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Accueil du site > Actualités > Economie > En défense du capitalisme mondialisé

En défense du capitalisme mondialisé

Le capitalisme nous a sorti de la misère et la mondialisation nous a rendu riches.

Aussi loin que l’on puisse remonter, les hommes ont toujours vécu dans un monde de pénurie. Pendant des millénaires, les fils n’avaient aucun espoir de vivre mieux que leurs pères et n’avait rien de mieux à attendre de la vie qu’une météo clémente et un roi peu enclin à convoiter les royaumes de ses voisins. Selon les estimations d’Angus Madisson [1], le niveau de vie de nos semblables n’a ainsi augmenté que d’environ 32% de l’an 1 à l’an 1700, c’est à dire 0.02% par an ; autant dire qu’il a stagné durant près de deux millénaires.

Mais dans cette Angleterre du début du XVIIIème siècle, il va se passer quelque chose qui changera défensivement la vie de milliards de nos semblables. Des inventeurs, des entrepreneurs, des financiers et des ingénieurs vont profiter des possibilités que leur offre le régime le plus libéral d’Europe – garantie des droits de propriété, liberté des prix, absence de barrières douanières internes, possibilité de déposer des brevets et un système financier efficace – pour inventer ce que la postérité appellera le capitalisme et donner le coup d’envoi de ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de révolution industrielle. De 1700 à 2008, le niveau de vie moyen des anglais va être multiplié par 19 – soit une progression de pratiquement 1% par an ou 14 fois plus vite que durant les deux millénaires qui avaient précédé.
 
Progressivement, cette révolution va gagner le reste de l’Europe puis les pays que nous appelons aujourd’hui « développés »  : à l’échelle mondiale, sur la même période, les revenus de nos semblables vont être multipliés par 12 – soit une progression annuelle de 0.82%. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, la grande masse des gens ordinaires va commencer à s’enrichir et à s’enrichir durablement. Jamais rien de semblable ni même d’approchant n’avait eut lieu auparavant. Peu de gens s’en rendent compte aujourd’hui mais en 1820, près de 85% de la population mondiale vivaient avec moins de l’équivalent d’un dollar actuel. En 1950, ce chiffre était tombé à 50% de la population mondiale et, selon les dernières estimations, les victimes de pauvreté extrême seraient moins de 15% aujourd’hui.
 
Mais une plus grande révolution restait encore à venir. Elle a commencé en 1949, sur les décombre de la seconde guerre mondiale, avec la signature des accords du GATT qui marque le début de ce que nous appelons la « mondialisation ». En réalité, la mondialisation est un phénomène aussi vieux que la route de la soie et la flotte marchande phénicienne mais quand les principales puissances économiques mondiales décident d’abandonner leurs politiques protectionnistes, ils provoquent une formidable accélération du phénomène. Les marchés, jusque là, engoncés dans d’étroites frontières nationales deviennent mondiaux.
 
De 1950 à 2008, l’amélioration de nos niveaux de vie s’accélère. D’un rythme annuel de 0.49% entre 1700 et 1950, elle passe à 2,24% de 1950 à 2008. En 58 ans le revenu moyen de nos semblables a été multiplié par 3.6 et, comme déjà noté plus haut, la pauvreté extrême a reculé plus vite que jamais. Confrontés à l’échec flagrant des tentatives de planification économique, de nombreux pays dits « en voie de développement » adoptent finalement l’économie de marché et commencent à rattraper nos niveaux de vie à une vitesse proprement sidérante – sur la même période, le revenu moyen des chinois est multiplié par 15 ! En 1950, l’espérance de vie des habitants des pays en voie de développement était estimée à 41 ans ; elle a franchi le cap des 68 ans en 1998. En une soixantaine d’années, le taux de mortalité infantile [2] du tiers monde a été divisé par trois (de 18% en 1950 à moins de 6% aujourd’hui), le nombre de personnes ayant accès à une source d’eau potable a doublé et, alors même que la population a connu sa plus forte croissance historique, le nombre de victime de sous-nutrition est passé de 37% en 1970 à environ 12% aujourd’hui.
 
