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Accueil du site > Actualités > Economie > En finir avec le chantage de la dette publique

En finir avec le chantage de la dette publique

Dans les pays les plus industrialisés, épicentre de la crise mondiale déclenchée en 2007-2008, le contraste est saisissant : les peuples font face à une détérioration de leurs conditions de vie, alors que les gouvernements et leurs amis à la tête des grandes banques se félicitent du sauvetage du secteur financier et de la timide reprise conjoncturelle. En plus des plans de relance de l’économie pour plus de 1000 milliards de dollars, les grands établissements financiers ont reçu des aides gouvernementales sous forme de garanties, de prêts ou encore de prises de participation, mais sans que l’Etat ne prenne ensuite part à la gestion de l’entreprise et n’en profite pour réorienter de manière radicale les décisions prises.

La voie choisie par les gouvernements pour sortir de la crise financière privée provoquée par les banquiers a fait exploser la dette publique. Pendant de longues années, ce brutal accroissement de la dette publique va être utilisé par les gouvernants comme un moyen de chantage pour imposer des reculs sociaux et pour prélever sur les revenus de « ceux d’en bas » les sommes nécessaires au remboursement de la dette publique détenue par les marchés financiers. Comment ? Les impôts directs sur les hauts revenus et sur les sociétés baissent, les impôts indirects comme la TVA augmentent. Or la TVA est surtout supportée par les foyers modestes, ce qui en fait un impôt très injuste : dans le cas d’une TVA à 20%, un foyer pauvre qui consacre tout son revenu à la consommation pour sa survie paie l’équivalent d’un impôt de 20% sur son revenu, alors qu’un foyer aisé, qui place 90% de son revenu et n’en consomme que 10%, paie l’équivalent d’un impôt de 2% sur son revenu.

De la sorte, les plus riches sont doublement gagnants : ils contribuent moins à l’impôt, et avec les sommes ainsi économisées, ils achètent des titres de la dette publique et font davantage de profits avec les intérêts que paie l’Etat. Inversement, les salariés et les retraités sont doublement pénalisés : leurs impôts augmentent pendant que les services publics et leurs protections sociales se dégradent. Le remboursement de la dette publique constitue donc un mécanisme de transfert des revenus de « ceux d’en bas » vers « ceux d’en haut » ainsi qu’un efficace moyen de chantage pour poursuivre de plus belle les politiques néolibérales qui profitent à « ceux d’en haut ».

Ce n’est pas tout : d’ores et déjà, les profits et les distributions de bonus (pour 2009, 1,75 milliards d’euros de primes pour les traders des banques françaises, 20,3 milliards de dollars par les sociétés de Wall Street – en augmentation de 17% par rapport à 2008 !) ont repris leur course folle pendant que les populations sont appelées à se serrer la ceinture. De surcroît, avec l’argent facile que leur prêtent les banques centrales, banquiers et autres investisseurs institutionnels se sont lancés dans de nouvelles opérations spéculatives hautement dangereuses pour le reste de la société, comme on l’a vu avec la dette grecque par exemple, sans parler du cours des matières premières et du dollar. Silence radio du côté du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et refus du G20 de prendre des mesures sur les bonus et la spéculation. Tous sont d’accord pour amplifier la course au profit sous prétexte que cela finira par relancer l’emploi.

L’objectif mondial des grands argentiers est le retour à la croissance, même si elle se révèle très inégalitaire et destructrice de l’environnement. De leur part, aucune remise en question d’un système qui a fait la preuve de son échec. Si l’on ne réagit pas, le démantèlement de l’Etat sera poussé à son terme et le coût de la crise sera supporté en totalité par les populations qui en sont les victimes, alors que les responsables en sortiront plus puissants que jamais. Aujourd’hui, banques et fonds spéculatifs ont été sauvés avec de l’argent public sans la moindre contrepartie réelle.

En fait, le discours devrait être le suivant : « Vous, grands créanciers, avez grassement profité de la dette publique, mais les droits humains fondamentaux sont gravement menacés et les inégalités s’accroissent de manière vertigineuse. Notre priorité est maintenant de garantir ces droits fondamentaux et c’est vous, grands créanciers, qui allez payer pour cela. On va vous taxer à hauteur du montant qu’on vous doit, l’argent n’a pas à sortir de votre poche, mais la créance disparaît. Et estimez-vous heureux qu’on ne vous réclame pas les intérêts qu’on vous a déjà versés au mépris de l’intérêt des citoyens ! ». Voilà pourquoi nous soutenons l’idée de taxer les grands créanciers (banques, assurances, fonds spéculatifs… mais aussi particuliers fortunés) à hauteur des créances qu’ils détiennent. Cela permettrait aux pouvoirs publics d’augmenter les dépenses sociales et de créer des emplois socialement utiles et écologiquement soutenables. Cela remettrait les compteurs financiers à zéro pour les dettes publiques au Nord, sans mettre à contribution les populations victimes de cette crise, tout en faisant porter l’intégralité de l’effort sur ceux qui ont causé ou aggravé la crise, et qui ont déjà grassement profité de cette dette.

Il s’agirait en fait d’un virage radical vers une politique de redistribution de la richesse en faveur de ceux qui la produisent et non pas de ceux qui spéculent dessus. Accompagnée de l’abolition de la dette extérieure publique des pays en développement et d’une série de réformes (notamment une réforme fiscale de grande ampleur, une réduction radicale du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires, le transfert du secteur du crédit au domaine public avec contrôle citoyen…), cette mesure pourrait permettre une véritable sortie de la crise dans la justice sociale et dans l’intérêt des peuples. Une telle revendication, étrangement peu médiatisée, mérite d’être ardemment défendue.
 
