être exceptionnelles de nos jours.
          Et juste une remarque, si vous êtes en mission plus de six mois en France, même avec un salaire payé dans un autre pays, vous devez payer vos impots en France. Cela m’est arrivé dans le passé. Le FISC serait donc gagnant M Bruxman


        • Marc Bruxman 11 août 2008 16:51


          Et juste une remarque, si vous êtes en mission plus de six mois en France, même avec un salaire payé dans un autre pays, vous devez payer vos impots en France. Cela m’est arrivé dans le passé. Le FISC serait donc gagnant M Bruxman


          Vous payez effectivement vos impots en France mais votre employeur paie ses charges dans son pays d’origine. C’est effectivement le 6 mois par an (du moins dans l’UE qui régit le pays ou vous payez vos impots.


        • ninou ninou 11 août 2008 20:03

          Des gens qui "grugent" ou trouvent des échappatoires il y en aura toujours. Ce n’est pas pour cela qu’il faut se priver d’une bonne idée !
          On ne construit pas un projet social global en pensant à ceux qui, globalement, cherchent à contourner les lois.
          Je rejoins Léon en disant que si l’appât du gain est plus fort que tout chez certains de nos dirigeants, je ne vois pas d’inconvénient à ce qu’ils laissent leur place à des gens plus "humbles" mais aussi plus concernés par la vie (du manoeuvre au cadre sup’) de leur entreprise !
          Je ne pense pas qu’il y en ait tant que cela (et surtout dans les PME).
          Regardez autour de vous : tout le monde se met à favoriser la qualité de vie plutôt que l’argent, et c’est bien un signe que les temps changent. En restant figé dans les anciens réflexes bourgeois néo-industriels (je suis mon compte en banque, je suis mon statut social), vous risquez bien de vous retrouver parmi les derniers des mohicans.


        • Gandalf Tzecoatl 12 août 2008 12:54

          Excellent commentaire, ninou.

          Est-ce à dire que l’EMR, que je trouve fortement justifié et difficilement applicable, serait l’occasion de se débarasser de managements parasites, dont le seul objectif est de se remplir les poches, tout en n’étant pas forcément les plus compétents ? Idée fortement intéressante, loin de l’image d’Epinal véhiculée par Parisot entre autres stipulant qu’une personne chère est une personne aux compétences rares.

          Mais bon, la taxe Tobin cherche également toujours sa mise en pratique...


        • ninou ninou 12 août 2008 21:31

          "Est-ce à dire que l’EMR, que je trouve fortement justifié et difficilement applicable, serait l’occasion de se débarasser de managements parasites, dont le seul objectif est de se remplir les poches, tout en n’étant pas forcément les plus compétents "
          Je n’y avais pensé en ces termes au départ mais c’est tentant, non ?


        • décurion 11 août 2008 14:48

          EMR soit l’échelle mobile des salaires, revue et corrigée du poinçon de la modernité.
          Une revendication que les trentes glorieuses n’ont pas réalisée, quand les syndicats avaient du poids, quand les communistes nombreux et disciplinés, répondaient présent comme un seul homme.
          Ce n’est pas aujourd’hui, quand l’Enculerie est reine dans une société formée à son image, qu’une telle idée pourrait, ne serait ce qu’être mise en oeuvre.
          Dans quel but, remettre cette utopie sur le tapis ?
          Un jour, on gagnera plus en travaillant moins ! En attendant, si les bénéfices diminuent, on baisse les salaires, provisoirement.
          Désinformation, quand tu nous tiens !
          Comment faire un monde meilleur, avec la meilleure volonté du monde et un cerveau pollué par les idées reçues. Peine perdue.
          A partir du moment ou les dépenses en cours et à venir sont intégrées dans les coûts de l’entreprise, les bénéfices sont superflus et non aucune incidence sur la vie de celle ci.
          Que l’on comprenne déjà ça, et il y aura moins de dupes.
          Ce sera un grand pas, plus utiles que les rêves trompeurs.



          • décurion 11 août 2008 14:51

            " n’ont aucune incidence"


          • Forest Ent Forest Ent 11 août 2008 15:04

            Ca me parait tout à fait une fausse bonne idée. Ce n’est pas en créant une obligation, donc de la paperasse en plus, pour les entreprises, que l’on augmentera les salaires. Il y a un déséquilibre dans la négociation entre employeurs et employés qui provient du chômage et de la mondialisation.