C’est le plus gigantesque mouvement de rééquilibrage de la richesse mondiale qui n’ait jamais été observé. Nous avons ouvert la voie ; ils sont en train de nous rattraper encore plus vite que ne l’avaient fait le Japon et la Corée du sud. Des pays aussi immenses que la Chine, l’Inde, le Brésil ou l’Indonésie ont d’abord centré leur développement sur leurs activités exportatrices en devenant les usines du monde. Progressivement, le rythme formidable de leur croissance tire les salaires à la hausse et permet à une immense classe moyenne de voir le jour. Il est plus que probable que le mouvement de délocalisation ait déjà franchis sont intensité maximale [3] et que nous assistions bientôt à des« relocalisations » accompagnées par l’explosion de la demande intérieure de ces pays.
 
Mais le plus extraordinaire, c’est que le nivellement se fait par le haut. L’idée selon laquelle la croissance du tiers monde se soit faite à nos dépends ne résiste pas à l’observation des faits : les français, par exemple, dont les revenus avaient progressé de 0,73% par an entre 1700 et 1950 se sont enrichi à un rythme annuel de 2.13% durant les 58 années suivantes ! Si cette progression a été moins rapide depuis les années 70, accuser l’économie de marché ou la mondialisation relève plus du slogan politique que d’une analyse sincère de la réalité. Le fait est que l’économie de marché nous a sorti de la misère et que la mondialisation nous a rendus riches. Plutôt que de chercher à tuer la poule aux œufs d’or et de chercher à accuser les autres, nous ferions peut être mieux de nous interroger sur nos propres faiblesses et sur nos propres erreurs. Notre peuple a prouvé à de nombreuses reprises qu’il était capable de géni et que rien ne lui réussissait mieux que la liberté ; qu’attendons-nous pour recommencer ?

---

[1] Angus Madisson (1926 –2010) était un économiste britannique spécialisé dans l’étude de la croissance à long terme.
[2] Pourcentage de nouveaux nés ne survivant pas à leur première année.
[3] Plusieurs études menées ces dernières années ont révélé que de nombreuses entreprises qui avaient délocalisé réfléchissent de plus en plus sérieusement à suivre le chemin inverse : la hausse des salaires mais aussi celle des coûts de transports sont les principales raisons invoquées.

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89 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 mars 2011 08:43

    Il convient de cesser de considérer le Capitalisme Mondialisé comme LE mal absolu et de le faire évoluer vers un Capitalisme intrinsèquement Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable grâce à l’instauration d’une Allocation Universelle transitoire suivie de la génération d’un Dividende Universel permanent et évolutif, « fonds de pension national et privé », sorte de coopérative-capitaliste, solidairement et collectivement géré par une structure spécifique, indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables qui résoudra le problème du chômage et permettra l’Acquisition Citoyenne du Pouvoir Économique.
    (cf.
    Mémoires présidentiels : 2012 - 2022)
    Un nanti capitaliste (monomaniaque & sans complexe).


    • JL JL 18 mars 2011 09:26

      Il convient de ne pas copier-coller partout sa pub. Je ne comprends pas que Agoravox qui a, par le passé exclu ceux qui se livraient à pareille pratique (pub pour un certain site qui, il est vrai était hostile à AV) laisse faire Llabrés qui nous renvoie inlassablement, dès qu’on parle de méchant capitalisme à son capitalisme à lui qu’il a, JP Llabrés, articles mille fois démolis ici.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 mars 2011 10:18

      De la liberté d’expression :

      Voltaire (en substance) : « Je suis en désaccord avec vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer ».


    • JL JL 18 mars 2011 10:24

      Llabrés,

      merci, je n’en demande pas tant.

       smiley


    • Berserk 18 mars 2011 12:04

      « un capitalisme philanthropique »

      Nous somme à la limite de l’oxymore.....
      Je trouve incroyable d’oser envisager et écrire cela.


