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Accueil du site > Actualités > Economie > En défense des 3000 euros par mois et moins !

En défense des 3000 euros par mois et moins !

Partage des richesses, pour une défense de tous les prolétaires à 3000 euros par mois et moins.

Poser un tel chiffre semble arbitraire. Il s’agira d’argumenter pour réduire cet arbitraire, pour vérifier sa pertinence. Depuis aout 2007, la crise financière et économique est devenue sociale tant au sud qu’au nord. Au nord les couches moyennes et très modestes s’appauvrissent au sud les peuples meurent . Dans le même temps les très riches s’enrichissent tant au nord qu’au sud. Comment stopper la spirale infernale.

Les valeurs républicaines - Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité - sont menacées. Que vaut la fraternité quand l’inégalité sociale se creuse. Qu’est-ce qu’une liberté qui s’apparente à un vol collectif sur les couches sociales du peuple-classe, ceux d’en-bas qui sont bien souvent, de plus, les producteurs.

Qui sont ceux d’en-bas ? Quelle alliance entre couches sociales implique une telle défense ? La notion de peuple-classe opposée à peuple-nation apparait trop globale, trop politique. Elle ne parle pas à tous. Procédons autrement. En proposant une problématique relativement claire à partir des niveaux de revenus. Et encore sans considérer les revenus foncier et les revenus financier . Trop complexe. Mais en se focalisant sur les dynamiques d’accroissement ou de décroissance salariale.
 
On posera les repères socio-économiques, puis les perspectives de changement.

I - Les lieux de basculements qualitatifs en fonction du revenus.


Ils forment des barrières entre couches sociales.

A) Ceux d’en-haut.

Au sommet : "Les très hauts revenus (THR) augmentent plus rapidement que la masse des revenus, tandis que la majorité des revenus (90 % des foyers) voient leur revenu augmenter moins vite que la masse des revenus". Voilà un résultat de l’étude de Camille Landais (1) aisé à retenir et qui mérite d’être retenu tout autant que la publicité soudaine du niveau du salaire moyen et du salaire médian. Ce propos précise le niveaux de décrochage de revenus des THR. Au sein des 5% des foyers les plus riches, les revenus ont augmenté de 19% ; au sein des 0,1 les plus riches de 32% et au sein des 0,01 les plus riches de près de 43%. Sur le tableau d’évolution des revenus ces deux dernières courbes (0,1 et 0,01 les plus riches) sont nettement montantes surtout la dernière. L’auteur ajoute que la France rompt avec 25 ans de grande stabilité de la hiérarchie des salaires. Outre les revenus mobiliers et les revenus fonciers l’étude montre une apparition dans la période récente (depuis 1998) de très hauts salaires, ceux des top-managers, des traders et des banquiers.

B) L’alliance à réaliser plus en-bas.

1) Tout en-bas : Le lumpen-prolétariat doit vivre décemment.
Pour les sous-SMIC, il s’agit d’éviter la spirale de la misère et de se retrouver à la rue. C’est évidemment très important. Mais pour préserver une alliance sociale, il faudra éviter de "prendre à Pierre pour donner à Paul" car ce serait du misérabilisme et de la division entre couches sociales proches en conditions de vie .
Le sous-prolétariat touche les prolétaires classiques. En effet, les smicards de toute une vie sont de facto des producteurs surexploités qui au sortir du bureau ou de l’usine ne peuvent que vivre en comptant chaque sou dépensé.
 
D’où la revendication urgente d’augmentation des minimas sociaux et du SMIC. Ce dernier doit passer à 1500 ou 1600 euros par mois.

2) Au dessus, mais néanmoins en-bas : Les prolétaires.
Le niveau de franchissement du prolétariat se situe là ou il devient possible de vivre avec une petite capacité d’épargne dégagée chaque mois. Une alliance de couches sociales entre lumpen-prolétaires et prolétaires permettrait de changer la donne. Sans cette alliance aucun changement décisif ne semble possible. En outre cela suppose un rapport de force contre les riches, la bourgeoisie.

a) Réhabiliter la notion de prolétaire.

Le prolétaire n’est pas seulement le travailleur salarié qui vend sa force de travail pour vivre à un capitaliste. C’est aussi, en quittant la sphère de la production pour la sphère de circulation des marchandises produites, celui qui épuise son salaire dans le mois pour la reproduction de la force de travail ; autrement dit le loyer ou les prêts immobiliers pour l’achat de l’appartement ou la maison, l’entretient de la famille (nourriture, santé, scolarité, etc..). En 2009 en France et dans les pays similaires ce montant est grosso modo de 3000 ou 3200 euros ce qui correspond à 2 X le SMIC revendiqué (qui est donc de 1500 ou 1600 euros selon les syndicats de travailleurs).

Cette approche n’est pas fondée sur les notions de salaire médian ou moyen mais plutôt avec le coût de la vie, le type de fiscalité, et surtout la présence de service public sur le territoire. Des études scientifiques ont validés ce point comme étant plus déterminant que la fiscalité pour la redistribution des richesses.

b) Quelques points de repères supplémentaires pour renforcer le propos.