            Aujourd’hui, Renault fabrique à l’est de l’UE, avec des salaires 3 fois moindres, voire moins. On fait quoi ?


            • ze_katt 11 août 2008 15:24

              On peut aussi mondialiser l’EMR. Avec meme une petite adaptation. Au lieu d’autoriser 30 000 euros de plus, je multiplierais les salaires minimum par 30. De cette facon le patron qui emploie des salarié à 1 euro par jour à l’autre bout du monde serait limité à 30 euros.

              C’est pas près d’arriver. Dommage.


            • K K 11 août 2008 15:32

              lol Ca me fait penser au patron à visage humain de Wolinski.. qui est payé autant que les ouvriers de son entreprise et qui a du mal à faire rouler sa rolls ;)


            • Gandalf Tzecoatl 11 août 2008 15:34

              Forest Ent a écrit :
              " Aujourd’hui, Renault fabrique à l’est de l’UE, avec des salaires 3 fois moindres, voire moins. On fait quoi ?"

              Dans les faits, on attend que les salaires roumains, chinois, vietnamiens atteignent notre SMIC-SMIG. Et là on pourra recommencer à discuter, disons d’ici 50 ans.


            • Forest Ent Forest Ent 11 août 2008 15:47

              on attend que les salaires roumains, chinois, vietnamiens atteignent notre SMIC

              ... à moins que ce ne soit l’inverse ?


            • sisyphe sisyphe 11 août 2008 17:03

              Oui.
              C’est ce qui risque plutôt d’arriver...


            • sisyphe sisyphe 11 août 2008 17:09

              par Forest Ent (IP:xxx.x30.45.205) le 11 août 2008 à  15H04

               
              Ca me parait tout à fait une fausse bonne idée. Ce n’est pas en créant une obligation, donc de la paperasse en plus, pour les entreprises, que l’on augmentera les salaires.

              Ceci dit, question "paperasse", ça ne me parait pas non plus un écueil majeur...
              Il suffirait que ce soit inscrit dans la loi ( écart de x30 maximum), y compris les différents émoluments (stock-options, interessement, golden machins et tout ça...)
              Le problème, c’est qu’il faudrait, évidemment, que ce soit généralisé ; au moins au niveau européen, au départ.
              Et là, c’est comme pour la taxation des revenus spéculatifs ; avec les instances mondiales actuelles, on n’est pas près d’y être...
              Question de rapport de forces....

            • décurion 12 août 2008 01:45

              "Aujourd’hui, Renault fabrique à l’est de l’UE, avec des salaires 3 fois moindres, voire moins. On fait quoi ?"

              Si vraiment, la politique était l’art et la manière de gérer la vie en société, on obligerait, renault à vendre là ou elle usine, étant entendu que Renault est une boite privée, car dans le cas contraire, il est évident qu’elle  n’aurait rien à faire à l’est de l’UE.


            • K K 11 août 2008 15:30

              Je pense qu’un EMR fixe est un leurre. Il existe dans des conventions collectives des grilles de classification en fonction du niveau, des diplomes etc... Or pour ce que j’en ai vu, le premier soin des DRH est de trouver des exceptions à ces grilles. Par exemple, mettre un double poste sur un nom et on peut le payer plus ou alors changer completement les noms de postes pour dire que le travail qui est fait n’est pas celui défini dans la classification...
              Quand on peut introduire de la mauvaise foi dans un système, soyez persuadé qu’elle sera introduite un jour.


              • dante haguel 11 août 2008 17:11

                C’est assez abherant comme concept... et d’une naîveté effarante ! surtout quand on sait que le salaire n’est rien dans dans certains cas, que ce soit chef ou ouvrier, car certaines profession compense avec des primes et autres artifices pour moduler les salaires : -les patrons et autres directeurs ont de belles prime, ainsi que des stockoption et autres interet aux benefices -l’exemple du conducteur de TGV, qui a pour salaire le SMIC, et avec les primes (dont celle de charbon) double voir triple son salaire, mais pas sa retraite !