Par Damien Millet , Sophie Perchellet et Eric Toussaint (CA)
 

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151 réactions à cet article    


  • JL JL 20 avril 2010 11:19

    En réalité, nous sommes dans une véritable guerre : une guerre qui est un mélange de guerre économique et de guerre des classes.

    Les trésors de cette guerre seront les parts de dettes publiques, véritables succédanés de parts de territoire.

    Cela serait insupportable en l’état. Mais le plus grave est que ces parts de dettes publiques seront transmissibles de générations en générations !

    Pour y voir clair, je propose de considérer deux indice :

    - la part médiane : la part de créances qui divise l’humanité en deux parts égale. 
    - la part moyenne : la part moyenne de créances détenues par individus.


    La part médiane est assurément négative ! 99% de l’humanité est endettée.

    La part moyenne est considérable, et détenue de manière très inégalitaire : cette inégalité divise pour régner. Il n’y a pas de pilote dans l’avion : ça se fait tout seul, il y suffit juste quelques coup de pouce où il faut quand il faut. C’est ce à quoi s’occupent les institutions internationales et les dirigeants occidentaux inféodés.

     


    • JL JL 20 avril 2010 12:03

      Kataroff écrit ci-dessous : « Donc l’idee serait de refuser de payer la dette ? Faire defaut sur les obligation risque de penaliser aussi des tas de petits porteurs. »

      Ce qui justifie mon props ci-dessus : en effet, le système s’est fait de telle sorte que beaucoup de « petits porteurs » sont prêts à défendre bec et ongles ce système inique, et c’est précisément ce qui en fait sa force !

      Tous les hommes sont à vendre, certes, mais certains le font pour si peu qu’on se demande où il conviendrait de placer la barre qui distingue les gens honnêtes des malfrats.


    • ObjectifObjectif 20 avril 2010 14:51

      Cet article oublie tout de même le principal problème du crédit, qu’il soit consenti à un état ou aux citoyens : le crédit fait la création monétaire, et ce sont les banques qui font cette création monétaire, qui ne leur coute rien.

      Donc non seulement nous devons payer des intérêts qui ne correspondent à aucun coût pour les banque, ce qui constitue un enrichissement sans cause pour elles, et un détournement du produit intérieur, mais en plus ce crédit correspond à une inflation monétaire de l’ordre de 8% par an, qui fait perdre la valeur de tous les dépots des citoyens.

      Pour comprendre :
      Le B-A-BA de la création monétaire

      Les seules actions possibles à ce jour :
      La masse populaire a une arme non létale, pourquoi ne s’en sert elle pas ?
      L’arme de dissuasion monétaire : le seul pouvoir du citoyen

      Une autre solution que les banques privées actuelles : scec

      Chiche pour retirer notre argent des banques les 12 et 13 juillet 2010 ? La veille de la révolution citoyenne !


    • kataroff kataroff 20 avril 2010 15:01

      Les banques font la creation monetaire, d’accord, mais qui manipule la masse monetaire si ce ne sont les banques centrales grace aux taux de reserves et aux op d’open market ? Et de qui dependent les banques centrales si ce n’est des etats ?


    • ObjectifObjectif 20 avril 2010 15:35

      Il y a une seule banque centrale en europe, et elle a été constituée POUR être indépendante des états. Aux USA, la banque centrale est privée.

      Par ailleurs, les banques privées créatrices de monnaie ne dépendent du taux central que pour leurs fonds propres, qui ne représentent que 10% de leurs prêts.


    • Traroth Traroth 20 avril 2010 18:54

      Le problème, c’est que dans cette guerre, les représentants du peuple sont du côté des ennemis du peuple !

      En réalité, c’est ça qui fausse tout. Si on réussissait à résoudre cette question, il n’y aurait plus de problème, car les financiers ne sont puissants qu’à cause de l’apathie du peuple. Un soubresaut de celui-i peut casser les reins de n’importe quel financier !


    • ObjectifObjectif 20 avril 2010 21:08

      "Le problème, c’est que dans cette guerre, les représentants du peuple sont du côté des ennemis du peuple !« 

      Et oui, bien d’accord, nous ne sommes plus en démocratie car les élus ne représentent pas les citoyens. C’est d’ailleurs pour cela que le principe de démocratie en Grèce déjà ne reposait pas sur une élection, facilement détournable par un »beau parleur« et le clientélisme, mais sur une désignation au hasard.

      C’est le hasard chez nous qui désigne les jurés populaires, qui décident de la culpabilité et de la vie. Prenons le même mécanisme, voire directement les jurés choisis chaque année, pour qu’ils deviennent ensuite les représentants du peuples, nos députés.

       »Un soubresaut de celui-i peut casser les reins de n’importe quel financier !"

      Si 1 million de personnes retirent leurs dépôts des banques,cela fera plus que du bruit...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 avril 2010 05:36

      Il serait inique et bête de ne simplment pas payer la dette publique. On frapperait les petits plus que les gros. Seulement les petis, car la dette serait indirectement transportées vers eux, via les stocks ou sont investis les épargnes et les fonds de pension


      La solution est de REMBOURSER iINTÉGRALEMENT LA DETTE à partir d’un impôt spécial sur le capital, taxant chaque personne physique ou morale au taux permettant ce remboursement. Pas de progressivité, seulement un même pourcentage pour tous de leur richesse. Quoi d e plus honnête ?