Vivre avec une famille avec un seul salaire à 3000 ou même 3200 euros ne permet guère d’épargner baucoup, juste un peu pour le livret A et obtenir un prêt immobilier de longue durée . Rien à voir avec les individus nettement plus aisés qui gagnent le double 6000 ou 6400 euros (soit 4 fois le SMIC revendiqué). Gagner deux fois l’équivalent de ce qui constitue le seuil du prolétariat donne un pouvoir d’achat proprement extraordinaire. Cela autorise une démultiplication des revenus, avec revenus fonciers, revenus financiers, etc... Et pourtant avec 6000 euros par mois on est encore loin des très grandes fortunes. Encore plus loin des multi-milliardiaires qui ne savent plus ce qu’ils possèdent !

Si la famille a deux salaires dont un à 3000 euros par mois, la vie permet de sortir de la condition prolétarienne mais sans être cependant un riche, loin de là . On peut appeler un couple disposant de 4500 à 5000 euros des « salariés en aisance limite ». Un rien peut encore faire basculer dans la condition prolétarienne. Il suffit qu’il y ait du chômage, ou plus simplement des études à payer et un loyer à un jeune étudiant et les fins de mois deviennent juste. Les frais de route emputent aussi le budget de ceux ou celles qui travaillent loin de chez eux.

II - Quelle politique de classe pour cette alliance d’en-bas.


1) Il ne suffit pas de défendre seulement le "bloc des 3000-3200 euros par mois et moins.
Il faut aussi briser la dynamique d’accaparement des richesses par une petite minorité qui opère une énorme captation de richesse. Captation infondée de par son énormité mais aussi par le fait qu’il s’agir de plus des responsables de la crise que nous subissons. Il y a les responsables politiques qui ont édictés les règles, les dirigeants économiques impliqués dans le secteur financier bancaire mais aussi dans l’industrie qui ont permis la reproduction systémique de ce qui s’apparente à une énorme fraude.
 
Un plafond de revenu est donc nécessaire : 4 x le SMIC revendiqué ? Ce qui donne alors 6000 ou 6200 euros. A titre de période transitoire on peut proposer l’équivalent de 5 x ce SMIC revendiqué soit 7500 (pour 1500) ou 7800 (pour 1600) . La défense de la planète passe par la sobriété. Les très riches doivent d’abord faire cet effort. S’il refusent, il s’agit de les contraindre. Il en en va de la vie du reste de l’humanité.


2) Ce qui importe aussi c’est l’accès au travail et à l’évolution dans le travail.
Ne pas rester trop longtemps au chômage puis ne pas rester trop longtemps avec le SMIC.

3) Disposer d’un minimum de revenu pour les "sans emploi"
est nécessaire pour éviter la pente vers la rue, donc de se retrouver "sans logis". Défendre un véritable service public national du logement est nécessaire en plus de l’augmentation des minimas sociaux et du SMIC..

4) D’autres solutions sont à débattre : le statut de salarié permettant après formation qualifiante de passer à un autre emploi . La réduction du temps de travail car certains travaillent trop et d’autres non. Il faut aller vers une application du principe fondamental qui exige qu’en société "nul de soit exempt -sauf exception - de participation à la production de l’existence sociale", qu’il s’agisse de production marchande ou non marchande.

Christian Delarue


Cf. Les hauts revenus en France (1998 -2006) : Une explosion des inégalités ? Camille Landais. Cet économiste reprend et actualise les séries d’étude de Piketty pour la période récente.
 

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45 réactions à cet article    


  • pallas 10 août 2009 10:55

    3000 Euros par mois pour vous c’est etre pauvre ??.


    Mon dieu vous devez avoisinnez les 6000 euros par mois au moin pour dire des absurdités pareils.


    Je ne gagne pas 3000 euros par mois, je suis technicien de profession, je suis quoi un SDF ou Gueux ?.


    Vous me faites délirés les bourgeois bobo attitude, vous avez ce besoin de faire croire que vous voulez les autres pour votre bonne conscience ?? vous faites pitiers.


    Vous etes pires que vos parents auquel vous avez fait votre petite gue guerre de generation en Mai 68, la vous etes bien gras et gros, parasitant memes nous les jeunes trentenaires, ben ouai faut payer vos retraites, vous avez detruit l’ecole public tant qu’a faire vous n’y etes plus depuis longtemps.


    Arretez de vous faire passer pour des anges, vous etes des parasites qui avez volé l’avenir de vos chers enfants, et de vos petits enfant, detruit l’ecole, bloqué l’evolution du systeme de classe, aggravé la corruption, participé au grand banquet de la destruction de la planete.


    • taktak 10 août 2009 12:03

      Voila typiquement la réaction primaire qui ne sert à rien.
      Technicien et salarié vous voulez faire partie de la classe moyenne et êtes vexé d’être classé parmis les prolétaires. Du coup vous reportez votre frustration en jalousie et haine vers vos semblable (plus agés, plus bronzés, plus jeunes et que sais je encore...)
      Objectivement, et selon la démonstration chiffrée de l’auteur, vous - comme mois - comme 90% de la population faisons partie du prolétariat, et notre niveau de vie régresse au profit d’une petite minorité bien plus riche !