    • AniKoreh AniKoreh 18 mars 2011 12:19

      Si vous saviez, Berserk, combien le lui ont déjà écrit, depuis le temps qu’il l’ose, le « nanti capitaliste monomaniaque »..

       smiley


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 mars 2011 13:45

      Par Berserk (xxx.xxx.xxx.6) 18 mars 12:04
      Par AniKoreh (xxx.xxx.xxx.195) 18 mars 12:19

      « Oxymore... »
      Seriez-vous de ceux qui pensent qu’un oxymore est toujours illégitime, par définition ?
      Wikipedia :
      En rhétorique, un oxymore (substantif masculin) ou oxymoron, du grec du grec
      ξύμωρος (oxúmōros - de ξύς, « aigu, spirituel, fin » et de μωρός, « émoussé », au sens figuré « niais, stupide », mot qui en grec signifie donc « malin stupide, spirituel sous une apparente stupidité », et est lui-même un oxymore) est une figure de style qui réunit dans un même syntagme deux mots sémantiquement opposés.
      Par extension on dit qu’une expression est un oxymore (ou dite « oxymorique ») lorsqu’elle met côte à côte deux mots ayant des sens opposés et aboutissant à une image contradictoire et frappante pour la représentation comme dans « un silence assourdissant ». En exprimant ce qui est inconcevable, l’écrivain crée ainsi une nouvelle figure poétique qui suscite un effet de surprise, en ajoutant de la force à la vérité décrite.

      On peut donc être en désaccord avec un oxymore sans que ce dernier soit, a priori, erroné, illégitime.
      P.S. :
      « capitalisme philanthropique »
      1)
      L’expression « capitalisme philanthropique » peut être comprise comme un oxymore conformément à la définition que je vous ai communiquée.
      2)
      Le fait que cette expression puisse être comprise comme un oxymore n’implique pas que l’objectif qu’elle désigne soit inatteignable, irréaliste, impossible, et cætera...



    • AniKoreh AniKoreh 18 mars 2011 14:03


      C’est ça, c’est ça... 

      Vous nous l’avez déjà faites aussi, celle-là. Un copié-collé de plus, depuis vos précieuses archives..

      Vous êtes vraiment un monomaniaque, hein, Llabrès !


    • JL JL 18 mars 2011 15:14

      Llabrés,

      en disant d’un oxymore qu’il n’est pas erroné ou qu’il serait légitime, vous commettez un mélange des genres.

      Le propre d’un oxymore c’est de « sidérer ». Dans le domaine poétique, un oxymore est un puissant moyen d’expression dont l’équivalent en peinture est le clair obscur, une technique dont le nom est lui-même un oxymore.

      En revanche, dans le domaine de la rhétorique, l’oxymore a pour objet de couper court à la contestation. C’est une sorte de « point barre » vide de sens parce que voulant une chose et son contraire : une expression excessive donc, et par là, insignifiante.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 18 mars 2011 15:27

      « l’oxymore a pour objet de couper court à la contestation »

      Dans cet esprit, « intelligent jl » est un oxymore.


    • JL JL 18 mars 2011 19:17

      Llabrés,

      vraisemblablement, vous serez d’accord avec moi pour reconnaître qu’entre nous deux, les deux citations suivantes font sens ici :

      « La bêtise insiste toujours. » Albert Camus

      « La bêtise ne prend un sens qu’éclairée par une intelligence qui la pourchasse. » (Georges Perros)

      A bon entendeur ..., mais là je ne m’adresse plus à Llabrés.


    • Alpo47 Alpo47 18 mars 2011 08:44

      « Ode au capitalisme » ...
      Il fallait oser, l’auteur l’a fait ...

      On ne peut que dire à l’auteur qu’il a une manière très sélective de considérer les avantages, dont certains sont réels, ... sans les inconvénients.
      Destruction de la nature, immenses richesses dans les mains d’une ultra minorité, maintien dans l’insécurité et exploitation des autres, dérive vers un controle des individus et réduction des libertés individuelles, mainmise des corporations qui ne visent plus que le profit, mise en exergue de l’argent ou la cupidité comme valeur première ... la liste est trop longue des valeurs et « avancées » du capitalisme.

      Alors, bon ... merci à l’auteur de faire part de sa vision du monde.
      C’est son Droit.