      Ceux qui ne peuvent pas acquitter cette ponction d’un seul coup peuvent en étaler le paiement. En payant un intéret, bien sur. Au iieu d’une dette qui porte interet, l’État - la nation - a une créance qui lui RAPPORTE un intérêt. 

      La dette étant payée, on ne s’endette plus. L’État n’étant plus emprunteur, des liquidités énormes sont disponibles pour financer la croissance économique. Créer de l’emploi La crise est finie, Tout ça n’exige qu’une DÉCISION. La décision d’un Ètat qui ne soit pas totalement corrompu et vendu aux banquiers. 

      J’aime cette solution honnête, douce simple.... Il y a des alternatives -l’Histoire en donne des exemples - mais elles sont beaucoup plus brutales.


      Pierre JC Allard

       

    • ObjectifObjectif 21 avril 2010 09:44

      "Il serait inique et bête de ne simplment pas payer la dette publique. On frapperait les petits plus que les gros. Seulement les petis, car la dette serait indirectement transportées vers eux, via les stocks ou sont investis les épargnes et les fonds de pension« 

      Tout à fait, mais il ne s’agit pas de ne pas payer la dette : il suffit de mettre les intérêts de la dette publique à 0 : ce qu’ils sont dans la réalité.

      Et ensuite, il faut interdire la création monétaire par le crédit, mais la faire par distribution citoyenne : c’est le concept du revenu d’existence.

      Car c’est aujourd’hui que la dette est »indirectement transportées vers eux," mais via l’inflation monétaire, produite par le crédit : plus de 8% par an depuis 1997 au moins, à laquelle s’ajoute l’inflation des prix.

      Ensuite, il faut arrêter de croire que l’on peut placer de la monnaie : seule la répartition du fruit du travail est un placement, le placement dans la fraternité...


    • JL JL 21 avril 2010 09:44

      « (La solution est de REMBOURSER iINTÉGRALEMENT LA DETTE à partir d’un impôt spécial sur le capital, taxant chaque personne physique ou morale au taux permettant ce remboursement. Pas de progressivité, seulement un même pourcentage pour tous de leur richesse. Quoi d e plus honnête ? » (PJCA)

      Deux ou trois choses :

      - rembourser oui, pourquoi pas.

      - Un ISF ? Non ! Mais il faut taxer les revenus financiers, et lourdement. Que ce soit à taux unique ou progressif, je m’en fiche un peu : après tout, les petits porteurs sont complices de l’arnaque. D’ailleurs si l’on ramenait le taux de la dette à 0%, alors tout le monde serait taxé à 100%. Bien fait ! Mort à l’usure !

      - Enfin, il faut réhabiliter l’impôt progressif, allant même jusqu’à 90% au-delà de 40 fois le revenu médian. Que ceux qui ne sont pas content aillent piller ailleurs ! Parce que, percevoir des revenus de plus de 40 fois le salaire médian c’est du pillage.


    • Alcide 21 avril 2010 12:00

      Rembourser une dette créée de toutes pièces quelle drôle d’idée ?
      Je résume : les états ont abandonné la création monétaire à des banques privées, les banques centrales sont des banques privées, l’emprunt d’État doit être souscrit auprès des banques privées , en vertu de l’article 123 du traité de Lisbonne , issu de l’article 104 du traité de Maastricht, qui reprend lui-même les dispositions des lois des 3 janvier et 4 août 1973 (Pompidou/Giscard) qui ont interdit à la Banque de France de faire des avances au Trésor, sans intérêt.
      Dès lors ce sont des entités privées qui gonflent et dégonflent les bulles à leur gré empochant au passage les plus-values boursières qu’elles auront pris le soin de constituer avant de provoquer la bulle ou l’éclatement des valeurs.
      Cela paraît d’une évidence biblique et c’est une insulte à notre compréhension de vouloir continuer notre manipulation .
      La dette est une virtualité car issue d’une autre virtualité : la création monétaire privée et l’utilisation abusive des réserves fractionnaires ,l’usage obligatoire d’une monnaie à cour forcée obtenue avec l’aimable complicité des ordures politiques qui ont abandonné les prérogatives régaliennes de l’État .
      Ils ont volontairement abandonné une monnaie libérale comme l’ or ou une monnaie convertible adossée à l’or qui rendait toute manipulation impossible.
      Le dernier acte avait été l’oukase de Nixon en 1971 qui a rompu la convertibilité du dollar en or mais maintenu le dollar comme monnaie d’échange internationale, ce qui est accessoirement a permis aux États-Unis d’acheter du pétrole, des matières premières, des écrans plats des voitures avec une imprimante qui fait des billets verts !!!
      Car cette pratique n’a rien de libéral, elle s’en éloigne totalement. C’est une forme de communisme monétaire à l’usage et au bénéfice exclusif de quelques oligarques bancaires mondiaux .
      Une autre remarque : ce n’est pas un problème économique, une discussion économique , c’est un problème éminemment politique dissimulé à la plupart des personnes.
      En France ,le noeud gordien sont les lois de Pompidou Giscard de 1973 qui nous ponctionnent un pourcentage de notre création de richesses.
      Et bien évidemment ces lois sont anticonstitutionnelles car créées au seul profit des banquiers et ne servent absolument pas le bien public. Corollairement tous les partis politiques de gouvernements depuis 1973 ,de gauche comme de droite ont concouru à la création et à la pérennité de ce système que je ne qualifierai pas de fasciste pour ne froisser personne.
      Et pourtant :
      « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
      Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’italie de 1922 à 1943
      Si la créature du Bilderberg ,présidente de l’Europe , nous promet encore plus d’efforts car « Les réformes nécessaires pour réduire les déficits budgétaires dans les pays de l’Union européenne imposeront des mesures impopulaires » c’est bien la démonstration récente du paragraphe précédent.
      Le système créé une dette de toutes pièces ,ce qui est visiblement une escroquerie et la quasi totalité de la population doit être assujettie au remboursement de cette dette.
      Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois
      Mayer Amshel Rothschild (1743-1812) 
       « Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est le maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
       James A. Garfield Président des Etats Unis (mort assassiné)
      Le procédé par lequel les banques créent l’argent est si simple que son entendement est rendu impossible
      Galbraith 