      Ne vous trompez pas d’ennemis !

      Quant à la définition d’un niveau de vie maximum, je ne pense pas qu’elle est lieu d’être.
      l’auteur la fixe à 4 ou 5 smic, mais quelle en est le sens ? ce genre d’objectif symbolique est une fausse bonne idée à cause d’un problème mal posé.

      Il faut aborder la question du niveau de vie non par le pouvoir d’achat et donc la question du salaire et de son encadrement (très à la mode en ce moment avec la crise et les primes des traders), mais plutot en terme de satisfaction des besoins, et de répartition de la valeur produites.

      Actuellement cette valeur est très majoritairement captée par ceux qui possède les moyens de produire cette valeur (plus on est riches, plus on capte de valeurs !), puis en toute petite partie par les vrais producteurs de la valeur en fonction de leur pouvoir dans l’organisation (Dirigeant, cadre, technicien, employé...). La rémunération est donc indépendante de la valeur que produit chacun, mais aussi des besoins de chacun.

      L’objectif premier doit être de supprimer la possession de moyen de production permettant de capter la valeur produite par le travail d’autrui. Ensuite vient la question de la répartition de la valeur, pour laquelle il faut poser la question en terme de besoin et non en terme de pouvoir d’achat.

      Vouloir atteindre le second objectifs, par une limitation du pouvoir d’achat dans une certaine tranche est illusoire, si auparavent on n’a pas réglé la question du premier objectif.
      Par ailleurs, une fois l’exploitation abolie, je pense que la question ne se pose plus de la même manière, puisque la répartition de la valeur devient alors une problématique politique posée à l’ensemble de la société.


    • sleeping-zombie 10 août 2009 15:37

      @ pallas « 3000 Euros par mois pour vous c’est etre pauvre ??. »

      tu confonds pauvre et prolétaire. Ce qui malheureusement est très répandu.
      Le prolétaire vit de son travail et souvent de rien d’autre. la plupart des salariés sont dans ce cas.
      Le capitaliste possède des outils qu’il fait utiliser (par des prolétaire), et vit sur cette production (laquelle lui appartient puisqu’on est dans une société capitaliste).
      La « classe moyenne »... vaste sujet... c’est l’artisan qui possède son outil et qui l’exploite lui-meme, souvent avec l’aide d’un ou deux prolétaires, mais qui n’arrive pas (encore) à déléguer tout son travail et basculer capitaliste.


    • Loule 10 août 2009 10:56

      Si j’ai bien compris, vous voulez limiter les salaires à 5 fois le smic...
      Si vous venez de vous évader d’un hôpital psychiatrique, je comprends, sinon faîtes vous interner tout de suite...Vos propos sont imbéciles.


      • faxtronic faxtronic 10 août 2009 11:07

        Le smic est pour un temps plein de 1057 euros net. Et pas 1600 euros net.


        • JL JL 10 août 2009 11:24

          Pourquoi poursuivre ce rêve (pour certains) de plafonner les revenus alors qu’il serait si logique de réhabiliter l’impôt sur les revenus ?

          Comment fait-on pour limiter les revenus ? On prend tout ce qui dépasse ? Absurde !

          Il suffit de créer des tranches d’imposition sans limite : par exemple taxer à 90% la tranche de 100 000 à million, à 99 % la tranche de 1 million à 10 million, à 99.9% pour la tranche de 10 à 100 millions, etc.


          Par ailleurs, avec une telle règle, il serait très facile d’actualisre par itérations les taux successifs au vu des déclarations et en fonction des prévisions de budget, lequel serait évalué en fonction des besoins prévisionnels.


          • tonton17 10 août 2009 11:42

            1) si l’on augmente le SMIC de 50%, les prix vont augmenter de 50% automatiquement !
            2) où trouver cet argent ? ...les entreprises ... ? elles iront ailleurs ...en Inde par exemple !
            3) en lisant le CV de M. Delarue on comprend beaucoup de choses !
            4) d’où vient l’argent des associations ? de l’Etat ...c’est à dire des contribuables ...c’est facile la révolution !!! 


            • jako jako 10 août 2009 11:45

              tonton, non car la part salariale dans le prix de vente est très minime ( surtout et meme en france)


            • jako jako 10 août 2009 11:46

              tonton, non car la part salariale dans le prix des biens est très minime , y compris et surtout en france


            • JL JL 10 août 2009 13:10

              Cette réflexion de tonton me fait penser à une autre réflexion tout aussi infondée et qui procède d’une « logique contraire » si vous permettez cette oxymore :

              lorsqu’il est question de diminuer le temps de travail des salariés, les patrons ne disent pas que leurs profits vont diminuer en proportion mais argumentent que le profit se faisant sur la part de temps que l’on veut réduire, ils ne pourront plus faire aucun profit !