      Nous serons juste un certain nombre à ne pas la partager.


      • Mathieu 18 mars 2011 16:14

        [quote]
        Destruction de la nature, immenses richesses dans les mains d’une ultra minorité, maintien dans l’insécurité et exploitation des autres, dérive vers un controle des individus et réduction des libertés individuelles, mainmise des corporations qui ne visent plus que le profit, mise en exergue de l’argent ou la cupidité comme valeur première
        [/quote]

        Vous présentez ceci comme des caractéristiques intrinsèques et exclusives du capitalisme.
        Je constate que tout ceci est présent ou a été présent dans des régimes communistes ou féodaux. Et donc en faire les caractéristiques du capitalisme...


      • FoxC 20 mars 2011 18:08

        capitalisme ET communisme sont des théories qui n’ont pas pris en compte la soif de pouvoir et ce penchant qu’ont les hommes à s’accaparer le maximum au détriment des autres.


      • Georges Kaplan Georges Kaplan 18 mars 2011 09:14

        Alpo47,

        Dans la mesure où 99% de notre classe politique, des journalistes et – finalement – des électeurs de ce pays instruisent le dossier à charge, j’ai jugé utile de me faire l’avocat de l’économie de marché.

        La destruction de la nature n’est pas propre à l’économie de marché, il vous suffit de voir comment l’ex-URSS soviétique a pris soin de la mer d’Aral. La protection de l’environnement est une préoccupation qui peut parfaitement s’intégrer à une économie de marché.

        En quoi le fait que certains soient plus riches que d’autres devrait-il être un problème ? Je me fiche éperdument de savoir que Bill Gates gagne je-ne-sais-pas-combien-de-fois mon salaire : je veux vivre bien, selon mes choix et j’aimerais – dans la mesure du possible – que nous soyons le plus grand nombre possible à pouvoir le faire. Le capitalisme c’est tout le monde plus ou moins riche ; le socialisme c’est tout le monde pauvre.

        Accuser l’économie de marché de l’insécurité est parfaitement malhonnête : c’est le rôle de l’Etat et il ferait bien de s’en occuper plutôt que de vouloir se mêler d’économie.

        Qui est exploité ? Vous ?

        La « dérive vers le contrôle des individus et réduction des libertés individuelles » est la définition même du socialisme : c’est la société qui fait les individus. Le libéralisme prône exactement le contraire.

        Si par corporation vous entendez « entreprise privée » alors oui, elle n’existe que pour faire des profits et c’est très bien comme ça. Si une entreprise n’avait pas voulu faire des profits, l’ordinateur qui se trouve devant vous n’existerait pas et vous seriez en train de chasser votre déjeuner.

        La « mise en exergue de l’argent » est une obsession typiquement socialiste et fait parfaitement échos au mythe égalitaire évoqué plus haut ; nous sommes tous différents, chacun voit midi à sa porte et c’est très bien comme ça. Les idéologies égalitaristes qui promettaient le paradis n’ont jamais produit rien d’autre que l’enfer.


        • JL JL 18 mars 2011 09:35

          Kaplan,

          vous ne manquez pas d’air ! Vous écrivez : « Accuser l’économie de marché de l’insécurité est parfaitement malhonnête : c’est le rôle de l’Etat et il ferait bien de s’en occuper plutôt que de vouloir se mêler d’économie. »

          C’est vous qui détruisez l’Etat-citoyens et renforcez l’Etat-corporation, autrement dit, l’Etat fasciste. Cet Etat libéral qui projette ses armées à travers le monde pour protéger les multinationales qui exploitent les pays pauvres, et qui réduit à néant la politiquye solidaire que les générations de travailleurs ont laborieusement édifié, c’est le vôtre.

          Et plus vous tapez dessus, plus il est abject, et plus il vous ressemble. Plus il vous ressemble, plus il est abject, et plus vous tapez dessus ! Vous avez trouvé la pierre phuilosophale qui transforme la laiseur en or : l’or que vous volez à la terre et à ses peuples.