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 avril 2010 13:18

      @ JL


      Pourquoi vous opposez-vous a ce que le capital soit taxé, en lieu et place du revenu qui est au moins la rémunération d’un effort et une incitation à l’action ? 

      Pourquoi la progressivité qui est démotivante et vexatoire, alors que prendre au prorata des actifs vous donne finalement le même résultat ?

       PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 avril 2010 13:27

      @ ObjectifObjectif


      Nous ne divergeons que sur les mécanismes à mettre en place.

      Pierre JC Allard

    • JL JL 21 avril 2010 22:40

      @ JPCA, les revenus financiers ne sont pas la rémunération d’un effort  : ils sont un produit du capital, une forme de capital, mais la différence entre le capital et les revenus financiers au titre de la dette est que les revenus sont contrôlés par l’Etat, pas le capital : les propriétaires de capital peuvent décider de s’expatrier, comme c’est le cas vis-à-vis de l’ISF.

      Maintenant, si l’idée est de taxer le montant des créances (on parle bien de la dette) cela revient au même : 3% du capital = 50% des intérêts si les intérêts sont de 6%.


      Sur la progressivité : si nous parlons des revenus du travail, je suppose que vous ne remettez pas en question la progressivité ? Il est clair que taxer d’un même taux les bas et les hauts revenus nous mène de Charybde en Scylla : ou bien le taux sera toujours trop élevé pour les bas revenus, ou bien il sera trop bas pour les hauts revenus, et ne remplira pas les caisse, ni dans un cas ni dans l’autre. Vous trouvez la progressivité vexatoire ? Vexatoire pour qui ?

      Quant à la progressivité sur les revenus financiers, j’avoue que je n’ai pas d’avis. taxer à 100% les revenus de la dette, cela reviendrait à considérer que l’on a affaire à des prêts à taux zéro. C’est un moindre mal pour les prêteurs que de ne pas leur rembourser la dette, non ? Et forcément, 100% c’est un taux unique ! 

      Ps. J’avoue que je suis étonné par votre question.


    • ObjectifObjectif 22 avril 2010 00:16

      Un problème largement ignoré actuellement, c’est que les revenus financiers (dividendes) ne sont pas attribués à tout le capital d’une société, mais seulement au capital sous forme monétaire.

      Or le principal capital d’une entreprise n’est aujourd’hui pas comptabilisé sous forme monétaire : je parle du capital humain, des compétences et du savoir-faire.

      Dans un vrai capitalisme, tout salarié représente une part du capital, et doit recevoir le droit de vote en assemblée général et le dividende qui correspond,au prorata de sa valeur.

      C’est facile à estimer : les assurance-vie le font quotidiennement et leurs barêmes sont acceptés par tous.


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 22 avril 2010 05:54

      c’est que les revenus financiers (dividendes) ne sont pas attribués à tout le capital d’une société, mais seulement au capital sous forme monétaire.

      Les dividendes sont par définition la rémunération des fonds propres si les benefices sont suffisants. Employez au moins les bons termes, svp.


    • JL JL 22 avril 2010 08:09

      Cette question prouve que la pensée main stream ne prend jamais jamais en compte que la moitié du bilan : celui qui convient à son discours.

      Les pertes sont mises en avant quand il convient de fustiger une mesure qui n’agrée pas à ceux qui parlent, et les « bénéfices » sont mis en avant quand il leur convient de valoriser une mesure qui leur agrée.

      Mais ceux qui parlent en leur nom ne disent jamais qu’ils amalgament profits et richesses, intérêt personnel et intérêt général.
       
      La pensée main stream est versatile et fascisante.

      Si j’ai parlé de la moitié du bilan, c’est que, à une perte correspond toujours un gain, même si ce gain est une victoire à la Pyrrhus : j’appelle ici « victoire à la Pyrrhus » celle par exemple du malfrat qui tue une grand-mère pour lui voler son petit bas de laine, ou bien les milliards engrangés par Monsanto avec des OGM qui tuent la diversité si ce n’est, demain des millions d’humains.


    • darius 23 avril 2010 09:16

      La convention universelle des droits de l’homme rend inviolable le droit de propriété, qui est un des acquis de la revolution francaise avec le droit de chasse et le droit de posseder une arme.
      Ces droits sous l’ancien regime etaient réservés aux nobles et pouvaient etre bafoué par l’etat selon son bon vouloir.
      Regrettez vous donc l’ancien régime ?


    • ObjectifObjectif 23 avril 2010 13:31

      eleusis a écrit :
      ______________________________________________________________________ ____
      c’est que les revenus financiers (dividendes) ne sont pas attribués à

      tout le capital d’une société, mais seulement au capital sous forme monétaire.