              Comme quoi, les « possédants » (de l’outil de travail) sont des gens qui n’ont aucune honnêteté intellectuelle, et seul le sens de leurs intérêts leur tient lieu de logique.


            • Icopas 10 août 2009 20:26

              L’augmentation du SMIC de 50% est une bonne chose.

               


            • tylhdar tylhdar 10 août 2009 22:12

              2) où trouver cet argent ? ...les entreprises ... ? elles iront ailleurs ...en Inde par exemple !

              D’où l’intérêt soit d’un protectionnisme soit d’une taxe carbone aux importateur


            • Christian Delarue Christian Delarue 10 août 2009 23:49

              Dans quasiment tous les pays de la planète et depuis plusieurs années le partage entre les salaires et les profits se fait au détriment des salaires. Depuis trente ans la part des profits augmentent. Une belle courbe ! L’exigence de surprofits financiers a accrue l’écart. Les riches sont vraiment très très riches. 

              Dans chaque pays les profits doivent aller ailleurs ! Ailleurs ce ne peut qu’être les paradis fiscaux - qui sont montrés du doigt - car ils sont aussi des enfers sociaux (pas de code du travail digne de ce nom, pas de sécurité sociale, marchandisation forcenée...°

              Il faut fermer les paradis fiscaux et empêcher le « vol légal » des banquiers et des financiers sur les ressources humaines et naturelles en nationalisant les banques et en les mettant sous contrôle social et citoyen au sein d’’un pôle financier public. L’argent doit servir aux ménages prolétaires et aux services publics clairement orientés vers la satisfaction des besoins sociaux dans le respect d’un alter-développement respectueux de la nature.

              La fiscalité juste est le complément du service public et de l’économie non marchande productrice de valeur d’usage. C’est l’axe essentiel du rassemblement du peuple-classe pour sortir de leur crise.

              Christian Delarue


            • Le péripate Le péripate 11 août 2009 00:02

              La question du partage entre les profits et les salaires : la courbe qui montre ça commence dans les années 70. Et ce n’est pas un hasard si cette date a été choisie. Si on remonte plus avant, c’est une stabilité que l’on observe, sauf pour les années 70 où les salaires l’emportent, et, depuis simple rattrapage. Si j’ai le temps je fouille, mais si vous me montrez une courbe, certain qu’elle commencera autour des années 70.


            • Bulgroz 10 août 2009 12:08

              C’est une vieille idée qui traîne depuis pas mal de temps.

              Ségolène Royal qui possède une résidence secondaire et populaire au-dessus de Cannes voulait augmenter le salaire minimum si elle était élue, elle a été entendue par Julien Dray.

              Pour Julien Dray, ce serait plutôt aux alentours de 300000 euro net par an.

              En tant qu’élu du peuple, Dray touche 12500 misérables Euros par mois, mais ainsi que Christian Delarue l’explique, ce n’est pas suffisant, il en fallait plus ; ce qui explique la vente de montres de collection à ses collaborateurs et amis qui payaient avec l’argent des subventions.

              « je n’ai pas à connaître l’origine de l’argent qui servait à payer ces montres » a t il expliqué aux enquêteurs. (sic).


              • neth neth 10 août 2009 12:14

                Vos idéaux sont plaisants : paix, liberté, sobriété, responsabilité individuelle... Mais le chemin que vous proposez est parfaitement grotesque.

                Heureusement il n’est pas trop tard pour faire acte de contrition !

                Mettez fin à vos velléités dictatoriales et osez demander le pardon aux hommes , à la nature et au monde ! Vous obtiendrez l’absolution !

                http://www.unmondelibre.org/


                • Gio 10 août 2009 13:40

                  N’oubliez pas de plafonner aussi less revenus des milieux du show biz, de la presse, du sport, du spectacle, de la chanson, du cinéma, de la télé etc... : voilà où est aujourd’hui le véritable scandale des rémunérations.


                  • le naif le naif 10 août 2009 19:04

                    Comme disait coluche :« quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent pas pour que ça se vende plus »
                    Qui est à blâmer le footballeur qui touche des millions ou tous ceux qui se précipitent pour acheter maillots, chaussures etc ...à prix d’or.
                    Gio si je vous propose 100.000 € pour chacun de vos commentaires sur Avox, vous refusez ??? 


                  • Icopas 10 août 2009 20:34

                    Injures, etc...

                    Le débat par les défenseurs des bourgeois s’élève.

                    Surtout ne pas partager ! Pas un liard, niet, nein ! non !

                    Même si la planète court à la catastrophe , les défenseurs des grands privilèges sont arque boutés sur la cassette !

                    C’est une question de principes....


                  • herve33 10 août 2009 14:29

                    Comme le souligne le commentaire de tak tak , le fait de raisonner en salaire ne signifie rien , il faut raisonner plutot en niveau de vie , et aussi surtout services sociaux auquels on a droit , y compris ceux qui protègent l’individu .

                    Si on augmente les salaires à 3000 Euros et qu’à coté de cela , on vous démantèle tous les services sociaux , le bénéfice pour le citoyen sera minime , voir bien inférieur .