          (*) La définition du corporatisme : la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leurs formidables puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens. (Naomi Klein) Etrangement, cette définition rejoint celle que Mussolini donnait du fascisme : « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’Etat et des pouvoirs du marché. »

          « Structurellement, l’équivalent politique de l’entreprise est l’Etat totalitaire. » (Noam Chomsky, cité là


        • Alpo47 Alpo47 18 mars 2011 09:51

          Kaplan,

          Contrairement à ce qui semble être vos convictions, le mot « socialiste » ne correspond pas à une maladie honteuse.
          Il s’agit plutôt d’aspirer à une société avec davantage de justice sociale, un Etat qui assure ses fonctions régaliennes, l’absence d’exploitation de l’individu....etc..

          Pour simplifier,la droite capitaliste et libérale, dit : « Moi d’abord », le VRAI socialiste, dit : « Tous ensemble ».

          Question de valeurs ...


        • Georges Kaplan Georges Kaplan 18 mars 2011 09:56

          Précisément : vous ne savez pas ce qu’est le libéralisme.


        • Georges Kaplan Georges Kaplan 18 mars 2011 09:58

          La droite française est libérale ?

          Vous faites bien de m’avertir : ça m’avait clairement échappé...

        • JL JL 18 mars 2011 10:22

          G. Kaplan,

          vous devriez connaitre les fondamentaux :

          - Est libéral celui qui favorise les patrimoines individuels au détriment des patrimoines publics, et réciproquement, est de gauche celui qui favorise les patrimoines collectifs au détriment des patrimoines privés. Le libéralisme est naturellement de droite.

          - La droite n’est libérale que quand elle est triomphante ; si elle est interventionniste, c’est à son profit.

          En fait, le libéralisme n’est que le faux nez de la droite.


        • foufouille foufouille 18 mars 2011 10:45

          "Le capitalisme c’est tout le monde plus ou moins riche"

          tres drole
          encore un bobeauf qui croit que le smic est a 3000€
          3k€


        • JL JL 18 mars 2011 15:43

          Kaplan,

          retirer le pouvoir de création monétaire, c’est du libéralisme : toute la droite est pour ! 

          Le libéralisme est amoral, la droite est immorale.

          Entre peste et choléra !

           smiley


        • Mathieu 18 mars 2011 16:15

          Si la droite est interventionniste, elle n’est plus libérale...


        • Surcouf 21 mars 2011 01:58

          "La destruction de la nature n’est pas propre à l’économie de marché, il vous suffit de voir comment l’ex-URSS soviétique a pris soin de la mer d’Aral."

          Il s’agit de comprendre une chose cher monsieur Kaplan. Le communisme a fait des dégats environnementaux, c’est vrai, mais certainement pas à l’échelle GLOBALE comme le capitalisme sauvage le produit. Comprennez vous la différence ?


        • JL JL 18 mars 2011 09:25

          L’auteur fait fort avec ce premier article. Je mets en garde les agoravoxiens : on assiste ces jours-ci à une considérable main-mise des ultralibéraux sur ce site : en quelques jours, une demi douzaine de nouveaux auteurs, tous dans la même veine. Sont-ce les petites mains de Démocratie libérale ?


          • Georges Kaplan Georges Kaplan 18 mars 2011 09:34

            JL,

            « Mettre en garde » ? Les libéraux sont des gens dangereux ? Rassurez-vous, toute la classe politique française – de Mélenchon à le Pen – est du même avis que vous. C’est le malheur de notre pays qui, avec plus de 50% du PIB de pression fiscale, pense souffrir d’un excès de libéralisme. La bonne blague…

            « Démocratie libérale » n’existe plus depuis 2002.


          • JL JL 18 mars 2011 09:43

            Vous dites : « C’est le malheur de notre pays qui, avec plus de 50% du PIB de pression fiscale, pense souffrir d’un excès de libéralisme ».

            50% ? Non, 45 !

            Pression fiscale ? La part de la maîtrise d’ouvrage d’origine démocratique - à savoir : l’Etat maître d’ouvrage, les infrastructures, les services publics ...- devrait être de 50 %. 

            Vous dites : « toute la classe politique française – de Mélenchon à le Pen – est du même avis que (moi). » ! Vous plaisantez, j’espère ?