      Les dividendes sont par définition la rémunération des fonds propres si les benefices sont suffisants. Employez au moins les bons termes, svp.
      ______________________________________________________________________ ____

      1- ne confondez pas capital et fonds propres : le capital est est seulement une partie des fonds propres.

      2- les dividendes sont une rémunération du capital, pas des fonds propres

      3- il est possible d’apporter « en nature » au capital d’une entreprise, et un commissaire aux apports sera charger d’en évaluer la valeur monétaire. Même la propriété intellectuelle est ainsi apportable. Pourtant, le capital humain n’est jamais évalué en tant que capital apporté à l’entreprise : il y a bien un problème ici...


    • kataroff kataroff 20 avril 2010 11:39

      Donc l’idee serait de refuser de payer la dette ? Faire defaut sur les obligation risque de penaliser aussi des tas de petits porteurs.

      Je vois un seul avantage a cette proposition, c’est que plus personne ne vooudrait preter a l’etat, ce qui l’obligerait peut etre a mettre de l’ordre dans ses comptes...

      Pour ce qui est des autres propositions :

      ’une réduction radicale du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires’

      20h payees 39 ? Et on espere des embauches ? Pour ca il faudrait partager aussi le salaire mais c’est sur ce serait moins vendeur... Sinon on augmente juste le cout du travail et ce sont les salaries les moins productifs qui en paient le prix, sans parler de nos exportations.

      ’le transfert du secteur du crédit au domaine public avec contrôle citoyen’

      C’est a dire ? Freddie et Fannie le retour ? Ou un etat qui prete a n’importe qui pour contenter ses electeurs ? C’est sur que les banques ne sont pas a l’honneur mais ce n’est pas une raison pour faire pire.

      En conclusion je dirais qu’il faut demander des comptes a nos gouvernements qui s’endettent en notre nom, c’est la qu’est le vrai probleme a mon sens. On pourrait faire valider tout budget deficitaire par referendum, peut-etre que ca limiterait la gabegie.


      • ObjectifObjectif 20 avril 2010 15:05

        @kataroff :

        "En conclusion je dirais qu’il faut demander des comptes a nos gouvernements qui s’endettent en notre nom, c’est la qu’est le vrai probleme a mon sens."

        Certes, mais il faudrait surtout demander des comptes sur le fait de laisser aux seules banques privées le droit de faire crédit en créant de la monnaie : la source du problème est là, car les intérêts constituent un détournement de la production intérieure, et l’inflation monétaire, de l’ordre de 8% par an depuis au moins 1997, fait dévaluer les dépôts des citoyens.

        Les seuls à en tirer un revenu automatique sans travail : les propriétaires des banques privées. Quels liens avec les élus nationaux ? Là est la vraie question.


      • kataroff kataroff 20 avril 2010 15:13

        Tout a fait. Je suis completement oppose a ce systeme monetaire, et c’est ca qu’il faut reformer, pas juste taxer les ’riches’.


      • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 20 avril 2010 16:42

        de toutes manières si on reforme efficacement le système le « riche » disparait en quelques générations.

        “Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits.” Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d’Angleterre (1880-1941) (Réputé 2e fortune d’Angleterre à cette époque 1920.)


      • oncle archibald 20 avril 2010 18:22

        « plus personne ne voudrait preter a l’etat » ....


        Je ne suis pas un spécialiste en finance et économie mais il me semble qu’il fut un temps pas si lointain ou les banques privées empruntaient à la « banque de France », seule habilitée à « créer » de la monnaie, et prétaient ensuite aux particuliers et aux entreprises en assurant leur rémunération au passage ... L’état était donc le seul « préteur » véritable .. et ça ne marchait pas si mal .. puis « on » a décidé que l’état ne pouvait plus battre monnaie et donc c’est lui, à l’inverse, qui est allé emprunter aux banques de l’argent (qu’elles n’ont pas) mais qu’elles sont autorisées « à créer » et qui produit intéret ...

        Alors avec tous ces comptes de Bernard mon oncle, le citoyen lambda qui est roulé dans la farine et qui le sait, imagine que ce qui a pu être possible dans un sens doit aussi l’être dans l’autre ... Je trouverai moral que seul l’état soit habilité à preter avec intérets.

      • gimo 20 avril 2010 20:25

        ton père 

        tu as encore perdu une occasion de te taire !!!


      • Démocratie & Entreprises Démocratie & Entreprises 20 avril 2010 23:43

        Les auteurs de ce billet défendent des idées qui ne sont pas nécessairement celles de « Démocratie & Entreprises » :

        Les auteurs : Respectivement porte-parole, vice-présidente du CADTM France et président du CADTM Belgique (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org). Damien Millet et Eric Toussaint sont coauteurs de La Crise. Quelles crises ?, CADTM-Aden-CETIM, 201

        Néanmoins nous considérons que TOUTES les idées doivent être considérées face à une crise systémiques dans laquelle nos gouvernants manquent sérieusement d’initiatives au point que certains en viennent à penser qu’ils succombent au chantage des financiers.
        Il est certain que ce secteur qui a réussit à ce que la déréglementation lui laisse le champs libre pour spéculer avec des produits hautement complexes quitte à mettre en récession l’économie réelle DOIT être profondèment réformé et encadré. Certains pays peuvent penser que la nationalisation est la solution.
        Il est clair qu’en france l’expérience du Crédit Lyonnais (entr’autre) nous laisse sceptique quand à cette solution... 


      • ObjectifObjectif 21 avril 2010 09:51

        Il faut un « nouveau » type de nationalisation : une nationalisation citoyenne, indépendante de l’état.