                    En fait , c’est une véritable redistribution des richesses qu’il faudrait mettre en place , et surtout faire en sorte que l’argent joue son véritable rôle d’échange , et pas celui actuellement d’une concentration entre les mêmes mains .

                    Pour cela pas beaucoup d’alternance , la fiscalité , taxer à 90 % les revenus dépassant un certain seuil , disons par exemple au dessus de 100 fois le SMIC , d’autre part faire en sorte que l’argent ne puisse rapporter des interets que durant un certain temps , ensuite cette monnaie fonde , perde de la valeur .

                    Il est évident qu’il faut revenir sur la libre circulation des capitaux , c’est pour cela qu’il faut craindre que de telles mesures ne seront prises que lorsqu’on n’aura plus d’autres alternatives


                    • HELIOS HELIOS 10 août 2009 16:48

                      Je pense que vous avez parfaitement raison, il faut raisonner en terme de pouvoir d’achat.

                      A ce jour, on peut constater que ceux qui « n’y arrient pas » sont essentiellement ceux qui doivent arbitrer entre deux nécéssités.
                      Il convient donc de mettre en place un moyen d’y remedier et le premire chose a examiner et l’effet de « predation » des marchands.

                      L’effet de prédation cporrespond a la vente d’un bien ou d’un service en examinant ce que le client PEUT payer et non pas en calculant ce que le produit et le service COUTENT, marges comprises.

                      Toute notre société est actuellement malade de cette effet pervers de la predation et a titre d’exemple l’l’industrie du disque qui se plaint si fort des effets du P2P, alors qu’elle pratique elle-même la prédation. Il est parfaitement normal que les plus grands consommateurs de disques n’achetent plus, ils ont du arbitrer entre leur téléphone portable et le CD.

                      Les mesures faciles, à mettre en place sont connues et elles ont en plus l’avantage de proteger l’emploi local, il s’agit, non pas du contôle des prix, mais du contrôle des marges.
                      Si demain, un gouvernement décidait de « bloquer » les marges, en fonction d’un petit nombre de categories, l’ensemble des pouvopirs d’achats, aussi bien des ruiches que des pauvres se stabiliserait et il ne resterait plus qu’a ajuster par des mesures ponctuelles les eventuelles distorsions...

                      Evidement, cela demande une remise a plat des normes comptables, mais je pense que ce ne peut être que benefique pour tous...


                    • Tommy Tommy 10 août 2009 14:34

                      Bonjour à tous,

                      Il est claire que l’écart entre les riches et les pauvres augmentent, c’est indéniable. Il est vrai que même dans les pays pauvre, la mondialisation profite à leurs élites dut à une corruption incessante, notamment. Même en france, le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente.

                      On entend des voix dire : augmentons les salaires, ce serait tout à fait juste, mais cependant, pour le moment, il y a d’autre chose à voir. Quelqu’un a dit, il me semble que c’est Rawls : « les inégalités sont acceptables lorsqu’elles profitent à tous ». Malheureusement, pour les actionnaires, c’est le cas : leur plus-value profite à l’industrie qui trouve des propriétaires et augmentent son efficacité. On pourrait donc dire : certes, ils sont riches par les fruits d’une certaine inégalité ( tout le monde ne peut investir la même somme d’argent ) mais ont a besoin d’eux. En effet, il ne faut pas déstabiliser la confiance. Alors comment faire ? Il serait judicieux de faire deux chose qui profitent à tous : augmentation des taxes sur les stocks option et augmentation sur l’ISF pour réduire les écarts de richesse et financer des projets sociaux et aussi augmenter les salaires. Il faut aussi que l’Etat Français prenne exemple sur l’Asie : il peut promouvoir des nouveaux marchés par la recherche afin que nos démocratie ne perde pas trop de vitesse. Ainsi, les entreprises vont se développer et avoir de nouveaux profit ou plus précisément de valeur ajouté (VA). C’est sur ce partage de la VA que tout doit se faire : une répartition égalitaire en faveur des salariés et des investissement. Comme cela les salariés ont leur salaires, et les actionnaires leur nouvelles parts de marchés qui leur dissuadent de partir à l’étranger. Certain vont croire que l’inégalité sera de même, mais grâce à l’augmentation des taxes sur « ceux d’en haut », leur nouvelles parts de marchés sont bénéfiques pour la population. En faite, on tire tout le monde vers le haut.


                      • le naif le naif 10 août 2009 19:47

                        « augmenter les taxes sur les stocks options »

                        Il faut supprimer ce mode de rémunération à la limite le remplacer par une prime aux résultats.
                        Les dirigeants d’entreprises sont déjà très bien payés.
                        Si le dirigeant croit en son entreprise, il achète ses actions comme tout le monde à la bourse.
                        Les stocks options sont un système pervers car le maintien ou la hausse du cours de bourse devient l’objectif principal.
                        Dans bien des cas l’entreprise rachète ses propres actions pour faire monter les cours. Une autre solution consistant à concocter un super plan de licenciement, là le cours s’envole immanquablement, sans parler des délits d’initiés etc....
                        Tout cela se fait au détriment de l’investissement productif, de la recherche et de l’emploi.