                Bref, l’EMR est un concept stupide, surtout dans la maniere dont vous l’avancer, encore une fois, les commentaires sont plus pertinents que l’article : deja des erreurs de raisonnement grave dans l’explication : je cite : ’Admettons un écart de 30 000 €, ce qui signifie que, dans une entreprise, le salaire maximum du dirigeant serait de 30 000 € mensuel net si le salaire le plus bas de l’entreprise est le Smic.’ donc, le SMIC est à 0€ ! cool, vive l’esclavage....

                et enfin l’excellent commentaire qui prone de base non pas sur un chiffres mais sur un rapport, par exemple X30, mais si les primes et autres ne sont pas pris en comptent, aucune utilité ! (Excellent commentaire de Rage)

                Bref, mais comme nous vivons a la periode de delocalisation et d’externalisation, ca a peu de sens... il suffit que le patronat de mettent dans des holding ou seul qlq haut dirigeant y travaillent, et que les ouvriers soient dans des entreprises satellites, et hop, on se retrouvent avec des differences enormes, aux sein d’une entreprise fractionner en plusieurs, dont les petites structures ouvrieres n’auront qu’un seul client exclusif, leur ancienne maison mere !

                Mais bon, c’est deja le cas...

                Bref, l’idée, meme s’il y a du bon a en tirer, est de toute facon deja contourner par les differents outils mis a la dispositions des employeurs...

                Quand a l’exploitation du petit asiatique (les enfants, pas les nains ;) a 1€/jours, pour un patron d’une multi national qui serait limiter a 30€/jours, ben ca n’arriveras jamais... et si le systeme EMR etait mis en place au niveau mondial, le petit asiatique ferait partie de la societe X travaillant pour la societe Y, ou le patron serait renumer pas X30 mais x3.000.000 de ce petit employer...

                Le systeme economique actuel a besoin de ses esclaves, comme lors de l’antiquité, sauf qu’au lieu de chaine en fer, on met des chaines en or, qui donnent la sensation de liberté, mais c’est une manipulation subtile pour mieux asservir... ’il n’y a pas de meilleur esclave que celui qui se croit libre’ (citation d’un auteur dont j’ai oublier le nom)


                • infoslibres infoslibres 11 août 2008 17:37

                  Bonjour,

                  Je me permet de répondre à ton commentaire. Tout d’abord l’EMR insiste sur le fait que le salaire le plus bas dans une entreprise resterait le SMIC (comme le souligne l’article, le taux horaire de la majorité des salariés se rapproche plus ou moins du SMIC).

                  Le but de cet article est de trouver une solution pour une meilleure répartition des bénéfices effectués par une entreprise.
                  Aujourd’hui, la grande partie des bénéfices va dans la poche des actionnaires et des patrons, et des miettes pour les salariés créateurs de la production.
                  Peux tu détailler ton message :

                  • Le système actuel a besoin de ses esclaves.
                  J’avoue ne pas comprendre cette remarque.

                • K K 11 août 2008 18:42

                  ne soyez pas trop dur avec l’article qui a un grand interet : lancer un débat.

                  Et tout comme vous, j’ai lu tous les commentaires : pas de troll, des idees dans un sens ou dans l’autre qui sont constructives... C’est assez rare, non ? Meme si je suis en désaccord avec certains propos tenus, ils m’ont poussé à réfléchir.

                  Bref, je remercie l’auteur et tous les commentateurs.


                • dante haguel 11 août 2008 18:54

                   Le systeme economique actuel a besoin de ses esclaves

                  C’est pas ce que je pense, mais ce que je constate...

                  un exemple precis pour t’eclairer sur cette reflexion, vient d’Adidas qui delocalise de Chine (ouvrier payer 110€/mois) vers Laos/Cambodge/Vietnam (ouvrier : 35€)
                  pour moi, c’est de l’esclavage, car une multinational qui delocalise pour simplement reduire ses couts de mains d’oeuvre, ne fait pas dans le social, et le bien etre de son personnel n’est surement pas un priorité...

                  Maintenant, mettons ton EMR chez Adidas, pas de probleme, l’usine nouvellement creer appartiendrait a Adidas-Asie, qui serait une entreprise differente d’Adidas (tout comme DassaultAviation et Dassault-System sont 2 entitées distinctes, dixit un DRH de chez D-S) bref, une maniere simple et efficace de contourner l’EMR !