            Oui, les « libéraux » sont des gens très dangereux.


          • Mathieu 18 mars 2011 16:43

            La part des dépenses publiques de le la France est officiellement de 52,7% du le PIB en 2008.

            Ce qui veut dire qu’au niveau macro-économique, Sarkozy est plus socialiste que Jospin.

            http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/depenses-publiques-depuis-siecle.html

            Alors arrêtez avec votre Sarkozy « libéral » sérieusement...


          • JL JL 18 mars 2011 22:25

            mathieu,

            ne confondez pas les dépenses publiques et les dépenses sociales.

            Les dépenses de l’Etat UMP sont essentiellement des dépenses d’interventionnisme pour soutenir une politique dite de l’offre, en réalité des subventions au productivistes, quand ce ne sont pas des cadeaux aux entreprises et des renvois ’ascenseur.

            Michel Rocard a depuis longtemps dénoncé cette rdistribution à l’envers qui fait de l’Etat de droite une machine à nationaliser les pertes des entreprises et à privatiser les profits.


          • Wykaaa 18 mars 2011 09:36

            Vous oubliez que, pour arriver à ce résultat, le capitalisme suppose que les ressources de la terre sont infinies pour alimenter la croissance alors que les ressources de la planète sont limitées. On ne peut pas continuer comme cela.
            Votre article ne tient pas compte de cette réalité.


            • Georges Kaplan Georges Kaplan 18 mars 2011 09:46

              Voir le pari Ehrlich / Simon.



            • Gabriel Gabriel 18 mars 2011 09:46

              Bravo à l’auteur, c’est bien ! Continuez à prôner ce libéralisme carnassier vous encouragez la révoltes et les révolutions arriveront plus vite que prévu. Les adeptes du chacun pour sa gueule qui continuent la tête dans le C… et le nez dans le guidon ne connaissent sans doute pas le SMIC, le chômage, les restos du cœur etc… L’économie de marché que vous louez tant est entrain de faire crever dix millions de personnes rien qu’en France et ce n’est pas fini. Alors, à moins d’être banquier ou trader, votre système, vous pouvez le mettre dans la cuvette des Ch.... et tirer la chasse.


              • Tartos 18 mars 2011 10:22

                Les capitalistes n’ont jamais entendu parlé de la fonction exponentielle. Le terme « croissance » est une abération dans un monde aux ressources finies. Le libéralisme ? pourquoi pas, mais dans ce cas un vrai libéralisme ou on ne renfloue pas les banques.

                Et c’est bien beau d’attribuer l’amélioration de notre niveau de vie au capitalisme. Le progrès, les découvertes sont possibles avec d’autres systèmes.


                • sisyphe sisyphe 18 mars 2011 10:35

                  Excellent article au 2ème degré. 


                  Pourquoi n’est-il pas paru dans la rubrique « parodies » ??? 

                  On tient en monsieur Georges Kaplan un pince-sans-rire de première bourre ! 
                   smiley 

                  • jluc 18 mars 2011 11:53

                     smiley j’ai cru avoir deux semaines de retard (le 1er avril) ; d’autant plus que Georges Kaplan se présente n’être qu’un leurre ?

                    C’est pas possible qu’il croie vraiment à ses arguments grosses ficelles ! ?

                    Pour moi, l’archétype du mondialisme actuel, c’est le monde de Rockefeler, qui fonde le lobby du pétrole, qui passe des contrats avec les nazis, qui manipule le marché du pétrole, qui provoque les guerres du 20ème et 21ème siècle... super le mondialisme !


                  • Jean Lasson 18 mars 2011 11:04

                    Prenons juste un exemple parmi des dizaines dans cet article : "En une soixantaine d’années [...], le nombre de personnes ayant accès à une source d’eau potable a doublé [...]" Sauf au Ghana : depuis la privatisation de l’eau, les pauvres (la grande majorité de la population) n’ont plus accès à l’eau potable, devenue bien trop chère...