                      • Hexagone 10 août 2009 16:15

                        Bonjour,

                        Quelques propositions dans le même sens :

                        - remettre l’argent à sa place et limiter son usage à son usage de base :
                        Un moyen simple de fluidifier les échanges commerciaux..... et d’établir des prêts grâce aux dépôts des clients..... ET RIEN D’AUTRE. !!!

                        - répartir les bénéfices (tous les bénéfices en trois tiers :
                        1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les créateurs des bénéfices (en général les salariés, mais pas seulement), 1/3 pour l’état.

                        - taxation des patrimoines (sans exclusions pour niches diverses) au dessus de 250000 euros (on peut discuter le montant, mais cela me semble raisonnable).

                        - ÉTABLIR UN ...... REVENU MINIMUM DE DIGNITÉ.....sur le modèle du SMIC mais calculé pour permettre à tout citoyen SANS EXCEPTION de disposer d’un revenu couvrant les besoins de base : se nourrir, se loger, payer les dépenses courantes de base .... et établit par famille.

                        Un calcul raisonnable (à mon avis) serait de :
                        1500 euros net par mois.... majoré de 1000 euros par personne adulte à charge et de 500 euros par enfant à charge.

                        - taxation de tous les hauts revenus tant que l’équilibre financier du pays n’a pas permis l’établissement des RVD à tous ceux qui en ont besoin voir interdiction si nécessaire d’un revenu supérieur à 15000 euros (par exemple, par mois) ce qui fait 10 fois le RVD si la taxation ne suffit pas.

                        Bien sur, il y a de nombreuses modifications des lois actuelles à mettre en place conjointement pour assurer une cohérence de l’ensemble de la gestion gouvernementale.


                        • Le péripate Le péripate 10 août 2009 16:26

                          Où j’apprends que je suis donc un prolétaire. Permettez que je m’autorise de votre onction pour répliquer à tous ceux qui, parce que je suis libéral, me soupçonne d’avoir des, je cite, intérêts vénaux.


                          • jaja jaja 10 août 2009 18:46

                            Tout au long de l’histoire ouvrière à peu près 25% des prolétaires ont fait cause commune avec leurs maîtres capitalistes... Les plus durs d’entre eux que l’on nommait les « jaunes » fondèrent en France des syndicats fascistes de type CSL ou CFT, bref la Droite populaire...

                            Ceux d’entre-eux que j’ai « connu » à Poissy, n’en tiraient que de tous petits profits... Matraques et même armes à feu à la main, ils prêchaient la « Liberté du Travail » et intervenaient quasi militairement contre les grèves ouvrières et les militants....

                            La branlée qu’ils reçurent en 1982 sur le parking du B3 de Talbot reste un grand souvenir pour ceux qui l’ont vécu....

                            Z’étaient chouettes les « libéraux » à cette époque !... Plus francs du collier quand même que les sbires actuels de Sabine Hérold....


                          • Le péripate Le péripate 10 août 2009 19:04

                            Ah, les souvenirs des pratiques démocratiques du camarade Jaja.....


                          • jaja jaja 10 août 2009 19:34

                            N’est-ce pas ? La dmocratie ça se défend ! Et contrairement à vos amis idéologiques de la CFT-CSL je n’ai jamais obligé qui que ce soit à adhérer à un syndicat ou à un parti...
                            Et encore moins par la menace d’utiliser la force...


                          • Le péripate Le péripate 10 août 2009 19:48

                            Non... ! Comme je n’en sais rien, vous pouvez toujours dire ce que vous voulez, je ne risquerais pas de vous contredire. Moi, j’étais à la CGT.


                          • le naif le naif 10 août 2009 16:35

                            Toujours les mêmes idées éculées issues du XIX siècle !!!

                            Avec les avancées techniques et technologiques, ne serait-il pas temps d’imaginer un système de répartition des richesses largement dissocié du travail salarié.
                            En 1936 on était à 40 heures, en 2009 nous en sommes à 35 heures au mieux (mais souvent plus pour ceux qui ont du travail.)
                            Il ne s’agit plus de faire du replâtrage mais de changer de paradigme
                            Les gains de productivité devraient permettre de libérer du temps pour tous, et d’assurer un revenu de vie en espèce et en nature.(allocation de KWH, M3 d’eau, gratuits etc...la surconsommation étant elle surtaxée,nécessité écologique oblige)

                            J’entends déjà certain crier au fou.
                            Réfléchissez à toutes les aides diverses et variées, subventions, dépenses sociales et de fonctionnement de l’état, avec ce système, plus besoin de pôle emploi, de samu social, diminution du budget de la police etc....
                            Chacun ayant le nécessaire pour vivre serait libre de développer ses compétences et d’exprimer sa créativité au lieu de subir un travail souvent débilitant voir inutile.
                            Je pense que le trou de la sécu se reboucherait rapidement, moins de maladie du travail de dépression etc
                            Ensuite libre à chacun de travailler plus pour gagner plus selon la formule consacrée.
                            Sans la pression du chômage de masse les salaires évolueraient vers le haut d’autant plus facilement, que les parts de cotisation chômage salariale et patronale pourraient être redistribuées sans augmenter le coût du travail
                            Pour en arriver là il faut avant tout une vraie démocratie et un état qui possède réellement les moyens de sa politique. Un système bancaire nationalisé au service des citoyens, le contrôle des moyens de production de l’énergie, de l’eau, etc

                            Bref rien à voir avec des bricolages foireux mais un vrai changement de société de toutes façon nécessaire d’un point de vue écologique.