                  Bref, dans le fond, je critique pas ton idée, au moins t’as le mérite de cherchez une alternative, ce qui est mieux que critiquer sans rien proposer ! Sauf que la, j’y vois des failles qui seront forcement exploiter par ceux d’en "haut", alors que pour les autres sa changera rien, voir meme ca permettra de tirer vers le bas l’ensemble des salariés !

                  Pour rappel, les actionnaires apportent de l’argent a l’entreprise, meme s’ils ne foutent rien dedans, sans cet apport, l’entreprise ne peut pas se developper aussi rapidement...
                  les salariés apportent leur savoir faire, sans cela l’entreprise ne peut pas se developper...
                  la repartition est certes inegales, on renumere les salariés a un taux horaire (fixe) et les actionnaires au % des benefices (depends donc des benefices)
                  L’ideal étant d’etre salarié et actionnaire, mais la on met tous les oeufs dans le meme paniers, et si l’entreprise s’effondre, on perd tout !

                  Bref, plutot que mettre en place l’EMR, il faudrait un SMIC universel, ce qui implique des services publiques universels comme la Santé & l’Education en priorité... il n’y a pas de projets en se sens, parce que ca coute cher, et que les entreprises (surtout les actionnaires) preferent avoir des salaries sous payer qui n’ont pas acces a l’education ni a la santé comme en Chine ou le Laos...
                  Vu ce qu’a couter la guerre en Irak et en Afghanistan, ils ont trouver l’argent pour ce projet, mais rien pour des projets plus audacieux comme apporter l’education et la santé dans les pays pauvres, ce qui serait rentable a moyen-long terme...

                  bref, c’est en ce sens que "Le systeme economique actuel a besoin de ses esclaves" :
                  Les patrons, actionnaires n’ont pas de sens morales, et preferent payer moins pour gagner plus...
                  et j’appele ca de l’esclavage moderne... 


                • titi 12 août 2008 01:39

                  "Une grande partie des bénéfices vas dans les poches des actionnaires".

                  C’est faux.
                  33,5 % vont dans les poches du trésor public par le biais de l’IS.
                  Les 66.5 % restant sont assujettis à CSG + RDS à 11 % (pour ceux qui prétendent que ce type de revenu ne participe pas au financement du social...)
                  => ca fait 7.315 % de plus pour le trésor public.

                  Et au total : 41% des bénéfices d’une entreprise vont dans les poches du Trésor public.
                  Le calcul est un peu plus compexe : l’IS est à 15,5 jusqu’à 38Ke de bénéfice. Les premiers 5kE de dividendes donnent droit à un abattement.

                  Mais globalement "une grande partie des bénéfices va dans les poches de l’état". Ensuite dans les poches de actionnaires.

                  Et je n’intégre pas l’impot sur le revenu dans ce calcul, alors que celui-ci inclut dans son assiette les 11% de CSG : car il s’agit d’une CSG entièrement non déductible.


                • foufouille foufouille 12 août 2008 08:56

                  mettre une grosse entreprise ds le rouge est tres facile......donc au revoir IS


                • titi 12 août 2008 09:45

                  SI la société est dans le "rouge" alors pas de bénéfice "redistribuable".

                  Les dividendes ne peuvent être distribués qu’après IS et même jusqu’à pas longtemps, après IFA (impot forfaitaire sur le CA du même en cas de déficit)
                  Pas d’IS pas de dividende.


                • xa 12 août 2008 11:52

                  titi

                  "Une grande partie des bénéfices vas dans les poches des actionnaires".

                  En fait, cette phrase est relativement juste. Les bénéfices sont toujours APRES IMPOTS.

                  Les bénéfices sont répartis en dividende et en cash pour l’entreprise. Les dividendes, s’ils sont perçu par un contribuable français, sont taxés 1) à 11% (CSG/CRDS) 2) à l’IR ou au PLF suivant le choix.

                  "Les 66.5 % restant sont assujettis à CSG + RDS à 11 %"

                  Non. Les bénéfices sont après impots sur les société. Votre 66% s’applique au résultat net, pas aux bénéfices (bénéfices = Résultat - Impots).