        J’imagine une coopérative dont chaque citoyen est membre de droit, qui gère une monnaie citoyenne, avec une création annuelle qui est distribuée à chaque citoyen : une revenu d’existence citoyen.

        Les gestionnaires sont désignés par tirage au sort, pour éviter les problèmes de noyautage.


      • darius 23 avril 2010 09:19

        Les banques pretent a intéret mais empruntent a interet, acceptez vous que les fonds de votre retraite(places entres autres sur des obligations emis par des banques), de vos assurance vie, du livret d’epargne de vos enfants ne soient plus rémunérés ?
        Les banques payent des salaires, acceptez vous que les employés de banque ne soient plus payé, et eventuellement que l’on prélève sur votre salaire pour les faire vivres ?


      • ObjectifObjectif 23 avril 2010 14:09

        @Darius :

        "Les banques pretent a intéret mais empruntent a interet, acceptez vous que les fonds de votre retraite(places entres autres sur des obligations emis par des banques), de vos assurance vie, du livret d’epargne de vos enfants ne soient plus rémunérés ?« 

        Selon les chiffres de la BCE sur l’Euro, les banques européennes ont prêté en 2008 1062G€ sans emprunter, mais en créant GRATUITEMENT de la monnaie. Vu le ralentissement de la demande de crédit, elles ont prêté seulement 390G€ par création de monnaie en 2009.

        Cette création de monnaie a entrainé une inflation monétaire de 7,3% en 2008 et 2,5% en 2009, auxquelles il faut ajouter l’inflation des prix.

        Ce qui signifie que toutes les rémunérations de dépôts inférieures à l’inflation monétaire + l’inflation des prix correspondent à une PERTE DE VALEUR, pas un gain.

        Or je ne connais aucune rémunération de dépot supérieure à 7% en 2008.

        Par contre, avec seulement 2,5% d’inflation monétaire en 2009, on s’aperçoit que la crise favorise la rémunération des dépôts des particuliers : un comble !

        En tout cas, en supprimant aux banques le droit abusif de créer de la monnaie, les dépots en monnaie seraient mieux rémunérés.

         »Les banques payent des salaires, acceptez vous que les employés de banque ne soient plus payé, et eventuellement que l’on prélève sur votre salaire pour les faire vivres ?"

        Mais c’est déjà le cas ! Les banques vivent sur la valeur ajoutée qu’elles détournent des processus économiques, valeur ajoutée créée par les humains payés par des salaires...

        Si plus de salariés des banques,et de français en général, vivaient en cultivant leurs légumes et fruits, on n’aurait moins de problèmes : la disparition des agriculteurs est pour beaucoup dans les problèmes actuels de société.


      • darius 24 avril 2010 22:38

        Une banque ne crée pas GRATUITEMENT de la monnaie.
        ex :bilan de banque avant et apres credit
        cash 100 fond propre 100
        x emprunte 100 (creation de monnaie)et les retire de son compte en cash
        pret x 100 fond propre100
        x achete une voiture a y qui depose ses sous a la banque
        cash 100 fond propre 100
        pret x 100 depot y 100
         
        Il y a eu cration de monnaie(en fait de crédit) , mais ce n’est pas la banque qui recupere cette monnaie, la banque va juste toucher l"interet lié au pret MOINS l’interet a verser au deposant, MOINS le salaires des employes de banque, loyer, et autres frais generaux
        ET SURTOUT quand l’emprunteur rembourse la monnaie est DETRUITE.
        Les remboursements massifs ou les non remboursement (subprimes par exemple)conduisent a des destructions de monnaie massives qui sont deflationnistes


      • ObjectifObjectif 25 avril 2010 21:05

        « Une banque ne crée pas GRATUITEMENT de la monnaie. »

        Et si, quand elle crée de la monnaie, elle ne paye rien. Sa seule contrainte est d’avoir un dépot suffisant, de l’ordre de 10% de ses prêts.

        Mais le problème n’est pas que ce soit gratuit, le problème est que c’est gratuit seulement pour les banques : tous les autres acteurs doivent payer.

        Par contre, tous les autres acteurs subissent l’inflation monétaire conséquence de la création de monnaie.

        C’est comme si un seul joueur avait le droit de percevoir 20000Fr en passant sur la case départ du monopoly : qui va gagner ?

        "mais ce n’est pas la banque qui recupere cette monnaie, la banque va juste toucher l"interet lié au pret MOINS l’interet a verser au deposant, « 

        Formellement, elle ne récupère pas directement l’argent créé, puisqu’elle le prête. Mais à qui le prête-t-elle et à quelles conditions ? Selon Eva Joly, le rapport parlementaire islandais sur leur défaillance bancaire met en cause les prêts faits par les banques à leurs propriétaires et amis.

        Quel texte de loi interdit cela en France, et quel contrôle est effectué ?

        Par contre, la banque récupère bien un intérêt , qui est par définition la compensation du fait que l’argent préter ne peut pas être investi par le préteur.

        Et elle ne paye aucun intérêt à aucun déposant en cas de création, puisque si l’argent est créé, il n’appartient pas à un déposant.

         »MOINS le salaires des employes de banque, loyer, et autres frais generaux« 

        Mais ces frais ne dépendent aucunement du privilège de création de monnaie. Si elles n’avaient pas le droit de création mais prêtaient seulement de la monnaie existante, elles auraient les mêmes frais.

         »ET SURTOUT quand l’emprunteur rembourse la monnaie est DETRUITE."