                            • faxtronic faxtronic 11 août 2009 10:20

                              Bien, mais il y a un detail.
                              90% du travail est ingrat, souspaye, mais neccessaire. On a besoin du gars qui se paluche le marteau piqueur, de la caissiere, de l eboueur, du routier, du derouleur de cable, etc... de tous les boulot.
                              Tous les boulotx forment la societe. Sans le travail, la societe tombe, et donc ton paradigme.
                              Ou alors il faut remplacer le travail par la robotique.


                            • le naif le naif 12 août 2009 13:40

                              @ faxtronic

                              Cela ne me dérange pas de faire un travail ingrat et j’en ai fait.
                              Mais à condition qu’il soit payé correctement et que je n’y sois pas condamner à perpétuité.

                              Il y a de nombreuses façons de gérer ce problème, je n’ai pas développé, car l’article porte essentiellement sur la répartition des richesses d’un point de vu salarial (en faisant totalement abstraction du fait que nous ne sommes plus dans une économie fermée mais mondialisée), ce qui rend la démonstration totalement vaine.
                              Argument que l’on pourra me retourner, mais quitte à être utopique, autant être ambitieux.


                            • Marc Bruxman 10 août 2009 19:40

                              Ah ben je viens d’apprendre que j’ai été un prolétaire au début de ma carrière et que je ne le suis plus de peu ;)

                              Bon alors comment qu’on vit avec 3000 € par mois ? Ben je payais mon loyer, je suis sorti (souvent et sans me priver), j’ai voyagé (beaucoup et loin) et j’ai même réussi à économiser du fric (pas mal) et à acheter un appartement. Suis-je encore un prolétaire ? Oui pour l’auteur. Suis-je à plaindre ? Pas vraiment. A en croire nombre d’enquêtes, à partir de 2600 € Nets on fait partie des 10% de Français ayant les salaires les plus élevés.

                              Si vous gérez bien votre budget sans succomber aux sirènes de cofidis, au commerce équitables et autres conneries comme le bio (sans bénéfice sur la santé d’après une enquête du NHS Anglais et qui grêve votre budget de 1000 Livres par an), vous vivez très bien avec 3K€. Si vous êtes à la recherche du prix crevard pour tout, vous avez moyen de faire quasiment toujours de bonnes affaires. Et donc d’économiser du cash et de le capitaliser.

                              Pour beaucoup de gens, le problème est qu’il dépensent mal et c’est pour cela qu’ils ont l’impression d’être pauvre. Mais la vérité c’est que rien qu’en faisant gaffe aux étiquettes au supermarché vous pouvez faire facile 30% d’économies sans diminuer la qualité de ce que vous bouffez. Pareil pour les voyages, avec un bon comparateur de prix, il y a toujours une compagnie avec une promotion.

                              La réalité c’est qu’il y a beaucoup de bourgeois pour employer la rhétorique locale qui n’assument pas et se prennent pour des prolos. Ce sont les fameux bobos. Mais non, monsieur, quand on gagnes ce genre de somme on n’est pas pauvre. Et vu que le monde s’est mondialisé, allez comparer votre niveau de vie à celui d’un ouvrier Haitien dans une usine textile et vous verrez réelement dans quelle classe sociale vous vous trouvez...


                              • le naif le naif 10 août 2009 19:59

                                Oui enfin avec 1500€ par mois et en faisant attention à tout on a tout de même du mal à finir le mois.
                                Vous n’êtes plus prolo aujourd’hui félicitation !!! cela ne veut pas dire que vous ne le redeviendrez pas. L’echelle sociale est plus facile à descendre qu’à monter.


                              • Croa Croa 10 août 2009 22:36

                                 « au commerce équitables et autres conneries comme le bio (sans bénéfice sur la santé d’après une enquête du NHS Anglais et qui grêve votre budget de 1000 Livres par an »

                                C’est un point de vue mais tu te trompes lourdement :
                                Je ne vois pas en quoi montrer l’exemple de la solidarité par ses achats est con ! Se préoccuper de sa santé en quoi ce serait con ? Pour Marc sûrement car Marc a d’autre connerie, écrans plats ? Moto voire quad ? Viande à tous les repas ? (ça parait commun mais c’est plus sûrement une connerie que consommer bio !) Baignore à Bulles ? Piscine... ? (Non pas ça, il n’en a pas les moyens ce qui ne protège d’une vraie mauvaise affaire : Se payer une entrée à la piscine municipale deux fois par semaine en saison est bien plus avantageux !) Rolex ? (Je voulais dire fausse Rolex bien sûr, ce qui est déjà une connerie !