                  Par ailleurs, la CSG et la CRDS ne sont perçues que sur les dividendes. Je ne connais aucune entreprise qui reverse 100% de son bénéfice à ses actionnaires.


                • titi 12 août 2008 14:33

                  @xa

                  " Les bénéfices sont toujours APRES IMPOTS"
                  Il n’y a pas de bénéfice après impot sans bénéfice avant impot.
                  Il n’y a rien à redistribuer "aux suceurs de sang" actionnaires si l’état n’a pas déjà percu son obole.

                  D’autre part si de facon formelle le bénéfice est "après impots", dans les faits on parle toujours avant impot (ce qui se rapproche plus du résultat d’exploitation). C’est le chiffre que tout le monde à en tête. C’est surtout le chiffre annoncé lorsque l’on annonce des résultats intermédiaires.
                  Lorsque je lis les réactions outragées à l’annonce des résultats semestriels des entreprises du CAC il s’agit de résultats avant impots.
                  Celà rejoint également ce que je lis ca et là des personnes qui s’étonnent des marges pratiquées et en concluent que les "gros" s’en mettent plein les poches... Les marges c’est du résultat avant impot.

                  Et donc il est important de bien repréciser le macanisme de distribution des dividendes...
                  Les "suceurs de sang" ne sont pas les seuls à sucer le sang. Il y a toujours un invité à la table. Et c’est celui qui a la plus grosse part...

                  Il est aussi important de rappeler, lorsque l’on entend certains responsables politique affirmer que les revenus du capital ne participent pas au financements sociaux, qu’ils y participent à 11% et n’ouvrent aucun droits à ceux qui les paient...



                • xa 12 août 2008 15:38

                  euh, titi, je vous donnais une défition.

                  "Il n’y a pas de bénéfice après impot sans bénéfice avant impot."

                  Avant impot, on parle de résultat net (à ne pas confondre avec le résultat d’exploitation). Le terme bénéfice s’applique à l’argent gagné par l’entreprise après imposition.

                  Donc Avant c’est résultat (cf les publications mensuelles et trimestrielles des entreprises cotées), après c’est bénéfice.

                  "C’est le chiffre que tout le monde à en tête. C’est surtout le chiffre annoncé lorsque l’on annonce des résultats intermédiaires."

                  Non. On annonce le résultat net (donc avant impot) et en général hors éléments exceptionnels. Rare sont les entreprises qui annoncent aussi le bénéfice. En général, ce sont les analystes qui tentent d’estimer le bénéfice, donc le BPA, pour évaluer la valeur de la société, mais ce n’est pas une publication officielle.

                  Que tout le monde ait en tête bénéfices lorsque l’on parle de résultat montre qu’il faut justement utiliser les bons termes, et rappeler leur définition pour que la confusion cesse.

                  Dans le même ordre, lorsque l’on parle de masse salariale, la plupart des gens comprennent total des salaires. Ils oublient que dans la masse salariale, il y a les charges patronales. Ensuite, ils font le calcul "masse salariale - total de leurs salaires nets = qu’est-ce qu’il se goinfre le patron". Ils oublient alors que 45% de la masse salariale ce sont des cotisations patronales (même s’il peut y avoir des allègements de charge qui impacte la comptabilité dans une autre catégorie)

                  "
                  résultats semestriels des entreprises du CAC"
                  Oui. Il s’agit de résultats, donc avant impots.

                  Sur ce résultat, si ce résultat est réalisé en France, et donc taxé en France, 33% ira à l’Etat sous forme d’impôts. les 67% restant deviennent du bénéfice, dont l’entreprise distribuera une partie sous forme de dividendes.  Ces dividendes versés à des contribuables seront taxé à 11% pour la CSG/CRDS, et à l’IR ou au prélèvement libératoire. Ce qui n’est pas versé en dividendes devient du cash pour l’entreprise.

                  D’où l’intérêt de faire la différence entre les deux termes résultat et bénéfices. Le premier est soumis à l’impot, le deuxième est ce qu’il reste à disposition de l’entreprise, et dont elle peut faire ce qu’elle veut.


                  "
                  Les marges c’est du résultat avant impot."

                  Je dirais même plus, c’est du résultat brut.