                    Parce que ça l’arrange pour sa démonstration, l’auteur attribue au capitalisme les - relatifs et discutables - mérites de l’industrialisation et des progrès techniques (révolution verte, mécanisation, etc.). C’est un parti-pris conceptuellement faux. Ce n’est pas le capitalisme mondialisé qui a développé la Russie, ni la Chine, ni la France, ni même l’Allemagne (capitalisme rhénan).

                    En fait, ce qui est vraiment à la source du développement des deux derniers siècles, c’est l’utilisation d’une énergie abondante et quasi gratuite : le pétrole et le gaz.


                    • Marc Bruxman 20 mars 2011 21:56

                      « Prenons juste un exemple parmi des dizaines dans cet article : »En une soixantaine d’années [...], le nombre de personnes ayant accès à une source d’eau potable a doublé [...]« Sauf au Ghana : depuis la privatisation de l’eau, les pauvres (la grande majorité de la population) n’ont plus accès à l’eau potable, devenue bien trop chère... »

                      Donc on vous parles de statistiques au niveau mondial et vous trouvez un petit pays ou c’est la loose, belle démonstration mais ca ne passe pas. D’autant que en général, l’eau est privatisée lorsqu’un pays demande du fric au FMI (parce qu’il n’en a plus), que le FMI constate une gabegie dans l’utilisation des ressources et demande de corriger le problème pour lui préter du fric (histoire que l’on ne passe pas notre temps à entretenir des républiques bannanières). 

                      Comme je sais que les bolches vont me sortir la guerre de l’eau en bolivie, je cite wikipedia : 

                      http://en.wikipedia.org/wiki/2000_Cochabamba_protests#Continued_lack_of_water_in_Cochabamba

                      En clair, la flotte bolchevian c’est 3 heures par jour de service ! ! ! C’est sur, on a pris une poignée d’indiens de la montagne, ils sont aller manifester et au juste ils ont gagnés quoi ? Ils avaient un réseau pourri maintenu par une compagnie surendettée qui ne pouvait pas payer la maintenance. Ils avaient l’opportunité d’avoir quelque chose de bien qui aurait modernisé leur pays. Le bénéfice d’avoir une eau courante en état de marche aurait largement payé sur le long terme la hausse de la facture. Mais bon c’est pas grave, ils sont content les « étrangers capitalistes » ont perdus du fric et eux ils doivent regarder leur montre pour prendre leur douche. C’est sur, ils y ont vachement gagnés ! 

                      « Parce que ça l’arrange pour sa démonstration, l’auteur attribue au capitalisme les - relatifs et discutables - mérites de l’industrialisation et des progrès techniques (révolution verte, mécanisation, etc.). C’est un parti-pris conceptuellement faux. Ce n’est pas le capitalisme mondialisé qui a développé la Russie, ni la Chine, ni la France, ni même l’Allemagne (capitalisme rhénan). »

                      La Russie était il me semble en triste état dans les années 80 et c’est d’ailleurs pour cela que Gorbachev a essayé de réformer. Il est arrivé trop tard et son empire s’est effondré. La Chine a commençé à se développer dans les années 80 lorsque Deng Xiaoping a començé une série de longues réformes pour s’ouvrir à l’économie de marché. 

                      « En fait, ce qui est vraiment à la source du développement des deux derniers siècles, c’est l’utilisation d’une énergie abondante et quasi gratuite : le pétrole et le gaz. »

                      Dans ce cas la pourquoi l’URSS qui dispose de ressources en gaz très importantes a t’elle fini dans les poubelles de l’histoire ? L’accès à l’énergie sur les marchés tous les pays l’ont ! Le baril de pétrole n’est pas plus cher ici qu’ailleurs. La vérité c’est que les pays ayant encouragé l’enrichissement personnel et un marché transparent se sont bien développés et que les pays appliquant le socialisme ont coulés. 



                    • Prometheus Jeremy971 18 mars 2011 11:43

                      Je trouve que ce genre d’article est important, il permet d’élagir le débat à juste « les riches, tous pourris ».