        Mais la monnaie est détruite seulement à l’échéance du prêt, alors que pendant de délais, la masse monétaire a augmenté, ce qui fait que la monnaie détruite est largement inférieure aux nouveaux crédits : l’augmentation annuelle de la masse monétaire de 1997 à 2008 était de l’ordre de 8% par an, mais cette augmentation est la différence entre la destruction de monnaie des crédits clôtures dans l’année et la création de monnaie de nouveaux crédits de l’année. Faites le calcul dans un tableur, vous verrez...

        Les remboursements massifs ou les non remboursement (subprimes par exemple)conduisent a des destructions de monnaie massives qui sont deflationnistes
        "

        Tout à fait, alors que si seuls les prêts d’argent existant étaient autorisés, le ralentissement des prêts n’aurait aucune conséquence sur la taille de la masse monétaire : pour une monnaie stable, il faut que la création monétaire soit indépendante des crédits.

        Mais le problème est encore plus grave que vous ne semblez le voir : les intérêts correspondent à un retrait de richesse et de monnaie du marché.

        Tant que les nouveaux crédits sont supérieurs aux intérêts à rembourser, il y a assez de monnaie.

        Mais dès que les nouveaux crédits deviennent inférieurs aux intérêts à rembourser, il y a un gros problème : c’est un système pyramidal où les nouveaux clients ne suffisent plus à payer les sommes dues.

        Je pense que c’est la raison profonde de la situation de crise en 2009.


      • darius 30 avril 2010 19:54

        @ objectifobjectif
        « Mais le problème n’est pas que ce soit gratuit, le problème est que c’est gratuit seulement pour les banques : tous les autres acteurs doivent payer. »
        Il suffit d’accepter des depot pour en faire des credits, et n’importe qui peut devenir banque.
        Le probleme si on supprime lemultiplicateur de credit et donc la possibilite de repreter un depot, une banque qui dispose de 100 de cash pretera par exemple 100 sur 20 ans, et en attendant 20 ans que ca soit remboursé, elle n’aura RIEN a préter.Tant pis pour les emprunteurs.
        Les depots mieux remunérés ?
        la banque a prété 100 si on lui amene un depot, elle n’en voudra pas puisqu’elle n’aurait pas le droit de le preter(elle serait supposée ne preter que son argent et ne pas crer de credit, donc pas de pret de ses depots).
        Donc taux de emuneration desdepots negatif(elle fera payer une comission pour garder cette argent puisqu ’elle ne peut rien en faire.)
        Le deposant pourra eventuellement preter son argent tout seul mais a lui d’assumer les risques(jadis ca se faisait pas pret notarie, le taux etait bien plus eleve que dans les banquespuisque le preteur n’avait pas l’economie d’echelle des banques, et restait coincé parfois 20 ans avec on credit, quand il etait rembourse.)
        Arretez un peu le delire, meme sous le frond populaire, meme sous miterrand les banques on fait de la creation monetaire, et personne n’a imagine empecher ce systeme.


      • FRIDA FRIDA 20 avril 2010 12:48

        Mais bien sûr, un grand comique est celui qui dénonce l’escroquerie.
        Une réforme du régime de prescription en matière de délinquance financière est en route par ce gouvernement, ça en dit long sur leur état d’esprit, comme quoi , eux ce ne sont pas des guignols, au contraire de nous.


      • ObjectifObjectif 20 avril 2010 14:59

        @kronfi :

        "quand on sait que 70 a 80 % de la dette publique en France en Europe et aux USA est constitue d’assurances vie.....« 

        Que voulez-vous dire ? Quelles sont vos sources ? Personnellement, je n’ai jamais vu l’état proposer ds assurances vie...

         »ne confondez pas SVP la délinquance financière et les créanciers de la dette publique..."

        Pourtant, ce sont bien les mêmes qui créent de la monnaie sous forme de crédit, ce qui crée l’inflation monétaire et dévalue nos dépots, et qui font payer des intérêts pour de la monnaie qu’ils créent gratuitement...

        Le B-A-BA de la création monétaire

        Et selon Eva Joly, il semble bien que le rapport parlementaire islandais sur la faillite du pays montre au grand jour les abus des crédits : vivement que la traduction soit disponible.


      • Mycroft 20 avril 2010 14:59

        En même temps, les petits épargnants, ils ont les moyens d’épargner.

        Par conséquent, ils ont de l’argent en surplus. Donc les moyen de financer la collectivité.

        On a fait trop de cadeau aux propriétaires, petits ou gros, par le passé. D’où la dette.

        On pensait qu’en laissant les gens gérer leur argent, ils investiraient dans de la technologie, dans de la science, permettant

        Mais ils ont préféré investir dans de la finance, c’est à dire qu’ils ont cru que l’argent travaillait tout seul, qu’il suffisait de demander un haut rendement pour l’obtenir, qu’une entreprise qui vis une mauvaise année est mal géré et qu’il faut la fuir.

        Mine de rien, la plus part des technologies performantes sont le résultat de commande étatique. Internet, l’informatique, l’aérospatial, le réseau électrique, les centrales nucléaires et j’en passe. Et quand l’état n’est pas directement responsable, ces technologie sont le fruit d’entreprise gigantesque mise en place avec l’aide de l’état.

        Le laissez faire a trop duré. Sous De gaule, l’état regardais un peu plus le porte feuille des français, et exonérais moins les gens pour des motifs aussi divers que mal pensé. Le taux d’impôt était peut être moindre, mais le pouvoir d’achat des plus riche l’état également, et la technologie progressait vraiment, les idées des scientifiques étaient lu, suivie. On développait des TGV, des concordes, des navettes. On créait les super calculateur qui ont permis la mise en place de l’informatique.