                  "Et donc il est important de bien repréciser le macanisme de distribution des dividendes...
                  Les "suceurs de sang" ne sont pas les seuls à sucer le sang. Il y a toujours un invité à la table. Et c’est celui qui a la plus grosse part...
                  "

                  Oui, c’est bien de rappeler que l’Etat a pris sa part avant les actionnaires, et qu’il reprendra une nouvelle part sur les actionnaires. Cela dit, cela n’empêche pas une entreprise de réfléchir, lorsque ses bénéfices sont conséquents, au climat de l’entreprise et à l’échelle des salaires.

                  "
                  Il est aussi important de rappeler, lorsque l’on entend certains responsables politique affirmer que les revenus du capital ne participent pas au financements sociaux, qu’ils y participent à 11% et n’ouvrent aucun droits à ceux qui les paient..."

                  On devrait même préciser.

                  Les investisseurs francais reversent 11% de toutes leurs rentrées que ce soit sur les plus-values ou les dividendes au titre de la CSG/CDRS. Cette cotisation n’est pas déductible, ce qui signifie que l’impot payé par la suite le sera sur la totalité des rentrées, sans tenir compte du prélèvement CSG/CRDS. Il faut donc comparer ce prélèvement non pas à la CSG dans son ensemble, mais uniquement à la part non déductible.

                  Mais ils ouvrent des droits, contrairement à ce que vous dites. La CSG finance la sécu. Et jusqu’à preuve du contraire, même un rentier malade est pris en charge par la sécu en cas de maladie. Il est donc normal de la financer.


                • titi 12 août 2008 17:45

                  @xa


                  Je suis bien d’accord avec vous sur la définition exacte de bénéfice mais...

                  "Le terme bénéfice s’applique à l’argent gagné par l’entreprise après imposition. "
                  Alors pourquoi l’impot sur "bénéfices" s’applique-t-il sur l’argent gagné avant imposition ? smiley

                  "Non... pour évaluer la valeur de la société, mais ce n’est pas une publication officielle. "
                  Encore une fois, l’objectif n’était pas de remettre en cause votre définition du bénéfice, mais bien de montrer que dans l’usage resultat et bénéfice se confondent.

                  "Que tout le monde ait en tête bénéfices lorsque l’on parle de résultat montre qu’il faut justement utiliser les bons termes, et rappeler leur définition pour que la confusion cesse. "
                  Je suis bien d’accord.

                  "Cela dit, cela n’empêche pas une entreprise de réfléchir, lorsque ses bénéfices sont conséquents, au climat de l’entreprise et à l’échelle des salaires. "
                  Mais comme vous le savez en France, il est possible d’augmenter les salaires. Pas de les baisser.
                  Ce qui veut dire que si une entreprise accorde des augmentations aux regards de ses résultats, elle ne pourra pas réduire les salaires en cas de retournement de conjoncture.
                  Avoir une part variable de salaire est quasi impossible. Même si il s’agit d’objectifs commerciaux. Devant un juge on peut toujours argumenter que les objectifs n’étaient pas tenables.

                  "Les investisseurs francais reversent 11% de toutes leurs rentrées que ce soit sur les plus-values ou les dividendes au titre de la CSG/CDRS. "
                  Il y a quand même un abattement de 25kE sur la plus value si je ne me trompe.

                  "Mais ils ouvrent des droits, contrairement à ce que vous dites. La CSG finance la sécu. Et jusqu’à preuve du contraire, même un rentier malade est pris en charge par la sécu en cas de maladie. Il est donc normal de la financer. "
                  Non le paiement de la CSG n’ouvre aucun droit si il n’est pas accompagné de cotisations classique et de la délivrance du précieux sésame : la carte d’assuré social.
                  Petite expérience : essayez de vous faire admettre aux urgences d’un CHU en précisant que vous n’avez pas de carte de sécu que vous l’avez oubliée...


                • xa 12 août 2008 23:36

                  "l’impot sur "bénéfices""

                  probablement parce que l’impot sur les bénéfices n’existe pas. Il n’y a que l’impot sur les sociétés, qui est défini comme grevant le résultat net annuel de l’entreprise (voir le code général des impots).

                  "
                  Il y a quand même un abattement de 25kE sur la plus value si je ne me trompe."