                                Marc, as-tu entendu parler des insecticides systémiques par exemple ? Avec eux tout est poison dans la plante, du pollen qui par là déciment les abeilles, aux fruits et aux racines : Des trucs que tu manges... : (
                                Toi mais pas moi et on en reparlera dans vingt ans !


                              • Christian Delarue Christian Delarue 10 août 2009 23:16

                                Marc Bruxman dit " A en croire nombre d’enquêtes, à partir de 2600 € Nets on fait partie des 10% de Français ayant les salaires les plus élevés". C’est à vérifier j’ai un gros doute . Ce n’est jamais que le salaire moyen d’un petit cadre, une qualification courante .

                                Mais admettons . Que ce taux soit juste ou non, il reste qu’avec 2600 euros par mois on ne vit pas comme un riche mais comme un prolétaire qui voit qu’en fin de mois il lui reste peu ou plus rien sur son compte bancaire. Duralex sed lex .Et cela se vérifie pour des individus gagnant plus notamment autour de 3000 euros approximativement.

                                Tout dépend ensuite de plusieurs facteurs, dont le lieu - Paris n’est pas la province et à fortiori les pays moins développés- et du type de consommation - certains doivent rouler plus que d’autres - et de la durée du temps en salaire demi-prolo : si vous avez perçu de longues années que 1500 euros avant d’avoir une évolution positive ce n’est pas la même chose que si vous êtes passé à 3000 euros rapidement.

                                La définition scientifique du prolétaire telle que je l’ai donnée n’a rien à voir avec savoir vivre avec peu. Autrement dit ce n’est pas une position de savoir vivre avec ses présupposés. Plus un prolétaire descend en deça de 3000 euros plus il doit tôt ou tard surveiller sa consommation. Certes certains ne le font pas et se retrouvent en commission de surendettement. Par contre les couches non prolétariennes, salariées ou indépendantes, ne connaissent pas par définition ce souci de devoir faire attention « aux fins de mois ». Ce qui ne signifient pas qu’elles dépenses de façon désordonnées, mais elles n’ont pas à être en vigilance vitale sur le prix des étiquettes (sauf pathologie). Mis à part les dépenses manifestes de distinctions sociales, nombres d’indices tendent à montrer qu’étant mieux renseignées, elles dépensent ce qui est de qualité pour leur consommation occasionnelle.

                                Je suis néanmoins d’accord avec Sempiero qui replace le débat sur le rapport de production et sur la différence entre celui qui est propriétaire des contrats, des murs, de l’entreprise et les autres ceux qui vendent leur force de travail, fut-ce une capacité d’expertise très appréciée à un moment donné. Ce qui renvoie aux questions du maintien au travail soit par un statut de sécurité de l’emploi soit par l’interdiction des licenciements.

                                Mon article se place du côté du marché. Et le marché est constitutif d’un rapport social. C’est assez peu dit dont je le souligne brièvement ici : Face à une offre de marchandises (avec un prix) on a une demande solvable ou non, un client en capacité d’acheter ou non. L’économie marchande, à la différence de l’économie non marchande est clivée par un rapport social de capacité : certains sont solvables et d’autres non.

                                NB La prise en compte de la non solvabilité ne signifie pas désintérêt pour la baisse de l’intensification du travail, de la RTT et de tout ce qui est constitutif de l’exploitation de la force de travail. 

                                Christian Delarue


                                • Le péripate Le péripate 10 août 2009 23:46

                                  Les professeurs d’Attac sont toujours aussi déconnectés de la réalité. On aurait envie de vous demander le prix d’une baguette, ou d’un ticket de métro, pour voir....


                                • Paul Cosquer 10 août 2009 23:16

                                  « prendre à Pierre pour donner à Paul » : des promesses, des promesses ! Tu parles, j’attends toujours...


                                  • PUCK 10 août 2009 23:33

                                    Avec 3000 € par mois ,on est pauvre ,c’est vrai ,tout simplement parce qu’on est encore trop riche pour ne plus payer l’IRPP ,les impots locaux ,les prélèvements sociaux plein pot .
                                    Trop riche bien sùr pour avoir la CMU ,ou un logement social .
                                    Bref ,tout tombe sur le dos du pauvre prolo qui par contre ,n’a DROIT A RIEN .
                                    En conclusion , on peut quand même dire qu’avec 3000 € ,on est pauvre à Paris ,et riche disons ..... en Auvergne peut être .


                                    • Christian Delarue Christian Delarue 12 août 2009 08:01

                                      Pauvre c’est celui qui n’ apas assez pour aller jusqu’à la fin du mois, il doit demander à d’autres pour vivre.

                                      Le prolétaire n’est ni riche (il doit surveiller son budget) ni pauvre, il est juste en fin de mois. Le prolétaire se définit par la mensualisation et la fin de mois variable, bonne(pas trop) juste, en déficit.

                                      CD

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