        Cette époque, celle d’un état interventionniste et moteur, mais aussi d’une population solidaire, qui acceptait de se serrer la ceinture quand c’était nécessaire, pour s’assurer que le système puisse perdurer, et ne pas laisser les générations futures à l’inconnue n’est plus. Mais il faudrait peut être y revenir. Et les petits épargnants, mine de rien, ont à y gagner, sauf s’ils ne font plus rien de leur vie. Auquel cas je ne vais pas les pleindre.


      • ObjectifObjectif 20 avril 2010 15:29

        Selon Eva Joly dans
        http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/comme-on-nous-parle/index.php?id=90707
        http://www.dailymotion.com/video/xd02p1_eva-joly-france-inter_news

        Début à 02:25, et la perle à 03:10 : « Il y a la liste des prêts consentis par les banques à leurs dirigeants et propriétaires ».

        Où est cette liste pour l’ensemble des banques européennes et françaises ?

        Le problème en France, c’est qu’une commission parlementaire sera liée aux partis, et vendus aux banques. Il faudrait une enquête citoyenne sur ce sujet.


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 21 avril 2010 10:40

        Que voulez-vous dire ? Quelles sont vos sources ? Personnellement, je n’ai jamais vu l’état proposer ds assurances vie..

        vous le dites vous meme, Objectif Liberté, vous n’y connaissez rien.
        Pourquoi discuter finance si vous n’avez AUCUNE competence en la matiere ?
        Ouvrez un bouquin et revenez ensuite !
        L’Assurance Vie n’est pas une assurance, c’est une enveloppe fiscale de placements de long terme proposée par les banques pour y loger des actifs financiers divers, dont des sicav monetaires ou des actions.


      • ObjectifObjectif 23 avril 2010 14:27

        eleusis a écrit :

        vous le dites vous meme, Objectif Liberté, vous n’y connaissez rien.
        Pourquoi discuter finance si vous n’avez AUCUNE competence en la matiere ?
        Ouvrez un bouquin et revenez ensuite !

        Merci du conseil, j’ai ouvert un bouquin. Je dois le tenir ouvert combien de temps, docteur ?

        Mais rassurez-vous, je ne connais rien à rien, je fais juste de la poésie par plaisir (et pour vous faire réagir smiley )

        Et commencez par appliquer votre conseil : quand vous saurez ce que sont des dividendes et des fonds propres, on en reparle ?

        Si vous voyez des erreurs dans ce que j’écrit, j’apprendrais avec plaisir de vos corrections. Mais je n’ai pas besoin des vos invectives.

        Un autre apprentissage au passage : écrire tout en gras n’est pas particulièrement poli dans un forum...

        ___________________________________________________________________

        Que voulez-vous dire ? Quelles sont vos sources ? Personnellement, je n’ai jamais vu l’état proposer ds assurances vie..

        L’Assurance Vie n’est pas une assurance, c’est une enveloppe fiscale de placements de long terme proposée par les banques pour y loger des actifs financiers divers, dont des sicav monetaires ou des actions.
        ___________________________________________________________________

        Oui, tout à fait, « proposée par les banques » et pas par l’état : c’est bien ce que j’avais écrit.

        Eventuellement, si vous révisiez aussi vos compétences en lecture ?


      • xa 23 avril 2010 15:12

        « Oui, tout à fait, »proposée par les banques« et pas par l’état »

        Ce qu’Eulesis voulait vous faire comprendre, c’est que l’assurance-vie est un cadre fiscal, et non un produit vendu par qui que ce soit.

        Les banques vous vendent des produits clé en main qu’elles appellent assurance-vie, alors qu’elles vous vendent un fond de placement respectant le régime fiscal de l’assurance vie. Et dans ces produits vous pouvez trouver des fonds basés sur les titres du trésor.

        Un AV peut se constituer en contactant une banque ou une assurance (qui vous vendront des produits financiers placés sous ce régime fiscal), un conseiller en patrimoine qui aura beaucoup plus de possibilités dans le choix des produits à placer sous ce régime, un notaire, un avocat fiscaliste, certaines associations gérant des contrats de placements de ce type, ...


      • ObjectifObjectif 23 avril 2010 17:42

        @xa :

        "Ce qu’Eulesis voulait vous faire comprendre, c’est que l’assurance-vie est un cadre fiscal, et non un produit vendu par qui que ce soit."

        Mais c’est les 2, selon le contexte d’utilisation de l’expression, comme vous le confirmez vous-même :

        "Les banques vous vendent des produits clé en main qu’elles appellent assurance-vie,"

        Et c’est ce que l’on utilise dans le langage courant...

        Mais d’ailleurs avais-je dit le contraire ? Je me suis contenté de poser une question à kronfi, parce que je préfère poser des questions quand je ne comprend pas à 100%, plutôt que de corriger de manière péremptoire...

        _____________________________________________________________________

        @kronfi :

        "quand on sait que 70 a 80 % de la dette publique en France en Europe et aux USA est constitue d’assurances vie....."

        Que voulez-vous dire ? Quelles sont vos sources ? Personnellement, je n’ai jamais vu l’état proposer ds assurances vie...

        _____________________________________________________________________

        Il s’avère bien que ce n’est pas l’état qui propose les dettes publiques sous la forme d’assurance vie, ce sont les banques.

        Il reste que je ne sais toujours pas de quelles sources sortent ces chiffres, vu l’absence de synthèse que vous avez souligné par ailleurs.

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