                  Vous vous trompez ... enfin presque (encore une histoire de sémantique).

                  Les plus values sont taxées dès lors que le total des cessions dépassent 25k€. Comme vous le savez, la plus value c’est prix de vente - prix d’achat, or là c’est bien le prix de vente qui est retenu. Si vous avez achetez pour 24500 euros d’actions, et que vous les vendez 25000 euros, vous êtes fiscalisés sur la totalité de la plus value (500 euros). Si vous ne vendez pas tout pour rester sous le seuil, vous n’êtes pas fiscalisés.

                  Par contre, la CSG/CRDS est due quoiqu’il arrive !

                  Maintenant les dividendes ne sont pas des plus values. Ils ne bénéficient pas de l’abbattement. La CSG est donc percue au moment du versement (depuis cette année), et l’imposition se fait soit via le plf, soit sur l’IR (avec un abbattement de 40% dans ce cas).


                  "
                  Ce qui veut dire que si une entreprise accorde des augmentations aux regards de ses résultats, elle ne pourra pas réduire les salaires en cas de retournement de conjoncture. "

                  Je suis bien d’accord. Mais un chef d’entreprise doit aussi gérer le climat de sa société. Et lorsqu’une société fait des progrès grâce au travail de ses salariés, il est normal qu’ils en bénéficient en partie. C’est un rapport de bons procédés que l’opposition classique salariés/patrons tend à négliger.


                  "
                  Petite expérience : essayez de vous faire admettre aux urgences d’un CHU en précisant que vous n’avez pas de carte de sécu que vous l’avez oubliée..."

                  Déjà fait. Dans 3 CHU différents. Jamais eu de problème. Je disposai d’un numéro de sécu, obtenu à ma naissance. Une déclaration à la CPAM (signifiant le statut non salarié) règle le problème.


                • logan 11 août 2008 17:27

                  je pense aussi que ce système peut largement être contourné et augmenterait clairement la fraude
                  mauvaise idée


                  • Marc Bruxman 11 août 2008 18:59

                    Ben c’est pas la peine de moinsser, c’est contournable par le paiement des salariés via une filiale de droit étranger. Et si vous voulez inclure la dedans les revenus du capital, il suffira une fois de plus qu’une filiale étrangére facture plus cher ses services à la filliale française réduisant d’autant les bénéfices.

                    Exemple : La filliale chinoise qui produit le matériel revendu augmente ses prix de 10% vis à vis de la filliale française et le groupe récupére la thune depuis la Chine. (C’est un exemple).

                    Un tel système nécéssiterait effectivement une mise en place MONDIALE pour fonctionner. Certains pays n’en voudront pas et donc ceux qui le feront perdront leurs salariés les plus productifs au profit des pays étrangers qui sauront les payer à leur juste valeur.

                    A Léon enfin qui dit que cela ne sera pas une perte, je le laisse imaginer que lorsque un commercial chez Airbus (ou autre) se prend un pourcentage des ventes réalisées, il pourra éventuellement dépasser son 30 fois le SMIC. Je ne connais pas la situation chez Airbus mais il y a des boites ou les commerciaux sont grassement payés dés qu’ils font une vente. Un cas que j’ai croisé : Un commercial qui avait fait une vente "OEM" pour sa boite avec IBM comme client sur du matériel très haut de gamme. Il n’avait apparamment plus besoin de travailler. Ces commerciaux la, vaut il mieux qu’ils bossent pour une boite française ou vaut il mieux qu’il bossent à Londres ?

                    Enfin aucun je dis bien aucun fond étranger n’ira investir dans une boite française si il ne peut pas ressortir son fric librement. Sur des marchés comme la technologie, cela veut dire plus aucune innovation en France. Parce que pour innover, il faut non seulement une dream team d’ingénieurs mais aussi beaucoup de fric.

                    A moins de construire un mur au frontiére, un tel système ménera à la ruine et à la désolation.



                  • chris11 11 août 2008 20:09

                    Heu , pour la ruine et la désolation , on y est déja . A voir ce qu’ont fait les fonds d’investissement genre carlyle and c°. Acheter des groupes , les démanteler ,mettre les gens au chomage ,tout ça pour en tirer des bénef à court terme ..
                    La vérité est que ces fonds sont des armes économiques pour tenter de déstabiliser des adversaires et leur faire entendre raison sur la nouvelle organisation mondiale .
                    A vrai dire , on ne perdrait pas grand chose à les interdire .