                      Par contre étant donné que cet article est fait pour ça, je me permets de le contredire. Et je me dois de retracer l’histoire économique de 1700 à nos jours car résumer le niveau de vie d’une population à des pourcentages, y a qu’un libéral pour faire ça ! smiley

                      Tout d’abord la période que cite l’auteur était complètement au contraire de ce que l’on définit comme une « économie libérale » 

                      Du XVII° siècle au XIX° siècle, ce sont des théories mercantiles qui dominent. Le principe était simple, une nation n’est forte qu’au détriment d’une autre. Il faut donc ne rien importer non nécessaire à la nation, et exporter tout ce qui pourra rapporter des richesses. Ce faisant la nation s’enrichit.

                      Donc si l’auteur fait partir les origines de notre économie à cette époque, il aurait du constater que les racines d’une économie libérale sont basées sur l’inégalité des relations commerciales, on est dans un échange gagnant/perdant.

                      Et l’exemple le plus marquant de cette époque fut l’Angleterre car comme vous avez pu le comprendre l’objectif à cette époque est de créer un excédent de la balance commerciale ! Et le moyen le plus simple est :
                      dimporter à bax prix des matières premières, d’où le colonialisme anglais (révolte des USA) !
                      - de produire des biens manufacturés avec des couts peu élevés, d’où les POOR LAWS. Lois mettant sous tutel du gouvernement les classes les plus pauvres pour que le travail soit leur seul espoir, et que de par ce fait ils en cherchent à en tirer le meilleur profit (pervers !)
                      - d’exporter ces biens sur la scène internationale, d’où des monopoles comme l’opium, où des taxes douanière sur élevées sur des produits de même nature dans les colonies.

                      Après si l’auteur fait débuter sa pensée libérale au XIX° siècle, temps d’Adam Smith, je peux commencer à être en parti d’accord avec lui. Car ce n’est que là que le libre échange a vraiment commencé, et la pensée libérale. Bien que le nationalisme et les deux guerres mondiales mirent à mal ce courant. Il fallut attendre les accords du GATT, il y a 60 ans pour vraiment parler de libre-échange mais je ne m’avancerais pas à parler d’économie libérale vu toutes les interventions de l’état dans nos économies. Même les USA ne sont pas une économie libérale si on prend vos théories.

                      Certains pensent que nos niveaux de vie ont augmenté grâce aux avancées de la science, et non de l’économie. Comment autant d’hommes auraient pu produire des richesses sans la pénicillines, le moteur à explosion, l’avion, et toutes ces inventions qui font que le libre échange est possible d’un bout à l’autre de la planète. Cette manière de voir les choses montrent également que quelque soit la pensée économique, le monde doit nécessairement prospérer. L’URSS est ainsi un exemple, je peux vous chercher des chiffres, et des pourcentages vous montrant que l’ouvrier russe de 1900 à 1981 a vu sa richesse progresser, sans parler de l’augmentation de sa durée de vie, et bla bla bla...

                      Après je pense que les défenseurs de la pensée libérale sont aujourd’hui les memes que ceux qui défendaient la pensée mercantile ceux qui en profitent le plus ! Car l’économie libérale est un mythe, mais elle permet l’enrichissement rapide des élites. Il suffit de regarder le classement forbes des milliardaires pour s’en convaincre.


                      • AniKoreh AniKoreh 18 mars 2011 11:54

                         Merci de cette salutaire mise en perspective Jeremy.

                        Cette évolution de la théorie économique depuis le libéralisme, qui nous a conduit au néolibéralisme et à la globalisation actuelle, tel est le propos, encore une fois documenté de main de maître par Chomsky, dans son dernier ouvrage « Futurs proches - Liberté, indépendance et impérialisme au XXIème siècle » (LUX éditions - à la FNAC, par exemple).


                      • millesime 6 juin 2013 11:00

                        le problème n’est pas le capitalisme, mais plutôt la CONCENTRATION de la richesse dans des mains de moins en moins nombreuses, (c’est donc un problème de répartition de la richesse)
                        et on en arrive au krach de 1929, qui amène à la guerre de 39/45, et on recommence...et l’on voit bien que ceux qui en profitent ne veulent absolument pas changer le système (et pour cause)
                        http://millesime.over-blog.com

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