                  • infoslibres infoslibres 12 août 2008 09:44

                    Je ne vois pas pourquoi un tel système menerait à la ruine et à la désolation.
                    Il n’y a qu’à constater la situation en France :

                    • un des pays les plus riches du monde (G8).
                    • de plus en plus de pauvres en France.
                    • la précarité ne cesse d’augmenter, avec la perte des aides, avantages sociaux pour augmenter le profit (redistribué à des personnes loin d’être dans le besoin)
                    Je crois qu’il est plus que temps de réguler le marché avec des règles identiques au niveau mondial et justement de favoriser l’innovation et une vraie concurrence dans tous les secteurs (il y a trop de monopoles mis en place qui cassent les petites structures innovantes).

                  • xa 12 août 2008 12:01

                    Marc
                    "c’est contournable par le paiement des salariés via une filiale de droit étranger"

                    Si vous  prônez l’illégalité, maintenant.... Un salarié travaillant sur le sol francais doit être payé selon le droit français. Les salons de coiffure qui avaient trouvé très intelligent de domicilier leur société en Irlande l’ont appris douloureusement.

                    Reste qu’un tel système pousserait, comme tous les systèmes tentant d’imposer des choses, à le contourner.
                    Et il y a toujours moyen de contourner (au pire, passer par une holding de droit étranger pour que les dividendes ne soient pas inclus dans les revenus français).


                  • Hakim I. 11 août 2008 22:38

                    Il faut arrêter un peu de rêver. Il y a un état d’esprit que rien ne pourra modifier : un chef d’entreprises part du principe que puisqu’il a pris des risques, les bénéfices doivent lui revenir en totalité.
                    Ce sentiment est décomplexé aujourd’hui.

                    En caricaturant un chouya :
                    Un employé finalement n’est qu’un parasite profitant de la réussite de l’entrepreneur, de plus il est privilégié car blindé d’acquis sociaux. Vous imaginez ? Ca ne prend aucun risque, et en plus ca revendique des droits !

                    Plus sérieusement, quand on voit que les hauts cardes n’investissent pratiquement pas dans les infrastructures des entreprises, vous imaginez bien ce qu’ils pensent de la rémunération des employés.

                    De plus, on parle ici de rémunérations indexées sur les résultats des entreprises. J’ai peut-être eu de mauvaises expériences, mais toutes les sociétés où j’ai travaillé truquaient leurs chiffres. Et ce justement pour éviter d’augmenter le personnel. Et croyez bien que cette technique serait largement utilisée, non seulement pour éviter d’augmenter les employés, mais en plus (si on suit votre logique) de baisser leur rémunération.

                    Le monde des affaires, ce n’est pas le pays des schtroumpfs, faudrait se réveiller.


                    • décurion 12 août 2008 01:27

                      @ Hakim,
                      Une personne qui crée son entreprise, possède les principes validées par le milieu ou il vit.
                      S’il est ouvrier d’origine, il va sacraliser le salaire de ses ouvriers,jusqu’à la faillite, ou jusqu’à ce que sa femme s’en mêle.
                      celà concerne l’artisan, pas le pdg.


                    • titi 12 août 2008 09:52

                      Euh alors là c’est tout faux...

                      Mon expérience tendrait même à me montrer que ce sont les plus véhements et le plus revendicatifs des salariés qui deviennent les pires patrons.

                      Petit test facile à faire autours de vous.. qui dans votre entourage ne considère pas sa nounou comme une moins que rien, qui n’accepte pas le moindre dépassement d’horaire et qui est toujours en vacances ?
                      J’ai ca dans mon entourage : elle, fille d’authentiques Cégétistes, lui, fonctionnaire UNSA.

                      Qui n’essaye pas d’avoir qq heures en plus de garde d’enfant au black ? Qui ne fait pas jouer la concurrence entre le peu d’offre en la matière ?

                      Le rapport entre une famille et sa nounou c’est un rapport patron / salarié. Regardez donc comment ca se passe...

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